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  • il y a 2 heures
Ce mercredi 20 mai, Rachid Medjaoui, directeur adjoint de la gestion privée chez Louvre Banque Privée, et Benoit Peloille, CIO chez Natixis Wealth Management, se sont penchés sur le temps qu'il faut pour que le S&P 500 retrouve son niveau d'avant la guerre en Iran, estimé à onze jours, ainsi que sur la contribution de l'investissement hors tech à la croissance américaine au T1 2026, évaluée à -0,06 %, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00On entre, messieurs, dans la data roue.
00:09Votre rendez-vous quotidien avec les meilleures data du monde, ils vont vous les livrer gratuitement.
00:15Rachid et Benoît, êtes-vous prêts ?
00:17Oui.
00:17Vous avez chacun une minute pour livrer une data forte.
00:20Rachid, votre chiffre, votre data, 11.
00:22Oui, alors 11, c'est le nombre de jours qu'il a suffi, fallu, ou S&P américain pour retrouver
00:29son niveau initial post-déclenchement de cette crise iranienne.
00:33C'est le délai de recouvrement probablement le plus rapide de l'histoire boursière.
00:39C'est mieux que l'année dernière après le Liberation Day.
00:42C'est mieux que quand on avait eu le Covid.
00:45Et pour nous, on peut trouver des raisons de dire que c'est normal, ça devait rebondir vite.
00:48Bah non, on trouve que ça va trop vite, on ne va pas revenir sur tout ce qu'on a
00:52dit depuis tout à l'heure, les taux d'intérêt, les incertitudes.
00:54Et ça, on le traduit chez nous, chez l'ouvre-banque privée, par globalement des positions où on a encore
01:01un peu de cash.
01:02Parce qu'on se dit quand même, même si on est constructif à moyen terme, sous réserve que ça se
01:05résolve du côté de Hormuz, qui vaille, qui vous faire attention.
01:09Ça va trop vite, voilà, ça va trop vite.
01:11Rachid, vous vous êtes montré généreux en data, là.
01:14Superbe data.
01:15À vous Benoît.
01:16Votre chiffre, moins 0,6%.
01:18Moins 0,6%, c'est à l'issue du T1 de 2026, la contribution de l'investissement hors tech à
01:25la croissance américaine.
01:27Ça veut dire quoi ?
01:28Ça veut dire qu'en fait, si vous retirez le secteur de la tech et les investissements dans la tech,
01:32en réalité, l'investissement se contracte aux Etats-Unis.
01:35Alors qu'on l'a évoqué, on a une économie qui est particulièrement stimulée par un déficit public et une
01:40politique fiscale particulièrement expansionniste.
01:43Donc ça, ça veut dire quoi concrètement pour les marchés ?
01:45C'est que justement, le moindre accident sur la destinée d'un seul secteur, et ça a été un peu
01:49le cœur de notre échange aujourd'hui,
01:51pourrait bien se répercuter non seulement sur les marchés financiers mondiaux, mais bien concrètement sur l'économie américaine.
01:58En gros, si la tech faiblit, c'est l'ensemble de l'économie américaine qui risque de trinquer.
02:03Oui, toute cette croissance américaine, elle est tirée et portée par la tech.
02:07Deux belles datas.
02:07Et pendant ce temps, l'Europe, elle avance quand même, l'Europe ou pas ?
02:09Elle est en retard sur les marchés, c'est vrai, on a toujours la tendance à l'avoir, pas en
02:12noir, mais en gris, l'Europe.
02:14Est-ce qu'au contraire, quand même, discrètement, comme ça, sous les radars, elle est en train de pousser ses
02:18pions,
02:19malgré tout, d'un point de vue économique, structurel aussi,
02:22une forme de quête de puissance qui est en train de commencer à se réaliser, Benoît ?
02:27Nous en sommes assez convaincus, justement, la réponse à ce que je viens d'évoquer à travers cette data,
02:31c'est de faire un effort de diversification, et justement, l'Europe est de nature à en bénéficier,
02:36même si, encore une fois, ce n'est pas forcément hyper enthousiasmant à long terme,
02:38ce n'est pas aussi brillant que l'attaque américaine.
02:42Ce n'est pas Las Vegas.
02:43Non, mais on a maîtrisé, on a regagné la maîtrise de l'inflation,
02:49alors que ça reste toujours un sujet aux Etats-Unis, qui est probablement l'un des sujets derrière les tensions
02:53sur les taux,
02:54qui pourrait être bien le facteur qui pourrait faire dérailler les marchés,
02:56c'est un peu moins vrai du côté de l'Europe, donc en relatif, ça nous semble relativement pertinent, toujours.
03:00Oui, voilà, intéressant.
03:01L'économie américaine, c'est un peu Las Vegas en ce moment, et l'économie européenne, c'est le Louvre,
03:05mais qui ça l'aura ?
03:06On adore le Louvre, on adore tellement qu'on l'a mis dans notre nom, mais...
03:10C'est vrai.
03:12Parce que c'est le patrimoine, c'est ça qui est important.
03:13Ce n'est pas du tout fait exprès.
03:16Mais c'est pour ça que nos clients, hier à Toulouse, je vous l'ai dit, ont une belle soirée
03:19patrimoniale,
03:20ils vous adorent, Guillaume, ils adorent BFM Business pour la pédagogie,
03:23et je les salue parce qu'il y avait une dentiste notamment qui vous adore, Isabelle,
03:27elle m'a demandé de vous saluer.
03:30Ah bah écoutez, un grand bonjour à Isabelle, alors je salue également.
03:33C'est donc elle qui nous écoute, je me demande toujours qui nous écoute, c'est donc elle.
03:36Voilà.
03:37On est ravis, elle vous écoute surtout, parce qu'elle vous suit quand vous passez.
03:39Merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés.
03:41Rachid Medjawi, Louvre Banque Privée, donc, et Benoît Peloual pour Natixis West Management.
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