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  • il y a 14 minutes
Mardi 24 février 2026, retrouvez Nathalie Machon (professeure d'écologie, Muséum d'Histoire Naturelle), Jean-Louis Bancel (Président, Fondation Crédit Coopératif), Anne Pinet (Chargée d'animation et de développement, Coopérative Funéraire Normande), François Carayol (PDG, groupe La Brosse et Dupont) et Chloé Rullaud (fondatrice, Sustainable Real Estate) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission des entreprises à impact positif.
00:12Et voici le sommaire du jour, c'est François Carayol, le président du groupe Labrosse et Dupont,
00:17qui sera l'invité du grand entretien.
00:19Tout à l'heure, 26 minutes pour découvrir, c'est marqué le plus connu,
00:22de Sange, Barane, Manix ou Vileda, et les engagements d'une entreprise fondée en 1845.
00:29Auparavant, je reçois Nathalie Machon, qui est professeure d'écologie au Muséum d'Histoire Naturelle.
00:35Elle nous présentera son livre sur l'écologie urbaine, comment redonner place à la biodiversité en ville.
00:41Le débat de notre émission portera sur le prix de l'inspiration en économie sociale et solidaire,
00:46organisé par la Fondation Crédit Coopératif, promis cette année à la coopérative funéraire normande.
00:51Et puis, dans notre rubrique consacrée aux start-up éco-responsables,
00:55vous découvrirez Sustainable Real Estate, plateforme dédiée à l'immobilier durable.
01:01Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:10L'invité de Smart Impact, c'est Nathalie Machon. Bonjour.
01:14Bonjour.
01:14Bienvenue, vous êtes professeure d'écologie au Muséum d'Histoire Naturelle.
01:18Et vous avez coordonné ce livre, Écologie urbaine, connaissances, enjeux, défis de la biodiversité en ville.
01:25Voilà, je le montre aux éditions Kouaé, avec l'INRAE qui participe aussi au projet.
01:33Déjà, je veux bien qu'on définisse l'écologie urbaine. De quoi il s'agit ?
01:36L'écologie urbaine, c'est l'étude des êtres vivants dans leur milieu, comment ils vivent, comment ils meurent, comment
01:42ils se dispersent, comment ils se reproduisent, etc.
01:44Et l'écologie urbaine, c'est l'application de cette science à la ville.
01:50Comment ça se passe dans une ville, quels sont les organismes qui la peuplent et comment ils interagissent entre eux
01:55et avec l'environnement urbain.
01:57Alors, c'est un livre collectif avec beaucoup de participants, des connaissances complémentaires, c'est ce que vous avez cherché
02:05?
02:05J'ai cherché à faire participer le maximum de chercheurs en écologie urbaine francophone, enfin de France surtout.
02:14Et donc, j'ai interpellé tous les laboratoires concernés.
02:18Et j'ai eu la chance d'avoir le soutien de tous mes collègues qui ont bien voulu contribuer et
02:24qui, du coup, forment un panel extrêmement complet.
02:27Tous les aspects de l'écologie urbaine sont traités.
02:32Et il n'y a pas d'autres ouvrages qui sont de ce type, c'est-à-dire qui rassemblent
02:37toute la connaissance.
02:37Donc, l'idée, c'était de faire un ouvrage de référence, en quelque sorte ?
02:40C'est ça. C'est de rassembler toute la connaissance qu'on peut avoir à l'heure actuelle en écologie
02:44urbaine.
02:45Et puis, voir un peu les perspectives qu'on a, nous, chercheurs.
02:49Qu'est-ce qu'on doit développer pour pouvoir répondre à ces questions importantes ?
02:52Oui, parce qu'ensuite, l'objectif, c'est quoi votre rôle ?
02:56Ça peut être de conseiller des élus ?
02:57Ça peut être de conseiller des collectifs d'habitants ?
03:01À quoi servent l'écologie ?
03:04Ceux qui pratiquent les écologues, c'est ça qui pratiquent l'écologie urbaine ?
03:08Oui. L'écologie, ce n'est pas seulement de la politique, c'est avant tout une science.
03:13Et cette science, elle est extrêmement importante à l'heure actuelle,
03:16avec les crises environnementales qu'on voit, la crise de biodiversité, la crise climatique.
03:21Et on sait qu'en ville, finalement, on ne peut vivre qu'accompagné de la biodiversité,
03:28qui a des propriétés incroyables et qui permet de rafraîchir, de lutter contre les inondations.
03:35On parle beaucoup ces jours-ci.
03:37Et donc, on a besoin de mettre au point des outils, des méthodes pour les décideurs, pour les aménageurs,
03:44pour qu'ils prennent mieux en compte cette biodiversité, qu'ils l'intègrent mieux dans la ville
03:47et que tout le monde s'y retrouve, les citadins humains et les citadins non humains, les animaux, les végétaux,
03:54etc.
03:54Cette approche scientifique, en vous écoutant, je me dis que c'est d'autant plus important que ce qu'on
04:01sait du réchauffement climatique s'est remis en cause par certains.
04:05Malheureusement, on en est encore à devoir batailler sur la véracité, sur l'épreuve.
04:11C'est vrai. Nous, en écologie urbaine, on va plutôt sur le terrain des solutions.
04:18Donc, effectivement, le réchauffement, le changement climatique, il est largement dû à l'activité humaine.
04:26Mais, quelles que soient les causes, de toute façon, on sent bien que dans les villes, on a du mal
04:30à vivre quand il n'y a pas de biodiversité du tout.
04:33Au moment du Covid, des confinements, les citadins ont été bien contents de trouver des espaces verts, des espaces pour
04:41se promener.
04:41On sait que les malades retrouvent la santé beaucoup plus facilement si leurs fenêtres donnent sur des espaces verts que
04:49si ça donne sur l'immeuble d'en face.
04:52On doit composer avec la biodiversité.
04:55Quels que soient les problèmes du monde, la biodiversité fait partie des solutions.
05:01Et c'est pour ça qu'on se mobilise, nous, les scientifiques, pour apporter ces solutions.
05:04Est-ce que la ville, elle fonctionne un peu comme un écosystème ? Est-ce que ça veut dire que
05:09les espèces, que ce soit des espèces végétales ou animales, elles s'adaptent forcément à leur environnement ?
05:15Et à quel point elles s'adaptent, justement ?
05:17Alors, toutes ne s'adaptent pas.
05:19Et c'est pour ça qu'en ville, on a un petit échantillon de ce qu'est la biodiversité dans
05:23des espaces beaucoup plus naturels.
05:25Néanmoins, il y a des espèces qui arrivent à s'adapter, qui sont même, parfois, ne vivent maintenant plus qu
05:31'en ville, parce qu'elles dépendent terriblement de nos activités, de nos poubelles, etc.
05:37Et donc, oui, effectivement, la ville, c'est un ensemble de contraintes tout à fait particulières.
05:43Il fait chaud, c'est un peu pollué, il y a de la lumière, il y a du bruit, etc.
05:47Mais il y a des espèces qui arrivent à s'adapter et qui, du coup, trouvent leur place et forment
05:53l'écosystème en interagissant les unes avec les autres.
05:56Alors, il y a en couverture de livre une photo d'un renard, voilà, en maraude sur un mur en
06:03pleine ville.
06:04Alors, moi, j'avais vu une photo un peu similaire, c'est peut-être à Londres, mais ça peut être
06:08aussi à Paris ?
06:08Il y a des renards à Paris ?
06:10À Paris, il y a des renards, et tant mieux, parce qu'ils régulent un certain nombre de populations, d
06:14'espèces qu'on n'aime pas beaucoup,
06:16les souris, les rats, les renards sont très efficaces.
06:19On s'en rend compte au jardin des plantes, où je travaille quotidiennement, quand il neige, on voit les traces
06:25des renards,
06:26et on sait qu'il y en a qui habitent dans le coin et qui passent probablement d'espace vert
06:32en espace vert.
06:32Est-ce qu'on vous dit, ah oui, bon, ok, la biodiversité en ville, mais c'est des plantes ou
06:37des animaux, je mets plein de guillemets, ordinaires,
06:39et donc peut-être moins intéressants ? Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
06:42C'est vrai que c'est de la flore, de la faune assez commune.
06:46C'est des espèces qui sont très plastiques, qui arrivent à s'adapter à des conditions vraiment compliquées.
06:51Mais néanmoins, c'est elles qui nous entourent, c'est elles qui vivent avec nous,
06:54et c'est elles qui produisent un certain nombre de services auxquels on est très liés.
07:01Les égouts seraient bouchés si les rats ne mangeaient pas une quantité de choses dans les égouts.
07:06Il y a tout un tas de problématiques qu'on doit voir du meilleur côté possible,
07:12même si on doit avouer qu'il y a des nuisances attachées à la biodiversité.
07:16Mais globalement, les aspects positifs sont énormes par rapport aux nuisances.
07:21Avec aussi la question de la capacité de résistance.
07:24Je lisais récemment le livre du forestier allemand Peter Voloben,
07:28La vie secrète des arbres, qui est un best-seller traduit dans plus de 40 langues.
07:31Il dit que les arbres ne vivent jamais très vieux en ville.
07:34qu'ils ont forcément, ils viennent fragiles, donc dangereux,
07:37donc on les coupe finalement jeunes par rapport à la durée de vie qu'ils pourraient avoir à l'extérieur.
07:43C'est vrai ?
07:44Bien sûr que c'est vrai.
07:45Mais il faut en planter quand même.
07:47Vous voyez ce que je veux dire, c'est ce paradoxe-là auquel vous êtes confrontés.
07:50Mais la ville, c'est que des paradoxes.
07:52C'est concilier des choses qui sont très difficiles à concilier,
07:54mais il faut trouver un moyen de concilier avec ces espèces.
07:58Les arbres, ils ont des propriétés qui sont incroyables.
08:01Et donc, ils arrivent à rafraîchir l'atmosphère, à absorber de la pollution.
08:06Enfin, on ne peut pas vivre sans les arbres.
08:09Et d'ailleurs, c'est dans les quartiers où il n'y a pas d'arbres
08:11que les gens meurent le plus au moment des canicules.
08:15Et je crois que maintenant, les élus s'en sont rendus compte.
08:18On voit que dans la campagne électorale actuelle,
08:21ces histoires d'arbres sont très présentes.
08:25Quelles que soient les couleurs politiques.
08:27Parce que ça devient de plus en plus manifeste.
