- il y a 7 heures
Samedi 11 juillet 2026, retrouvez Frédéric Adragna (responsable, programme Connect by CNES), Jean-Marie Bétermier (CEO de Safran Data Systems & Vice-Président Commission Espace du GIFAS.), Samuel Mamou (Directeur de l’Alliance New Space, Thales Alenia Space), Alexandra Dublanche (Vice-présidente, chargée du Développement économique, de l’Attractivité, de l’Agriculture et de la Ruralité, Région Île-de-France), Géraldine Romano (Directrice Adjointe, ISAE-SUPAERO,) et Laurence Monnoyer Smith (Directrice développement durable, Cnes) dans SMART SPACE, une émission présentée par Cécilia Severi Gay.
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00:04Bonjour à tous et bienvenue dans Smart Space, on est ici au cœur des assises du New Space à Paris.
00:10Un rendez-vous qui réunit pour la cinquième fois tous les acteurs du secteur spatial et de la nouvelle économie
00:18du secteur spatial.
00:19Ils sont ici pour tirer un premier bilan de l'année passée, mais aussi pour préparer, construire l'année à
00:26venir.
00:26Alors on va recevoir sur ce plateau des acteurs clés, le GIFAS, l'Alliance New Space, l'ISAE SuperHéros, mais
00:33aussi le CNES, Connect by CNES et puis la fondation de l'espace en fin d'émission.
00:38La vice-présidente de la région Île-de-France aussi seront sur ce plateau pour parler des enjeux du New
00:44Space et aussi du Next Space. On y va.
00:51Et on commence avec notre première interview dans cette émission spéciale dédiée aux assises du New Space. Je suis avec
00:56Jean-Marie Béthermié, bonjour.
00:59Bonjour, c'est Céline.
00:59Bienvenue sur ce plateau de Smart Space au cœur des assises du New Space. Vous êtes CEO de Safran Data
01:04System et vice-président de la commission espace du GIFAS.
01:08Alors le spatial français, c'est 5 milliards à peu près d'euros de chiffre d'affaires en 2025. Une
01:13filière qui change d'époque. Après l'ère des démonstrateurs, j'allais dire, on va passer à l'ère de
01:19l'industrialisation pour la plupart de ces acteurs-là.
01:22C'est un moment important qu'on va commenter ensemble. 530 entreprises du GIFAS, un tiers actives dans le spatial.
01:31Qu'est-ce que ça nous dit, ce tableau-là du recrutement que vous proposez ?
01:35Donc le GIFAS, c'est 500 entreprises, 5 milliards de chiffre d'affaires dans le spatial et plus de 150
01:48membres qui sont soit 100% spatial ou qui ont une activité dans le spatial.
01:54Donc on est effectivement à l'orée d'un challenge gigantesque de transformation de ce marché. Ce qui donne un
02:05sens encore plus fort à cette filière.
02:08Cette filière qui abrite sur ces 500 membres, abrite plus de 100 nouveaux acteurs qui sont des startups avec un
02:18programme dédié créé au GIFAS qui s'appelle Starter
02:22pour accueillir ces nouveaux acteurs, ces nouveaux membres du GIFAS.
02:27Alors on parle de l'année 2026 comme un changement d'époque. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement
02:31pour vous ?
02:33On sort d'un marché qui était principalement de la très haute couture pour des applications d'État, pour des
02:42applications scientifiques,
02:44vers un marché où la demande évolue vers du volume, vers des infrastructures et des montants d'investissement qui vont
02:56grandissant.
02:58On a trois sources de financement. L'argent privé, levé par les opérateurs et les récentes levées de fonds montrent
03:08une envie du marché à investir dans le spatial.
03:10On a les financements gouvernementaux pour poursuivre ce qui a été fait, en particulier étendre l'infrastructure de navigation de
03:22Galiléo pour l'Europe,
03:24du Léo PNT qui devrait compléter, des investissements souverains comme Iris Carré.
03:31Et l'ensemble de ces investissements représente un challenge très très important pour l'industrie de demain.
03:39Une manière d'émuler cette industrie-là et de l'accompagner vers l'industrialisation de manière concrète finalement ?
03:44Tout à fait. On était dans le passé, quand on faisait deux fois le même objet, on était satisfait.
03:51Aujourd'hui, on est sur des organisations avec beaucoup d'industrialisation et une industrie de volume
03:59qui doit être capable de délivrer des fonctions complexes, mais à des coûts qui n'ont plus rien à voir.
04:07J'aurais envie de faire la comparaison entre on passe de la haute couture au prêt à porter.
04:13Le next space, c'est le terme qu'on entend déjà aujourd'hui dans les assises du new space.
04:20Ça décrit bien ce passage à l'échelle.
04:24Comment va réussir notre entrée dans ce next space ?
04:28Alors, on a un challenge devant nous très important.
04:32Aujourd'hui, on est aux assises du new space et on ne peut que se réjouir
04:37de voir que l'écosystème français a permis de faire éclore des acteurs
04:43qui sont à différents stades de maturité, avec certains aujourd'hui
04:47qui ont réussi leur introduction dans les marchés.
04:53On est face à ces challenges.
04:55La filière nous paraît essentielle.
04:59Il faut qu'on arrive à travailler ensemble,
05:01puisqu'on a moins d'argent disponible que certains continents comme les acteurs américains.
05:08Il faut qu'on arrive à être plus efficace entre nous.
05:12La diversité des acteurs va devenir une richesse.
05:16Les manières de penser, les nouveaux modes de travail
05:20sont vus par la filière comme un enrichissement
05:23qui va nous permettre de relever les futurs challenges
05:27et pas du tout comme une menace.
05:30Pour avancer le nerf de la guerre, il faut avoir de la visibilité.
05:37Ce matin, on parlait des contrats de service.
05:40On parle aussi de ces investissements
05:42qui s'accélèrent dans le monde commercial, gouvernemental et souverain.
05:48Et ça, c'est un contexte qui est privilégié
05:50pour les acteurs, les industriels,
05:53prendre leurs responsabilités
05:55et investir pour accompagner ce mouvement.
05:59Merci beaucoup, Jean-Marie Véternier, d'avoir pris le temps de venir sur le plateau de Smart Space.
06:03Aujourd'hui, on enchaîne avec d'autres interviews spéciales dans cette émission.
06:12Du laboratoire à l'industrialisation,
06:14la région Île-de-France contribue à son échelle à l'émergence.
06:17D'acteur du spatial, on a avec nous Alexandra Dublanche.
06:19Bonjour.
06:20Bonjour.
06:20Bienvenue sur le plateau de Smart Space.
06:22Vous êtes vice-présidente de la région Île-de-France
06:24et vous êtes venue assister aujourd'hui aux assises du New Space.
06:28Pourquoi c'est important pour vous d'être là et de représenter la région ?
06:31Déjà, parce que c'est un grand rendez-vous de tout cet écosystème
06:34et que la région Île-de-France
06:35est à la fois la première région dans le New Space en nombre d'établissements,
06:39la deuxième en nombre d'emplois.
06:40On a à peu près un quart des emplois du New Space dans notre région Île-de-France.
06:45On a un écosystème incroyable avec des grandes institutions
06:49comme le CNES, l'ESA, l'ONERA, etc.
06:54Et on a tout, évidemment, une grande région d'innovation.
06:57Et nous, la région Île-de-France,
06:58le but, c'est à la fois de capitaliser sur cette grande filière aérospatiale défense en général
07:03et l'innovation.
07:05Et du coup, le New Space est d'être là avec quelques annonces avec le CNES tout à l'heure.
07:09Alors, comment la région, elle alimente ce terreau de chercheurs d'innovation
07:14que vous avez mentionné pour faire fleurir ce secteur spatial aujourd'hui ?
07:18Nous, vraiment, on est en soutien, en soutien d'une filière.
07:22Donc, on va aider.
07:23Là, je viens de voir quelques entreprises à l'attir,
07:26Trust Me, qui sont très innovantes,
07:29qui sont des pionniers dans leur domaine.
07:31Il y en a une qui fait des data centers dans l'espace.
07:33Maintenant, c'est assez incroyable.
07:35Et donc, nous, on va être là souvent au début.
