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  • il y a 2 heures
Mercredi 20 mai, Hedwige Chevrillon a reçu Marie-Christine Lombard, présidente du directoire de GEODIS, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:01Le 18-19 d'Edvie Chevrillon
00:07Vous êtes bien dans le 18-19, ma première invitée, c'est Marie-Christine Lombard, la présidente directrice générale de
00:13Géodice.
00:14Bonsoir Marie-Christine Lombard.
00:16Bonsoir.
00:16Merci d'être là, c'est la première fois que vous venez en tous les cas dans mon émission et
00:20surtout la première fois que vous exprimez depuis le début de la guerre en Iran
00:23qui évidemment vous percutent de plein fouet parce que Géodice, c'est la filiale de fret de la SNCF, c
00:29'est quand même un peu plus de 10 milliards, c'est ça le chiffre d'affaires ?
00:31C'est ça, 10 milliards, c'est 6, oui.
00:3310 milliards, 6, 600 millions, c'est important.
00:36Et puis vous, forcément, vous transportez depuis le premier jusqu'au dernier kilomètre de toutes les marchandises possibles.
00:44Et là, forcément, vous avez été percuté par ce qui se passe au Moyen-Orient et notamment dans le détroit
00:51d'Hormuz.
00:52Vous aviez, je crois que c'était en mars, vous disiez, vous aviez perdu des bateaux, vous avez même pu
00:57ôter vos conteneurs.
00:58Est-ce que vous avez des bateaux qui sont coincés dans le détroit d'Hormuz ?
01:02Est-ce que vous nous racontiez un peu ce que vous vivez en ce moment et ce que vous avez
01:06vécu depuis bientôt presque trois mois ?
01:09Alors déjà, je voudrais dire que la crise au Moyen-Orient n'est pas le premier choc sur les chaînes
01:16d'approvisionnement.
01:16En fait, il faut remonter à 2018 avec la première crise commerciale entre la Chine et les États-Unis.
01:23C'est quand même là où ça a commencé à bouger et à percuter, on va dire, le commerce international.
01:29Parce que finalement, nous, Geodis, en tant que logisticien, on est un support du commerce international et de la chaîne
01:35d'approvisionnement de nos clients.
01:37Et ça a commencé là, avec le stop and go de l'administration Trump sur les tarifs douaniers.
01:44Ensuite, vous avez eu l'Ukraine.
01:46Il y a eu le Covid qui a été effectivement très percutant.
01:52Et ensuite, vous avez eu à nouveau Trump avec les tarifs douaniers.
01:57Et maintenant, la crise dans le détroit d'Hormuz et la guerre en Iran.
02:02Alors, ça percute en fait les chaînes d'approvisionnement, c'est ce que je disais.
02:06Et le rôle du logisticien, c'est de trouver des solutions en fait.
02:09Alors, je vous avais dit effectivement qu'à un moment donné, au pic de la crise, il y avait des
02:14bateaux bloqués.
02:16Et on ne savait plus exactement où étaient les containers qu'on avait mis sur ces bateaux pour nos clients.
02:21Là, les choses se sont résorbées.
02:22Vous les avez retrouvées ?
02:23Oui, bien sûr, on retrouve toujours les choses, heureusement.
02:26Mais en fait, ce qui est très compliqué, c'est d'anticiper ces crises, si vous voulez,
02:31et faire en sorte que les entreprises continuent à fonctionner.
02:34Parce que sans leur produit qui est distribué à leurs propres clients, l'économie ne fonctionne pas.
02:40Donc, il est vrai qu'en tant que logisticien, on s'est habitué à ça.
02:45On trouve des reroutings, on passe par d'autres moyens de transport.
02:52Par définition, vous êtes multimodal dans cette chaîne.
02:54Vous faites du maritime, de l'aérien, du routier, du rail.
02:58Vous gérez les stocks de vos clients et vous leur proposez, d'ailleurs, d'en faire plus de stocks au
03:04cas où il y a encore des crises comme celle-là.
03:07Donc, l'important, je dirais, c'est d'être agile, de comprendre vraiment la chaîne d'approvisionnement des clients.
03:11Juste pardonnez-moi, pour rester un peu, quand même, parce que pour nous, c'est assez frappant.
03:16Est-ce que, par exemple, est-ce que vous avez encore des containers qui sont dans des bateaux, qui sont
03:22coincés, bloqués dans le détroit d'Hormuz ?
03:25Non, plus en ce moment, plus aujourd'hui.
