- il y a 9 heures
Ce mardi 19 mai, Gaël Sliman, président d'Odoxa, et Marc Trilling, président et CEO de Saegus, se sont penchés sur les inquiétudes que suscite l'IA sur le plan professionnel, sur les bénéfices que les salariés y voient, ainsi que sur les formations qui s'y rapportent en entreprise, dans l'émission Tech&Co Business présentée par Frédéric Simottel. Tech&Co Business est à voir ou écouter le mardi sur BFM Business.
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00:01Tech & Co-Business, le débat.
00:05Allez, on poursuit Tech & Co-Business avec notre débat sur les cadres qui sont inquiets de l'impact de
00:10l'IA sur leur métier.
00:11On va en parler à partir de ce sondage Odoxa.
00:13Vous savez, on se voit régulièrement avec Odoxa pour interroger.
00:16Alors, ce qui est intéressant, c'est à la fois un panel de français, mais aussi à la fois un
00:20panel de vous,
00:23techniciens de l'IT, professionnels de l'IT de l'IA.
00:27On vous interroge aussi dans ce même panel, on vous pose les mêmes questions.
00:30Et on va en parler et analyser tout ça avec Gaëlle Siman, président de Odoxa.
00:34Bonjour.
00:34Bonjour Gaëlle, merci d'être avec nous.
00:35Et Marc Trilling, président et CEO de Ségus.
00:38Bonjour Marc, merci d'être avec nous.
00:41Gaëlle, alors l'IA suscite de fortes inquiétudes pour l'emploi.
00:43Les salariés voient quand même des bénéfices à l'IA, mais ils attendent qu'entreprises et institutions les accompagnent davantage.
00:48Voilà un peu résumé globalement, mais on va rentrer dans le détail.
00:52Deux questions posées aux Français et aux professionnels de l'info, enfin de la tech.
00:56L'IA va détruire ? L'IA, selon vous, est-ce que l'IA va détruire ou créer plus d
01:01'emplois ?
01:02Et puis une deuxième question, vous-même, craignez-vous que votre métier soit remplacé par l'IA ?
01:07Oui, il y a le macro, il y a le micro comme toujours.
01:09Et au niveau macro, il y a un consensus malheureusement, un consensus dans la tristesse ou le pessimisme,
01:15puisque les trois quarts des Français, à peu près autant de salariés,
01:18et presque autant, 70% des super pros de la tech, ceux qui sont au quotidien,
01:23qui connaissent l'outil et qui l'aiment et qui l'apprécient, nous disent
01:26« Bah oui, on ne va pas être dans du Schumpeter cette fois,
01:29il y aura davantage d'emplois détruits que créés avec l'intelligence artificielle ».
01:35Ça, c'est au niveau macro.
01:37Bon, à la limite, on pourrait, c'est souvent le cas d'ailleurs,
01:39expliquer que c'est la panique au global, mais que soi-même, on va s'en sortir.
01:43Mais au niveau personnel, on a peur aussi.
01:45La seconde question que vous évoquez, Frédéric,
01:47quand on demande à ces mêmes populations s'ils craignent que leur métier
01:50soit remplacé par une IA ou un robot,
01:54eh bien, on a près d'une personne sur deux au sein des salariés qui nous dit oui, 45%.
01:59Oui, en partie, mais t'as joué.
02:00Mais surtout, chez les cadres, chez l'école Blanc, on est à plus de 60%.
02:06Et les pros de la tech, donc ceux qui sont vraiment dedans,
02:09eux, c'est encore pire, ils sont 72% à nous dire
02:12que soit une grande partie de leurs tâches,
02:14soit l'intégralité de leur métier sera remplacée
02:16par une intelligence artificielle à l'avenir.
02:19Donc, on est dans cette situation changeante
02:23par rapport aux précédentes révolutions industrielles,
02:25où on ne voit pas de destruction créatrice pour le moment,
02:27et où en plus, ceux qui ont l'impression
02:29qu'ils seront les plus victimes de cette révolution industrielle
02:32sont les gens qui occupent les fonctions les plus sachantes,
02:35les plus expertes, les plus diplômées.
