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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle édition de Midi News jusqu'à 15h.
00:00:04En 2011, Morgan Sportes reconstituait l'affaire du gang des barbares dans tout tout de suite.
00:00:10Récit glaçant, narrant cinq ans plus tôt le guet-tapant, le kidnapping, la torture et l'assassinat sauvage d'Ilan
00:00:16Halimi.
00:00:17Ce jeune homme plein d'avenir, mais pour ses tortionnaires, parce qu'il était juif, il avait de l'argent.
00:00:22Le retentissement de cette affaire à l'époque, l'indignation de la classe politique, de droite comme de gauche,
00:00:27l'ampleur de cet acte antisémite d'une cruauté sans nom, la condamnation à la perpétuité du cerveau du gang
00:00:33des barbares.
00:00:33Youssouf Fofana laissait croire que ses préjugés funestes seraient oubliés, même si nous restons très prudents sur l'enquête.
00:00:42L'affaire dont on va vous parler dès le début de cette émission est en beaucoup de points semblables.
00:00:46Hier soir, un quarantenaire juif de la région parisienne se fait livrer un repas cachère par un livreur.
00:00:51Une minute plus tard, on sonne à la porte, deux individus encagoulés, gantés, armés, tentent un kidnapping.
00:00:58Je laisserai Sabrina Birlin-Bouillet vous livrer tous les détails de ce qui s'est passé au domicile de cet
00:01:02homme
00:01:03et au président du Consistoire de France, Elie Korshia, de commenter cette nouvelle agression qui semble être une agression antisémite.
00:01:10Mais ce qui s'est passé hier est semblable à ce que relate Morgane Sportes.
00:01:15Tout, tout de suite. Et révélateur plus généralement du dérèglement qui s'opère dans la violence en général.
00:01:21Ce tout, tout de suite, vous le retrouvez dans la délinquance d'aujourd'hui, les home jacking, les vols de
00:01:25montres de luxe dans la rue.
00:01:27Tout, tout de suite. C'est aussi ce que veut une partie de la jeunesse désœuvrée.
00:01:30Celle qui veut, au lieu de s'accrocher à un parcours scolaire, découvre sur Instagram les yachts de luxe arrimés
00:01:36au port de Dubaï.
00:01:37Tout, tout de suite. Ils veulent tout et pour l'obtenir, ils sont prêts à en découdre violemment.
00:01:41Qui sont-ils ? L'enquête, encore une fois, devra le déterminer.
00:01:44Pendant ce temps, Le Figaro livre une grande enquête sur l'immigration.
00:01:47Un tiers des Français a une part d'immigration en soi.
00:01:50Charles Rodwell, qui lutte pour expulser les étrangers les plus dangereux, sera là à 13h30.
00:01:54Nicolas Pouvreau-Monti, qui étudie le phénomène, sera là à 14h.
00:01:58Et à 14h30, M. François de Closet, Édouard Geffray, le ministre de l'Éducation,
00:02:04serait la vice sur l'orthographe et sur le maniement de la langue française en général.
00:02:08Qui de mieux pour en parler avec nous ? François de Closet sera là.
00:02:11Mais d'abord, toutes les informations avec Somaïa, la midi. Bonjour Somaïa.
00:02:15Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:02:16À la une de l'actualité, les eurodéputés et les États membres de l'Union européenne
00:02:21sont parvenus à un compromis provisoire pour mettre en œuvre l'accord commercial
00:02:25conclu à l'été 2025 avec les États-Unis.
00:02:28Les États-Unis qui maintenant pressent les 27 d'entérinés.
00:02:31Ce pacte commercial négocie au nom de l'UE par la Commission européenne.
00:02:35On poursuit avec cette tragédie à Toulon.
00:02:38Une mère de 38 ans s'est jetée par la fenêtre du 13ème étage de son immeuble
00:02:42avec trois de ses enfants en bas âge.
00:02:44Cette femme qui vivait seule avec ses sept enfants
00:02:46aurait récemment présenté des symptômes psychiatriques et dépressifs
00:02:50qui restent à confirmer selon un communiqué du procureur de la ville.
00:02:54Et puis Édouard Philippe prend acte de l'ouverture d'une information judiciaire.
00:02:58Il la prend par la presse et il répondra bien évidemment à toutes les questions
00:03:02que posera la justice comme il l'a toujours fait de façon très sereine.
00:03:05Déclaration de l'entourage du maire du Havre
00:03:07et candidat à la présidentielle après l'annonce d'une enquête ouverte à son encontre
00:03:11pour soupçon de détournement de fonds publics.
00:03:13– Merci Somaïa Labidier tout à l'heure, 13h30, pour d'autres informations.
00:03:17Nous sommes au complet dans ce Midi News avec Alexandre Devecchio.
00:03:20Bonjour.
00:03:20– Bonjour.
00:03:21– Alexandre, j'ai vu que votre livre a été primé par un prix, comment s'appelle le prix ?
00:03:26– Par un prix de la boissie, des écrivains combattants.
00:03:29– Voilà, avec Jean-François Colosimo notamment, qui a été un de vos prédécesseurs dans ce prix.
00:03:34Voilà, donc bravo pour ce livre, nous vivions côte à côte.
00:03:40Maxime Legay est là du service politique de CNU.
00:03:42Bonjour Maxime, François Drugy, bonjour Monsieur le Président de l'Assemblée nationale,
00:03:46Monsieur le Ministre, je rappelle vos anciennes fonctions.
00:03:48Elie Corchia est avec nous, le Président du Consistoire de France.
00:03:51Merci d'être là pour parler de cette affaire que va nous relater Sabrina Bierlin-Bouillet.
00:03:56Bonjour Sabrina, effectivement je le disais en introduction, ce quarantenaire en région parisienne
00:04:02qui tout commence quand il commande un repas à domicile, c'était hier soir.
00:04:06– Tout à fait, c'est arrivé ce lundi précisément, ce lundi vers 20h à Issy-les-Moulineaux en région
00:04:13parisienne.
00:04:13Un homme de 43 ans commande un plat sur une application de livraison rapide,
00:04:17un plat dans un restaurant cacheur puisque cet homme est juif, le livreur lui livre sa commande.
00:04:22L'homme a à peine le temps de mettre son plat dans la cuisine, que cela frappe à nouveau à
00:04:27la porte.
00:04:28Persuadé que c'est le livreur, il ouvre et là il se retrouve face à deux hommes, cagoulés, armes à
00:04:33la main.
00:04:34Il tente de rentrer chez lui, dans son appartement, mais l'homme se défend, les repousses.
00:04:39C'est là qu'il est frappé à coups de poing, à coups de pieds.
00:04:42Une fois au sol, il l'entraîne de force jusqu'à leur véhicule.
00:04:45C'est là que cela s'apparente à une tentative d'enlèvement.
00:04:48Un voisin témoin de la scène intervient en criant « Lâchez-le, lâchez-le ! »
00:04:52Là, les deux individus essayent alors de lui voler sa montre de luxe qu'il a au poignet.
00:04:56Puis, ils abandonnent, ils partent en voiture, ils prennent la fuite.
00:05:00La voiture sera retrouvée quelques heures plus tard, abandonnée à Châtenay-Malabry.
00:05:05Les deux individus sont donc activement recherchés.
00:05:07La victime, elle a été hospitalisée.
00:05:09L'homme souffre de plaies, d'hématomes au visage et sur tout le corps et puis d'un traumatisme.
00:05:14Vous avez eu cette victime au téléphone, Sabrina Birlin-Bouillet.
00:05:18Qu'est-ce qu'il vous dit, cet homme, aujourd'hui ?
00:05:20Tout à fait.
00:05:21Il est encore très ému, très éprouvé.
00:05:23Il ne comprend pas la situation.
00:05:24Il a été vraiment pris au dépourvu.
00:05:27Il dit que quand le plat est arrivé, il est allé dans sa cuisine.
00:05:30Et puis, tout de suite, ça a frappé.
00:05:32Il a eu une sorte de pressentiment parce que d'habitude, il n'est plus méfiant.
00:05:36Mais là, dans l'urgence, il ouvre la porte et il se retrouve piégé face à ces deux hommes armés
00:05:42et cagoulés.
00:05:42Encore une fois, il a peur de représailles, ce qui se comprend, vu le traumatisme qu'il a subi.
00:05:49Alors, l'enquête, un mot sur l'enquête.
00:05:50Elle se dirige vers plusieurs pistes à ce stade.
00:05:53Le mobile, il n'est pas encore identifié.
00:05:54On n'a pas encore retrouvé non plus les deux agresseurs.
00:05:56Il y a la piste antisémite, un acte qui serait lié à la religion juive de la victime.
00:06:01Avec cet amalgame, vous savez, cet homme est ciblé parce que juif.
00:06:04Et qui dit juif, dit argent pour certains.
00:06:07Autre piste qui va être creusée, celle de la crypto-monnaie.
00:06:10Parce que ces derniers mois, lorsqu'on parle de tentatives d'enlèvement en France,
00:06:13c'est souvent lié à des affaires de crypto-monnaie.
00:06:16Ce que l'on sait, c'est que cet acte, il semble préparé.
00:06:19Les deux agresseurs étaient habillés tout en noir.
00:06:21Ils avaient leur visage dissimulé, des capuches, des armes, peut-être factices.
00:06:25Et surtout, ils avaient des gants.
00:06:26Donc, ils ont essayé un maximum de ne pas être identifiés ou identifiables.
00:06:31Mais il semblerait, d'après nos informations, que des images vidéo ont quand même été prises.
00:06:36Donc, vont servir aux enquêteurs pour remonter tout le mode opératoire aussi de ces deux hommes.
00:06:42Parce que, est-ce qu'ils avaient anticipé de passer à l'acte et ont profité par opportunisme ?
00:06:48Ils se sont servis de ce livreur à domicile.
00:06:51Ou est-ce que le livreur éventuellement se récomplisse ?
00:06:55Voilà, il y a plusieurs pistes qui sont envisagées, tout à fait.
00:06:58Toujours très difficile aujourd'hui de savoir si c'était programmé avec le livreur
00:07:02qui faisait, j'allais dire, un premier coup avec la livraison et ensuite l'agression.
00:07:07Ou est-ce que c'était des gens qui se retrouvaient dans cet immeuble à ce moment-là.
00:07:12Évidemment, on va être très très prudent.
00:07:15Motif crapuleux retenu par les enquêteurs, pas pour l'instant le caractère antisémite.
00:07:20Et l'icorcia, cependant, c'est ce que je disais en introduction,
00:07:25ça rappelle des choses.
00:07:28Et je pense que si on veut se remémorer ce qui s'est passé dans l'affaire Ilan Halimi,
00:07:34le récit de Morgan Sportes dans Tout tout de suite relate donc le guet-apens par cette jeune fille
00:07:41qui, entre guillemets, drague à Ilan Halimi pour ensuite le conduire à ceux qui vont le kidnapper,
00:07:48le torturer, l'assassiner, le gang des barbares, ce que ça représente,
00:07:52Youssouf Ofana, la condamnation à perpétuité, le retentissement à l'époque dans la France d'aujourd'hui,
00:07:59qui peut-être n'est pas la même que la France de 2026.
00:08:03Oui, ce n'est pas la même parce que d'abord, les affaires d'antisémitisme, notamment criminels,
00:08:08ont eu lieu depuis ces 20 dernières années.
00:08:10Et c'est vrai que l'affaire Ilan Halimi reste, je crois, au sein de la communauté juive,
00:08:14mais aussi au sein de la communauté nationale.
00:08:16Je vous en parle en temps, évidemment, vous m'avez invité comme président,
00:08:18mais aussi comme avocat qui n'était pas parti dans ce procès,
00:08:23mais qui a suivi bien évidemment toutes les étapes de cette affaire.
00:08:26Il faut savoir que depuis, on a eu deux types de dossiers criminels qui ont touché la communauté juive.
00:08:30D'une part, des affaires de droit commun, c'est l'affaire Ilan Halimi sur un motif crapuleux
00:08:36avec le gang des barbares autoproclamé et les condamnations dont vous avez fait état tout à l'heure.
00:08:41Ça peut être l'affaire aussi de Mme Knoll, ça peut être l'affaire de Sarah Halimi.
00:08:45Il y a eu plusieurs dossiers comme cela.
00:08:47Et puis à côté de ça, il y a eu d'autres types de dossiers au cours de ces 20
00:08:50dernières années
00:08:51liés à l'islamisme terroriste.
00:08:53Et ça, c'est effectivement la tuerie de l'école Osaratora de Toulouse.
00:08:57C'est évidemment ce qui s'est passé à l'Hypercacher, l'attentat de l'Hypercacher.
00:09:00Donc on a deux types de dossiers.
00:09:03Dans le premier cas de figure, vous remarquerez que le fil rouge, c'est ce que je disais,
00:09:08le tout tout de suite, c'est-à-dire il y a ce préjugé extrêmement dérangeant
00:09:14de dire le juif a de l'argent.
00:09:16Oui, et puis il faut aussi dire quelque chose qu'on ne peut pas éluder
00:09:20quand on parle de cette agression.
00:09:22Encore une fois, on va en parler, comme vous l'avez dit, avec une très très grande prudence,
00:09:26notamment sur le caractère antisémite.
00:09:28J'y reviendrai après.
00:09:29Mais il faut savoir aussi qu'en 2006, le nombre d'actes antisémites dans notre pays
00:09:32n'a strictement rien à voir avec ce qui se passe aujourd'hui.
00:09:36Parce que depuis trois ans, les actes qui se comptaient en 2006 par dizaines
00:09:40se sont ensuite comptés par centaines dans les années 2010.
00:09:43Et malheureusement, après le 7 octobre 2023, ces actes se comptent en milliers.
00:09:46Et donc, évidemment, on est dans un changement de paradigme aujourd'hui par rapport à l'antisémitisme
00:09:52qui est très fort.
00:09:53Quand on dit, et vous m'avez déjà entendu le dire sur cette antenne ou dans d'autres antennes,
00:09:57quand on dit qu'aujourd'hui il y a des familles qui n'osent plus quand elles commandent,
00:10:01vous parliez d'une commande de repas cachère auprès d'une plateforme,
00:10:06il y a aujourd'hui des familles quand elles commandent, ce qui n'était pas d'ailleurs le cas de
00:10:08ce monsieur,
00:10:09mais qui ne donnent pas leur nom de famille, changent parfois leur nom de famille.
00:10:12On en est là.
00:10:13Quand vous commandez un repas cachère, déjà, on peut vous repérer si on a ce préjugé terrible, abject.
00:10:19Bien sûr, mais quand je parle de gens aujourd'hui qui, quand ils commandent un Uber,
00:10:23ne donnent pas le nom de famille, etc.
00:10:24Je veux dire, on est dans un climat qui aujourd'hui est très anxiogène,
00:10:29donc il y a effectivement une crainte très forte.
00:10:31Alors là, on est dans un cas un peu exceptionnel, vous l'avez dit,
00:10:35avec deux hommes qui viennent cagouler, avec une arme de poing,
00:10:39qui viennent avec une tentative d'enlèvement,
00:10:40puisque l'incrimination aujourd'hui, c'est celle-là.
00:10:43Un dossier qui a été transmis à la police judiciaire,
00:10:46donc la PJ aujourd'hui est chargée de cette affaire.
00:10:48Donc aujourd'hui, effectivement, on est sur quelque chose de grave.
00:10:50Si le voisinage ne s'était pas manifesté,
00:10:53si les gens autour, quand il a crié et qu'il s'est défendu...
00:10:56On ne sait pas ce qui se serait passé s'il avait été kidnappé.
00:10:58On ne sait pas ce qui se serait passé par rapport à cette personne.
00:11:00Donc effectivement, on est sur des faits très graves et particulièrement inquiétants.
00:11:04En revanche, une fois qu'on a dit ça,
00:11:07aujourd'hui, on doit avoir effectivement cette extrême prudence,
00:11:09parce qu'on sait qu'il peut y avoir parfois d'autres motivations chez les agresseurs,
00:11:13voire même chez des personnes qui veulent kidnapper des personnes.
00:11:16On l'a vu récemment.
00:11:17Donc il faut avoir cette grande vigilance.
00:11:19On ne sait pas aujourd'hui si c'est un acte à caractère antisémite.
00:11:23On ne le sait pas.
00:11:24Il n'y a que l'enquête qui nous permettra de savoir si les personnes sont interpellées.
00:11:28Et j'espère que les forces de police pourront interpeller ces personnes,
00:11:33ces agresseurs, plus vite possible.
00:11:34On est au tout début de cette enquête.
00:11:35Le début, ça a eu lieu avant hier soir.
00:11:38Nous vous livrons ici pêle-mêle les éléments d'enquête que nous avons
00:11:42par l'intermédiaire de Sabrina.
00:11:44Mais au-delà, et je le disais, si on élargit le champ,
00:11:48Alexandre Devecchio, c'est le tout, tout de suite,
00:11:51pour reprendre le titre de ce récit de Morgane Sportes,
00:11:56ça s'étend aussi à cette violence désinhibite des jeunes
00:11:59parce qu'ils sont prêts à en décroute pour avoir justement tout, tout de suite.
00:12:02Oui, c'était vraiment un livre extrêmement intéressant,
00:12:06tout, tout de suite, sur l'affaire Ilan Halimi,
00:12:08qui montrait qu'il y avait plusieurs choses qui se mélangeaient.
00:12:11Effectivement, le nouvel antisémitisme ou l'antisémitisme des banlieues,
00:12:15dont on parlait assez peu à l'époque, c'est toujours un tabou,
00:12:20malheureusement, aujourd'hui, ça l'était encore plus à l'époque,
00:12:23mais qui s'inscrivait effectivement dans une société de consommation
00:12:27où l'école s'effondrait, où les repères, tous les repères moraux étaient brouillés,
00:12:33avec des individus, effectivement, il n'y avait pourtant pas encore les réseaux sociaux
00:12:37et pourtant pas encore Instagram, mais des individus qui obéissaient à leur pulsion
00:12:43et qui voyaient effectivement dans le juif un moyen de gagner de l'argent rapidement.
00:12:48D'où le titre « Tout de suite ».
00:12:50Et c'est vrai que la France traverse de multiples crises,
00:12:53une crise liée vraiment, je dirais, à l'immigration de masse,
00:12:57à l'islamisation de certains quartiers,
00:12:59avec l'une des conséquences, c'est la montée de l'antisémitisme.
00:13:04Mais au-dessus de ça, il y a une crise de décivilisation,
00:13:07et là, le président de la République avait raison,
00:13:11où la violence devient systémique, où il y a une forme d'ensauvagement.
00:13:15Donc on est face à quelque chose de très grave,
00:13:18qui mettra sans doute des décennies à se résoudre.
00:13:21La crise de décivilisation, c'est tellement profond
00:13:23que je pense qu'il n'y a pas de réponse immédiate.