03:26Non, plus en ce moment, les choses ont été résorbées pour nos clients et les containers qu'on avait sur
03:31ces bateaux.
03:32Donc là, le sujet n'est plus là, aujourd'hui.
03:34Alors maintenant, le sujet, effectivement, comme vous dites, c'est de trouver d'autres routes.
03:37Oui.
03:38Et vous trouvez là, comment vous faites pour trouver une solution ?
03:42Parce que vous, vous travaillez pour un peu tous les secteurs, y compris pour Total, pour Serafinery, pour tous les
03:48secteurs.
03:49Donc, comment est-ce que vous faites, vous, pour trouver d'autres routes, aujourd'hui, qui ne soient pas percutées
03:54par ce qui se passe au Moyen-Orient ?
03:55C'est notre métier, en fait.
03:56Oui, mais il faut vous avoir un endroit bloqué, vous prenez une autre route.
04:00Vous passez par l'aérien au lieu du maritime, par exemple.
04:03Ce n'est pas extrêmement écologique, donc on évite de faire ça.
04:06Mais c'est, en permanence, c'est ce qu'on essaie de faire.
04:10J'avais expliqué que, quand le Détroit, alors que le Détroit d'Hormuz était bloqué, on avait des livraisons à
04:17faire au Qatar.
04:18On était passé par le port de Jeddah.
04:20Et ensuite, on avait camionné, acheminé par camion, les marchandises qu'on devait livrer au Qatar.
04:26On trouve toujours des choses, en fait.
04:28La question, véritablement, c'est de comprendre la chaîne d'approvisionnement des clients
04:33et justement de voir où sont les zones de fragilité pour anticiper potentiellement des crises.
04:40Et avoir cette agilité qu'un logisticien doit avoir, parce que vous êtes sur tous les métiers,
04:45vous avez tous les modes de transport à votre disposition,
04:47et c'est à vous de vous assurer de la résilience des chaînes d'approvisionnement.
04:50Et où sont les zones de fragilité pour vous, là ?
04:53Alors, je vais vous en donner une.
04:55Par exemple, je vous parle de l'aérien qui pouvait éventuellement remplacer le maritime.
05:02Il est vrai que sur l'Asie, par exemple, Vietnam en particulier,
05:06les compagnies aériennes du Moyen-Orient sont très présentes.
05:11Qatar Airways, Emirates et SIAD.
05:13Et effectivement, comme elles étaient très inquiètes des bombardements,
05:20elles ont parqué leurs avions, une partie, une partie de leur capacité en Espagne.
05:2450% de leur capacité était en Espagne et ne faisaient plus les voyages Asie-Sud-Est asiatique
05:31vers l'Europe ou les États-Unis.
05:33Donc, qu'est-ce que vous faites comme ça ?
05:35Vous avez un problème de capacité disponible.
05:38Donc, évidemment, ce que l'on propose à nos clients,
05:42c'est déjà de faire des stocks tampons régionalement.
05:47Et c'est d'ailleurs ce qu'elles ont déjà, les entreprises,
05:50qui ont déjà commencé à faire.
05:52C'est d'avoir des supply chains, des chaînes d'approvisionnement régionales,
05:58avec des stocks régionaux pour alimenter les zones de chalandise.
06:04Avant, vous alliez de Chine directement vers les clients de nos clients.
06:09Maintenant, ça n'est plus le modèle, il faut être clair.
06:13Cette logique...
06:14Il y a des étapes, quoi.
06:15Il y a des étapes.
06:16Il y a surtout, chez nos clients, une recherche de fournisseurs alternatifs à la Chine.
06:23Ce n'est pas facile de remplacer la Chine, clairement.
06:27Mais bon, je vous ai parlé du Vietnam, le Sud-Est asiatique, l'Inde, la Turquie, la Pologne.
06:34Vous avez des zones comme ça qui réindustrialisent ou qui récupèrent des usines de fabrication.
06:42Et nos clients font cela avec des stocks tampons pour mieux alimenter les marchés.
06:49J'ai envie de dire, c'est presque une chance, en fait, notamment pour l'Europe,
06:52parce que c'est une opportunité de se réindustrialiser, non ?
06:56Oui, alors, moi, je le pense.
06:58Très honnêtement, je le pense.
06:59Dans les crises, de toute façon, on peut voir les choses.
07:02Le verre à moitié plein, le verre à moitié vide.
07:05Ou bien de façon optimiste.