02:37Alors, ça rejoint, j'ai vu ce matin sur X,
02:40Moustapha Souleymane, qui est le patron de l'IA chez Microsoft,
02:42qui dit que tous les cols blancs seront remplacés sous 18 mois.
02:46Et on avait une autre étude, on avait fait une étude aussi
02:48il y a quelques temps, c'était un rapport,
02:51qui avait dit, alors je ne sais plus la source,
02:53mais qui disait qu'en gros, si vous regardez l'ensemble de vos tâches
02:55que vous faites dans la semaine, dans la journée, dans le mois,
02:58si 30% peuvent être automatisés, remplacés par l'IA,
03:01là, votre métier est sans doute en danger.
03:04Marc ?
03:04Alors, Frédéric, on va apporter un petit peu de nuance,
03:07parce que Schumpeter n'a pas tout à fait tort,
03:09mais ce qu'il faut rappeler sur Schumpeter,
03:10c'est qu'il y a quand même deux conditions.
03:12Il y a la transférabilité de la compétence
03:14et le délai pour y arriver.
03:16On dit différemment, si aujourd'hui, vous avez un comptable
03:18qui se fait automatiser 60% de ses tâches,
03:22est-ce que ce comptable-là,
03:23il va pouvoir se transformer rapidement
03:25en ingénieur des opérations de machine learning ?
03:27Est-ce qu'il va pouvoir le faire aussi vite
03:29que son job a été remplacé,
03:30que ses 60% de tâches ont été automatisées ?
03:33Vraisemblablement, pas forcément.
03:34Pour autant, s'il y a une asymétrie constatée
03:37dans le remplacement des jobs,
03:39il y a quand même certains secteurs
03:41qui sont en demande de services complémentaires,
03:43dont par exemple l'éducation,
03:45sur du tutorat individualisé,
03:47on le sait sur le domaine de la santé,
03:49où on a besoin de temps médical,
03:51mais également, évidemment, sur l'industrie
03:53et toute la maintenance et les opérations prédictives,
03:55c'est des demandes,
03:56c'est du temps d'humains libérés,
03:59remis à disposition.
04:00Encore une fois, la question est plutôt le tempo
04:02que le vrai remplacement de l'emploi.
04:05Alors, autre question, Gaël,
04:07posée aux Français,
04:10et à la fois aux professionnels
04:11des technologies du numérique et d'innovation,
04:14c'est à propos de l'IA, diriez-vous,
04:16alors que vous êtes impressionné,
04:17qu'elle va révolutionner le monde du travail,
04:19que vous êtes à l'aise avec cette nouvelle technologie ?
04:21Et ça, ça nous dit quelque chose,
04:23c'est une dualité,
04:26une pensée complexe macronienne
04:28chez les Français et les pros de l'IA,
04:30c'est-à-dire qu'ils nous disent,
04:31ça va me piquer mon job, pour faire simple,
04:33mais ils nous disent en même temps,
04:34mais c'est absolument génial.
04:36C'est-à-dire qu'une fois qu'on y a touché,
04:38une fois qu'on a travaillé avec,
04:40c'est quasiment impossible, en réalité,
04:42de s'en passer.
04:42Bon, d'abord, on a d'autres indicateurs
04:45qui nous montrent de manière récurrente
04:46qu'on pense que c'est le sens de l'histoire,
04:47qu'on ne peut rien y faire,
04:48qu'il faut bien s'y adapter,
04:50mais quand vous avez les deux tiers des Français
04:52et la quasi-totalité des pros de la tech
04:54qui vous disent,
04:54ça va révolutionner le monde du travail,
04:57on est très impressionné par ce que peut faire l'IA,
05:00et bien évidemment,
05:01ça veut dire qu'il se passe quelque chose.
05:04Ce qui est plus intéressant,
05:06c'est que si les gens arrivent à être assez à l'aise
05:08avec ces technologies,
05:09ceux qui les utilisent le plus,
05:10c'est plus d'un sur deux,
05:10et puis dans la...