00:13:25Par contre, pour ce qui est de l'antisémitisme des banlieues,
00:13:27il faut quand même tout de même le nommer,
00:13:29ne pas être ambigu et arrêter d'être complaisant
00:13:33avec les formations politiques qui l'encouragent.
00:13:36C'est nommé, en tout cas, c'est entre les mains maintenant
00:13:38d'Aurore Berger, Maxime Le Guay,
00:13:40qui au départ avait les assises contre l'antisémitisme,
00:13:45et puis qui reprend le projet de loi,
00:13:48la proposition de loi avortée de Caroline Yadon.
00:13:50Oui, parce qu'il y a eu un blocage à l'Assemblée sur ce texte,
00:13:54alors pour plusieurs raisons,
00:13:56parce qu'il y avait des personnalités de droite aussi
00:13:58qui s'opposaient à ce texte, parce qu'il l'estimait liberticide.
00:14:01Mais on avait très bien compris qu'à gauche,
00:14:04l'antisionisme n'était que le paravent
00:14:06de cette nouvelle forme d'antisémitisme.
00:14:09Et je souscris à ce qu'a dit Alexandre Devecchio,
00:14:11c'est-à-dire qu'on peut faire le constat
00:14:13qu'il y a une explosion de l'antisémitisme
00:14:14après le 7 octobre,
00:14:15et derrière, il faut poser la question
00:14:17de la responsabilité politique
00:14:18de ceux qui ne font pas que souffler sur les braises,
00:14:21mais ceux qui apportent les braises.
00:14:22En l'occurrence, la France insoumise
00:14:25et qui participent à ce climat
00:14:27d'antisémitisme malheureusement généralisé.
00:14:31Et il faut poser aussi cette question,
00:14:33non pas seulement constatée,
00:14:34parce qu'on le fait régulièrement sur cette chaîne aussi,
00:14:37mais de dire à qui la faute, si j'ose dire,
00:14:40et d'où la responsabilité émane.
00:14:41J'ai beaucoup parlé par toi,
00:14:43mais une précision quand même,
00:14:44je ne crois pas qu'on y arrivera...
00:14:54L'antiracisme militant,
00:14:56l'antiracisme juridique,
00:14:57est en partie responsable de cette situation,
00:14:59parce qu'il a contribué à baïonner
00:15:01tous ceux qui dénonçaient l'immigration de masse,
00:15:04qui dénonçaient le lien entre immigration
00:15:08et islamisme.
00:15:08Et moi, je pense qu'il faut aller au cœur du problème,
00:15:11et que c'est bien évidemment là qu'il faut taper,
00:15:14il faut s'attaquer directement aux imams
00:15:18qui sont en réalité des prédicateurs salafistes,
00:15:21il faut démonteler toutes les associations
00:15:23dans le sport, dans la culture,
00:15:26qui soutiennent tout ça,
00:15:27et il faut limiter les flux migratoires.
00:15:29Baïonner les gens, ça ne nous sert absolument à rien,
00:15:32de toute manière, les condamnations sont dérisoires.
00:15:35Je sais que vous parlez plus fort que moi,
00:15:36mais quand même, je vous pose une question.
00:15:38Est-ce que vous pensez qu'en vous attaquant aux imams,
00:15:41vous allez enlever de la tête de certaines personnes
00:15:44que le juif a de l'argent et donc on va l'attaquer ?
00:15:47Pas seulement aux imams, mais en tout cas...
00:15:49Parce que l'antisémitisme, le spectre est très très large en fait.
00:15:52En tout cas, moi je connais bien la question
00:15:54de l'antisémitisme des banlieues,
00:15:55c'est quelque chose qui existe depuis longtemps.
00:15:57Il y avait le livre « Les territoires perdus de la République »
00:15:59de Georges Ben Sousson depuis 2002.
00:16:02Oui, exactement, 2001-2002.
00:16:04Et c'est un environnement social et culturel.
00:16:07Donc il y a les imams, ça en fait partie.
00:16:10Il y a la famille.
00:16:12Quand on regarde Mohamed Merah,
00:16:13ça n'a pas été très peu dit,
00:16:14mais il faut aller voir le procès.
00:16:16C'est un antisémitisme qui lui a été transmis par sa famille.
00:16:22Il y a le quartier.
00:16:22Donc c'est là-dessus, à mon avis, qu'il faut travailler.
00:16:25C'est-à-dire qu'il y a un vivier, c'est ça ?
00:16:26Et dans ce type de quartier...
00:16:27Un environnement.
00:16:28Un environnement.
00:16:29Il y a un environnement socio-culturel
00:16:31qui est le terreau qui est favorable à ça.
00:16:33Il faut assécher ce terreau.
00:16:35Et je peux vous dire que dans ce type de quartier-là,
00:16:37les lois antiracistes, ils s'en foutent,
00:16:39ils ne seront pas condamnés,
00:16:40les juges ne les condamnons pas là-dessus.
00:16:41François de Rugy, ancien président de l'Assemblée nationale,
00:16:43justement, le législateur peut-il,
00:16:45comme le dit Alexandre,
00:16:46est-ce qu'il y a des limites à la loi ?
00:16:48Est-ce que la loi, finalement, c'est une loi ?
00:16:50Bon, après, derrière, il faut que ça suive.
00:16:52La tentation est toujours forte aujourd'hui
00:16:55de transformer un problème sociétal, politique aussi,
00:17:00idéologique, culturel, en une loi.
00:17:02Parce que c'est aussi ce qu'il y a de plus facile à faire à court terme.
00:17:07Et alors, en plus, dans une assemblée comme celle d'aujourd'hui,
00:17:10qui est très éclatée, etc.,
00:17:11on dit, bon, sur un sujet comme ça,
00:17:12on va peut-être trouver une majorité.
00:17:14Donc, allons-y.
00:17:15Et puis, même si on ne la trouve pas,
00:17:16au moins, on aura montré qu'on a essayé de faire quelque chose, etc.
00:17:18Mais je ne suis pas loin de partager ce que dit Alexandre Devecchio.
00:17:20Je l'avais dit, d'ailleurs, sur ce plateau,
00:17:23lorsque le président de la République s'était exprimé.
00:17:25Vous savez que j'ai soutenu le président de la République,
00:17:28Emmanuel Macron, en 2017 et en 2022.
00:17:29Mais il s'était exprimé à l'Élysée.
00:17:31Il avait invité, d'ailleurs, je crois,
00:17:32à toutes les associations représentatives ou impliquées.
00:17:35Parce qu'il avait planté l'arbre pour Ilan Halimi
00:17:37pour la Cour de l'Élysée.
00:17:38Voilà, et à cette commémoration autour de la mort d'Ilan Halimi.
00:17:41Et il avait dit qu'il souhaitait qu'il y ait une loi
00:17:46qui pénalise plus lourdement.
00:17:47Et moi, je m'étais permis de dire attention
00:17:50à cette surenchère législative
00:17:53qui, d'ailleurs, peut être utilisée par d'autres à d'autres moments
00:17:56et retournée contre, finalement, l'idée qu'il y avait au départ.
00:18:01Je crois, comme Alexandre Devecchio,
00:18:02qui a un combat de fond à mener,
00:18:04qui est un combat de longue haleine.
00:18:05Et qui est un combat silencieux,
00:18:07qu'il ne faut pas trop médiatiser, d'ailleurs.
00:18:09Alors, moi, je pense qu'il y a un combat aussi
00:18:10qu'il faut assumer ici.
00:18:11Parce que, justement, il y a un problème
00:18:13dont tu as parlé, je pense, un peu, à Alexandre Devecchio.
00:18:14C'est que, dans beaucoup de territoires de France,
00:18:17on a eu les élections municipales,
00:18:18il y a quelques mois, quelques semaines.
00:18:20Et, en fait, on a vu,
00:18:21moi, je l'ai vu dans ma propre ville de Nantes,
00:18:24eh bien, des élus,
00:18:25il faut le dire, notamment de gauche,
00:18:27mais il y en a aussi de droite, parfois,
00:18:30regarder ailleurs, quand ils entendent
00:18:34ou quand ils voient des gens tenir des propos antisémites.
00:18:37Ou des propos très communautaristes.
00:18:39Pourquoi ? Parce qu'ils se disent,
00:18:40bon, ce sont aussi des électeurs,
00:18:42donc je ne veux pas les perdre.
00:18:43Moi, je dis, je vais un peu plus loin
00:18:44que les titres de Nantes sur la France insoumise.
00:18:46Malheureusement, l'antisémitisme,
00:18:49plus ou moins explicite,
00:18:51en tout cas, les saillies antisémites
00:18:53que Jean-Luc Mélenchon a eus
00:18:54pendant la campagne des municipales,
00:18:55dans des meetings, de façon ouverte,
00:18:58devant plus que des témoins,
00:18:59eh bien, ça lui a rapporté des voix.
00:19:01Mais surtout, c'est suivi de rien.
00:19:02Moi, je suis toujours très étonné,
00:19:04pardon, je fais une incise,
00:19:05mais je suis très étonné
00:19:06qu'il n'y ait pas une foultitude d'articles 40
00:19:09à chaque propos qui est...
00:19:11Ou en tout cas...
00:19:12Parce que la sémantique fait que
00:19:14il est sur la ligne de crête.
00:19:17C'est-à-dire que monsieur l'avocat Corchia
00:19:18va sans doute nous en dire plus là-dessus,
00:19:21mais c'est toujours border,
00:19:22comme on dit en bon français,
00:19:24et voilà, et donc on ne peut pas poursuivre.
00:19:25Il devrait y avoir une mise au banc
00:19:27de la française du point de vue politique.
00:19:29On se souvient quand même
00:19:29de Jean-Luc Mélenchon
00:19:30avec le Front National
00:19:31qui, lorsqu'il faisait ce genre de sortie,
00:19:35était immédiatement mis au banc.
00:19:36Il y avait le cordon sanitaire, etc.
00:19:38Et là, il y a une responsabilité,
00:19:39notamment des autres partis de gauche,
00:19:41qui parfois protestent
00:19:43quand Jean-Luc Mélenchon
00:19:43tient ses propos
00:19:44ou certains de ses députés,
00:19:46tête de lit, etc.
00:19:47Et puis qui ensuite,
00:19:48quand arrivent les échéances électorales,
00:19:50disent,
00:19:50quand même, c'est la gauche,
00:19:52donc il faut se rassembler.
00:19:52On l'a vu aux municipales, notamment.
00:19:55C'est l'écran, je tiens.
00:19:56Peut-être compléter
00:19:57et sur un des points
00:19:58où je ne suis pas tout à fait d'accord,
00:20:00mais ça peut nous arriver
00:20:01avec ce que dit Alexandre de Vecchio.
00:20:03C'est le débat.
00:20:04C'est le débat.
00:20:05C'est le débat.
00:20:06Je crois qu'on ne peut pas dire
00:20:08dans le même temps,
00:20:08il y a une explosion
00:20:09des actes antisémites.
00:20:10Il faut prendre la mesure
00:20:11de ce nouvel antisémitisme
00:20:13qui n'est pas encore une fois
00:20:14le même qu'il y a 5 ans,
00:20:15qu'il y a 10 ans,
00:20:16qu'il y a 15 ans.
00:20:16Et en même temps,
00:20:17ne pas vouloir,
00:20:18sur le plan législatif,
00:20:19dire qu'on doit améliorer
00:20:21notre système législatif.
00:20:22Donc moi, à titre personnel,
00:20:23je pense que l'initiative
00:20:25de la ministre Robert G,
00:20:26qui a eu des mots très durs,
00:20:28vous l'avez entendu souvent,
00:20:29sur LFI,
00:20:30elle dit très clairement
00:20:32le nouvel antisémitisme.
00:20:33Aujourd'hui,
00:20:34il est en trois lettres,
00:20:35LFI.
00:20:36Donc, c'est une ministre
00:20:37très courageuse.
00:20:37Je pense que le fait
00:20:38qu'elle ait repris des discussions
00:20:40avec tous les partis politiques,
00:20:41toutes les associations
00:20:42qui travaillent sur ce sujet,
00:20:44ceux qui quotidiennement
00:20:45s'occupent des victimes
00:20:46d'actes antisémites,
00:20:47le fait qu'elle ait voulu
00:20:49ouvrir ce sujet,
00:20:51je pense que c'est
00:20:51une très bonne chose.
00:20:52Parce que je vais vous dire,
00:20:53le problème qu'il y a eu
00:20:54dans la précédente proposition de loi,
00:20:55c'est que ce type de sujet,
00:20:56normalement,
00:20:57dans la continuité
00:20:58des précédentes lois
00:20:58qu'on a eues dans notre pays,
00:20:59comme la loi Guesso notamment,
00:21:01doivent être des lois
00:21:01qui unifient les Français
00:21:03et pas qui les divisent.
00:21:05Et là,
00:21:05la volonté d'Aurore Berger,
00:21:06et il faut lui savoir gré
00:21:08de ça, je crois,
00:21:09c'est qu'avec ces consultations
00:21:10qu'elle a,
00:21:10avec cette volonté
00:21:11d'avancer dans un délai
00:21:12en plus qui est contraint
00:21:13et qui est très court,
00:21:14puisqu'on sait très bien
00:21:15que si ça n'est pas déposé
00:21:16avant les vacances
00:21:18et à la fin de la session,
00:21:20ce n'est pas à la rentrée
00:21:21ou avant une élection présidentielle
00:21:22que ça aura lieu.
00:21:23Je pense qu'il faut lui savoir gré
00:21:24de ce travail
00:21:24qu'elle fait en ce moment
00:21:25pour essayer
00:21:26de faire accoucher
00:21:28d'une loi
00:21:28dans des conditions
00:21:29effectivement très courtes
00:21:30qui permettra,
00:21:31cette loi,
00:21:32de mieux combattre
00:21:33le nouvel antisémitique.
00:21:34Alors,
00:21:35j'ai simplement
00:21:37deux mots
00:21:37pourquoi je suis
00:21:39assez réticent.
00:21:40J'ai parlé de Georges Ben Sousson
00:21:42tout à l'heure.
00:21:44Ça fait partie des gens
00:21:45qui se sont retrouvés
00:21:46traînés devant les tribunaux
00:21:48par des associations antiracistes,
00:21:50y compris la LICRA.
00:21:51Pourquoi ?
00:21:51Parce qu'ils dénonçaient
00:21:52l'antisémitisme des banlieues.
00:21:53Donc,
00:21:54je me méfie toujours
00:21:55les lois qui condamnent
00:21:58sur la liberté d'expression.
00:21:59Elles peuvent être utilisées
00:22:00contre les vrais antisémites.
00:22:02J'ai des doutes
00:22:03parce qu'ensuite,
00:22:03les lois,
00:22:04il faut les appliquer.
00:22:04C'est des juges,
00:22:05des êtres humains
00:22:05qui les appliquent.
00:22:07Mais elles peuvent aussi
00:22:08être utilisées
00:22:09contre ceux qui veulent
00:22:10que les choses avancent.
00:22:11Donc,
00:22:11moi,
00:22:11j'ai plus de confiance
00:22:12dans le débat public.
00:22:13Maintenant,
00:22:14quand il y a des actes antisémites,
00:22:15on va se retrouver
00:22:15pour qu'on allait
00:22:16beaucoup plus lourdement
00:22:17qu'on ne le fait aujourd'hui.
00:22:18Quand la ministre
00:22:19et d'autres politiques
00:22:20à raison disent
00:22:21que l'antisémitisme
00:22:22n'est pas une opinion,
00:22:23c'est un délit,
00:22:24à un moment donné,
00:22:25il faut aller au bout
00:22:26de la logique.
00:22:26Et si c'était moi,
00:22:27je ferais même sortir
00:22:28de la loi de 1881
00:22:31certains propos
00:22:32des personnes
00:22:33qui commettent
00:22:33des propos antisémites
00:22:35ou racistes,
00:22:36ces gens-là,
00:22:37pour moi,
00:22:37doivent être condamnés
00:22:38et doivent être poursuivis
00:22:39directement devant
00:22:40une chambre correctionnelle.
00:22:41Merci beaucoup
00:22:41pour votre témoignage
00:22:42Elie Korshia
00:22:43sur CNews aujourd'hui.
00:22:45Et bien sûr,
00:22:45on suit l'enquête
00:22:46Sabrina Birlin-Bouillet
00:22:47dès qu'on aura
00:22:48de nouvelles informations
00:22:49sur cette agression
00:22:51et tentative d'enlèvement
00:22:52à ici les Moulineaux.
00:22:53Restez avec nous.
00:22:53Dans un instant,
00:22:54les chiffres de l'immigration
00:22:55en France.
00:22:56A tout de suite.
00:22:59CNews avec dans un instant
00:23:00les chiffres de l'immigration
00:23:01en France
00:23:02après les dernières informations
00:23:03de Somaïa Labidi.
00:23:04Et au 82e jour de guerre,
00:23:06le porte-avion Charles de Gaulle
00:23:07est dans le golfe d'Aden
00:23:09en ce moment même.
00:23:10C'est ce qu'a indiqué ce matin
00:23:11la ministre des Armées
00:23:12Catherine Vautrin.
00:23:14Après avoir franchi
00:23:14le canal de Suez
00:23:16et traversé la mer Rouge,
00:23:17le porte-avions
00:23:17se trouve donc
00:23:18non loin de l'Iran
00:23:19pour une mission défensive
00:23:20réclamée par la France.
00:23:23Et justement,
00:23:23pendant ce temps-là,
00:23:24l'Iran promet une guerre
00:23:25bien au-delà de la région
00:23:26en cas de nouvelle attaque
00:23:27israélo-américaine.
00:23:29Nos coups dévastateurs
00:23:30vous écraseront,
00:23:31indiquent les gardiens
00:23:32de la révolution
00:23:33dans un communiqué
00:23:34publié sur leur site
00:23:35Cepa News.
00:23:36Et puis le risque épidémique
00:23:38de la flambée d'Ebola
00:23:39en République démocratique
00:23:40du Congo
00:23:40évalué comme élevé
00:23:41au niveau national
00:23:42et régional
00:23:43mais faible au niveau mondial.
00:23:45Déclaration du directeur général
00:23:46de l'Organisation mondiale
00:23:48de la santé.
00:23:49Dans le même temps,
00:23:50le comité d'urgence
00:23:51sollicité par l'OMS
00:23:52confirme que l'épidémie
00:23:53ne répond pas
00:23:54aux critères
00:23:55d'une urgence pandémique.
00:23:56Merci beaucoup
00:23:57Somaïa Labidi
00:23:58toujours avec François de Rugy
00:24:00et Alexandre de Vecchio
00:24:01qui est le gars
00:24:01du service politique
00:24:03de CNews.
