00:00Mais tout de suite, le Paris-New York de l'après-midi.
00:02New York est toujours fermé, on est toujours en heure d'été aux Etats-Unis, toujours pas ici.
00:05New York est ouvert, donc est ouvert depuis maintenant une heure.
00:09Notre Dream Team, John Plassard. Bonjour John.
00:11Depuis Cité Gestion.
00:12Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:13Et Antoine, il est là effectivement, fil rouge. Re-bonjour Antoine.
00:16Re-bonjour Guy.
00:16Ce matin, tout pour investir, c'était un super début de semaine.
00:19C'était une émission très spéciale tout à l'heure.
00:20Mais oui, on s'est délocalisé à l'Actionnaire Day, le rendez-vous des nouveaux investisseurs.
00:25Il y avait tout un tas de jeunes, un succès monstre, c'était à Station Ref.
00:30Et vraiment, ils ont blindé Station Ref.
00:31Il y avait 7000 inscrits, il y avait énormément de jeunes qui venaient se renseigner sur les opportunités d'investissement,
00:36sur les marchés actions, sur les solutions d'investissement, le private equity.
00:40On avait un plateau absolument exceptionnel, beaucoup de voix que vous avez l'habitude d'entendre dans l'émission,
00:44mais aussi de nouvelles voix.
00:45C'était vraiment passionnant à réécouter en podcast et en replay.
00:50Vraiment une jolie journée, une jolie émission.
00:53Un joli début de semaine, on va le dire comme ça, sur les marchés.
00:57En Europe, c'était mal parti ce matin, ça va mieux cet après.
00:59Mais aux Etats-Unis, depuis une heure, on est en train netto sur les indices américains.
01:02Oui, vers vif pour les indices américains.
01:04Plus 2,18 pour le Nasdaq, on est à 22 121 points.
01:08Plus 2 quasiment pour le Dow Jones.
01:10On est à 46 479, plus 1,91 pour le S&P 500.
01:15C'est encore plus sensible sur les PME cotés.
01:18Le Russell 2000 qui est en hausse de 3%.
01:20La volatilité retombe, retombe légèrement.
01:24On est à 24 points sur l'indice VIX.
01:26A noter que le pétrole a lui aussi largement reculé.
01:29On est à 100,50 sur le Brent de mer du Nord et 88,63 sur le brut léger américain.
01:34Le CAC 40, alors ça, c'est encore plus spectaculaire.
01:37Il faut vraiment regarder la courbe en intraday.
01:39On est passé de moins 2 à plus 2 en même pas une minute.
01:44C'était à la mi-journée.
01:45On a à peine eu le temps de prendre une pause café et que d'un coup, on se demandait
01:48ce qui se passait.
01:49Mais plus 1,9 pour le CAC 40 en ce moment, on est repassé au-dessus des 7800 points.
01:53C'est 1808.
01:54Littéralement, pour le coup.
01:55Non, mais littéralement.
01:56On a fait une pause café à ce moment-là.
01:58On était ensemble.
01:59On était de moins 2.
02:00On est passé à plus 2.
02:01Mais qu'est-ce qui s'est passé exactement ?
02:02Et le pétrole, là, en quelques instants, a perdu le Brent 14% d'un coup.
02:07C'est Donald Trump qui a changé d'avis.
02:08En tout cas, John, qui donne plus de temps à l'Iran.
02:11En 5 jours de plus pour libérer le détroit d'Hambouz, il affirme que des discussions constructives ont lieu avec
02:15les Iraniens.
02:16On en est où, là ?
02:17La situation en ce milieu d'après-midi, John ?
02:20On est dans une situation d'une apparente détente.
02:24Vous avez quand même certains messages du gouvernement iranien selon lesquels il n'y aurait pas eu de discussion.
02:31Mais ce qui est intéressant de noter aussi, c'est que Donald Trump affirme qu'un changement de régime est
02:37en cours en Iran.
02:39Alors, c'est assez intéressant.
02:40Je ne sais pas d'où il a ces informations, mais pour l'instant, ce n'est pas confirmé.
02:44Alors, si on regarde ce marché, c'est difficile de tenir des théories parce qu'on sait que dans quelques
02:50minutes,
02:51dans quelques heures, elles seront peut-être complètement obsolètes.
02:55Mais ce qu'on peut dire, en tout cas, c'est que ce deadline, comme on dit aux États-Unis,
03:02cette échéance qui était à aujourd'hui pour que le gouvernement iranien capitule,
03:09eh bien, semble avoir marqué une chose très importante, c'est que le détroit d'Hambouz, c'est évident,
03:16mais aussi l'île de Karg.
03:18Vous savez, l'île de Karg en Iran, on en parle depuis un moment,
03:21c'est d'où partent environ 90% des exportations de bruts iraniens.
