Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 26 minutes
Ce mercredi 18 mars, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur la hausse des prix à la production aux USA, la réunion de la Fed sur fond de statu quo attendu, l'alerte d'Apollo sur une forte concentration de capitalisation dans le S&P, la relance de la production de Nvidia pour la Chine, la menace de poursuite judiciaire de Microsoft envers Amazon et OpenAI, ainsi que le nom du nouveau porte-avions français bientôt dévoilé. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00À Wall Street, comment ça se passe ? On va regarder New York dans le blanc des yeux.
00:03Ça fait maintenant une heure que Wall Street a ouvert, la Dream Team est là.
00:06Bien sûr, John Plassard pour Cité Gestion. Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:09Bonjour Guillaume.
00:10Et Antoine, il est là Antoine, la rigauderie, bien sûr en fil rouge. Re-bonjour Antoine.
00:14Re-bonjour Guillaume, bonjour John.
00:16Re-bonjour, car ce matin, on est en midi, tout pour investir, aussi à retrouver en podcast et replay Antoine.
00:20Oui, on a parlé de tout. On a parlé évidemment des marchés avec Omar Dibault, avec Alexandre Baradez qui était
00:25là avec nous.
00:26Puis on a parlé aussi bagnole, puisque c'est une terre d'investissement.
00:31Et on s'est consacré aux Youngtimers, ces voitures d'occasion relativement récentes qui nous faisaient rêver quand on était
00:37petit.
00:37Et qui sont des objets de collection extrêmement convoités.
00:40En ce moment, on avait des spécialistes d'Arcturial.
00:43Oui, à retrouver donc, bien évidemment, tout pour investir dans votre épisode quotidien, votre fournée quotidienne.
00:48Wall Street, donc, depuis une heure, a maintenant ouvert.
00:51Et comme en Europe, Antoine, on est à la baisse sur les indices.
00:54Oui, un peu de nervosité, effectivement.
00:55Moins 0,67% pour le Nasdaq, moins 0,87% pour le Dow Jones, le S&P 500, moins
01:000,65%.
01:01La volatilité remonte un petit peu, mais elle reste relativement contenue à 23,50% pour l'indice VIX.
01:08Mais effectivement, et vous le disiez, le pétrole qui est reparti vraiment très très fort.
01:12109,46$ pour le baril de Brent de Mer du Nord.
01:1698,32$ pour le brut léger américain.
01:19Évidemment, ça soutient total, en plus 1,32% à 75,46€.
01:23Mais rendez-vous compte, un petit peu plus tôt ce matin, on était au-delà des 8000 points, assez largement,
01:27en hausse d'un petit peu plus d'1%.
01:29Et là, moins 0,21%.
01:31Donc, on sent vraiment un retournement à la baisse, même s'il reste, encore une fois, relativement contenu.
01:36C'est vrai, cours du pétrole, donc, qui monte, les indices du coup qui peinent.
01:39Et alors, ça tombe très très mal, John.
01:41Ce soir, la Fed va annoncer sa décision politique monétaire.
01:43On a, en plus, le chiffre de l'inflation américaine qui a été publié.
01:46Ce chiffre qui date d'avant cette guerre au Moyen-Orient.
01:48Les prix à la production, ils sont supérieurs aux attentes.
01:51Largement supérieurs aux attentes.
01:53On parle du mois de février, donc on ne parle pas encore de l'intervention en Iran.
01:57Et ils sont de plus 0,7%, alors que le consensus attendait plus 0,3%.
02:04Et au mois de janvier, on avait eu plus 0,5%.
02:06Donc, c'est la plus forte hausse depuis sept mois, avant la crise au Moyen-Orient.
02:12Et intéressant de regarder dans la granularité des chiffres,
02:15puisqu'on voit que les prix des biens bondissent de plus 1,1%,
02:20qui sont notamment tirés par près de 50% pour les légumes.
02:25Imaginez, les légumes aux États-Unis, au mois de février, ont bondi de 50%.
02:30Et aussi, on a noté des hausses du diesel, de l'essence et du kérosel.
02:38Et je me répète encore une fois, c'est avant l'intervention au Moyen-Orient.
02:43Ce qui est un peu plus inquiétant sur les prix à la production,
02:45c'est que les services continuent à monter.
02:48Vous savez, les services, c'est quelque chose qui est assez solide.
02:52C'est notamment l'hébergement qui est très important.