08:31Et je crois que les gens s'en rendent compte aussi.
08:32Et ils tiennent à leurs arbres, à leur patrimoine forestier,
08:35dans les parcs, dans les rues.
08:37Et donc, c'est important.
08:38Comment justement les citoyens s'impliquent
08:41et influencent finalement la place de la biodiversité en ville ?
08:46Nous, en tant que chercheurs, on est beaucoup alertés par des citadins
08:50qui disent que la municipalité veut couper nos vieux marronniers, etc.
08:55On sent que les gens s'engagent.
08:58On voit aussi leur attachement aux espaces verts.
09:01J'ai visité la ville de Colombes il n'y a pas longtemps.
09:04Ils font un gros travail sur les espaces verts.
09:06Et on voit les enfants jouer dehors.
09:07On sait que c'est indispensable pour eux.
09:11Ils lâchent les tablettes et les outils numériques
09:14pour jouer dehors avec les copains
09:16et au milieu d'espèces qui sont plus ou moins naturelles.
09:20et ils prennent du plaisir à ça.
09:22On parle d'urbanisme régénératif.
09:25C'est un mot qu'on met un peu à toutes les sauces.
09:26Mais ça vaut aussi pour l'urbanisme ?
09:28Ça vaut pour l'urbanisme parce qu'on revient de très loin.
09:31Depuis le baron Haussmann, à la fin du XIXe siècle,
09:35la ville a essayé de parquer la biodiversité
09:39dans des petits squares ou dans les forêts urbaines.
09:42Mais sur l'espace public,
09:45la flore et la faune étaient complètement proscrits.
09:48Maintenant, bien sûr, on revient là-dessus.
09:51Et donc, il y a des choses à réinventer.
09:54Et surtout, essayer de trouver le fonctionnement
09:57le plus naturel possible,
09:58un fonctionnement d'écosystème le plus naturel possible.
10:01Et c'est ça qui permet d'avoir la meilleure contribution
10:06de la nature pour les citadins.
10:07Est-ce qu'il n'y a pas parfois des injonctions
10:09qui sont un peu contradictoires ?
10:10Je pense en ce moment aux inondations.
10:11On est en pleine période avec cinq départements
10:15en vigilance rouge.
10:16et les polémiques sur les digues.
10:18D'un côté, on dit, il faut, attention,
10:21il y a les impératifs de sécurité,
10:23les digues sont en mauvais état,
10:25il faut dépenser beaucoup d'argent.
10:27Et puis, de l'autre, il y a les impératifs environnementaux
10:29où on dit, il ne faut pas trop contraindre les fleuves,
10:32mettre des systèmes en dur.
10:34Vous voyez ce que je veux dire ?
10:35Bien sûr, c'est toujours compliqué.
10:38On est allé un peu loin dans l'aménagement
10:40et du coup, on a du mal à faire machine arrière.
10:43On a construit là où il n'aurait pas fallu construire.
10:45Donc maintenant, on essaye de mettre des dispositifs
10:47qui empêchent la nature de reprendre ses droits.
10:51Je crois qu'il y a des zones à éviter,
10:53mais au moment où il n'y a pas d'inondations,
10:56on est tenté d'être en bord de rivière, en bord de mer.
11:00C'est très agréable, il faut rester raisonnable.
11:03Il y a des impératifs économiques aussi.
11:05Il y a des gens qui peuvent se loger que là
11:06parce que là, les logements ne sont pas chers.
11:08Donc, il faut réfléchir à tout ça.
11:11Effectivement, moins il y a d'aménagements durs,
11:14contraignants la nature et plus elle est modulable
11:17et mieux ça se passe.
11:19Maintenant, nous, on est là et il faut jouer aussi
11:21avec nos activités, nos besoins.
11:24Vous parliez du lien entre le niveau de vie
11:28et le quartier dans lequel on habite.
11:30Est-ce qu'il y a aussi un lien entre
11:34les quartiers les moins bien dotés
11:36en espaces verts et le niveau de vie ?
11:39Oui.
11:40Oui.
11:40Malheureusement, l'injustice, elle se fait partout,
11:43y compris dans les espaces verts.
11:45Maintenant, la biodiversité elle-même
11:47n'est pas tout à fait la même.
11:48Et là, on a une thèse qui commence sur
11:50quelle est la biodiversité dans les zones urbaines prioritaires
11:54et puis quel est le ressenti des habitants.
11:56parce qu'il faut jouer avec ça aussi.
11:58Il n'est pas question d'imposer des choses
11:59à des gens qui n'en veulent pas.
12:02Donc, c'est un gros travail.
12:04On a tendance à dire que dans les quartiers
12:05les plus riches, il y a de la biodiversité
12:07mais elle doit être bien rangée.
12:09Par contre, on laisse peut-être un peu plus
12:11d'évolution dans des quartiers moins favorisés
12:15et finalement, ce n'est pas si mal.
12:17Mais bon, c'est tous des problèmes
12:19de perception, d'acceptation
12:21et je crois qu'il faut faire en sorte
12:24que tout le monde soit bien dans son environnement.
12:26Avec, tiens, dernière petite question de curieux.
12:28Je remarque, moi, dans les parcs
12:30qu'on laisse beaucoup plus...
12:32Justement, c'est moins bien rangé.
12:33Oui, mais tant mieux.
12:34C'est bien, quoi.
12:35On laisse les plantes vivaces
12:37un peu prendre leur place
12:38parce qu'elles sont vecteurs de biodiversité, c'est ça ?
12:41Oui, on a des programmes de sciences participatives
12:43au muséum
12:43où on demande aux gens
12:45de décrire leur jardin
12:46et de décrire les populations
12:48de papillons, d'oiseaux, etc.
12:49Et on voit bien que les jardins
12:51qui ne sont pas trop entretenus
12:52où il y a des espaces un peu délaissés
12:55c'est là qu'on trouve
12:56une biodiversité la plus intéressante
12:58même si on comprend très bien
13:00qu'on ait envie d'avoir
13:01une petite pelouse un peu bien tendue
13:03mais c'est la diversité
13:04qui fait la valeur, en fait.
13:06Merci beaucoup, Nathalie Machon.
13:08Le titre de cet ouvrage
13:09« Collectif écologie urbaine »
13:11je le remontre
13:13qui est donc publié aux éditions
13:15Kouaé, à bientôt sur
13:16Be Smart for Change
13:17on passe tout de suite
13:18à notre débat.
13:26C'est le débat de ce Smart Impact
13:28on va parler du prix de l'inspiration
13:30en économie sociale et solidaire
13:32avec Jean-Louis Bancel
13:33Bonjour
13:34Bienvenue, heureux de vous accueillir
13:35vous êtes le président
13:36de la Fondation Crédit Coopératif
13:38et puis on est en duplex
13:39avec Anne Pinet
13:40qui est chargée d'animation
13:41et de développement
13:42bonjour à la coopérative funéraire
13:45Normande
13:46faites partie des lauréats
13:48de ce prix de l'inspiration
13:49peut-être en quelques mots
13:50présenter quand même
13:51à la fois le Crédit Coopératif
13:53et le rôle de cette fondation
13:54Bien sûr
13:55alors c'est avec grand plaisir
13:57que je viens pour présenter
13:59le prix qui vient d'être remis
14:01au titre de l'année 2025
14:03par la fondation
14:04notre fondation a plus de 40 ans
14:07c'est une des plus anciennes
14:09fondations d'entreprise de France
14:10on a d'ailleurs été créé
14:11avant même que la loi
14:13sur les statuts des fondations
14:15d'entreprise n'existe
14:16mais on était un peu
14:17pionniers et précurseurs
14:18et cette fondation
14:20a été créée
14:21et toujours soutenue
14:22par un fondateur
14:23qui est la Banque Crédit Coopératif
14:25qui elle a plus de 140 ans
14:27et qui donc
14:28est une banque
14:30très spécifique
14:32une banque nationale
14:33compétente
14:34et qui a décidé
14:35d'être active
14:36dans le champ
14:37de l'économie sociale et solidaire
14:38qu'est-ce que c'est
14:39globalement
14:39l'économie sociale et solidaire
14:41c'est des acteurs
14:42qui sont convaincus
14:44de la nécessité
14:45de marcher sur deux jambes
14:47faire bouger notre monde
14:49dans le domaine social
14:50dans le domaine
14:52écologique
14:52aussi
14:53et donc
14:54c'est le monde
14:56des coopératives
14:56c'est le monde
14:57des mutuelles
14:57c'est le monde
14:58des associations
14:58mais c'est aussi
14:59les particuliers
15:00qui se sentent à l'aise
15:03et qui souhaitent
15:04que ces acteurs
15:05puissent
15:06agir
15:07la fondation
15:08a une mission
15:09donnée par le fondateur
15:10et c'est en cohérence
15:12avec ce que fait
15:12la banque elle-même
15:13c'est donc
15:14qu'on est à la fois
15:15précurseur
15:16et accompagnant
15:17dans certains domaines
15:18donc c'est
15:19de trouver
15:20des pistes
15:21nouvelles
15:22de la manière
15:24de faire
15:24coopération
15:25de faire association
15:27donc de faire
15:28l'économie sociale et solidaire
15:29et donc
15:29tous ces prix d'initiative
15:31pour faire sortir
15:32du terreau
15:33tout ce qui est
15:34positif
15:35on y reviendra
15:35à ce prix
15:36Anne Pines
15:37je veux bien
15:37qu'en quelques mots
15:38vous aussi
15:38vous nous présentiez
15:40cette coopérative
15:40funéraire normande
15:43voilà moi
15:44je travaille
15:44on fait partie
15:45d'une coopérative
15:46qui a été fondée
15:47par un collectif
15:48de citoyens
15:48en 2021
15:49on est basé à Caen
15:50près de Yves
15:51voilà
15:52on a destination
15:53à agir
15:54sur l'ensemble
15:55du territoire normand
15:56et on est fondé
15:58en CIC
15:59donc société coopérative
16:01d'intérêt collectif
16:01et on a deux gens
16:03comme disait
16:04monsieur Bancel
16:04à la fois
16:05on va accueillir
16:06les familles
16:08endeuillées
16:08pour organiser
16:09les obsèques
16:09et en même temps
16:10on a vocation
16:11à accompagner
16:11toute la société
16:12et d'ouvrir le dialogue
16:14sur la mort
16:15et les funérailles
16:16oui effectivement
16:17on en parlera
16:17parce que ça
16:17je trouve que c'est
16:18un élément important
16:19vous organisez
16:20notamment
16:20des cafés mortels
16:22je suis très curieux
16:23de savoir comment ça se passe
16:24un café mortel
16:25ça fera partie
16:25des questions
16:26que je vous poserai
16:26tout à l'heure
16:27ce prix de l'inspiration
16:28en économie sociale
16:29et solidaire
16:31il existe depuis quand
16:32et puis surtout
16:32pourquoi vous l'avez créé
16:33depuis 40 ans
16:34depuis que la fondation existe
16:35voilà
16:36alors en fait
16:37c'est une idée
16:38assez simple
16:39c'est parce que
16:39la démarche
16:40d'économie sociale
16:41et solidaire
16:42c'est une démarche
16:42vivante
16:42et que donc
16:44il y a à la fois
16:45des opérateurs
16:46établis
16:47institutionnels
16:48et qui font
16:49bien leur travail
