00:01Et tout de suite Wall Street qui ouvre, voilà c'est la priorité au direct, Wall Street qui s'impose,
00:05qui surgit comme ça, il est 9h30 à New York.
00:07Bah oui c'est l'horloge qui nous dicte le temps des marchés.
00:12John Plassard nous rejoint pour Cité Gestion, bonjour John, avie de vous retrouver.
00:16Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:17Mais oui il est là Antoine bien sûr, tout pour investir chaque jour.
00:20D'ailleurs re-bonjour Antoine, c'était bon ce matin des spéciales agriculture, c'était fort et à retrouver un
00:25podcast et replay.
00:26Oui spéciales salons de l'agriculture, investir dans les forêts, investir dans les vins paysans, investir dans les vaches, les
00:34vaches laitières.
00:35Pourquoi pas diversifier votre portefeuille avec un investissement qui pour le coup a du sens.
00:40En tout cas on a appris plein de choses, c'était absolument formidable et vous pouvez évidemment retrouver l'ensemble
00:45des chroniques et l'émission en intégrale sur le replay, sur le podcast.
00:49En tout cas on a vraiment pris un bon bol d'air frais ce matin.
00:51C'est vrai, contrairement à Donald Trump qui passe sans doute une mauvaise matinée là, pour deux raisons.
00:57Un, la balance commerciale américaine, déficit commercial record en 2025.
01:02Voilà ce qu'on a appris, le chiffre est tombé il y a moins d'une heure, déficit commercial record
01:05aux Etats-Unis.
01:06Il ne va pas aimer ce chiffre Donald Trump et par ailleurs les minutes de la Fed hier soir qu
01:10'il va falloir digérer aussi
01:11puisque John, les membres de la Fed en fait sont beaucoup plus durs, beaucoup moins accommodants sans doute qu'on
01:17ne l'imaginait et que Donald Trump lui ne le souhaiterait.
01:20Exactement, vous savez qu'on dit, ça fait depuis des mois, des années qu'on commande ces minutes de la
01:28Fed et c'est peut-être les plus importantes depuis toujours
01:31parce qu'on a appris plein plein de choses hier soir et vous l'avez dit, eh bien on apprend
01:37que certains membres envisageraient même des hausses de taux.
01:42Vous avez bien entendu des hausses de taux alors que l'année passée c'était à exclure, mais bien évidemment
01:48les hausses de taux viendraient seulement si l'inflation devait remonter fortement.
01:53Et ce qui est important, ce qu'on apprend aussi, il y a plein de choses dans ce rapport, ce
01:57qu'on apprend aussi c'est que le risque inflationniste, eh bien,
02:01est désormais considéré comme plus important que le risque sur l'emploi. Vous vous souvenez, il y a quelques mois,
02:08il ne fallait que regarder l'emploi.
02:10Aujourd'hui, il ne faut que regarder l'inflation et on regardera notamment les chiffres de l'inflation PCE qui
02:15seront publiés demain après-midi,
02:17donc directement sur le grill. Et en plus, ce qui est intéressant de noter, c'est que la Fed a
02:23supprimé la référence au risque de détérioration de l'emploi.
02:27On rappelle que l'emploi américain, lors du dernier rapport, donc le rapport de janvier, a baissé à 4,3%.
02:35Ça, c'était le taux de chômage.
02:38Et donc, on est dans une situation où le terme « higher for longer », pendant plus longtemps, on aura
02:45les taux qui resteront au niveau actuel,
02:47voire qui seront plus hauts en 2027, mais on change la rhétorique. Et ça, c'est très important et c
02:53'est complètement différent.
02:54Et on a vu un mouvement après ça, et déjà depuis quelques jours, extrêmement important sur le dollar qui s
03:02'apprécie, notamment face à l'euro.
03:03Et donc, les minutes de la Fed qui montent des montres de la Fed, pas prêts à baisser les taux.
03:07Il va falloir être patient pour ceux qui espèrent encore des baisses de taux.
03:10Et parallèlement, ce chiffre qui doit le mettre de mauvais poil quand même, Donald Trump, le déficit commercial américain, John,
03:15atteint un record.
03:15C'est en décembre que ça s'est creusé. On attendait un déficit commercial en décembre de 55 milliards de
03:20dollars.
03:20Finalement, ce n'est pas 55, c'est 70 milliards de déficit. Malgré les droits de douane, les droits de
03:25douane sont supposés résorber ça.
03:26Ça, c'est au contraire gravé.
03:28Oui, exactement. Mais alors, on le savait, la tendance, elle était pendante.
03:32On sait que les droits de douane ne sont pas assez « élevés ».
03:35Ils sont très élevés, voire trop élevés, mais ils ne sont pas assez élevés pour combler le déficit commercial.
