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  • il y a 59 minutes
Mercredi 27 mai 2026, retrouvez Eric Simonnet (Responsable des relations investisseurs, Triodos Investment Management), Yann Lemoine (président fondateur, Les Biens en commun), Valérie Paumier (Fondatrice, Résilience Montagne), Chloé Cohen (Cofondatrice, Les Halles de la Transition) et Alix Lajoie (présidente, Photosol) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici notre sommaire du jour, c'est Alix Lajoie, la présidente de Photosol, qui sera l'invité du grand
00:22entretien tout à l'heure, 26 minutes, pour découvrir comment le solaire photovoltaïque se déploie en France,
00:28quels moyens, quels freins, quels enjeux de souveraineté énergétique, beaucoup de thèmes à aborder tout à l'heure.
00:34Mais d'abord, je reçois Eric Simonnet, qui est responsable des relations investisseurs chez Triolos IM, pionnier de la finance
00:40durable en Europe,
00:41qui mise aujourd'hui sur la nature ou comment considérer le capital naturel comme une classe d'actifs.
00:48Notre débat, il portera sur la reconversion professionnelle, comment font celles et ceux qui changent de métier pour s'engager
00:54dans la défense de l'environnement,
00:55en réponse dans une dizaine de minutes. Et puis, dans notre rubrique consacrée aux startups éco-responsables, je vous présenterai
01:01les biens communs.
01:02C'est une solution de partage des objets et donc de lutte contre la surconsommation.
01:07Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:17L'invité de ce Smart Impact, c'est Eric Simonnet. Bonjour, bienvenue.
01:21Bonjour, merci.
01:21Vous êtes responsable des relations investisseurs chez Triolos IM, un pionnier de la finance durable en Europe.
01:27Je veux bien que vous nous présentiez Triolos IM.
01:29Alors, Triolos IM, c'est la société de gestion de la banque Triolos.
01:32Triolos, c'est la toute première banque éthique qui a été créée en Europe en 1980 et qui a vraiment
01:38fait de sa mission de financer le changement,
01:44de changer la finance en intervenant uniquement sur des sujets d'impact.
01:49Donc déjà, à partir de 1980, avant même que ce soit question d'impact ou d'ESG.
01:56Triolos IM est la société de gestion où on va gérer des véhicules d'investissement pour des clients qui vont,
02:01des clients retail jusqu'à des clients institutionnels,
02:04mais vraiment axés sur des sujets de transition, des grands thèmes de transition comme les énergies renouvelables, la gestion des
02:11ressources, l'alimentation, l'agriculture, etc.
02:14Qui sont aujourd'hui vos principaux clients et alors pourquoi ils sont devers vous ? Parce que vous êtes pionnier
02:19?
02:19Ils se disent autant aller chez ceux qui font de la finance durable depuis des décennies ?
02:25Alors ça joue en termes de crédibilité, mais je pense que c'est surtout au niveau de la crédibilité.
02:29Donc les clients, on a des conseillers en gestion de patrimoine, des banques privées avec des réseaux de distribution,
02:37et puis aussi des clients institutionnels, des fondations, des organisations religieuses.
02:42Et ils se tournent vers nous effectivement pour la crédibilité et pour la garantie finalement de passer à travers tout
02:49risque de greenwashing
02:51qui a suffisamment pénalisé l'industrie ces dernières années.
02:54Et donc voilà, ils savent exactement dans quoi ils investissent et surtout également pour la transparence.
02:59Parce que nous, on donne l'intégralité de nos portefeuilles à nos clients afin qu'ils sachent exactement dans quoi
03:04ils sont investis.
03:05Et cette question justement de la capacité à mesurer l'impact, comment vous l'intégrez au produit que vous proposez
03:16?
03:16Et est-ce que vous vous différenciez là-dessus par rapport à d'autres ?
03:19Alors il y a plusieurs niveaux. La mesure d'impact, déjà on est également un pionnier de la mesure de
03:28l'impact et de la donnée ESG
03:29puisque à la fin des années 90, il y avait une société au Canada qui s'appelle Yancy Research qui
03:34était spécialisée en données ESG.
03:36Et il y a eu une jeune venture avec Triodos à l'époque qui a donné naissance à Sustainalytics qui
03:41maintenant est un des leaders de l'ESG.
03:43Et donc Triodos s'est retiré il y a quelques années.
03:46Mais la capacité à analyser les données ESG, les données d'impact sont déjà intégrées depuis, j'ai envie de
03:52dire, la naissance de Triodos.
03:54Et puis on collabore aussi avec d'autres sociétés comme ISS ESG pour également avoir de la donnée, mais aussi
04:00confronter nos vues.
04:03Et donc la donnée d'impact, elle ne vaut que par ce qu'on veut analyser.
04:08Donc l'impact dans un secteur ou dans un autre n'est pas le même et donc les KPI vont
04:14être différents.
04:15Donc c'est vraiment là-dessus aussi qu'on va se focaliser, d'identifier les impacts attendus, les impacts négatifs,
04:20mais aussi les impacts positifs qui sont les plus importants.
04:23Vous lancez un fonds qui est dédié aux solutions fondées sur la nature.
04:27Donc ça veut dire que vous parlez du capital naturel, c'est ça, comme d'une nouvelle classe d'actifs.
04:32Je veux bien que vous nous expliquiez de quoi il s'agit.
04:35Alors on entend beaucoup parler de biodiversité, de perte de biodiversité.
04:39Et de notre point de vue, il est fondamental de travailler sur le financement de la régénération, principalement des terres
04:50agricoles et des forêts.
04:52Aujourd'hui, il faut se dire qu'il y a un manque de capital qui est dirigé vers ces secteurs.
04:59Et il y avait un rapport du programme des Nations Unies pour l'environnement qui disait que pour un dollar
05:06affecté à la protection de la biodiversité, il y avait à peu près 30 dollars qui étaient affectés à la
05:11détruire.
05:12Donc il y a vraiment, il y a un vrai problème, il y a un vrai problème de financement.
05:16Et plus de 50% du PIB mondial, c'est lié à la nature.
05:22Donc notre croissance économique, notre bien-être en tant que société et économie dépend et intrinsèquement lié à la nature.
05:31Et donc on a décidé avec Fondaction, qui est un institutionnel canadien avec qui on a monté une jeune venture,
05:41de monter un fonds d'investissement privé, donc en non-coté,
05:46qui va avoir pour vocation de financer la transition et la régénération des terres agricoles en Europe et aux Etats
05:54-Unis, mais également des domaines forestiers.
05:57Donc ça va être à peu près 70% sur les terres agricoles et 30% sur le forestier.
06:01Sur les terres agricoles, il y a un vrai besoin de régénération, d'amélioration des sols, de travail sur la
06:12protection de la biodiversité.
06:13Parce que protéger la biodiversité, ça passe par protéger l'environnement dans lequel évolue la biodiversité.
06:18Donc ça va passer par de l'acquisition de terres agricoles, en travaillant avec des acteurs locaux qui sont déjà
06:26des acteurs dans l'agriculture régénérative et bio,
06:30et de leur permettre d'acquérir des nouvelles terres pour les transformer et développer ce mode de production,
06:38qui est le meilleur rempart contre la perte de biodiversité.
06:41Et puis de l'autre côté, surtout ce qui est forêt, il y a jusqu'à présent, il y a
06:48des grands problèmes qu'on voit aujourd'hui avec le changement climatique dans les forêts.
06:51C'est que c'était généralement des forêts mono-espèces, ce qui les rend extrêmement fragiles aux maladies, mais également
07:01aux changements climatiques, aux intempéries.
07:04Et donc un besoin, finalement, de mieux gérer ces forêts avec une diversification des espèces, mais également dans son exploitation,
07:12arrêter avec les coupes rases qui ont un impact extrêmement négatif sur la biodiversité, et de passer sur une gestion
07:19raisonnée de ces domaines forestiers.
07:21Mais c'était déjà des secteurs qui étaient financés. Qu'est-ce que vous apportez de nouveau ?
07:27Trop peu.
07:28D'accord, un passage à une montée en puissance.
07:31Là, le fonds vise une levée de 300 millions d'euros, et vraiment dédié à ces deux segments.
07:42Avec une difficulté, quand on parle biodiversité, on sait que c'est beaucoup plus compliqué de mesurer.
07:49C'est plus facile quand on parle d'impact carbone, tout simplement.
07:54On en revient à ce que vous disiez tout à l'heure, c'est-à-dire l'impact mesurable.
07:58Est-ce que c'est plus difficile de prouver son impact en matière de biodiversité ?
08:03En fait, l'idée, et c'est ça souvent qui est un frein, c'est qu'effectivement,
08:09mesurer l'impact sur la biodiversité, c'est extrêmement compliqué.
08:12Les modèles sont en train d'être créés, la donnée est en train d'être aussi assemblée.
08:21Mais on en revient à c'est quoi l'habitat de la biodiversité ?
08:25Et la biodiversité, son habitat, c'est les champs, les forêts, la nature.
08:31Et donc, le meilleur moyen de protéger cette biodiversité et d'y permettre de se régénérer,
08:36c'est de travailler sur une meilleure exploitation plus raisonnée de ces terres et de ces forêts,
08:43parce que c'est là qu'on va véritablement protéger la biodiversité.
08:46Et après, en termes de calcul, on va avoir, en termes de données,
08:49on va avoir sur les émissions carbone, sur la qualité des sols.
08:54Il faut voir quand même qu'on a aujourd'hui 40 à 50 % des sols qui sont dégradés.
09:00Et si on ne fait rien, dans 25 ans, c'est 95 % des sols qui vont être dégradés.
09:05Mais ça risque d'être, pardon de vous interrompre,
09:06en fait, moi ce que je comprends, c'est que ça va être quasi impossible
09:10d'avoir un référentiel biodiversité globale, planétaire, etc.
09:16et que c'est projet par projet qu'il faudra prouver son efficacité.
09:20Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas le faire.
09:21Mais peut-être que ça complique la diffusion d'actifs ou d'investissements comme les vôtres.