16:50ce qui est le cas
16:51par exemple
16:51de la banque
16:52crédit coopératif
16:52mais c'est aussi
16:54l'occasion
16:55d'aider
16:55de mettre en valeur
16:56ceux qui font
16:58ce qu'on appelle
16:59dans notre jargon
17:00parce que c'était
17:01l'homme
17:02qui a été le fondateur
17:03Jacques Moreau
17:04c'est une économie sociale
17:05sans rivage
17:06c'est à dire en fait
17:06il faut conquérir
17:07de nouveaux domaines
17:09de nouvelles manières
17:09d'agir
17:10on en parlera
17:11à propos du funéraire
17:12c'est un sujet
17:13plutôt tabou
17:14dans notre société
17:15et de faire
17:17voir
17:18qu'on peut faire
17:19bouger les choses
17:20à travers une démarche
17:21originale
17:22spécifique
17:22c'est ça la vocation
17:24d'où c'est pris
17:24donc tous les ans
17:26et là c'est en cours
17:27la saison 2026
17:28est déjà partie
17:29mais tous les ans
17:30on lance un appel
17:32à candidature
17:33c'est recueilli
17:34par la fondation
17:35c'est traité
17:36par les comités locaux
17:38des agences
17:40territoriales
17:40du crédit coopératif
17:41d'accord
17:42ça remonte
17:42du local
17:43et ça remonte progressivement
17:44il y a un échelon régional
17:46et il y a un échelon national
17:47donc là
17:48la coopérative funéraire
17:50de Normandie
17:50elle a bénéficiaire
17:52du prix national
17:53c'est à dire qu'elle a passé
17:54la première marche
17:56le prix de l'agence de Caen
17:58puis ensuite
17:59l'échelon régional
18:01la Normandie
18:02et puis ensuite
18:03l'échelon national
18:05et donc
18:06il y a bien sûr
18:07un soutien financier
18:08mais c'est surtout
18:09c'est ce que l'on fait ici
18:10c'est de faire voir
18:12mettre en valeur
18:13ces démarches
18:14très originales
18:14c'est une mise en valeur
18:16notamment médiatique
18:17avec notamment
18:18Anne Pinet
18:18un projet
18:20ou un cercueil
18:21qui s'appelle
18:22le Normand
18:22c'est ça ?
18:23alors c'est quoi le projet
18:24le Normand ?
18:24expliquez-nous
18:26tout à fait
18:26donc le cercueil de Normand
18:28c'est un projet
18:28qui est d'abord né
18:29dans la tête de Gaël
18:30notre président de la coopérative
18:32notre présidente bénévole
18:33qui s'est dit que
18:34les articles funéraires
18:36donc le cercueil
18:36aujourd'hui c'est un article
18:37obligatoire pour tout le monde
18:39donc c'est un objet
18:40qui a un fort impact
18:41à la fois économique
18:42symbolique
18:43écologique
18:43donc on a voulu agir là-dessus
18:45elle est proposée à l'ESA
18:47donc un établissement
18:49d'accompagnement
18:50par le travail
18:50qui était sur son territoire
18:51la ville de Falaise
18:52de travailler avec nous
18:54sur ce sujet-là
18:55on a David Piron
18:56qui est moniteur d'atelier
18:57qui a travaillé sur un prototype
18:59voilà de nouveaux cercueils
19:00donc c'est un cercueil
19:01qui est toujours en bois
19:02qui est fait en pain des Landes
19:03donc en pain français
19:04mais nous on a voulu retravailler
19:07avant tout
19:07sur la production locale
19:08et aussi sur la réduction
19:10du transport
19:10éviter les importations
19:11de cercueils
19:12le problème
19:13c'est que quand
19:14David Piron
19:14et ses moniteurs
19:16ont proposé
19:17à l'atelier menuiserie
19:18et aussi à l'atelier matelotage
19:19un atelier qui fait du cordage
19:21voilà
19:21aux ouvriers
19:22en situation de handicap
19:23de créer ce produit-là
19:24c'est pas la même chose
19:26de produire un cercueil
19:27que de produire
19:27par exemple
19:28des articles
19:29pour faire de l'agrobranche
19:31il y a toute une charge émotionnelle
19:32qui est très différente
19:33et Fabrice
19:34Rémi
19:35Pascal
19:35Dimitri
19:36c'est des ouvriers
19:37qui au début
19:37n'ont pas forcément été à l'aise
19:39et n'ont pas forcément voulu
19:39travailler tout de suite
19:40sur ce produit
19:41donc il a fallu
19:42amener de l'échange
19:42amener du dialogue
19:43pour qu'ils comprennent aussi
19:45l'utilité sociale
19:45de leur travail
19:46et que ce produit
19:47allait aussi changer
19:49nous notre façon
19:49à la coopérative
19:50de vendre le cercueil
19:51et de ramener du sens
19:53auprès des familles
19:54pour l'organisation
19:55des obsèques
19:55Donc la dimension écologique
19:57c'est pas tant le matériau
19:58même si c'est quand même important
20:00que le localisme
20:02c'est ça ?
20:03Tout à fait
20:03il y a deux façons
20:04en fait de travailler
20:05sur deux
20:05ou même plus
20:06de travailler sur la question écologique
20:07à la coopérative
20:09on va avoir trois possibilités
20:10on va pouvoir vendre
20:12des cercueils
20:12qui sont réemployés
20:13alors ils n'ont pas été utilisés
20:14avant je le précise
20:15mais c'est des cercueils
20:16qui ont des petits défauts
20:17et qui ont été jugés
20:18impropres à la vente
20:19dans le grand commerce
20:20et qu'on va pouvoir
20:21revendre à des prix
20:22beaucoup plus bas
20:23à des familles
20:24pour qui le cercueil
20:25n'est pas forcément
20:25un objet très important
20:26ça c'est le premier niveau
20:28peu cher
20:28autour de 430 euros
20:29ensuite on va avoir
20:31notre fameux cercueil
20:31le normand
20:32qui met en valeur
20:33le travail de l'ESAT
20:34et qui vraiment agit
20:35sur cette question
20:35de la fabrication locale
20:37aussi la question du sens
20:39et de l'inclusion sociale
20:40voilà
20:40au niveau du territoire
20:41et le troisième niveau
20:43par exemple
20:44plus écologique
20:44où là on travaille
20:45sur les matériaux
20:46ce serait la vente
20:47de produits
20:48comme le cercueil
20:48Pivert
20:49qui jouit en ce moment
20:50d'une grande visibilité
20:52qui est un cercueil
20:52là qui va proposer
20:54de réutiliser
20:55des matériaux biosourcés
20:57des déchets
20:57de l'industrie
20:59oléicole
20:59ou de la scierie
21:00par exemple
21:01voilà
21:01donc pour être plus écologique
21:02dans les funérailles
21:03on aurait 3 options possibles
21:05avec 3 niveaux de prix différents
21:06Jean-Louis Montiel
21:07qu'est-ce qui vous a séduit
21:08alors j'ai bien compris
21:10et je trouve ça très intéressant
21:11d'ailleurs
21:11les différentes étapes
21:12à passer du local
21:13au national
21:14qu'est-ce qui vous a séduit
21:15dans ce projet ?
21:16C'est ce qui vient d'être expliqué
21:18sur cette dimension écologique
21:20mais au-delà de ça
21:21c'est de montrer
21:22combien on peut aller
21:23dans des démarches
21:25d'économie sociale et solidaire
21:26au plus profond
21:28et au plus intime
21:28pour chacun d'entre nous
21:29parce que la question
21:30de la naissance
21:31et de la mort
21:32c'est toujours un sujet délicat
21:34et je voudrais vous dire
21:35combien une anecdote
21:37moi qui ai été très engagé
21:39toute ma vie
21:39dans le monde coopératif
21:40je me rappelle très bien
21:41j'étais allé au Japon
21:43pour aider mes collègues
21:44des coopératives agricoles
21:45japonaises
21:46et j'avais été
21:47dans la campagne japonaise
21:48qui est assez différente
21:49de la campagne française
21:50et j'avais visité
21:52les installations
21:52de cette coopérative agricole
21:54la première chose
21:54qu'on m'a fait visiter
21:55c'est les chambres funéraires
21:56parce que
21:57dans la culture japonaise
22:00s'occuper des vivants
22:02c'est s'occuper des morts
22:03enfin de leurs morts
22:04et il y avait des chambres
22:05d'ailleurs avec des cultes
22:06différents
22:07et cette démarche
22:09des coopératives funéraires
22:10c'est quelque chose
22:10encore naissant en France
22:12mais on a déjà
22:14historiquement
22:15dans la fondation
22:15du Crédit Coopératif
22:16soutenu
22:18il y a bientôt 10 ans
22:19une coopérative funéraire
22:21qui s'était créée
22:21la première je crois
22:22à Nantes
22:23et tout ça
22:24ça a été apporté
22:25chez nos amis québécois
22:27et moi j'avais découvert
22:28cette démarche
22:29des coopératives funéraires
22:30au sommet des coopératives
22:32en 2012
22:34à Québec
22:35et c'est très bien
22:37que nous français
22:37nous réimportions l'idée
22:39de nos amis québécois
22:41et qu'on l'acclimate
22:42à nos façons de faire
22:43d'où
22:44l'appellation
22:45le normand
22:46d'ailleurs
22:46oui effectivement
22:47et avec
22:48alors je le disais
22:49il y a aussi
22:50un message
22:52Anne Pinay
22:53ou en tout cas
22:54une mission
22:55presque
22:55de quoi
22:56de parler de la mort
22:57de lutter contre
22:58le tabou
22:59de la mort
23:00c'est café mortel
23:01j'imagine bien
23:02de quoi il s'agit
23:02mais comment ça se passe
23:05exactement
23:05les 8 coopératives
23:07en activité
23:07aujourd'hui
23:08sur le territoire français
23:09proposent toutes
23:09des cafés mortels
23:10donc c'est des moments
23:11donc c'est un sociologue
23:12suisse
23:13Bernard Kretas
23:13qui a popularisé
23:14ce format en 2004
23:16et c'est vraiment
23:17l'idée d'aller
23:18dans des endroits
23:19conviviaux
23:19dans des endroits
23:20où il y a de la vie
23:21où on sent bien
23:22par exemple
23:22des cafés
23:23mais maintenant
23:23on peut en trouver
23:24aussi dans des bibliothèques
23:26dans des lieux
23:26de proximité
23:27sur le territoire
23:28et on va se rassembler
23:29souvent autour
23:30d'une petite boisson chaude
23:31ou d'un petit truc
23:32à manger
23:32parce qu'on se sent
23:33toujours plus à l'aise
23:34plus confortable
23:35pour échanger
23:36sur des sujets difficiles
23:37et on va parler
23:38ça peut être
23:39des paroles libres
23:40autour des expériences
23:43de la mort
23:43et des funérailles
23:44mais ça peut aussi
23:44être des choses
23:45thématiques
23:45pour aller explorer
23:47des questions
23:47plus philosophiques
23:49plus politiques
23:51plus sociales
23:52autour de ce que
23:53aujourd'hui
23:55du dialogue
23:55en fait aujourd'hui
23:56autour de la mort
23:56et des funérailles
23:58il y a eu d'autres projets
23:59qui ont été primés
24:01par ce prix
24:02de l'inspiration
24:03en économie sociale
24:03et solidaire
24:04il y en a un nid évident
24:05qui s'appelle
24:06la pâte chenille
24:07c'est des enfants
24:07en situation de handicap
24:08c'est ça ?