07:37Mais on va aussi les suivre tout au long de leur développement jusqu'à l'industrialisation.
07:42Donc, on va être là sur des aides à l'innovation,
07:44même à la recherche en amont, sur les labos,
07:47parce que beaucoup sont issus de laboratoires.
07:50Donc, on va être présent là.
07:51Les incubateurs qu'on finance, je pense,
07:55Igor Hanov ou des réseaux comme Starbust,
07:57que nous, on a beaucoup aidés.
07:59Et après, on aide à l'innovation sur ces entreprises.
08:02Et le but, c'est aussi qu'elles industrialisent et qu'elles produisent en Ile-de-France.
08:06Donc, vraiment, on va les suivre.
08:08Et là, par exemple, on vient de créer un fonds qui s'appelle le Fonds Réindustrialisation,
08:11avec beaucoup d'investissements dans ce secteur.
08:13Je pense notamment à Ionix,
08:16donc dans la miniaturisation des propulseurs.
08:25Et donc, le but, c'est que maintenant,
08:27ils produisent en Ile-de-France avec une usine en Ile-de-France.
08:31Et là aussi, il va y avoir des aides de la région financière et d'accompagnement.
08:36On a l'exemple de Sirius Space aussi qui s'implante dans la région.
08:38Exactement, qui a un beau succès également.
08:41Et c'est un bon exemple de comprendre aussi comment vous fonctionnez.
08:43C'est-à-dire que vous n'avez pas forcément les moyens d'aller au-delà de la série A
08:46en termes d'investissement,
08:47mais vous allez aider à l'implantation localement finalement.
08:50Oui, et puis être là au début quand personne n'est là.
08:52On avait justement, on a revu Sirius Space la semaine dernière.
08:55Il nous disait merci d'avoir été là quand personne ne croyait vraiment en nous.
08:59Donc, nous, on va être là à ce moment.
09:00On va prendre plus de risques évidemment que le secteur privé pour investir dans ces entreprises à leur début.
09:06Mais ensuite, les suivre.
09:08Et voilà, et Sirius typiquement là, maintenant, ils produisent, ils industrialisent en Ile-de-France.
09:12Ils sont passés de 23 à 150 salariés sur le territoire.
09:15Donc, c'est de la création d'emplois, c'est de l'attractivité, c'est du rayonnement international.
09:19Bien sûr.
09:20Et nous, on répond présent.
09:21En normaux, vous avez deux annonces aujourd'hui importantes avec le CNES.
09:24Vous pouvez nous les présenter.
09:26Alors, ça fait un moment qu'on a une convention avec le CNES pour agir sur la formation,
09:30pour agir sur l'impact environnemental, accompagner, être assez exemplaire dans la région Ile-de-France.
09:36On va renouveler cette convention tout d'abord.
09:38Et ensuite, on va annoncer les lauréats de ce qu'on appelle nous les Challenge IA, Challenge Intelligence Artificielle.
09:44On va prendre une grande institution, ici le CNES, qui va poser une question qui peut être résolue par l
09:50'intelligence artificielle.
09:52Donc là, c'est l'utilisation des images satellites pour l'observation des océans, par exemple, ou d'un territoire
09:58dans le temps.
09:58Comment on utilise toutes ces images de l'IA qui sont prises dans le temps pour ensuite en faire un
10:03historique du territoire,
10:05par exemple, et voir comment le territoire se développe.
10:07Donc, on met en lien cette institution et des startups.
10:10On fait appel à l'écosystème Startup Ile-de-France.
10:12On les attire par un prix financier.
10:14Donc, on a mis un million d'euros sur ce challenge.
10:16Et ensuite, pour moi, le plus gros intérêt, c'est qu'ils vont travailler ensemble.
10:19Donc là, on va annoncer les deux lauréats de ce challenge IA avec le CNES
10:23et la collaboration qui se crée et qui va porter ses fonds.
10:28On l'espère.
10:29Merci beaucoup, Alexandra Dublian, je suis président de la région Ile-de-France.
10:32Merci à vous.
10:32D'avoir pris le temps de répondre à nos questions aux assises du New Space.
10:35On enchaîne, quant à nous, avec notre colp sur Bismarck.
10:41Le New Space va-t-il traverser la vallée de la mort sans encombre ?
10:45Passer du laboratoire à l'orbite, c'est un défi titanesque
10:48que la plupart des acteurs réunis ici aux assises du New Space ont décidé de relever.
10:53Alors, comment passer à l'échelle industrielle ?
10:55C'est la question, évidemment, qu'on va se poser aujourd'hui dans ce Space Talk
10:59dédié aux assises du New Space avec nos invités en plateau au cœur des assises.
11:04À ma gauche, Frédéric Adrania, bonjour.
11:06Bonjour, Cécilia.
11:07Responsable du programme Connect by CNES au sein du CNES, l'agence spatiale française.
11:12À vos côtés, Géraldine Romano, directrice adjointe de l'Israé Supaéro.
11:15Bonjour.
11:15Bonjour, Cécilia.
11:16Bienvenue sur ce plateau délocalisé.
11:19En face de vous, Vincent Clos, bonjour.
11:21Bonjour.
11:21Bienvenue sur le plateau.
11:23Alors, vous êtes directeur du Space Business Catalyst chez Thales Alina Space
11:26et vous venez représenter aujourd'hui le GIFAS.
11:29Bienvenue sur ce plateau.
11:31Et puis, juste à côté de vous, Samuel Mamou.
11:34Bonjour, Cécilia.
11:35Bienvenue.
11:35Donc, vous, vous, pardon, dirigez l'alliance New Space.
11:39Alors, on est réunis tous ensemble à cette cinquième édition des assises du New Space.
11:45Donc, ça fait cinq ans qu'on réunit ce secteur, qu'on voit grandir ces acteurs.
11:49Est-ce que déjà, on a un premier retour comme ça d'expérience ?
11:53L'objectif il y a cinq ans, c'était de lancer le champion ou les champions européens du New Space.
12:00Qu'est-ce qu'il en est aujourd'hui, Samuel ?
12:03Alors, en cinq ans, on voit que le New Space français a beaucoup évolué.
12:07C'est-à-dire qu'on est parti de quelques start-up qui s'étaient lancées, soutenues par le CNES,
12:10soutenues par l'État.
12:11Et aujourd'hui, on arrive à des acteurs industriels qui ont des usines, qui ont des produits et des services
12:16qui vendent en France, en Europe et à l'international.
12:19Et donc, on voit des premiers acteurs qui veulent se positionner comme des champions à l'international.
12:23Oui. Frédéric, peut-être ?
12:24Oui, je suis assez d'accord.
12:25Alors, effectivement, dans 2022, etc., il y avait une espèce de bulle aussi.
12:28Il y a eu beaucoup, beaucoup de créations de start-up.
12:30Donc, ça a été encouragé, comme l'a dit Samuel, par les instances politiques et le CNES notamment.
12:35On voit maintenant un petit peu un tassement.
12:37Il y a effectivement, donc, le passage à l'échelle, ça va être le sujet d'aujourd'hui.
12:39Mais on voit aussi, donc, une industrialisation, mais un certain tassement.
12:42Donc, peut-être un regroupement, donc une consolidation, en fait, de l'écosystème.
12:45Oui. Vous avez un regard sur ces cinq années écoulées, sur cette consolidation du secteur ?
12:51Alors, je pense qu'aujourd'hui, on entre effectivement dans une phase de rationalisation.
12:55Il y a eu beaucoup de foisonnement ces cinq dernières années.
12:59Et on arrive finalement dans la phase, et c'est dont on va parler aujourd'hui, mais dans la phase
13:02de rationalisation de tous ces acteurs.
13:04Voilà.
13:05Nous, à Lisa et Superhero, on incube des startups, mais on les prend plutôt dans la phase d'amorçage.
13:11Donc, on n'a pas encore ce recul sur ce passé.
13:14Oui. Vincent Clot, un mot sur ce regard en arrière ?
13:17Oui. Juste pour rajouter, effectivement, c'est la phase de la maturation.
13:21C'est la phase de la consolidation des fragmentations avec des acteurs, des nouveaux acteurs qui sont de plus en
13:27plus matures.
13:28Et le sujet, ça va être en tant qu'écosystème au global.