09:29C'est le calcul de l'impact sur la biodiversité, si on veut mesurer,
09:33alors je vais être très caricatural, mais le nombre de libellules le long d'une forêt
09:37ou le nombre de coccinelles dans un champ, c'est pas possible, c'est sans fin.
09:42Mais savoir que ces espèces s'épanouissent et se redéveloppent dans un environnement sain
09:50où il n'y a pas d'utilisation d'intrants externes chimiques,
09:55où il y a une meilleure exploitation de la culture et donc de lutte contre la sécheresse
10:05qui va éviter justement les digitalisations en eau pour l'irrigation.
10:08Donc c'est tout ce travail en amont qu'il faut faire.
10:10Et c'est là où on voit qu'il y a un véritable manque de financement.
10:14Et donc on va intervenir avec Fondaction pour acquérir des terres,
10:21les faire pivoter dans des pratiques régénératives,
10:26acquérir des forêts pour optimiser et améliorer sur le long terme leur exploitation.
10:33Et c'est ça qui va définir finalement le biocosme de la biodiversité.
10:40Avec une performance financière ?
10:41Alors si vous êtes là, si Triodos existe depuis plusieurs décennies,
10:45c'est que la performance financière est possible.
10:47Ça doit être une question qu'on vous pose à chaque fois.
10:49Bien sûr.
10:50Donc on a évalué la performance attendue.
10:57Donc c'est un fonds qui va être un fonds fermé sur 12 ans
10:59avec capacité à faire deux fois un an supplémentaire.
11:04Et on vise une performance de 8 à 10% net de frais annualisés.
11:10Parce qu'il y a une augmentation de 7 à 8% par an sur toute la production bio.
11:17Donc ça, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe,
11:20c'est des productions qui sont demandées, qui sont amenées à se développer.
11:23Et donc là, on a une véritable rentabilité.
11:25Il y a de plus en plus de demandes pour du bois certifié ou pour des bois techniques.
11:32Puisque aujourd'hui, on a une explosion de la construction à partir de bois.
11:35Et donc les bois certifiés sont beaucoup plus attendus.
11:40Donc là aussi, on a une rentabilité attendue sur l'exploitation forestière.
11:45La diminution des intrants chimiques va également avoir un impact
11:51sur la performance globale de ces exploitations
11:53et donc sur le retour sur investissement.
11:56Donc effectivement, on a évalué que la performance estimée de 8 à 10% annualisée
12:05à la clôture du fonds, bien entendu.
12:08Merci beaucoup Eric Simonnet et à bientôt sur Bismarck Frontier.
12:12On passe tout de suite à notre débat.
12:13La reconversion professionnelle au service de l'environnement.
12:24Changer de parcours professionnel pour s'engager,
12:27s'engager dans la défense de l'environnement.
12:29Voilà le thème de notre débat.
12:30J'accueille Valérie Paumier, bonjour.
12:32Bonjour.
12:32Heureux de vous retrouver.
12:33Vous avez déjà participé à l'émission.
12:35Vous êtes présidente de Résilience Montagne.
12:37Et Chloé Cohen qui est avec nous au Duplex.
12:39Bonjour.
12:41La cofondatrice des Halles de la Transition.
12:43On va commencer par vous présenter l'une et l'autre
12:46et présenter vos organisations.
12:48Résilience Montagne, c'est une association, c'est ça ?
12:50Oui.
12:51Une association qui travaille, on dit grossièrement,
12:56la résilience des territoires de montagne face aux dérèglements climatiques.
12:59Avec une voix assez forte que vous portez,
13:03un peu pour la gratter dans une région qui vit quand même pas mal du tourisme
13:09et peut-être que c'est une idée qui est inusoire, de la neige.
13:14Oui, c'est ça.
13:16Comment on anticipe et on planifie une sortie économique d'un modèle
13:20qui paye encore très bien, mais malheureusement,
13:23qui va décliner et un jour s'arrêter, même si on ne veut pas.
13:27Je veux bien que vous nous présentiez, Chloé Cohen,
13:30les Halles de la Transition, c'est quoi ?
13:33Les Halles de la Transition, on est un groupe de l'économie sociale et solidaire.
13:37On a créé la première franchise de lieux à impact en France
13:42et on accompagne les entreprises dans leur démarche d'impact.
13:45Est-ce que vous-même, vous avez opéré une transition professionnelle ?
13:49Parce qu'on va beaucoup parler de ça dans notre débat.
13:53Tout à fait, tout à fait.
13:54On en parlera peut-être un peu après,
13:56mais je suis passée plutôt d'un univers très business, conseil, innovation, digitale,
14:02au service du monde économique à, on va dire, la même chose,
14:05mais au service plutôt du monde du vivant et de notre écosystème.
14:09Et vous, Valérie Pommier, vous venez de quel univers ?
14:12Ouh, j'en ai fait des choses.
14:14Je suis plus âgée que Chloé.
14:18Donc, non, mais j'ai fait...
14:19Je suis des Annecy, j'ai fait une école plutôt de commerce
14:23et puis je suis partie en Afrique, à Libreville au Gabon,
14:26pour le consulat, l'ambassade de France,
14:28et puis à Hong Kong, pour booster la destination France dans les Alpes,
14:33pour avoir le 1% de Chinois susceptible de ce qui est dans les Alpes,
14:37ce que je ne veux plus aujourd'hui.
14:39Et puis après, milieu financier international à Genève
14:42et promotion immobilière en montagne.
14:44À quel moment vous vous dites, il faut changer ?
14:48Ça végète à un moment.
14:50J'avais vu des rapports climat déjà quand j'étais à Hong Kong.
14:53On n'en faisait pas grand-chose,
14:55mais voilà, je n'ai pas eu, moi, la curiosité.
14:57J'accuse personne sauf moi.
14:58On n'avait pas non plus d'instructions,
15:01mais ce n'était pas un vrai sujet.
15:03Et puis, je suis né en 69,
15:05peut-être dans un milieu socio-économique aussi,
15:06où on ne m'en aurait pas parlé.
15:08Et puis, de plus en plus, j'entends ces sujets climat.
15:10Et puis, il fait chaud en Haute-Savoie,
15:11puis la neige fond, et j'adore le ski,
15:13et j'enseigne le ski à l'époque.
15:15Et je me dis, mais qu'est-ce qui se passe ?
15:16Et puis, en 2016, il y a une conférence qui m'interpelle,
15:20c'est la conférence de Jean-Marc Jancovici au Mines.
15:22Et je leur rapporte à ce que je fais au quotidien.
15:24Et je me dis qu'à ce moment-là,
15:27je travaille plutôt sur une branche
15:29sur laquelle je suis toute seule.
15:31Voilà, et je décide de quitter.
15:33Oui, d'accord.
15:34Dans votre cas, Chloé Cohen, qu'est-ce qui s'est passé ?
15:38Moi, on va dire que ça a été assez progressif.
15:41J'ai fait une prépa à Hocé, une école de commerce.
15:43Et ensuite, j'ai bossé plutôt en agence de communication corporate,
15:46en cabinet de conseil, en stratégie innovation.
15:49Et je sentais que je n'étais pas alignée progressivement
15:52au fil des années avec ce que je faisais au quotidien
15:56au sein de mes différentes structures.
15:58Et du coup, en 2019, j'ai décidé d'avoir une belle transition.
16:03Et je suis partie vivre en Australie, à Sydney,
16:06où j'ai plongé dans l'univers de l'économie circulaire
16:09et la RSE et de l'Impact.
16:11Et j'ai cofondé un accélérateur de start-up
16:13dans l'économie circulaire là-bas.
16:16Et c'est là où je me suis dit que le match
16:17entre entrepreneuriat et impact était à la fois nécessaire
16:21pour moi, pour tout un volet épanouissement.
16:24Et en plus, si grâce à ça, je pouvais être utile
16:26par rapport à nos écosystèmes
16:29et pouvoir être utile au quotidien dans le monde pro,
16:32je me suis dit que c'était plutôt une opportunité et une chance.
16:35Donc, je me suis lancée ensuite en France.
16:37Selon les chiffres de l'INSEE, en 2025,
16:416,2% des actifs changent de métier chaque année.
16:46Et sur une période plus longue,
16:47ça représente environ 30%, 28% des actifs
16:50qui ont changé de métier entre 2020 et 2025.
16:53Chloé Cohen, qu'est-ce qui pousse aujourd'hui
16:56un homme, une femme à se reconvertir ?
16:59C'est quoi l'argument ?
17:00Il y en a plein, ça dépend de chaque parcours,
17:04chaque histoire, évidemment.
17:05Mais est-ce qu'il y a des grandes familles
17:06comme ça de leviers ou d'arguments ?
17:08Oui. Je pense que c'est une question aussi
17:11d'honnêteté vis-à-vis de soi-même
17:13et de ce qu'on veut faire au quotidien.
17:15Évidemment, il faut avoir la chance et le privilège
17:17de pouvoir décider de cela.
17:20Mais quand on a un bagage avec,
17:21notamment pour ma part, une école de commerce
17:25et des expériences au sein de cabinet de conseil,
17:27je pense que c'était juste essentiel
17:29de se poser la question de
17:30est-ce qu'on est aligné avec ce qu'on fait
17:31et est-ce qu'on n'a pas aujourd'hui
17:33les moyens d'agir face à l'urgence climatique,
17:35la précarité sociale, le manque de liens sociaux en France.
17:39Il y a énormément de sujets qui touchent aussi bien
17:40l'environnement que le volet social,
17:42qui vont d'ailleurs de pair.
17:44Et je pense que quand on a cette envie d'agir
17:47et si on se dit qu'on peut avoir les capacités
17:48pour le faire, en fait, il est temps d'y aller
17:52et d'avancer et de sauter dans le grand vin.
17:55Et finalement, la reconversion professionnelle,
17:57moi, je pense qu'on utilise souvent les compétences,
18:00les expériences qu'on a acquis par le passé.
18:02En fait, on s'en sert pour mener à bien la vie
18:05qu'on a aujourd'hui.
