- il y a 10 heures
Ce mardi 19 mai, Frédéric Simottel a reçu Florian Delezenne, chef de l'Opérateur de produits interministériels de la DINUM, Gaël Sliman, président d'Odoxa, Marc Trilling, président & CEO de Saegus, Damien Garros, cofondateur et CEO de OpsMill, Vincent Champain, président de l'Observatoire du Long Terme, patron du digital chez Framatome, et Alain Goudey, directeur général adjoint de Neoma Business School, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez-la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:05BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale, Frédéric Simotel.
00:13Bonjour et bienvenue dans Tech & Co Business, nous sommes ensemble pendant une heure sur BFM Business.
00:18On va démarrer, tiens, avec la DINUM, la direction interministérielle du numérique,
00:21savoir où elle en est de cette réforme numérique de l'État.
00:25On aura l'un de ses représentants avec nous, on enchaînera avec notre sondage Odoxa du mois.
00:30Les cadres sont inquiets sur l'impact de l'IA sur leur métier, on en parlera avec nos experts.
00:35Et puis deuxième partie de l'émission, la start-up Ops 1000 qui lève 12 millions d'euros,
00:40colonne vertébrale des infrastructures pilotées par l'IA.
00:43On va découvrir tout ça avec son fondateur.
00:45Et puis notre décryptage IA, nous aurons deux débriefeurs aujourd'hui,
00:48beaucoup de choses à raconter, qu'est-ce qui se passe autour d'OpenEI.
00:50Et puis tiens, on reviendra sur l'audition en commission parlementaire de Arthur Mench,
00:56le président et fondateur de Mistral et IA.
00:58Allez, Tech & Co-Business, on est ensemble pendant une heure, c'est parti !
01:03Tech & Co-Business, l'invité.
01:08Allez, on démarre avec notre invité Florian Deleuzen, bonjour.
01:10Bonjour.
01:11Merci d'être avec nous, vous êtes chef de l'opérateur de produits interministériels à la DINUM,
01:15c'est la direction interministérielle du numérique.
01:17On peut dire que c'est la DSI de l'État ?
01:20C'est un raccourci qu'on fait.
01:21Oui, voilà.
01:22Mais au moins, pour comprendre un peu où vous vous situez.
01:24Alors, on est en plein dans l'actualité, parce que Sébastien Lecornu,
01:27dans le climat, cybersécurité, aujourd'hui, IA dit qu'il fallait être beaucoup plus efficace.
01:32Alors, on a parlé à un moment de la fusion entre la DINUM et la DITP.
01:36Finalement, on sent que ça va plutôt être une répartition des tâches.
01:39Justement, revenons sur la DINUM, Direction Interministérielle du Numérique,
01:45qui s'occupe en gros des architectures, des systèmes d'information de l'État.
01:48C'est quoi son rôle exactement, pour ceux qui nous suivent ?
01:52Voilà, ils ont ce rôle, ce chapeau d'essai de l'État,
01:55mais savoir qu'est-ce que vous faites au quotidien ?
01:57Il y a eu plusieurs rôles en fonction des temporalités de la DINUM.
02:01Historiquement, c'est plutôt une mission d'audit des grands projets de l'État
02:04qui a été mis en place au sein de ce qu'on appelait la DISIC à l'époque.
02:08Puis, progressivement, avec les nouvelles évolutions qui arrivent,
02:12par exemple, dans la donnée en 2013, on a lancé le portail Data.Gouv sur l'Open Data.
02:16Là, on a commencé à opérer de plus en plus de systèmes,
02:18notamment un des systèmes les plus importants de l'État,
02:21qui est le réseau interministériel de l'État, donc le RIE.
02:23Et on a, comme ça, eu un peu une deuxième frange de la DINUM,
02:27qui est ces deux opérateurs, donc l'opérateur interministériel de produits
02:30tels que France Connect, Data.Gouv,
02:32on commence à les connaître en interministériel.
02:35Et puis, le réseau interministériel de l'État.
02:37Donc, on a la moitié des agents, en gros,
02:39qui sont sur l'accompagnement des autres ministères,
02:41la sécurisation des grands projets,
02:43et l'autre moitié qui opère des systèmes d'information plutôt critiques.