13:32Donc, les nouveaux entrants et les différents acteurs, c'est ce qu'on vit au sein du GIFAS.
13:37Comment, tous ensemble, on va pouvoir grandir, comme le mentionné, par exemple, Elan Ubi, ce matin, sur le plateau, Jean
13:44-Paul Béthermier.
13:46Tous ensemble, comment on consolide tout ça, tout en maintenant aussi un flot.
13:50L'idée, c'est qu'il continue à y avoir des nouvelles startups qui se créent, etc.
13:54Et qu'on puisse les accompagner les uns et les autres pour vraiment avoir ce tissu industriel solide, global et
14:02qu'ils puissent aller au-delà de la France, vers l'Europe et vers l'étranger.
14:05Et avoir finalement ce ou ces champions dont je parlais en introduction de ma question, qui est l'objectif aussi
14:11de ces assises du New Space.
14:15Donc, on pourrait dire qu'on sait très bien amorcer des startups, mais on a du mal à faire cette
14:20transition, ce passage à l'échelle.
14:22Qu'est-ce qui explique ça ?
14:26Plusieurs raisons. Premièrement, je pense que c'est une question de financement et de financeurs, d'investisseurs privés.
14:30On a eu des très bons investisseurs en France qui se sont positionnés sur du CID et sur des premières
14:34levées de fonds.
14:34On a eu un peu plus de mal et ça a mis un peu plus de temps pour créer cette
14:38communauté d'investisseurs pour ces prochaines étapes.
14:39On l'a vu dans tous les secteurs de la Deep Tech, c'est-à-dire que ce n'était
14:41pas uniquement lié au spatial.
14:43Donc, ce n'était pas forcément plus facile de démarrer non plus ?
14:45Il y a eu un démarrage qui... Ça dépend des entreprises.
14:48Une startup créée en 2015 a eu plus de difficultés à démarrer qu'une startup créée en 2019-2020 dans
14:53le spatial.
14:54Mais là, aujourd'hui, on voit quand même un écosystème d'investisseurs de fonds de croissance qui veulent investir dans
14:58le secteur,
14:58qui sont soutenus par des initiatives publiques françaises et européennes.
15:01On pense notamment à Tibi 3 qui a été annoncée il y a quelques semaines avec un vrai focus sur
15:05les questions de Deep Tech.
15:06Scale Up Europe qui a été annoncée par la Commission européenne avec une volonté très forte de soutenir et de
15:11mobiliser des capitaux privés
15:13pour être injectés dans notre écosystème de Deep Tech européenne.
15:16Oui. Vincent, un mot sur...
15:18Oui, effectivement. Je pense qu'il y a un sujet de financement pour les startups.
15:22Et puis, il y a aussi un sujet de consolidation et de se concentrer sur les sujets qui comptent.
15:28C'est-à-dire, moi, dans mon expérience personnelle, ce que je vois, c'est qu'il y a des
15:33sujets,
15:34quelque part, ce n'est pas là qu'on va innover.
15:37Donc, autant les mettre à disposition les uns des autres, des moyens industriels existants,
15:42que ce soit au CNES, que ce soit dans les grands groupes, dans les PME-ETI,
15:46comme la COMAT, par exemple.
15:48Et puis, vraiment, que les moyens soient resserrés vers l'innovation et puis l'émergence commerciale.
15:56Et par rapport à ça, le sujet de fond, de mon point de vue, c'est...
16:00Il y a toujours cette comparaison avec les États-Unis, en particulier.
16:04C'est vrai, il y a une différence de moyens.
16:06Mais il y a aussi, je pense, ne pas s'interdire et oser d'aller de l'avant.
16:12Une question de culture, alors, aussi, qui joue beaucoup.
16:14On parle aujourd'hui beaucoup de SpaceX, etc.
16:19Il ne faut pas oublier qu'il y a eu, à une époque, Ariane, qui était complètement prédominant.
16:24Donc, ça ne veut pas dire qu'on n'est pas capable de repasser devant, à un moment donné.
16:28Le fait que ça a existé, ça ne veut pas dire que ça existera.
16:31Certes, mais enfin, il ne faut pas être défaitiste.
16:33Moi, je pense que c'est vraiment important d'être positif.
16:37Il y a des challenges, il faut aller de l'avant.
16:39Il ne faut pas se cacher la copie, clairement.
16:41Mais voilà, le passage à échelle, notamment, côté Jifas,
16:44on est en train de mettre en place une initiative scale-up
16:47pour accompagner les adhérents de start-up, justement,
16:50à monter, effectivement, en gamme, en capacité, en cadence, etc.
16:55Donc, voilà, le sujet.
16:56Je pense qu'il y a effectivement un sujet culturel, au-delà du financement, bien entendu.
17:00Et si on se compare avec les États-Unis, on est les Français, on est très bons ingénieurs.
17:04Donc, on est très bons pour trouver des solutions, pour faire de l'innovation technologique.
17:08Et pour passer de cette innovation technologique à une entreprise,
17:11c'est moins notre culture.
17:13Et justement, je plaide coupable aussi, parce qu'en tant que Connect Backness,
17:16on accompagne depuis le début des entreprises, des start-up.
17:19Et on est nous-mêmes des ingénieurs, donc on est toujours beaucoup plus intéressés
17:22à faire des prototypes, à faire des roles, plutôt qu'à aider l'écosystème
17:26à passer à l'échelle, à passer du sur-mesure au prêt-à-porter,
17:30à faire des Clio, pour le dire autrement.
17:32Et donc, il faut qu'on apprenne ça aussi, nous, CNES,
17:34bien qu'on soit essentiellement des ingénieurs, qu'on apprenne le langage des industriels,
17:38qu'on apprenne à parler argent, financement, et qu'on apprenne à les aider aussi
17:41à passer à l'échelle, à faire la production.
17:44Alors justement, on parle d'apprendre, Géraldine.
17:47C'est le rôle aussi de l'ISAE, d'inculter cette culture-là, de la commercialisation,
17:53c'est-à-dire de les préparer à dépasser le labo pour aller plus loin ?
17:57Tout à fait. Alors nous, en fait, on forme des ingénieurs innovateurs,
18:01des ingénieurs entrepreneurs, donc on a toute une politique d'accompagnement
18:05pour apprendre déjà en cours, je pense qu'on a des exemples autour de la table
18:08de gens qui sont passés par nos salles de cours, et aussi on incube.
18:12Donc, c'est-à-dire qu'on a cette transition, on forme, et derrière,
18:15on accompagne pendant un an les jeunes qui sortent de l'école,
18:19ou les chercheurs d'ailleurs, de l'école, qui veulent lancer des startups.
18:23Ce qu'on remarque, nous, c'est qu'on forme quand même globalement
18:25avant tout des ingénieurs, c'est un peu ce que tu disais,
18:28c'est-à-dire qu'on forme avant tout des ingénieurs,
18:29ils ont des très bonnes idées techniques, mais ça ne suffit pas.
18:33Et il faut derrière apprendre le marketing, les levées de fonds,
18:36la commercialisation et le marché, trouver son marché.
18:39Et ça, c'est quelque chose dans lequel on essaye vraiment d'accompagner au maximum
18:43pour passer de la bonne idée technique, deep tech,
18:46à vraiment le passage à l'échelle de « je trouve mon marché et je deviens rentable »,
18:50parce que finalement, c'est de ça qu'on parle.
18:52C'est comment derrière, après l'amorçage financé par les États,
18:55ou par le Jifas, ou par toutes les entités qui financent,
18:59comment derrière, la startup devient autonome et devient rentable.
19:03Et ça, ça a été un défi peut-être pour Lisaé d'aller chercher cette culture-là,
19:06d'aller apprendre à l'inculquer, donc peut-être de la comprendre d'abord ?
19:09Oui, alors ça a été un défi.
19:11Moi, je n'y étais pas au moment où c'est arrivé,
19:13mais en tout cas, c'est aujourd'hui quelque chose, je pense, qui est vraiment installé.
19:16Donc, on a un espace qu'on a créé il y a quelques années
19:18qui s'appelle Lean of Space, où on a regroupé,
19:20il peut y avoir des étudiants, des chercheurs et des startups qu'on héberge.