00:24:04Avant de parler
00:24:04de l'immigration
00:24:05je rebondis sur cette information
00:24:07que vous donniez Somaïa
00:24:08sur le porte-avions
00:24:09Charles de Gaulle
00:24:10qui a franchi
00:24:11le canal de Suez
00:24:13et maintenant
00:24:14en mer d'Aden
00:24:14c'est-à-dire que
00:24:15tout doucement
00:24:15il se dirige
00:24:16vers la mer d'Arabie
00:24:17et à la fin
00:24:18aux confins
00:24:20de la mer d'Arabie
00:24:20on arrive
00:24:21bien sûr
00:24:22à Hormuz
00:24:23c'est ce que j'ai appelé
00:24:25la guerre sans la guerre
00:24:26c'est-à-dire que
00:24:27le président de la République
00:24:28François de Rugy
00:24:29a été très très clair
00:24:30sur le fait
00:24:31qu'il n'était pas
00:24:33belligérant
00:24:33dans cette affaire
00:24:34mais bon
00:24:35un porte-avions
00:24:36avec donc 2000 packs à bord
00:24:38une vingtaine
00:24:39d'avions rafales
00:24:40un porte-avions
00:24:41ça ne se déplace pas
00:24:42tout seul
00:24:42ça veut dire qu'il y a
00:24:44à tout le moins
00:24:44deux, trois frégates
00:24:46peut-être
00:24:46un ravitailleur
00:24:48sans doute
00:24:51un bâtiment de soutien
00:24:53un sous-marin
00:24:54nucléaire
00:24:55lanceur d'engin
00:24:56qui se balade
00:24:56pas trop loin
00:24:57c'est quand même
00:24:58beaucoup de déplacements
00:24:59pour quelque chose
00:25:01qui est vaguement
00:25:04annoncé
00:25:04ou pas annoncé
00:25:05donc quel est votre avis ?
00:25:06Je pense que c'est une position
00:25:08on va dire
00:25:09que c'est un pré-positionnement
00:25:10c'est ça
00:25:10alors non pas
00:25:12au cas où la France
00:25:13entrerait dans un conflit
00:25:14armé
00:25:15puisque la France
00:25:16a toujours dit
00:25:16que ce n'était pas
00:25:17son conflit
00:25:18ce n'était pas sa guerre
00:25:19elle a été déclenchée
00:25:20l'opération militaire
00:25:21en ayant par Israël
00:25:22et les Etats-Unis
00:25:22les autres pays européens
00:25:24n'y participent pas
00:25:25pour autant
00:25:27c'est un sujet
00:25:28maintenant
00:25:28qui est différent
00:25:29puisque c'est le blocage
00:25:30du détroit d'Hormuz
00:25:31c'est donc une partie
00:25:32du commerce mondial
00:25:33du trafic maritime
00:25:34qui est bloqué
00:25:35tout le monde en pâtit
00:25:37l'Europe un peu moins
00:25:38d'ailleurs
00:25:39que l'Asie
00:25:40ou les pays de la région
00:25:41mais quand même
00:25:41tout le monde en pâtit
00:25:42donc c'est aussi
00:25:43une responsabilité
00:25:43de tout le monde
00:25:44et moi je trouve
00:25:44que c'est plutôt positif
00:25:46que la France
00:25:46ou que d'autres pays
00:25:47mais c'est la France
00:25:48de fait en Europe
00:25:49qui a la capacité
00:25:50à se projeter
00:25:51de cette façon-là
00:25:51on est les seuls à avoir
00:25:52cette capacité et cet équipement
00:25:53normalement les britanniques
00:25:54devraient l'avoir
00:25:55mais de fait
00:25:56leur armée est très affaiblie
00:25:57très affaiblie
00:25:58voilà
00:25:58mais ce qui montre
00:26:00d'ailleurs quand même
00:26:00la différence
00:26:00et c'est important
00:26:01de le souligner
00:26:02à cette occasion
00:26:02la France a quand même
00:26:03une capacité
00:26:04de projection maritime
00:26:05avec un groupe aéronaval
00:26:07comme vous l'avez dit
00:26:07qui est en capacité
00:26:09d'intervenir
00:26:09sans doute plutôt
00:26:10s'il y avait une réouverture
00:26:12du détroit d'Hormuz
00:26:12sécuriser le trafic maritime
00:26:14que pour intervenir
00:26:15et puis sécuriser aussi
00:26:16tous nos partenaires
00:26:17sur place
00:26:17que sont les pays du Golfe
00:26:19oui parce que les alliances
00:26:20ont été réaffirmées
00:26:21et d'ailleurs certains pays
00:26:22notamment les Émirats arabes unis
00:26:24ont remercié la France
00:26:25de son soutien
00:26:26parce qu'il y a eu
00:26:27d'ailleurs des soldats français
00:26:28c'est un soutien
00:26:28qui va se voir effectivement
00:26:29mais vous avez raison Pierre
00:26:30de pointer du doigt
00:26:31la contradiction
00:26:32dans le président de la République
00:26:34qui par ailleurs
00:26:35a le costume
00:26:36qu'il apprécie le plus
00:26:37c'est sans doute
00:26:38celui du chef de guerre
00:26:39on se rappelle
00:26:39de cette mise en scène
00:26:40précisément
00:26:41sur le porte-avions
00:26:42Charles de Gaulle
00:26:43en large de la Grèce
00:26:45après s'être rendu
00:26:46à Chypre
00:26:47où il avait eu
00:26:47ce discours
00:26:48avec les forces armées
00:26:50et puis derrière
00:26:50il y a cette grammaire diplomatique
00:26:53où parfois
00:26:53il manie l'oxymore
00:26:55lorsqu'il parle
00:26:55de posture défensive
00:26:56pour aller libérer
00:26:57le détroit d'Hormuz
00:26:58soit on le libère
00:26:59soit on ne le libère pas
00:27:00mais c'est cette histoire
00:27:02de défense
00:27:03pour le libérer
00:27:03et c'est bien là
00:27:04toute la contradiction
00:27:05d'Emmanuel Macron
00:27:05voilà donc sur cet incise
00:27:07puisqu'effectivement
00:27:07ce n'est pas anodin
00:27:08que Charles de Gaulle
00:27:09soit désormais
00:27:10en mer d'Aden
00:27:11sur l'immigration
00:27:12puisque les chiffres
00:27:13de l'immigration
00:27:14ont été avec un petit peu
00:27:16d'avance dévoilés
00:27:17par nos confrères
00:27:17du Figaro
00:27:1841% exactement
00:27:19de la population française
00:27:21est liée
00:27:22à l'immigration
00:27:24soit par les ascendants
00:27:25soit par les conjoints
00:27:27l'Etat semble dépasser
00:27:28par la question migratoire
00:27:30comme l'atteste
00:27:31ce reportage
00:27:32d'Augustin Donadieu
00:27:34la France
00:27:35plus que jamais
00:27:36une terre d'immigration
00:27:37au 31 décembre 2025
00:27:39l'Hexagone comptait
00:27:404,5 millions de personnes
00:27:42détentrices
00:27:42d'un titre de séjour
00:27:43en cours de validité
00:27:44une hausse de 3,2%
00:27:47en un an
00:27:47un record
00:27:48dans le détail
00:27:501,5 millions
00:27:51de titres de séjour
00:27:52ont été délivrés
00:27:53pour motif familial
00:27:54900 000
00:27:55renouvelés
00:27:56de plein droit
00:27:56et 700 000
00:27:58pour motif humanitaire
00:27:59plus globalement
00:28:00les étrangers
00:28:02présents sur le territoire
00:28:03représentent
00:28:038,1%
00:28:05de la population française
00:28:06un niveau
00:28:07jamais atteint
00:28:08ils sont
00:28:097,5 millions
00:28:10d'électeurs potentiels
00:28:11issus de l'immigration
00:28:12sur la seule année 2025
00:28:15384 000
00:28:16nouveaux titres
00:28:17de séjour
00:28:17ont été délivrés
00:28:18soit une augmentation
00:28:19de 11,2%
00:28:21dans le même temps
00:28:22le nombre d'étrangers
00:28:23en situation irrégulière
00:28:25n'a jamais été aussi élevé
00:28:27avec 192 140 personnes
00:28:29arrêtées
00:28:29une hausse
00:28:30de 30,6%
00:28:32par rapport à 2024
00:28:34selon l'Institut National
00:28:35d'Études Démographiques
00:28:36un tiers
00:28:37de la population française
00:28:38a un lien direct
00:28:39avec l'immigration
00:28:40si l'on rajoute
00:28:41les individus
00:28:42en couple
00:28:42avec une personne
00:28:43issue de l'immigration
00:28:43ce niveau atteint
00:28:45les 41%
00:28:47voilà donc
00:28:48pour ces chiffres
00:28:50et hier
00:28:51on en parlait
00:28:52dans la France en face
00:28:53avec Eric Zemmour
00:28:54dans notre émission
00:28:56avec ce que disait
00:28:57Eric Zemmour
00:28:58c'est l'immigration
00:28:59légale
00:28:59qu'il faut arrêter
00:29:00on arrête l'asile
00:29:01il y a quelques réfugiés
00:29:02politiques
00:29:03mais tout le reste
00:29:03ce sont des gens
00:29:04qui se déclarent homosexuels
00:29:06dans les pays d'Afrique
00:29:06ça c'est une citation
00:29:07d'Eric Zemmour
00:29:08hier
00:29:09je pense
00:29:10dit-il
00:29:10que c'est le surplus
00:29:11d'immigration
00:29:12permanent
00:29:12l'énorme immigration
00:29:13l'énorme immigration
00:29:13l'invasion migratoire
00:29:14les 500 000 immigrés légaux
00:29:15par an
00:29:16qui viennent en France
00:29:17qui fracture la société
00:29:19Eric Zemmour
00:29:19qui a d'ailleurs voulu
00:29:21une immigration
00:29:23négative
00:29:24et donc une remigration
00:29:25ce qu'il a expliqué hier
00:29:27dans l'émission
00:29:28La France en face
00:29:29vous pouvez bien sûr
00:29:29regarder le replay
00:29:31sur le site
00:29:32de ces news
00:29:33et sur l'appli
00:29:34également
00:29:34sur votre téléphone
00:29:36les CRAS
00:29:37les centres
00:29:39de rétention
00:29:40administrative
00:29:41vous le savez
00:29:42Charles Rodwell
00:29:43député Renaissance
00:29:44et rapporteur
00:29:44de la loi dite Philippine
00:29:45qu'on va rejoindre
00:29:46dans un instant
00:29:47à l'Assemblée nationale
00:29:48y travaille
00:29:49sa loi est passée
00:29:49les personnes
00:29:51enfermées
00:29:51dans les 22 CRAS
00:29:53de France
00:29:53ont légèrement
00:29:54été plus nombreuses
00:29:55qu'en 2024
00:29:56seulement 40%
00:29:58d'entre elles
00:29:58ont été expulsées
00:29:59du territoire
00:29:59c'est Juliette Sadat
00:30:00qui nous explique
00:30:03De plus en plus
00:30:04de personnes
00:30:05retenues en CRAS
00:30:06pour des séjours
00:30:07de plus en plus longs
00:30:08et pourtant
00:30:0960% d'entre elles
00:30:10sont libérées
00:30:11sans être expulsées
00:30:12c'est le constat
00:30:13dressé par le nouveau
00:30:14rapport des associations
00:30:15présentes dans les centres
00:30:17de rétention administrative
00:30:18La situation aujourd'hui
00:30:20elle est infernale
00:30:20pour nos forces de l'ordre
00:30:22pour nos magistrats
00:30:23pour toutes les personnes
00:30:24qui s'occupent
00:30:24de la procédure administrative
00:30:25du droit des étrangers
00:30:26en France
00:30:27et nous on veut
00:30:28mettre fin à ça
00:30:28comment est-ce qu'on fait
00:30:301. il faut allonger
00:30:31la durée de rétention
00:30:32initiale
00:30:322. on veut pouvoir
00:30:35renouveler la rétention
00:30:36mais notre objectif
00:30:37pour toutes les personnes
00:30:38qui sont retenues
00:30:39c'est avant tout
00:30:40de les expulser
00:30:41vers leur territoire
00:30:42d'origine
00:30:42ou vers un territoire
00:30:43de transit
00:30:44afin que ces personnes
00:30:46ne soient plus présentes
00:30:47illégalement
00:30:47sur le territoire français
00:30:48En 2025
00:30:49près de 16500 personnes
00:30:52ont été enfermées
00:30:53en cras dans l'hexagone
00:30:54parmi les nationalités
00:30:55les plus représentées
00:30:56les trois pays du Maghreb
00:30:58l'Algérie
00:30:59suivie par la Tunisie
00:31:01et le Maroc
00:31:01Si l'Algérie
00:31:02est le pays
00:31:03le plus représenté
00:31:04dans les cras
00:31:04elle arrive en 7ème position
00:31:06des destinations
00:31:07des mesures d'éloignement
00:31:09exécutées
00:31:09Le député défend
00:31:11l'allongement
00:31:11de la durée maximale
00:31:12de rétention
00:31:13jusqu'à 210 jours
00:31:14pour les profils
00:31:15jugés menaçants
00:31:16Son texte
00:31:17est examiné
00:31:18ce mercredi au Sénat
00:31:19Et justement
00:31:21on en parle
00:31:21avec Charles Ordouel
00:31:22qui a l'amabilité
00:31:24de nous accorder
00:31:25quelques minutes
00:31:25et qui est en duplex
00:31:26de l'Assemblée nationale
00:31:28Merci Charles Ordouel
00:31:29d'être avec nous
00:31:30Donc effectivement
00:31:31loi examinée
00:31:32texte examiné
00:31:33et après
00:31:34qu'est-ce qui se passe
00:31:35j'ai envie de dire
00:31:39Merci pour votre invitation
00:31:40Donc nous sommes ici
00:31:41à l'Assemblée nationale
00:31:42on attend avec impatience
00:31:44le résultat
00:31:45de la séance au Sénat
00:31:46le texte devrait être adopté
00:31:48je dirais que je touche du bois
00:31:49Ensuite se réunira
00:31:50la commission mixte paritaire
00:31:52Donc ce sont 7 députés
00:31:54dont moi-même
00:31:55et 7 sénateurs
00:31:56qui vont se rassembler
00:31:57pour tomber d'accord
00:31:57sur un texte identique
00:31:59et permettre
00:32:00l'adoption de ce texte
00:32:01au plus vite
00:32:02à l'Assemblée nationale
00:32:04et au Sénat
00:32:04avant l'été
00:32:05afin qu'il puisse être mis
00:32:06en application
00:32:07pleinement
00:32:08à partir de septembre
00:32:112026
00:32:12au plus tard
00:32:12à savoir
00:32:13ce mois de septembre
00:32:14c'est une loi
00:32:15qui je crois
00:32:15est attendue
00:32:16qui traite de sujets
00:32:17importants
00:32:18sur le volet
00:32:18de la lutte
00:32:19contre le terrorisme
00:32:20de traitement
00:32:21de personnes
00:32:22qui sont malades
00:32:23psychiatriques
00:32:23et qui sont dangereuses
00:32:24à la fois pour elles-mêmes
00:32:25comme pour la société
00:32:26et puis évidemment
00:32:28de l'immigration illégale
00:32:29notamment à travers
00:32:30l'allongement
00:32:31de la durée
00:32:31de rétention administrative
00:32:32et j'espère
00:32:33que nous pourrons
00:32:34adopter ce texte
00:32:35au plus vite
00:32:36en tout cas
00:32:36le chemin
00:32:37se poursuit
00:32:38et il est bien
00:32:39emmanché
00:32:39Quand vous dites
00:32:40j'espère
00:32:41il y a également
00:32:42la validation
00:32:43du conseil constitutionnel
00:32:47Tout à fait
00:32:48vous faites référence
00:32:49à la loi
00:32:51dite
00:32:51Eustache-Brignaud
00:32:52Marlex
00:32:53en mémoire
00:32:53de mon collègue
00:32:54feu Olivier Marlex
00:32:56qui est décédé
00:32:56il y a quelques mois
00:32:57qui avait été censuré
00:32:58par le conseil constitutionnel
00:33:00à l'été dernier
00:33:00Nous avons pris connaissance
00:33:02de la décision
00:33:03du conseil constitutionnel
00:33:04de ses motivations
00:33:05Nous avons évidemment
00:33:06aussi soumis notre texte
00:33:08à un avis du conseil d'état
00:33:09et nous avons
00:33:10pleinement suivi
00:33:11leurs recommandations
00:33:12pour une raison simple
00:33:13parce que ces recommandations
00:33:14nous permettent
00:33:15de prendre aussi
00:33:16des mesures
00:33:16très fermes
00:33:17pour assurer la sécurité
00:33:18des français
00:33:19et nous
00:33:19notre objectif
00:33:20il est clair
00:33:21Nous considérons
00:33:22que jamais l'état de droit
00:33:23ne doit nous condamner
00:33:24à l'impuissance
00:33:25notamment sécuritaire
00:33:26et migratoire
00:33:27et je crois que ce texte
00:33:28répond pleinement
00:33:29à deux objectifs
00:33:30un
00:33:30la constitutionnalité
00:33:32deux
00:33:33le renforcement
00:33:33de la sécurité
00:33:34des français
00:33:34et la réduction
00:33:36en tout cas
00:33:36la lutte
00:33:37contre l'immigration
00:33:37illégale
00:33:38Donc on a compris
00:33:40que vous faisiez confiance
00:33:41au juge constitutionnel
00:33:42pour ne pas retoquer
00:33:43votre texte
00:33:44cette fois-ci
00:33:44alors maintenant
00:33:45on a l'habitude
00:33:46en France
00:33:47d'avoir des lois
00:33:48et puis ensuite
00:33:49de voir comment
00:33:49ou si
00:33:50elles sont appliquées
00:33:52donc Charles-Ronduel
00:33:53ma question c'est
00:33:53est-ce que ça va être
00:33:54action-réaction
00:33:56et si c'est réaction
00:33:57qu'est-ce qui va changer
00:33:59dans les cras
00:33:59demain
00:34:02Je suis également
00:34:04rapporteur du budget
00:34:05sur l'immigration
00:34:06au budget
00:34:07de l'Assemblée nationale
00:34:08et donc notre objectif
00:34:09ce sera que
00:34:10dès l'automne
00:34:10nous ayons
00:34:11tous les crédits budgétaires
00:34:13pour continuer
00:34:14de construire
00:34:16des places
00:34:16en centre de rétention
00:34:17nous avons un plan
00:34:18qui est fixe
00:34:19nous allons construire
00:34:19des milliers
00:34:20de places en cras
00:34:20qui se poursuit
00:34:21je suis responsable
00:34:23de ce budget
00:34:23de l'Assemblée nationale
00:34:24et croyez-moi
00:34:25nous serons là
00:34:26pour garantir
00:34:27le financement
00:34:27de ces places en rétention
00:34:28parce que tout simplement
00:34:30nous n'avons pas
00:34:30d'autre choix
00:34:31que celui-ci
00:34:31pour lutter
00:34:32contre l'immigration illégale
00:34:34pour réduire
00:34:35les flux migratoires
00:34:35pour rétablir
00:34:36la sécurité des français
00:34:37je crois que
00:34:38nous avons des succès
00:34:39à notre actif
00:34:40depuis 10 ans
00:34:41mais la politique migratoire
00:34:42est l'un de nos échecs
00:34:43depuis 10 ans
00:34:44et c'est la raison pour laquelle
00:34:45les français nous ont sanctionné
00:34:47dans les urnes
00:34:48notamment en 2024
00:34:49donc soit on a le choix
00:34:50on change de braquet
00:34:51on reprend le contrôle
00:34:53de notre politique migratoire
00:34:54ou alors on continue
00:34:55comme avant
00:34:56mais la France fera face
00:34:57à des flux migratoires
00:34:58insoutenables
00:34:59et nous serons rayés
00:35:00du champ politique
00:35:00et c'est la raison pour laquelle
00:35:02par cette proposition de loi
00:35:03et par toutes les autres propositions
00:35:05que nous portons
00:35:05nous défendons un objectif
00:35:07que la droite
