00:00– Bienvenue à tous, c'est l'ouverture de BFM Bourse et de Wall Street.
00:05On est ravis de vous retrouver en direct, on vous accompagne pour presque 3h jusqu'à 18h
00:09avec en fil rouge nos deux experts.
00:12Alors Wall Street donc rouvre, hier Wall Street était fermée,
00:14aujourd'hui simple demi-séance, 4h seulement de cotation au cœur de ce pont de Saints Diving aux Etats-Unis.
00:19John Plassard sera avec nous dans un instant pour Cité Gestion et en fil rouge, Antoine Larigauderie.
00:24Bonjour Antoine. – Bonjour Guillaume, bonjour John.
00:26– Donc Wall Street était resté fermé hier, on est sur une ouverture pour une petite séance,
00:31donc demi-séance aujourd'hui, dernière du mois de novembre.
00:33On va jouer d'ailleurs la performance du mois de novembre sur cette seule demi-séance Wall Street.
00:37Les trois indices, ça donne quoi pour l'instant Antoine ?
00:39– Alors du côté de Wall Street, on est bien dans le vert, plus 0,34% à 23 294 points,
00:45plus 0,22% pour le Dow Jones, 47 528 points, plus 0,24% pour le S&P 500, 6 829.
00:54La volatilité remonte un tout petit peu du côté des 18, mais enfin, tout ça reste tout à fait contenu.
01:00Et puis du côté du K40, on est dans le vert aussi, plus 0,26%, 8 120 points.
01:04Tout le monde est à l'unisson aujourd'hui, des volumes relativement faibles.
01:08Il faut dire que du côté de Wall Street, on avait un gros problème technique sur les futurs.
01:12Ce matin, il est désormais résolu.
01:13Et ça provoque d'ailleurs des gros mouvements de réalignement brusques,
01:18notamment sur l'once d'or fin, 4 233 dollars à l'instant, 55,46 dollars pour l'once d'argent.
01:26Et puis ça s'est remis à côté sur le pétrole aussi, 62,71 pour le baril de Brent de Mer du Nord.
01:32Et on est du côté des 59 pour le brut léger américain.
01:35Effectivement, il y a plein de valeurs à suivre passionnantes aujourd'hui,
01:38notamment ici en Europe, le titre SMCP, notamment, qui gagne 8%.
01:41SMCP remet en jeu près de 51% de son capital.
01:45Quelqu'un osera-t-il franchir le seuil d'OPA et donc lancer une offre, une OPA sur SMCP ?
01:50Groupe de luxe à vendre potentiellement.
01:52Et à quel prix ? C'est la question.
01:54En tout cas, aujourd'hui, beaucoup de spéculation et SMCP gagne 8%.
01:58L'une des valeurs à ne surtout pas rater.
02:00Et puis Laurent Perrier, tiens, a publié les champagnes.
02:02Laurent Perrier, ce n'est pas terrible pour le coup.
02:03Un résultat net par du groupe qui, sur le premier semestre de son exercice, recule de 8,7%.
02:09Le titre Laurent Perrier perd 1%.
02:11John, on est ravis de vous retrouver.
02:13Wall Street vient donc d'ouvrir à l'instant, sur une hausse, les trois indices.
02:16Le S&P 500, plus 0,2%.
02:18Le Nasdaq, plus 0,4%.
02:19Mais enfin, la façon dont cette séance se déroule, là, pour cette toute première minute,
02:27est assez qu'à un cas.
02:28On va le dire comme ça.
02:29Le Chicago Mercantile Exchange, qui est quand même le premier opérateur boursier mondial,
02:33a connu une panne géante tout au long des dernières heures.
02:36Ce qui, Antoine le disait, le suggéré, provoque 2-3 remous quand même dans le calcul des cotations aujourd'hui.
02:43Oui, c'est incroyable.
02:44On savait de toute manière que la séance de Thanksgiving serait extrêmement faible en volatilité.
02:50Mais là, vous l'avez dit, c'est le fournisseur de liquidités, c'est vraiment la colonne vertébrale du trading mondial sur les futurs.
03:00Eh bien, il y a cette panne massive.
03:02Et ce qui est intéressant de noter, c'est que cette panne massive, ça me fait sourire,
03:06mais c'est quand même la colonne vertébrale de ce qu'on appelle les data centers.
03:14Parce que c'est la data center du CME qui a eu un problème de refroidissement.
03:20Et vous savez que dans les data centers qui collectent toutes les données mondiales,
03:25eh bien, ça chauffe beaucoup.
03:26Et en fait, si c'est trop chaud, eh bien, ça saute.
03:30Ça paraît assez bizarre.
