00:03La cloche retentit à l'ouverture de BFM Bourse également, on est vraiment synchronisés.
00:089h30 à New York, il est là John Plassard pour Cité Gestion. Bonjour John.
00:13Bonjour Guillaume.
00:14Et Antoine Larigauderie en fil rouge. Bonjour Antoine.
00:16Bonjour Guillaume.
00:17Re-bonjour, après tout pour investir ce matin, on peut casser replay Antoine d'ores et déjà.
00:21Oh oui, on a beaucoup beaucoup parlé d'NVIDIA. On va continuer à beaucoup parler d'NVIDIA pendant cette émission.
00:26Et puis on se posait la question de savoir si les hauts patrimoines français étaient toujours aussi obsédés par l
00:31'évasion fiscale qu'ils ne l'étaient avant la loi budgétaire 2026.
00:35Eh bien on se rend compte que oui, absolument, ça reste une option qui est très sérieusement envisagée par bon
00:42nombre de patrimoines.
00:43Non pas face à la fiscalité en elle-même, mais face au fait que la situation est tellement instable que
00:48sur le long terme,
00:49on ne voit pas ce qu'on est capable de faire et d'administrer dans ces conditions.
00:52Bien.
00:53À écouter, réécouter, mais ça en dit long sur le sentiment général autour de l'investissement et du patrimoine.
00:57Wall Street vient d'ouvrir Antoine, comment ça se passe sur les marchés américains ?
01:00Plutôt bien, on est sur une reprise assez générale sur les marchés et Wall Street participe à la Fed,
01:05plus 0,55% pour le Nasdaq, plus 0,17% pour le Dow Jones, le S&P 500 plus
01:100,31%.
01:11Notre CAC 40 lui gagne 0,65% à 8 034 points, encore une très très forte performance des semi
01:18-conducteurs
01:18qui propulsent l'Euronext Tech Leaders en hausse d'1,4%.
01:22Et puis sur le front des taux, ça s'apaise un petit peu.
01:253,78% pour la dette française 10 ans, 3,15% pour le 10 ans allemand et 4,65
01:30% pour le 10 ans américain.
01:31Est-ce que, John, c'est intéressant de voir ces taux obligataires qui, alors même si ça se détend un
01:35peu,
01:35cet après-midi reste quand même perché des taux américains, est-ce que comme l'an dernier,
01:39à la même période après le Liberation Day, est-ce que comme l'an dernier, on peut estimer que par
01:42une formule,
01:43une phrase, un coup de baguette magique, quelqu'un pourrait parvenir à apaiser ce marché obligataire cette année encore ?
01:49Pas vraiment, c'est une bonne question. Il faut juste remettre les choses en place.
01:54Après le Liberation Day, vous aviez les marchés effectivement qui avaient rapidement retrouvé le calme
01:59grâce à l'espoir de baisse de taux rapide de la Fed et puis aussi d'une fameuse désinflation qu
02:08'on était en train de voir.
02:09Aujourd'hui, c'est complètement différent. On l'a redit et encore redit, si le détroit d'Ormouz rouvre demain,
02:17on ne va pas voir des prix du baril de pétrole qui vont revenir très rapidement au niveau où ils
02:23étaient en début d'année.
02:25Mais c'est beaucoup plus complexe parce qu'on a une remontée des taux, et vous l'avez justement noté
02:30avant Guillaume,
02:31qui touche en fait toutes les grandes zones économiques, le Japon, les États-Unis, l'Europe et d'autres pays
02:39émergents.
02:39Et donc, on est dans une situation où effectivement, les marchés obligataires commencent à exiger des primes de risque plus
02:49élevées.
02:49On a des déficits budgétaires, on a des problèmes géopolitiques, et puis on a ce qu'on appelle la réflation
02:56géopolitique.
02:56Qu'est-ce que c'est que ce mot un peu barbare ?
02:58Eh bien, c'est les États qui commencent, eux, à avoir de l'inflation, mais qui sont obligés,
03:04parce qu'on est dans une situation géopolitique incertaine, d'investir notamment dans l'armée, dans la défense.
03:11Donc, en fait, pour répondre, pour faire beaucoup plus simple, pour répondre à votre question,
03:16ce ne sera pas aussi facile que l'année passée de faire baisser dramatiquement ses rendements sur les taux souverains.
03:22Et alors, il y a une question d'un auditeur, Sam, il nous a écrit sur LinkedIn en l'occurrence,
03:26« Le dollar remonte, nous dit Sam, c'est vrai, il remonte depuis quelques jours, boosté par la remontée des
03:30taux.
03:30Est-ce une raison d'investir en dollars désormais si les taux obligataires venaient à continuer de progresser ?
03:34Est-ce que le dollar en progresserait, en profiterait encore ? »
03:37Et donc, est-ce qu'il faut, en tant qu'investisseur, choisir des investissements en dollars pour la suite, John
03:40?