00:35:08et le centre
00:35:09continuent de se rassembler
00:35:10et qu'ils fassent
00:35:11de la reprise
00:35:12du contrôle
00:35:12de nos flux migratoires
00:35:13le cœur
00:35:14de leur projet politique
00:35:15pour les mois qui viennent
00:35:16et pour l'élection présidentielle
00:35:18de 2027
00:35:18Charles Rodol
00:35:19vous avez vu les statistiques
00:35:20comme moi
00:35:2116 467 personnes
00:35:23enfermées dans l'écras
00:35:24de l'hexagone
00:35:24en 2025
00:35:25et parmi les principales
00:35:28nationalités représentées
00:35:29la première arrivant
00:35:30en tête
00:35:31c'est l'Algérie
00:35:32avec 30%
00:35:33donc un tiers
00:35:34de représentation
00:35:35de ces individus
00:35:36dans l'écras
00:35:37est-ce que le voyage
00:35:38de Gérald Darmanin
00:35:40récent
00:35:41en Algérie
00:35:42va
00:35:42j'allais dire
00:35:45assouplir
00:35:46les relations
00:35:46entre l'Algérie
00:35:47et la France
00:35:47sur ce sujet
00:35:48en particulier
00:35:52alors je vais vous dire
00:35:53je l'espère
00:35:53et d'ailleurs je pense
00:35:54que Gérald Darmanin
00:35:55et Laurent Nunez
00:35:56ministre de la justice
00:35:57ministre de l'intérieur
00:35:57ont tout un tas
00:35:59d'informations
00:35:59que je n'ai pas
00:36:00en matière circulaire
00:36:01en matière migratoire
00:36:02donc je vais répondre
00:36:02à cette question
00:36:03avec humilité
00:36:04mais avec humilité
00:36:04je vais vous dire
00:36:05moi ma conviction
00:36:06c'est que nous ne pourrons
00:36:07pas reprendre la main
00:36:08et le contrôle
00:36:09sur notre politique
00:36:10migratoire complète
00:36:10sans dénoncer
00:36:11les accords de 68
00:36:12entre la France
00:36:13et l'Algérie
00:36:14ces accords
00:36:15ils ne sont impliqués
00:36:15que par la France
00:36:16ces accords
00:36:17sont obsolètes
00:36:18ils sont nés
00:36:19de la décolonisation
00:36:20et donc ils sont
00:36:21le fruit de la colonisation
00:36:22je suis né en 96
00:36:24j'ai 30 ans
00:36:25cette année
00:36:26et je pense que
00:36:27les Algériens
00:36:28comme les Français
00:36:28de ma génération
00:36:29veulent bâtir
00:36:30la relation entre
00:36:31nos deux peuples
00:36:31sur des bases nouvelles
00:36:32au 21ème siècle
00:36:34et cela doit
00:36:35passer à mon avis
00:36:36par la remise en cause
00:36:37de ces accords
00:36:38qui sont obsolètes
00:36:39et par la signature
00:36:40d'accords nouveaux
00:36:42qui défendent
00:36:43deux principes simples
00:36:44tout citoyen
00:36:46franco-algérien
00:36:46doit être enfin
00:36:48considéré
00:36:48comme un citoyen
00:36:49français
00:36:50comme un autre
00:36:50sur le territoire français
00:36:51et tout citoyen
00:36:52algérien
00:36:53tout court
00:36:53doit être considéré
00:36:55comme un citoyen
00:36:56étranger
00:36:57comme un autre
00:36:57sur le territoire français
00:36:59c'est la condition
00:37:00pour nous
00:37:00de reprendre le contrôle
00:37:02de notre politique
00:37:02migratoire
00:37:03venue d'Algérie
00:37:04Merci beaucoup
00:37:05Charles Rodouel
00:37:06d'avoir été
00:37:06avec tout
00:37:06un duplex
00:37:07de l'Assemblée nationale
00:37:08avec Dunia Tengour
00:37:09qui est sur place
00:37:11Maxime Leguay
00:37:11pour compléter
00:37:13ce que vient d'être dit
00:37:13avec Charles Rodouel
00:37:15La loi portée
00:37:17par Charles Rodouel
00:37:17qui était portée
00:37:18initialement aussi
00:37:18par Olivier Marlex
00:37:19et Bruno Rotaillot
00:37:20va évidemment
00:37:21dans le bon sens
00:37:21vouloir allonger
00:37:23ce délai maximal
00:37:24de rétention
00:37:25dans les CRA
00:37:26pour les individus dangereux
00:37:27ça va évidemment
00:37:28dans le bon sens
00:37:29la question qui se pose
00:37:31derrière
00:37:31c'est une fois
00:37:32que ces personnes
00:37:33sont relâchées
00:37:33on peut mettre
00:37:34le délai qu'on veut
00:37:35il faut bien
00:37:35qu'à un moment
00:37:35ils ressortent
00:37:36s'ils ne sont pas
00:37:37expulsés
00:37:38ce qui est le cas
00:37:38dans la majorité
00:37:39des situations
00:37:41et bien en réalité
00:37:42ça ne change pas
00:37:43grand chose
00:37:44au problème
00:37:44deux chiffres
00:37:45pour comprendre
00:37:46cette réalité
00:37:4851 000 Algériens
00:37:50en France
00:37:51contrôlés
00:37:51en situation irrégulière
00:37:53ce sont des chiffres
00:37:53pour ceux qui sont
00:37:54contrôlés
00:37:54Didier Leschi
00:37:55président directeur
00:37:56de l'Office français
00:37:57de l'immigration
00:37:57et de l'intégration
00:37:58estiment qu'il y en a
00:37:58encore 50 000 autres
00:37:59qui n'ont pas été contrôlés
00:38:00150 laissés passer
00:38:02consulaires
00:38:02que l'Algérie
00:38:03a octroyé
00:38:04et qu'il y en a repris
00:38:05voilà la proportion
00:38:0651 150
00:38:08vous avez compris
00:38:09et donc ça
00:38:10évidemment
00:38:10ça nous relate
00:38:11aussi les chiffres
00:38:12de l'immigration
00:38:13en France
00:38:13et dans ce dossier
00:38:15publié par Le Figaro
00:38:17ce jour
00:38:17l'immigration croit
00:38:19et Corentin Alenso
00:38:21on peut dire
00:38:22que cette immigration
00:38:23nouvelle façonne
00:38:24de plus en plus
00:38:25la société française
00:38:26oui selon
00:38:27les derniers chiffres
00:38:28Pierre publié
00:38:29ce matin
00:38:30dans Le Figaro
00:38:31on note une augmentation
00:38:32de ce phénomène
00:38:33de l'immigration
00:38:34d'abord concernant
00:38:35l'immigration régulière
00:38:37il y avait
00:38:374,5 millions
00:38:39de titres de séjour
00:38:40valides
00:38:41au 31 décembre
00:38:422025
00:38:43soit plus de
00:38:453,2%
00:38:46par rapport
00:38:46à la même date
00:38:47en 2024
00:38:49sur
00:38:49concernant
00:38:50augmentation
00:38:51aussi concernant
00:38:51les arrestations
00:38:52liées à l'immigration
00:38:54irrégulière
00:38:55augmentation
00:38:55des arrestations
00:38:56d'étrangers
00:38:57en situation
00:38:58irrégulière
00:38:58de plus de
00:38:5930,6%
00:39:00en 2025
00:39:01par rapport
00:39:02à 2024
00:39:03on atteint
00:39:04192 140
00:39:06arrestations
00:39:07et les personnes
00:39:08non françaises
00:39:09représentent désormais
00:39:108,1%
00:39:12de la population
00:39:12adulte
00:39:13enfin
00:39:14Le Figaro
00:39:16se base également
00:39:16sur une étude
00:39:17de l'Institut national
00:39:19d'études démographiques
00:39:20étude qui nous décrit
00:39:21une société française
00:39:22davantage façonnée
00:39:24par l'immigration
00:39:25avec 34%
00:39:26de la population
00:39:27âgée de 18 à 59 ans
00:39:29qui vit en France
00:39:30qui est issue
00:39:31de l'immigration
00:39:32vous avez donc
00:39:3366%
00:39:34de cette population
00:39:35adulte
00:39:36qui n'a pas d'ascendance
00:39:37donc liée à l'immigration
00:39:39enfin
00:39:39dernier chiffre
00:39:40important
00:39:41cette immigration
00:39:42a désormais un poids
00:39:43croissant
00:39:44dans la société française
00:39:45et sur son
00:39:46corps électoral
00:39:47avec 7,5 millions
00:39:49d'électeurs potentiels
00:39:50qui sont désormais
00:39:51issus de l'immigration
00:39:52même si
00:39:53bien évidemment
00:39:54ils ne votent pas
00:39:55tous de la même manière
00:39:56ah oui
00:39:57non c'est le cas
00:39:57c'est le cas de le dire
00:39:59ils ne votent pas tous
00:39:59de la même manière
00:40:00merci beaucoup
00:40:01Corentin Alonso
00:40:02effectivement
00:40:02si on regarde
00:40:03ce que nous dit
00:40:05le Figaro
00:40:067,5 millions
00:40:07d'électeurs potentiels
00:40:08de deuxième génération
00:40:1037%
00:40:12des électeurs
00:40:13dont les deux parents
00:40:14sont d'origine extra-européenne
00:40:15envisagent de voter
00:40:16pour Jean-Luc Mélenchon
00:40:17voilà
00:40:17en 2027
00:40:18ce sont les résultats
00:40:21de ce centre
00:40:22qu'est-ce que ça vous inspire
00:40:22François de Rugy ?
00:40:24d'abord moi je trouve
00:40:25que c'est toujours bien
00:40:25de donner les chiffres
00:40:26et de les regarder en face
00:40:27parce qu'on a l'impression
00:40:28que sur l'immigration
00:40:29c'est toujours très difficile
00:40:31d'avoir un débat
00:40:32qui soit fondé
00:40:33sur des chiffres
00:40:34et il y a un chiffre
00:40:35qui est
00:40:35une évolution
00:40:36qui est incontestable
00:40:38je regardais aussi
00:40:39en prenant un peu de recul
00:40:40sur 20 ans
00:40:40donc si on prend
00:40:42trois présidents de la République
00:40:43Nicolas Sarkozy
00:40:44François Hollande
00:40:45et Emmanuel Macron
00:40:45avec de nombreux gouvernements
00:40:47il y a une augmentation
00:40:49ça a été assez stable
00:40:50sous la présidence
00:40:51de Nicolas Sarkozy
00:40:51avec environ 180 000
00:40:53titres de séjour
00:40:53accordés par an
00:40:54ça c'est l'immigration légale
00:40:56sous François Hollande
00:40:57on est passé
00:40:58dès la première année
00:40:59à 200 000
00:40:59on a fini à 250 000
00:41:01et sous Emmanuel Macron
00:41:02on est en train
00:41:03de tangenter
00:41:04les 350 000 par an
00:41:05donc c'est vrai
00:41:06que c'est une augmentation
00:41:06il ne faut pas faire
00:41:07comme si de rien n'était
00:41:08et par ailleurs
00:41:09il y a aussi un changement
00:41:10les chiffres le montrent aussi
00:41:12dans la nature
00:41:13de l'immigration
00:41:13là si on remonte plus loin
00:41:15à la fin des années 60
00:41:16en France
00:41:16trois quarts des étrangers
00:41:18présents en France
00:41:18étaient européens
00:41:19venaient d'un autre pays
00:41:20européen
00:41:22et il n'y avait pas
00:41:23l'Union Européenne
00:41:23aussi développée
00:41:24qu'aujourd'hui
00:41:24mais voilà
00:41:25c'était les Portugais
00:41:26les Italiens
00:41:26les Espagnols
00:41:27et d'autres voisins
00:41:28européens
00:41:29aujourd'hui
00:41:30ce n'est plus qu'un tiers
00:41:31et il y a 50%
00:41:33qui viennent d'Afrique
00:41:34donc ce sont
00:41:35des modifications profondes
00:41:38par ailleurs
00:41:38le taux
00:41:39profondes c'est-à-dire
00:41:40culturelles
00:41:42patrimoniales
00:41:42voilà chacun en tirera
00:41:43les conclusions
00:41:44qu'il entend
00:41:45vous avez cité
00:41:47Éric Zemmour
00:41:48je ne l'ai pas regardé
00:41:49mais lui on connaît sa théorie
00:41:50c'est le grand remplacement
00:41:51qui est à l'oeuvre
00:41:52la population française
00:41:53en quelque sorte
00:41:54est en train d'être
00:41:54sinon évincée
00:41:55en tout cas remplacée
00:41:56petit à petit
00:41:57là vous le commentez
00:41:57de manière un peu amusée
00:41:58ça veut dire quoi ?
00:41:59non mais parce que
00:41:59moi je ne crois pas
00:42:00à cette théorie
00:42:01du grand remplacement
00:42:01en revanche je crois
00:42:03qu'il est temps
00:42:04de relancer
00:42:05d'abord une politique
00:42:06un peu plus restrictive
00:42:08c'est-à-dire que
00:42:08donc vous lui donnez raison
00:42:09même si ça vous amuse
00:42:10non mais parce que je pense
00:42:11qu'il faut faire
00:42:12de l'intégration
00:42:13et de l'assimilation
00:42:14deux mots
00:42:14qui ont disparu
00:42:16malheureusement
00:42:17du vocabulaire politique
00:42:19et ça passe déjà
00:42:20par la langue française
00:42:21enfin tout un tas d'objets
00:42:22y compris
00:42:22c'est pas la même chose
00:42:23l'intégration et l'assimilation
00:42:24vous êtes plus pour l'intégration
00:42:25ou pour l'assimilation ?
00:42:26en tout cas je pense que
00:42:28alors moi justement
00:42:28je ne fais pas
00:42:30il n'y a pas pour moi
00:42:31une distinction majeure
00:42:32mais je constate
00:42:32qu'on a d'abord dit
00:42:33qu'il ne fallait plus faire
00:42:34d'assimilation
00:42:35et en fait après
00:42:36on ne parle plus d'intégration
00:42:37c'est-à-dire au contraire
00:42:38on dit non mais chacun
00:42:40vous venez comme vous êtes
00:42:41oui voilà
00:42:42c'est une publicité
00:42:43pour une chaîne de restauration
00:42:44mais comme si c'était
00:42:44pour la France
00:42:45et on voit bien
00:42:46qu'on n'est pas
00:42:48assez ferme
00:42:48donc moi je dis
00:42:49parce que
00:42:49je reviens à mon raisonnement
00:42:51si on veut pouvoir
00:42:52faire ce travail-là
00:42:52sur la langue française
00:42:54donc sur la scolarité
00:42:55mais aussi sur le logement
00:42:56mais aussi sur le travail
00:42:57et bien
00:42:57et aussi sur les valeurs
00:42:59etc
00:42:59il ne faut pas
00:43:00être dépassé en nombre
00:43:02bon
00:43:02et puis
00:43:03l'autre sujet
00:43:04c'est en effet
00:43:05de relancer cette politique
00:43:06d'intégration
00:43:07qui aujourd'hui
00:43:07ne semble plus tellement portée
00:43:09soit parce que des gens
00:43:10comme Éric Zemmour
00:43:11disent non mais de toute façon
00:43:11c'est même pas la peine
00:43:12ça marchera jamais
00:43:13soit parce que
00:43:14des gens de gauche
00:43:15disent
00:43:15ah non non non
00:43:17venez comme vous êtes
00:43:18et puis même
00:43:19installez vous
00:43:20en France
00:43:21moi je le vois
00:43:21dans la ville de Nantes
00:43:22où on laisse faire
00:43:23des bidonvilles
00:43:24je veux dire
00:43:25à Nantes
00:43:26il y a 64
00:43:2764 bidonvilles
00:43:29Rome
00:43:29Rome
00:43:30exclusivement Rome
00:43:30il y en avait
00:43:32à peine
00:43:32plus d'une dizaine
00:43:34il y a 12 ans
00:43:35voilà
00:43:35quand la maire de Nantes
00:43:36actuelle avait été élue
00:43:37pour la première fois
00:43:38donc vous vous rendez compte
00:43:39le phénomène
00:43:40qui fait qu'on trouve ça
00:43:41normal
00:43:42que ce mode d'habitat
00:43:44se soit redéveloppé
00:43:45on est peut-être arrivé
00:43:45à un point de rupture
00:43:46je donne cet exemple
00:43:47et maintenant
00:43:47on se dit
00:43:48il est peut-être un peu tard
00:43:49pour un point de non-retour
00:43:50mais on va en reparler
00:43:52après 14h
00:43:52moi je ne pense pas
00:43:52qu'il soit trop tard
00:43:53et moi je pense que
00:43:54ça doit être un débat de 2025
00:43:55et je pense aussi
00:43:56et on va en reparler
00:43:57à 14h
00:43:58juste après
00:43:59quelques instants
00:44:00de pause
00:44:00le journal
00:44:01la chronique éco
00:44:02on revient justement
00:44:02sur les sujets
00:44:03de l'immigration
00:44:03et Nicolas Pauvremont
00:44:04il sera avec nous
00:44:05restez bien
00:44:06sur ces news
00:44:10suite de mini news
00:44:11dans un instant
00:44:12on reparlera de l'immigration
00:44:13on prendra l'exemple
00:44:14italien de Georgia Meloni
00:44:15après les dernières informations
00:44:17de Somaya Labidi
00:44:18et à la une de l'actualité
00:44:20l'Iran promet une guerre
00:44:21bien au-delà de la région
00:44:23en cas de nouvelle attaque
00:44:24israélo-américaine
00:44:26nos coups dévastateurs
00:44:27vous écraseront
00:44:28indiquent les gardiens
00:44:29de la révolution
00:44:29dans un communiqué
00:44:30publié sur leur site
00:44:31CEPA News
00:44:32au deuxième jour
00:44:34de la visite d'état
00:44:35de Vladimir Poutine
00:44:36en Chine
00:44:36Xi Jinping
00:44:37est revenu
00:44:38sur la relation
00:44:38inébranlable
00:44:39entre Pékin et Moscou
00:44:41écoutez
00:44:45si les relations
00:44:46sino-russes
00:44:46ont progressé
00:44:47pas à pas
00:44:48pour atteindre
00:44:48leur niveau actuel
00:44:49c'est précisément
00:44:50parce que nous avons su
00:44:51sans cesse
00:44:51renforcer notre confiance
00:44:52politique mutuelle
00:44:53et notre coordination
00:44:55stratégique
00:44:55avec une résilience
00:44:56qui reste inébranlable
00:44:57malgré mille épreuves
00:44:58et tribulations
00:45:02et puis le risque
00:45:04épidémique
00:45:04de la flambée
00:45:05d'Ebola
00:45:05en République démocratique
00:45:07du Congo
00:45:08évalué comme élevé
00:45:10au niveau national
00:45:11et régional
00:45:11mais faible
00:45:12au niveau mondial
00:45:13déclaration
00:45:14du directeur général
00:45:15de l'Organisation
00:45:16Mondiale de la Santé
00:45:17dans le même temps
00:45:18le comité d'urgence
00:45:19de l'OMS
00:45:20confirme que l'épidémie
00:45:21ne répond pas
00:45:22aux critères
00:45:22d'une urgence pandémique
00:45:25Merci Somaïa
00:45:25Labidi
00:45:26à tout à l'heure
00:45:27dans une demi-heure
00:45:27pour d'autres informations
00:45:28tout de suite
00:45:29c'est que l'écho
00:45:59dans le pays
00:45:59avec l'immigration
00:46:00et ce coût
00:46:02quand même
00:46:02atteint
00:46:02parce que le pays
00:46:03d'abord va avoir
00:46:0470 millions d'habitants
00:46:05et on sait bien
00:46:05que plus on aura
00:46:06de migrants
00:46:07d'immigrants
00:46:08et bien le problème
00:46:09ça sera de maintenir
00:46:10notre système social
00:46:11c'est un peu ça d'ailleurs
00:46:11c'est ce que dit
00:46:12Nicolas Pouvromonti
00:46:13avec l'observatoire
00:46:14de l'immigration
00:46:15le modèle social
00:46:16explose
00:46:16qu'est-ce qu'on va faire
00:46:17à l'avenir
00:46:18si on dépasse
00:46:19ce cap des 70 millions
00:46:20Alors sur la partie
00:46:22coût
00:46:22qu'est-ce que ça dit ?