19:24On héberge 12 startups aujourd'hui.
19:25Et c'est aussi un espace de prototypage.
19:27Donc, en fait, on fait se rencontrer les gens,
19:30vraiment dans l'objectif d'avoir toutes ces facettes.
19:33Et le défi aujourd'hui, effectivement, c'est d'essayer d'attirer,
19:36de grossir cet écosystème,
19:38et d'attirer des profils les plus variés possibles,
19:41pour qu'ils s'enrichissent mutuellement.
19:43Je pense que le danger, c'est d'être seul, c'est d'être isolé.
19:46Et je crois vraiment que l'écosystème apporte ce soutien aussi aux startups.
19:52Samuel ?
19:53Peut-être pour compléter ce qui a été dit sur le volet marché,
19:57sur cette approche marché,
19:58je pense que les premiers succès du New Space
19:59sont des acteurs qui sont très vite allés à l'export,
20:03partis à l'international pour vendre leurs produits et leurs services.
20:05Et c'est comme ça qu'ils ont réussi aujourd'hui à être des acteurs solides.
20:08On peut donner quelques exemples.
20:10Si on pense à Unseen Labs,
20:11qui a sa constellation d'une vingtaine de satellites en orbite,
20:13en renseignement électromagnétique,
20:15historiquement pour de la surveillance maritime,
20:18très vite, ils ont été certes accompagnés par la DGA,
20:20mais ils sont allés très vite à l'international.
20:22Oui, ils ont pu quand même se consolider avec des contrats publics.
20:26Et cet usage dual défense a permis quand même d'assurer
20:29et de montrer sa crédibilité aussi.
20:31Tout à fait.
20:31Et on peut citer un autre exemple,
20:33alors qu'il est un peu plus loin de ces contrats publics,
20:34chez nos équipementiers,
20:35des startups comme TrustMe, qui fait des moteurs,
20:38ou AnyWaves, qui fait des antennes,
20:39qui ont été soutenus parce que c'est des deep tech qui sont,
20:43en tout cas pour TrustMe,
20:44qui sont sortis dans le laboratoire de recherche,
20:45donc soutenus finalement par tout cet accompagnement français
20:48qui existe depuis le début,
20:50mais qui est arrivé à se déployer très vite à l'international,
20:52sur des marchés aux États-Unis,
20:53en Japon,
20:54en Corée du Sud.
20:55Et c'est là où on voit cette dynamique
20:56et la richesse du New Space à l'international.
20:58Oui.
20:59Oui, la commande publique,
21:00c'est très important pour les entreprises.
21:01Plutôt que des subventions,
21:02ils nous le disent tous,
21:03ils préfèrent des commandes,
21:04des vraies commandes.
21:05Et je pense que c'était un des objectifs
21:06du programme France 2030,
21:07qui a bien joué son rôle là-dessus.
21:08C'était de,
21:09au lieu de donner encore une fois
21:10des subventions à des entreprises,
21:11c'était vraiment de leur passer des contrats
21:12avec un service à la clé.
21:14Et ils ne sont payés que si le service est rendu.
21:16Donc c'est vraiment les mettre
21:17dans une logique commerciale.
21:18Donc ça, c'était pas mal, oui.
21:19Oui.
21:19Mais le problème,
21:20c'est que c'est bientôt fini,
21:21France 2030.
21:22Oui.
21:23Est-ce que ça s'arrête au pire moment ?
21:26Non, je pense que ça a bien soutenu
21:27effectivement la filière.
21:28Il y a eu un foisonnement,
21:29comme le disait Gérardine.
21:30Donc on arrive dans cette phase
21:31de consolidation.
21:32Donc ce serait peut-être bien
21:33de trouver une suite à France 2030,
21:34peut-être plus réduite,
21:36plus sélective.
21:37Plus sélective,
21:37peut-être pour éviter de saupoudrer.
21:39Voilà, exactement.
21:39Je pense que c'était utile
21:40de soutenir l'ensemble de l'écosystème.
21:41Il y avait beaucoup d'innovation
21:43de foisonnement.
21:44C'était utile.
21:45Bon, maintenant,
21:45peut-être qu'il faut effectivement
21:46choisir pour éviter de saupoudrer.
21:48Oui.
21:48Vous attendez aussi, Vincent,
21:50du côté du GIFAS,
21:51cet engagement de l'État
21:52pour continuer à accompagner
21:54cette transition ?
21:55Tout à fait,
21:56notamment sur la partie
21:58nouveaux entrants, etc.
21:59Mais vraiment sur cette approche
22:01de contrat d'ancrage également
22:03pour ces nouveaux entrants.
22:06Après, effectivement,
22:08je rebondis sur ce que tu disais,
22:10Frédéric.
22:11Effectivement, il y a eu cette vertu
22:12de déjà un petit peu,
22:13entre guillemets,
22:14observer le terrain.
22:15Au travers des différents projets.
22:17Et là, on commence à sentir
22:18effectivement des champions
22:20qui émergent.
22:21Et on voit bien aussi l'État
22:22à travers des prises
22:23de participation plus conséquentes
22:25ou même au niveau
22:26des fonds européens,
22:27pour le coup,
22:28dans un certain nombre
22:29de startups
22:30qui permettent
22:31cette consolidation
22:32et de partir aussi
22:33à l'export à l'étranger.
22:35Pour parler d'une startup
22:36qui n'est pas française
22:37mais qui est européenne
22:38qui s'appelle ISAI.
22:40C'est un bel exemple
22:41d'une startup
22:44qui, même pour faire le parallèle
22:46avec des industriels allemands,
22:48par exemple,
22:49Finlande, Allemagne,
22:51est en train de gagner
22:52des marchés assez conséquents
22:54hors de l'Europe, etc.
22:56Donc, le soutien de l'État,
22:58oui, évidemment,
22:59dans la mesure
23:00des possibilités.
23:01Mais c'est aussi
23:02dans des temps
23:02où peut-être les moyens
23:04sont un peu plus réduits,
23:05qu'on peut chacun
23:07un peu plus
23:08être dans la collaboration
23:10et c'est vraiment
23:10notre dogme.
23:12C'est votre vision, oui.
23:13Côté Thales et Inaspace,
23:14il y a une notion
23:15d'écosystème
23:15qui doit se serrer les coudes
23:16en France,
23:17en Europe
23:18et en particulier,
23:20je peux en témoigner
23:20dans toute l'activité
23:22d'accélération industrielle
23:25du côté de Thales et Inaspace,
23:27au sein du Space Business Catalyst.
23:29Il y a vraiment cette idée
23:30d'aider des acteurs
23:31tels que Space Walker
23:33à se développer,
23:34à avancer,
23:35à aller trouver
23:36d'autres fonds derrière
23:38avec nous.
23:38Tu parlais de l'export,
23:40par exemple,
23:42Samuel,
23:42ou même en France
23:43au niveau des défenses
23:45civiles, etc.
23:46Donc, le sujet,
23:47c'est maintenant,
23:48une fois qu'on a commencé
23:49à avoir identifié
23:50ceux qui vont aller
23:51peut-être le cran plus loin,
23:53mettre les moyens
23:54qui vont bien
23:56dans la mesure des possibles
23:58et se concentrer
23:59sur ce qui est encore
24:00une fois va faire
24:01la différence
24:02dans le produit
24:03et la solution
24:04d'une entreprise
24:05XYZ.
24:06Vous pensez quand même
24:07qu'il faut être capable
24:07de se démarquer
24:08dans la qualité
24:09de ce qu'on va proposer
24:09parce que le passage
24:10à l'échelle,
24:11c'est aussi une question
24:12de produire vite
24:14et peut-être à bas coût.
24:16Est-ce qu'on est capable
24:16de faire ça en Europe ?
24:18Il y a des expériences,
24:20par exemple,
24:20vous avez Airbus
24:22avec OneWeb
24:23qui a fait quelque chose
24:24de vraiment
24:25très intéressant
24:26à la croisée
24:27du monde automobile,
24:28de l'aéronautique
24:30de masse
24:31et puis du milieu
24:32du spatial.