03:28Et donc, on a l'impression que si Donald Trump avait frappé cette fameuse île,
03:33eh bien, il dépassait la ligne rouge.
03:36La ligne rouge qui aurait, eh bien, signalé un embrasement beaucoup plus important que ce qu'on avait.
03:42Je vous rappelle quand même que les Iraniens avaient dit de leur côté
03:45que si on devait toucher à cette île, eh bien, il fermerait totalement le détroit d'Hambouz.
03:52Et évidemment, eh bien, on aurait vu le pétrole, le prix du baril, vous l'avez dit,
03:57qui est en forte baisse, eh bien, remonter plus nettement.
04:01Et pourquoi pas les titiller, les 150 dollars.
04:04Évidemment, ça, ça a un impact pour les importateurs,
04:07mais aussi pour les États-Unis qui dépendent du prix international du pétrole
04:12et des prix à la pompe aux États-Unis,
04:15puisque sa réélection, la réélection de mi-mandat de son parti dans les deux chambres,
04:20eh bien, dépend en première ligne des prix à la pompe aux États-Unis
04:23qui grimpent d'une manière incroyable.
04:25En fait, la guerre était au bord sur le point de devenir existentiel.
04:28Avec un Donald Trump qui menaçait là carrément,
04:30John, de cibler les infrastructures d'électricité iranienne,
04:34les infrastructures civiles, on serait entré dans des crimes de guerre.
04:36En l'occurrence, c'est l'Iran qui, en riposte,
04:38menaçait de miner le détroit d'Hormuz
04:41et de cibler les usines de dessalement d'eau de mer des pays du Golfe.
04:44C'est comme vider, percer la gourde, quoi.
04:46Enfin, on est dans une région désertique
04:48et ces pays dépendent énormément de leurs usines de dessalement.
04:50On était donc en train d'entrer, d'enclencher,
04:52d'enclencher peut-être un conflit désormais de nature existentielle.
04:56Et donc, là, on a un taco de Donald Trump.
04:58On avait le taco ou le chaos.
04:59On a un taco, en tout cas, pour cinq jours.
05:02Est-ce que l'autre raison de ce taco,
05:04ce sont les taux obligataires ?
05:05Est-ce que c'est face aux taux qui n'arrêtaient pas d'accélérer à la hausse
05:09aussi que Donald Trump a, d'après vous, reculé ?
05:11Le disant américain tout à l'heure était à quasiment 4,5 %.
05:15On sait que 4,5 %, c'est la limite.
05:18On se rappelle que la dernière fois
05:19qu'on avait franchi le 4,5 % aux États-Unis,
05:23vous aviez plusieurs dirigeants de grandes entreprises,
05:27de grandes banques, notamment Jimmy Diamond,
05:29qui avait appelé directement le PDG de J.P. Morgan,
05:32qui avait appelé directement le président Donald Trump en disant
05:36qu'on n'arrive plus à tenir, il faut absolument faire baisser les taux longs
05:40qui ont un impact sur le consommateur, évidemment, américain,
05:43sur les taux hypothécaires américains.
05:46Et donc, effectivement, l'arrivée dans cette zone dangereuse,
05:50on parlait avant de lignes rouges pour les infrastructures iraniennes d'électricité,
05:55eh bien, ici, la ligne rouge, si je peux dire, c'est vraiment les 4,5 %.
05:59C'est les 4,5 qu'il faut surveiller.
06:01Et surtout, ce qu'on voyait ce matin,
06:03c'était que les attentes de hausse de taux de la Fed
06:08étaient rentrées dans le consensus.
06:11Le consensus pariait sur plus d'une hausse cette année de taux de la Fed,
06:16alors que ce n'était pas du tout le cas il y a quelques heures.
06:20Et donc, on voit que tout change très, très rapidement.
06:22Et effectivement, comme vous le dites,
06:25eh bien, on a vu une flambée des taux souverains.
06:28Vous parlez des États-Unis, mais on parle aussi de la France,
06:31de l'Allemagne et bien évidemment de l'Italie.
06:32– Le 10 ans français, on y reviendra dans un instant,
06:34mais il a touché un peu de 2009.
06:35Tout à l'heure, le 10 ans français a quasiment 3,90.
06:37Et puis, bien sûr, le 10 ans allemand qui a franchi les trois.
06:40On est repassé légèrement en dessous, là, en ce milieu d'après-midi.
06:42On est à 2,90 sur le 10 ans allemand, Antoine.
06:44– Oui, mais on voit que c'est des phénomènes de long terme
06:46et que ça a beaucoup de mal à mieux se calmer que les actions, on va dire.