00:46:23Les coûts
00:46:23alors justement
00:46:2475 milliards
00:46:25ça c'est le coût brut
00:46:26les dépenses de l'Etat
00:46:27ça concerne aussi bien
00:46:28l'immigration
00:46:30régulière qu'irrégulière
00:46:31on parle alors
00:46:31de l'AME
00:46:32on parle des dépenses
00:46:33liées au logement
00:46:34les crèches
00:46:34les hôpitaux
00:46:35les allocations chômage
00:46:36le RSA
00:46:36le regroupement familial
00:46:37les faux étudiants aussi
00:46:3875 milliards
00:46:40coût global
00:46:41Et parce que
00:46:42l'immigration ça rapporte
00:46:43Alors ça rapporte
00:46:44parce que vous avez
00:46:44des étrangers
00:46:45qui travaillent
00:46:46sur contribution sociale
00:46:47les impôts
00:46:49donc il y a des rentrées d'argent
00:46:50Donc là
00:46:50on a un solde net
00:46:52on va vous dire
00:46:53parce que le coût
00:46:54de l'immigration
00:46:54est lourd pour les caisses
00:46:55de l'Etat
00:46:56mais on a un solde net
00:46:5741 milliards
00:46:58Donc vous voyez
00:46:59c'est une fois
00:46:59qu'on a retranché
00:47:00les contributions
00:47:01des étrangers en France
00:47:02le coût net
00:47:03c'est 41 milliards
00:47:04Il faut voir aussi
00:47:05que si vous retirez
00:47:07les étrangers européens
00:47:08et britanniques
00:47:09ça c'est sur toujours
00:47:10les chiffres
00:47:10de l'Observatoire
00:47:11de l'immigration
00:47:11on arrive à un coût net
00:47:13de 34 milliards d'euros
00:47:15Voilà
00:47:15ça c'est les chiffres
00:47:16de Nicolas Pouvreau-Monti
00:47:18Alors
00:47:18il y a des économies
00:47:20Oui
00:47:20Qu'est-ce qu'on peut faire
00:47:21sur les économies ?
00:47:21Les économies
00:47:22c'est un sujet important
00:47:23plus de contrôle
00:47:24lutte contre les abus
00:47:25les trafics aussi
00:47:27les cotisations
00:47:27qui ne sont pas versées
00:47:28la TVA
00:47:29qui échappe à l'Etat
00:47:30parce que les filières
00:47:31sont installées souvent
00:47:32à l'étranger
00:47:32elles connaissent bien
00:47:33la manip
00:47:33et c'est comme contre cela
00:47:35qu'il faudrait agir
00:47:35mais la grande question
00:47:36qui osera le faire
00:47:38parce qu'il le faut
00:47:38qui le fera
00:47:39et qui le pourra ?
00:47:41Ben oui
00:47:41c'est la grande question
00:47:42que vous posez ce jour
00:47:43Merci Eric de Ritmatel
00:47:45Votre programme
00:47:46avec Bien Ici
00:47:47On est bien ici
00:47:48Trouvez votre futur logement
00:47:50par vie de quartier
00:47:51et temps de trajet
00:47:51sur bienici.com
00:47:53Toujours autour de la table
00:47:54Maxime Leguay
00:47:55du service politique
00:47:56de CNews
00:47:57Alexandre Devecchio
00:47:58François de Rugy
00:47:58pour m'accompagner
00:47:59jusqu'à 15h
00:48:00dans ce Midi News
00:48:02Alors effectivement
00:48:03sur les chiffres
00:48:04de l'immigration
00:48:05on prenait
00:48:07l'exemple italien
00:48:08et c'est très intéressant
00:48:10de lire
00:48:11ce que dit Didier Leschi
00:48:12ce matin
00:48:13dans le Figaro
00:48:14la politique migratoire
00:48:16de Georgia Meloni
00:48:16est-ce un exemple
00:48:18à suivre ?
00:48:18Alors c'est très intéressant
00:48:19parce qu'on a dit
00:48:20vous vous souvenez
00:48:20elle a fait un appel d'air
00:48:22en faisant rentrer
00:48:23500 000 personnes
00:48:24et quand on lit ça
00:48:25avant un moment
00:48:26M. Leschi
00:48:27qui est donc
00:48:29directeur général
00:48:30de l'Office français
00:48:30de l'immigration
00:48:31et de l'intégration
00:48:32dit 500 000 personnes
00:48:33c'est inexact
00:48:34il visait à introduire
00:48:35287 000 travailleurs
00:48:37dont 172 000 saisonniers
00:48:39c'était des quotas
00:48:39d'immigration
00:48:40l'immigration permanente
00:48:41pour motif de travail
00:48:42a baissé de presque 70%
00:48:44les données de l'ECDE
00:48:46c'est une baisse générale
00:48:47de quasiment 30%
00:48:49de son immigration permanente
00:48:50passant de 235 000 entrées
00:48:52en 2022
00:48:52à 169 000
00:48:54en 2024
00:48:56c'est assez amusant
00:48:57comme à chaque fois
00:48:58les responsables politiques
00:49:00disent
00:49:00regardez ce qu'a fait
00:49:01Mme Mélanie
00:49:02c'est en France
00:49:03en tout cas
00:49:05à gauche notamment
00:49:06on dit
00:49:07regardez
00:49:07regardez comment ça se passe
00:49:09dans les autres pays
00:49:09oui et Mme Mélanie
00:49:11est pointée du doigt
00:49:13aussi sur ses résultats économiques
00:49:15à chaque fois
00:49:16elle montre en réalité
00:49:17qu'avec un certain volontarisme politique
00:49:20vous pouvez au moins
00:49:21faire quelque chose
00:49:22et évidemment ça contraste
00:49:23avec l'immobilisme français
00:49:25on va sans doute en parler
00:49:27mais sur le sujet de l'immigration
00:49:28on parle de Georgia Mélanie
00:49:30mais on pourrait parler
00:49:31des autres pays européens
00:49:32qui penchent plutôt à gauche
00:49:33on cite souvent le Danemark
00:49:35dans les pays scandinaves
00:49:36on pourrait parler
00:49:37de Keir Starmer aussi
00:49:39travailliste
00:49:39alors c'est peut-être
00:49:40pour très longtemps
00:49:41vous voulez parler
00:49:41de Pedro Sanchez aussi Maxime ?
00:49:43on peut évoquer
00:49:44dans un autre genre
00:49:45dans un autre genre
00:49:45on peut évoquer Pedro Sanchez
00:49:47mais à gauche
00:49:48il y a certains responsables politiques
00:49:50qui ont pris conscience
00:49:51de la question
00:49:52que posait l'immigration
00:49:53et qui ont pu prendre
00:49:55des mesures
00:49:56en étant dépassionnés
00:49:58sur le débat
00:49:59on voit bien qu'en France
00:50:00c'est vu comme impossible
00:50:02et c'est justement
00:50:02parce qu'on ne cesse de dire
00:50:04que ce n'est pas possible
00:50:05qu'on n'agit pas
00:50:06et on va sans doute
00:50:07en parler
00:50:08lorsqu'on va revoir
00:50:09les chiffres
00:50:10qui sont sortis
00:50:11dans le Figaro
00:50:12alors avant de revoir
00:50:13les chiffres
00:50:13de les passer au crible
00:50:14avec Nicolas Pauvre-Monti
00:50:15qui nous attend
00:50:16dans une seconde
00:50:17je voudrais qu'on écoute
00:50:17Éric Zemmour
00:50:18vous allez encore
00:50:19vous amuser
00:50:19François Drugy
00:50:21et vous allez le critiquer
00:50:22tant mieux
00:50:22il y a du débat
00:50:23mais si on doit retenir
00:50:24une chose principale
00:50:26de cette interview
00:50:28hier
00:50:28dans la France en face
00:50:30c'est peut-être
00:50:30son idée
00:50:31de la remigration
00:50:33écoute
00:50:35moi je pense
00:50:36qu'on peut avoir
00:50:37une immigration négative
00:50:40négative
00:50:40oui
00:50:40c'est-à-dire
00:50:41non seulement
00:50:41on n'accueille plus
00:50:42mais en plus
00:50:43on renvoie
00:50:44on fait la remigration
00:50:46pour les délinquants
00:50:47pour les criminels
00:50:48pour les chômeurs
00:50:49de longue durée
00:50:49etc
00:50:50donc on peut avoir
00:50:50une immigration négative
00:50:52c'est ce que fait
00:50:53c'est ce que fait Trump
00:50:54aux Etats-Unis
00:50:54les chômeurs de longue durée
00:50:55pardon
00:50:55les chômeurs de longue durée
00:50:57on les renvoie
00:50:57vous savez en Suisse
00:50:58c'est pas une tyrannie
00:51:00la Suisse
00:51:00vous êtes d'accord avec moi
00:51:01si vous n'avez plus de travail
00:51:03au bout de
00:51:03pendant 6 mois
00:51:04vous êtes renvoyé
00:51:05aux Etats-Unis
00:51:06si vous n'avez plus de travail
00:51:08quand vous n'avez pas
00:51:08la nationalité suisse
00:51:09bien sûr
00:51:09je vous parle d'étrangers
00:51:10oui
00:51:11donc vous parlez pas
00:51:12je parle d'étrangers
00:51:12je parle d'étrangers
00:51:13je vous ai dit
00:51:16ils deviendront étrangers
00:51:17si je les déchois
00:51:18de la nationalité française
00:51:19c'est pas la même chose
00:51:19il y a des étapes quand même
00:51:21voilà
00:51:22ça je me fais engueuler
00:51:23c'est
00:51:24attendez
00:51:24on a déjà parlé
00:51:25des binationaux
00:51:26alors les binationaux
00:51:27c'est pareil
00:51:27parce qu'hier
00:51:27ils disaient les binationaux
00:51:29c'est vrai qu'avec Laurence Ferré
00:51:30on se dit
00:51:30attendez
00:51:31quels binationaux
00:51:32c'était pas les binationaux
00:51:33par exemple européens
00:51:34voilà
00:51:34donc il y a
00:51:35plusieurs choses
00:51:35il y a plusieurs étapes
00:51:37remigration
00:51:39qu'est-ce que ça vous inspire
00:51:40finalement
00:51:41quand on regarde
00:51:42ce que
00:51:44tente de faire
00:51:45Charles Rodouel
00:51:46qui était avec nous
00:51:47juste avant la pause publicitaire
00:51:49pour l'expulsion
00:51:50des
00:51:51comment dirais-je
00:51:52des ressortissants dangereux
00:51:53c'est aussi ça
00:51:55d'une certaine manière
00:51:57c'est une forme de remigration
00:51:58derrière l'idée
00:52:00le concept de remigration
00:52:01il y a quand même l'idée
00:52:02qu'on va dire
00:52:02à des étrangers
00:52:03y compris établis en France
00:52:04légalement depuis longtemps
00:52:06qu'ils doivent repartir
00:52:07dans leur pays d'origine
00:52:08et ils citent d'ailleurs
00:52:09c'est vrai qu'il y a des pays
00:52:10par exemple aussi en Asie
00:52:11moi je connais assez bien
00:52:12Taïwan
00:52:13ou si vous perdez
00:52:14votre contrat de travail
00:52:15vous perdez le titre de séjour
00:52:16qui va avec
00:52:17donc c'est pas du tout
00:52:18quelque chose
00:52:19qu'on envisage comme cela
00:52:19en France
00:52:20mais moi je pense surtout
00:52:21vous dites qu'on envisage
00:52:23c'est quoi
00:52:24c'est la majorité des français
00:52:25vous diriez
00:52:25déjà la majorité des français
00:52:27mais même les forces politiques
00:52:28je veux dire
00:52:29il est quand même
00:52:30très minoritaire
00:52:31sur cette position
00:52:31parce que quand vous dites
00:52:32on a l'impression
00:52:32que c'est François de Rugy
00:52:34et certains de vos amis
00:52:36sont tristes
00:52:36peut-être socialistes
00:52:37peut-être écologistes
00:52:38je vais prendre un peu de recul
00:52:39en disant
00:52:40de faire plutôt l'analyse
00:52:41de ce qu'est aujourd'hui
00:52:43l'équilibre français
00:52:44je pense en revanche
00:52:45qu'il y a une très large
00:52:46majorité de français
00:52:47quel que soit
00:52:48même peut-être à gauche
00:52:50dans les électeurs de gauche
00:52:51qui disent
00:52:52on a envie
00:52:53de reprendre la main
00:52:55sur les entrées
00:52:56sur le territoire français
00:52:57et je pense que le vrai
00:52:58et ce qui a été dit
00:52:59d'ailleurs sur l'Italie
00:52:59et vous avez cité
00:53:00Didier Leschi
00:53:01qui est le directeur
00:53:02de l'office français
00:53:03de l'immigration
00:53:03donc il est à la tête
00:53:05vraiment d'un office
00:53:06qui gère
00:53:07c'est important ce qu'il dit
00:53:08c'est une exactitude
00:53:10qui sont dites
00:53:10sur le gouvernement
00:53:11de Mme Méloni
00:53:12c'est intéressant de savoir
00:53:13que c'est un ancien collaborateur
00:53:14de Jean-Pierre Chevènement
00:53:15quand Jean-Pierre Chevènement
00:53:16était ministre de l'intérieur
00:53:17entre 97 et 2000
00:53:18mais ce que je veux dire
00:53:20par là
00:53:20c'est que
00:53:21l'exemple italien
00:53:22enfin ce qui a été dit
00:53:23sur l'Italie
00:53:26de reprendre la main
00:53:27sur qui est-ce qu'on autorise
00:53:29à rentrer sur le territoire
00:53:30parce que parfois
00:53:31il y a des gens
00:53:31qui disent
00:53:31non mais de toute façon
00:53:32il y aura toujours
00:53:33voilà c'est des mouvements
00:53:34c'est la mondialisation
00:53:35etc.