03:41Alors, la réponse, elle est assez simple, il faut se diversifier.
03:44Il ne faut pas tout avoir les œufs dans le même panier, c'est-à-dire pas tout en euros,
03:47même pas tout en francs-suisses.
03:49Vous l'avez dit, la remontée des rendements américains redonne un avantage structurel au dollar.
03:56On a vu que le dollar, qu'on disait, vous savez, on avait beaucoup parlé au début d'année de
03:59dédollarisation,
04:00là, on voit que le dollar agit comme une valeur refuse à l'heure où, je vous parle, Guillaume,
04:06la paire euro-dollar a cassé les 1,16, on est en dessous des 1,16.
04:10Donc, il y a une force structurelle du dollar.
04:12Et puis, vous savez, lorsqu'on revient sur les fondamentaux,
04:15eh bien, en Europe, on est dans une situation où, pour l'instant,
04:19les prévisions de croissance économique pour l'Allemagne sont de 0,5 % cette année,
04:24alors qu'aux États-Unis, on est plus proche de 2 %.
04:28Donc, on est dans une situation, effectivement, où, pour un Européen, pour un Suisse même,
04:36il y a un espèce de double effet.
04:37Il y a le rendement obligataire et puis il y a l'effet de chance qui est positif.
04:40Mais ce qu'il faut faire attention ici, c'est que c'est peut-être la moins mauvaise monnaie
04:46et pas la meilleure monnaie.
04:47Et d'un autre côté, c'est la chose qu'il ne faut jamais oublier,
04:51c'est que vous avez des pays émergents qui sont très endettés en dollars.
04:55Donc, plus ça monte, plus ils sont à risque.
04:58Donc, faire aussi attention à ça.
05:00– Wall Street vient d'ouvrir, donc.
05:02En légère hausse, le Nasdaq gagne 0,6 % avant Nvidia,
05:05qui va publier ce soir, c'est quand même le grand rendez-vous de la semaine,
05:07ce soir, ses résultats.
05:08Est-ce qu'Nvidia sera plus fort que le marché obligataire ?
05:11Est-ce qu'Nvidia, sur sa publication, pourrait redonner de l'allant au marché
05:14malgré les taux obligataires élevés de job ?
05:16– La réponse est oui, mais, vous savez, on en parlait à plein matériel.
05:21On a regardé la semaine passée les chiffres qui étaient extrêmement bons.
05:26Ils ont même avancé d'une année leurs prévisions.
05:29Et on a vu que le titre était en baisse.
05:31Donc, il faut vraiment faire attention.
05:33Alors, qu'est-ce qu'on va voir ?
05:34On va regarder le chiffre d'affaires qui doit s'approcher des 79 milliards de dollars.
05:39C'est près de 79 % de croissance sur un an.
05:43Vous avez entendu, près de 80 % de croissance du chiffre d'affaires,
05:48eh bien, par rapport à un an.
05:50Mais le chiffre qui sera probablement le plus surveillé,
05:54c'est celui des revenus des fameuses data centers.
05:58Environ 73 milliards de dollars, soit environ 87 % de hausse annuelle.
06:0587 % de hausse annuelle.
06:07Puis, j'aime bien toujours rappeler une chose sur la marge brute ajustée de Nvidia,
06:12qui est proche de 75 %.
06:15Imaginez n'importe quel secteur qui voudrait avoir une marge extraordinaire, 75 %.
06:21Donc, évidemment, on aura des bons chiffres.
06:24Le problème, c'est de savoir comment est-ce qu'on va l'anticiper.
06:28Maintenant, une autre chose qui est claire,
06:30c'est que si les chiffres sont en dessous des attentes,
06:33alors là, ça va faire très mal.
06:34Et on pourrait voir le chiffre dévisser de 10 %, voire plus.
06:39Il y a plein de questions sur la Chine, sur les restrictions américaines à l'exportation,
06:44sur la montée en puissance de AMD, le petit AMD, qui n'est pas si petit,
06:49mais qui fait de plus en plus de concurrence à Nvidia,
06:53et puis aussi sur les puces développées par certains géants du cloud eux-mêmes.
07:00Donc, plein de questions et on espère que la réponse sera positive pour les marchés.
07:04Ce sera passionnant ce soir.
07:05Nvidia va publier ses résultats après la clôture.
07:07Un titre volatile, il gagnait 0,8 %.
07:09Il y a deux minutes, il gagne plus que 0,1 %.
07:11En ce moment, on sent qu'il y a des gros arbitrages,
07:13certains qui tentent des coups avant la publication.
07:15Et dans quelques jours, quelques semaines, SpaceX, à son tour, s'introduira.