05:11Mais ils nous disent que,
05:12pour ce qui est d'être à jour,
05:15update,
05:16de parvenir à suivre les évolutions,
05:18là, il y a plus de boulot,
05:20à la fois les salariés nous disent ça,
05:22ils sont une majorité à le dire,
05:24mais même les pros de la tech
05:26sont près de 4 sur 10
05:27à nous dire,
05:28j'aurais bien besoin d'être update régulièrement
05:30et de me sentir toujours à jour.
05:32Comme c'est régulièrement,
05:33c'est peut-être tous les jours.
05:35Et après,
05:35on va retrouver ce que disait Marc
05:36sur le tempo,
05:37sur ces sujets de la formation.
05:39Oui,
05:39parce que le souci aujourd'hui,
05:40par rapport à ce qu'on disait tout à l'heure
05:41sur d'autres révolutions industrielles
05:43que l'on a connues,
05:43c'est la vitesse.
05:45Avant,
05:45le temps que le train arrive,
05:46partout dans les campagnes,
05:47le temps que l'électricité arrive,
05:49je ne vais pas toutes les faire.
05:50On a eu le temps,
05:51même Internet,
05:52Internet,
05:52ça a mis 20,
05:5225 ans,
05:53le e-commerce,
05:54etc.
05:54Là, par contre,
05:55en quelques chat-GPT,
05:58c'était novembre 2022.
05:59C'est exactement ça,
06:0188% quand même,
06:0288% des pros de la tech
06:03disent que ça va révolutionner
06:05le monde du travail.
06:06En même temps,
06:06et c'est le parallèle important,
06:07je trouve,
06:08dans cette étude,
06:08on a moins d'un cadre sur deux
06:10qui dit qu'il se sent à jour.
06:12Mais vous vous rendez compte,
06:13la gageur que c'est aujourd'hui
06:14d'être à jour sur l'IA,
06:14je ne sais même pas si c'est faisable,
06:16tant qu'il faut à la fois étudier,
06:18observer,
06:19sélectionner,
06:19former,
06:20c'est autant potentiellement de freins
06:22au sentiment
06:23de devoir potentiellement
06:25être à jour aujourd'hui.
06:26Et même nous,
06:27experts de l'IA,
06:28on découvre des choses tous les jours.
06:30On fait aujourd'hui des projets
06:31qu'on aurait fait différemment
06:32il y a un mois,
06:33tellement l'IA va à une vitesse
06:34absolument incroyable.
06:35Donc l'agilité
06:36et le sens tactique
06:37sont extrêmement demandés
06:39en ce moment.
06:40– D'ailleurs,
06:40je ne vous ai pas posé la question,
06:41mais dans vos métiers,
06:43métiers de,
06:44alors je mets ça sondeur,
06:45le mot n'est pas beau,
06:46mais voilà,
06:47au moins on sait ce que ça veut dire,
06:48et dans le métier de consultant,
06:50est-ce que justement,
06:51on se dit,
06:52tiens,
06:52dans notre métier,
06:53alors l'IA va accélérer tout ça,
06:54mais est-ce que l'IA peut remplacer ?
06:57– Alors,
06:59l'accélération,
06:59elle est spectaculaire
07:00dans nos métiers,
07:01l'usage aussi,
07:02dans le métier des études
07:03et des études
07:04et des sondages.
07:04– On va analyser les chiffres
07:05beaucoup plus.
07:05– Dans les études sondages,
07:06vous pouvez,
07:07on a monté des IA
07:10qui nous appartiennent
07:12et qu'on développe,
07:14qu'on incrémente
07:16en sondages
07:17et en analyses
07:18que nous réalisons
07:18qui nous permettent
07:19d'avoir d'abord
07:20au niveau base de données
07:21de pouvoir retrouver
07:21des choses très rapidement
07:23et puis au niveau de l'analyse,
07:24d'avoir des analyses
07:25qui sortent très rapidement.
