Passer au playerPasser au contenu principal
Arnaud Montebourg, ex-Ministre de l'économie sous Hollande, fervent défenseur de la souveraineté industrielle française, est invité sur Thinkerview, et il est remonté ! Il dézingue les patrons du CAC40 et l'incompétence crasse de nos services de renseignement.

Réduire la qualité de la vidéo.

S'abonner à la chaîne https://www.youtube.com/@thinkerview
Soutenir Thinkerview https://fr.tipeee.com/thinkerview

Sources
Montebourg https://www.youtube.com/watch?v=q3KU2-L0cv4
Musique https://www.youtube.com/watch?v=39PVEaSytpo

Réponses au quiz de fin :

/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
/!\

/!\

/!\
/!\

Qui est Bernard Bajolet ?
L'ancien patron de la DGSE.

Combien de conversations ont été écouté en Europe par la NSA selon Snowden ?
75 millions.

Qu'a obtenu Kron en plus de ses 20 millions pour la vente d'Alstom ?
Garantie d'immunité des poursuites pour corruption mondiale de la part du département de la justice américaine.

#montebourg #politique #économie #france #trahison #extrait #ethiqueettac

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:00Pour moi, le prix de la trahison de la France, je l'ai déjà exprimé, c'est 15 millions, en
00:05moyenne.
00:06Mais vous êtes sûr ? Est-ce que je ne peux pas vous...
00:08Qu'est-ce qu'il y a ?
00:09Des précautions à temps ou pas de précautions à temps ?
00:13Qu'est-ce qu'il y a de la trahison à temps ?
00:18Moi, j'ai fait la liste des patrons de boîtes
00:24qui ont reçu un chèque pour se vendre
00:29presque aux enchères.
00:30C'était en euros ou en dollars ?
00:32Je pense qu'il y avait un peu des deux.
00:35C'était un peu ça.
00:36On ne fait pas de partie ce soir.
00:38Je vais donner les chiffres. J'ai donné les noms, peut-être. C'est encore mieux.
00:41Je l'ai déjà dit devant une commission d'enquête parlementaire,
00:45donc je peux le redire ici, avec toute la même sincérité et liberté.
00:51Un, Alstom, c'était un chèque d'une vingtaine de millions pour Cron
00:58et une garantie d'immunité des poursuites pour corruption mondiale
01:02de la part du Department of Justice de l'administration américaine.
01:09Pilinco, Thierry Pilinco, patron de Technip,
01:13a fait une fausse fusion entre égaux avec FMC, une boîte texane,
01:20qui était en vérité en grave difficulté,
01:23mais dont un rapport de Goldman Sachs avait montré toutes les vertus
01:27et qu'il a gobé comme ça.
01:29Et d'ailleurs, dans le conseil d'administration,
01:30il y a des gens qui ont refusé de voter,
01:32ils n'ont jamais voulu parler malheureusement,
01:33mais la BPI et l'Institut français du pétrole,
01:37c'est-à-dire celui qui détient les brevets du général des gausses
01:39sur l'oïland-gaz, ont voté pour.
01:42Il faut quand même le dire.
01:43– Ça, ça a été dit dans une commission.
01:44– C'est des décisions qui ont été prises.
01:47– Ça, ça a été vocalisé et verbalisé dans une commission ?
01:50– Je l'ai dit à la commission d'enquête parlementaire.
01:53– Vous avez eu des procès pour ça ou pas ?
01:54– Moi, on ne me fait aucun procès.
01:56Je le regrette parce que j'apporterai l'épreuve.
01:59Elle était moi.
02:00Je ne dis que ce que j'ai pu vérifier quand même.
02:04On ne raconte pas n'importe quoi.
02:05C'est la France, là.
02:06C'est un enjeu très important.
02:07C'est notre bien commun, en quelque sorte.
02:10Alors, après, je continue.
02:13Il y a eu la Farge.
02:14La Farge, ça a été la fusion avec Old Jim.
02:17Ne vous inquiétez pas.
02:19Tout reste en France.
02:21– Ben non, tout est parti.
02:22Et en plus, on a eu des histoires.
02:24Et le président de l'époque, qui a touché un gros chèque,
02:28lui aussi, parce qu'ils ont tous eu, pour moi,
02:30le prix de la trahison de la France, je l'ai déjà exprimé,
02:32c'est entre ces 15 millions, en moyenne.
02:36– Mais vous êtes sûrs ?
02:37Je ne peux pas vous le dire.
02:38– Qu'est-ce qu'il y a ?
02:39– Les précautions aratoires ou pas de précautions aratoires ?
02:41Ils n'ont pas trahi la France, ces gens-là.
02:43– Ils ont vendu un groupe du CAC 40,
02:47dans des conditions qui ont fait perdre le contrôle à la nation de ce groupe,
02:52contre un chèque, une rémunération extraordinaire,
02:59extrêmement importante,
03:00qui montre à quel point, finalement, la vénalité dirige les affaires.
03:07On n'est pas surpris, enfin, quand on a une responsabilité de gouvernance
03:11et qu'on est à la tête d'un petit morceau de France,
03:14Alstom, c'est un morceau de France,
03:16Lafarge, c'est un morceau de France,