24:09oui c'est bien que vous citiez
24:11parce que c'est très divers
24:12parce que tous les ans
24:15il y a une cinquantaine
24:16de prix locaux
24:17et puis ensuite
24:18il y a les échelons
24:19régionaux
24:20etc
24:20juste pour vous donner
24:22une idée
24:23cette année
24:24donc au titre
24:25de l'année 2026
24:26on débute
24:27l'opération
24:27nous avons reçu
24:28plus de 1500 dossiers
24:30à devoir trier
24:33etc
24:33et c'est toujours
24:34à la fois
24:35un grand moment
24:35et à grande frustration
24:37il faut choisir
24:39et en même temps
24:40il y a des tas
24:40d'initiatives intéressantes
24:41vous avez raison
24:42de citer
24:42un exemple
24:44qui est donc celui
24:45de Lille-et-Vilaine
24:47qui est une démarche
24:49d'éducation
24:49pour les personnes
24:50en situation
24:50les enfants
24:51en situation de handicap
24:52je voudrais aussi citer
24:54pour montrer que
24:54c'est toutes les étapes
24:56de la vie
24:56c'est un autre exemple
24:57qui était le serpolet
24:58c'est dans le Jura
24:59et c'est une démarche
25:00mutualiste
25:01sur les questions
25:02d'alimentation
25:03donc c'est toute
25:04la chaîne de la vie
25:04on peut s'occuper
25:06mettre en valeur
25:07des démarches
25:08autour de la mort
25:10mais c'est les vivants
25:11qui s'occupent
25:11bien sûr
25:12des personnes mortes
25:13et puis s'occuper
25:14du bien manger
25:15et de ces questions
25:17qui se développent
25:18ce qu'on appelle
25:19parfois
25:19la sécurité sociale
25:20alimentaire
25:21c'est faire en sorte
25:22que tout le monde
25:23puisse avoir accès
25:24à une alimentation
25:25saine, durable
25:26etc
25:26donc c'est ça
25:27qu'on essaie
25:28de soutenir
25:29à travers ces prix
25:30on a d'autres
25:31champs d'activité
25:31dans la fondation
25:32qui sont des partenariats
25:33plus globaux
25:34plus de durée
25:35mais on n'imagine pas
25:38à quel point
25:38dans l'ambiance générale
25:40ce pays
25:40est prospère
25:41en initiatives
25:43en démarches
25:44excellentes
25:45et c'est une autre fonction
25:46à la fondation
25:47que de les mettre en valeur
25:48c'est un peu de positif
25:50qu'est-ce qui vous apporte
25:51pour conclure
25:52Alpinès
25:52ce prix
25:52au-delà du bonheur
25:54de passer dans une émission
25:55comme la nôtre
25:57c'est un énorme
25:58c'est beaucoup de visibilité
26:00et puis c'est un énorme
26:01soutien financier aussi
26:02qui a permis
26:02de faire certifier
26:03le cercueil
26:04le normand
26:05parce que ça a un coût
26:06et puis aussi
26:07de lancer la production
26:08auprès de l'ESAT
26:09de Falaise
26:09et de pouvoir proposer
26:11les premiers cercueils
26:11à la vente
26:12pour nos familles
26:12Merci beaucoup
26:14à tous les deux
26:14et à bientôt
26:16sur Bsmart4Change
26:17on passe au grand entretien
26:18de ce Smart Impact
26:20Merci et à bientôt
26:20tout de suite
26:21avec le président
26:22du groupe Labrosse et Dupont
26:27Bsmart
26:27Êtes-vous prêt pour l'impact ?
26:29C'est la question que je pose
26:30chaque jour
26:30à une personnalité
26:31qui compte
26:32dans notre économie
26:33et je reçois aujourd'hui
26:34François Carayol
26:35bonjour
26:36bienvenue
26:36vous êtes le président
26:37directeur général
26:38du groupe Labrosse
26:39et Dupont
26:40qu'on peut
26:41déjà on va commencer
26:42par présenter le groupe
26:43parce qu'il y a
26:44beaucoup de marques
26:46d'entreprises
26:46c'est quoi
26:47Labrosse et Dupont ?
26:48Labrosse et Dupont
26:49c'est une entreprise
26:50qui fabrique
26:51et vend des produits
26:52de grande consommation
26:54pour l'usage
26:55de tous les jours
26:55on a tous
26:56je pense
26:56à la maison
26:57des produits
26:57de Labrosse et Dupont
26:58sans le savoir
26:59dans la plupart des cas
27:00alors c'est une entreprise
27:01qui s'est construit
27:02depuis 1845
27:061845
27:06c'est vertigineux quand même
27:07elle a changé plusieurs fois
27:08tel un reptile
27:10de peau
27:11et aujourd'hui
27:12on vend nos produits
27:13dans les grandes surfaces alimentaires
27:15dans les hypermarchés
27:16supermarchés
27:16et on vend
27:17des ustensiles
27:19de nettoyage des sols
27:20des balais
27:20des seaux
27:21des serpillères
27:21mais également
27:22des accessoires
27:23de beauté
27:24de manucure
27:25de coiffure
27:26des premiers soins
27:28du maquillage
27:29de la mercerie
27:30donc plein de petits objets
27:31de tous les jours
27:32et qui ont pour caractéristiques
27:34alors on va parler
27:35des termes un petit peu
27:36horribles
27:36pour le consommateur
27:37ce sont des rotations faibles
27:38ce sont des produits
27:39qu'on achète
27:41de façon
27:42avec des intervalles
27:43très importants
27:44donc des fréquences basses
27:45on achète
27:46un balai une fois
27:47tous les trois ans
27:48voilà
27:49et donc on a
27:50c'est difficile
27:51pour l'entreprise
27:52de créer une relation
27:54continue
27:55avec un consommateur
27:56par rapport à des produits
27:57qu'on achète
27:57toutes les semaines
27:57ou même tous les mois
27:58soit des produits alimentaires
28:00ou des produits d'entretien
28:01nous on a
28:02une relation un peu plus lâche
28:03on va dire
28:04avec
28:04on va citer quelques marques
28:05parce que
28:06autant la brosse et Dupont
28:07n'est pas connue en public
28:08autant vos marques
28:09elles le sont
28:09elles le sont
28:10alors la principale marque
28:12de l'entreprise
28:13c'est Elephant
28:15à deux titres
28:15d'abord parce qu'elle
28:16représente un chiffre d'affaires
28:17assez significatif
28:18mais surtout parce que
28:19c'est la marque historique
28:20de l'entreprise
28:21quand Alphonse Dupont
28:22crée la brosse et Dupont
28:23à Beauvais en 1845
28:24sa première marque
28:25c'est Elephant
28:26parce qu'à l'époque
28:27il veut fabriquer
28:28des brosses à dents
28:29de très haute qualité
28:30premium
28:31et donc il les fait
28:32sur des manches en ivoire
28:33d'où la marque Elephant
28:35bon évidemment
28:36le business model
28:37a un peu changé
28:37il va y avoir tant de marques
28:38aussi anciennes en France
28:40en 1845
28:41alors non
28:42il n'y en a pas beaucoup
28:43mais il y en a
28:43il y en a quelques-unes
28:44il y en a des marques anciennes
28:45mais oui
28:46alors après
28:47l'entreprise
28:48s'est diversifiée
28:49on fait des accessoires
28:51de coiffure
28:51à la marque Glamour
28:52des premiers soins
28:53à la marque Steripan
28:54du maquillage
28:55à la marque Misden
28:56parce qu'elle a aussi vécu
28:57elle a été le fruit
28:58d'opérations de fusion
29:00acquisition
29:00elle a racheté des concurrents
29:01on a acheté une entreprise
29:02qui s'appelait
29:02l'Ardennois
29:03d'où la marque Misden
29:04de l'Ardennois
29:05donc on a une juxtaposition
29:07comme ça
29:08de marques différentes
29:10dans les différents secteurs
29:11qui sont pertinentes
29:13pour chaque catégorie
29:14parce que
29:14les décisions des consommateurs
29:16une dame qui achète du maquillage
29:18elle ne va pas le faire
29:19avec les mêmes critères
29:19ou les mêmes valeurs
29:21que quelqu'un qui achète
29:22des ustensiles
29:23pour nettoyer le sol
29:24de sa maison
29:24on ne peut pas utiliser
29:25la même marque
29:26pour ces gammes
29:27évidemment
29:27on le comprend très bien
29:28donc
29:28entreprise fondée en 1845
29:30est-ce que vous avez senti
29:33une responsabilité particulière
29:35en prenant la tête
29:36d'une entreprise
29:37aussi vénérable ?