02:55Et notamment aussi dans le calcul du CPI, eh bien, ils montent de 0,5% les services.
03:03Mais l'hébergement, c'est plus 5,7%.
03:06Et si vous enlevez maintenant l'énergie et aussi la nourriture,
03:11ça continue aussi à monter, plus 0,5%.
03:16Donc, on a une inflation persistante hors de l'énergie et de l'alimentation.
03:21Donc, évidemment, ce soir, la réunion de la fête vient à point nommé.
03:25Exactement.
03:25Ce soir, la fête, le grand bal des banquiers centraux,
03:28le bal masqué des banquiers centraux,
03:30parce que les banques centrales ont peu de visibilité sur l'inflation
03:32compte tenu de cette guerre.
03:33Que faut-il attendre ce soir de la fête, John ?
03:36Alors, j'allais vous dire, il ne faut rien attendre,
03:39mais ce n'est pas vrai, je vous mentirai.
03:41Alors, évidemment, il ne va pas y avoir de mouvement sur les taux d'intérêt,
03:44mais c'est évidemment les prévisions économiques
03:47et les fameux nuages de points, ce qu'on appelle les dot-plots,
03:50les prévisions de hausse ou de baisse de taux de la part de tous les membres de la Fed.
03:56Alors, on verra, ça devrait bouger au minima,
04:00parce qu'on n'a pas encore la Fed,
04:02et nous n'avons pas encore assez d'informations sur la durée de ce conflit en Iran.
04:09Mais ce qu'on peut imaginer, c'est que sur les projections économiques,
04:13on aura un ajustement léger à la baisse de la croissance
04:17et léger à la hausse de l'inflation.
04:20Pourquoi de l'inflation ?
04:21Parce qu'évidemment, on a la crise au Moyen-Orient,
04:23mais on voit aujourd'hui sur les chiffres qui sont soustraits,
04:28je dirais, de la crise au Moyen-Orient,
04:31comme les prix à la production,
04:32eh bien qu'on est dans une situation
04:34où on a un redémarrage de l'inflation aux États-Unis.
04:38Donc, on ne peut pas baisser la garde.
04:40La Fed ne peut pas baisser les taux,
04:42ou en tout cas, aujourd'hui, il faudra qu'elle attende la fin de l'année,
04:45ou pas du tout,
04:46et qu'elle songe à un moment, potentiellement, à relever ses taux.
04:49Alors, c'est à 19h, 19h que la Fed rendra sa décision,
04:52puisque les Américains ont déjà basculé à l'heure d'été,
04:54puis 19h30, la conférence de presse de Jerome Powell,
04:56les nuages de points, vous savez, les perspectives,
04:58les scénarios des différents banquiers centraux
05:00sur les niveaux des taux obligataires dans quelques mois.
05:03Mais on voit que depuis le début de cette guerre, quand même,
05:05John Wall Street est waterproof, waterproof en temps de guerre.
05:08Le Nasdaq, depuis début mars, ne perd plus qu'un et demi pourcent.
05:12en tenant compte de la baisse du jour.
05:13Le S&P reste assez proche, en fait, de ses records.
05:15Le S&P, il est à 3,5% de ses plus hauts historiques, le S&P.
05:18Il faut retourner sur le marché américain ou pas ?
05:22Écoutez, il ne fallait pas le quitter.
05:24Je pense que ça, c'est la première réponse.
05:26La deuxième, c'est oui.
05:28Pourquoi ?
05:28Parce que, évidemment,
05:32les indices américains sont notamment soutenus
05:34par les anticipations de croissance,
05:37de l'intelligence artificielle.
05:38On n'en a pas parlé depuis six minutes, Guillaume,
05:41mais on est obligé d'en parler.
05:43Les plus grandes entreprises sont aux États-Unis,
05:45en Chine aussi.
05:47On en a des très belles en Europe,
05:48mais c'est aux États-Unis où ça se passe.
05:50Pour l'instant, les investisseurs américains et européens
05:55considèrent toujours que l'impact de la crise au Moyen-Orient
06:00ne durera pas.
06:01Et puis, on a aussi la soutenabilité des flux,
06:05les flux qui vont vers le dollar,
06:07mais les flux qui vont aussi vers les entreprises américaines.
