00:00Même s'il y a réchauffement climatique, je n'ai pas, moi, la capacité de l'analyser.
00:04Je vous dis très franchement, sur cette question, je suis dubitatif.
00:08Admettons qu'il y ait réchauffement climatique.
00:11Admettons.
00:13Est-ce qu'il est lié à la fameuse effet de serre, du carbone,
00:18ou est-ce qu'il est lié tout simplement au cycle de la Terre, du Soleil, etc. ?
00:23Je n'en sais rien.
00:24Les ballons-sondes qu'on envoie dans l'atmosphère depuis les années 1970,
00:28pour mesurer la température de la stratosphère,
00:31montrent depuis le début des relevés une température qui baisse dans la stratosphère.
00:35Ce qui est la marque irréfutable du fait que le réchauffement que nous observons depuis l'après-guerre,
00:41c'est bien la marque de l'homme.
00:43Ce n'est juste pas possible que ce soit le Soleil.
00:45Parce que si c'était le Soleil, l'augmentation de la puissance solaire nous enverrait aussi plus d'ultraviolets solaires.
00:53Et ces ultraviolets qui sont eux interceptés par l'ozone de la haute atmosphère,
00:57s'il y en a plus, la haute atmosphère chauffe.
01:00Donc si c'est le Soleil qui augmente sa puissance, la haute atmosphère chauffe.
01:04Si c'est l'effet de serre qui s'intensifie, la haute atmosphère se refroidit.
01:07Donc ça c'est un switch on-off.
01:09Et l'observation via les ballons-sondes du refroidissement de la stratosphère
01:13prouve de façon totalement irréfutable que c'est bien nous qui sommes à l'origine du réchauffement climatique.
01:19Parce que l'escroquerie qui tue la France de vouloir revenir à 1990, d'accord ?
01:29C'est l'escroquerie du siècle.
01:31Puisqu'en 1990, sur la base de la ligne de départ, nous avions déjà l'électricité nucléaire.
01:37D'accord ?
01:38Donc ça veut dire qu'on demande à la France un effort, les moins 55% de gaz à effet
01:44de serre,
01:44par rapport à 1990, vous êtes bien d'accord ?
01:47On demande à la France un effort surhumain, par rapport à des pays comme l'Allemagne et la Pologne,
01:52qui étaient bien au-dessus.
01:53Il faut dire aux Français la vérité.
01:55Nous sommes le pays le plus exemplaire en matière de gaz à effet de serre.
01:58Admettons que tout ça existe.
01:59Et que ce ne soit pas une foutaise intégrale.
02:01Admettons.
02:02On a entendu trois fois de suite la même semaine, et c'était la première fois
02:04où la France ne pèse que 1% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.
02:07Classique.
02:08Ça, c'est classique.
02:10Ou notre mix électrique est déjà décarboné, pourquoi devrions-nous faire quelque chose ?
02:14Ou, ben non, nous, l'agriculture chez nous ne contribue pas au réchauffement climatique.
02:19Voilà, c'est trois exemples.
02:20Mais du coup, c'est important d'avoir très vite une capacité à montrer
02:23que ce sont des représentations fausses.
02:27Donc, par exemple, sur la France, il y a ces émissions territoriales et ces importations.
02:32Les émissions de gaz à effet de serre d'empreintes par personne,
02:34qui restent très élevées, de l'ordre de 8 à 10 tonnes par personne et par an,
02:39quand on prend en compte tous les échanges internationaux.
02:41Donc ça, c'est important de répondre rapidement.
02:44Et puis le fait que quand on fait la somme de tous les pays,
02:46qui sont moins de 2% des émissions mondiales, c'est la majorité.
02:50Donc, bien sûr, la Chine et les États-Unis pèsent lourdement,
02:52mais l'ensemble des autres également.
02:56Après, il y a souvent une confusion électricité-énergie.
02:58Donc nous, on a plus de la moitié de notre consommation d'énergie
03:01qui provient des énergies fossiles,
03:02que d'ailleurs on importe de pays qui ne respectent pas nécessairement
03:06les mêmes valeurs, les mêmes visions du monde,
03:08le respect des frontières, des droits humains.