18:07C'est votre cas aussi, Valérie Pommier,
18:09parce que vous disiez que je travaillais
18:10dans l'immobilier de montagne.
18:12C'est un sacré enjeu de la résilience
18:13des territoires de montagne, ça, l'immobilier.
18:15En fait, quand j'ai commencé à me poser la question
18:19de ce que j'allais faire, de ce que je savais,
18:22la chance aujourd'hui, c'est exactement ce que dit Chloé,
18:24c'est que je connais leurs codes.
18:26Et ils ne sont pas très innovants en face.
18:30Ils ont les mêmes codes de développement
18:32et de business au développement
18:35qui a 20-30 ans.
18:37Alors qu'avec ce qui se passe,
18:38on aurait peut-être dû avoir innové.
18:41Dans l'industrie, on a des services de R&D
18:44qui cherchent un nouveau produit.
18:46Ils ont des têtes pensantes.
18:48Je voyais avant vous des gens qui parlent
18:49des vrais ingénieurs qui ont de superbes idées.
18:51Mais quand on parle de résilience territoriale,
18:53la R&D, elle est plutôt philosophique.
18:55Et on n'est pas dedans.
18:57Donc en fait, oui, j'ai les codes.
18:59Je sais faire un bilan.
19:00Je sais quelles sont encore leurs cibles
19:02et qu'ils n'ont pas changé.
19:04Donc je vais un petit peu sur leur terrain,
19:05comme vous disiez, un petit peu poil à gratter.
19:07Alors c'est facile et pas facile
19:09parce que pour certains, je suis une traître.
19:11Et puis pour d'autres, je suis une courageuse
19:12que je ne suis pas du tout non plus.
19:14Mais c'est intéressant, oui,
19:15de comprendre les mécanismes.
19:16Tiens, j'en profite
19:17parce que cet enjeu de la transformation
19:19du parc immobilier de montagne,
19:21c'est majeur.
19:22C'est quoi ?
19:23C'est des passoires thermiques
19:26très, très majoritairement, c'est ça ?
19:27On dit, le premier émetteur,
19:30c'est la mobilité.
19:31Le deuxième, ce sont les passoires thermiques.
19:33On a un parc immobilier
19:35qui est d'acte des années 60-70
19:36avec trois quarts
19:38des plus de 3 millions de lits touristiques
19:40qui sont classés EFG.
19:42Sauf que comme on construit du neuf
19:44parce que les bilans,
19:45et quand le BTP va, tout va aussi.
19:47Et le BTP, c'est du neuf.
19:49Et tant qu'on vend du neuf
19:51et tant qu'on bétonne la montagne
19:52avec du neuf,
19:53alors on n'engage pas
19:54la transition énergétique
19:55et la rénovation des bâtiments.
19:57Donc, ce que je retiens
19:59dans vos parcours respectifs,
20:00c'est cette idée que, finalement,
20:02le sens et l'engagement environnemental
20:04a été un déclencheur.
20:06Est-ce que vous diriez, Chloé Cohen,
20:08que c'est encore vrai
20:10ou encore plus vrai aujourd'hui,
20:13là, en 2026,
20:14qu'il y a quelques années ?
20:16Ou alors, est-ce qu'il y a quand même...
20:18Parce qu'on voit bien
20:19que c'est presque un combat culturel.
20:21Il y a des contre-discours
20:23qui progressent.
20:26Est-ce que, malgré tout,
20:28pour vous,
20:28l'engagement environnemental,
20:30ça reste un déclencheur
20:31de reconversion ?
20:33Oui, tout à fait.
20:34Parce que, même si les lois,
20:37les normes, les réglementations
20:38changent constamment,
20:39l'urgence climatique
20:40et les sujets liés à l'environnement
20:42sont plus que jamais présents
20:43et vont l'être encore plus
20:44au fil des années.
20:45Donc, oui, je pense que c'est
20:47d'autant plus présent aujourd'hui.
20:49Et ce qui est intéressant aussi,
20:50quand on a un parcours
20:51plutôt dans le monde économique,
20:53c'est de se dire qu'aujourd'hui,
20:54les entreprises ne peuvent plus faire
20:55comme avant
20:56pour beaucoup de raisons
20:58différentes,
20:59que ce soit par rapport
20:59aux ressources,
21:01par rapport à la demande
21:02des consommateurs,
21:03par rapport aux demandes
21:04des parties prenantes
21:05et que, du coup,
21:05les accompagner
21:06à prendre en compte
21:07ces démarches d'impact,
21:09que ce soit en lien
21:09avec l'environnement
21:10ou le social,
21:11est aujourd'hui
21:11plus indispensable que jamais.
21:14– Mais il y a quand même
21:16ce contre-discours.
21:17Est-ce que vous avez le sentiment
21:19de mener une bataille
21:21de temps en temps ?
21:24– Alors, oui et non.
21:25Je pense qu'au début, oui.
21:26Notamment,
21:27quand on fait sa propre reconversion
21:28avec une sorte de crise écologique
21:30au début, oui.
21:31Et finalement,
21:32ensuite,
21:32on accepte que,
21:34en tout cas,
21:34pour ma part,
21:35je ne suis pas tant
21:35dans une bataille,
21:36mais plus dans l'accompagnement
21:38de celles et ceux
21:38qui souhaitent prendre en compte
21:40ces enjeux,
21:40que ce soit sur le volet
21:41des particuliers,
21:42pour un volet consommation responsable,
21:44que ce soit pour des personnes
21:45qui veulent se reconvertir
21:46dans l'environnement
21:47ou le social,
21:47ou que ce soit pour des entreprises
21:48qui veulent avancer.
21:50Je pense qu'on a énormément
21:51de structures et de gens
21:52qui veulent avancer
21:53vers ces sujets.
21:54Et moi,
21:54je suis plutôt partisane,
21:56déjà,
21:56d'aller vers cela,
21:57plutôt que de batailler
21:59vers celles et ceux
22:00qui, parfois,
22:00trouvent un peu trop d'excuses
22:02sur ces sujets.
22:03– Votre avis
22:03sur le contre-discours,
22:05Valérie Pommier,
22:06sur cette...
22:07C'est-à-dire
22:07une sorte de combat
22:09culturel, presque.
22:10– Oui,
22:10mais je pense qu'on a besoin
22:11de tout le monde.
22:12S'il y a une bataille,
22:13moi,
22:13je n'aime pas non plus ce mot,
22:16j'essaie d'être
22:16dans un discours positif,
22:17mais il est pris
22:18très négativement.
22:19On a besoin
22:20des personnes en poste
22:21qui se posent une question
22:22et qui peuvent faire évoluer,
22:24même un département
22:27sur la mobilité,
22:28par exemple.
22:28On a besoin de gens
22:29qui quittent
22:30et qui se disent
22:31« Moi,
22:31je veux être lanceur d'alerte
22:32et tant pis
22:33si ça dérange. »
22:34On a besoin de gens
22:35dans les administrations,
22:36moi,
22:36j'ai quelques fois
22:36en ministère,
22:37où on peut être
22:38en désaccord
22:39avec son ministre,
22:39s'il n'y a pas de souci,
22:40mais les services,
22:42les notes sont là,
22:43le travail est fait.
22:44Je veux dire,
22:45à Bercy,
22:46au ministère de l'Intérieur
22:46sur les risques en montagne,
22:47c'est hyper intéressant
22:48d'aller rencontrer ces gens,
22:50même si politiquement,
22:51on ne se sent pas en ligne
22:51avec le grand patron.
22:53Et je pense qu'on a vraiment
22:54besoin de tout le monde,
22:54des ingénieurs,
22:55des gens engagés,
22:56des jeunes.
22:57Alors,
22:57les jeunes sont plutôt convaincus
22:58quand on va dans les écoles,
23:00mais surtout,
23:01allez-y dans les entreprises.
23:03Comme disait tout à l'heure,
23:04souvent,
23:05j'ai la question
23:05« Mais moi,
23:06alors,
23:06qu'est-ce que je peux faire ? »
23:07Mais allez travailler,
23:08et c'est génial,
23:09parce que vous avez
23:10la conscience de la problématique,
23:12et vous pouvez essayer
23:13de faire changer de l'intérieur,
23:14et il faut y aller.
23:15Est-ce qu'il y a des freins,
23:16Chloé Cohen,
23:18à la reconversion,
23:19des gens qui n'osent pas,
23:20et si oui,
23:21quels sont ces freins ?
23:23Oui,
23:24c'est juste,
23:24par exemple,
23:25si je peux rebondir
23:25sur la reconversion
23:26et les métiers.
23:27Moi,
23:28je suis convaincue
23:28que d'ici quelques années,
23:30peut-être une dizaine d'années,
23:31en fait,
23:31tous les métiers
23:32vont prendre en compte
23:33ces sujets-là
23:34de l'environnement
23:35ou de l'impact
23:36plus largement,
23:36que ce soit dans les achats,
23:38le marketing,
23:38la finance,
23:39ou des métiers
23:40beaucoup plus techniques
23:40et terrains.
23:41Donc,
23:41je pense qu'au final,
23:42la plupart des métiers
23:44vont converger
23:45vers ces sujets
23:46liés à l'environnement
23:47et au social.
23:48Et après,
23:48pour répondre à vos questions,
23:50quand on parle de freins,
23:51oui,
23:51c'est sûr,
23:52je pense que déjà,
23:53alors,
23:53il y a forcément
23:54un frein économique
23:56si on est là
23:56et qu'on doit juste
23:58nourrir ses enfants,
23:59sa famille,
24:00déjà,
24:00forcément,
24:00on va plutôt penser à ça
24:02qu'à l'environnement
24:02et ça,
24:03c'est tout à fait compréhensible.
24:04Néanmoins,
24:05quand on est un peu plus
24:06privilégié,
24:07je pense qu'un des premiers freins,
24:08c'est la peur,
24:09la peur d'être
24:11dans une position d'inconfort
24:12parce que quand on se reconvertit,
24:14par définition,
24:15on va sur quelque chose
24:15qu'on ne connaît pas,
24:17on change de cap
24:18et du coup,
24:19forcément,
24:19ça fait très peur
24:20que ce soit sur le plan pro,
24:21le plan perso.