06:11Donc, oui, il faut investir aux États-Unis,
06:14mais faire très attention et se couvrir,
06:18se hedger, comme on dit,
06:19même si ça coûte de l'argent,
06:20sur le différentiel qu'on a sur les devises,
06:26puisqu'on se souvient que l'année passée,
06:29le dollar avait fortement baissé durant les six premiers mois,
06:33ce qui avait éliminé toutes les super performances
06:36qu'on a vues sur le marché américain.
06:38Oui, surtout que...
06:39Un des principaux problèmes des indices américains, John,
06:43c'est celui de la super concentration.
06:45On a déjà Apollo qui nous prévient
06:47qu'avec 10 entreprises,
06:50on a à peu près 40% de la capitalisation globale du S&P 500.
06:54Mais alors, si on imagine que s'introduisent en bourse
06:57cette année, Anthropik, OpenAI et SpaceX,
07:01là, on monterait à 50%.
07:02Ce serait encore plus énorme.
07:04Et donc, un problème de plus à gérer pour la bourse américaine.
07:09Oui, un risque en cas de retournement de ces leaders.
07:12Mais, vous savez, Antoine,
07:13ce qu'on a vu, parce que là, ce n'est pas nouveau.
07:16Alors, la concentration de 50%, c'est quasiment historique.
07:19Mais on a vu dans certaines autres périodes du cycle américain,
07:23notamment, qu'on avait eu des concentrations très fortes
07:26sur le secteur bancaire, sur le secteur de l'énergie.
07:30On y revient.
07:30Et évidemment, on se souvient qu'au début des années 2000,
07:34alors, c'était mal passé sur tout ce qui était technologique.
07:39Mais ce qui est intéressant dans ce qu'on voit aujourd'hui,
07:42c'est que malgré le fait qu'on a eu des périodes de stress,
07:46vous vous souvenez, à la fin de l'année passée,
07:47sur certaines valeurs technologiques,
07:49et le Nasdaq avait notamment baissé à cause de ces grandes capitalisations,
07:55eh bien, on avait limité la casse avec d'autres secteurs
07:59qui avaient pris, d'une certaine manière, le relais,
08:02qui était assez lourd, pas aussi lourd que les sept magnifiques,
08:04mais qui était quand même assez lourd.
08:06Donc, en fait, c'est un message assez clé pour l'allocation d'actifs,
08:11c'est que, bien évidemment, il faut avoir un pied dans ces méga-caps,
08:16mais il faut aussi être diversifié à travers d'autres valeurs,
08:20dans la pharma, par exemple, les grandes capitalisations,
08:23qui pourraient prendre le relais si on avait un stress trop grand.
08:27La tech, justement, on va en parler, cette concentration,
08:30et c'est vrai qu'elle risque de s'aggraver, la concentration du S&P.
08:33Si, effectivement, SpaceX s'introduisait, OpenAI aussi,
08:36on aurait toujours plus de tech dans les grands indices.
08:39Alors, justement, on suit particulièrement Nvidia,
08:40puisqu'NVIDIA John a repris sa production de puces pour la Chine.
08:45C'est l'un des événements du jour et l'un des grands arbitrages du marché.
08:48Oui, tout à fait.
08:49Alors, c'est un scénario, et puis, c'est quelque chose,
08:53c'est une histoire dont on parle depuis très longtemps.
08:56Ça devait être fait, après, on a eu des moindres blocages,
08:59et puis, apparemment, les commissions,
09:00les autorisations américaines et chinoises ont enfin permis la reprise de flux commerciaux,
09:08notamment les fameuses puces H200 en Chine,
09:12ce qui représente pour Nvidia une part significative de ses revenus.
09:18En plus, on voit que la demande est extrêmement forte
09:22de la part, évidemment, des entreprises chinoises pour ce type de puces.
09:27Donc, le message clé, à travers ce qu'on a,
09:30et la libération, d'une certaine manière, de ces puces,
09:33c'est que, malgré les tensions entre les États-Unis et la Chine,
09:38eh bien, la réalité économique s'impose.
09:41La demande en intelligence artificielle dépasse, d'une certaine manière,
09:46les barrières commerciales et les barrières politiques.
09:49Nvidia, donc, qui progresse un peu dans une séance de baisse,
09:52plus 0,4 aujourd'hui.
09:53Nvidia reprend sa production de puces pour la Chine.
09:55De son côté, Microsoft, là aussi, c'est Dallas.
09:57Franchement, Microsoft envisage désormais une action en justice
09:59contre OpenAI et Amazon.