02:46Après, il y a une certaine...
02:47Alors, ça changera peut-être, justement,
02:49mais il y a une certaine autonomie de chacun des ministères.
02:51Vous agistez en accompagnement, en conseil,
02:54peut-être en coordination, parfois, entre deux ministères.
02:56Et en audit.
02:57Et en audit, en blocage.
02:59Et en audit important.
02:59Alors, justement, vous travaillez, j'imagine, sur tout ce qui est cloud.
03:04On va revenir sur la doctrine cloud que vous aviez sorti.
03:06C'était en 2021.
03:07Il y a eu pas mal d'aménagements depuis.
03:09Sous toute la partie données, la partie grands projets,
03:12les produits industriels, c'est ça l'idée ?
03:14Produits interministériels, voilà.
03:15C'est un peu le regroupement.
03:17Par exemple, France Connect,
03:17ce n'est pas nous qui opérons l'identité.
03:19Ça, c'est encore la plateforme des impôts,
03:21Amélie, avec son identification à elle.
03:23Par contre, France Connect, c'est opéré par l'Adinum.
03:25C'est branché sur le répertoire INSEE.
03:27Donc, on sait si la personne existe vraiment, si elle est morte.
03:30Et nous, on regroupe tous ces systèmes d'information
03:33qui sont opérés à l'ADG FIB dans les ministères.
03:35Et on en fait une passerelle, une plateforme
03:37pour le reste de l'administration.
03:39Mais aussi, des fois, pour le privé.
03:40France Connect est ouverte, par exemple, au privé.
03:42C'est combien de personnes aujourd'hui, l'Adinum ?
03:45250.
03:45250.
03:46Alors, justement, parce qu'on va rentrer.
03:48Évidemment, vous évoluez.
03:49Je parlais de cette doctrine cloud qui date de 2021.
03:51Mais ça évolue sans cesse.
03:53Là, il y a une...
03:54Alors, ce n'est pas une feuille de route.
03:55C'est peut-être un nouveau programme qui a été discuté
03:57le 8 avril 2026 en séminaire interministériel.
04:00Migration vers l'open source,
04:02le déploiement d'outils collaboratifs souverains,
04:05des plans ministériels obligatoires.
04:07On sent qu'il y a un vrai élan de souveraineté
04:11qui est aujourd'hui donné par l'Adinum, par le gouvernement.
04:15Oui.
04:15Depuis un petit moment, déjà, l'Adinum essayait de piloter ça.
04:19Vous l'avez dit, depuis 2021, avec la doctrine cloud
04:21qui essayait justement de redonner des capacités de cloud
04:24ou au moins un fléchage de la commande publique vers les industriels.
04:28On voit que la commande cloud, aujourd'hui, qu'on pilote à l'Adinum
04:30avec un marché interministral, c'est 230 millions d'euros depuis 2020.
04:34Donc, ce n'est quand même pas rien.
04:35Il y a eu une forte augmentation, notamment au niveau de l'État,
04:37qui commande 90% de ses prestations auprès de prestataires européens,
04:41majoritairement français.
04:42Et Secnum Cloud, ça a été aussi l'instauration...
04:44Ça, on ne le sait pas assez, parce que souvent, on a l'impression...
04:46Non, on dit souvent qu'on achète...
04:48Dès qu'on parle de Windows, on se dit ça,
04:50il y a Windows dans un ministère, ça suit,
04:51mais c'est 90%, oui, c'est ça.
04:5380% sur le cloud, donc toutes les infrastructures d'hébergement,
04:56pas forcément encore les postes de travail.
04:58Justement, c'est ça qui a été mis en place le 8 avril,
05:00c'est de se dire, bon, on a commencé à traiter ce sujet du cloud,
05:03on n'est pas encore arrivé, on a encore beaucoup de choses à faire,
05:06mais on a d'autres axes qui commencent à être problématiques,
05:09parce qu'il y a des augmentations de licences à répétition,
05:11un peu une perte d'autonomie et donc de souveraineté
05:14de l'État français sur ses choix,
05:16parce que des fois, on a fait un investissement de plusieurs années
05:18sur un système d'information qui est critique pour le versement d'une allocation,
05:22et en changer, ce n'est pas évident, ça se planifie,
05:25et c'est mieux quand on y va tous ensemble.