06:50Et en parlant de ça, on a eu une étude d'ailleurs retentissante de Goldman Sachs
06:54sur les perspectives de taux et notamment des banques centrales
06:57qui sont maintenant attendues à la remontée
07:00et puis chacune deux coups cette année désormais.
07:02Et puis, Goldman Sachs qui a fait des prospectives aussi sur les cours du pétrole.
07:06Et autant dire qu'avant l'accalmie à court terme de ce matin,
07:10le constat de la banque américaine est quand même assez inquiétant.
07:14– Oui, tout à fait, puisque la banque américaine voit un relevé
07:18ses estimations de prix du Brent de 77 à 85
07:24dans un environnement qui est structurellement plus tendu sur le marché pétrolier.
07:29Ils anticipent aussi, alors jusqu'à ce matin, c'est difficile à dire,
07:33ça va peut-être changer après, mais la banque anticipe désormais un Brent
07:37autour de 110 dollars mars-avril, c'est-à-dire pas au cours auquel nous sommes actuellement,
07:44mais un cours évidemment plus élevé.
07:46Ils ont aussi des scénarios extrêmes, ils adorent les scénarios extrêmes,
07:50les Américains et surtout la banque Goldman Sachs.
07:52Le pétrole, selon eux, pourrait atteindre 135 dollars le baril
07:56si le marché devait intégrer une destruction de la demande
08:01pour compenser une perte d'offres prolongées.
08:05Et évidemment, on est dans une situation où, selon eux,
08:10on pourrait revoir des niveaux beaucoup plus élevés qu'en 2008,
08:14mais à moyen terme, ça c'est un peu la conclusion,
08:18on remet la balle au centre, il y a une voie, une stabilisation,
08:21c'est leur scénario le plus important,
08:25une stabilisation du dollar entre 80 et 85 dollars d'ici 2027.
08:31– Pour le pétrole donc, et c'est intéressant de voir l'évolution des cours
08:34où aujourd'hui, d'un coup, le Brent, en fin de matinée,
08:37d'un coup, d'un seul, a perdu 14% d'un seul coup,
08:40parce que Donald Trump offre 5 jours de plus à l'Iran
08:42pour libérer le détroit d'Hormuz.
08:44Il explique Donald Trump qu'il y a 15 points d'accord,
08:4715 points d'accord en vue avec les Iraniens.
08:49Les Iraniens, eux, démentent toute discussion avec les Américains.
08:54Ils disent que c'est une guerre d'usure,
08:56une guerre psychologique que mène Donald Trump,
08:58mais nous ne discutons pas avec lui, voilà ce que disent les Iraniens.
09:00Bon, on en est là. En attendant, donc, le baril se détend,
09:04mais on est quand même toujours à plus de 100 dollars.
09:05On ne mise pas du tout sur la fin de la guerre.
09:07On est à 101 dollars sur le Brent.
09:08Pour ce qui concerne Wall Street, on est en hausse, c'est vrai,
09:11aujourd'hui, d'1,9% pour le S&P,
09:13après quand même plusieurs 4 semaines,
09:154 semaines de baisse d'affilée.
09:16Et à part ça, tiens, dans la tech,
09:18vous avez appéré cette info, John,
09:19Mark Zuckerberg, d'après Wall Street Journal,
09:21en tout cas, Mark Zuckerberg développe un agent
09:22d'intelligence artificielle pour l'aider,
09:24Mark Zuckerberg, dans ses fonctions de directeur général.
09:28Oui, ça paraît absolument incroyable.
09:30On est déjà dans le futur, là.
09:32Vous l'avez dit, le CEO de Meta a décidé
09:35et a dédié, eh bien, un assistant directement
09:40dans ses fonctions stratégiques.
09:42Vous avez bien entendu, il va y avoir un assistant
09:44d'intelligence artificielle qui va l'aider.
09:47Évidemment, l'objectif, c'est de supprimer
09:50les frictions internes avec l'intelligence artificielle.
09:53On n'a pas de friction, puisque cet agent
09:54va permettre d'accéder instantanément
09:57à des informations qui nécessitent d'habitude
10:00plusieurs niveaux hiérarchiques,
10:03c'est-à-dire des discussions à rallonge.
10:05Et on voit que ce déploiement pourrait se faire
10:09de plus en plus dans les entreprises.
10:12Là, on parle de Meta,
10:13mais on parle de plus en plus d'assistants,
10:16d'assistantes qui seraient l'intelligence artificielle
10:19et qui aideraient les dirigeants
10:21à trouver une solution sans compromis, je dirais,
10:26puisque le compromis, ce serait la big data
10:29de tout le monde.
10:29Vous savez que l'intelligence artificielle,
10:31on en parle beaucoup, mais c'est de la big data.