07:06Bon, nous, on a pris le parti de voir les choses optimistes,
07:09parce que, de toute façon, on est logisticien,
07:11on est là pour soutenir le commerce international et les économies,
07:14et trouver des solutions.
07:15Ça, c'est vraiment ce que l'on fait au quotidien pour nos clients.
07:20Donc, effectivement, les crises vous obligent à repenser votre système.
07:24Pourquoi je suis dans ce pays ?
07:26Quels sont les risques associés à ce pays ?
07:28Quels sont les avantages ?
07:30Et en cas, en effet, de blocage,
07:32est-ce que j'ai un plan de contingence ?
07:34Est-ce que vous avez une liste noire des pays où vous dites,
07:37là, ça, on ne travaille plus avec eux, c'est trop dangereux ?
07:39Non, non, non, on n'en est pas là du tout.
07:43L'impact pour vous, pour Géody, ça a été de moins combien ?
07:46La quoi ?
07:47L'impact.
07:47L'impact, pour nous ?
07:49Là, sur trois mois.
07:50Honnêtement, pour l'instant, il n'y a pas d'impact.
07:52L'impact que...
07:53Vous n'avez pas eu, je ne sais pas, beaucoup moins de...
07:55En tant que transporteur,
07:56de business, ben oui.
07:57En tant que transporteur, l'impact, c'est l'augmentation du coût du carburant.
08:01Ça, c'est la question d'après.
08:02Non, mais je suis désolée, mais c'est quand même le principe à l'impact.
08:05Parce qu'aujourd'hui, on est dans la solution.
08:07Donc, on n'a pas perdu de clients, on n'a pas perdu de volus.
08:10Non, mais des commandes.
08:13Enfin, je veux dire, forcément, si vous les avez perdus sur des bateaux,
08:16je veux dire, ça fait toujours...
08:17On voit bien que le commerce international, c'est quand même un peu...
08:21a été un peu freiné par ce qui s'est passé.
08:23Oui, mais il ne faut pas exagérer ce blocage qui a duré assez peu de temps, en fait,
08:26dans son moment extrême.
08:28Non, mais pour vous, mais pour d'autres.
08:29Donc, très honnêtement, l'impact n'est pas nécessairement mauvais pour Geodis.
08:33En fait, on croit en volume.
08:35Parce que nos clients, plus la chaîne d'approvisionnement de nos clients est complexe,
08:38plus ils ont besoin d'un logisticien,
08:40et plus vous allez facturer de services, très honnêtement.
08:43L'impact, en revanche, de la hausse du carburant,
08:46oui, ça, c'est un impact quasiment immédiat,
08:49parce que vous allez payer le carburant plus cher
08:51que vous mettez dans vos camions, etc.
08:53Ou bien les compagnies aériennes vont vous faire payer plus cher la prestation.
08:59Donc là...
09:00Pour vous, c'est quoi ?
09:02C'est plus combien en deux, en trois mois ?
09:03Le prix du carburant, c'est plus 30%,
09:06et sur l'impact de nos coûts, c'est plus 10%.
09:08Donc, quelque part, il va falloir aller chercher de la facturation supplémentaire.
09:14Vous voyez ?
09:14Ah, ben voilà, c'est pour ça.
09:15Ça, c'est évident.
09:16Autrement, les transporteurs ne peuvent pas survivre
09:19s'ils ne repassent pas la hausse du carburant.
09:23Donc, on est bien d'accord, parce que c'est tout le débat.
09:25Alors, ici, et dans le débat économique et politique,
09:32c'est que l'inflation, elle est en train d'arriver chez le consommateur.
09:39Donc, ça, c'est comme dirait Sébastien Lecornu,
09:42en fait, le pétrole, il est descendu dans le porte-monnaie des Français.
09:49Oui, c'est sûr.
09:49Et l'inflation, vous, vous dites, l'inflation, elle va arriver,
09:52parce que vous, vous êtes obligés de monter vos prix de 10%.
09:54Bien sûr.
09:54Alors, le transport, heureusement,
09:57représente une toute petite partie des coûts des entreprises.
10:00Moi, j'estime, sur une très grosse entreprise,
10:04c'est entre 5 et 8% de son chiffre d'affaires
10:07qui correspond à la dépense logistique, vous voyez ?
10:11Et dans la dépense logistique, il n'y a pas que du transport.
10:14Il y a l'entreposage de marchandises, etc.
10:16Donc, bien sûr que ça va avoir un impact.
10:19Non, je pense que le plus gros impact,
10:20ça va être sur le coût des matières premières.