29:39Non ça n'a pas été
29:40la chose
29:44à laquelle j'ai été confronté
29:46le plus vite
29:46moi j'ai été nommé en 2004
29:48à la tête de l'entreprise
29:50par l'actionnaire de l'époque
29:51qui est le groupe LVMH
29:52et qui avait une entreprise
29:54qui était en grande difficulté financière
29:56Il y avait un sauvetage nécessaire
29:57Oui
29:59le groupe souhaitait
30:00que l'entreprise soit redressée
30:02qu'elle soit remise
30:03sur des bases solides
30:04on n'était pas dans le
30:06core business d'LVMH
30:07on n'y a jamais été
30:08donc il y avait une volonté
30:09à un moment
30:09clairement de se séparer
30:11de vendre l'entreprise
30:12mais le groupe LVMH
30:14voulait faire
30:14dans des conditions
30:15qui assurerait
30:16la pérennité de l'entreprise
30:17après la cession
30:18donc il y avait
30:20une grande responsabilité
30:21sur l'opération
30:21donc ils voulaient
30:22une restructuration durable
30:24de l'entreprise
30:25Et quel levier
30:26vous avez activé
30:27justement
30:27pour redresser l'entreprise ?
30:29Alors
30:29vous savez
30:30quand on arrive
30:31dans une entreprise
30:32en grande difficulté
30:33c'est un peu comme les pompiers
30:33il y a un imbeuble en feu
30:36on n'a pas trop le temps
30:39de réfléchir
30:40à des choses comme ça
30:41on regarde
30:42les foyers d'incendie
30:43en l'occurrence
30:43les foyers de perte
30:44et puis
30:45on cède
30:46on ferme
30:47on coupe
30:48la première chose à faire
30:49c'est de couper l'incendie
30:51il faut fermer
30:52ou céder
30:53les foyers de perte
30:54de façon à retrouver
30:56un périmètre
30:57à peu près équilibré
30:58rentable
30:59et là on peut commencer
31:00à réinvestir ensuite
31:01pour redévelopper
31:02les activités
31:03Alors on va donner quelques chiffres
31:05des chiffres clés
31:06sur la brosse et du pont
31:07près de 1000 collaborateurs
31:085 sites de production
31:09en France
31:1010 000 références
31:11207 millions de chiffres d'affaires
31:12en 2024
31:13plus de 70 millions
31:15de produits vendus
31:16par an
31:16avec
31:17des milliers de points de vente
31:19je crois que vous êtes présent
31:19dans plus de 7000 points de vente
31:21comment vous gérez
31:22cette complexité là
31:23le fait d'être
31:24d'avoir autant
31:25de produits différents
31:26d'être présent
31:29dans 70 millions
31:30de produits vendus par an
31:32autant de marques différentes
31:33c'est surtout ça
31:34Oui une trentaine de marques
31:35Oui c'est ça
31:35comment vous gérez
31:36cette complexité là
31:37vous avez un peu répondu
31:38dans la relation
31:39aux clients
31:40ce qui est déjà
31:41une dimension très importante
31:42dans une marque comme la vôtre
31:43mais au-delà de ça
31:44peut-être sur la fabrication
31:45sur
31:45Alors
31:46c'est-à-dire
31:46un des
31:48grands enjeux
31:49auxquels j'ai été confronté
31:50quand je suis arrivé
31:50dans l'entreprise
31:51qui était en difficulté
31:52et qui avait un peu perdu
31:53le focus
31:53sur son activité
31:56vous avez mis le doigt
31:57sur le vrai sujet
31:58c'est comme une fourmille
31:59donc c'est de la microcapillarité
32:01on gère une multitude
32:03de flux
32:04de très faibles valeurs
32:06c'est vrai que
32:07quand on a
32:076 000 ou 7 000 clients
32:08c'est l'ensemble
32:09des supermarchés
32:10hypermarchés de France
32:11en fait
32:11c'est ça
32:12l'ordre
32:13et répartis
32:15sur des milliers
32:15de produits
32:15qui ont tous
32:16des valeurs unitaires
32:18très faibles
32:19c'est pour ça
32:19qu'il y a
32:20ça en fait
32:20170 millions
32:20ils ne valent pas grand chose
32:22c'est des petits objets
32:22même si ce sont
32:23des objets durables
32:25on y reviendra
32:26sur la qualité
32:27les choix des matériaux
32:28on vend des ustensiles
32:29et ce qui explique aussi
32:30les fréquences basses
32:31parce que quand on achète
32:31un produit
32:32on le garde
32:32un certain temps
32:33c'est pas du consommable
32:34alors
32:34il n'y a pas 36 solutions
32:36et ça fait partie
32:37de l'analyse
32:38qu'on a menée
32:38à l'époque
32:39au milieu des années 2000
32:40comment redresser
32:41l'entreprise
32:41quand vous avez
32:43un très grand nombre
32:44de micro flux
32:45à gérer
32:46vous êtes obligé
32:47de faire redescendre
32:49la prise de décision
32:50le plus bas possible
32:51dans l'organisation
32:52donc il faut créer
32:53une organisation
32:54qui soit la plus décentralisée
32:56alors il y avait un terme
32:57qui était très à la mode
32:58il y a quelques années
32:58c'était la subsidiarité
32:59on avait donné ça
33:00pour l'Europe
33:00et en fait c'est exactement ça
33:01il faut faire prendre conscience
33:03aux gens
33:04aux collaborateurs
33:05aux gens qui travaillent
33:05dans l'entreprise
33:06qu'ils ont une responsabilité
33:07de prise de décision
33:09au quotidien
33:10tous les jours
33:10alors ce sont des décisions unitaires
33:13qui sont très faibles
33:15mais si on fait remonter ça
33:17je dirais
33:18de façon caricaturale
33:19dans un système
33:19très centralisé
33:22le gosse plan
33:23de l'URSS
33:24où tout était décidé
33:24à Moscou
33:25ça n'a pas marché
33:26d'ailleurs
33:27et c'est pareil
33:28pour l'entreprise
33:28il faut arriver
33:29à faire descendre
33:30à la prise de décision
33:31le plus bas possible
33:31donc il faut avoir
33:32des collaborateurs
33:33responsabilisés
33:34formés
33:34qui savent ce qu'on attend d'eux
33:36et il faut leur faire confiance
33:37il faut leur faire confiance
33:38il faut leur expliquer
33:39qu'ils ont le droit
33:40à l'erreur
33:41on se trompe tous
33:43je dis souvent
33:44c'est comme ça
33:44qu'on apprend d'ailleurs
33:45on apprend à ses erreurs
33:46on progresse
33:47ses victoires
33:47mais je dis toujours
33:49c'est de la commune terne
33:50que je suis celui
33:50qui fait le plus d'erreurs
33:51parce que je suis celui
33:52qui prend le plus de décisions
33:54dans l'entreprise
33:54mais on a le droit à l'erreur
33:56c'est pas grave
33:58l'erreur est moins importante
34:00que la non-décision
34:02donc le gars
34:03qui est confronté
34:03à un problème
34:04et qui dit
34:05je sais pas
34:05je vais appeler mon chef
34:07je vais attendre
34:08qu'il me dise
34:08ce que je dois faire
34:09c'est un temps perdu
34:10donc je préfère
34:12et on a expliqué aux gens
34:13qu'on attend des décisions
34:14rapides
34:15instantanées
34:15on leur donne
34:16on les forme
34:17on leur explique
34:17les critères de choix
34:19et si dans le flot
34:21des décisions qui sont prises
34:22il y en a quelques-uns
34:22qui sont moins bonnes
34:23que les autres
34:23ce n'est pas grave
34:24c'est moins grave
34:25que de reculer
34:26et de perdre du temps
34:27et donc on a créé
34:29des petites structures
34:30organisationnelles
34:31de management
34:31dans lesquelles les gens
34:32sont responsables
34:33sur leur compte
34:33ils ont des reportings
34:34ils suivent leurs chiffres
34:35et ça marche très bien
34:385 sites de production
34:39en France
34:39ça veut dire que
34:40vous réussissez à produire
34:41quelle part
34:42de tout ce que vous
34:45précisément
34:45j'ai deux sites
34:46de production
34:47d'usines
34:48et les deux autres
34:49sont des sites logistiques
34:50donc c'est pas exactement
34:51la même chose
34:52dans lequel il y a
34:53beaucoup d'employés
34:53et il y a de la valeur ajoutée
34:55mais j'ai deux usines
34:56de production
34:56et donc ma question
34:57c'était quelle part
34:59de vos produits
35:00sont made in France
35:02sont fabriqués en France
35:03est-ce que vous réussissez
35:04à maintenir quand même
35:05une production française
35:07oui
35:07alors sur les 170 millions
35:09de produits à peu près
35:10vous en avez un tiers
35:10qui sont fabriqués en France
35:12un tiers qui sont fabriqués
35:13dans le reste
35:13de l'Union Européenne
35:14et un tiers
35:15dans des pays
35:16qu'on appelle
35:16pays à bas coût
35:17de main d'oeuvre
35:18principalement en Chine
35:19d'accord
35:19et cet équilibre là
35:21vous réussissez à le maintenir
35:22ou ça devient plus compliqué
35:24c'est-à-dire de garder
35:25la part française
35:26alors
35:28on était tombé
35:29à des taux plus faibles
35:30au milieu des années 2000
35:32quand on a restructuré
35:33la société
35:33parce qu'on était vraiment
35:34sous une très grande
35:35pression concurrentielle
35:36je perdais des marchés
35:38j'avais des distributeurs
35:39qui nous déréférençaient
35:40les produits
35:40parce qu'on n'était pas compétitif
35:42quand on a eu retrouvé
35:43un niveau de compétitivité
35:45commercial
35:45et prix
35:47correct
35:48qu'on est reparti
35:49de l'avant
35:49qu'on a recommencé
35:50à gagner des parts de marché
35:51on a mené en parallèle
35:52un travail
35:53de réindustrialisation
35:55c'est-à-dire que dans un premier temps
35:56on a plutôt
35:56fermé, coupé, transféré
35:58parce qu'il fallait absolument
35:59avoir une offre
36:00produit compétitive
36:01quand on a retrouvé
36:02on a réindustrialisé
36:04l'usine
36:05de Bétisie
36:06où on fabrique