05:26Donc ce qu'on a essayé de faire le 8 avril,
05:27c'est de mettre tous les ministères face à des gens qui sont un peu précurseurs,
05:32donc on a vu l'URSSAF qui nous a montré
05:34comment elle a réussi à quitter une dépendance américaine
05:36pour passer sur une autre, sur une alternative,
05:39et pour essayer de susciter comme ça chez les ministères
05:41l'envie de reproduire ça chez lui,
05:44et ensuite une feuille de route un peu collaborative,
05:45donc de tous les ministères, sur ces différents aspects qu'on a.
05:49Le but, ce n'est pas d'imposer, parce que chacun a ses contraintes,
05:52on parlait du ministère de l'Éducation nationale avec Windows,
05:55oui, on pourrait basculer dans l'open source,
05:58mais tout repose quand même beaucoup sur Office et tout ça,
06:01enfin le temps de changer, tout ça, ça coûterait beaucoup plus cher,
06:03donc autant aller pas à pas.
06:06Je voyais, l'Adinium a fait quelques premiers pas vers migration, vers Linux,
06:11en collaboratif, il y a la suite, il y a la messagerie de CHAP,
06:14alors qu'il est déjà utilisé par 300 000 personnes.
06:16400 000 maintenant.
06:17400 000 déjà, j'aurais été loin.
06:19Visio aussi, là j'ai 100 000 les chiffres, ça...
06:21C'est à peu près, c'est 200 000 maintenant.
06:24Mais le but pour vous, pour l'Adinium, c'est de montrer,
06:26voilà, nous on est précurseurs, on pousse,
06:29tiens, dans tel ministère, regardez, ça fonctionne,
06:31est-ce qu'il y en a d'autres qui sont intéressés ?
06:33Peu à peu, arriver à ce côté, sur cette partie de souveraineté.
06:37Voilà, c'est ça, on veut montrer que ces choix sont possibles,
06:39on les fait à l'Adinium pour comprendre un peu le sujet,
06:42pour se l'approprier, parce qu'on a vraiment des compétences techniques
06:45un peu de pointe à l'Adinium, on a cette chance.
06:47Et donc, on arrive à monter des systèmes d'information
06:50tels que Visio et CHAP, où là, on pense qu'il y a vraiment
06:53l'autre mission de l'Adinium, c'est d'assurer la maîtrise
06:55et la souveraineté du SI de l'État.
06:57Donc c'est vraiment pile dans ce genre de dépendance qu'on le voit.
07:00Et on voit que les visioconférences, c'est quelque chose
07:02qui est nécessaire pour la continuité de l'État,
07:05donc on a voulu vraiment le maîtriser.
07:08Après, on n'a pas vocation à tout faire,
07:10donc on va chercher chez les ministères d'autres initiatives
07:13qui pourraient rejoindre, donc c'est pour ça que la suite,
07:15on l'a nommée comme ça, c'est qu'il y a d'autres applications
07:17qui pourraient rentrer dans la suite.
07:19On cherche aussi des collaborations avec l'écosystème
07:21un peu industriel, pour voir s'il y a des sociétés
07:23qui pourraient proposer quelque chose.
07:25Vous n'êtes pas complètement stupide non plus,
07:27il faut être français ou européen à tout prix.
07:29Je vois que le gouvernement mise sur des coalitions
07:31associant ministères, opérateurs publics, industriels,
07:34appuyés sur les communs numériques,
07:35sur des standards d'opérabilité.
07:37C'est ça l'important, c'est vraiment l'interopérabilité ?
07:39Oui, on a commencé à y travailler,
07:42à l'interopérabilité avec nos différents produits.
07:44On a commencé, les premiers pas,
07:45c'était vraiment dans ce que je disais avec France Connect,
07:47sur qu'est-ce que c'est qu'une identité d'un citoyen
07:50que chaque système ne reproduise pas.
07:53On voit là avec les dernières annonces sur des failles
07:56que souvent, c'est l'identification professionnelle
07:58qui est ciblée, parce qu'on usurpe l'identité de quelqu'un.
08:01Et ça, on pense qu'il faut vraiment y mettre
08:02un énorme coup d'accélérateur.