10:22On en entend parler en permanence.
10:25Effectivement, ça va toucher le consommateur, c'est certain.
10:28Et à ce moment-là, il pourrait y avoir une baisse des échanges,
10:33parce que le consommateur n'a plus les moyens d'acheter des produits non essentiels.
10:38Et quand je dis « produits non essentiels », c'est quoi ?
10:41C'est tout ce qui n'est pas nourriture, tout ce qui n'est pas santé, si vous voulez.
10:49Quand vous avez une inflation galopante, effectivement,
10:54vous allez privilégier les produits essentiels,
10:58qui sont l'agroalimentaire et votre santé.
11:02Et ce qui est plus grave encore, c'est l'augmentation des taux,
11:06parce que beaucoup de ménages sont endettés.
11:10Et le prêt à la consommation va augmenter.
11:14Et donc, là, on est un peu loin de géodice.
11:18On est loin de géodice, pas vraiment, parce que, comme je vous le disais,
11:21sur les 10,6 milliards de chiffre d'affaires,
11:24nous, on transporte des biens d'équipement,
11:28des biens de consommation, des biens de santé, des biens pour la défense.
11:33Donc, on est très, très exposés à différents secteurs, heureusement d'ailleurs.
11:37Mais on sera sans doute impactés sur certains marchés verticaux,
11:42si vous voulez, sur certains secteurs économiques.
11:44Donc, on a déjà entrepris, de toute façon, une grosse diversification,
11:49puisqu'on s'est lancés sur la distribution de produits de santé,
11:53sous température dirigée.
11:55On est maintenant très positionnés sur tout ce qui est défense et aéronautique.
12:01Ça, c'est des secteurs, j'allais dire, qui sont contre-cycliques.
12:04Donc, pour géodice, je pense que cette crise ne sera pas trop impactante.
12:14– Alors, l'autre question qu'on peut se poser maintenant, c'est justement,
12:17comment est-ce que l'intelligence artificielle est en train…
12:20Juste un point, vous bénéficiez du dispositif gros rouleur ?
12:25– Non.
12:26– Non.
12:31– Non, pardon, pardonnez-moi, j'ai avalé le travail.
12:35L'intelligence artificielle, comment est-ce que ça, comment est-ce que ça,
12:38peut-être ça, change votre organisation ?
12:41J'imagine que ça doit avoir un impact absolument colossal pour vous,
12:43parce que c'est de plus en plus compliqué.
12:45Vous venez de nous l'expliquer, Marie-Grécile Lombard.
12:47La question qu'on peut se poser, c'est, est-ce que ça vous permet, là,
12:50peut-être, de trouver des économies ?
12:52– Oui, c'est exact. En fait, déjà, le monde de la logistique,
12:56je voudrais faire ce point qui est important,
12:59c'est un monde qui était très fondé, avant l'intelligence artificielle,
13:03sur le digital et la technologie.
13:05Aujourd'hui, tout est scanné dans la chaîne d'approvisionnement de nos clients.
13:11On sait quand ça part, quand ça arrive, quand ça transite quelque part.
13:17Donc, on a toujours investi beaucoup sur l'informatique.
13:22D'accord.
13:23L'intelligence artificielle va effectivement bousculer une partie du business,
13:29parce que dans le transport, vous avez encore beaucoup de documents papiers.
13:35Des lettres de voiture avec des noms un peu archaïques.
13:39Je ne vais pas rentrer dans le détail.
13:41Mais c'est vrai, des dossiers que vous faites manuellement,
13:45des preuves de livraison.
13:46– Ça existe encore ?
13:46– Ah oui, oui, oui.
13:47Ça existait encore, parce que la loi de certains pays
13:50vous obligeait à garder la preuve papier que vous aviez bien livrée,
13:54vous archiviez, etc.
13:55Tout ça, évidemment, avec l'intelligence artificielle,
13:59va être complètement changé.
14:00– Oui, j'ai envie de dire, même avant, avec le digital,
14:03ça aurait dû disparaître.
14:04– Oui, mais non, pas vraiment.
14:05Et là, c'est vraiment une révolution.
14:09Bon, ça, c'est, je dirais, un peu quelque chose de basique.
14:13Où l'intelligence artificielle va nous aider,
14:15en termes d'économie, de coût.
14:19C'est, on va pouvoir, grâce à nos données,
14:21parce qu'on brasse un nombre de données,
14:23je vais vous donner un exemple,
14:26tous les jours, on doit avoir dans notre base de données
14:292 milliards de données.