07:18La grande question, avant de savoir quel montant, quelle date pour SpaceX,
07:21la grande question, c'est de savoir qui sera désigné à la tête du placement ?
07:26Qui va placer cette introduction ?
07:28Qui mènera la danse dans l'univers des banques d'investissement ?
07:31Goldman Sachs, on en entend parler, John ?
07:34Oui, de plus en plus.
07:35C'était une rumeur cette nuit.
07:37Apparemment, la rumeur est confirmée.
07:39Alors, il faut voir, c'est les journaux qui disent ça.
07:41Il faut rappeler que c'est loin d'être symbolique,
07:44parce que c'est la banque qui pilote l'opération, structure le placement,
07:48et puis capte la plus grande visibilité mondiale autour de l'introduction en bourse.
07:53Alors, juste quelques chiffres qui paraissent aussi assez fous.
07:56SpaceX, on le sait, vise une levée de fonds d'environ 75 milliards de dollars
08:01pour une valorisation proche de 1750 milliards de dollars.
08:06Et lorsque vous avez une introduction en bourse classique aux États-Unis,
08:10les banques qui participent à la mise à l'IPO, les chefs de file,
08:16ils prélèvent généralement entre 1 et 3 % du montant levé sous forme de commission.
08:24Donc, on revient aux chiffres.
08:26Si SpaceX lève 75 milliards de dollars,
08:29les commissions pourraient aller de 750 millions à 2,2 milliards de dollars.
08:35Alors, évidemment, ça ne va pas tout aller pour Goldman Sachs,
08:38soit ce que vous avez d'autres banques qui rentrent dans la danse,
08:41Morgan Stanley, JP Morgan, Citigroup.
08:43Mais, et c'est là qu'il est important, c'est ça l'important pour le chef de file,
08:48c'est qu'il pourrait normalement et potentiellement avoir 15 à 25 % du total des commissions.
08:56Donc, ce n'est pas rien.
08:56Et donc, c'est très important,
08:58notamment pour les futurs résultats de Goldman Sachs du deuxième trimestre.
09:02Ça compte, tout compte effectivement dans la tech,
09:05parce que dans la tech, la terre n'arrête pas d'accélérer,
09:08de tourner de plus en plus vite.
09:09On a ces arbitrages.
09:11Ces arbitrages annoncés par un hedge fund, celui de Léopold Aschenbrenner.
09:14En fait, c'est un ex-chercheur d'OpenAI qui a publié donc ces arbitrages,
09:18les arbitrages de son fonds d'investissement du premier trimestre.
09:20Et il y a vraiment des leçons à en tirer, John, en l'occurrence.
09:24Oui, alors, juste à rappeler,
09:27« situational awareness »,
09:30je n'arrive pas à le dire.
09:31À la base, c'est un investisseur sur l'intelligence artificielle.
09:36C'est lui qui se décrit comme ça ultra long terme.
09:39Donc, effectivement, c'est très intéressant de regarder.
09:41Et le premier renseignement qu'on a,
09:44c'est qu'il n'achète pas que du Nvidia.
09:48Et ça, c'est très intéressant,
09:49parce que le véritable pari pour lui,
09:52et on vient de voir la composition de son portefeuille,
09:54c'est la transformation complète de l'économie mondiale
09:58autour du calcul, de l'énergie,
10:01des réseaux, de l'infrastructure critique,
10:04et puis de la souveraineté technologique américaine.
10:08Donc, lorsqu'on regarde,
10:09il y a plusieurs positions importantes
10:11qui sont liées à l'infrastructure critique
10:14de l'intelligence artificielle.
10:16Broadcom, Arista, Vertiv.
10:19Et ça, c'est intéressant,
10:20parce qu'on est dans une situation
10:22où lorsqu'on parle d'intelligence artificielle,
10:25il n'y a pas seulement un nom qui sort,
10:27mais vous avez aussi des noms
10:30au niveau de l'électricité,
10:32de l'électrification.
10:33Et donc, on est dans un hub global
10:39où aujourd'hui,
10:39investir dans l'intelligence artificielle,
10:41eh bien, c'est utiliser
10:43tout un réseau global
10:46de puces, de semi-conducteurs,
10:49de clouds, de data centers,
10:51et puis, évidemment, d'électrification.
10:54Et ça, c'est vraiment l'enseignement qu'on a,
10:56parce qu'aujourd'hui,
10:58eh bien, il y a une sélection naturelle,
11:00d'une certaine manière,
11:01qui est en train de se faire.
11:03Oui, on en reparlera d'ailleurs
11:04dans la suite de BFM Bourse,
11:05donc les arbitrages réalisés
11:07par cet ex-chercheur d'OpenAI
11:08dans l'univers financier,
11:10dans la tech en particulier,
11:11la tech qui bouge,
11:12au point qu'en Corée du Sud,
11:14on s'enfonce vers la grève,
11:16grève chez Samsung
11:17à partir de demain.