24:33Quand on regarde
24:34l'avantage,
24:35là où je vois vraiment
24:36des synergies évidentes,
24:37des quick wins
24:39entre les nouveaux acteurs
24:41et les acteurs historiques,
24:42ça va être tous les moyens
24:43de production,
24:44d'industrialisation,
24:45d'essais,
24:46de tests.
24:47C'est des choses importantes,
24:48mais à un moment donné,
24:49ça va être plus
24:50la technologie de base
24:51qui va faire la différence.
24:52Et sur ces moyens industriels,
24:55etc.,
24:55certes,
24:56on a toujours à apprendre
24:57et à injecter
24:58les méthodologies
24:59qu'on peut trouver,
25:00par exemple,
25:00dans l'automobile,
25:01etc.,
25:01mais on arrive
25:02à un point de maturité
25:04qui fait qu'on est capable
25:07d'aller plus loin,
25:08même pour aller au-delà
25:09du spatial
25:12parmi les membres
25:13du GIFAS.
25:13Alors,
25:13ça concerne les acteurs,
25:15un acteur historique,
25:16Thales,
25:16avec le groupe Renault
25:17qui,
25:18sur la production
25:19de drones,
25:20typiquement,
25:21s'allie pour être
25:21justement dans cette
25:22mise en cadence.
25:23Donc, oui,
25:24on peut le faire
25:25et oui,
25:26on commence à le faire
25:27sur différents secteurs
25:28et y compris le spatial.
25:30Oui,
25:30tout à l'heure,
25:31je disais que la France,
25:31on est un pays d'ingénieurs
25:33et moins d'entrepreneurs,
25:35mais il y a quand même
25:35des exemples qui ont marché.
25:37YouSpace,
25:37tout à l'heure,
25:38Samuel disait,
25:39a ouvert une usine de production,
25:40donc ça veut dire
25:40qu'on sait faire.
25:41Il y a Kailabs
25:41qui a gagné des contrats
25:42aux États-Unis
25:43parce qu'ils ont été capables
25:44de faire de la production
25:45et de baisser les coûts
25:46et c'est comme ça
25:46qu'ils ont gagné,
25:47pas uniquement grâce
25:48à leur superiorité technologique.
25:49Donc, oui,
25:50il y a quelques exemples
25:50qui marchent,
25:51mais il faut apprendre
25:51de ces exemples
25:52et puis le généraliser.
25:53Oui,
25:54je pense que
25:55quand on parle de New Space,
25:57finalement,
25:57moi,
25:57je vois deux facettes.
25:58Il y a la facette
25:59de faire la même chose
26:00différemment
26:00et effectivement,
26:01aller plus vite,
26:03faire moins cher
26:04et puis il y a la facette
26:05nouvelle technologie.
26:06Et ce qu'on est en train
26:07de discuter là,
26:08c'est finalement
26:08l'articulation
26:09entre ces deux mondes.
26:11Est-ce qu'il y a
26:12un espace commun
26:13entre les deux ?
26:14Comment on arrive
26:15à rapprocher les deux ?
26:16C'est les questions
26:17un peu que je trouve
26:18qu'on...
26:18C'est clair,
26:18bien sûr.
26:19Et ça,
26:20est-ce que vous le voyez
26:21aussi auprès
26:23des étudiants,
26:24des gens que vous accueillez
26:26qui sont le futur
26:27de ces méthodologies-là,
26:28en fait ?
26:28Est-ce que ça,
26:29c'est des choses
26:30que vous inculquez,
26:31une réflexion de base
26:32qui est déjà là ?
26:34Est-ce qu'on va
26:34produire plus vite
26:35avec une qualité moindre ?
26:37Est-ce qu'on apprend
26:37à penser des produits
26:39pour qu'ils soient
26:39déjà produits
26:40de manière industrialisée
26:41plus tard ?
26:42Ce qui n'était pas
26:43forcément le cas
26:43dans certaines technologies
26:44spatiales ?
26:45C'est même une formation
26:46qui est le design
26:47to manufacture.
26:48Alors nous,
26:49on a la chance,
26:49à Lisaé,
26:50de former aussi
26:50à l'aviation.
26:52Donc forcément,
26:52le design to manufacture
26:53dans l'aviation,
26:54c'est assez évident.
26:55On a beaucoup de demandes
26:56de l'industrie en ce moment
26:57sur la production.
26:58C'est vrai que tu parlais
26:59de OneWeb,
27:00en fait,
27:00ce qui a été fait,
27:01c'est de transposer
27:02des technologies
27:03de l'aéronautique
27:04et de l'automobile
27:06pour l'appliquer au spatial.
27:07Et finalement,
27:08ça se fait.
27:09Et donc oui,
27:10on apprend à concevoir
27:12des produits
27:12qu'on peut fabriquer
27:14plus facilement,
27:15qu'on peut fabriquer
27:16moins cher.
27:17Et aussi,
27:17je pense qu'un aspect
27:19qu'on inculque
27:19de plus en plus,
27:20c'est l'aspect
27:21de souveraineté.
27:21C'est-à-dire que
27:22si on se rend dépendant
27:24d'un équipement,
27:25parce que finalement,
27:26on ne fabrique pas tout,
27:27il y a toujours des puces
27:27qu'on va aller acheter ailleurs.
27:29Si on se rend dépendant
27:30d'un unique composant,
27:32c'est aussi une vulnérabilité.
27:34Et donc quelque part,
27:35c'est quelque chose
27:35qu'on inculque,
27:36vraiment cette notion
27:37de faire attention
27:38à toute la chaîne de valeur,
27:41du plus petit bout
27:42au plus gros bout,
27:42qui est peut-être
27:43le plus visible.
27:43Oui.
27:44Et là,
27:44on rejoint les questions
27:45de souveraineté
27:46qui sont évidemment évoquées
27:48beaucoup ces temps-ci,
27:49mais qui montrent aussi
27:50qu'il faut penser
27:51dès aujourd'hui
27:52et dès hier,
27:53j'allais dire,
27:54autrement,
27:55pour produire demain
27:56une entreprise
27:57qui sera aussi compétitive
27:59et souveraine
27:59et donc qui sera choisie
28:00pour ces contrats.
28:02les contrats de défense,
28:03ça peut faire vivre
28:03une entreprise.
28:04L'usage dual,
28:05il est important
28:06pour l'avenir des entreprises
28:09aujourd'hui,
28:09l'anniance New Space.
28:10Du côté de l'anniance,
28:12quel est votre regard
28:12peut-être sur...
28:14Vous avez dit
28:15que l'export,
28:16Samuel,
28:16c'était ce qui pouvait
28:18être la clé
28:18de la réussite
28:19pour aller plus vite
28:21et être capable
28:22d'aller industrialiser.
28:23Est-ce qu'il y a
28:23d'autres éléments
28:24pour vous
28:24qui vont jouer ?
28:27Est-ce que tout le monde
28:28est égal ?
28:30Est-ce qu'un manufacturier
28:31va avoir plus d'avenir
28:33dans cette nouvelle phase
28:36qu'un fabricant de fusées
28:37par exemple ?
28:39Je pense qu'il faut
28:41séparer et distinguer
28:42plusieurs catégories
28:43d'acteurs au sein
28:43du New Space
28:44qui n'ont pas les mêmes enjeux
28:45et pas la même approche.
28:47On a la première catégorie
28:48qui sont ces Neo-Prime,
28:49donc nouveaux maîtres
28:50d'oeuvre industrielles
28:51qui veulent développer
28:52un système complet,
28:53l'assembler,
28:54le produire et le vendre
28:55qui peut ressembler
28:57à un Airbus
28:57quand il fabrique
28:58un satellite
28:58ou un Airbus
28:59Defendant Space
29:00ou un Thales
29:00A&S Space.
29:01On a le deuxième volet
29:03qui est plutôt
29:03un équipementier
29:04qui va vendre
29:05un produit,
29:06un composant,
29:07un moteur de satellite
29:08et on a le troisième volet
29:10qui sera plutôt
29:10le fournisseur de services
29:11ou l'opérateur de constellation.
29:15Et là,
29:16dans ce volet-là,
29:16dans le volet fournisseur,
29:17un service sera forcément mondial
29:19et il sera nécessaire
29:20dans le monde entier.