07:26Mais,
07:27il y a un élément
07:27qui est particulier,
07:28c'est ce qu'on fait là,
07:29c'est-à-dire,
07:30que ce soit ici dans les médias
07:31ou chez des clients,
07:33c'est à un moment
07:34presque parti pris,
07:35la subjectivité humaine
07:37consistant à se dire
07:39j'ai les cinq chiffres
07:40intéressants de l'étude
07:41mais c'est ce chiffre-là
07:42que je pense mettre
07:43davantage en avant
07:44parce qu'il raconte
07:45quelque chose
07:46et ça,
07:47on n'en est pas encore
07:48tout à fait là
07:48au niveau de l'IA.
07:49– Marc ?
07:50– Alors,
07:51nous,
07:51ça a changé beaucoup de choses.
07:52sans être technologique
07:53et trop optimiste,
07:56on a la conviction
07:57assez chevillée au corps
07:58et plus on avance
07:59dans le temps avec l'IA,
08:00plus on s'en rend compte
08:01que c'est peut-être
08:01la première technologie
08:02qui va nous éloigner
08:03un petit peu de nos écrans
08:05et de nous redonner
08:06du sens humain.
08:07Nous, par exemple,
08:07aujourd'hui,
08:08au moment où je vous parle,
08:09j'ai des agents
08:09qui font une partie
08:10de mon travail.
08:11Alors,
08:11c'est des agents
08:11et puis en fait,
08:12c'est des orchestrateurs
08:13d'agents
08:13qui ont compris
08:14ce que je faisais,
08:14qui sont nourris
08:15avec un cerveau
08:15et qui vont pouvoir
08:16faire de la production
08:18là où moi,
08:19je vais avoir plus de sens
08:20à me concentrer
08:20sur les relations humaines,
08:22le pilotage du cabinet
08:23ou son développement,
08:24l'intelligence émotionnelle,
08:26l'intelligence collective.
08:27Encore une fois,
08:28à court terme,
08:28l'IA ne va pas encore
08:29nous remplacer là-dessus
08:30et n'oublions pas
08:30une chose,
08:30messieurs,
08:31c'est que sans humain,
08:32l'IA ne va pas nous servir
08:32à grand-chose.
08:33Et alors,
08:34justement,
08:36ça m'a surpris
08:37cette question.
08:37Selon vous,
08:38donc autre question
08:39posée à la fois
08:40des Français,
08:40je le rappelle,
08:41et à la fois
08:41à les professionnels
08:42des technos,
08:43du numérique
08:43et de l'innovation,
08:44selon vous,
08:45le gain de temps,
08:46la productivité
08:46apportée par l'IRA
08:47aura-t-il des conséquences
08:49pour les salariés ?
08:51Avec des conséquences
08:53positives et négatives
08:54que l'on a testées
08:55et on voit
08:56plein de conséquences
08:57positives.
08:58La réduction
08:59de son temps de travail,
09:01le fait de pouvoir
09:01consacrer davantage de temps
09:02en relation avec ses collègues,
09:04le fait de pouvoir
09:04faire un travail
09:05plus intéressant,
09:05c'est quand même
09:06bien cité.
09:07Mais ce qui est
09:07le plus cité,
09:08c'est une conséquence
09:10réciproque,
09:10en balance,
09:11plus négative,
09:12qui est qu'on devient
09:15des toxicos
09:16avec l'IA.
09:16On devient
09:17complètement dépendant.
09:18Et ça devient
09:19très compliqué.
09:20Les gens en ont conscience,
09:21et y compris plus encore
09:22les pros de la tech,
09:23qu'une fois qu'on a été
09:25accoutumé à ça,
09:26si on vous retire
09:27votre IA en vous disant
09:27maintenant débrouille-toi
09:28tout seul,
09:29marque,
09:30fais tes recherches seul,
09:31tous les agents IA
09:32que tu utilises,
09:33c'est toi qui va le faire
09:35et plus haut,
09:36ça devient injouable.
09:37Les gens qui ont besoin
09:38de l'IA,
09:38qui les accompagnent
09:39pour écrire des mails,
09:40pour écrire des synthèses,
09:41si vous leur retirez l'IA,
09:43ça devient extrêmement compliqué
09:44et c'est exactement
09:45ce que nous décrivent
09:45les personnes interrogées
09:46dans le sondage.