08:04Donc, on est en train de monter autour de ProConnect
08:06cette forme de coalition,
08:07où là, n'importe qui peut arriver
08:10avec un système d'identification.
08:11Nous, on va essayer de le juger, son niveau de sécurité,
08:14et ensuite de le proposer à d'autres services
08:16qui n'ont pas besoin de le recoder.
08:17Donc, ce sera un nouveau service pour des agents
08:20qui utiliseraient leur identité la plus forte possible
08:22au sein de l'écosystème ProConnect.
08:24Et ça, on voit que ça peut aller
08:25de la fonction publique d'État jusqu'à la territoriale.
08:28Tout le monde peut se retrouver dans un fédérateur.
08:30Et là, la DINUM ne reprend pas
08:33toute l'identité de tout le monde,
08:34parce que ce serait impossible d'aller voir l'identité de chacun.
08:37Mais par contre, Orquestre met ce standard.
08:40On va dire que tel fournisseur d'identité
08:42est un peu moins sécurisé que l'autre.
08:44Et donc, peut-être qu'il faudra faire des choix
08:46sur son obtenu de droit.
08:49Il y a vraiment d'audit, de conseil, d'accompagnement.
08:52Aujourd'hui, Florent Deleuzen,
08:54si on devait citer quelques succès du cloud public,
08:58ce serait lesquels ?
08:59Bien que vous en ayez cité plusieurs, là, déjà.
09:02Justement, on peut repartir sur Visio.
09:04C'est quand même un gros succès,
09:05parce qu'on est partis vraiment en fin d'année dernière.
09:08On avait 5 000 personnes dessus,
09:10et on en est à 200 000.
09:12Tout le monde est habitué à d'autres outils.
09:13Tout le monde est habitué,
09:14mais là, c'est très facile de bouger,
09:15parce que c'est juste une Visio qui se lance.
09:17C'est pour ça qu'on a choisi cet outil-là.
09:18C'est très facile de capter de l'usage.
09:20Et on a fait ça grâce au Secnum Cloud,
09:23parce que notre prestataire OutScale,
09:25donc par Dassault Systèmes,
09:26il tient le rythme.
09:27Il arrive à augmenter notre puissance de frappe
09:31en même temps que les usages augmentent,
09:32ce qui est tout le temps un peu difficile,
09:34parce que nous, en interne,
09:35on n'en a pas x50 sur les effectifs qui gèrent Visio,
09:38alors que c'est quelque chose que OutScale peut encaisser.
09:41Donc, je pense que ça, c'en est un.
09:42On vient de voir la plateforme de données de santé
09:44qui a été attribuée à Scaleway.
09:46C'est quand même aussi une belle victoire.
09:48Et un beau signal envoyé.
09:50Un signal envoyé, voilà.
09:51Et on a fait une mission interministérielle
09:53d'accompagnement, justement,
09:54à la plateforme de données de santé
09:56pour essayer de voir quels sont les critères
09:58qui pourraient différencier ce cloud
10:00plutôt qu'un autre.
10:01Et à la fin de toute l'analyse,
10:03donc, a été vraiment assez longue.
10:04On a rencontré pas mal de clouders.
10:06On voit une belle maturité de l'écosystème.
10:08On espère que ça va enclencher de nouveau.
10:11Surtout qu'on a un parc informatique
10:13qui est plutôt vieillissant
10:15et plutôt encore dans des data centers.
10:16Et on voit que le passage vers l'IA,
10:18le passage vers des usages plus SaaS
10:20avec des infrastructures mutualisées,
10:22on pense que c'est un peu la réponse
10:24à ce qui va nous arriver bientôt
10:25en termes de pénurie,
10:26même de matériel hardware.
10:28On voit que les différentes tensions géopolitiques,
10:30là, peuvent avoir cette incidence.
10:33Et si on y va tous ensemble,
10:34si on investit massivement
10:35dans une offre d'hébergement mutualisé,
10:38ce serait une bonne chose.
10:39Parce que, justement,
10:40le temps employé par le gouvernement,
10:41il parle ouvertement de désensibilisation
10:43aux outils américains.
10:45C'est sans précédent dans la communication officielle.