03:40Et puis, vous savez, souvent, c'est comme lors du premier trimestre de l'année passée, on avait vu que
03:47la croissance américaine était négative parce que les Américains avaient acheté plus qu'ils l'avaient vendu.
03:53Et c'est un peu ce qui est en train de se passer. Souvent, c'est des questions de restockage.
03:58Donc, je dirais que ce n'est pas dramatique. J'espère que le président Trump le voit aussi de cet
04:03œil.
04:03Il ne regarde pas seulement le chiffre qui a été sorti, mais on est dans une situation où, effectivement, il
04:09y a quand même l'aspect saisonnier qu'il faut aussi mettre en avant pour expliquer ce chiffre.
04:16Wall Street vient d'ouvrir toute petite baisse du S&P, moins 0,3. Nasdaq, pareil, moins 0,4.
04:20Et une publication que tout le monde attendait pour mesurer l'état d'esprit des consommateurs.
04:24Walmart a annoncé ses résultats. Le titre progresse de 3% à l'ouverture, John.
04:29C'est fou parce que, vous savez, juste après la publication des résultats, j'ai regardé la préouverture et on
04:35était à moins 3%.
04:37Vous avez bien entendu, moins 3%. Là, on est à plus 3%.
04:40Évidemment, lorsqu'on regarde les chiffres, les chiffres sont très bons.
04:44Un chiffre d'affaires en hausse de 5,6%.
04:47On sait que les volumes ne sont pas un problème.
04:49On a une croissance qui est tirée par l'augmentation réelle des transactions.
04:53Vous savez que Walmart, eux, ils font des marges globales entre 2,5 et 3%.
04:58Et en fait, ce qui compte, c'est les volumes.
05:00Il faut regarder les volumes et les volumes sont très bons.
05:02Alors, évidemment, pour expliquer le fait qu'on était avant l'ouverture à moins 3%,
05:07eh bien, vous aviez certains analystes qui vous disaient que la croissance des ventes anticipées pour cette année
05:13de seulement, dans la fourchette, de plus 3,5 à 4,5%,
05:18était inférieure à ce que pensait le consensus.
05:22Mais globalement, si on regarde, c'est quand même un signal macroéconomique important.
05:27Ça nous indique que le consommateur américain reste solide,
05:31mais il devient peut-être un poil plus prudent.
05:34Et ça, c'est le message du management de Walmart.
05:38Mais globalement, allez, n'y allons pas par quatre chemins.
05:40Les résultats sont très bons.
05:42Effectivement.
05:42Et pendant que Walmart grimpe de 2%, Amazon recule de 0,4.
05:46Vous savez qu'en valorisation, Walmart est déjà beaucoup plus cher qu'Amazon.
05:49C'est un concurrent de plus en plus sérieux à Amazon, d'ailleurs, Walmart.
05:51Comme les choses s'inversent, finalement, John.
05:54Oui, tout à fait.
05:55Et je voulais juste dire un mot.
05:56C'est absolument incroyable.
05:57Parce que vous savez que lorsqu'on parle de Walmart, on en avait parlé hier.
06:00Lorsqu'on parle de Walmart, on pense simplement à la distribution.
06:03Pas du tout.
06:04C'est le deuxième acteur américain après Amazon.
06:07Et on a vu que dans les chiffres, le e-commerce était en hausse de plus 24%.
06:12On voit que Walmart utilise l'intelligence artificielle, notamment à travers la robotique.
06:19On y revient.
06:20Et donc, ça améliore la productivité aussi de Walmart.
06:24C'est ce qui explique pourquoi vous avez distribution, volume, automatisation et puis e-commerce.
06:31Et c'est ce qui explique que la capitalisation est au-delà de 1 000 milliards de dollars.
06:36Et on répète encore une fois, Walmart fait partie du Nasdaq.
06:40Tout à fait.
06:41Depuis quelques semaines, effectivement, l'intelligence artificielle.
06:44Alors, il y a la course à la puissance et à la domination.
06:47La course à l'accessoire aussi.
06:48Qui fabriquera l'accessoire, le support le plus tendance dans l'IA ?
06:51Les lunettes connectées, les Airpods intelligents, le pendentif doté d'IA même chez Apple.
06:55D'après Bloomberg, Apple va sortir donc un pendentif bientôt doté d'IA.
07:00Un pendentif qui vous suit partout, par définition.
07:02Qui entend et enregistre tout ce qui vous environne.
07:05Tout ce qu'on vous dit, tout ce que vous dites.
07:06Qui voit tout à travers une caméra.
07:08Tout ce que vous voyez.
07:09Qui ressent la température que vous ressentez.
07:11Qui ressent vos battements de cœur, bien sûr, le pendentif est sur vous.
07:14Bref, ce pendentif doté d'IA, il vivra la même vie que vous.
07:17Et vous pourrez même parler avec.
