00:00On entre, messieurs, dans la data roue.
00:09Votre rendez-vous quotidien avec les meilleures data du monde, ils vont vous les livrer gratuitement.
00:15Rachid et Benoît, êtes-vous prêts ?
00:17Oui.
00:17Vous avez chacun une minute pour livrer une data forte.
00:20Rachid, votre chiffre, votre data, 11.
00:22Oui, alors 11, c'est le nombre de jours qu'il a suffi, fallu, ou S&P américain pour retrouver
00:29son niveau initial post-déclenchement de cette crise iranienne.
00:33C'est le délai de recouvrement probablement le plus rapide de l'histoire boursière.
00:39C'est mieux que l'année dernière après le Liberation Day.
00:42C'est mieux que quand on avait eu le Covid.
00:45Et pour nous, on peut trouver des raisons de dire que c'est normal, ça devait rebondir vite.
00:48Bah non, on trouve que ça va trop vite, on ne va pas revenir sur tout ce qu'on a
00:52dit depuis tout à l'heure, les taux d'intérêt, les incertitudes.
00:54Et ça, on le traduit chez nous, chez l'ouvre-banque privée, par globalement des positions où on a encore
01:01un peu de cash.
01:02Parce qu'on se dit quand même, même si on est constructif à moyen terme, sous réserve que ça se
01:05résolve du côté de Hormuz, qui vaille, qui vous faire attention.
01:09Ça va trop vite, voilà, ça va trop vite.
01:11Rachid, vous vous êtes montré généreux en data, là.
01:14Superbe data.
01:15À vous Benoît.
01:16Votre chiffre, moins 0,6%.
01:18Moins 0,6%, c'est à l'issue du T1 de 2026, la contribution de l'investissement hors tech à
01:25la croissance américaine.
01:27Ça veut dire quoi ?
01:28Ça veut dire qu'en fait, si vous retirez le secteur de la tech et les investissements dans la tech,
01:32en réalité, l'investissement se contracte aux Etats-Unis.
01:35Alors qu'on l'a évoqué, on a une économie qui est particulièrement stimulée par un déficit public et une
01:40politique fiscale particulièrement expansionniste.
01:43Donc ça, ça veut dire quoi concrètement pour les marchés ?
01:45C'est que justement, le moindre accident sur la destinée d'un seul secteur, et ça a été un peu
01:49le cœur de notre échange aujourd'hui,
01:51pourrait bien se répercuter non seulement sur les marchés financiers mondiaux, mais bien concrètement sur l'économie américaine.
01:58En gros, si la tech faiblit, c'est l'ensemble de l'économie américaine qui risque de trinquer.
02:03Oui, toute cette croissance américaine, elle est tirée et portée par la tech.
02:07Deux belles datas.
02:07Et pendant ce temps, l'Europe, elle avance quand même, l'Europe ou pas ?
02:09Elle est en retard sur les marchés, c'est vrai, on a toujours la tendance à l'avoir, pas en
02:12noir, mais en gris, l'Europe.
02:14Est-ce qu'au contraire, quand même, discrètement, comme ça, sous les radars, elle est en train de pousser ses
02:18pions,
02:19malgré tout, d'un point de vue économique, structurel aussi,
02:22une forme de quête de puissance qui est en train de commencer à se réaliser, Benoît ?
02:27Nous en sommes assez convaincus, justement, la réponse à ce que je viens d'évoquer à travers cette data,
02:31c'est de faire un effort de diversification, et justement, l'Europe est de nature à en bénéficier,
02:36même si, encore une fois, ce n'est pas forcément hyper enthousiasmant à long terme,
02:38ce n'est pas aussi brillant que l'attaque américaine.
02:42Ce n'est pas Las Vegas.
02:43Non, mais on a maîtrisé, on a regagné la maîtrise de l'inflation,
02:49alors que ça reste toujours un sujet aux Etats-Unis, qui est probablement l'un des sujets derrière les tensions
02:53sur les taux,
02:54qui pourrait être bien le facteur qui pourrait faire dérailler les marchés,
02:56c'est un peu moins vrai du côté de l'Europe, donc en relatif, ça nous semble relativement pertinent, toujours.
03:00Oui, voilà, intéressant.
03:01L'économie américaine, c'est un peu Las Vegas en ce moment, et l'économie européenne, c'est le Louvre,
03:05mais qui ça l'aura ?
03:06On adore le Louvre, on adore tellement qu'on l'a mis dans notre nom, mais...
03:10C'est vrai.
03:12Parce que c'est le patrimoine, c'est ça qui est important.
03:13Ce n'est pas du tout fait exprès.
03:16Mais c'est pour ça que nos clients, hier à Toulouse, je vous l'ai dit, ont une belle soirée
03:19patrimoniale,
03:20ils vous adorent, Guillaume, ils adorent BFM Business pour la pédagogie,
03:23et je les salue parce qu'il y avait une dentiste notamment qui vous adore, Isabelle,
03:27elle m'a demandé de vous saluer.
03:30Ah bah écoutez, un grand bonjour à Isabelle, alors je salue également.
03:33C'est donc elle qui nous écoute, je me demande toujours qui nous écoute, c'est donc elle.
03:36Voilà.
03:37On est ravis, elle vous écoute surtout, parce qu'elle vous suit quand vous passez.
03:39Merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés.
03:41Rachid Medjawi, Louvre Banque Privée, donc, et Benoît Peloual pour Natixis West Management.
Commentaires