10:47Donc, c'est vrai qu'on sent ça
10:48dans les entreprises aussi.
10:49Il y a vraiment cet effet souveraineté.
10:51Et vous vous dites, nous, à l'Adinum,
10:52on peut aussi jouer sur cet effet mutualisation.
10:55Parce qu'il y a des histoires de budget.
10:56Parce que tous ces outils, ces plateformes,
10:59ça demande aussi des investissements.
11:00Mais en mutualisant, on va y arriver.
11:02C'est un peu ça.
11:03Ça va être un peu votre crédo, là,
11:04pour les nouveaux avenirs ?
11:05On est vraiment là.
11:08Depuis le 8 avril,
11:09on a montré que c'était possible.
11:10On a montré qu'il y a déjà des grands
11:11qui l'ont fait.
11:12Et donc, c'est à la portée de tous.
11:14Puisque sur chacun des critères,
11:16on a cité la bureautique,
11:17mais on a aussi l'intelligence artificielle
11:19qui arrive.
11:19On a les bases de données.
11:21On a identifié comme ça
11:22plein de sources,
11:24d'endroits où on a de moins en moins
11:26de maîtrise.
11:26Et justement, les budgets augmentent
11:27sans qu'on puisse vraiment
11:28y faire grand-chose.
11:29Et on voit qu'avec ces précurseurs,
11:31en se mettant un peu tous
11:33à l'unition, qu'on va dire,
11:35on va pouvoir faire quelque chose
11:37et proposer des alternatives.
11:39Et justement,
11:40je pense non seulement
11:41avoir un gain budgétaire,
11:43mais aussi vraiment un gain
11:44sur l'état de santé
11:46des systèmes d'information
11:47qui est quand même
11:48assez en legacy aujourd'hui.
11:50Donc, ça veut dire
11:51beaucoup de dettes technologiques.
11:53Beaucoup de dettes technologiques.
11:54Et puis avoir enfin la main,
11:55puis avoir cet aspect maîtrise
11:56de sa souveraineté.
11:58Alors, qu'est-ce qu'on met dessus ?
11:59Maîtrise de ses données,
12:00maîtrise de ses infras.
12:02Voilà, c'était important
12:03de vous recevoir.
12:03Merci Florian Deleuzen
12:05d'avoir été avec nous.
12:06Je rappelle,
12:06vous êtes chef
12:06de l'opératoire de produits
12:08interministériels
12:08à la direction interministérielle
12:09de la DINUM.
12:10Et je trouvais que c'était bien
12:11de faire un zoom,
12:12alors assez rapide,
12:13mais un zoom vraiment
12:14sur la DINUM
12:16et montrer tout ce que vous faites
12:17parce qu'on est tellement
12:17à dire que
12:18non, non, mais c'est terminé,
12:20les Américains dominent tout.
12:21Non, on a bien un État,
12:23on a bien une DINUM
12:23qui a bien très parfaitement
12:25conscience des enjeux
12:26de souveraineté,
12:27de réglementation
12:28et surtout technologique
12:29parce que tout ça,
12:30c'est aussi de la performance
12:31à proposer à nos ministères.
12:32Merci d'avoir été avec nous.
12:34On marque un cours,
12:36une petite virgule
12:37et on va se retrouver
12:38juste après,
12:39on va parler des cadres
12:40qui eux sont un peu inquiets
12:41de l'impact de l'IA
12:41sur l'emploi.
12:42A tout de suite.
12:44Tech & Co-Business,
12:45le débat.
12:48Allez, on poursuit
12:49Tech & Co-Business
12:50avec notre débat
12:51sur les cadres
12:52qui sont inquiets
12:52de l'impact de l'IA
12:53sur leur métier.
12:54On va en parler
12:55à partir de ce sondage
12:56Odoxa.
12:57Vous savez,
12:57on se voit régulièrement
12:58avec Odoxa
12:58pour interroger.
13:00Alors, ce qui est intéressant,
13:00c'est à la fois
13:01un panel de Français
13:02mais aussi à la fois
13:03un panel de vous,
13:07techniciens de l'IT,
13:09professionnels de l'IT,
13:10de l'IA.
13:11On vous interroge aussi
13:11dans ce même panel.