03:32C'est comme l'électricité, comme on l'avait à l'époque,
03:35eh bien, qui a montré que, en fait, la dépendance,
03:40on est dans une dépendance systémique du marché à l'infrastructure,
03:44en l'occurrence Globex, dont l'arrêt a immédiatement asséché à liquidités
03:49et a interrompu le trading sur des contrats clés,
03:53on l'a dit, comme le S&P 500 ou les futurs sur le pétrole et les tréjuries.
03:59Alors, qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ?
04:01Ça veut dire qu'on était complètement à l'aveugle depuis ce matin.
04:04On ne savait pas si les marchés financiers allaient ouvrir en hausse ou en baisse.
04:10Et ça nous met en avant le fait qu'on a un point de défaillance
04:16qui peut perturber l'ensemble du pricing mondial
04:21et puis, évidemment, créer ce qu'on appelle en anglais des catch-up volatility.
04:26Qu'est-ce que ça veut dire ?
04:27Ça veut dire que dès qu'on a la visibilité, dès que le CMA refonctionne,
04:32tous les flux reviennent et ça fait progresser la volatilité.
04:39Évidemment, ça exacerbe le mouvement à la hausse ou à la baisse.
04:45Donc, c'est ce qu'on avait eu.
04:46On avait eu le même incident en 2019.
04:48Ça avait été d'une durée supérieure qu'aujourd'hui,
04:52mais ça avait fortement perturbé les marchés.
04:55Alors, certains diront que c'est une opportunité d'investissement
05:00parce que lorsque les marchés baissent trop fort,
05:02c'est peut-être le moment de les shorter.
05:04Et lorsqu'ils ouvrent trop en baisse,
05:08c'est peut-être le moment de racheter un petit peu ces indices.
05:12Antoine ?
05:13Oui, je vous parlais justement des mouvements très volatiles
05:16avec la rouverture du CME.
05:19Le principal résultat, parce que je regardais,
05:22je vous disais tranquillement, l'once d'argent à 55,50.
05:25On était même à 55,60 il y a quelques minutes.
05:28Et c'est un plus haut historique sur l'once d'argent.
05:31Donc, oui, effectivement, ça accroît un petit peu la volatilité.
05:35On va falloir attendre une petite demi-heure
05:37que les choses se tassent un petit peu et que tout ouvre bien.
05:40Mais on a le droit à quelques effets bouchons de champagne
05:43sur certains actifs assez intéressants.
05:44Tout ça parce que certains datacenters n'arrivaient pas à refroidir.
05:47C'est ça qui a créé ces perturbations
05:49au sein du premier opérateur boursier mondial.
05:52Je crois qu'on voit les prémices de nos futurs problèmes.
05:55Exactement.
05:56C'est assez intéressant.
05:57On met un pied dans le futur.
05:58On imagine que les acteurs du refroidissement des datacenters
06:00vont se frotter les mains.
06:01Enfin, ça leur fait de la pub.
06:02Il y en a qui sont cotés en bourse à Wall Street ou en Europe, John ?
06:06Oui, il y en a plusieurs.
06:06Mais comme vous le dites, Guillaume,
06:08il y a certains qui vont se frotter les mains.
06:11Et certains, alors on ne connaît pas encore l'actif,
06:14qui n'a pas assez refroidi ces datacenters,
06:18peut-être certains qui vont être pointés du doigt
06:20comme n'étant pas assez efficaces.
06:22Mais il y en a plusieurs.
06:23Il y a notamment aux États-Unis
06:25une société qui s'appelle Vertive Holding,
06:28qui est le leader mondial des infrastructures critiques
06:31pour datacenters,
06:32y compris les refroidissements liquides,
06:35les immersions.
06:36Vous savez, souvent on prend les datacenters,
06:38ça paraît assez...
06:41ça s'approche de la science-fiction,
06:42mais on les met dans de l'eau
06:44et ça permet de refroidir ces datacenters.
06:49On a d'autres entreprises aux États-Unis
06:51qui s'appellent Carrière Global
06:53ou Tran Technologies aussi.
06:56Tran Technologies notamment,
06:58ils développent des solutions pour les datacenters,
07:01aussi des refroidissements par eau glacée
07:04et optimisation énergétique.
07:06Mais ce qu'il ne faut pas oublier,
07:09c'est qu'on a un leader
07:11et notamment le leader en France
07:13qui s'appelle Schneider Electric
07:16avec une division Cooling & Power
07:19spécialisée dans les datacenters,
07:21absolument extraordinaire.
07:23Une exposition directe aux hyperscalers,
07:25c'est-à-dire Google, Microsoft et Consor.
07:29Et aussi, on a un acteur comme Simon Sagué
07:34qui propose aussi des systèmes de refroidissement
07:36pour datacenters via sa division Smart Infrastructure.