00:53:35Non
00:53:35un État
00:53:36quel qu'il soit
00:53:37en Europe
00:53:37peut dire
00:53:38voilà je reprends la main
00:53:39et à partir du moment
00:53:40où on reprend la main
00:53:41on reprend la capacité
00:53:43encore une fois
00:53:44moi je repars de mon idée
00:53:45qui est celle
00:53:46de l'intégration
00:53:47des populations étrangères
00:53:49qui sont présentes
00:53:50sur le territoire français
00:53:51et lorsqu'elles le sont légalement
00:53:52et qu'elles respectent les lois
00:53:53là où il peut y avoir
00:53:54un consensus aussi général
00:53:55c'est qu'évidemment
00:53:56les personnes
00:53:57qui ont été condamnées
00:53:58pour des actes
00:53:59de délinquance
00:54:00et à fortiori
00:54:00de criminalité
00:54:01soient expulsées
00:54:02et que là en effet
00:54:04on a une faiblesse
00:54:05en France
00:54:06qui est le faible taux
00:54:07d'expulsion
00:54:08des personnes
00:54:08Alors si ces chiffres-là
00:54:10sortent dans le Figaro
00:54:12aujourd'hui
00:54:13c'est parce qu'il devait sortir
00:54:15demain
00:54:15mais que le Figaro
00:54:16a sorti ces chiffres
00:54:17et demain
00:54:18ce sont les chiffres
00:54:18de l'INED
00:54:19et qui devaient être
00:54:20rendus publics
00:54:21nous sommes avec
00:54:21Nicolas Pouvromonti
00:54:23de l'OID
00:54:24de l'Office
00:54:24de l'immigration
00:54:26justement
00:54:26merci Nicolas
00:54:27Pouvromonti
00:54:28d'être avec nous
00:54:28en direct
00:54:29comment est-ce qu'il faut
00:54:30regarder ces chiffres
00:54:32et également
00:54:33peut-être une réaction
00:54:34par rapport à ce qui a été dit
00:54:36la remigration
00:54:37version Zemmour
00:54:37et puis le commentaire
00:54:39de François de Rugy
00:54:40Bien sûr
00:54:41écoutez les données
00:54:42issues de la grande enquête
00:54:44trajectoire et origine
00:54:45qui a lieu
00:54:45hélas seulement
00:54:46tous les dix ans
00:54:47et qui ont été
00:54:48commentées aujourd'hui
00:54:49dans le Figaro
00:54:50ce sont évidemment
00:54:50des données importantes
00:54:52parce qu'elles donnent
00:54:52la mesure
00:54:53de ce qu'est aujourd'hui
00:54:54la transformation
00:54:55démographique profonde
00:54:57qui est générée
00:54:58dans la population
00:54:59de notre pays
00:54:59par l'immigration
00:55:00on a désormais
00:55:01environ 30%
00:55:02de la population
00:55:03qui est d'origine immigrée
00:55:04sur trois générations
00:55:05alors à la troisième génération
00:55:07on a très majoritairement
00:55:08des descendants d'immigrés européens
00:55:10parce que c'est l'héritage
00:55:11des vagues précédentes
00:55:12d'immigration
00:55:13mais vous avez aussi
00:55:14dans ces 30%
00:55:1523% au total
00:55:17de personnes
00:55:18qui sont soit
00:55:19immigrées elles-mêmes
00:55:20soit directement
00:55:20descendantes d'immigrés
00:55:21et là le groupe majoritaire
00:55:23ce sont les immigrés
00:55:25et descendants
00:55:25originaires du continent africain
00:55:27avec des moyennes d'âge
00:55:28très jeunes
00:55:28pour certaines origines
00:55:29je pense notamment
00:55:30à l'Afrique subsaharienne
00:55:31donc ces données-là
00:55:32elles ne sont pas
00:55:33radicalement nouvelles
00:55:33mais il est important
00:55:34qu'on puisse en parler
00:55:35parce qu'elles contribuent
00:55:37à éteindre ce mythe
00:55:38selon lequel finalement
00:55:39rien n'aurait changé
00:55:40selon lequel
00:55:41la situation migratoire
00:55:42qu'on vivrait aujourd'hui
00:55:43serait finalement
00:55:43la continuité
00:55:44d'une histoire longue
00:55:45de l'immigration en France
00:55:46non non ça c'est très nouveau
00:55:47et sur votre deuxième question
00:55:49concernant
00:55:49les propos
00:55:51et les propositions
00:55:51d'Éric Zemmour
00:55:52le concept de remigration
00:55:53il me semble relativement
00:55:55flou dans ses contours
00:55:56et il peut revêtir
00:55:57vous l'avez dit
00:55:58des réalités très différentes
00:55:58si on parle déjà
00:56:00de remigration
00:56:01quand il s'agit
00:56:02de renvoyer des étrangers
00:56:03en situation irrégulière
00:56:04je pense qu'on est assez loin
00:56:05de la conception
00:56:06de la notion
00:56:07telle que la portent
00:56:08ses défenseurs
00:56:09mais en tout cas
00:56:09ce qu'on peut dire
00:56:10de manière plus factuelle
00:56:11c'est qu'on renouvelle
00:56:13chaque année en France
00:56:14un million de titres de séjour
00:56:16bien souvent
00:56:16de manière quasiment automatique
00:56:18ou en tout cas
00:56:19sans regarder vraiment
00:56:19l'état d'intégration
00:56:21des étrangers en question
00:56:22il y a aujourd'hui
00:56:23en Europe
00:56:23et je pense notamment
00:56:25à la Suède
00:56:25qui a mis en place
00:56:26des politiques très ambitieuses
00:56:27en la matière
00:56:28des démarches
00:56:29de plus en plus fréquentes
00:56:30qui visent
00:56:30à proposer une aide
00:56:31aux retours
00:56:32pour des étrangers
00:56:33réguliers
00:56:34mais dont on estime
00:56:35par exemple
00:56:36que l'intégration économique
00:56:37dans le pays
00:56:37n'a pas été réussie
00:56:38alors plusieurs choses
00:56:40d'abord
00:56:41sur justement
00:56:43l'aide au retour
00:56:45est-ce que
00:56:46c'est réaliste
00:56:47face à ce qu'on nous
00:56:50qu'on nous annonce
00:56:51dans les années à venir
00:56:53et peut-être
00:56:53dans une ou deux décennies
00:56:55c'est-à-dire
00:56:55un choc démographique
00:56:56lié notamment
00:56:57aux conditions climatiques
00:56:59sur le continent africain
00:57:00est-ce qu'on peut
00:57:02aujourd'hui
00:57:02se dire
00:57:04que le continent européen
00:57:06continuera à être étanche
00:57:07face à une problématique
00:57:09humaine
00:57:10qui sera celle
00:57:10d'un choc climatique
00:57:12africain
00:57:14écoutez
00:57:15comme le disait
00:57:15François de Rugy
00:57:16un peu avant
00:57:17l'immigration
00:57:18ça n'est précisément
00:57:19pas un phénomène climatique
00:57:21ça n'est pas un phénomène
00:57:22naturel
00:57:22ou météorologique
00:57:23sur lequel
00:57:24le pouvoir politique
00:57:25ne pourrait avoir
00:57:25aucune prise
00:57:26c'est très strictement
00:57:27un phénomène politique
00:57:28sur lequel
00:57:28l'action des gouvernements
00:57:30a des résultats
00:57:31que ce soit dans une direction
00:57:32ou dans l'autre
00:57:32là où vous avez évidemment raison
00:57:34c'est que la pression migratoire
00:57:35que connaissent aujourd'hui
00:57:36la France et l'Europe
00:57:37n'est pas partie pour se tarir
00:57:39dans les décennies qui viennent
00:57:39et elle n'est certainement pas partie
00:57:41pour se tarir en France
00:57:42parce que cette pression
00:57:44elle va venir pour l'essentiel
00:57:45d'une région du monde
00:57:46en particulier
00:57:46qui est l'Afrique subsaharienne
00:57:48l'Afrique subsaharienne
00:57:49c'est la dernière région
00:57:50au monde
00:57:51dont les indices de fécondité
00:57:53c'est-à-dire
00:57:53le nombre moyen
00:57:54d'enfants par femme
00:57:54va rester très au-dessus
00:57:56du seuil de renouvellement
00:57:58des générations
00:57:58dans les décennies qui viennent
00:57:59et il se trouve
00:58:00que la France
00:58:01a déjà l'immigration
00:58:02la plus africaine d'Europe
00:58:03que une large part
00:58:05de ces pays
00:58:05avec des indices
00:58:06de fécondité record
00:58:07sont des pays francophones
00:58:08et donc nous allons être concernés
00:58:09au premier chef
00:58:10évidemment
00:58:10l'aide au retour
00:58:11ça n'est pas la solution
00:58:12au miracle
00:58:13mais c'est un élément
00:58:14parmi d'autres
00:58:15un autre élément
00:58:16et là ça fait écho
00:58:17à ce qui s'est vu
00:58:18notamment aux Etats-Unis
00:58:19ces derniers mois
00:58:19c'est aussi
00:58:20ce qu'on pourrait appeler
00:58:21une politique
00:58:22d'attractivité négative
00:58:24typiquement pour
00:58:25l'immigration clandestine
00:58:26vous voyez il y a eu
00:58:27un seul migratoire
00:58:28des immigrés négatifs
00:58:29aux Etats-Unis
00:58:30l'an dernier
00:58:30il y a eu plus d'immigrés
00:58:31qui sont partis
00:58:32que d'immigrés
00:58:32qui sont arrivés
00:58:34beaucoup de clandestins
00:58:35sont repartis d'eux-mêmes
00:58:36il y a eu certes
00:58:37des expulsions
00:58:37mais il y a eu
00:58:37beaucoup de départs spontanés
00:58:39pourquoi ?
00:58:40tout simplement
00:58:40parce que les migrants
00:58:42y compris dans les situations
00:58:43de précarité réelles
00:58:44qui sont souvent les leurs
00:58:45et même parfois de détresse
00:58:47sont des individus rationnels
00:58:48ils mesurent l'opportunité
00:58:50et le risque
00:58:50l'avantage
00:58:51et l'inconvénient
00:58:52si vous réduisez fortement
00:58:54les avantages
00:58:55et si vous fermez l'opportunité
00:58:56vous êtes en mesure aussi
00:58:58d'avoir un contrôle
00:58:59en amont des flux
00:58:59qui va au-delà même
00:59:00de la coercition
00:59:02une dernière question
00:59:04sur l'étude de l'INED
00:59:06alors je pense que
00:59:07le grand public
00:59:08qui nous regarde
00:59:09les téléspectateurs
00:59:09ne savent pas forcément
00:59:10ce que c'est que l'INED
00:59:11et est-ce que
00:59:12cette étude
00:59:13est purement factuelle ?
00:59:16écoutez alors
00:59:17les données
00:59:18qui sont utilisées
00:59:19dans l'étude
00:59:19sont les plus factuelles
00:59:20qui soient aujourd'hui
00:59:21à disposition
00:59:21c'est certain
00:59:22c'est une enquête
00:59:23qui a été menée
00:59:24par les services
00:59:25de l'INSEE
00:59:25pour l'essentiel
00:59:26alors là le commentaire
00:59:27qui en effet
00:59:27par les institutions
00:59:29démographiques
00:59:30tient beaucoup
00:59:31de l'INED
00:59:31qui est l'Institut National
00:59:33des Études Démographiques
00:59:34c'est un autre institut
00:59:35et le commentaire
00:59:36qui est fait par l'INED
00:59:37sur ces données
00:59:37n'est pas absolument neutre
00:59:39c'est-à-dire qu'on y retrouve
00:59:40des concepts
00:59:41qui ressemblent beaucoup
00:59:42à la racisation
00:59:43dont on parle aujourd'hui
00:59:45dans le débat politique
00:59:45l'ethnicisation
00:59:46la racialisation
00:59:47on évoque
00:59:48un sentiment
00:59:49alors on trace
00:59:51un sentiment
00:59:51d'appartenance
00:59:52très variable
00:59:53dans les jeunes
00:59:54de la deuxième génération
00:59:55envers la nation française
00:59:57et on ne l'explique
00:59:58quasi exclusivement
00:59:59que par l'effet supposé
01:00:01des discriminations
01:00:02ou l'effet supposé
01:00:03des violences policières
01:00:03il y a très clairement
01:00:05dans les institutions publiques
01:00:06qui travaillent
01:00:07sur l'immigration
01:00:08sur les institutions
01:00:08de la recherche publique
01:00:09un biais
01:00:10qu'on peut qualifier
01:00:12de rassuriste
01:00:13et dont cette étude
01:00:14n'est hélas pas exempte
01:00:15Merci beaucoup Nicolas
01:00:16Pourromonti
01:00:17d'avoir été avec nous
01:00:18quelques instants
01:00:19dans Midi News
01:00:20j'en viens à cela
01:00:21en fait
01:00:21c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:00:22les administrations publiques
01:00:23qui sont là pour mesurer
01:00:25la démographie
01:00:26donnent leur avis
01:00:27alors que ça devrait être
01:00:28purement factuel
01:00:29Oui
01:00:30elles donnent leur avis
01:00:31et je crois aussi
01:00:32que quand elles font
01:00:32le travail de décryptage
01:00:34ou quand un certain nombre
01:00:36de journalistes font
01:00:37le travail de décryptage
01:00:38ils considèrent toujours
01:00:39l'immigration
01:00:40comme un flux
01:00:42c'est vrai
01:00:43c'est très important
01:00:44d'agir sur les flux
01:00:45mais ce que montre bien
01:00:46justement Nicolas
01:00:48Pourromonti
01:00:48même si je n'aime pas
01:00:49parler comme ça
01:00:50mais que l'immigration
01:00:51c'est aussi des stocks
01:00:53c'est-à-dire que
01:00:55c'est surtout
01:00:56quand on a un problème
01:00:57d'intégration
01:00:58et d'assimilation
01:00:59ce sont des gens
01:01:00qui restent
01:01:00ce sont des gens
01:01:01qui sont parfois
01:01:01de la deuxième génération
01:01:03et qui n'ont pas
01:01:04le sentiment
01:01:05d'être français
01:01:06qui refusent
01:01:07d'être pleinement français
01:01:09donc on ne peut pas
01:01:10se contenter
01:01:11d'analyser les flux
01:01:12il faut voir
01:01:14les gens qui restent
01:01:15quelles sont les conséquences
01:01:17les mesurer
01:01:18et puis ce qu'il montre bien
01:01:20aussi Nicolas
01:01:21Pourromonti
01:01:21c'est que c'est un problème
01:01:23systémique
01:01:23qui ne touche pas seulement
01:01:24le problème de l'intégration
01:01:26le problème
01:01:27des violences
01:01:27souvent on le prend par ce prisme-là
01:01:29c'est vrai que c'est le principal problème
01:01:31mais ça a aussi
01:01:32un coût
01:01:33sur l'hôpital
01:01:34sur l'école
01:01:36sur le logement
01:01:38le livre de Nicolas Pourromonti
01:01:40est très bien fait
01:01:40parce qu'on voit le coût du logement
01:01:42on voit que les logements sociaux
01:01:43sont très très majoritairement
01:01:45occupés
01:01:46par des immigrés
01:01:48parfois
01:01:49sur plusieurs générations
01:01:51donc
01:01:52quand on mesure
01:01:53les coûts
01:01:53c'est pareil
01:01:54il faut les mesurer
01:01:56les mesurer pleinement
01:01:57et donc
01:01:57l'immigration a un impact
01:01:59sur toute la vie collective
01:02:01en réalité
01:02:01c'est comme ça
01:02:02qu'il faut
01:02:03voilà
01:02:04analyser
01:02:04la situation
01:02:06Oui sur cette politisation
01:02:07des chiffres
01:02:08évidemment
01:02:09sur l'immigration
01:02:10qui est un sujet explosif
01:02:12c'est peut-être
01:02:12l'archétype
01:02:13où on voit
01:02:14cette politisation
01:02:15extrême
01:02:16vous savez
01:02:16Churchill disait
01:02:17je ne crois qu'aux chiffres
01:02:18que j'ai moi-même trafiqué
01:02:19et lorsque vous
01:02:20regardez
01:02:21ne soyons pas
01:02:22Churchillien
01:02:22sur ce point
01:02:23soyons-le peut-être
01:02:25à certains égards
01:02:25parce que lorsque vous écoutez
01:02:26Michel Tribala
01:02:27ou Hervé Lebrat
01:02:28et bien
01:02:29vous voyez bien
01:02:29qu'il n'y a pas
01:02:31sur les chiffres
01:02:32on n'en fait pas
01:02:32la même interprétation
01:02:33du moins
01:02:33donc c'est bien
01:02:34et c'est fécond
01:02:35d'avoir une base
01:02:37rationnelle
01:02:37chiffrée
01:02:38nous sommes un grand
01:02:39pays cartésien
01:02:40et je crois
01:02:40qu'on peut
01:02:41s'accorder
01:02:42sur les chiffres
01:02:43et après
01:02:43la lecture politique
01:02:44ça c'est le jeu
01:02:45du débat démocratique
01:02:46voilà
01:02:47et puisqu'on en parlait
01:02:48de l'exemple italien
01:02:49Sharon Camara
01:02:50nous fait le bilan
01:02:51de la politique migratoire
01:02:53de Giorgia Meloni
01:02:55elle a été élue en 2022
01:02:57avec une promesse
01:02:58faire baisser
01:02:58l'immigration
01:02:59en Italie
01:03:00la première ministre
01:03:01Giorgia Meloni
01:03:02a depuis mis en place
01:03:03plusieurs mesures restrictives
01:03:05concernant notamment
01:03:06les arrivées par la mer
01:03:07entre 2023 et 2025
01:03:09elles ont quasiment
01:03:10été divisées par deux
01:03:11passant de plus de
01:03:12150 000
01:03:13à environ 60 000
01:03:15une baisse
01:03:16qui serait due
01:03:16selon le ministère
01:03:17de l'intérieur
01:03:18au renforcement
01:03:19des contrôles en mer
01:03:20méditerranée
01:03:20et à la coopération
01:03:22avec les autorités
01:03:23des pays d'origine
01:03:24et de transit
01:03:25l'Italie
01:03:26a notamment signé
01:03:27des accords
01:03:28avec la Libye
01:03:29et la Tunisie
01:03:29permettant le rapatriement
01:03:31des immigrés clandestins
01:03:32les peines contre
01:03:33les passeurs ont été
01:03:34durcies
01:03:34et l'accès au travail
01:03:36pour les demandeurs
01:03:36d'asile
01:03:37a été restreint
01:03:38en février dernier
01:03:40le gouvernement
01:03:40a présenté
01:03:41un projet de loi
01:03:42visant à durcir
01:03:43à nouveau sa lutte
01:03:44contre l'immigration
01:03:45clandestine
01:03:45il prévoit notamment
01:03:46un blocus naval
01:03:47pour les bateaux
01:03:48de migrants
01:03:48tentant d'atteindre
01:03:49les codes italiennes
01:03:50un durcissement
01:03:51du regroupement familial
01:03:53ou encore
01:03:53la facilitation
01:03:54des expulsions
01:03:55pour les migrants
01:03:56reconnus coupables
01:03:57de délit
01:03:57en parallèle
01:03:59la présidente du conseil
01:04:00des ministres d'Italie
01:04:01ouvre la voie
01:04:02à l'immigration
01:04:02dite de travail
01:04:03pour faire face
01:04:04à la pénurie
01:04:05de main d'oeuvre
01:04:05et au déclin
01:04:06de la population
01:04:07en 2023
01:04:08le gouvernement italien
01:04:10a adopté
01:04:10un premier plan
01:04:11triannuel
01:04:12sur les flux migratoires
01:04:13le plan prévoit
01:04:14l'entrée régulière
01:04:15en Italie
01:04:16de travailleurs
01:04:17non ressortissants
01:04:17de l'Union Européenne
01:04:18il fixe également
01:04:20les secteurs
01:04:20et les pays
01:04:21d'origine spécifiques
01:04:22de ses futurs salariés
01:04:23en 2025
01:04:24cette mesure
01:04:25a permis d'accueillir
01:04:26440 000 travailleurs étrangers
01:04:28renouvelée
01:04:29pour la période
01:04:292026-2028
01:04:31elle devrait permettre
01:04:32d'accueillir
01:04:32500 000 étrangers
01:04:34en 3 ans
01:04:35voilà
01:04:36sachant que
01:04:36ces chiffres là
01:04:37encore une fois
01:04:38et c'est Didier Leschi
01:04:39qui le dit
01:04:39ce sont des seuils
01:04:40c'est à dire que
01:04:41s'ils ne sont pas remplis
01:04:42ben ils ne sont pas remplis
01:04:43non ils ne sont pas remplis
01:04:44en réalité
01:04:44c'est intéressant
01:04:45la tribune effectivement
01:04:46de Didier Leschi
01:04:47qu'on a publié
01:04:48parce qu'il montre
01:04:48que non seulement
01:04:49ils n'ont pas été remplis
01:04:50mais qu'en réalité
01:04:50l'immigration
01:04:51y compris de travail
01:04:52a baissé
01:04:54maintenant ce qu'on voit
01:04:55c'est que même
01:04:56si elle respectait
01:04:56ses seuils
01:04:57on parle de quoi ?