24:22Donc,
24:22je pense que la peur
24:23peut être un gros frein
24:24mais qu'une fois
24:24qu'on a passé déjà
24:26ce cap-là
24:26et finalement,
24:27ça peut se faire
24:27par plusieurs étapes,
24:28ça peut être déjà,
24:29pas forcément quitter son job
24:30mais aller se renseigner
24:31sur ce qu'il y a autour de nous,
24:32aller dans des associations
24:34d'intérêt général,
24:35de lutte sur l'environnement
24:36et de progressivement
24:38aller se renseigner,
24:39de prendre aussi beaucoup
24:39les retours d'expérience,
24:42cette émission notamment,
24:43d'aller chercher
24:44les retours d'expérience,
24:45les retours terrain
24:46et se dire en fait,
24:48est-ce que je sens
24:49que j'ai ce truc-là
24:50qui me pousse à changer
24:51et aller au-delà
24:52et voilà,
24:53après,
24:53je pense que quand on pense
24:54qu'on n'a qu'une vie,
24:56finalement,
24:56la peur,
24:57en tout cas,
24:57on a les moyens
24:58de pouvoir rebondir,
25:00elle doit être surmontée.
25:03Un mot là-dessus,
25:04peut-être,
25:05qui vous a accompagné
25:06si vous avez été accompagné,
25:07Valérie Paumier ?
25:08Ben non.
25:09Vous avez pris la décision ?
25:11J'ai toujours été support,
25:13mais moi,
25:13je me suis aperçue,
25:14j'ai changé relativement tard
25:16par rapport à Chloé.
25:17C'est vrai que ça remet en cause
25:19énormément de choses,
25:20la vie de famille,
25:23le luxe que j'ai,
25:24c'est d'avoir travaillé avant
25:25pour avoir quitté
25:26et j'ai bien conscience
25:28de la chance que j'ai.
25:29J'ai été accompagnée
25:30par mon entourage,
25:31mais j'ai aussi changé
25:32d'ami,
25:33quelques fois.
25:35où je n'ai plus trop envie
25:37d'expliquer ce que je fais
25:38à des gens
25:38qui ne vont pas être convaincus.
25:40Alors,
25:40on se revoit poliment,
25:41mais oui,
25:42ça rechange.
25:42Et puis,
25:42les enfants,
25:43moi,
25:43j'ai une famille,
25:44ça change considérablement
25:45la vie de famille.
25:47Merci beaucoup
25:47à toutes les deux
25:48et à bientôt
25:49sur Bismarck for Change.
25:51On passe au grand entretien
25:52de ce Smart Impact
25:53avec Alix Lajoie,
25:55la présidente de Photosol.
26:01Êtes-vous prêt ?
26:02Êtes-vous prête
26:02pour l'impact ?
26:03C'est la question
26:03que je pose chaque jour
26:04à une personnalité
26:04qui compte dans notre économie.
26:06Et je reçois aujourd'hui
26:07Alix Lajoie.
26:08Bonjour.
26:08Bonjour.
26:09Bienvenue.
26:09Vous êtes la présidente
26:10de Photosol.
26:11C'est une entreprise
26:12qui a été créée en 2008.
26:14Alors,
26:14c'est drôle
26:14parce que votre histoire,
26:15elle est complètement liée
26:16à celle de l'entreprise.
26:18Racontez-nous.
26:19Oui,
26:20tout à fait.
26:20Donc,
26:20Photosol,
26:21aujourd'hui,
26:21nous,
26:21on est producteur
26:22d'énergie renouvelable
26:23et donc,
26:24on développe en finance
26:25et puis on produit
26:26de l'énergie
26:27à partir de grandes
26:28installations solaires.
26:29Et mon parcours
26:30est peut-être un peu atypique
26:31puisque j'ai effectivement
26:32rejoint l'entreprise
26:33à ses débuts
26:34lorsqu'elle était
26:35une start-up en 2009.
26:37Une des premières salariées ?
26:39La première salariée
26:39de l'entreprise,
26:40on peut le dire.
26:41Et puis,
26:42petit à petit,
26:43j'ai développé l'entreprise
26:44aux côtés des fondateurs.
26:45Puis,
26:46nous avons cédé l'entreprise
26:48à l'actionnaire Ruby
26:49qui ensuite m'a nommée
26:51à la présidence
26:51du groupe Photosol.
26:52Bon,
26:53voilà,
26:53c'est quand même
26:53un beau destin
26:55commun
26:56entre Photosol
26:57et vous.
26:59Donc,
26:59on a quoi ?
27:00On a 18 ans
27:01quasiment
27:01d'expérience,
27:04de bilan.
27:05C'est un secteur
27:06qui a été quand même
27:07soumis
27:07à des injonctions,
27:10des règlements,
27:11des crises.
27:12Comment vous avez résisté
27:14à ces différentes difficultés ?
27:16Absolument.
27:17Donc,
27:18effectivement,
27:18le développement
27:19des énergies renouvelables,
27:20ce n'est pas linéaire.
27:20On dit souvent
27:21que c'est cyclique
27:23et il y a eu
27:23plusieurs cycles
27:24de développement
27:25dans le parcours
27:25de Photosol
27:26et des énergies renouvelables
27:27en général.
27:29Donc,
27:29nous,
27:30on est assez focalisés
27:30sur le marché français
27:31et quelques marchés européens
27:32également.
27:33Et donc,
27:34en France,
27:34il y a eu effectivement
27:35des premières accélérations
27:36et ralentissements
27:38du développement
27:39dans les années 2010
27:40avec un moratoire
27:40qui avait été prononcé
27:41puis des réinvestissements
27:43enclenchés
27:44à l'issue
27:44de nouvelles initiatives
27:45politiques.
27:47Le secteur énergétique,
27:48c'est un secteur régulé.
27:49C'est un secteur
27:50qui nécessite
27:51une vision
27:52et une ambition politique
27:53pour pouvoir investir
27:55dans les infrastructures
27:56et avoir une vision d'avenir
27:58sur lequel
27:58on construit
27:59des infrastructures
28:00et on produit
28:01pendant très longtemps.
28:03Les installations
28:04durent 35 ans
28:05voire 40 ans
28:06en moyenne.
28:07C'est vraiment du temps long.
28:07Donc,
28:08il nous faut du temps long,
28:09il nous faut une vision politique,
28:10il faut une impulsion
28:10pour que les investissements
28:11puissent être levés.
28:13Et donc,
28:14ça,
28:14c'est effectivement
28:16assez variable
28:16dans le temps.
28:17Et si on prend
28:18un exemple récent,
28:19cette loi,
28:20d'ailleurs,
28:20ce n'est pas une loi,
28:21ça a été un décret
28:21de programmation
28:22pluriannuelle de l'énergie
28:23que tous les secteurs
28:25ont attendu
28:26pendant des années,
28:28quelles conséquences
28:29ça peut avoir
28:29pour une entreprise
28:31comme la vôtre ?
28:32C'est-à-dire que
28:33vous étiez
28:33dans une sorte
28:34d'incertitude ?
28:34Comment ça se passait ?
28:36Absolument.
28:37En fait,
28:37aujourd'hui,
28:37on est dans une situation
28:38un petit peu paradoxale
28:40parce qu'on est
28:42en crise énergétique
28:42dans le monde.
28:43on voit la guerre
28:44en Iran,
28:45l'explosion des prix
28:46oil and gas
28:47partout dans le monde
28:48qui touche
28:48tout le monde.
28:51Et on a envie
28:52de répondre à ça
28:53en disant que
28:53le développement
28:54de l'énergie renouvelable
28:55est un amortisseur
28:56de crise
28:57puisque ça permet
28:58de sécuriser
28:58des prix d'électricité
29:00très bas
29:01et stables
29:01dans le temps.
29:03En revanche,
29:05en France,
29:06on a un peu
29:07un rebours
29:07de tout ce qui se passe,
29:08on met beaucoup de temps
29:09et on a créé
29:10une période
29:10d'instabilité réglementaire
29:12notamment depuis
29:13la dissolution
29:14de l'Assemblée nationale
29:14il y a deux ans
29:16maintenant
29:17où une succession
29:18de gouvernements
29:18a mis beaucoup
29:19de temps
29:19à sortir
29:20cette programmation
29:21pluriannuelle
29:21de l'énergie.
29:22On a eu
29:22deux ou trois ans
29:23de retard
29:24pendant laquelle
29:25on n'avait pas
29:25de visibilité.
29:26Vous investissez moins
29:27par exemple ?
29:28Il y a des projets
29:28sur lesquels
29:29vous dites
29:29qu'on ne va peut-être
29:30pas y aller
29:30parce qu'on n'est pas sûr
29:31que le contexte
29:32réglementaire
29:33nous sera suffisamment favorable ?
29:35Absolument.
29:35Les entreprises
29:36ont besoin de visibilité
29:37pour pouvoir investir
29:38et planifier dans le temps
29:40leurs besoins
29:41et leurs ressources
29:41et c'est ça
29:42qui nous manque
29:43aujourd'hui.
29:44La France avait
29:45des ambitions
29:46annoncées
29:46avec la loi
29:47APER en 2023
29:48avec le pacte solaire
29:50qu'on a signé
29:51dans ces années-là
29:52avec des ambitions
29:53énormes
29:53et la programmation
29:55pluriannuelle
29:55trois ans plus tard
29:57ralentit
29:57ces ambitions-là.
29:58Il y a quand même
29:5948 gigawatts
30:00d'ambition
30:00pour la France
30:02développée
30:03pour le solaire
30:04en 2030
30:05et entre 55
30:06et 80 gigawatts
30:07annoncés
30:07pour 2035
30:08donc c'est quand même
30:09une croissance
30:10mais en fait
30:10elle est réduite
30:12largement
30:12par rapport
30:12à ce qui avait été
30:13annoncé
30:13deux ans auparavant.