09:47On le voit aujourd'hui.
09:49En plus,
09:50quand on dit l'IA,
09:51c'est les IA,
09:51parce qu'ils utilisent
09:53les Anthropik,
09:54les OpenAI,
09:55les Google Gemini,
09:55les Mistral,
09:56etc.
09:57Marc ?
09:57Sur l'étude,
09:58je vais prendre aussi
09:59le contre-pied,
10:00bien que je sois d'accord
10:01la plupart du temps
10:01avec Gaëlle,
10:03mais ce n'est que mon opinion.
10:04Aujourd'hui,
10:04on a tendance à voir
10:05notre dépendance,
10:06mais vous êtes dépendant
10:07d'un accès Internet aujourd'hui,
10:08vous êtes dépendant
10:08de votre smartphone
10:09pour faire votre travail aujourd'hui.
10:10Vous le faites
10:11avec des technologies
10:12qu'il y a encore 20 ans peut-être
10:14considérées comme étant
10:14tout à fait innovantes.
10:16L'IA,
10:16ce n'est pas un outil.
10:17L'IA,
10:17c'est un nouveau standard
10:18et il va falloir
10:19qu'on apprenne
10:20aujourd'hui à fonctionner avec.
10:22Quelques-uns de mes clients
10:22aujourd'hui
10:23se sont retrouvés
10:24en difficulté
10:26quand je leur ai posé
10:26la question
10:26« Quel est votre concurrent
10:28le plus dangereux
10:29aujourd'hui ? »
10:30Et la réalité,
10:31c'est qu'il n'existe pas encore.
10:32Il n'existe pas le concurrent.
10:34Donc,
10:34quand vous me dites
10:35que vous faites
10:35une transformation par l'IA
10:36en agrégeant des copilots
10:38sur des process
10:38qui ont 10 ans,
10:39forcément,
10:40ça ne fonctionne pas.
10:41Forcément,
10:41on n'a pas l'impact
10:42qu'on voulait.
10:42On doit forcément réinventer.
10:43Et pour se reposer
10:44la question
10:44de ce que doit être
10:45mon métier
10:45et ma finalité,
10:46l'humain a toute sa place là.
10:49Bon,
10:49voilà.
10:50Grand confiance encore
10:51en l'humain
10:51chez Marc Trilling.
10:53Dernière question
10:54posée donc à la fois
10:55aux Français
10:55et aux professionnels
10:56des technos
10:57et du numérique.
10:58Pensez-vous que l'IA,
10:59alors,
11:00voilà,
11:00c'est ça,
11:00les employés
11:01ne sont pas assez formés,
11:02il n'y a pas assez
11:03d'investissement en France
11:04en Europe,
11:04c'est ça ?
11:05Si je résume très rapidement.
11:06Alors oui,
11:07il y a deux grands éléments.
11:09Un,
11:10la capacité de la France
11:11et l'Europe
11:12à investir suffisamment
11:13dans le développement
11:14de l'IA
11:14et des entreprises françaises
11:16à pouvoir
11:17s'adapter rapidement
11:18et suffisamment bien
11:20à cette technologie.
11:21Dans les deux cas,
11:22on a une très large
11:22majorité de Français,
11:24on le voit à l'écran,
11:25et de pros de la tech
11:27qui nous disent
11:28n'y êtes,
11:29c'est pas le cas.
11:29Et puis,
11:30il y a un autre élément
11:31qui est l'élément
11:32de la formation.
11:34Est-ce que les entreprises,
11:35elles forment suffisamment
11:36leurs salariés à l'IA ?
11:37Et là,
11:38on a les trois quarts
11:39des salariés français
11:40qui nous disent non
11:41et on a plus de huit
11:44personnes sur dix
11:44qui nous disent non
11:45chez les professionnels
11:46de la tech et du numérique.
11:47Donc,
11:47il y a ce double enjeu
11:48à la fois macro
11:49ou européen.