13:13On vous pose
13:13les mêmes questions
13:14et on va en parler
13:14et analyser tout ça
13:15avec Gaël Siman,
13:16président de Odoxa.
13:17Bonjour.
13:17Bonjour Gaël.
13:18Merci d'être avec nous
13:19et Marc Trilling,
13:19président et CEO
13:20de Cégus.
13:21Bonjour Marc.
13:22Merci d'être avec nous.
13:24Gaël,
13:25alors l'IA suscite
13:25de fortes inquiétudes
13:26pour l'emploi.
13:27Les salariés voient quand même
13:28des bénéfices à l'IA
13:29mais ils attendent
13:30qu'entreprises et institutions
13:31les accompagnent davantage.
13:32Voilà un peu résumé globalement
13:33mais on va rentrer dans le détail.
13:35Deux questions posées aux Français
13:36et aux professionnels de l'info,
13:38enfin de la tech.
13:39L'IA va détruire,
13:41l'IA,
13:42selon vous,
13:43est-ce que l'IA va détruire
13:44ou créer plus d'emplois ?
13:45Et puis,
13:46une deuxième question,
13:47vous-même,
13:48craignez-vous que votre métier
13:49soit remplacé par l'IA ?
13:50Oui,
13:50il y a le macro,
13:51il y a le micro
13:51comme toujours
13:52et au niveau macro,
13:54il y a un consensus
13:55malheureusement,
13:56un consensus dans la tristesse
13:57ou le pessimisme
13:58puisque les trois quarts
13:59des Français,
14:00à peu près autant de salariés
14:01et presque autant,
14:0370% des super pros de la tech,
14:05ceux qui sont au quotidien,
14:06qui connaissent l'outil
14:07et qui l'aiment
14:08et qui l'apprécient,
14:09nous disent
14:09bah oui,
14:11on ne va pas être
14:11dans du Schumpeter cette fois,
14:13il y aura davantage
14:14d'emplois détruits
14:15que créés
14:16avec l'intelligence artificielle.
14:18Ça,
14:19c'est au niveau macro,
14:20bon à la limite,
14:21on pourrait,
14:22c'est souvent le cas d'ailleurs,
14:23expliquer que c'est la panique
14:24au global
14:24mais que soi-même,
14:25on va s'en sortir.
14:26Mais au niveau personnel,
14:27on a peur aussi.
14:29La seconde question
14:30que vous évoquez Frédéric,
14:31quand on demande
14:31à ces mêmes populations
14:32s'ils craignent
14:33que leur métier
14:34soit remplacé
14:35par une IA
14:36ou un robot,
14:38eh bien on a
14:38près d'une personne
14:39sur deux
14:40au sein des salariés
14:41qui nous dit oui,
14:4245%.
14:43Oui, en partie,
14:43mais surtout,
14:45chez les cadres,
14:46chez l'école Blanc,
14:47on est à plus de 60%.
14:49Et les pros de la tech,
14:51donc ceux qui sont
14:51vraiment dedans,
14:52eux c'est encore pire,
14:53ils sont 72%
14:55à nous dire
14:55que soit une grande partie
14:57de leurs tâches,
14:57soit l'intégralité
14:58de leur métier
14:59sera remplacée
14:59par une intelligence
15:01artificielle à l'avenir.
15:02Donc on est
15:03dans cette situation
15:06changeante
15:06par rapport
15:06aux précédentes révolutions
15:07industrielles
15:08où on ne voit pas
15:09de destruction créatrice
15:10pour le moment
15:10et où en plus,
15:12ceux qui ont l'impression
15:13qu'ils seront
15:13les plus victimes
15:14de cette révolution industrielle
15:15sont les gens
15:16qui occupent
15:17les fonctions
15:17les plus sachantes,
15:18les plus expertes,
15:19les plus diplômées.
15:21Alors ça rejoint,
15:21j'ai vu ce matin
15:22sur X,
15:23Moustapha Souleymane
15:24qui est le patron
15:25de l'IA chez Microsoft
15:25qui dit
15:26tous les cols blancs
15:27seront remplacés
15:28sous 18 mois.