07:41Donc on voit ici que c'est un business mondial,
07:44mais évidemment, lorsqu'on sera à cause de qui
07:48le CME n'a pas pu ouvrir,
07:50eh bien potentiellement, ça pourra être
07:52quelque chose d'assez négatif pour ces entreprises.
07:56On attend toujours l'information.
07:57– Effectivement, alors quitte à refroidir des datacenters,
08:00certains se disent autant les envoyer dans l'espace,
08:02comme ça il y aura moins de problèmes.
08:03Antoine, c'est Google, c'est ça
08:04qui est un projet de datacenters spatial ?
08:06– Ah oui, c'était les premiers à en faire grand cas.
08:08Alors c'est vrai que ça nous a fait beaucoup
08:11lire de publications scientifiques ce matin,
08:13mais de savoir si vraiment c'était une bonne idée
08:15d'aller mettre des datacenters dans l'espace.
08:18Bon, cela dit, après l'information,
08:19il faut la récupérer.
08:20Une fois qu'on la fait turbiner dans l'espace,
08:23comment on la récupère ?
08:24Alors laser, micro-ondes,
08:27transmission satellite,
08:28bon, on ne sait pas trop.
08:29Mais surtout, on a découvert aussi
08:31que ce n'est pas parce que c'était dans l'espace
08:33que c'était forcément froid.
08:36Ah non, il y a les radiations solaires,
08:37et ça c'est un vrai impondérable.
08:39Et le vrai gros problème,
08:41toujours, c'est l'évacuation de la chaleur.
08:44C'est ça.
08:45Et ça oblige les ingénieurs à des trésors d'innovation
08:49pour essayer de résoudre ce problème.
08:51Parce que dans l'espace,
08:52même si l'espace est prétendument froid,
08:56oui, c'est ça, hein ?
08:57Prétendument froid.
08:59On estime que dans l'espace,
09:00une phase de sacélite exposée au soleil
09:02peut monter jusqu'à 150 degrés,
09:03plus 150 degrés.
09:04Mais oui, parce qu'il n'y a pas d'air dans l'espace.
09:06Il n'y a pas d'atmosphère, il n'y a pas d'air.
09:07Donc, pour refroidir,
09:08c'est nécessairement un peu plus compliqué.
09:10Bon, on verra.
09:11Le data center du futur, en tout cas aujourd'hui,
09:13donc, des perturbations sur les échanges,
09:15même si ça reprend très progressivement,
09:16effectivement, et que Wall Street a pu ouvrir,
09:18mine de rien.
09:18Le Nasdaq gagne 0,2%.
09:20Et le S&P 500 gagne 0,16%.
09:22C'est un peu la séance de la dernière chance.
09:284 heures.
09:29Les investisseurs ont 4 heures
09:30pour sauver le moins à Wall Street.
09:32Le S&P perdait jusqu'à aujourd'hui 0,4%
09:34sur ce mois de novembre.
09:36S'il rattrape cette baisse de 0,4% aujourd'hui,
09:38il repassera positif.
09:39Et alors, novembre constituerait
09:41un septième mois d'affilée de hausse
09:43pour le S&P 500.
09:44Ce serait une série historique.
09:464 heures pour sauver le moins, John.
09:48Comment vous sentez les forces en présence
09:49pour aborder cette toute dernière demi-séance,
09:52mais surtout la suite aux Etats-Unis ?
09:54Moi, je la sens bien, en fait, Guillaume.
09:56Je sais que je suis un éternel naïf et positif,
10:00mais je regarde le verre à moitié plein
10:02et puis le verre à moitié plein.
10:04Est-ce que vous regardez ce verre ?
10:06Si on fait un petit peu le bilan de novembre,
10:09parce que c'est le dernier jour du mois,
10:10on voit quand même que les entreprises du S&P 500,
10:13les entreprises relayées à l'intelligence artificielle
10:16qui tirent ou pas le S&P 500,
10:20ont publié des résultats qui étaient absolument extraordinaires.
10:24Si on regarde Nvidia,
10:25ils ont publié des résultats largement au-dessus du consensus
10:29par rapport aux prévisions de croissance, etc.
10:32Le titre avait perdu, on se souvient.
10:34Il avait commencé à plus 4 %,
10:37il avait perdu près de 3 % sur la séance.
10:40Eh bien, on est dans une situation où,
10:42un, on pense que la Réserve fédérale américaine
10:45va baisser les taux le 10 décembre.
10:47Le consensus est maintenant logé à plus de 80 %
10:50sur une baisse de taux.
10:51De deux, les acteurs de l'intelligence artificielle
10:56ont publié des résultats positifs.