10:02Oui, on rappelle quand même que Microsoft a plusieurs dizaines
10:06de milliards de dollars investis dans OpenAI.
10:09Et on a un liti, là, qui porte sur l'exclusivité cloud d'Azure.
10:14Vous savez, c'est le cloud de Microsoft.
10:18Et Microsoft estime potentiellement que ça serait contourné
10:22par un accord entre OpenAI et le cloud de Amazon, AWS.
10:30Donc, malgré les milliards investis, eh bien, la relation entre Microsoft
10:34et OpenAI devient très, très complexe à mesure que la start-up,
10:40je ne sais même plus si on peut dire start-up pour OpenAI,
10:43tellement elle est imbriquée dans l'esprit technologique américain.
10:47Eh bien, tant qu'OpenAI commence à diversifier ses alliances,
10:52eh bien, on va avoir de plus en plus de tensions entre ces deux entreprises
10:56et ça va se poursuivre.
10:58J'imagine bien que si OpenAI, c'est ce qu'on attend,
11:02eh bien, fait son apparition sur le marché américain cette année
11:07à travers une IPO, eh bien, à un moment ou à un autre,
11:09il faudrait que Microsoft potentiellement se débarrasse de ses actions dans OpenAI
11:15pour vivre de son côté et, évidemment, engranger ses bénéfices.
11:21Microsoft qui recule d'un pour cent aujourd'hui avec l'ensemble du marché américain.
11:24Vous savez qu'aujourd'hui, John, même depuis Genève,
11:27où vous vivez, d'où vous nous appelez, on est ensemble,
11:29eh bien, la France aujourd'hui va baptiser son nouveau futur porte-avions.
11:33On aura un deuxième porte-avions en plus du Charles de Gaulle.
11:35Il y a plein de commentaires de la communauté bourse sur ce thème.
11:38Ça a l'air d'inspirer la communauté bourse, le nom du futur porte-avions.
11:41Pablo Surix écrit « Les amis, la France connaîtra aujourd'hui le nom de son futur porte-avions ».
11:45Emmanuel Macron va le dévoiler.
11:47Nous, les boursiers, comment est-ce qu'on pourrait l'appeler ?
11:49Est-ce que ce porte-avions pourrait s'appeler, demande ce X-Man,
11:53pourrait s'appeler le CAC 40, pourquoi pas ?
11:55Ou l'effet levier, par exemple ?
11:57Alors, en dessous, il y a un commentaire.
11:58Un autre, Boris, nous dit « Non, on devrait l'appeler, ce nouveau porte-avions, le frais de dossier ».
12:01Pourquoi pas, oui.
12:02Un autre a répondu « Pourquoi pas l'URSSAF ? »
12:04Mais oui, pourquoi pas.
12:05John, comme ça, est-ce qu'il y a un nom boursier lié à l'économie que vous pourriez proposer
12:09à Emmanuel Macron
12:10pour ce futur porte-avions français ?
12:12Écoutez, vous me posez une colle,
12:14mais si, évidemment, je me réfère à ce qui se passe aujourd'hui sur les marchés,
12:20je le baptiserais, le pricing power.
12:24Pourquoi ?
12:24Parce que c'est l'arme ultime face à l'inflation.
12:26Donc, mon bateau, ce n'est pas le mien, mais le bateau, je l'intitulerais « Pricing power ».
12:32Il pourra traverser l'inflation sans avoir aucune vague.
12:37Oh, joli.
12:38Voilà.
12:38Quel nom pour le prochain porte-avions ?
12:39Si ça devait être un nom boursier comme ça, Antoine ?
12:42Air Liquide.
12:43Ah, oui.
12:44C'est tout.
12:45Eh oui, pourquoi pas.
12:47Il y a Maxou aussi qui dit « Pourquoi pas l'appeler, le baptiser, ce nouveau porte-avions,
12:51l'impôt à la source ? »
12:52Vous imaginez ça ?
12:54Il y a David Crucq qui vient nous rejoindre, la Financière Les Chiquets.
12:56Vous avez une idée, une inspiration, David ?
12:57Je mettrais « By the deep ».
12:58By the deep.
13:00C'est le principe, ça faut être un porte-avions.
13:02Oui, bien sûr.
13:03Merci beaucoup, la team.
13:04Merci à John Plassard qui nous a accompagné pour Cité, Gestion.
Commentaires

Recommandations