11:50Alors que tous les grands comptes
11:50qui défilent ici
11:51nous disent toujours
11:51nous on forme
11:52tous nos salariés
11:53et tout ça,
11:53mais je pense qu'on oublie
11:54tellement vite
11:55ce qu'on a appris
11:56au quotidien.
11:57Exactement,
11:57mais là-dessus,
11:58Marc,
11:59il faut être formé
12:00à chaque minute presque.
12:02Mais c'est même
12:02le terme de la formation
12:03qui pose un problème
12:04puisque en fait,
12:05on réapplique
12:06à l'intelligence artificielle
12:07ou à la formation
12:08de l'intelligence artificielle
12:09des leviers qu'on a utilisés
12:10dans les formations traditionnelles.
12:11Ça ne fonctionne pas.
12:12Ce que vous utilisez aujourd'hui,
12:15ce à quoi vous avez accès
12:16sera vraisemblablement
12:17différent demain.
12:18Donc,
12:18il y a une couche d'abstraction
12:19déjà à avoir.
12:19Et surtout,
12:20il faut s'assurer
12:21que les formés,
12:21nous on a pris
12:22tous nos livrables,
12:23on les a tous mis à la poubelle,
12:24on est reparti
12:24sur des nouveaux formats
12:25de formation
12:26pour que précisément
12:27on s'assure
12:28que les personnes
12:28que nous formons,
12:30elles disposent
12:30en sortant de la formation
12:32des moyens
12:32de continuer
12:33l'expérience
12:34qu'on a commencé
12:35à amorcer.
12:35Un grand groupe
12:36aujourd'hui
12:39est-ce qu'il faut prendre
12:39des souscriptions
12:40Anthropik à OpenAI ?
12:41L'année dernière,
12:42c'était full OpenAI,
12:43full Microsoft aujourd'hui.
12:45Aujourd'hui sur Anthropik,
12:46est-ce qu'on paye la licence
12:46100 euros par utilisateur
12:48par mois ?
12:49Est-ce qu'on va le faire aujourd'hui ?
12:50J'ai un budget
12:50qui est quand même limité.
12:51Comment est-ce que je fais
12:52quand je suis un grand groupe ?
12:53Et donc derrière,
12:54quelle application de formation
12:55je peux avoir concrètement
12:56pour mes salariés ?
12:57Donc,
12:58ils sont tous,
12:58et vous avez raison Frédéric,
13:00tous nos clients
13:00forment aujourd'hui à l'IA.
13:01La vraie question,
13:02c'est est-ce qu'on forme
13:02de façon efficace à l'IA
13:03pour que ça dure dans le temps ?
13:05C'est ça le souci,
13:06et d'ailleurs,
13:06c'est ce que l'on voit
13:07quand on dit
13:07les échecs des projets IA,
13:09c'est souvent que les gens,
13:11très rapidement,
13:11ils retombent
13:12dans leurs vieilles habitudes.
13:13Il n'y a que ceux
13:14qui ont vite saisi
13:16les gains qu'ils pouvaient avoir
13:18qu'ils s'en saisissent.
13:20En tout cas,
13:20je vous conseille
13:22de retrouver,
13:23on retrouve ça
13:23sur le site d'Odoxa.
13:25Vous avez ça
13:26avec Saegus
13:27sur le site d'Odoxa
13:28et sur le site de BFM
13:31et sur celui de stratégie
13:32qui sont les partenaires.
13:33Et je vous conseille
13:33parce que c'est des chiffres
13:34qui peuvent vraiment
13:35beaucoup vous aider
13:37pour accompagner un peu
13:38votre réflexion
13:38auprès de votre direction
13:39notamment sur l'IA.
13:42Merci à tous les deux,
13:43Marc Trilling,
13:43président et CEO de SIGUS,
13:44d'avoir accompagné
13:45et commenté ces chiffres
13:47et Gaël Siman,
13:47président d'Odoxa,
13:48pour cette étude
13:49qui est intéressante,
13:50je le rappelle à la fois
13:51parce qu'on s'intéresse
13:52aux salariés
13:52et on interroge aussi
13:53les professionnels du numérique
13:55et de l'innovation.
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