01:04:58On parle d'immigration
01:05:00saisonnière par exemple
01:05:01on parle de certains
01:05:02secteurs spécifiques
01:05:03et surtout il y a
01:05:04une différence
01:05:05avec par exemple
01:05:06la question des métiers
01:05:07en tension en France
01:05:08c'est qu'il y a aussi
01:05:10le choix
01:05:11de la nationalité
01:05:13des immigrés
01:05:14ce qu'on dit peu
01:05:15je disais tout à l'heure
01:05:16qu'on parle
01:05:17des flux
01:05:18et pas des stocks
01:05:19mais on ne parle jamais
01:05:20de l'immigration
01:05:21d'un point de vue
01:05:22qualitatif
01:05:23quand je dis qualitatif
01:05:24c'est d'un point de vue
01:05:25de quelle immigration
01:05:27on prend
01:05:28est-ce qu'elle est spécialisée
01:05:29ou pas
01:05:30de quel pays
01:05:31est-ce que c'est
01:05:32une immigration
01:05:33éduquée
01:05:34en réalité
01:05:35l'immigration française
01:05:35c'est une immigration
01:05:36très très peu
01:05:38éduquée
01:05:38et très très pauvre
01:05:39c'est pas tout à fait
01:05:40la même chose
01:05:40que de faire venir
01:05:41des ingénieurs
01:05:43ou les gens
01:05:43il y en a quelques-uns
01:05:45et notamment dans les hôpitaux
01:05:46puisque vous vous souvenez
01:05:47de la polémique
01:05:47des maboules
01:05:48c'est justement
01:05:49Emmanuel Macron
01:05:50qui parle à un
01:05:52comment dirais-je
01:05:53un médecin
01:05:53qui lui dit
01:05:53ici en Ariège
01:05:54dans mon hôpital
01:05:55je fais appel à l'immigration
01:05:57sinon j'aurais pas assez
01:05:58et après on peut s'interroger
01:05:59sur ce système là aussi
01:06:00alors je ne sais pas
01:06:01comment ça fonctionne
01:06:02en Italie
01:06:02moi il me semble
01:06:03que c'est tout de même
01:06:04malsain
01:06:05de faire venir
01:06:05des médecins étrangers
01:06:06aujourd'hui
01:06:07à l'heure actuelle
01:06:08on n'a peut-être pas le choix
01:06:09parce que je crois
01:06:10qu'on pourrait former
01:06:11des médecins
01:06:12on commence par le numéris clausus
01:06:14et par la première année
01:06:15de fac de médecine
01:06:16c'est pour ça que maintenant
01:06:17c'est plus possible
01:06:17mais on fera une émission
01:06:18entière là-dessus
01:06:19parce que là en 5 minutes
01:06:20on n'aura pas le temps
01:06:20d'en parler
01:06:22mais vous avez raison
01:06:23absolument
01:06:24et de la même manière
01:06:25de se dire
01:06:27il y a des métiers difficiles
01:06:29quasiment néo-esclavagistes
01:06:31je pense aux chauffeurs
01:06:33enfin aux livreurs
01:06:34déliez-vous
01:06:34etc
01:06:35on va les faire venir
01:06:36moi je pense
01:06:37que c'est un système
01:06:38excusez-moi
01:06:38malsain
01:06:39en tout cas
01:06:40ça devrait être interdit
01:06:41sur le volet éducation
01:06:42vous avez raison
01:06:43de le dire
01:06:43c'est important
01:06:44il faut
01:06:45comment dirais-je
01:06:46il faut s'intégrer
01:06:47au pays
01:06:48dans lequel on arrive
01:06:49l'orthographe
01:06:50la maîtrise de la langue
01:06:50c'est pas moi qui le dis
01:06:51c'est Edouard Geffray
01:06:52le ministre de l'éducation nationale
01:06:54et on en parle dans un instant
01:06:59dernière partie de midi news
01:07:01jusqu'à 15h
01:07:01avec d'abord les dernières informations
01:07:03de Sommayal Abidi
01:07:04et on commence par cette tragédie
01:07:06à Toulon
01:07:07une mère de 38 ans
01:07:08s'est jetée par la fenêtre
01:07:09du 13ème étage
01:07:10de son immeuble
01:07:10avec trois de ses enfants
01:07:12en bas âge
01:07:12cette femme qui vivait seule
01:07:14avec ses sept enfants
01:07:15aurait récemment présenté
01:07:17des symptômes psychiatriques
01:07:18et dépressifs
01:07:18qui restent à confirmer
01:07:19selon un communiqué
01:07:21du procureur de la vie
01:07:23à la une également
01:07:2493 interpellations
01:07:26effectuées dans l'agglomération lyonnaise
01:07:27après la saisie
01:07:28de plus de 100 kilos de drogue
01:07:30ainsi que 7 armes
01:07:31c'est le bilan
01:07:32des 200 opérations judiciaires
01:07:34et contrôles ciblés
01:07:35qui ont eu lieu hier
01:07:36à Lyon
01:07:36et dans le département du Rhône
01:07:38et puis c'est où l'annonce
01:07:40qu'un pétrolier sud-coréen
01:07:41a traversé le détroit d'Hormuz
01:07:43a traversé
01:07:44effectué en coordination
01:07:45avec l'Iran
01:07:46précise le chef
01:07:47de la diplomatie sud-coréenne
01:07:48alors que le trafic
01:07:49dans ce passage stratégique
01:07:51fait toujours l'objet
01:07:52d'une quasi-paralysie
01:07:53depuis le début de la guerre
01:07:54Pierre
01:07:55Merci beaucoup Somaia
01:07:5615h d'autres informations
01:07:58tout à l'heure
01:07:58avec Audrey Berthaud
01:07:59je voudrais qu'on parle
01:08:01de l'orthographe
01:08:02puisqu'à un mois
01:08:03des épreuves du baccalauréat
01:08:04M. Geoffrey
01:08:06n'a rien trouvé de mieux
01:08:07que de dire
01:08:07attention
01:08:08le français a essayé
01:08:09de l'orthographe
01:08:09c'est la maîtrise de la langue
01:08:10c'est vrai
01:08:12je ne sais pas si c'est
01:08:13une bonne idée
01:08:13de faire peur
01:08:14aux futurs bacheliers
01:08:15mais bon
01:08:15en l'occurrence
01:08:16le mot est dit
01:08:17et sur le fond
01:08:18il a raison M. Geoffrey
01:08:19évidemment
01:08:19de dire qu'il faut
01:08:21une maîtrise de la langue
01:08:23alors sanctionner
01:08:24les fautes d'orthographe
01:08:25idée du ministre
01:08:27qu'est-ce qu'on doit
01:08:29en penser
01:08:30Augustin Donadieu
01:08:31Charles Baget
01:08:32et Noémie Hardy
01:08:33ont posé la question
01:08:34à deux jeunes
01:08:35et moins jeunes
01:08:36parmi avec un S
01:08:38bon anniversaire
01:08:39avec deux N.E.
01:08:40ou quand même
01:08:40au lieu de quand même
01:08:41les français font
01:08:43beaucoup de fautes
01:08:44d'orthographe
01:08:44chacun a sa petite idée
01:08:47sur l'origine
01:08:47de ces dernières
01:08:48le niveau il baisse
01:08:49on fait moins de rédaction
01:08:50moins de dictée
01:08:52il y a plus de fautes
01:08:53je regarde autour de moi
01:08:54mon entourage
01:08:55on lit beaucoup moins
01:08:56qu'avant
01:08:56c'est vrai
01:08:57non pas pour pallier A
01:08:59mais pour pallier
01:09:00ses fautes
01:09:00le ministre de l'éducation
01:09:02nationale en déplacement
01:09:03hier dans le Val-de-Marne
01:09:04propose de sanctionner
01:09:05plus durement
01:09:06ses erreurs d'orthographe
01:09:07et pas que
01:09:08au baccalauréat
01:09:09si un élève
01:09:11a un niveau
01:09:11d'orthographe
01:09:12de syntaxe
01:09:13et de grammaire
01:09:15manifestement insuffisant
01:09:16il ne peut pas
01:09:18avoir la moyenne
01:09:19d'abord
01:09:20je me permets de rester là-dessus
01:09:21ce n'est pas que l'orthographe
01:09:22c'est bien l'orthographe
01:09:23la syntaxe
01:09:24et la grammaire
01:09:24tout le monde se focalise
01:09:25sur l'orthographe
01:09:26pour moi c'est
01:09:26la maîtrise globale
01:09:28d'un niveau de langue
01:09:29correct
01:09:29et conforme
01:09:31aux attendus du diplôme
01:09:32mais cette idée
01:09:33ne fait pas l'unanimité
01:09:34parmi les personnes
01:09:35rencontrées ce matin
01:09:36à Paris
01:09:36pas forcément
01:09:37le sanctionner plus
01:09:38mais
01:09:40le
01:09:41comment dire
01:09:42peut-être le faire différemment
01:09:43là il va falloir
01:09:44être réellement
01:09:46sévère là-dessus
01:09:47pour pouvoir
01:09:48se rassurer
01:09:48que les parents
01:09:49parce que quand ils vont
01:09:50voir que les notes
01:09:51ont baissé
01:09:51ils vont faire aussi
01:09:53des efforts
01:09:53au niveau de chez eux
01:09:54pour pouvoir améliorer ça
01:09:56ça dépend
01:09:57il ne faudrait pas
01:09:58trop sanctionner
01:09:59il ne faudrait plus
01:09:59se diriger
01:10:01corriger
01:10:01le ministre indique
01:10:03que pour le baccalauréat
01:10:042026
01:10:04des consignes
01:10:05seront données
01:10:06au niveau national
01:10:06avec des commissions
01:10:08d'entente nationale
01:10:08et académique
01:10:09et des commissions
01:10:10d'harmonisation
01:10:11qui s'appliqueront
01:10:12dans toutes les disciplines
01:10:14Voilà
01:10:15Et celui qui me semblait
01:10:16être le mieux placé
01:10:18pour commenter
01:10:18cette information
01:10:20il nous a précédé
01:10:21dans le métier
01:10:22il est formidable
01:10:23il a publié
01:10:23Zéro faute
01:10:24il y a quelques années
01:10:25c'est un livre
01:10:25qu'on va tous lire
01:10:26c'est François de Closet
01:10:27qui est en ligne
01:10:29avec nous
01:10:30mon cher François
01:10:31merci d'être là
01:10:32déjà
01:10:32Bonjour
01:10:33Et qu'est-ce que vous pensez
01:10:35de ce serrage
01:10:36de vis du ministre ?
01:10:39Non mais
01:10:40l'idée
01:10:40de dire
01:10:41que l'orthographe
01:10:43c'est très important
01:10:44et que les français
01:10:45doivent savoir
01:10:46écrire leur langue
01:10:47c'est tout à fait juste
01:10:48mais il faut aussi
01:10:50être conscient
01:10:50du fait que
01:10:51le français
01:10:52comporte
01:10:53toutes sortes
01:10:54de bizarreries
01:10:56et qu'il y a
01:10:57à la fois
01:10:58les règles de base
01:10:59qui font du français
01:11:00une langue admirable
01:11:01l'orthographe
01:11:03grammatical
01:11:04on doit être
01:11:05impeccable
01:11:06parce que
01:11:06quand on ne maîtrise pas
01:11:07on ne pense pas
01:11:09correctement
01:11:09et puis
01:11:10il y a
01:11:11des tas
01:11:11je dirais
01:11:12de bizarreries
01:11:13d'anomalies
01:11:14d'exceptions
01:11:15dans l'orthographe
01:11:16lexicale
01:11:17dans la façon
01:11:18d'écrire
01:11:18les mots
01:11:19et là
01:11:19je pense
01:11:20que c'est moins grave
01:11:21et je pense
01:11:22surtout
01:11:22que désormais
01:11:24on écrit
01:11:25essentiellement
01:11:25sur un clavier
01:11:26derrière le clavier
01:11:28il y a l'intelligence
01:11:29artificielle
01:11:30qui vous dit
01:11:30hélas
01:11:31hélas
01:11:31ça
01:11:31ça ne va pas
01:11:32donc
01:11:33ce qui est important
01:11:35c'est d'apprendre
01:11:36la structure
01:11:37de la langue
01:11:38l'orthographe
01:11:38grammaticale
01:11:40il faut être
01:11:41intraitable
01:11:41là-dessus
01:11:42et puis
01:11:43il faut savoir
01:11:44s'adapter
01:11:45aux nouvelles techniques
01:11:46qui vont surveiller
01:11:47l'orthographe
01:11:49lexicale
01:11:50et alors
01:11:50comment on doit
01:11:51s'y prendre
01:11:52pour retrouver
01:11:53ce que vous appelez
01:11:54François de Clausey
01:11:55le socle
01:11:56de la langue
01:11:57mais moi
01:11:59ce que je voudrais
01:12:00bien
01:12:00c'est que
01:12:01l'on apprenne
01:12:02l'histoire
01:12:03de la langue française
01:12:05parce que vous voyez
01:12:05on dit
01:12:06oh c'est affreux
01:12:07on n'apprend plus
01:12:08les langues anciennes
01:12:09mais fichez-nous
01:12:10la paix
01:12:11avec les langues anciennes
01:12:12apprenez
01:12:13l'histoire
01:12:13de notre langue
01:12:15apprenez
01:12:16comment
01:12:17le français
01:12:18était au départ
01:12:19le latin
01:12:20une langue
01:12:21qui a des mots
01:12:23multisyllapiques
01:12:24et qui s'est fondue
01:12:25avec le germain
01:12:27qui a des mots
01:12:29monosyllabiques
01:12:30et tout ça
01:12:30a fait le français
01:12:31comment
01:12:32dans quelles conditions
01:12:33apprenons ça
01:12:35et c'est passionnant
01:12:36de voir l'histoire
01:12:37des mots
01:12:38je voudrais
01:12:39qu'il y ait
01:12:40un enseignement là-dessus
01:12:41il n'y en a pas
01:12:42et c'est une faute
01:12:43il y a
01:12:45des mères de famille
01:12:46des pères de famille
01:12:47des jeunes
01:12:47qui nous regardent
01:12:48au moment où vous parlez
01:12:49François de Clausey
01:12:50donnez-nous des idées
01:12:52on dit souvent
01:12:52moi je le dis aussi
01:12:54à mes enfants
01:12:54je le dis plus
01:12:55vous lirez
01:12:56et mieux
01:12:57vous connaîtrez la langue
01:12:58moins vous ferez
01:12:59de fautes d'orthographe
01:13:00est-ce que c'est
01:13:01une bonne méthode
01:13:01et si oui
01:13:02qu'est-ce qu'il faut lire
01:13:04écoutez
01:13:05je dirais que si même
01:13:06ça n'était pas vrai
01:13:07en soi
01:13:08de lire
01:13:09et de beaucoup lire
01:13:10c'est tellement formidable
01:13:11que le remède
01:13:12à lui seul
01:13:13même s'il ne guérissait pas
01:13:15il serait très bon
01:13:15mais tout de même
01:13:16c'est vrai
01:13:17qu'en lisant plus
01:13:19en lisant mieux aussi
01:13:21c'est-à-dire
01:13:22que la lecture
01:13:23c'est la lecture
01:13:25silencieuse
01:13:26la lecture dans le livre
01:13:27c'est pas seulement
01:13:28le tchat
01:13:29pour discuter
01:13:30avec les copains
01:13:31en faisant du clavardage
01:13:34comme disent
01:13:35les québécoises
01:13:35c'est pas seulement ça
01:13:36la lecture
01:13:38c'est la lecture
01:13:39dans un livre
01:13:40et bien évidemment
01:13:42qu'elle apprend
01:13:43l'orthographe
01:13:44au passage
01:13:45qu'un mot
01:13:46que vous avez vu
01:13:47souvent imprimé
01:13:49quand vous le voyez
01:13:49écrit de travers
01:13:50là non ça va pas
01:13:52et donc ça s'imprime
01:13:53dans votre cerveau
01:13:54mais
01:13:55il faut savoir
01:13:56qu'aujourd'hui
01:13:58c'est l'écriture même
01:14:00qui est menacée
01:14:02
01:14:03l'écriture
01:14:04avec le stylo
01:14:05parfaitement
01:14:06l'écriture à la main
01:14:07je pense que
01:14:08si vous regardez bien
01:14:09dans la vie adulte
01:14:11on ne l'utilise plus beaucoup
01:14:12en dehors des signatures
01:14:14et de
01:14:16le mot
01:14:18qu'on envoie
01:14:19à sa maman
01:14:20pendant les vacances
01:14:20en dehors de ça
01:14:21on n'écrit plus
01:14:22que sur des claviers
01:14:23et
01:14:24est-ce qu'on ne va pas
01:14:25en arriver à dire
01:14:26mais au fond
01:14:26pourquoi apprendre
01:14:27à écrire
01:14:28et ça
01:14:29je crois que c'est très grave
01:14:30car je pense que
01:14:32c'est un exercice
01:14:34intellectuel
01:14:34culturel
01:14:35essentiel
01:14:36que de savoir
01:14:37écrire sa langue
01:14:39si même
01:14:39dans la réalité
01:14:40pour l'essentiel
01:14:41on passe par les claviers
01:14:42vous avez raison
01:14:43de dire que
01:14:44c'est un danger
01:14:45qui nous guette
01:14:46avec les signatures électroniques
01:14:48avec les mots de passe
01:14:49qui ont remplacé
01:14:50d'ailleurs les signatures
01:14:51avec
01:14:52vous parlez de la maman
01:14:53à qui on envoie
01:14:53des cartes postales
01:14:54elle lit tout aussi bien
01:14:55les textos
01:14:56les sms
01:14:57les whatsapps
01:14:57les que sais-je
01:14:58les mails
01:14:59mais j'en reviens
01:15:00deux secondes à la lecture
01:15:01pour l'écriture
01:15:02vous avez raison
01:15:03on en reparlera
01:15:03dans un instant
01:15:04François de Cleuset
01:15:04mais sur la lecture
01:15:06vous avez remarqué
01:15:07comme moi
01:15:08que vous et moi
01:15:09on a lu
01:15:09la bibliothèque verte
01:15:11les récits de Mark Twain
01:15:12etc.