14:31– Oui.
14:31– Parce qu'on a reçu de partout.
14:33– Une grosse intelligence artificielle.
14:34– Donc, ces données-là,
14:36si vous arrivez à les travailler avec des algorithmes,
14:40peuvent vous permettre de projeter
14:42quels vont être les volumes
14:43dans des activités de réseau et d'infrastructure,
14:46c'est important,
14:47pour anticiper le mouvement
14:48et mettre les moyens là où il faut.
14:52Donc, là, clairement,
14:53vous allez éviter des passages à vide,
14:57un non-remplissage de camions,
14:59un non-remplissage de containers maritimes
15:02ou un moindre remplissage,
15:04parce qu'on n'achète pas des containers maritimes
15:06et on ne les envoie pas vides,
15:08mais optimisation des moyens utilisés.
15:11Et ces coûts fondamentaux,
15:14cette productivité opérationnelle,
15:16forcément, va nous permettre d'abattre nos coûts.
15:18– Vous investissez combien,
15:19l'intelligence artificielle, par exemple ?
15:21– Justement, j'allais vous le dire,
15:223,5% de notre chiffre d'affaires
15:25est investi sur l'informatique en général
15:28et l'intelligence artificielle
15:31représente à peu près 1,5%
15:35à l'intérieur de ces 3,5.
15:36Donc, c'est des montants assez importants
15:39et on a, comme beaucoup d'entreprises,
15:42on a ce qu'on appelle les cas d'usage,
15:45où on essaie d'améliorer des processus,
15:48là encore,
15:49on prend un processus,
15:50on dit comment on peut l'améliorer
15:52par l'intelligence artificielle
15:54et à partir de là,
15:55on va investir sur les processus
15:57les plus intéressants
15:58où on pense qu'on peut mieux optimiser.
16:01– Il y a une question,
16:01parce que pour l'instant,
16:03vous investissez ça,
16:04peut-être que vous serez obligés
16:05d'investir encore plus
16:06parce que ça va très très vite,
16:07l'intelligence artificielle argentique,
16:09etc.
16:09Vous êtes présent dans 166 pays,
16:13vous avez,
16:14enfin,
16:14vous desservez 166 pays
16:16et vous êtes présent dans 67 pays.
16:19– Avec vos propres filiales, oui.
16:20– Avec vos propres filiales.
16:21Donc, ça veut dire que vous êtes un peu,
16:23vous avez un réseau immense.
16:24Vous transportez combien de marchandises
16:26par an ?
16:28On peut savoir.
16:29Vous ne connaissez pas le chiffre ?
16:30– En fait,
16:31si je le connais par ligne de métier,
16:33ça ne va pas vraiment vous intéresser.
16:35C'est des millions et des millions de tonnes
16:38en termes de…
16:39– Alors,
16:40tout ça,
16:40ça demande quand même,
16:41et vous avez cru d'une manière,
16:44pas à coup d'acquisition,
16:45de manière organique,
16:46mais aussi à coup d'acquisition.
16:49La question qu'on peut se poser,
16:50c'est pourquoi vous êtes de nouveau,
16:52maintenant,
16:53filiale à 100% de la SNCF ?
16:55Parce qu'une entreprise comme la vôtre,
16:56qui est si grosse,
16:57si puissante,
16:58on avait de dire,
17:00il faut être privé,
17:02il faut avoir des investissements
17:03dans l'intelligence artificielle
17:04qui soient supplémentaires.
17:05Enfin, vous voyez,
17:06je veux dire,
17:06il faut beaucoup d'argent.
17:07– Alors déjà,
17:08nos investissements
17:09sur l'intelligence artificielle,
17:11on les finance
17:11sur nos propres ressources.
17:13J'ai au-dix,
17:13on ne demande pas à la SNCF
17:15de nous financer,
17:16si vous voulez.
17:16On est self-supporting.
17:19– Vous n'avez pas besoin
17:20de gros investissements ?
17:21– Alors,
17:22si,
17:22si je regarde
17:24une acquisition
17:26en valeur d'entreprise
17:27qui serait sur plusieurs milliards,
17:29c'est sûr que
17:30je serais obligée
17:31de financer cela,
17:33probablement,
17:34par du capital extérieur,
17:35avec, évidemment,
17:36l'accord de la SNCF,
17:37parce que,
17:38comme vous l'avez dit,
17:39– Ils ont 100% maintenant.
17:39– C'est 100% la SNCF.