10:33Donc, c'est plein d'informations
10:34des différents assistants de Mark Zuckerberg
10:40qui lui donneraient une décision.
10:42Et là, il prendra une décision
10:45concernant l'avenir de l'entreprise.
10:47Assez extraordinaire.
10:47Assez extraordinaire, effectivement,
10:49les pouvoirs de l'IA.
10:50D'ailleurs, d'après une nouvelle étude,
10:52on en parlera, menée par la COFAS tout à l'heure,
10:53en France, ici en France,
10:5416% des emplois sont menacés par l'IA.
10:575 millions de jobs.
10:585 millions de jobs d'ici 2030.
11:00L'essentiel de ces 5 millions de jobs d'ici 2030,
11:02c'est après-demain, enfin, demain même,
11:04c'est dans trois ans.
11:05Bien l'essentiel de ces jobs
11:06concerne les cols blancs dans les grandes métropoles.
11:08Et on parle bien du marché français de l'emploi.
11:10On y reviendra.
11:11Toujours dans la tech,
11:12Amazon fait une nouvelle fois son énième grand retour
11:16sur le marché des smartphones.
11:18Oui, on se souvient du flop.
11:20Il y a une dizaine d'années,
11:21ça s'appelait le Fire Phone de Amazon.
11:25Personne n'en avait acheté.
11:27Là, ils reviennent.
11:27Ils reviennent pas par la petite porte,
11:30mais par la grande porte,
11:31parce qu'ils veulent intégrer dans ce téléphone
11:34l'intelligence artificielle,
11:38les intégrations avancées d'Alexa.
11:40Et leur but, c'est évidemment de créer
11:43un point d'entrée vers l'écosystème d'Amazon,
11:46le shopping, prime vidéo, la musique, les services, etc.
11:51Tout ça, alors, on serait dans une situation
11:54où, évidemment, ils rentrent en concurrence directe
11:56avec Apple, avec Samsung.
11:58Mais on sait qu'Apple et Samsung sont un peu,
12:01un peu, attention,
12:02en perte de vitesse.
12:03Donc, potentiellement, l'arrivée d'un petit nouveau
12:06soutenu par Amazon avec sa force de frappe,
12:08ça ferait potentiellement quelque chose de nouveau.
12:13Évidemment, Amazon tente de se repositionner
12:17dans la course d'intelligence artificielle grand public.
12:20Alors, pourquoi pas ?
12:21Est-ce que vous, Guillaume, vous achèteriez un Amazon Phone ?
12:26Non.
12:26Et du coup, Antoine, vous en avez fait...
12:29Zuckerberg nous a fait le coup aussi avec son Facebook Phone.
12:32Il voulait en lancer un, ça a été un flop aussi.
12:35Oui.
12:36T'es toujours sur ton...
12:38Non.
12:39J'ai oublié le nom même.
12:40T'as lancé vieux.
12:41Blackberry, c'est fini.
12:42Il est mort.
12:43Il y a un objet qui est tombé dessus.
12:44Pourtant, il tenait encore bien le coup.
12:46Donc, t'as changé finalement.
12:49Unierth, c'est un fabricant chinois
12:51qui fait des trucs un petit peu comme le Blackberry.
12:53Voilà, avec un clavier physique.
12:54Ah, bravo.
12:55C'est intransigeant là-dessus.
12:55Eh, les gars.
12:57Tiens, qu'est-ce qu'il faudra suivre ?
12:59Justement, le coup d'avance.
12:59Ça y est, Antoine a pris son petit coup d'avance.
13:01Et vous, sur le marché américain à Wall Street,
13:04qu'est-ce que vous suivrez particulièrement cette semaine
13:06pour apporter ce fameux coup d'avance
13:08qui aide à faire la différence ?
13:10Écoutez, cette semaine, on n'a pas grand-chose.
13:12On a les PMI,
13:14qui sont les premiers indicateurs clés
13:16pour une mesure, évidemment,
13:17du rythme de l'activité économique américaine
13:20dans le contexte qu'on connaît aujourd'hui.
13:22On aura les prix du commerce extérieur.
13:26C'est aussi une indication sur la fameuse inflation
13:28qu'on attend.
13:29Et puis, on aura aussi la confiance du Michigan
13:32qui est très surveillée.
13:34Après, des premiers signes de fragilité
13:36qui sont liés à ce fameux choc énergétique.
13:39Et puis, on aura aussi productivité et coût du travail
13:42qui nous donnera aussi là une indication
13:45sur l'inflation.
13:46Donc, une semaine assez légère, entre guillemets,
13:48mais comme on l'a vu aujourd'hui,
13:50c'est difficile à dire qu'on a une semaine légère
13:52tellement on a de volatilité dans la volatilité.
13:55Et puis, on a de volatilité.
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