29:21Et donc,
29:21on pourra attacher
29:23un service commercial
29:24qu'on pourra vendre
29:25à la fois
29:25à des départements
29:26de la défense étranger
29:27et à des acteurs commerciaux
29:29à la fois en France
29:30et à l'étranger.
29:31Sur un Neo Prime,
29:33l'approche sera différente
29:35parce que l'idée sera aussi
29:36de se positionner
29:37pour trouver sa place
29:38dans un secteur
29:39où on est en train
29:40de verticaliser
29:40de plus en plus
29:41les capacités spatiales
29:42et de voir où est-ce
29:43qu'il peut se positionner
29:44sur cette activité-là.
29:45Et finalement,
29:46l'enjeu pour ces acteurs-là,
29:47ça va être de se dire
29:48comment à l'international
29:49on peut se développer,
29:50comment on peut recréer
29:51des coopérations
29:52au niveau européen
29:53avec d'autres acteurs industriels
29:54parce que la supply chain
29:55est aussi une belle façon
29:56de créer des coopérations
29:57entre une boîte polonaise
29:59avec une boîte française
30:00ou une boîte belge.
30:02Et dans le même temps,
30:03le dernier sujet,
30:04c'est comment au niveau européen
30:05on va faire évoluer
30:06notre approche
30:07de commande publique
30:08pour acheter des solutions
30:09sur étagère,
30:10acheter du service,
30:11ce qui ne va pas forcément
30:12remplacer toute capacité patrimoniale
30:14mais qui va se faire
30:15un complément
30:16de ces capacités-là.
30:17Pourquoi ?
30:18Parce qu'aujourd'hui,
30:18on est dans une phase
30:19de développement
30:19où on a des besoins
30:21massifs de capacités spatiales
30:23pour des activités militaires
30:25ou de sécurité civile
30:26et finalement,
30:27on ne pourra pas y répondre
30:27uniquement avec des capacités patrimoniales
30:29c'est-à-dire
30:29qui sont achetées
30:30et développées
30:31par le ministère des Armées.
30:33Et donc,
30:33acheter du service
30:34à une entreprise privée
30:36commerciale française
30:37permet de soutenir
30:38cette entreprise,
30:39la permettre de devenir
30:40un champion
30:40à l'échelle internationale.
30:41tout en permettant
30:44de répondre
30:44à un besoin institutionnel propre.
30:46Et de cette façon-là,
30:47si l'entreprise a vraiment
30:48une vision marché
30:49et se développe sur un marché,
30:50on vient vraiment
30:51la soutenir avec une commande
30:52plus qu'une subvention
30:53ou une autre action.
30:54Est-ce que la préférence européenne,
30:56elle peut combler
30:57les besoins de financement
30:59qui peuvent arriver,
31:00le manque de commande parfois ?
31:01puisqu'on parle de passage
31:02à l'échelle,
31:03il faut aussi
31:03qu'on change d'échelle
31:04et qu'on arrête
31:05de raisonner nationale
31:06et qu'on raisonne vraiment
31:07au minimum européen
31:08voire international.
31:09Et là,
31:09je vais parler pour moi.
31:10Donc effectivement,
31:11notre programme
31:11Connect Backness
31:12est essentiellement
31:13quand même pour l'écosystème français.
31:15On travaille déjà très bien
31:15avec l'ESA
31:16et avec la Commission européenne.
31:17Mais demain,
31:18il faut vraiment
31:18qu'on le fasse beaucoup plus
31:19parce que si on veut
31:20que nos champions
31:20deviennent des vrais champions
31:21internationaux,
31:22on fait déjà qu'ils deviennent
31:22des champions européens.
31:23Donc il faut vraiment
31:24qu'on adapte
31:25et qu'on aligne
31:26nos programmes nationaux
31:28avec ceux qui sont européens.
31:29Ça, c'est clair.
31:30Et peut-être que la défense européenne,
31:31s'elle était mieux organisée,
31:33ça aiderait nos champions nationaux.
31:35C'est vrai que la défense,
31:36elle est quand même
31:36très nationalisée en Europe.
31:37Bien sûr.
31:38Si on avait une vraie défense européenne,
31:39je pense que ça nous aiderait.
31:40La tendance n'est pas à l'européen
31:41en termes de défense,
31:42si je puis me permettre,
31:43ne serait-ce que dans l'attribution
31:44des budgets.
31:45On n'est pas les premiers
31:46à attribuer des budgets défense
31:48par rapport à nos voisins allemands,
31:50par exemple,
31:50si on peut citer ceux-là.
31:52Est-ce que vous avez un regard
31:53sur cette question
31:53de préférence européenne ?
31:54Et aussi, peut-être,
31:55j'ajouterais,
31:56sur une question
31:56de réglementation européenne
31:57puisque c'est le sujet
31:58d'actualité aussi.
32:00Bruxelles qui est un peu
32:01en bras de fer
32:01avec Starlink
32:04sur la question des fréquences,
32:05etc.
32:05Et donc ce choix de dire
32:06non, on va garder aussi
32:08ce qui fait notre atout
32:10pour nos Européens.
32:12La sensation,
32:12c'est qu'il y a
32:13une vraie prise de conscience
32:14sur ce besoin.
32:16Effectivement,
32:17vous parlez de Starlink,
32:19etc.
32:19On l'a observé
32:20ou même on parle
32:21d'autres sujets anthropiques
32:23qui sont obligés
32:24de fermer l'accès
32:25à ces modèles
32:26via du jour au lendemain.
32:28Bien sûr.
32:29Donc il y a une prise
32:29de conscience évidente.
32:30Après, le sujet,
32:31c'est comment on continue
32:33à vivre, entre guillemets,
32:36au jour le jour
32:36en préparant cette transition
32:38pour être totalement
32:40en souveraineté.
32:41Et le sentiment,
32:43c'est quand même
32:43qu'au niveau européen,
32:45cette prise de conscience
32:46est de plus en plus forte.
32:48on peut observer
32:49peut-être des sociétés
32:50qui avaient peut-être
32:50plus pignon sur rue
32:51en étant pas seulement
32:53en Europe,
32:53venant d'ailleurs,
32:55et qui sont de plus en plus
32:58forcées, contraintes,
32:58et que ce soit
32:59à l'Est ou à l'Ouest.
33:01C'est vrai,
33:01notamment des profils
33:02franco-américains
33:03qui avaient aussi
33:04un intérêt
33:04d'un point de vue
33:05de la réglementation
33:06à garder ce pied
33:08entre les deux mondes
33:09et qui vont devoir
33:10peut-être se réorienter.
33:12Exactement.
33:15Le next space,
33:16c'est le mot
33:16qui va ressortir
33:17de cette journée aujourd'hui.
33:19Est-ce que vous avez
33:19votre propre définition ?
33:21Est-ce que c'est
33:21ce qu'il décrira demain
33:22en quelques mots
33:23chacun pour pour faire ce talk ?
33:26Peut-être en quelques mots
33:28consolidation,
33:29résilience et souveraineté.
33:31Ce sera le...
33:32Oui, consolidation
33:33slash maturation.
33:36Et voilà.
33:37Oui, ça pourrait être
33:39effectivement de passer
33:40de l'innovation technologique
33:41à la production,
33:42à la réduction des coûts,
33:43passage à l'échelle,
33:44nouveau européen déjà.
33:45Ce serait ça pour moi.
33:46Le next space.
33:46Le next space.
33:47Alors moi, ça va plutôt
33:47être un espoir.
33:48Je vais le présenter comme ça.
33:50L'espoir qu'on arrive
33:51à réellement aller
33:53dans des ruptures technologiques
33:54où on pensera plus loin,
33:56mais vraiment plus loin.
33:57Je pense que
33:59de l'autre côté de l'Atlantique,
34:00il y en a qui y pensent déjà.
34:01Mais vraiment, voilà.
34:02Aujourd'hui,
34:02on est très enfermé dans le marché
34:03parce qu'on est obligé
34:04d'être rentable.
34:05Mais malgré tout,
34:06il ne faut pas perdre de vue
34:07que le spatial,
34:08ça reste un rêve
34:10dans les yeux de tout le monde.
34:11Et moi, j'ai un rêve
34:13qui est vraiment
34:13de voir développer
34:14des technologies
34:15pour des vaisseaux interstellaires.