36:06les produits éléphants
36:07elle était tombée
36:08à moins de 30 employés
36:10aujourd'hui
36:10on est presque remonté
36:11à 50 employés
36:12donc on a réinvesti
36:13on a racheté des machines
36:14on a rapatrié une partie
36:16mais on le fait
36:17uniquement sur des produits
36:19sur des fins
36:20sur lesquels on sait
36:20qu'on a une offre compétitive
36:21c'est-à-dire que
36:22notre productivité
36:23parce qu'on a des machines
36:24modernes
36:25et une organisation
36:27compense
36:28éventuellement
36:29le bas coût
36:30de main d'oeuvre
36:30d'une production chinoise
36:31auquel il faut rajouter
36:32le coût du transport
36:33et donc ça devient intéressant
36:35et donc l'équilibre
36:37il est à trouver
36:39produit par produit
36:40on a une autre usine
36:41où on fabrique
36:42des semelles dans l'Aisne
36:43on a également
36:44des opérations
36:45de sous-traitance
36:46c'est-à-dire qu'on a
36:46des partenaires industriels
36:47sur certaines productions
36:49sur lesquelles on n'a pas
36:49nous
36:50soit l'outil
36:51soit les volumes
36:53en France
36:54ou en Europe
36:54sur lesquels on a
36:55des partenariats industriels
36:56donc au cas par cas
36:58on essaie de trouver
36:59la solution
37:00ça veut dire que
37:00si on veut maintenir
37:02de la production en France
37:03il faut forcément
37:05être plus innovant
37:06il faut plus de machines
37:10pour compenser
37:11la main d'oeuvre
37:12c'est aussi
37:13enfin simple
37:13c'est pas simple
37:15l'équation c'est celle-là
37:16alors l'innovation
37:17elle est partout
37:19il faut être innovant
37:20tout le temps
37:20dès qu'on est
37:21dans un monde compétitif
37:22comme le bien de consommation
37:23si vous n'êtes pas
37:24un peu innovant
37:26vous êtes vite ringard
37:27ce qui peut surprendre
37:28parce que là
37:28j'ai une lavette absorbante
37:30bon je vais vous dire
37:31il n'y a peut-être
37:32pas beaucoup d'innovation
37:33dans une lavette absorbante
37:34ou dans une lavette double phase
37:35vous voyez ce que je veux dire
37:36détrompez-vous
37:37donc je me trompe
37:38ces deux produits
37:38sont très innovants
37:40la tendance
37:41dans les lavettes microfibres
37:42aujourd'hui
37:42si vous partez
37:43dans la grande distribution
37:44vous avez des lots partout
37:45des lavettes de couleurs
37:46par 4, par 6
37:47pas cher, pas cher
37:48avec des petits écrans de télé
37:49qui vous disent pas cher
37:50alors
37:51ça on ne fait pas
37:53enfin on en fait un petit peu
37:54mais on n'est pas
37:55dans cette bataille-là
37:56parce que c'est une bataille
37:57au prix le plus bas
38:00alors évidemment
38:00vous allez retrouver
38:01en plus des disconteurs
38:03les enseignes sont connues
38:04qui vont faire encore plus bas
38:05encore moins cher
38:06et la vérité
38:07à l'arrivée
38:08c'est que le produit
38:09il est dévalorisé
38:11dans cette bataille
38:12de cette recherche
38:13du coût le plus bas
38:13on finit par avoir des produits
38:14de très mauvaise qualité
38:16alors sur les lavettes microfibres
38:18elles sont de plus en plus fines
38:19il y a de moins en moins de matière
38:20et c'est même très mauvais
38:21parce que le consommateur
38:24perd la notion de valeur
38:26et on arrive à avoir
38:27des comportements
38:28absolument
38:29de gens qui les achètent
38:30et ce sont des microfibres
38:32donc c'est du plastique
38:33ça ne se jette pas
38:34ces choses-là
38:34ça se lave
38:36des lavettes normalement
38:37vous les lavez
38:37des dizaines et des dizaines de fois
38:39vous les passez à la machine
38:39vous les réutilisez
38:40ce sont des produits durables
38:41mais s'il n'y a plus de valeur
38:42on les utilise une fois
38:43on les fout à la poubelle
38:44et alors ça par contre
38:45d'un point de vue environnemental
38:46c'est catastrophique
38:47alors celles-là
38:48elles sont très innovantes
38:48parce que ces deux produits-là
38:51sont des produits
38:51aujourd'hui on est les premiers
38:52à les mettre sur le marché
38:53en France
38:54qui ont des spécificités
38:56alors un c'est pour la salle de bain
38:59l'autre c'est pour la cuisine
39:00qui vont
39:01sont très performants
39:02pour enlever les traces de calcaire
39:04sur l'inox
39:05sur les robinets
39:05donc on essaie
39:06et elles sont faites
39:08à partir de plastique recyclé
39:09au passage
39:10donc on est à la fois innovant
39:12et on essaie d'être
39:15attractif d'un point de vue
39:16environnemental
39:16pour le consommateur
39:17on va revenir sur tous ces enjeux
39:19environnementaux évidemment
39:19mais là on est sur le made in France
39:21vous disiez
39:22c'était au journal
39:22alors elles ne sont pas fabriquées en France
39:23je ne vais pas vous faire dire
39:24ce que je n'ai pas dit
39:25non non
39:25voilà c'est important
39:26mais sur cette question
39:27de ce qui est fabriqué en France
39:29et de la capacité à garder
39:30un outil de production en France
39:33au journal des entreprises
39:34juin 2025
39:35vous disiez
39:36il n'a jamais été question
39:37de quitter le territoire
39:37pour ne pas perdre les gens
39:38et les compétences
39:40est-ce qu'il y a un lien
39:41quand on est dans une production
39:44dans une exigence industrielle
39:46est-ce qu'il y a une part
39:48d'artisanat qui reste
39:49je voudrais qu'on parle
39:50un peu des gens
39:50des compétences
39:51non
39:52on est tendu dans
39:54mais il y a de la compétence
39:56mais elle n'est pas artisanale
39:57mais ce n'est pas de l'artisanale
39:57non
39:57la compétence aujourd'hui
39:59chez nous en tout cas
40:00elle est vraiment
40:01dans notre capacité
40:02à être complètement intégrée
40:04verticalement
40:04entre les équipes marketing
40:06qui ont une connaissance
40:07extrêmement fine
40:08et qui pensent
40:09les besoins du consommateur
40:11comment est-ce qu'on va avoir
40:12l'offre innovante
40:13comment on va avoir
40:14l'offre attractive
40:15pour le consommateur
40:16on a des ingénieurs
40:18développement aussi
40:18dans la société
40:19qui sont capables
40:20de trouver des solutions
40:22pour répondre
40:23à ces besoins
40:25qu'on perçoit
40:25chez le consommateur
40:26et notre capacité
40:27à les mettre en oeuvre
40:28parce qu'on a aussi
40:29cette compétence industrielle
40:31au travers de la fabrication
40:32et donc c'est vraiment
40:33cette intégration verticale
40:34qui crée la compétitivité globale
40:36et le savoir-faire
40:38notre vrai savoir-faire
40:39il est là
40:40il est dans cette
40:41cette intégration
40:43à la fois du besoin
40:44du consommateur
40:44jusqu'à la production
40:45et notre capacité aussi
40:47à gérer
40:49cette multitude de flux
40:51dont on parlait tout à l'heure
40:52toutes ces références
40:53on les a en stock
40:54on a besoin de gérer
40:54de la logistique
40:56ce sont des gestions
40:57de stock
40:57d'approvisionnement
40:58qui sont extrêmement
41:00pointues et difficiles
41:01parce qu'on le fait
41:02avec un très grand nombre
41:02de références
41:03avec des rotations faibles
41:04donc si vous voulez
41:05le 90%
41:07ou 80% du business
41:09qui se fait
41:09dans les produits
41:10de consommation
41:10c'est ce que les gens
41:11appellent des fast moving
41:12consumer goods
41:12ce sont des produits
41:13à rotation rapide
41:15donc quand vous êtes
41:16dans ce business là
41:16vous avez plein de gens
41:18des outils
41:19des logiciels
41:20des ERP
41:21qui savent gérer
41:22moi je suis dans
41:23un business
41:24un peu à côté
41:24avec des moutons
41:25à 5 ou 6 pattes
41:26dans lequel
41:27il y a moins d'outils
41:28il n'y a pas d'outils
41:29donc on a été obligé
41:31de développer
41:32des savoir-faire humains
41:33et des outils
41:34informatiques
41:35on a une équipe
41:35informatique
41:36extrêmement performante
41:37in-house
41:38donc chez nous
41:39qui développent des outils
41:40à la fois
41:41pour gérer justement
41:42ces approvisionnements
41:44ces stocks
41:45et ces choses
41:45qui sont assez complexes
41:46mais également
41:47on a des petites applications
41:48sur le téléphone
41:49qu'on a développées
41:50pour nos commerciaux
41:51pour les gens
41:52qui vont dans les magasins
41:53et ça ce sont des choses
41:54qu'on a développées
41:55parce que ça n'existe pas
41:56sur le marché
41:56parce qu'on voulait le faire
41:58parce qu'on a un besoin
42:00on a regardé
42:01on n'a pas trouvé
42:01du coup on a développé
42:02nous-mêmes des choses
42:03et alors
42:04quand je fais allusion
42:05dans mon interview
42:06principale
42:07vous avez bien fait
42:08de la mentionner
42:08c'est à ce savoir-faire là
42:10que je fais allusion
42:12je ne peux pas le déplacer
42:13et si je déménage
42:14de 200 kilomètres
42:15je vais tout perdre
42:17on a 750 employés
42:19en France
42:21pour
42:22quand vous faites
42:23le ratio
42:23par rapport au chiffre
42:24c'est beaucoup
42:25donc on a
42:26une activité
42:27qui est très consommatrice
42:30en êtres humains
42:31alors essentiellement
42:32plutôt matière grise
42:34et parce que
42:35on parlait