17:41– À un moment,
17:41ça a été privatisé,
17:42et puis hop,
17:43ça a été racheté.
17:43– Oui,
17:44alors ça fait un moment,
17:45puisque moi,
17:45ça fait 12 ans maintenant
17:46que je dirige Géodice,
17:49et ça fait 12 ans
17:50que la SNCF
17:51est propriétaire
17:52à 100% de Géodice.
17:53Écoutez,
17:54la SNCF nous a permis
17:55de faire les acquisitions
17:56que nous désirions faire.
17:58c'est un très bon actionnaire,
18:00parce que c'est une société industrielle,
18:03et dans la logistique
18:05telle qu'on l'a fait chez Géodice,
18:06on a ce service industriel,
18:08on a de la mécanisation,
18:10on a 11 millions de mètres carrés
18:12qui sont particulièrement équipés
18:16de matériel très performant
18:19pour trier les colis, etc.
18:22et je trouve que culturellement,
18:24en fait,
18:25on est très alignés.
18:26Ensuite,
18:27la SNCF,
18:27pour terminer là-dessus,
18:29a une stratégie
18:30de décarbonation très forte,
18:32et comme Géodice d'ailleurs.
18:34Donc là aussi,
18:35on mutualise
18:36beaucoup d'intelligence
18:37avec eux,
18:38et c'est une source importante,
18:41je dirais,
18:42d'inspiration
18:42et d'investissement.
18:43– Oui,
18:44parce que la décarbonation,
18:45elle est importante,
18:47parce que vous êtes,
18:47comme on le disait,
18:48vous êtes un logisticien,
18:50donc vous prenez des camions,
18:52des avions,
18:53des bateaux,
18:53vous l'avez dit tout à l'heure,
18:55malgré ces nombards.
18:56La question qu'on peut se poser,
18:57c'est par exemple des camions,
18:58est-ce que vous avez
18:59des camions électriques,
19:01ça existe ?
19:01Enfin,
19:01on sait que c'est très difficile,
19:03c'est l'une des ambitions,
19:04il reste de DF,
19:05dans le cadre de l'électrification
19:06des usages.
19:08Est-ce que pour vous,
19:09où est-ce que vous en êtes ?
19:10– Alors,
19:11nous nous avons misé,
19:13en effet,
19:14sur la décarbonation de la route,
19:16d'accord ?
19:17Puisqu'on est quand même
19:19transporteur routier,
19:20et en France,
19:21je vais donner l'exemple
19:22de la France.
19:22Aujourd'hui,
19:23on livre les 100 premières villes
19:26de France en électrique.
19:28On a,
19:29en 2027,
19:30on va doubler
19:31le nombre de villes
19:32qu'on livre en électrique,
19:34camions électriques.
19:34Donc,
19:34on trouve les camions,
19:36on a d'ailleurs des partenariats
19:37avec des grands constructeurs
19:39de camions électriques,
19:41parce que nous croyons
19:42à l'électrique
19:43pour les camions.
19:45On a aussi le biocarburant
19:47qui vient en supplément.
19:49Donc,
19:49vous voyez,
19:50on a vraiment
19:51une stratégie
19:52de décarbonation,
19:53parce que moi,
19:54je crois au transport routier,
19:55si les chaînes
19:56d'approvisionnement
19:56se régionalisent,
19:58eh bien,
19:58vous allez avoir
19:59plus de transport routier
20:01parce que
20:01les entrepôts
20:02seront régionaux
20:04pour alimenter
20:05la zone de chalandise
20:07ciblée.
20:08– Oui,
20:08ça,
20:08c'est un bon point.
20:10Allez,
20:10un mot,
20:11grosse acquisition en vue
20:12ou pas encore ?
20:12On regarde plusieurs dossiers.
20:15– D'accord,
20:15quand même,
20:16oui.
20:16– Oui,
20:16beaucoup de dossiers
20:18sur toujours
20:18la logistique pharmaceutique
20:21en Allemagne,
20:22en France,
20:23en Espagne,
20:24en Pologne,
20:25aux Etats-Unis
20:26et sur tout ce qui est
20:28sur des produits
20:29à valeur ajoutée,
20:30donc industriels,
20:31de pointe,
20:33principalement ça.
20:34– Merci beaucoup,
20:35l'occasion de revenir
20:35nous voir,
20:36Marie-Christine Ombar.
20:36– Absolument.
20:37– Merci beaucoup.
20:37La patronne de GED,
20:38c'était donc notre invitée.
20:40– Merci.
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