34:17Vraiment,
34:18le next, next, next space.
34:20C'est très bien.
34:21Une vision très anticipée
34:22de la suite.
34:23Samuel, pour conclure cette émission.
34:24note d'espoir aussi,
34:26espoir plutôt européen.
34:27C'est-à-dire de dire
34:27qu'on arrive à redonner à l'Europe
34:30sa puissance spatiale
34:31qu'elle a connue par le passé
34:32et qui est aujourd'hui
34:33disruptée par beaucoup d'acteurs,
34:34notamment aux Etats-Unis.
34:36Mais je pense qu'on a
34:36toutes les capacités aujourd'hui
34:37de revenir sur le devant de la scène
34:39et à la fois start-up,
34:41grands groupes
34:41et tous les acteurs
34:42avec le monde académique
34:43et le monde de la recherche,
34:44je pense qu'on peut arriver
34:44dans cette nouvelle étape.
34:45Peut-être le next space
34:46serait donc cette nouvelle formule,
34:48cette nouvelle recette
34:48pour réunir
34:49après un temps d'émulation
34:51tous les acteurs européens
34:52et faire un champion, Vincent.
34:53Oui, peut-être pour ajouter,
34:55il y a vraiment
34:55cette notion d'écosystème
34:56que tu évoques.
34:58On a commencé maintenant
34:59depuis, je pense,
35:01une dizaine d'années
35:01à aller vers ceci
35:03et il faut continuer
35:04à consolider
35:05entre les écosystèmes,
35:06clairement,
35:07travailler ensemble.
35:08Et peut-être,
35:09comme on est en Europe
35:10et qu'on vit des temps,
35:11aujourd'hui,
35:12il fait un petit peu chaud,
35:13c'est un peu facile,
35:14mais il y a un vrai enjeu.
35:16Pour moi,
35:16l'espoir,
35:17c'est aussi
35:17que le spatial soit
35:18de plus en plus
35:19dans un cercle vertueux
35:21avec les enjeux
35:22certes du haut à côté
35:23qu'il faut bien gérer
35:24et quand même
35:25contribution de plus en plus
35:26à tout ce qui est
35:27développement durable,
35:28etc.
35:28Je pense que ça peut
35:29vraiment être aspirationnel
35:31aussi pour les jeunes générations.
35:34Et embarquer tout le monde
35:35dans cette aventure du spatial
35:36qu'on est venu observer
35:38aujourd'hui aux Assises New Space.
35:39Merci à tous
35:40d'avoir échangé
35:41sur ce secteur avec nous
35:43dans notre talk.
35:44On enchaîne avec notre
35:45dernière interview
35:46dans cette émission spéciale.
35:48A tout de suite.
35:52La Fondation de l'Espace
35:54fête son premier anniversaire
35:56ici aux Assises du New Space
35:58pour en parler.
35:59Laurence Monoy et Smith,
36:00bonjour.
36:01Bonjour.
36:01Bienvenue sur ce plateau,
36:03toujours au cœur
36:04des Assises du New Space.
36:06Vous êtes directrice
36:06développement durable au CNES
36:08qui est le cofondateur
36:09de cette fondation
36:10de l'espace
36:11dont vous êtes venu
36:12nous parler aujourd'hui.
36:13Premier anniversaire,
36:15quelle a été la vocation
36:16de la fondation
36:17quand vous l'avez annoncé
36:18il y a un an déjà
36:19aux Assises du New Space ?
36:21Écoutez,
36:22alors c'est vrai,
36:23on est sur les fonds
36:24baptismaux là.
36:24Un an,
36:25on est encore très petit.
36:26Mais,
36:27ceci dit,
36:27ça fait longtemps
36:28qu'on en parle.
36:29On avait réfléchi
36:30à cette fondation
36:32il y a bien 3-4 ans déjà
36:34et c'était une demande
36:35qui avait par ailleurs,
36:37en dehors de ces réflexions
36:38qu'on avait au CNES,
36:40il y a une demande
36:40qui avait émergé
36:41ici aussi,
36:42au sein des Assises du New Space,
36:45du premier livre blanc.
36:46Et donc,
36:47nos réflexions au CNES
36:48et la demande des Assises
36:50se sont rencontrées,
36:51d'où le fait que
36:53nous avons porté ce projet
36:54qui a maintenant un an
36:56et dont le premier conseil
36:57d'administration
36:58s'est tenu au mois de septembre
36:59l'année dernière.
37:00Qu'est-ce qu'il y a derrière ça ?
37:01Il y a la volonté
37:03de faire mieux connaître
37:04ce que le spatial fait
37:06dans notre vie quotidienne.
37:07Le spatial,
37:08c'est tous les jours,
37:09c'est se repérer
37:10quand on va chez des amis,
37:13c'est consulter la météo,
37:15c'est toute une série
37:16de services extrêmement importants
37:18dans notre vie quotidienne
37:19mais aussi pour l'adaptation
37:21au changement climatique.
37:22Comment est-ce qu'on peut aider
37:23les agriculteurs
37:24à mieux irriguer leur terrain ?
37:26Comment est-ce qu'on peut repérer
37:28depuis nos satellites
37:29les îlots de chaleur dans les villes
37:31et les aider à mieux s'adapter ?
37:32Tout ceci est fort d'actualité.
37:34Donc on avait cette idée de
37:36le spatial,
37:37c'est tous les jours dans notre vie
37:38et pourtant c'est mal connu.
37:40C'est mal connu du grand public.
37:41Donc c'est un petit peu ça
37:42qu'on a voulu porter.
37:44Et si c'est mal connu du grand public,
37:46ça veut aussi dire que du coup,
37:48on a du mal à trouver
37:51tous les ingénieurs, techniciens
37:55et ensemble de chargés de missions,
37:57salariés, etc.
37:58pour pouvoir travailler
37:59dans nos entreprises
38:01et en particulier
38:02une diversité de profils.
38:04Le problème du spatial,
38:06c'est qu'il attire
38:06beaucoup des scientifiques,
38:08évidemment,
38:08parce que ça a l'air
38:09très technique.
38:10On avait l'Isaé aussi
38:11dans cette émission tout à l'heure.
38:13Absolument.
38:14Mais nous,
38:15on a besoin dans le spatial
38:16de plein de profils différents.
38:17On a besoin de femmes.
38:19Beaucoup de femmes.
38:20On manque de femmes dans le spatial.
38:21On a besoin de gens
38:22qui ont des compétences,
38:23des talents très différents.
38:25Et donc,
38:26faire connaître le spatial
38:27auprès du grand public,
38:28le faire connaître
38:28auprès de tous ces jeunes
38:30qui pensent
38:30qu'ils ne sont pas spécialement
38:32concernés
38:32ou qui pensent
38:33qu'ils n'ont pas
38:33les compétences,
38:34alors que nous,
38:35on a besoin de tout ça.
38:37Donc,
38:37derrière la fondation de l'espace,
38:38il y a vraiment ça.
38:39Il y a la volonté
38:40de porter
38:41un spatial européen,
38:44un spatial dont
38:46les valeurs,
38:47les ambitions,
38:48les objectifs
38:48sont peut-être
38:49un peu différents
38:50de ce qui est porté
38:51par d'autres grands pays
38:52spatiaux,
38:53comme la Chine,
38:54les Etats-Unis,
38:55etc.
38:56Donc,
38:56il y a une identité
38:57au spatial européen.
38:59Il y a un certain nombre
39:01de rêves,
39:03d'ambitions
39:03qui sont portés
39:04par un spatial européen.
39:05La fondation,
39:06c'est tout ça.
39:07Le grand public,
39:08le rêve
39:08et les nouveaux talents.
39:09Et on a envie
39:10de porter ça
39:11de manière
39:13très ambitieuse.
39:14Une énorme ambition,
39:15c'est exactement
39:15le mot que j'allais choisir.
39:17mais une ambition
39:18assez noble
39:19et dont on a besoin
39:20ici aujourd'hui
39:22aux Assises.