42:37ces micro-flux
42:38etc
42:38demande du savoir-faire
42:40de l'expérience
42:41on a développé des outils
42:42et il est là
42:43le véritable avantage
42:44compétitif de l'entreprise
42:45alors on a une question
42:46de celui qui était
42:47à votre place
42:47la semaine dernière
42:48le directeur général
42:49de Max Avelard
42:51France
42:51Blaise Desbordes
42:52qui évidemment
42:53parle de commerce équitable
42:55ma question est simple
42:56est-ce que le monde
42:57des produits de beauté
42:58peut devenir équitable
42:59est-ce que demain
43:00les ingrédients
43:01les saveurs
43:02les odeurs
43:04peuvent protéger
43:05les paysans
43:05qui souvent au bout du monde
43:07produisent
43:07les ingrédients
43:08indispensables
43:09à vos produits
43:09merci
43:11est-ce que c'est possible
43:12de faire des produits
43:13de beauté équitable
43:15je ne sais pas
43:17je ne sais pas
43:18alors d'abord
43:19dans les produits cosmétiques
43:20j'en ai amené un
43:21on pourra en parler
43:21si on regarde
43:22on regarde pas les marques
43:24mais c'est une crème nourrissante
43:25crème nourrissante
43:26quotidienne au beurre de carité bio
43:28et à l'huile de coco
43:28c'est pour les pieds
43:29c'est une autre gamme
43:30de podologie
43:31c'est un soin des pieds
43:32ça évite d'avoir des cales
43:33sous les talons
43:34les pieds qui râpent
43:34donc si on s'en passe
43:35tous les jours
43:36après la douche
43:36vous avez des pieds doux
43:38et ça évite justement
43:39de passer des râpes
43:40qui elles sont
43:41en fait un peu contre-productives
43:43parce que plus vous vous rappez
43:44les pieds
43:45plus la peau repousse
43:47donc si vous vous rappez
43:48les pieds
43:48vous refaites de plus en plus
43:49de cales
43:49donc il vaut mieux
43:50se mettre de la
43:50alors vous pouvez en mettre
43:51un peu au début
43:52au début on râpe un peu
43:53et après il vaut mieux
43:53se passer de la crème
43:54tous les jours
43:55et vous gardez une peau douce
43:56on en profite pour faire
43:57un peu de conseils
43:59en podologie
44:00les ingrédients
44:01si vous regardez
44:01il y a une liste
44:02assez impressionnante
44:03d'ingrédients
44:03sur le produit
44:04vous verrez
44:05il n'y a pas de matière
44:05première agricole
44:06là dedans
44:07alors la plupart des crèmes
44:08essentiellement
44:09c'est de l'eau
44:09au départ
44:10c'est des choses
44:12qui ont été inventées
44:12par les chimistes allemands
44:13au 19ème siècle
44:14pour faire une crème
44:15édiratante
44:16il faut mélanger
44:16de l'eau et de la graisse
44:18mais normalement
44:18quand vous mélangez
44:19de l'eau et de la graisse
44:20ça ne se mélange pas
44:21donc ils ont inventé
44:22des procédés chimiques
44:22qui permettent de l'émulsion
44:23qui permettent de mélanger
44:24de l'eau et de la graisse
44:25donc là vous verrez
44:25dans les compositions
44:26c'est souvent de l'eau
44:27de la glycérine
44:27et puis après
44:28il y a un petit peu
44:30quelques adjuvants
44:31qui permettent d'avoir
44:33des qualités différentes
44:34alors
44:35donc
44:36on n'a pas de
44:38je veux dire
44:38le gringo
44:39qui va chercher le café
44:40chez le petit paysan
44:42ça n'existe pas en cosmétique
44:43nous on a des gens
44:44qui nous fournissent
44:45des produits chimiques
44:45de la chimie fine
44:46plus ou moins naturelle
44:48et en fait
44:49notre démarche à nous
44:50c'est d'aller
44:51dans ce qu'on appelle
44:52la clean beauty
44:53pas forcément le bio
44:54mais la clean beauty
44:55c'est à dire
44:55éliminer des compositions
44:57les produits chimiques
45:01voire toutes les substances
45:02controversées
45:03pour aller vers des compositions
45:04de plus en plus naturelles
45:06c'est à dire des choses
45:07qui sont issues
45:08de plantes
45:09mais qui ont besoin
45:10d'un processus
45:11quand même chimique
45:12de distillation
45:12etc
45:14par exemple
45:15cette crème
45:16si vous scannez
45:17le code barre
45:18vous pouvez le faire
45:18avec l'application
45:19Yuka
45:20je vous engage à le faire
45:21elle a un score
45:22je ne sais pas
45:23qui est à 90
45:23ou 95 sur 100
45:25elle est verte
45:25et puis vous avez
45:27toute la liste
45:27des ingrédients
45:28qui sont les mêmes
45:29que ceux qui sont
45:30sur le pack
45:31vous affichez 92%
45:32d'ingrédients
45:32d'origine naturelle
45:33voilà
45:33donc nous notre démarche
45:34dans tous nos produits
45:35c'est ce qu'on appelle
45:36la clean beauty
45:37c'est à dire qu'on essaie
45:38de faire monter
45:38les ingrédients
45:39d'origine naturelle
45:40le plus haut possible
45:41et on se benchmark
45:43par rapport aux outils
45:44qui sont utilisés
45:45par le consommateur
45:45après qui peuvent être controversés
45:47il y a des gens
45:47qui sont pour
45:48qui sont contre
45:48Yuka etc
45:50ou autres
45:50ce n'est pas les seuls
45:51mais aujourd'hui
45:53c'est une démarche
45:53qui se développe
45:54chez le consommateur
45:55il y a beaucoup
45:55de consommateurs
45:55qui prennent les produits
45:56qui scannent le code barre
45:57et qui râlent la composition
45:58donc
46:00sur l'impact
46:00il nous reste 5 minutes
46:01sur l'impact
46:03environnemental
46:03du groupe
46:06peut-être
46:06on a commencé
46:07à évaluer
46:08la démarche
46:08mais est-ce que
46:09vous avez commencé
46:10par faire une sorte
46:11d'audit
46:11pour savoir
46:12ce qui
46:12bien sûr
46:13ce qui était
46:14le plus producteur
46:16de gaz à effet de serre
46:17est-ce que c'est la logistique
46:18est-ce que c'est la fabrication
46:20vous avez évalué ça
46:21oui
46:22on a fait
46:22deux choses
46:23d'abord
46:23on a une certification
46:25RSE
46:25qui est PME+,
46:26qui est celle de la FEF
46:28la Fédération des entreprises
46:29et entrepreneurs de France
46:31et ensuite
46:32on a commencé
46:32l'an dernier
46:33on a fait un premier bilan carbone
46:34pour savoir
46:35effectivement
46:36d'où viennent
46:36nos émissions
46:39CO2
46:40gaz à effet de serre
46:41et commencer
46:42à construire
46:42une trajectoire
46:43d'amélioration
46:44on n'est pas
46:46on a une répertition
46:48assez équilibrée
46:49en fait
46:49entre la fabrication
46:50le transport
46:51on n'est pas exceptionnel
46:52comme ça se répartit
46:53sur beaucoup de produits
46:54c'est assez hétérogène
46:55mais on a commencé
46:57à construire
46:57moi spontanément
46:58je me suis dit
46:59les emballages
46:59parce que quand on produit
47:00autant
47:04de millions
47:04de produits par an
47:06il y a forcément
47:06un travail sur les emballages
47:07mais là
47:08le travail sur les emballages
47:09on l'a commencé
47:10bien avant
47:11sous la pression
47:12des consommateurs
47:13parce que
47:13ce qui fait
47:14bouger les lignes
47:16c'est bien
47:17tous ces trucs là
47:17les certifications
47:20mais la vérité
47:21c'est que les entreprises
47:22elles sont soumises
47:23à concurrence
47:24et nous
47:25celui qui nous fait vencer
47:26c'est le consommateur
47:27et ça fait déjà
47:28une dizaine d'années
47:29il y a une dizaine d'années
47:30la plupart de nos produits
47:31étaient vendus sous blister
47:32c'était une coque en carton
47:33avec une coque en plastique
47:34les blisters
47:35ils ont quasiment disparu
47:36on a remplacé tous les blisters
47:38par des emballages
47:39en papier
47:41carton
47:42on a remplacé
47:42les plastiques
47:43progressivement
47:44de nos productions
47:44par des plastiques recyclés
47:46c'est plus le consommateur
47:47que la réglementation
47:48bien sûr
47:48parce qu'il y a la réglementation
47:49oui mais la réglementation
47:51n'a jamais créé de valeur
47:53le jour
47:54où on a une équipe marketing
47:55qui perçoit
47:56que chez le consommateur
47:57il y a un attrait
47:58pour ce genre de choses
47:59c'est ça qui fait avancer
48:00parce que
48:01si vous avez une démarche
48:02qui est
48:03drivée essentiellement
48:04par les problèmes éthiques
48:05ce qui est parfaitement
48:08légitime
48:08et respectable
48:10mais que les produits
48:10ne se vendent pas
48:11il faut faire se rejoindre
48:13il faut faire se rejoindre
48:14les deux
48:14évidemment
48:14donc il faut
48:16il faut que ce soit
48:17je rejoigne
48:17mais celui qui vote
48:19avec sa carte bleue
48:20c'est le consommateur
48:20parce que ce qui nous nourrit
48:22tous les jours
48:22ce sont nos clients
48:23c'est le chiffre d'affaires
48:24donc
48:26on le fait
48:26et on le fait
48:27on le fait
48:29résolument
48:29dans toutes nos gammes
48:30et on le fait
48:32toujours en allant
48:33vers les désidératas
48:34du consommateur
48:34donc vous aviez déjà
48:36fait évoluer
48:37par exemple
48:37les emballages
48:38on pourrait cocher
48:39des différentes cases
48:40mais par exemple
48:42sur la logistique
48:43c'est pareil
48:44vous êtes un métier
48:45de logistique
48:47majeur
48:48avec vos propres
48:49entrepôts
48:49vous le disiez tout à l'heure
48:50et puis forcément
48:50des produits
48:51à disséminer
48:52un peu partout
48:54en France
48:55en Europe
48:55dans le monde
48:56oui
48:58alors là aussi