10:58Et deux, trois, potentiellement,
11:01et on l'espère, je touche du bois en vous disant ça, Guillaume,
11:04eh bien, on espère qu'on pourrait avoir une détente sur l'Ukraine.
11:06Donc tout ça nous met en place pour,
11:09comme on en avait parlé hier,
11:11potentiellement un rallye de fin d'année
11:14et un rallye sur cette journée,
11:17sur cette demi-journée,
11:19sans liquidité,
11:20mais qui, avec ces bonnes nouvelles,
11:22eh bien, pourrait permettre au S&P 500,
11:25qui a besoin de grappiller juste 0,4 %,
11:27pour passer dans le vert.
11:30Alors, oui, j'y crois,
11:32et oui, je suis naïf,
11:33mais je pense que les données sont ici
11:36pour nous alimenter,
11:39eh bien, cette fin de l'année,
11:41malgré la volatilité ambiante,
11:43mais dans une situation
11:44qui est assez positive, je dirais,
11:48dans ces derniers jours de novembre
11:51et surtout de descente.
11:52Il y croit, John Plassard,
11:53et donc 4 heures,
11:54demi-séance aujourd'hui,
11:55qui durera 4 heures aux Etats-Unis,
11:57à Wall Street,
11:574 heures pour repasser positif
11:59sur le mois de novembre.
12:00Pour l'instant,
12:01il est à moins 0,4 %
12:02sur l'ensemble du mois,
12:03le S&P,
12:04c'est facilement rattrapable,
12:05à moins 0,4.
12:06Et si on efface cette petite baisse de 0,4 %,
12:09eh bien, le S&P finira par offrir
12:11un nouveau mois de hausse,
12:12le septième d'affilée,
12:13ce qui constituerait l'un des records historiques.
12:16Une dernière question sur la tech,
12:17quand même,
12:18les banques sont en pourparler
12:19pour prêter à OpenAI,
12:20mais alors prêter,
12:21pas un peu,
12:21beaucoup d'argent,
12:2238 milliards de dollars
12:23pour aider OpenAI
12:24à nourrir,
12:26à fournir,
12:26à bâtir ces data centers.
12:28C'est une information
12:28du Financial Times.
12:30Ouais, c'est fou.
12:31Vous avez dit 38 milliards,
12:32mais si on regarde
12:33un peu plus globalement,
12:35on voit que les partenaires
12:36d'OpenAI
12:37ont désormais
12:38près de 100 milliards
12:40de dollars de dettes,
12:41principalement pour financer
12:42ces fameux data centers
12:44dont vous parliez,
12:44des infrastructures nécessaires
12:46à la montée en puissance
12:48du modèle.
12:50Donc,
12:50on parle de
12:51Oracle,
12:52Web Software
12:53qui ont déjà emprunté
12:54plus de 30 milliards,
12:56tandis qu'on a
12:57d'autres entreprises
12:58qui,
13:00dont les calculs,
13:01dépendent de OpenAI
13:02pour rembourser
13:03environ 28 milliards
13:05de dollars
13:06de prêts existants.
13:07Qu'est-ce que ça veut dire
13:07très concrètement ?
13:09Ça veut dire qu'effectivement,
13:10on parie sur l'avenir,
13:11on parie sur la croissance
13:12de l'intelligence artificielle
13:14et on parie sur la croissance
13:16d'OpenAI.
13:17On n'oublie surtout pas
13:18de dire qu'il y a
13:20un tout jeune,
13:21il y a une tout jeune
13:23entreprise
13:23qui vient d'arriver,
13:24c'est Gemini.
13:25Le dernier modèle
13:26de Gemini,
13:26de Google,
13:27évidemment,
13:28alors j'exagère
13:29en disant qu'ils sont
13:30tout jeunes,
13:30mais il y a de la concurrence
13:32sur OpenAI.
13:33Donc,
13:33faire un petit peu attention
13:34parce qu'on a eu
13:35tous ces excès
13:36durant le mois de novembre,
13:38notamment sur les investissements
13:40et ce qu'on appelait
13:41investissements circulaires
13:43pour OpenAI,
13:45mais la concurrence
13:46arrive très très vite
13:47et notamment
13:48de la part de Google.
13:50Et Alphabet
13:51qui apprend son chemin aussi
13:51d'ailleurs aujourd'hui
13:52à plus 0,7%,
13:53la bifurcation,
13:54de plus en plus d'investisseurs
13:55qui choisissent Alphabet.
13:57Au mois de novembre,
13:58le titre a gagné 18%
13:59alors qu'Enviar
14:00recule de plus de 5%.
14:01Merci beaucoup
14:02de nous avoir accompagné
14:02aujourd'hui John.
14:03John Plassard,
14:04cité gestion.
14:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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