39:22On comprend bien
39:23qu'il y a un besoin
39:24de faire connaître
39:25le secteur à tous
39:26pour aussi créer
39:27des synergies
39:27avec d'autres acteurs
39:28d'autres secteurs
39:29qui n'ont pas assez
39:30de connaissances
39:31dans le secteur spatial
39:33et avancer demain
39:34vers cette nouvelle économie.
39:35La Space Jam,
39:36c'est aussi le sujet
39:37du jour.
39:38Est-ce que vous pouvez
39:39nous parler de ça ?
39:40À 17h30,
39:41il va y avoir
39:41une remise de prix
39:42avec Thomas Pesquet
39:44qui sera là,
39:45qui est ambassadeur,
39:46je crois,
39:46de la fondation
39:47de l'espace.
39:47C'est plus que ça,
39:48c'est notre président.
39:49C'est votre président.
39:50Voilà.
39:51C'est vraiment
39:52notre grand président
39:52et il a pris son rôle
39:54à bras-le-corps
39:55et très à cœur.
39:56Donc,
39:56la Space Jam,
39:57écoutez,
39:58c'est un projet
39:59dont on a eu l'idée
40:00il y a à peu près
40:02dix mois.
40:04On voulait
40:06mettre en scène
40:08et valoriser
40:09toutes les applications
40:10avales,
40:11en particulier
40:11du spatial.
40:13Ce spatial
40:14tourné vers la Terre.
40:15c'était très important
40:17puisque le titre
40:18de la Game Jam,
40:19c'est Objective Terre.
40:20Donc,
40:20c'était vraiment
40:22l'idée
40:23qu'on avait derrière,
40:24c'était ça,
40:25valoriser les applications
40:26du spatial
40:27à travers
40:28des jeux vidéo.
40:30Vous le savez,
40:30la France
40:31est une terre
40:31d'excellence
40:32de la production
40:33de jeux vidéo.
40:34Nous exportons
40:35nos talents
40:35partout dans le monde
40:36et nous sommes capables
40:37de produire
40:38de très grands jeux
40:39comme on l'a encore
40:41vu tout récemment
40:41avec le prix
40:42Claire Obscur
40:43du studio
40:43de Montpellier.
40:44Et donc,
40:45on a organisé
40:46un grand concours.
40:47Donc,
40:48une Game Jam,
40:49c'est l'objectif
40:50pour ceux
40:50qui ne sont pas
40:50familles avec ça,
40:51c'est vous donner
40:5215 jours
40:53à des équipes
40:54qui en 15 jours
40:56doivent prendre,
40:57doivent organiser
40:59leur équipe
41:00de manière
41:01à rendre
41:02un jeu
41:02le plus opérationnel
41:04possible,
41:04le plus sympa
41:06à jouer possible,
41:07le plus attrayant
41:08possible,
41:08juste en 15 jours.
41:09Donc,
41:10c'est un peu
41:10une course de vitesse.
41:11Et on leur donne
41:12un thème.
41:13Donc,
41:13nous,
41:13on a dit,
41:14voilà,
41:14l'objectif,
41:15c'est la terre.
41:16Et on a mis
41:17un certain nombre
41:17d'entreprises
41:19sponsors
41:20pour expliquer
41:21ce qu'elles font
41:21et ça leur a donné
41:23des idées.
41:24Donc,
41:25on a 250 jeunes
41:26qui sont inscrits
41:27à peu près.
41:28Ils ont produit,
41:29on a été aidés
41:30par les grandes écoles
41:31de jeux vidéo françaises
41:33et ils ont produit
41:34à peu près
41:3525 jeux.
41:38Et donc,
41:39c'est ça
41:39dont on va remettre
41:40les prix tout à l'heure.
41:41Donc,
41:41des jeux
41:42qu'on va récompenser
41:42pour la qualité
41:43de leur graphisme,
41:45pour leur gameplay,
41:47c'est-à-dire
41:48le côté très sympa
41:49du jeu,
41:50très attractif.
41:52On a fait voter
41:53le grand public
41:54parce que tout ça
41:55a eu lieu,
41:56voilà,
41:56on l'a mis en ligne,
41:57etc.
41:57Et le grand public,
41:58les écoles,
41:59donc il y a eu
41:59une petite compète
42:00entre les écoles
42:01pour voter,
42:02etc.
42:02Donc,
42:03c'est important
42:03avec ces projets-là
42:05de voir qu'on peut
42:06rendre accessible
42:07aussi par le jeu
42:08mais par la créativité,
42:09le secteur spatial
42:10et par la culture
42:11peut-être aussi.
42:13Exactement.
42:13C'est diffusé,
42:14en fait,
42:14c'est une façon
42:15de diffuser
42:15notre culture du spatial.
42:17Oui.
42:17Ce que nous faisons
42:18parce que,
42:19voilà,
42:19c'est pas,
42:20quand on parle de spatial
42:21au grand public,
42:21tout de suite,
42:22on s'imagine
42:23Interstellar.
42:24Alors qu'en fait,
42:25l'essentiel du spatial,
42:2699% des satellites
42:27sont tournés vers la Terre.
42:29C'est pour ça
42:29qu'on l'a appelé
42:30Space Jam 99.
42:32Il y a d'autres projets
42:34qu'on peut citer
42:35très rapidement
42:36avant de conclure.
42:37Toujours tournés vers les jeunes,
42:38il y a le Déclic spatial.
42:40Vous pouvez nous en dire un mot
42:41et puis ensuite,
42:41dans quelques mois,
42:43l'espace se déplacera
42:45à Cannes
42:45pour le Cannes Festival.
42:47Exactement.
42:48On a donc,
42:50Déclic spatial,
42:50c'est notre opération
42:52stage de seconde.
42:53Je vous ai dit,
42:54on cherche des nouveaux talents,
42:56on cherche à ouvrir
42:56les yeux des jeunes
42:57qui n'ont pas du tout
42:58pensé au secteur spatial.
43:00Et donc,
43:00on a demandé
43:01à plein d'entreprises,
43:03on a organisé
43:04en fait une logistique
43:05qui fait que
43:06de nombreuses entreprises
43:07ont accueilli
43:08des poules de jeunes
43:09par 10,
43:10par 30,
43:10selon leur capacité.
43:12Et comme ça,
43:12on a organisé
43:13chaque jour une visite.
43:14On a fait ça
43:15à Toulouse,
43:16en Haute-Savoie
43:17et à Paris.
43:19Donc,
43:19c'était notre
43:20première itération.
43:21L'année prochaine,
43:22donc cette année,
43:22on a eu 100 jeunes.
43:24L'année prochaine,
43:24on espère faire encore mieux.
43:25Mais en tout cas,
43:27ça permet d'ouvrir
43:29des yeux.
43:30Bien sûr.
43:31Et le cinéma ?
43:32Alors,
43:32ce sera le mot de la fin.
43:34Alors,
43:34nous avons créé
43:35le premier festival
43:36international du spatial,
43:37un cinéma for space.
43:39Il se trouve
43:40que la communauté
43:40d'agglomération
43:41Cannes-Pays-de-les-Reims
43:42est un cofondateur
43:43de notre fondation.
43:45Et nous accueillons
43:46au Palais des Festivals
43:48en grande pompe.
43:49Donc,
43:49ce festival
43:50qui est un festival
43:51un peu particulier
43:52parce qu'il fait se rencontrer
43:53des scientifiques,
43:55des acteurs,
43:56des metteurs en scène
43:56et des grands réalisateurs
43:58pour discuter
43:59autour d'un film,
44:01de discuter
44:01de ce que cela veut dire,
44:02des questions
44:03qui sont posées
44:03par le spatial,
44:04le tout devant
44:05un grand public.
44:06Et le programme
44:07est d'ores et déjà
44:08pratiquement en ligne.
44:09Pratiquement en ligne.
44:10On va aller découvrir ça.
44:11Vous êtes invité
44:12à aller découvrir ça
44:13et à vous intéresser
44:15au travail
44:15de la Fondation de l'espace
44:16pour en découvrir
44:17un peu plus
44:18sur ce que l'espace
44:19peut rendre possible
44:20aussi pour la Terre
44:22et pour vous.
44:22Merci à tous
44:23de nous avoir suivis
44:24dans cette émission spéciale
44:25en direct des Assises
44:26du New Space.
44:27On se retrouve très vite
44:28sur Bsmart.
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