07:18Une sorte d'alter ego, d'autre moi, d'autre vous.
07:21Avec qui vous pourrez interagir, même la nuit.
07:23Puisqu'il pourra dormir avec vous si vous le souhaitez.
07:25Ils vont aussi créer, Apple, des lunettes d'IA dont ils feraient eux-mêmes les montures.
07:29Tous ces accessoires, ça fait les titres tech de plus en plus hybrides.
07:32Et de plus en plus industriels, voire luxe, John.
07:35Oui, il y a deux fronts.
07:37Il y a la puissance, évidemment.
07:38Et puis il y a les accessoires.
07:40Donc d'un côté, des modèles d'infrastructures.
07:42Et puis de l'autre, ceux qui créent les objets physiques.
07:45Et donc on a Meta et on a Apple.
07:47Vous l'avez dit, absolument incroyable.
07:49Alors je ne le mettrai pas si c'est votre question.
07:52Guillaume, ce pendentif qui voit tout, qui entend tout,
07:55qui reste avec vous absolument tout le temps, avec qui vous pouvez parler.
07:59Mais au-delà de ce genre d'appareil, d'accessoires qui fait un peu peur entre vous et moi,
08:06eh bien on est dans une course à l'accessoire.
08:10Et vous savez qu'aujourd'hui, pour Apple, puisqu'on a parlé d'Apple,
08:14ça représente environ 8,5% du chiffre d'affaires total d'Apple.
08:20Donc un peu plus que 37 milliards de dollars par an.
08:24Donc on a ce qu'on appelle les segments wearables.
08:27On a les home et accessories.
08:29On a les Airpods, les Airwatch, etc.
08:31Et donc ça devient, ces accessoires, le prochain relais de croissance absolument majeur.
08:40Parce que l'objectif évidemment, c'est d'intégrer l'intelligence artificielle directe
08:45dans la vie quotidienne, dans ses accessoires.
08:48Et puis donc, si on fait un bref résumé,
08:51on voit que les futurs leaders de l'intelligence artificielle
08:54ne sont pas seulement ceux qui développent les logiciels et l'infrastructure,
08:58mais aussi ceux qui contrôlent les objets physiques.
09:02Et Apple a peut-être une marge d'avance au-delà de Meta.
09:06Vous savez qu'il fabrique ces fameuses lunettes absolument incroyables
09:10dotées d'intelligence artificielle.
09:12C'est vrai.
09:12Meta qui relance aussi son initiative de smartwatch
09:15qui vise une sortie pour cette smartwatch en 2026.
09:18Voilà.
09:19La course à l'accessoire.
09:20Il y a la course à la domination, la course au calcul,
09:22et puis la course à l'accessoire.
09:23Et dans la course à la domination et à la puissance,
09:25quand même, OpenAI, évidemment, reste au centre du jeu.
09:28Son financement est en passe de dépasser,
09:30ça donne une idée de sa valeur quand même à OpenAI,
09:32les 100 milliards de dollars, John ?
09:35Alors, les chiffres, on ne les calcule plus,
09:37parce que chaque semaine, on dit des chiffres plus élevés.
09:40Alors, si c'était 100 milliards de dollars,
09:43eh bien, ce serait le plus grand financement privé
09:46de l'histoire de la technologie,
09:47avec une valorisation totale qui pourrait atteindre
09:49les 850 milliards de dollars.
09:52On y arrive aux 1 000 milliards de dollars de valorisation
09:55pour la potentielle IPO de OpenAI.
09:59C'est intéressant de noter que vous avez les plus grands acteurs
10:01de la tech mondiale qui participent directement à ce financement.
10:05On a Microsoft, on a Amazon, on a Nvidia, on a SoftBank.
10:09Donc, évidemment, le capital, parce qu'on peut se poser la question,
10:12à quoi est-ce que ça va servir, tout cet argent ?
10:14Évidemment, il faut financer les investissements,
10:17notamment dans les infrastructures, notamment les data centers,
10:21les puces, les capacités de calcul.
10:24Donc, on voit que la course à l'intelligence artificielle,
10:29c'est une priorité stratégique mondiale.
10:31En Chine, en Europe un peu moins, mais surtout aux États-Unis.
10:35Et donc, l'intelligence artificielle, s'il fallait le répéter,
10:39elle n'est toujours pas morte.
10:40Et on voit qu'on a une course encore là derrière.
10:42Alors, évidemment, on sera dans des excès,
10:45il n'y aura pas que des vainqueurs,
10:46mais aujourd'hui, c'est la piste qui nous mène,
10:49évidemment, à cette intelligence artificielle
10:51qui déborde d'investissements.
10:53Merci, John Plassard.
10:54Avec nous, il nous alerte, notre lanceur d'alerte,
10:55l'ouverture des marchés américains depuis Cité Gestion.
Commentaires