30:15Donc c'est un peu
30:15des stop and go
30:16que la filière subit
30:17et moi en tant que
30:17chef d'entreprise
30:19les stop and go
30:20je n'aime pas ça
30:21je ne sais plus
30:21planifier
30:22mes investissements.
30:23Donc aujourd'hui
30:24on a un plan
30:24pluriannuel de l'énergie
30:25on a félicité
30:27on a félicité
30:28effectivement le gouvernement
30:28à l'époque
30:29de nous avoir
30:29enfin donné
30:30un peu de visibilité
30:31et depuis
30:32on est toujours
30:33dans un marasme
30:34où on attend
30:35des appels d'offres
30:36pour pouvoir
30:36vendre notre énergie
30:37qui mettent du temps
30:38à sortir
30:39ils ont annoncé
30:40une des ambitions
30:41de 2,9 gigawatts
30:42par an
30:43pour le solaire
30:44de nouvelles
30:45moyens de production
30:46et bien aujourd'hui
30:47ils viennent tout juste
30:47il y a moins d'un mois
30:48d'annoncer
30:50même pas un tiers
30:51de ça
30:53925 mégawatts
30:54en appel d'offres
30:54pour l'année 2025
30:55pour l'instant
30:56pour l'instant
30:56les promesses
30:58de la PPL
30:59ne sont pas tenues
31:01pour l'année 2026
31:03elles ne seront pas
31:04au volume annoncé
31:05initial
31:05de 2,9 gigawatts
31:07par an
31:07on a beaucoup de mal
31:09à rebondir
31:09par rapport à ça
31:10et à savoir se positionner
31:11donc ça va accroître
31:12la compétitivité
31:13entre les entreprises
31:15ce qui peut être
31:15un bon signe
31:16pour tendre
31:18les prix de l'énergie
31:19vers le bas
31:20et ça c'est ok
31:21mais par contre
31:22il nous faut quand même
31:23une visibilité
31:23que les volumes minimums
31:25vont être maintenus
31:25comme annoncés
31:26pour qu'on puisse
31:27conserver nos investissements
31:28est-ce que ça veut dire
31:29que vous êtes
31:31condamné
31:32c'est pas condamné
31:33parce que c'est plutôt
31:34une bonne nouvelle
31:35à vous diversifier
31:36vers d'autres pays
31:36à vous développer
31:38à l'international
31:39oui non j'aime pas trop
31:40le mot condamné
31:41au contraire
31:42effectivement
31:44nous on opère
31:45sur des marchés régulés
31:46donc il faut qu'on soit
31:47diversifié
31:48pour pouvoir pallier
31:49à des stop and go
31:50réglementaires
31:50et clairement
31:51la France
31:52pour l'instant
31:53est plutôt
31:53dans un ralentissement
31:55et dans un
31:56stop de la filière
31:58ce qui se joue
31:58en ce moment
31:59est assez important
32:00donc déjà en France
32:02j'aimerais pouvoir
32:03effectivement demander
32:04plus de visibilité
32:05et plus d'annonces
32:06sur des A.O.
32:08sur un certain nombre
32:09d'années
32:09sans remettre ça
32:10en cause
32:10tous les 6 mois
32:11et ensuite
32:12oui à titre
32:14pour Photosol
32:15nous on se diversifie
32:15à l'international
32:16on est présent dans d'autres pays
32:17oui on est présent
32:18dans différents pays européens
32:19donc en Italie notamment
32:20on a une branche
32:21qui construit
32:22et qui exploite
32:22des parcs solaires
32:23également
32:23et puis on regarde
32:25d'autres marchés
32:25comme l'Europe de l'Est
32:26la Pologne etc
32:27sur lesquels on se développe
32:28et alors est-ce qu'à l'inverse
32:30de la France
32:30il y a d'autres pays
32:31qui eux sont plutôt
32:33dans le go
32:33est-ce qu'il permet
32:34d'équilibrer
32:35ou alors est-ce que
32:36ce côté cyclique
32:38que vous décriviez
32:40il est malgré tout
32:41assez européen
32:42vous voyez ce que je veux dire
32:43non non
32:44la France est particulière
32:46les autres pays accélèrent
32:47l'Italie elle a par exemple
32:49un programme
32:50en termes de comparaison
32:51un programme d'appel d'offres
32:52de 4 gigawatts par an
32:53à comparer avec la France
32:54qui vient d'annoncer
32:55925 mégawatts
32:56et qui voulait
32:56avoir l'ambition
32:57de faire 2,9 gigawatts
33:00donc là
33:01l'Italie accélère bien plus
33:02et les autres pays également
33:04la France je pense
33:04que sa particularité
33:05elle vient du fait
33:06qu'elle a quand même
33:07l'énergie nucléaire
33:09bien au-delà
33:10des mixtes énergétiques
33:10des autres pays
33:11c'est plus de 60 ou 70%
33:13du mixte énergétique français
33:14voilà
33:15de l'électricité
33:16fournie par le nucléaire
33:18il n'y a pas de pays
33:19qui fait plus au monde
33:2168% on est leader
33:22voilà
33:23donc ça
33:25c'est un enjeu
33:27qui peut expliquer
33:28pourquoi la France
33:29elle ne se dépêche pas
33:31d'accélérer autant
33:31que les autres pays
33:32pour autant
33:33quand on écoute
33:34Arthur Mensch
33:35qui fait sa présentation
33:37à la commission d'enquête
33:37la semaine dernière
33:38qui annonce
33:39des besoins colossaux
33:40de consommation énergétique
33:41pour l'industrie
33:42de la data
33:43je crois qu'il a annoncé
33:4340 gigawatts
33:44de besoins
33:44d'ici à 2030
33:45c'est astronomique
33:46mais c'est astronomique
33:47il disait
33:48il faudrait construire
33:5024 EPR2
33:52alors
33:53on est d'accord
33:54là il y a un programme
33:55pour 6
33:55et on ne sait pas
33:56combien de temps
33:58on va les faire
33:58donc c'est effectivement
33:59on se dit
34:00c'est illusoire
34:01ça n'arrivera pas
34:01non
34:02c'est très très ambitieux
34:04je pense que
34:05ce qu'il faut
34:05le programme annonce
34:06aujourd'hui
34:06c'est 6 nouveaux EPR2
34:07il faut surtout
34:08accompagner ça
34:09du développement
34:10des énergies renouvelables
34:11avec les installations de batterie
34:12il faut les deux piliers
34:13il faut les deux piliers
34:14et je préfère rappeler
34:16que le développement
34:17des énergies renouvelables
34:17est beaucoup plus rapide
34:18est décentralisé
34:20et s'accompagne
34:22avec les batteries
34:22d'une énergie
34:23tout autant
34:24voire plus compétitive
34:24évidemment
34:25que les nouveaux EPR2
34:27qui seront nécessaires
34:27oui ça pose la question
34:28du pilotage
34:29c'est la critique
34:30qui est faite régulièrement
34:31aux énergies renouvelables
34:32mais ça on y reviendra
34:33un peu plus tard
34:33je voudrais vous citer
34:34c'était il y a quelques semaines
34:35dans un post sur LinkedIn
34:37vous disiez
34:37l'énergie
34:38c'est plus seulement
34:39une question technique
34:40ou climatique
34:41c'est un choix
34:41de souveraineté
34:42et de dépendance
34:43on voit bien
34:45on est en plein dedans
34:45avec une guerre
34:47au Moyen-Orient
34:48qui dure depuis bientôt
34:49trois mois
34:51et pour autant
34:52à vous écouter là
34:54depuis une dizaine de minutes
34:55ce sentiment que
34:56ça n'infuse pas
34:59cette urgence
35:01de renforcer
35:03notre souveraineté énergétique
35:04en tout cas
35:05je pense qu'il y a
35:05une prise de conscience
35:06il y a eu des annonces
35:07faites par le gouvernement
35:09mais derrière les annonces
35:11moi effectivement
35:13je trouve qu'on pourrait
35:14aller plus vite
35:14et qu'il faut que ça infuse
35:16de façon plus vite
35:17en se transformant
35:18par des mesures d'application
35:20et la première
35:21c'est de prendre conscience
35:22que l'urgence
35:23pour la souveraineté
35:24de l'Europe
35:24c'est de sortir
35:25de la dépendance
35:26à l'oil et de gaz
35:27donc c'est d'électrifier
35:28les usages
35:29alors il y a un plan
35:30d'électrification
35:31qui est annoncé
35:31à mon sens
35:32pas du tout suffisant
35:33ni assez ambitieux
35:35et donc c'est ça
35:36que je dis
35:37c'est qu'on n'accélère
35:38pas assez vite
35:38sur les moyens
35:40mis en oeuvre
35:40pour la transition
35:43énergétique
35:44et pour le changement
35:44des usages
35:45alors effectivement
35:46les critiques
35:47qui sont
35:47qui sont
35:48faites
35:49aux énergies renouvelables
35:50pas seulement
35:51aux photovoltaïques
35:52c'est la question
35:53du pilotage
35:56qu'est-ce que vous répondez
35:57à ceux qui disent
35:58de toute façon
35:58c'est pas pilotable
36:00certaines des
36:01les ONR
36:01ne sont pas pilotables
36:02un mix énergétique
36:04100% énergie renouvelable
36:06c'est totalement illusoire
36:07ça ne répondra pas
36:08aux besoins
36:09je ne suis pas du tout
36:10d'accord avec ça
36:11du tout
36:11non non non
36:12oui on est une énergie
36:13intermittente
36:14dans le sens
36:15on dépend du solaire
36:16ou du vent
36:16etc
36:17en revanche
36:17on est pilotable
36:18on est pilotable
36:19d'abord aujourd'hui
36:20par des actions de commande
36:21à distance
36:22de tous nos systèmes
36:23et donc pilotable
36:24à la baisse
36:24puisqu'on peut décider
36:25d'arrêter
36:25tout ou partie
36:26de toutes nos installations
36:27solaires
36:28à la demande
36:29du gestionnaire
36:30de réseaux
36:31ou de marché
36:33donc
36:34aujourd'hui
36:35les installations
36:35solaires sont pilotables
36:37c'était peut-être pas le cas
36:38avant
36:38puisqu'elles avaient
36:38moins de contrôle commande
36:39mais
36:40c'est important
36:41de se rendre compte
36:41que c'est le cas aujourd'hui
36:42et ensuite
36:43regardez les modèles
36:44des pays
36:45qui n'ont pas de nucléaire
36:46il y en a beaucoup
36:47en Californie
36:49ils ont explosé
36:51les moyens de production
36:52renouvelable
36:52accompagnés
36:53de moyens de stockage
36:54parce que c'est effectivement
36:55des outils de flexibilité
36:56nécessaires
36:56vous avez raison
36:57et nous ce qu'on défend
36:58c'est que
36:59en développant
37:00les énergies renouvelables
37:01massivement
37:01accompagnés
37:02de moyens de flexibilité
37:03comme des installations
37:04de stockage d'énergie
37:05on peut reporter
37:06les pics de consommation
37:08des énergies renouvelables
37:09de production
37:09pardon
37:10le soir ou le matin
37:11quand on a des pics
37:13de consommation
37:14nécessaires
37:14et donc de correspondre
37:16aux besoins des consommateurs
37:17mais ça
37:18ces moyens de stockage
37:21technologiquement
37:21on en est où ?