48:59quel choix vous avez fait
49:00les choix sont limités
49:02donc de toute façon
49:03les hypermarchés
49:04ou les supermarchés
49:05en France
49:05on les livre
49:06avec des camions
49:07donc le jour
49:08où les camions
49:09ne pollueront plus
49:10ce sera bien
49:11mais moi je n'ai pas
49:11d'autre solution
49:12alors il y a
49:13quelques temps
49:14ils ont mis
49:18une liaison fluviale
49:19sur l'Oise
49:21qui permet de cheminer
49:22des containers
49:22depuis le Havre
49:25par péniche
49:25jusqu'à notre entrepôt
49:27de Longueuil-Sainte-Marie
49:28donc on l'utilise
49:29quand la solution est là
49:30vous l'utilisez
49:31moi je ne suis pas transporteur
49:33donc je ne peux pas
49:34me substituer
49:35aux flux de transport
49:36donc j'utilise
49:38les flux de transport
49:38qui existent
49:39j'essaie de prendre
49:40les plus économiques
49:41les plus efficaces
49:41et les plus vertueux
49:43chaque fois qu'on a le choix
49:43oui parce que vous pouvez
49:45aussi mettre la pression
49:46sur votre prestataire
49:47ça marche dans les deux sens
49:49le jour où ils ont mis
49:50la liaison fluviale
49:51on l'a prise
49:53reste une liaison
49:54terrestre
49:54avec des camions
49:55mais on voit bien
49:56que le transporteur camion
49:58il se fait challenger
49:59par une concurrence
50:00qui est plus vertueuse
50:01après il faut que la concurrence
50:02vertueuse
50:03elle soit performante aussi
50:04parce que si
50:05les containers n'arrivent pas
50:06à l'heure
50:07ou si ça coûte
50:07trois fois plus cher
50:09les transporteurs
50:09ont le même problème
50:10que moi
50:10ils ont des clients
50:11des consommateurs
50:11donc il faut que les deux
50:13on ne peut pas avancer
50:14sur une seule jambe
50:15il faut les deux
50:15et on pourrait parler
50:18des usines
50:19ou des entrepôts
50:19là aussi
50:20alors bon
50:20il y a eu la crise énergétique
50:22j'espère pour vous
50:24vous aviez anticipé
50:25mais qui a forcé
50:26à prendre des décisions
50:28pour réduire
50:29sa consommation
50:31oui
50:32alors on est en train
50:33de construire
50:33un entrepôt tout neuf
50:34à côté de Beauvais
50:35on va quitter
50:36l'entrepôt historique
50:37de Hermos
50:38à 15 km
50:40mais qui lui
50:40a plus de 45 ans
50:42pour des raisons
50:43essentiellement
50:43de productivité
50:44il est saturé
50:46il n'est plus aux normes
50:47et puis c'est une
50:48passoire thermique
50:49parce qu'il a été construit
50:50il faudrait le refaire
50:51donc on va avoir
50:52un entrepôt flambant neuf
50:53qui va être aux normes
50:55du 21ème siècle
50:56avec des panneaux solaires
50:59sur le toit
50:59totalement isolés
51:00etc etc
51:01oui
51:01mais on le fait
51:03c'est très compliqué
51:04on a mis presque 3 ans
51:06à trouver un terrain
51:09non artificialisation
51:10des sols
51:10etc
51:11le permis de construire
51:13c'est très compliqué
51:14on nous a imposé
51:16des choses
51:17au niveau des panneaux solaires
51:18qui étaient quand même
51:20surréalistes
51:21c'est à dire qu'on vous demande
51:22de mettre des panneaux solaires
51:23pour des capacités de production
51:24qui vont bien au-delà
51:25de votre propre consommation
51:28bon
51:29c'est la réglementation
51:30on la suit
51:31mais
51:33moi je construis
51:34ou fais construire
51:35des entrepôts
51:35dans d'autres pays
51:36en Europe
51:38en Pologne
51:39ça nous a pris un an
51:40ce qui va nous prendre
51:414 ans ou 5 ans
51:42en France
51:43merci beaucoup
51:44François Carayol
51:45c'est compliqué
51:45on est bien d'accord
51:46l'art de l'administration
51:48à la française
51:48je vous dis à bientôt
51:49sur Be Smart for Change
51:50on passe tout de suite
51:51à notre rubrique start-up
51:59Smart Ideas
52:00la bonne idée du jour
52:00elle est signée
52:01Chloé Rulot
52:02bonjour
52:02vous êtes
52:04la fondatrice
52:05de Sustainable Real Estate
52:06que vous avez créé
52:07l'an dernier
52:08avec quelle idée
52:09c'est quoi ?
52:10l'idée de base
52:11c'était
52:11d'être
52:12un peu plus
52:13autonome
52:14de moins dépendre
52:15d'énergie fossile
52:18l'idée a germé
52:19il y a quand même
52:20très longtemps
52:21j'habitais
52:22j'habitais
52:23aux Canaries
52:24et en fait
52:25l'île était quand même
52:26assez
52:26il y avait un gros
52:28développement
52:28d'éoliennes
52:29à l'époque
52:30donc qui générait
52:31beaucoup d'électricité
52:32grâce au vent
52:33de l'eau
52:34désalinisée
52:35donc c'était
52:36quand même
52:37très intéressant
52:38de voir qu'on pouvait être
52:39quasiment autonome
52:40en eau
52:41en électricité
52:42et je pense que
52:44la graine
52:45est partie
52:45de là
52:46et donc
52:47Sustainable Real Estate
52:48c'est quoi ?
52:49alors aujourd'hui
52:50c'est le premier portail
52:51d'annonces immobilières
52:53éco-responsables
52:55donc l'idée
52:55c'est de pouvoir mettre
52:56alors aujourd'hui
52:57on est dans le résidentiel
52:59on travaille avec
53:00de l'ancien
53:01et du neuf
53:01et l'idée
53:02était de pouvoir
53:03mettre en valeur
53:05toutes ces choses
53:05tous ces critères
53:06durables
53:07qui existent
53:09qui sont très innovants
53:10et qui ne sont pas
53:11assez visibles
53:12on s'est rendu compte
53:13qu'il n'y avait pas
53:13assez de visibilité
53:14et on avait vraiment
53:15envie de donner
53:17beaucoup de lumière
53:18pour toutes ces initiatives
53:21vertueuses
53:21de quels critères
53:22on parle justement ?
53:23alors on parle
53:24des critères
53:25qui sont
53:26les premiers
53:28on va dire
53:28le diagnostic
53:29de performance énergétique
53:31le DPE
53:32qui est bien connu
53:33qui permet quand même
53:34de vérifier
53:35on va dire
53:36l'isolation
53:36d'un logement
53:38donc nous
53:39on n'a que des DPE
53:40qui sont
53:40A
53:41B
53:41ou C
53:43parce qu'à partir
53:44d'un DPE
53:45C
53:45c'est-à-dire qu'on a
53:46de l'isolation
53:47comme du double vitrage
53:48mais on aura aussi
53:48un effort
53:49de rénovation
53:51durable
53:51que ce soit
53:53une pompe à chaleur
53:54que ce soit
53:55des panneaux solaires
53:56donc voilà
53:58pour avoir un DPE
53:58il faut avoir déjà
54:00une transformation
54:02énergétique
54:02et ensuite
54:03on a des critères
54:04comme
54:05des panneaux
54:05photovolcaïques
54:07la récupération
54:08des eaux de pluie
54:09recyclage
54:10des eaux
54:11des eaux usées
54:12un confort
54:13thermique
54:14qui est donc
54:14très important
54:15puisque forcément
54:16avec le réchauffement
54:17climatique
54:17on en parle
54:18de plus en plus
54:20et par exemple
54:21aussi la proximité
54:22des transports
54:23en commun
54:24ou de mobilité
54:26douce
54:27est-ce que c'est
54:28vraiment un critère
54:28d'achat
54:29oui c'est un critère
54:30d'achat
54:31c'est un critère
54:32d'achat
54:32d'abord on s'est rendu
54:33compte qu'il y a
54:34des études
54:34qui sont passées
54:3575% des français
54:37cherchent un logement
54:38qui soit un peu
54:39plus responsable
54:41plus proche
54:42de l'environnement
54:43le deuxième critère
54:44il est évidemment
54:45financier
54:46puisqu'il faut savoir
54:48quand on a
54:48des panneaux solaires
54:49on a des factures
54:50énergétiques
54:51qui vont diminuer
54:52drastiquement
54:53on sait que
54:54le coût de l'énergie
54:54augmente
54:55d'environ
54:5610% par an
54:57donc on parle
54:58pas de quelque chose
54:59anecdotique
55:00c'est un vrai
55:02vrai impact
55:03donc l'idée
55:05c'est de pouvoir
55:06mettre en valeur
55:08cette réduction
55:09évidemment
55:09des factures
55:10voire
55:11zéro facture
55:12puisqu'on se rend compte
55:13aussi que
55:13les logements autonomes
55:15on passe
55:15à zéro facture
55:16d'énergie
55:19il y a aussi
55:20les panneaux solaires
55:22qui permettent
55:22de générer
55:22sa propre électricité
55:23et aussi
55:24de revendre
55:25sa production
55:26d'électricité
55:27à EDF
55:27et ça donne
55:29de la valeur
55:30à un bien
55:31sa performance durable
55:33sa performance durable
55:34donne de la valeur
55:36à un bien
55:36on s'est rendu compte
55:37que les études
55:38sont faites
55:39sur un DPE A
55:41par exemple
55:41ça va se revendre
55:43quand même
55:4314% de plus
55:45qu'un logement
55:47qui va être
55:48F ou G
55:49donc oui
55:50c'est un vrai impact
55:51de valorisation
55:53alors dans l'immobilier
55:55neuf
55:55évidemment
55:55on a un objectif
55:57de construction
55:58l'objectif
55:59c'est les accords
55:59de Paris
56:00c'est le net zéro
56:02donc dans l'immobilier neuf
56:03évidemment
56:03toutes les normes
56:04de construction
56:05répondent à ces critères
56:06éco-responsables
56:09et dans l'ancien
56:10c'est aussi
56:11une façon
56:12de mettre en valeur
56:13les travaux
56:14qui ont été faits
56:14par les particuliers
56:17et qui aujourd'hui
56:18ne sont pas toujours
56:20assez appréciés
56:21Merci beaucoup
56:23Chloé Rulot
56:23et bon vent
56:24à Sustainable Real Estate
56:26voilà
56:27c'est la fin
56:27de ce Smart Impact
56:29Merci
56:29et à demain
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