03:10Et donc la question climat, ce n'est pas simplement une question climat,
03:13c'est aussi une question d'indépendance, de souveraineté énergétique.
03:17Et c'est aussi important de montrer parfois les impostures
03:19sur des discours qui mettent en avant la souveraineté ou la protection,
03:23mais qui en réalité sont des discours d'asservissement
03:27sur la dépendance à d'autres pays,
03:29sur l'approvisionnement en énergie fossile,
03:32ou qui mettent la tête dans le sable
03:33par rapport aux choix difficiles qui doivent être faits
03:37pour construire une adaptation dans un climat qui se réchauffe,
03:40qui est essentiel pour protéger les biens, les entreprises,
03:43les ménages, les activités économiques.
03:45Et puis les écosystèmes auxquels on tient.
03:47Première décision, tiens, si j'arrive au pouvoir,
03:49les 40 milliards pour la transition écologique, on arrête.
03:52Et on attend que les Allemands soient à notre niveau.
03:55Et là, on reprendra ensemble dans la joie et le bonheur, dans 30 ans.
03:58Et ces 40 milliards, déjà, ils ne seront plus endettés.
04:01Premier point.
04:02Oui, mais on arrête d'escroquer les Français là-dessus.
04:05Les ZFE à la con, les DPE à la con.
04:08Mais ce n'est pas possible d'être aussi bête.
04:11C'est du suicide français.
04:13Avec un chiffre qui est très important,
04:15c'est celui des 36 millions de logements dont on dispose en France.
04:18Il faut savoir que la moitié de ces 36 millions de logements
04:21dépendent encore des énergies fossiles pour leur chauffage aujourd'hui.
04:23Et que ces logements, ils se renouvellent avec un rythme très faible.
04:27Ça veut dire ça, que 75% du bâti de 2050,
04:30il est déjà là, que la majorité des logements qui sont aujourd'hui construits,
04:34ils seront encore occupés en 2050.
04:36Donc forcément, ça signifie qu'il faut réussir à traiter l'existant.
04:39Et ça, ça veut dire qu'il faut emporter peu ou prou 36 millions de décisions de rénovation,
04:45souvent auprès des ménages directement,
04:47soit un public qui n'a en général pas la capacité de planifier à long terme.
04:51Donc ça veut dire qu'il faut se mettre en ordre de marche sans tergiverser.
04:55D'autant plus quand on sait que le bâtiment consomme 40% de l'énergie finale
04:58et le logement 25, et qu'on voit que des scénarios énergétiques nous disent
05:04qu'on marche déjà dans une certaine mesure sur une ligne de crête
05:07pour la fourniture d'énergie, même si les objectifs de rénovation
05:11et de diminution des consommations dans le bâtiment sont atteints.
05:15Quand même, sur certains points, on n'est pas du tout au bon rythme,
05:18notamment sur la connexion au réseau de chaleur,
05:20et sur le rythme de rénovation et la qualité des rénovations.
05:25Pour changer cette tendance, il nous semble qu'il faut déjà
05:28mettre en œuvre des aides restructurées qui rendent compétitive
05:31une rénovation globale qui traite l'ensemble des postes de travaux
05:34d'un logement, du sol au plafond, en passant par le chauffage.
05:38Et que tout ça se fasse en une à trois fois,
05:40en regroupant les gestes de travaux, ce qui n'est pas ce qui se fait aujourd'hui.
05:44Il faut que ces aides permettent à tous, y compris les plus modestes,
05:47de réaliser ces travaux.
05:49Et en fait, en faisant ça, dans un deuxième temps,
05:51ça veut dire qu'on peut mettre en place,
05:53on peut activer une voiture balai réglementaire
05:55avec une obligation de réno, par exemple au moment des ventes,
05:58qui assure que le travail de rénovation est fait partout.
06:03Mais ce n'est pas possible d'être aussi bête.
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