37:22je pense qu'on est
37:23aujourd'hui arrivé
37:24à justement
37:24une filière
37:25qui atteint
37:26un stade mature
37:27les prix
37:27de ces installations
37:30par batterie
37:34sont drastiquement baissés
37:36mais de façon colossale
37:37ce qui permet
37:38à ces installations
37:39maintenant
37:39de pouvoir
37:41se développer
37:42en étant rentable
37:43accompagné
37:43des moyens de production
37:44et donc c'est ça
37:45qui s'est passé
37:46avec un développement
37:46massif du stockage
37:47aux Etats-Unis
37:48puis en Europe
37:49en Allemagne
37:49il y en a partout
37:50en Italie
37:51il y a des gros appels
37:51d'offres
37:52pour des volumes énormes
37:53ça permet d'apporter
37:54des services systèmes
37:55au réseau
37:55des régulations
37:56en fréquence
37:56des régulations
37:57en volume
37:58en tension
37:59pardon
37:59ça permet d'arbitrer
38:01sur les marchés
38:01de l'énergie
38:02les pics
38:02et les creux
38:03de consommation
38:05et du coup
38:06de moduler
38:07tout le système énergétique
38:08alors votre dernière réalisation
38:11on va entrer
38:11dans un projet
38:12très concret
38:13puisqu'il est opérationnel
38:15je crois
38:15depuis quelques semaines
38:16c'est à Creil
38:18le parc solaire de Creil
38:1920 mois de construction
38:20150 millions d'euros
38:22d'investissement
38:23350 000 modules implantés
38:24sur 150 hectares
38:26une production annuelle
38:29annoncée
38:30de plus de 200 gigawatts heure
38:32c'est ça
38:33je ne me trompe pas
38:33l'équivalent
38:34de la consommation annuelle
38:35de 85 000 personnes
38:36donc c'est pas
38:37un petit parc solaire
38:38c'est quoi
38:39l'un des plus gros
38:41en France
38:41c'est ça ?
38:42c'est ça
38:43effectivement
38:43on est assez fiers
38:44de cette réalisation
38:45on vient de mettre en service
38:46du coup
38:47cette installation à Creil
38:49qui est la deuxième
38:50plus grosse installation
38:51de production solaire
38:52en France
38:52donc grande fierté
38:54pour nous
38:55et c'est un bel exemple
38:56de ce que la filière
38:56peut créer
38:58c'est des effets d'échelle
39:00avec ces volumes là
39:01qui permettent
39:02d'atteindre
39:02des prix de l'énergie
39:03très bas
39:04de fournir de l'énergie
39:05à plus de 85 000 personnes
39:07et juste pour vous donner
39:09aussi un titre d'exemple
39:10et répondre
39:10à certaines informations
39:11qu'on peut entendre
39:13cette centrale là
39:14c'est de l'investissement
39:16principalement en France
39:17c'est plus de 130 millions
39:18investis par Photosol
39:21qui est réinjecté
39:23dans l'économie française
39:24on parle des constructeurs
39:26on parle des installateurs
39:27on parle de tous les fournisseurs
39:30d'équipements électriques
39:32ou techniques
39:33et puis on parle aussi
39:38du paiement
39:39par cette production électrique
39:41de retombées fiscales locales
39:43c'est plus de 600 000 euros annuels
39:44qui est reversé
39:45à tout l'écosystème territorial
39:47avec des moyens
39:50de prélèvements fiscaux
39:52et donc on est assez fiers
39:54de dire que c'est un projet
39:55qui est impactant
39:56pour le territoire
39:56financièrement
39:57créateur de valeur
39:59et surtout
39:59qui permet de produire
40:01une énergie stable
40:02et prévisible dans le temps
40:03c'est une façon de répondre
40:04à la critique
40:04consiste à dire
40:05bah oui mais les panneaux
40:06solaires aujourd'hui
40:06viennent de Chine
40:07oui
40:08oui aujourd'hui
40:09les panneaux viennent de Chine
40:10c'est à 80
40:11je crois 15% quoi
40:13tout à fait
40:14est-ce qu'il y a vraiment
40:14une alternative
40:16alors les panneaux
40:17viennent effectivement
40:18majoritairement
40:19très majoritairement
40:20de Chine
40:20pour l'ensemble
40:21des acteurs
40:21installateurs solaires
40:23en revanche
40:23ça représente quoi
40:24sur l'investissement
40:25d'une installation
40:25dans un grand parc
40:27de production
40:28c'est moins de 15%
40:29des investissements
40:30donc tout le reste
40:31ce que je vous expliquais
40:32tout le reste
40:32c'est l'économie
40:33française ou européenne
40:35alors pour cette partie
40:38de panneaux photovoltaïques
40:39il y a plein de
40:40il y a des initiatives
40:41de réindustrialiser
40:43en Europe
40:44et en France
40:44notamment
40:45la production
40:45de panneaux solaires
40:46vous y participez ?
40:47oui on y participe
40:49on soutient
40:50deux grands projets
40:51alors malheureusement
40:52il y a un mauvais signal
40:53qui est paru
40:53dans la presse
40:54aujourd'hui
40:55qui est que l'un des deux
40:56grands projets carbone
40:57a décidé d'arrêter
40:59donc c'est un mauvais signal
41:01et pour moi
41:01c'est le reflet
41:02de toute cette incertitude
41:03française que l'on vit
41:04depuis deux trois ans
41:05je pense que c'est en train
41:06de commencer à faire
41:07beaucoup de dégâts
41:07notamment l'arrêt
41:08de ce grand projet industriel
41:09c'était plus de 3000 emplois
41:10à la clé
41:11qui ne verront pas le jour
41:12à fosse sur mer
41:13du fait de ces stop and go
41:15que la filière subit
41:16il reste des beaux projets
41:17on soutient aussi
41:18Holosolis
41:19qui est un projet d'usine
41:20plutôt dans l'est de la France
41:21et qu'on espère
41:22qu'il pourra voir le jour
41:23d'ici quelques années
41:24alors je lisais
41:25en préparant l'émission
41:27à propos du parc solaire
41:28de Creil
41:30qu'il avait fallu
41:31six ans
41:32pour le mettre en place
41:33donc 20 mois
41:34de construction
41:35mais six ans
41:35pour le mettre en place
41:36donc là on est
41:37dans la complexité
41:39administrative
41:39et réglementaire française
41:41c'est ça ?
41:41ça a été très compliqué ?
41:44ça a été compliqué
41:45du fait de sa taille
41:46c'est des enjeux territoriaux
41:47importants
41:48et ça met du temps
41:49à développer
41:50mais effectivement
41:53les ENR
41:54c'est des grands projets
41:55ça met du temps
41:56c'est un temps
41:56très long de développement
41:57on parle de 3 à 8 ans
41:59de développement
41:59avant même de pouvoir
42:00produire le moindre électron
42:02sur le réseau
42:03et donc
42:04ces développements-là
42:06c'est nous qui portons
42:07un risque d'investissement
42:08pendant toutes ces années
42:09jusqu'à faire aboutir
42:10un projet
42:10et ensuite
42:11c'est une période
42:12de production électrique
42:13pendant 35 à 40 ans
42:14minimum
42:16mais cette phase-là
42:17pendant 8 ans
42:18c'est long
42:18ça nécessite
42:19de pouvoir supporter
42:20des coûts
42:21de ressources humaines
42:21pour traiter les dossiers
42:22et de discuter
42:24avec un dialogue
42:24infini
42:25parfois
42:26qui semble infini
42:27en tout cas
42:28pour pouvoir
42:29faire aboutir
42:29ces projets
42:30donc c'est aussi
42:31le reflet
42:32d'une complexité française
42:34c'est un des temps
42:35les plus longs
42:36je pense
42:37en tout cas en Europe
42:37certainement
42:38et dans le monde
42:38c'est pour ça que je parlais
42:39de complexité administrative
42:40parce qu'il y a cette volonté
42:41affichée notamment
42:43par le président de la République
42:43de multiplier les projets
42:45un peu en mode
42:46Jeux Olympiques
42:47ou en mode
42:47Notre-Dame de Paris
42:49c'est-à-dire simplifier
42:51les procédures
42:53concrètement
42:53où est-ce que vous avez
42:55perdu du temps
42:55par rapport à un projet
42:56similaire
42:57dans un autre pays ?