01:15:13pour les enfants
01:15:13qui aujourd'hui
01:15:14sont réécrits
01:15:15avec un nivellement
01:15:17par le bas
01:15:17c'est-à-dire qu'on réécrit
01:15:19le texte
01:15:19parce qu'on a considéré
01:15:20que c'était trop difficile
01:15:21pour les enfants
01:15:22alors vous
01:15:22vous êtes pour ou contre
01:15:24est-ce que vous êtes dit
01:15:25est-ce que vous dites
01:15:26plutôt
01:15:27tant qu'à faire
01:15:28ils n'ont qu'à lire
01:15:29un livre simplifié
01:15:30moi par exemple
01:15:31j'ai mon gamin
01:15:33mon ado
01:15:34quand il était
01:15:35je crois CM2
01:15:36on lui a fait lire
01:15:37le tour du monde
01:15:38dans 80 jours
01:15:39mais en version simplifiée
01:15:40alors le livre fait 60 pages
01:15:42bon est-ce que c'est
01:15:43mutatis mutandis
01:15:44c'est pas plus mal
01:15:45ou est-ce que
01:15:46ça devrait être proscrit
01:15:47et on devrait lire
01:15:48les livres
01:15:49comme on lisait
01:15:50vous et moi
01:15:50à l'époque
01:15:52écoutez
01:15:52il faut regarder
01:15:54la situation
01:15:54telle qu'elle existe
01:15:55aujourd'hui
01:15:56et sur le plan culturel
01:15:58les façons de faire
01:15:59les habitudes
01:16:00il est sûr
01:16:01que les jeunes
01:16:02commencent
01:16:03sur des écrans
01:16:04à communiquer
01:16:05et ils commencent
01:16:06la conversation
01:16:07sur des écrans
01:16:07avant de faire
01:16:09proprement
01:16:10l'apprentissage
01:16:11de l'écriture
01:16:12et de la lecture
01:16:13donc ça c'est un fait
01:16:15nous n'avons pas
01:16:16en face de nous
01:16:18les jeunes
01:16:18qu'on avait
01:16:19il y a 100 ans
01:16:20que nous étions peut-être
01:16:21et non
01:16:22donc la pratique
01:16:24de la lecture
01:16:25est forcément différente
01:16:27et il ne faut pas
01:16:28nous focaliser
01:16:30nous incruster
01:16:32sur ce qu'était
01:16:33la lecture
01:16:34de notre temps
01:16:35de notre temps
01:16:36et qui ne correspondrait
01:16:37plus du tout
01:16:38aux réalités
01:16:39de l'époque
01:16:41si effectivement
01:16:42les jeunes lisent
01:16:44moins longtemps
01:16:47s'absorbent moins
01:16:48dans la lecture
01:16:50c'est un fait
01:16:51et ce n'est pas
01:16:52en disant
01:16:53non
01:16:53c'est pas comme ça
01:16:54qu'on doit lire
01:16:55on doit lire
01:16:56comme nous avons appris
01:16:57à lire
01:16:57c'est pas comme ça
01:16:58qu'on va sauver
01:16:59la lecture
01:16:59c'est en sachant
01:17:01mettre un contenu
01:17:02dans ces nouvelles pratiques
01:17:04vous comprenez ?
01:17:05alors peut-être
01:17:06qu'effectivement
01:17:07il y a
01:17:08des textes
01:17:09dans lesquels
01:17:09nous sommes habitués
01:17:11à lire
01:17:12et qui aujourd'hui
01:17:14ne répondent plus
01:17:15aux besoins
01:17:16des jeunes
01:17:17et il faut
01:17:19les transformer
01:17:20il faut mettre
01:17:21d'autres choses
01:17:22faisons les concessions
01:17:23pour être en phase
01:17:25avec ce que sont
01:17:27les jeunes
01:17:28d'aujourd'hui
01:17:29pour qu'ils prennent
01:17:30le goût
01:17:30de la lecture
01:17:31c'est ça qui est essentiel
01:17:32c'est le résultat
01:17:33c'est pas le respect
01:17:35des méthodes anciennes
01:17:36on s'en fiche
01:17:36ce qu'on veut
01:17:37c'est que les jeunes
01:17:38aiment lire
01:17:40comme nous l'avons aimé
01:17:42merci beaucoup
01:17:42François de Closet
01:17:44merci infiniment
01:17:45d'avoir passé
01:17:45quelques temps
01:17:46avec nous
01:17:46sur ces news
01:17:48et je rappelle
01:17:48votre livre
01:17:49Zéro faute
01:17:50voilà
01:17:51l'orthographe
01:17:52une passion française
01:17:54c'est intéressant
01:17:55ce que dit
01:17:55François de Closet
01:17:57sur
01:17:58pas seulement la lecture
01:17:59mais
01:18:00l'écriture
01:18:01aujourd'hui
01:18:02effectivement
01:18:03on se sert
01:18:04d'un stylo
01:18:04uniquement
01:18:05pour des annotations
01:18:06et encore
01:18:07je vois
01:18:08aujourd'hui
01:18:09parmi les juniors
01:18:10dans les rédactions
01:18:10ils n'ont pratiquement
01:18:12plus de papier
01:18:12ils prennent des notes
01:18:13directement sur l'ordinateur
01:18:15ce qui fait
01:18:15qu'on n'écrit plus
01:18:16il y a des enfants
01:18:17aujourd'hui
01:18:18en primaire
01:18:19qui vont
01:18:20à l'école
01:18:22alimentaire
01:18:22qui vont
01:18:23chez des graphologues
01:18:24parce que
01:18:25l'écriture
01:18:26va plus
01:18:27parce qu'ils ont
01:18:28tellement l'habitude
01:18:29du clavier
01:18:30qu'en fait
01:18:31ça s'écrit mal
01:18:33donc
01:18:33il y a des graphologues
01:18:35qui
01:18:35comment dirais-je
01:18:36qui en font
01:18:37tout un business
01:18:38et puis
01:18:39il y a tous les magasins
01:18:40de stylos
01:18:41que nous connaissions
01:18:43il y en avait un
01:18:43rue Marbeuf
01:18:44par exemple
01:18:44à Paris
01:18:45il y en avait un
01:18:46avenue d'Eterne
01:18:47je me souviens
01:18:48tous ces magasins-là
01:18:48ferment
01:18:49parce qu'on n'offre plus
01:18:51l'objet stylo
01:18:52c'est fini
01:18:53on offre des smartphones
01:18:55est-ce qu'il y a
01:18:56quelque chose
01:18:57qui est en train
01:18:57de s'éteindre
01:18:58je ne vais pas faire
01:18:58mon vieux combattant
01:18:59François de Rugy
01:19:00mais c'est un peu inquiétant
01:19:01je crois que François de Closet
01:19:02l'a dit à sa façon
01:19:04il ne faut pas forcément
01:19:04s'accrocher
01:19:05à ce qu'on a pu connaître
01:19:07par le passé
01:19:08avec différentes générations
01:19:10après
01:19:10il y a le sujet de fond
01:19:12quand même
01:19:12qui est en effet
01:19:13la lecture
01:19:14l'écriture
01:19:15derrière l'orthographe
01:19:16c'est ça qui est en jeu
01:19:18la capacité à écrire
01:19:19à s'exprimer
01:19:20et c'est vrai
01:19:21que quand on voit
01:19:21le langage SMS
01:19:23en quelque sorte
01:19:23où tout est fait
01:19:26d'abréviation
01:19:26etc
01:19:27et qu'on voit
01:19:27que ce n'est pas
01:19:28le fait uniquement
01:19:29des jeunes
01:19:29y compris d'adultes
01:19:31d'un certain âge
01:19:32ça je pense
01:19:33que c'est une perte
01:19:35il faut être conscient
01:19:35que c'est une perte
01:19:37de qualité intellectuelle
01:19:39que l'on va forcément retrouver
01:19:40alors évidemment
01:19:41on ne sait pas
01:19:42vers où on va
01:19:42parce que comme l'a dit
01:19:44François de Closet
01:19:44finalement
01:19:45l'intelligence artificielle
01:19:46elle est déjà omniprésente
01:19:47dans nos ordinateurs
01:19:49dans nos smartphones
01:19:49etc
01:19:49et en effet
01:19:50elle corrige les fautes
01:19:51d'orthographe
01:19:52et ainsi de suite
01:19:52donc on peut se dire
01:19:53à quoi bon
01:19:54continuer à apprendre
01:19:55tout ça
01:19:55c'est peut-être
01:19:56justement le rôle
01:19:56de l'école
01:19:57moi j'en suis à penser
01:19:58qu'il faudrait presque
01:20:01sortir désinformatiser
01:20:02l'école
01:20:02mais bien sûr
01:20:03mais on en pense déjà
01:20:04dans certains établissements
01:20:05on l'a beaucoup numérisé
01:20:06et qu'il faudrait se dire
01:20:08au moins au début de la vie
01:20:10chacun apprend
01:20:11à écrire
01:20:11avec un stylo
01:20:12un crayon
01:20:13un cahier
01:20:14en Suède
01:20:15et en Norvège
01:20:16mais dans le débat
01:20:17qu'on a
01:20:17qui est très intéressant
01:20:18il y a une forme
01:20:19de fatalisme
01:20:19il faut quand même
01:20:20poser la question
01:20:21de la responsabilité
01:20:22parce que vous avez vu
01:20:23qu'après les propos
01:20:24du ministre de l'éducation nationale
01:20:25qui a évidemment
01:20:26raison de rappeler le B.A.B.
01:20:27il y a eu une levée
01:20:28de bouclier des syndicats
01:20:29parce que ce qu'il faut comprendre
01:20:30c'est depuis 30-40 ans
01:20:32la gauche a politisé
01:20:33l'orthographe
01:20:34avec un espèce
01:20:35de bourdieu mal digéré
01:20:36elle a dit
01:20:37si vous ne l'écrivez pas bien
01:20:38en fait c'est discriminant
01:20:39l'orthographe
01:20:40or la gauche
01:20:41avait vocation
01:20:43à élever
01:20:44la Troisième République
01:20:45l'école
01:20:46le savoir
01:20:47et donc
01:20:47elle a abandonné
01:20:48tout cela
01:20:49et donc aujourd'hui
01:20:49elle dit
01:20:50que si vous savez
01:20:51écrire correctement
01:20:53c'est parce que vous bénéficiez
01:20:54d'un milieu social
01:20:56qui vous est favorable
01:20:57et à l'inverse
01:20:57si vous n'écrivez pas bien
01:20:59c'est parce que
01:20:59en gros
01:21:00vous êtes pauvre
01:21:01or
01:21:01il faut
01:21:02avoir l'ambition
01:21:04de rélever tout le monde
01:21:05et je crois qu'il y a
01:21:06dans la méthode
01:21:07traditionnelle
01:21:08du bon
01:21:09moi je suis le plus jeune
01:21:10sur ce plateau
01:21:11je crois avoir
01:21:12enfin je pense
01:21:14avoir un niveau d'orthographe
01:21:14tout à fait convenable
01:21:15ma mère trouvait déjà
01:21:17que ma maîtrise du subjonctif
01:21:19laissait à désirer
01:21:19ma grand-mère
01:21:20donc sa mère
01:21:21trouvait déjà
01:21:22que ma mère
01:21:22et bien
01:21:23l'orthographe
01:21:24s'était perdue
01:21:25donc on a eu
01:21:25une chute vertigineuse
01:21:27en deux générations
01:21:29du niveau d'orthographe moyen
01:21:30c'est quand même ça
01:21:30le vrai sujet
01:21:31et il faut bien
01:21:32pointer aussi
01:21:33une certaine responsabilité
01:21:34sur ce sujet
01:21:36oui
01:21:36sans compter
01:21:37une forme quasiment
01:21:38d'illettrice
01:21:38parce qu'en fait
01:21:39il faut bien dire les choses
01:21:40on ne parle pas
01:21:41des choses compliquées
01:21:44c'est vrai que l'orthographe
01:21:45française est compliquée
01:21:46on parle de copie
01:21:48écrite en phonétique
01:21:50c'est ça la réalité
01:21:52aujourd'hui
01:21:52du bac
01:21:53et le ministre
01:21:54de l'éducation nationale
01:21:55a raison
01:21:56de dire
01:21:56que quelqu'un
01:21:57qui écrit en phonétique
01:21:58en fait
01:21:59il ne le dit pas comme ça
01:22:00mais ne devrait pas
01:22:02avoir le bac
01:22:02parce que c'est lui mentir
01:22:03il va faire une année de fac
01:22:05peut-être deux
01:22:06pourquoi faire
01:22:07mais le problème
01:22:10est pris un peu
01:22:11à l'envers
01:22:11c'est-à-dire qu'il réagit
01:22:13sur le bac
01:22:13c'est pas au bac
01:22:14qu'il faut réagir
01:22:15c'est bien avant
01:22:15c'est bien avant
01:22:17qu'il faut revenir
01:22:18à des méthodes
01:22:20traditionnelles
01:22:20et je me souviens
01:22:21quelques semaines du bac
01:22:22oui c'est ça
01:22:22quelques semaines du bac
01:22:23comme cela
01:22:24il faut presser le pas
01:22:25j'ai un peu de dire
01:22:26c'est un peu tard
01:22:29alors c'est toujours mieux
01:22:30parce qu'il y a quelques années
01:22:31on tapait sur les doigts
01:22:31des professeurs
01:22:32qui mettaient des trop mauvais
01:22:33des notes au bac
01:22:34il faut savoir
01:22:34qu'elles sont redressées
01:22:35les notes
01:22:36donc ça va dans le bon sens
01:22:38mais c'est bien avant
01:22:39qu'il faut prendre les choses
01:22:40et ensuite
01:22:42et vous avez eu raison
01:22:43de dire que la gauche
01:22:44a trahi sa vocation
01:22:45en réalité
01:22:46l'école
01:22:47elle était destinée
01:22:48aux enfants de pauvres
01:22:49maîtriser la langue
01:22:50que ça permettait aux enfants de pauvres
01:22:51justement d'avoir
01:22:52des meilleures chances
01:22:53dans la vie
01:22:53alors la gauche
01:22:54elle a dit
01:22:54c'est inégalitaire l'orthographe
01:22:57résultat
01:22:57elle a creusé les inégalités
01:22:58parce que
01:22:59les parents
01:23:00qui ont des ressources
01:23:01généralement
01:23:01ils mettent leurs enfants
01:23:02dans des bonnes écoles
01:23:04et ils font en sorte
01:23:04qu'ils savent maîtriser
01:23:07la langue
01:23:07donc il y a tout ça
01:23:08quant aux écrans
01:23:09je me souviens
01:23:10de Najat Vallaud-Belkacen
01:23:11qui voulait que tout le monde
01:23:13ait une tablette à l'école
01:23:14je pense que c'est bien
01:23:15d'être sorti
01:23:16de ses âneries
01:23:17François Closet
01:23:18il dit
01:23:18il y a les enfants
01:23:18ils ont d'abord l'écran
01:23:20et ensuite
01:23:21ils découvrent le livre
01:23:22alors on marche quand même
01:23:23sur la tête
01:23:23pardonnez-moi
01:23:24mais je vais encore passer
01:23:25pour le vieux combattant
01:23:26mais Harold aussi
01:23:27est un vieux combattant
01:23:28et d'ailleurs
01:23:28il y a deux vieux combattants
01:23:29il a une tablette
01:23:31mais il a un papier
01:23:32avec un stylo à côté
01:23:33il a les mots
01:23:34c'est réuni les deux mondes
01:23:35c'est un bon mixte grill
01:23:39il y a deux combattants
01:23:41qui sont en ce moment ensemble
01:23:42c'est Vladimir Poutine
01:23:43et Xi Jinping
01:23:45pour la 25ème fois
01:23:4925ème rencontre
01:23:50entre les deux
01:23:50chefs d'état
01:23:51que va chercher Poutine
01:23:52et comment il se positionne
01:23:54par rapport à Xi Jinping
01:23:54alors déjà pour lui
01:23:57c'est un grand honneur
01:23:58de pouvoir sortir
01:23:59de la Russie
01:24:00et d'aller dans le
01:24:01pays ex aequo
01:24:03le plus puissant
01:24:04au monde
01:24:05ce n'est pas rien
01:24:06puisqu'il a toutes sortes
01:24:07de
01:24:11mandats
01:24:11il empêcherait de bouger
01:24:13alors voilà
01:24:15il est en Chine
01:24:17et avec Xi Jinping
01:24:18ils ont fait une exposition
01:24:20très particulière
01:24:22absolument
01:24:23toutes les photos
01:24:23ce sont des photos
01:24:25sont des deux hommes
01:24:26ensemble
01:24:27et ça retrace
01:24:28toutes leurs années
01:24:30de fréquentation
01:24:31donc ça célèbre
01:24:33l'unité
01:24:34entre les deux
01:24:35pays
01:24:36et leur
01:24:37proximité
01:24:38diplomatique
01:24:40j'avoue
01:24:40n'avoir jamais vu
01:24:41une telle exposition
01:24:43où vous regardez
01:24:4425 fois
01:24:45vous-même
01:24:45c'est un peu
01:24:46narcissique
01:24:46oui
01:24:48on peut le dire
01:24:48alors on va quand même
01:24:50donner la voix
01:24:50à Xi Jinping
01:24:51il va nous dire
01:24:53en ces mots
01:24:53ce qu'il a lui
01:24:55tiré de ce sommet
01:24:57on l'écoute
01:25:02si les relations
01:25:03sino-russes ont progressé
01:25:04pas à pas
01:25:05pour atteindre
01:25:05leur niveau actuel
01:25:06c'est précisément
01:25:07parce que nous avons
01:25:08su sans cesse
01:25:09renforcer notre confiance
01:25:10politique mutuelle
01:25:11et notre coordination
01:25:12stratégique
01:25:12avec une résilience
01:25:13qui reste inébranlable
01:25:14malgré mille épreuves
01:25:15et tribulations
01:25:19alors de la part
01:25:21de Xi Jinping
01:25:21c'est presque
01:25:22de l'émotion
01:25:22ça
01:25:23nous sommes très très proches
01:25:25c'est inébranlable
01:25:26etc
01:25:26bon il essaye
01:25:28de dire
01:25:28à Poutine
01:25:30qui a bien
01:25:32un mauvais
01:25:33passe
01:25:33par rapport
01:25:34à Donald Trump
01:25:35qu'il ne le lâche pas
01:25:36mais voilà
01:25:38l'intérêt
01:25:38de cette réunion
01:25:39c'était
01:25:40de venir
01:25:40quelques jours
01:25:42après
01:25:42le passage
01:25:43de Donald Trump
01:25:44qui n'a pas eu droit
01:25:45à cette exposition
01:25:46à la cité interdite
01:25:47ça c'est dans
01:25:48la cité interdite
01:25:48oui oui
01:25:49dans la cité interdite
01:25:50je ne pense pas
01:25:50que ce soit ouvert
01:25:51au grand public
01:25:52ou peut-être que si
01:25:54donc voilà
01:25:56par rapport
01:25:56à ce que ça produit
01:25:59ça a rehaussé
01:26:00un peu
01:26:02Vladimir Poutine
01:26:03sans que
01:26:04Xi Jinping
01:26:05y perde une plus
01:26:06merci beaucoup
01:26:07Harald Daimann
01:26:08merci à vous
01:26:09Maxime Le Guet
01:26:10François de Ruy
01:26:11Alexandre de Vecchio
01:26:12et on se retrouve
01:26:14bien sûr
01:26:14demain
01:26:15pour Midi News
01:26:16et d'ici là
01:26:17c'est Julien Pasquet
01:26:18pour 120 minutes info
01:26:19Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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