15:29Et on avait une autre étude,
15:30on avait fait une étude aussi
15:31il y a quelques temps,
15:32c'était un rapport
15:34qui avait dit,
15:35alors je ne sais plus
15:35la source,
15:36mais qui disait qu'en gros
15:37si vous regardez
15:37l'ensemble de vos tâches
15:39que vous faites
15:39dans la semaine,
15:40dans la journée,
15:41dans le mois,
15:41si 30% peuvent être
15:43automatisés,
15:43remplacés par l'IA,
15:44là votre métier
15:45est sans doute en danger.
15:47Marc ?
15:47Alors Frédéric,
15:49on va apporter
15:49un petit peu de nuance
15:50parce que Schumpeter
15:51n'a pas tout à fait tort,
15:52mais ce qu'il faut rappeler
15:53sur Schumpeter
15:53c'est qu'il y a quand même
15:54deux conditions.
15:55Il y a la transférabilité
15:56de la compétence
15:57et le délai pour y arriver.
15:59On dit différemment,
16:00si aujourd'hui
16:01vous avez un comptable
16:01qui se fait automatiser
16:0360% de ses tâches,
16:05est-ce que ce comptable-là,
16:06il va pouvoir se transformer
16:08rapidement en ingénieur
16:09des opérations
16:09de machine learning ?
16:10Est-ce qu'il va pouvoir
16:11le faire aussi vite
16:12que son job a été remplacé
16:13et que ses 60% de tâches
16:14ont été automatisées ?
16:16Vraisemblablement,
16:17pas forcément.
16:18Pour autant,
16:18s'il y a une asymétrie
16:20constatée dans le remplacement
16:21des jobs,
16:23il y a quand même
16:23certains secteurs
16:24qui sont en demande
16:25de services complémentaires
16:26dont par exemple
16:27l'éducation
16:28sur du tutorat individualisé,
16:31on le sait
16:31sur le domaine de la santé
16:32où on a besoin
16:33de temps médical,
16:34mais également,
16:35évidemment,
16:36sur l'industrie
16:36et toute la maintenance
16:37et les opérations prédictives,
16:38c'est des demandes,
16:39c'est du temps
16:40d'humains libérés,
16:42remis à disposition.
16:43Encore une fois,
16:44la question est plutôt
16:44le tempo
16:46que le vrai remplacement
16:47de l'emploi.
16:48Alors,
16:49autre question,
16:50Gaël,
16:51posée aux Français
16:53et à la fois
16:54aux professionnels
16:55des technologies
16:56du numérique
16:56et de l'innovation,
16:57c'est à propos de l'IA,
16:59diriez-vous,
16:59alors que vous êtes impressionné,
17:01qu'elle va révolutionner
17:02le monde du travail,
17:02que vous êtes à l'aise
17:03avec cette nouvelle technologie ?
17:05Et ça, ça nous dit quelque chose,
17:06c'est une dualité,
17:09une pensée complexe macronienne
17:11chez les Français
17:12et les pros de l'IA,
17:13c'est-à-dire qu'ils nous disent
17:14« ça va me piquer mon job »
17:15pour faire simple,
17:16mais ils nous disent en même temps
17:18« mais c'est absolument génial ».
17:19C'est-à-dire qu'une fois
17:20qu'on y a touché,
17:21une fois qu'on a travaillé avec,
17:23c'est quasiment impossible
17:24en réalité de s'en passer.
17:26Bon, d'abord,
17:27on a d'autres indicateurs
17:28qui nous montrent
17:28de manière récurrente
17:29qu'on pense que
17:29c'est le sens de l'histoire,
17:31qu'on ne peut rien y faire,
17:32qu'il faut bien s'y adapter,
17:33mais quand vous avez
17:34les deux tiers des Français
17:35et la quasi-totalité
17:36des pros de la tech
17:37qui vous disent
17:38« ça va révolutionner
17:39le monde du travail,
17:40on est très impressionné
17:41par ce que peut faire l'IA »,
17:43eh bien évidemment,
17:45ça veut dire qu'il se passe
17:47quelque chose.
17:47Ce qui est plus intéressant,
17:49c'est que si les gens arrivent
17:50à être assez à l'aise
17:51avec ces technologies,
17:52ceux qui les utilisent le plus,
17:53c'est plus deux sur deux
17:53et puis dans la...