11:19Alors, quel rapport avec l'IA,
11:21le boom des marchés financiers,
11:22et cette grève qui menace Samsung ?
11:25Déjà, c'est assez rare.
11:27Il y a rarement des grèves
11:30chez Samsung en Corée du Sud.
11:32Et là, vous avez quand même
11:3350 000 employés de Samsung Electronics
11:37qui sont susceptibles
11:38de cesser le travail
11:40pendant trois semaines.
11:41Et donc, pourquoi est-ce qu'ils veulent faire grève ?
11:44D'abord, ils veulent des hausses salariales de 7 %,
11:46ils veulent la suppression du plafonnement des bonus
11:49et surtout l'allocation de 15 %
11:52du bénéfice opérationnel aux primes
11:54après l'explosion des profits
11:57liés à l'intelligence artificielle.
11:59Alors, vous allez me dire
12:00oui, c'est une entreprise comme une autre,
12:01mais non, ce n'est pas ça,
12:03puisque Samsung représente
12:04près d'un quart des exportations sud-coréennes
12:08et c'est le plus grand fabricant mondial
12:10de puces mémoire.
12:12Et si on va un peu plus loin,
12:14ça dépasse Samsung
12:15parce que le groupe représente à lui seul
12:17près de 13 % du PIB sud-coréen
12:21et les puces mémoires
12:23comptent près de 35 % des exportations du pays.
12:27Donc, si Samsung fait grève
12:29pendant trois semaines,
12:30on espère qu'il y aura une résolution avant,
12:32eh bien, on pourrait avoir
12:32une perturbation encore plus grande
12:34que ce qu'on a actuellement
12:36sur les semi-conducteurs,
12:37mais aussi un impact économique direct
12:41sur la Corée du Sud.
12:43Oui, et justement, en matière d'emploi,
12:45alors les impacts sociaux,
12:46on le voit, des revendications
12:48parmi les salariés, les employés
12:50de ces grandes entreprises de la tech,
12:52et puis l'impact à venir
12:53sur le marché de l'emploi au global.
12:54Vous venez nous parler aujourd'hui,
12:56John, d'une enquête-chocs,
12:57qui, cette enquête, va à l'encontre
12:58de ce qu'on pourrait penser.
13:00Oui, c'est la plus grande enquête
13:01qui a été lancée aux États-Unis
13:04sur l'impact de l'intelligence artificielle
13:07sur l'emploi.
13:08Je vous rappelle quand même
13:09que l'OCDE avait dit,
13:10notamment, l'année passée,
13:12qu'il y aurait des centaines de millions,
13:14des centaines de millions de postes
13:15qui sont potentiellement affectés
13:17par l'automatisation de l'intelligence artificielle
13:20dans les prochaines années.
13:22Eh bien, dans cette enquête,
13:23vous avez les sociétés
13:25qui utilisent activement aujourd'hui
13:27l'intelligence artificielle
13:28qui sont prêts de trois fois plus
13:31à prévoir d'augmenter les recrutements
13:35de jeunes diplômés en 2026
13:36que de les réduire.
13:37Alors, concrètement,
13:38qu'est-ce que ça veut dire ?
13:39Ça veut dire que vous avez 47%
13:41des entreprises qui anticipent
13:42une hausse des embauches,
13:45ce qu'on dit, les juniors,
13:46contre seulement 17%
13:48qui envisagent une baisse.
13:50Donc, on est dans une situation
13:52où, effectivement,
13:53ça va à contre-courant
13:54de ce qu'on dit
13:55et ça montre
13:56que l'intelligence artificielle
13:58ne remplace pas automatiquement
14:00l'humain,
14:01en tout cas aujourd'hui,
14:02mais transforme surtout
14:03les compétences recherchées
14:05par les entreprises.
14:07Donc, c'est très intéressant
14:08de noter ça
14:08parce qu'on en parle,
14:09évidemment,
14:10on n'en parle pas assez.
14:11Et personne ne remplacera
14:12nos auditeurs et téléspectateurs.
14:13Les questions
14:14que vous nous adressez régulièrement
14:15continuez tout à l'heure.
14:16D'ailleurs, Gwendal,
14:17Dobrèche-Challe
14:18et nos experts
14:18répondront à toutes ces questions
14:19que vous nous envoyez
14:20très nombreuses
14:21en flashant ce canon,
14:22dans le QR code
14:22qui apparaît à l'écran.
14:23Si vous vous suivez à la radio,
14:24on est aussi disponible en replay.
14:26Et ces QR codes
14:26pour nous adresser vos questions
14:27sont visibles en replay
14:28et bien sûr téléchargeables.
14:29Merci beaucoup,
14:30John Plassard,
14:31depuis Cité Gestion.
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