03:17Technip, c'est un morceau de France,
03:20je suis désolé.
03:21Et Alcatel,
03:24les restes de la CGE, la compagnie géographique,
03:27il y avait Alstom, Thomson, Alcatel.
03:29Thomson, disparu, Alstom, vendu en morceaux,
03:32Alcatel, Michel Combes,
03:3515 millions, environ, 13, 13 millions, je crois,
03:38pour vendre à Nokia,
03:40alors qu'on aurait pu racheter, nous, Nokia.
03:43Excusez-moi, on était à peu près au même niveau.
03:46Donc, si vous voulez, tous ces gens qui vendent
03:48et qui prennent un gros chèque,
03:51moi, pour moi, ça fait partie du tableau
03:54de l'abandon de la France par les élites.
03:56On parle souvent des gouvernants,
03:58mais c'est des patrons de grandes boîtes,
04:00c'est des gens qui ont fait de grandes études,
04:03qui doivent tout.
04:03Ils ont défilé, la plupart, sur les Champs-Elysées,
04:06en uniforme, parce qu'ils avaient fait
04:07l'école polytechnique.
04:08Moi, pour moi, c'est très grave, ce qui s'est passé.
04:11Et ça continue, hein, ça continue.
04:14Après, vous avez eu Essilor et Luc Chautica,
04:17qui est moins grave,
04:19mais on pourrait continuer, comme ça.
04:22Monsieur le ministre, vous connaissez mon point de vue
04:24sur qui doit protéger la France
04:26pour des questions de renseignement économique,
04:29pour des questions d'atteinte aux intérêts français.
04:33Je vais vous répéter ma marotte.
04:36Que font les services de renseignement ?
04:39Ah ben non, mais moi, bon,
04:40les services de renseignement,
04:41ils ne sont pas...
04:43À l'époque, quand j'étais au gouvernement,
04:45ils n'étaient pas au niveau.
04:46Et même, moi, je me souviens avoir appelé,
04:48quand nous avons découvert le complot
04:50contre Alstom,
04:52avec la complicité de Cron
04:55pour nous vendre
04:56à General Electric aux Américains,
04:59j'ai appelé le patron de la DGSE,
05:01Monsieur Bajolet,
05:02qui a fait des mémoires fortes honorables.
05:04Je lui ai dit, nous sommes...
05:06Nous sommes, selon le témoignage
05:10de la famille de Pierucci
05:11que j'avais fait recueillir
05:12par mes collaborateurs à l'époque,
05:14puisque je m'étais porté au secours de Pierucci,
05:16il voulait raconter cette triste histoire
05:19et lui a souffert énormément
05:20pour avoir résisté
05:22et refusé de collaborer
05:23avec le système d'espionnage
05:26que le département de justice américain,
05:28décidé au plus haut niveau,
05:30voulait mettre en place
05:32contre nos intérêts français
05:33et contre une entreprise française
05:35qui s'appelait Alstom.
05:35Il a refusé,
05:36il l'a payé deux années de prison
05:38en orange avec des chaînes au pied
05:40et toute la violence
05:41à l'intérieur des prisons.
05:43Voilà ce qui s'est passé.
05:44Donc, quand j'apprends ça,
05:46j'appelle le patron des services secrets,
05:49un certain Bajolet.
05:51Bernard de son petit nom.
05:52Je lui dis,
05:53nous sommes espionnés,
05:58il y a quand même une opération
05:59qui est en train de se monter.
06:01Est-ce que vous pouvez nous dire en sérieux ?
06:03Ah, nous, nous n'écoutons pas les Américains.
06:05Je lui dis, pardon,
06:06il y a eu Snowden
06:07qui a révélé
06:08que nous avions eu 75 millions
06:09de conversations
06:10qui avaient été écoutées
06:12par l'agence NSA.
06:14Et d'ailleurs,
06:14quand Pierucci s'est pointé
06:16pour dire,
06:16je ne veux pas reconnaître les faits,
06:18on lui a sorti
06:19un million de mails.
06:20Son OK lui a dit,
06:21il me faut trois ans pour les lire.
06:22Et ça vous coûtera
06:23un million de dollars
06:24ou quelque chose comme ça.
06:25Bon, qu'est-ce que ça voulait dire ?
06:26Ça veut dire qu'ils utilisent la NSA
06:28pour pomper l'information
06:31de façon illégale.
06:32Puis ensuite,
06:33il la recycle,
06:34il la donne
06:34au système judiciaire
06:36qui en fait des procès
06:38pour nous piquer nos entreprises.
06:40Et on appelle ça des alliés.
06:42Et alors, évidemment,
06:43le voyage au Washington
06:44entre François Hollande
06:46et Barack Obama,
06:47pas un mot sur l'histoire
06:49des 75 millions de conversations
06:54écoutées en Europe
06:55sur les dirigeants,
06:56dont nous.
06:57Donc moi,
06:58je peux vous parler
06:59des services de renseignement.
07:00Les services de renseignement,
07:01ils font ce que les dirigeants politiques
07:03leur demandent de faire.
07:04Puisqu'ils sont sous contrôle politique,
07:06heureusement d'ailleurs.
07:07Heureusement.
07:08C'est la démocratie,
07:09je vous rappelle.
07:09Il n'y a pas d'autonomie
07:12des services.
Commentaires

Recommandations