42:59Eh bien
42:59on a eu
43:00cette loi
43:01d'accélération
43:02des énergies renouvelables
43:03la loi APER
43:04mai 2023
43:05mars 2023
43:06qui était censée
43:07apporter des moyens
43:08de simplification
43:11notre perception
43:12de la filière
43:13c'est qu'il n'y a rien
43:14dû simplifier
43:15et qu'on a augmenté
43:17les exigences
43:17donc ça
43:18c'est pas plus mal
43:19pour certains critères
43:20mais qui dit
43:20augmenter les exigences
43:21dit augmenter
43:22la complexité
43:24et le temps de traitement
43:24donc des administrations
43:25qui se sont retrouvées
43:26effectivement un petit peu
43:27débordées
43:28des critères
43:29plus exigeants
43:30qui demandent
43:30la consultation
43:31de multiples acteurs
43:33et ça n'a fait
43:34qu'augmenter
43:36donc on espère
43:37qu'il va y avoir
43:38il y a des prises
43:39de conscience
43:39quand même
43:40de cette complexité
43:40aujourd'hui
43:41et qu'on essaye
43:42de donner aux administrations
43:43des moyens
43:44de pouvoir accélérer
43:45les traitements
43:45de nos dossiers
43:47et donc j'appelle ça
43:48de tous mes voeux
43:49effectivement
43:49alors il y a un principe
43:50dans cette émission
43:51c'est que l'invité du grand entretien
43:53pose une question
43:54à celui ou celle
43:54qui lui succède
43:56la semaine dernière
43:57on avait Angelo D'Ambrosio
43:58qui est le directeur général
44:00Europe du Sud
44:01d'Acer
44:02voici sa question
44:03bon bonjour Alix
44:05alors j'ai vu
44:07et découvert
44:07que Photosol
44:08était un pionnier
44:09de l'agrivoltaïsme
44:10et je me demande
44:13et je suppose
44:14que c'est un enjeu
44:15majeur
44:15pour votre entreprise
44:16les panneaux
44:19photovoltaïques
44:21avec des grands parcs
44:23qui sont implantés
44:25à travers le territoire
44:26quels sont vos enjeux
44:27d'installation
44:28de recyclage
44:30de maintenance
44:30de ces grands panneaux
44:32parce que j'imagine
44:33que ça doit être
44:33un sujet très important
44:34pour votre entreprise
44:35je vais me concentrer
44:36sur la partie recyclage
44:38qu'est-ce qui deviennent
44:38les panneaux
44:39les panneaux sont recyclables
44:41à plus de 95%
44:43donc c'est important
44:44de le savoir
44:46et en plus en France
44:47on a quand même
44:48une avance là-dessus
44:48c'est qu'on a constitué
44:50une filière industrielle
44:51de recyclage
44:52de ces composants
44:54donc c'est notamment
44:55organisé via
44:56des éco-organismes
44:58notamment Sorène
44:59pour la France
44:59dont je suis également
45:00administratrice
45:02et donc Sorène
45:03en tant qu'éco-organisme
45:04collecte auprès
45:05des émetteurs de marché
45:06une éco-participation
45:08qu'il conserve
45:10pendant des années
45:11qui permet
45:11d'investir dans
45:13d'organiser
45:16la collecte future
45:17et le recyclage
45:18à terme
45:18de ces modules
45:19donc en fait
45:20c'est au moment
45:20où on les achète
45:21que l'on paye
45:22le prix
45:24du recyclage futur
45:25de ces modules
45:25ça garantit
45:26ça assure
45:27le fait que ça sera fait
45:28et puis en plus
45:29l'éco-organisme
45:30met en place
45:31toute la chaîne industrielle
45:32donc les usines
45:33qui se montent
45:34de recyclage
45:35etc
45:35donc c'est un beau
45:36dynamisme économique
45:37aussi
45:37un débouche économique
45:38pour les usines françaises
45:40qui sont en train
45:41de se développer
45:41pour pouvoir recycler
45:43Et sur l'agrivoltaïsme
45:45on en est où ?
45:46Est-ce que c'est
45:46parce que là aussi
45:47nous on a reçu ici
45:49assez régulièrement
45:50des entreprises
45:50qui le faisaient
45:51des agriculteurs
45:52qui avaient fait ce choix
45:53etc
45:53est-ce que vous avez l'impression
45:54qu'on est plutôt
45:55dans un stop
45:56pour reprendre l'expression
45:57que vous utilisiez tout à l'heure
45:58ou plutôt dans un go ?
45:59Alors nous effectivement
46:00on est très fervent
46:04partenaire de l'agrivoltaïsme
46:05c'est notre coeur de métier
46:07on réalise
46:09et on conçoit
46:09des parcs solaires
46:10en accord
46:11avec souvent
46:12un ou deux exploitants agriculteurs
46:14et on cohabite ensemble
46:16sur le site
46:17où on produit
46:19de l'énergie
46:19et de l'agroaliment
46:22enfin de l'agriculture
46:24sur la même parcelle
46:25donc c'est assez
46:26c'est assez beau
46:27comme concept
46:28ça partage la valeur
46:29sur le même
46:30sur le territoire
46:32c'est aussi des panneaux
46:33ça dépend desquels
46:33mais qui peuvent servir
46:34d'ombrières
46:35enfin qui peuvent
46:37permettre aux bétails
46:37de se protéger
46:39du soleil
46:40de temps en temps
46:40c'est ça ?
46:41Absolument
46:41donc sur l'élevage
46:42il y a plusieurs activités
46:43mais sur l'élevage
46:44on travaille avec
46:45différents types de bétails
46:47tout ce qui est ovins
46:48bovins
46:49avicoles aussi
46:50faune avicoles
46:50et donc oui
46:51ils aiment bien
46:52ils aiment bien les parcs
46:53parce que c'est silencieux
46:54parce que c'est immobile
46:56ou alors si ça bouge
46:57en tant que tracker
46:58ça penche légèrement
46:59les modules
47:00et ça fait de l'ombre
47:02donc en fait
47:02dans ces justement
47:04par là
47:04de changement climatique
47:07dans ces montées
47:07en température
47:08et ces grosses vagues
47:09de chaleur
47:09que l'on peut avoir
47:12finalement ça préserve
47:13beaucoup la pousse
47:13de l'herbe
47:14et les terrains
47:15Est-ce qu'il y a des freins ?
47:16Et si oui lesquels ?
47:17Oui il y a des freins
47:18il y a des freins
47:19aujourd'hui
47:19donc on a parlé
47:21des incertitudes politiques
47:22on a parlé
47:24un petit peu
47:25de l'embrouglio
47:26administratif
47:27qui est très compliqué
47:29et qui est accentué
47:31par une surcouche
47:31de réglementation
47:34Il y a des enjeux
47:36de partage de valeurs
47:36dans les territoires
47:38et avec le monde agricole
47:39sur lequel on travaille
47:40et je trouve que ça avance
47:41plutôt très bien
47:42donc je ne mets pas ça
47:43dans un frein
47:44mais ça fait partie
47:44des enjeux
47:45qu'il faut avoir en tête
47:47et puis il y a l'enjeu
47:49du réseau électrique
47:50qui doit s'adapter
47:51à ces infrastructures
47:52qui doit investir
47:54pour être disponible
47:56et effectivement
47:57aujourd'hui
47:58pour l'électrification
47:59et l'augmentation
48:01des sources
48:01de production électrique
48:02la disponibilité
48:03du réseau
48:04est un frein
48:05Est-ce que vous
48:06devez faire face
48:08à un certain nombre
48:08de fausses informations
48:10de fake news
48:11sur la transition énergétique
48:12et notamment
48:13sur votre cœur de métier
48:14sur le photovoltaïque
48:16parce que
48:17ça devient de plus en plus compliqué
48:19pour les citoyens
48:19et pour les consommateurs
48:20de se faire un avis
48:21On est bombardés
48:23de fake news
48:23et je suis contente
48:24que vous me posiez la question
48:25en tant que journaliste
48:26parce que
48:29oui
48:30dans le débat médiatique
48:33les contre-vérités
48:35sur le monde du renouvelable
48:36et notamment du solaire
48:37sont acharnées
48:40donc si je peux
48:41en rétablir quelques-unes
48:42Allez on va casser
48:43quelques fausses infos
48:45allons-y
48:45Vous l'avez déjà dit
48:47donc les énergies renouvelables
48:48sont des énergies
48:49pilotables aujourd'hui
48:51elles peuvent être
48:52flexibles
48:53accompagnées d'outils
48:53de flexibilité
48:54comme le stockage
48:55et elles produisent
48:57l'énergie
48:57la nouvelle électron
48:58le moins chère
48:59que vous pourrez trouver
49:00aujourd'hui
49:01et dans le monde
49:01et pour
49:02les décennies à venir
49:04Elles sont prévisibles
49:05le solaire
49:06on a des données météo
49:07de plus de 40 ans d'historique
49:09je sais exactement
49:10prédire
49:11quel temps
49:11et quelle irradiation
49:12je recevrai demain
49:14et donc
49:14comment je pourrais produire
49:17et donc
49:17si elles sont intermittentes
49:19elles peuvent pallier
49:20à ces défauts-là
49:22deuxième contre-vérité
49:24on ne pèse pas cher
49:26sur le budget de l'État
49:28c'est important
49:29de l'avoir en tête
49:30c'est contraire
49:31à tout ce que
49:31vous pouvez souvent lire
49:33c'est quoi
49:34le coût des énergies
49:35renouvelables du solaire
49:36c'est 5 à 7 milliards d'euros
49:38dans le caisse de l'État
49:40pour compenser
49:41les prix de l'énergie
49:42qu'ils soutiennent
49:43via des contrats long terme
49:44mais c'est rien
49:45sur des infrastructures énergétiques
49:465 milliards d'euros
49:47à titre de comparaison
49:49l'importation de fuel
49:51c'est 80 milliards d'euros
49:52hors crise par an
49:54le nucléaire
49:55c'est 1 milliard d'euros
49:57d'importation
49:58de combustible
49:59aussi par an
50:02une crise énergétique
50:04c'est une centaine
50:05de milliards d'euros
50:06de surcoût non prévu
50:07par an
50:08donc investir régulièrement
50:105-6 milliards par an
50:11pour des nouvelles infrastructures
50:12fiables et prévisibles
50:13je ne peux pas accepter
50:14qu'on dise que c'est cher
50:15c'est une contre-vérité
50:17à l'échelle
50:17de l'ordre de grandeur
50:18de ce que c'est
50:18qu'une infrastructure
50:19de production d'énergie
50:25c'est déjà
50:27deux contre-vérités
50:28qui me viennent à l'esprit
50:29qui étaient importantes
50:31de combattre
50:31si vous vous projetez
50:33dans 10 ans
50:35vous
50:36c'est quoi
50:37qu'est-ce qui pourrait
50:38vous rendre la plus fière
50:39tiens
50:42ce qui me rendrait
50:43la plus fière
50:43c'est que
50:45effectivement
50:46Photosol
50:46puisse s'être développé
50:48à hauteur de nos ambitions
50:49sur le marché français
50:51qu'on continue
50:53à pouvoir
50:55s'étendre
50:56en Europe
50:56et que
50:57la France
50:58ait réussi
50:58cette électrification
51:00d'usage
51:01en soutenant
51:01un peu plus massivement
51:02que ce qu'ils ont prévu
51:03de faire
51:04l'électrification
51:05de la mobilité
51:06des industries françaises
51:08merci beaucoup
51:09et puis qu'on puisse voir naître
51:10une industrie
51:11de fabrication de panneaux
51:13en France
51:14renaître
51:14parce qu'on était
51:15on était bon
51:16on était bon
51:17jusqu'à la fin des années 80
51:18si je ne me trompe
51:19des 80-90
51:20merci encore Alex Lajoie
51:22à bientôt sur
51:22Be Smart for Change
51:24on passe à notre rubrique
51:25start-up
51:25tout de suite
51:33Smart Ideas
51:33avec Yann Lemoyne
51:34bonjour
51:35bienvenue
51:35vous êtes le fondateur
51:36des biens communs
51:38vous étiez venu il y a deux ans
51:39mais je veux bien
51:39que vous nous expliquiez
51:41ce que c'est
51:42les biens communs
51:43les biens communs
51:44c'est un service de location
51:45d'équipement du quotidien
51:47donc la perceuse
51:47le vidéoprojecteur
51:48la paraclette
51:48la champouineuse
51:49location via des casiers connectés
51:51casiers connectés
51:52qu'on installe
51:53dans principalement
51:53aujourd'hui les commerces
51:54et vous vous avez une application
51:55qui vous permet de voir
51:56les points de location
51:57autour de vous
51:58de voir les équipements
51:58de voir les tarifs
51:59et de les réserver
52:00pour aujourd'hui
52:01ou dans une semaine
52:01pour quelques heures
52:02ou plusieurs jours
52:03et d'aller les récupérer
52:04en toute autonomie
52:05au moment de votre choix
52:07pour utiliser
52:08plutôt que d'acheter
52:09alors vous en avez tout
52:11du déploiement
52:12de ces casiers connectés
52:13et bien en commun
52:14il y a deux ans
52:15qu'on était venus
52:15on a ciblé principalement
52:17le résidentiel
52:18et on commençait un peu
52:18à déployer en commerce
52:19deux ans plus tard
52:20on a clairement axé
52:20le développement sur les commerces
52:22le service de proximité
52:23et aujourd'hui
52:23on a plus de 150 installations
52:25qu'on en avait peut-être
52:25une quinzaine à l'époque
52:26donc il y a une belle accélération
52:28et aujourd'hui
52:28on a 50 installations
52:30à Paris
52:30et une trentaine à Lyon
52:31ce qui fait que
52:32chaque Parisien-Parisienne
52:33Lyonnais-Lyonéo
52:33a accès au service
52:34à moins de 10-15 minutes
52:35à pied
52:35de là où il ou elle vit
52:37ils sont où vos casiers ?
52:39c'est principalement
52:39dans les commerces
52:40on a principalement
52:41un contrat cadre
52:42avec le groupe Casino
52:42donc aujourd'hui
52:43c'est principalement
52:44des Franprix
52:44des Naturalia
52:45des Casino
52:46mais on a aussi
52:46des premières installations
52:47avec Intermarché
52:48avec U
52:49avec Auchan
52:50c'est principalement
52:51du commerce pour l'instant
52:55les collectivités
52:56se joindront au mouvement
52:57pour déployer en bibliothèque
52:58en MJC
52:59en centre social
52:59c'est un message
53:00que je fais passer
53:00et bien voilà
53:01le message est passé
53:02aux élus
53:03écoutez bien
53:03vous venez de
53:04dans ce cadre-là
53:05vous venez de réaliser
53:05une levée de fonds
53:06d'un peu plus d'un million d'euros
53:09qu'est-ce que vous allez en faire
53:10de cet argent
53:12cette levée de fonds
53:13quelle est la stratégie ?
53:14et bien globalement
53:14cet argent doit nous permettre
53:15de financer
53:16tous nos coûts de structure
53:17le temps d'atteindre
53:18l'équilibre économique
53:19qui est prévu pour cette fin d'année
53:20donc ça c'est très chouette
53:21et en parallèle
53:22on fait du financement bancaire
53:23qui nous permet de financer
53:24l'achat des casiers
53:25des équipements
53:26puisque je le précise bien
53:27je le reprécise
53:29on est propriétaire
53:30des casiers équipements
53:31c'est de la location
53:31c'est pas du partage
53:32entrefois
53:32donc ce qui veut dire
53:33que nous on doit financer
53:35ce déploiement d'actifs
53:36en fait on déploie un réseau
53:37c'est une sacrée ambition
53:38pour une start-up
53:39on déploie un réseau
53:40à l'échelle nationale
53:41on espère
53:41et donc c'est du financement
53:43bancaire pour ça
53:44et d'ailleurs c'est quoi
53:45le modèle économique
53:46des biens en commun ?
53:46le modèle économique
53:47aujourd'hui c'est que
53:48on va se concentrer
53:52un abonnement
53:52pour déployer le service
53:53nous ça nous permet
53:54de convaincre le banquier
53:54de nous prêter l'argent
53:56et en contrepartie
53:57nous on a fait une rétrocession
53:58sur le chiffre d'affaires
53:58qui lui garantit
53:59d'être à l'équilibre
54:00et de commencer à dégager
54:01un peu un revenu
54:01au bout de 2-3 mois
54:02donc ça c'est pour financer
54:04la mise à disposition
54:05ensuite c'est le chiffre d'affaires
54:06généré par les locations
54:07donc vous louez du matériel
54:08chez nous
54:0910-15 euros
54:1024 heures
54:11très dégressif dans le temps
54:12et c'est ce chiffre d'affaires là
54:13qui nous permet
54:14de couvrir les coûts opérationnels
54:16entretien, réparation, hotline
54:17on fait la hotline 7 jours sur 7
54:18s'il y a un problème
54:19voilà
54:20donc il y a deux pieds aujourd'hui
54:22le revenu B2B
54:22couvert par la rétrocession
54:24et le revenu B2C
54:25comment vous calculez
54:26le prix de location d'un objet ?
54:28ça on en avait parlé
54:30il y a deux ans
54:30au départ j'avais fait
54:31j'avais vraiment ciblé
54:32les résidences étudiantes
54:33on avait fait des enquêtes
54:34en résidences étudiantes
54:35et j'étais parti
54:36sur ces tarifs là
54:37alors résidences étudiantes
54:37c'est un peu particulier
54:38parce que
54:38et en résidences sous cours
54:40les gens louent pour quelques heures
54:41là on passe plutôt
54:41à des locations
54:42sur quelques jours
54:43et globalement
54:44on s'est inspiré
54:47les tarifs qu'on peut voir
54:48sur des applis de partage
54:49entre voisins
54:50donc 10, 15 euros
54:52donc on est 2 à 3 fois moins cher
54:53que des loueurs pro
54:53comme le Roi Merlin
54:55ou Kiloutou
54:55en étant en plus
54:56plus proche de vous
54:57et en libre-service
54:58donc on a les avantages
54:59d'un service de qualité
55:00du matériel pro entretenu
55:02avec les tarifs
55:02d'une plateforme de partage
55:03entre voisins
55:04ça passe par une appli
55:05tout simplement
55:05c'est ça
55:06c'est même une web app
55:07si on veut que les gens
55:09changent de mode de vie
55:09il faut que c'est le plus simple
55:10possible vraiment
55:11et la web app
55:12c'est le site internet
55:12donc on l'a encapsulé
55:13pour que les gens
55:14qui veulent télécharger l'appui
55:15puissent le faire
55:15mais aussi simplement
55:16depuis votre navigateur
55:17vous allez sur
55:18app.lesbienencommun.com
55:19vous n'avez pas besoin
55:20de vous créer un compte
55:20pour découvrir
55:21nos points de location
55:22notre offre
55:23vous créez un compte
55:23qu'à partir du moment
55:24où vous lancez
55:25dans le processus de location
55:26tout se fait en ligne
55:27à la fin vous payez
55:28vous obtenez un code
55:29qui vous permettra
55:30de déverrouiller le casier
55:31comme les Amazon Locker
55:32aujourd'hui avec les colis
55:33il faut que je nettoie un tapis
55:34
55:36vous avez des casiers
55:37suffisamment grands
55:37pour mettre une champouineuse
55:38alors les champouineuses
55:39c'est pas si grand
55:40ça a été d'un aspirateur
55:41et c'est clairement
55:43le produit phare
55:43c'est impressionnant
55:44je suis coeur de cible alors
55:46c'est ça
55:46on a 5 petits équipements
55:47qui font 90% de nos locations
55:49champouineuse
55:50nettoyeur vapeur
55:51ensuite perceuse
55:52perforateur
55:53vidéoprojecteur
55:54et appareil raclette
55:55en ce moment
55:55le karcher aussi
55:56nettoyeur pour haute pression
55:58fonctionne bien aussi
55:58exactement
55:59merci beaucoup
56:00Yann Lemoyne
56:00mon vent
56:01ou bien en commun
56:02voilà c'est la fin
56:03de ce Smart Impact
56:04merci rapidement
56:05à Nathalie Croizet
56:06la coordinatrice éditoriale
56:08Alexis Mathieu
56:08à la production
56:09Charles Grattel
56:10le réalisateur
56:10Paul Sanchez
56:11au son
56:11bonne journée
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