17:54Mais ils nous disent que
17:56pour ce qui est d'être à jour,
17:59update,
18:00de parvenir à suivre les évolutions,
18:02là, il y a plus de boulot,
18:03à la fois les salariés
18:05nous disent ça,
18:06ils sont une majorité à le dire,
18:07mais même les pros de la tech
18:09sont près de 4 sur 10
18:11à nous dire
18:11« j'aurais bien besoin
18:12d'être update régulièrement
18:13et de me sentir toujours à jour ».
18:15Comme c'est que régulièrement,
18:16c'est peut-être tous les jours.
18:17Et c'est ça.
18:18Et après,
18:18on va retrouver ce que disait Marc
18:19sur le tempo,
18:20sur ces sujets de la formation.
18:22Oui,
18:22parce que le souci aujourd'hui
18:23par rapport à ce qu'on disait
18:24tout à l'heure
18:24sur d'autres révolutions industrielles
18:26que l'on a connues,
18:27c'est la vitesse.
18:27C'est-à-dire qu'avant,
18:28le temps que le train arrive
18:29partout dans les campagnes,
18:31le temps que l'électricité arrive,
18:32je ne vais pas toutes les faire,
18:33on a eu le temps.
18:34Même Internet,
18:35Internet, ça a mis 20, 25 ans,
18:36le e-commerce, etc.
18:37Là, par contre,
18:38en quelques...
18:40Chaque GPT,
18:41c'était novembre 2022.
18:42C'est exactement ça.
18:4488% quand même,
18:4588% des pros de la tech
18:47disent que ça va révolutionner
18:48le monde du travail.
18:49Et en même temps,
18:50et c'est le parallèle important,
18:51je trouve, dans cette étude,
18:52on a moins d'un cadre sur deux
18:54qui dit qu'il se sent à jour.
18:55Mais vous vous rendez compte,
18:56la gageur que c'est aujourd'hui
18:57d'être à jour sur l'IA,
18:58je ne sais même pas si c'est faisable,
18:59tant qu'il faut à la fois étudier,
19:01observer, sélectionner, former.
19:03C'est autant potentiellement de freins
19:05au sentiment de devoir potentiellement
19:08être à jour aujourd'hui.
19:09Et même nous,
19:10l'expert de l'IA,
19:11on découvre des choses tous les jours.
19:13On fait aujourd'hui des projets
19:14qu'on aurait fait différemment
19:15il y a un mois,
19:16tellement l'IA va à une vitesse
19:17absolument incroyable.
19:18Donc l'agilité et le sens tactique
19:21sont extrêmement demandés en ce moment.
19:23D'ailleurs, tiens,
19:24je ne vous ai pas posé la question,
19:25mais dans vos métiers,
19:27je mets ça sondeur,
19:28le mot n'est pas bon,
19:29mais voilà,
19:30au moins on sait ce que ça veut dire.
19:32Et dans le métier de consultant,
19:33est-ce que justement,
19:34on se dit, tiens,
19:35dans notre métier,
19:36alors l'IA va accélérer tout ça,
19:37mais est-ce que l'IA peut remplacer ?
19:41Alors, l'accélération,
19:42elle est spectaculaire dans nos métiers,
19:44l'usage aussi,
19:45dans le métier des études
19:46et des études et des sondages.
19:48On va analyser les chiffres
19:48beaucoup plus.
19:49Études, sondages,
19:49vous pouvez,
19:50on a monté des IA
19:54qui nous appartiennent
19:55et qu'on développe,
19:57qu'on incrémente
19:59en sondages
20:00et en analyses
20:01que nous réalisons
20:02qui nous permettent
20:03d'avoir d'abord
20:03au niveau base de données
20:04de pouvoir retrouver
20:05des choses très rapidement
20:06et puis au niveau de l'analyse,
20:08d'avoir des analyses
20:08qui sortent très rapidement.
20:09Mais,
20:10il y a un élément
20:11qui est particulier,
20:11c'est ce qu'on fait là.
20:13C'est-à-dire,
20:13que ce soit ici dans les médias
20:15ou chez des clients,
20:17c'est à un moment
20:17presque parti pris
20:18la subjectivité humaine
20:20consistant à se dire
20:22j'ai les cinq chiffres
20:23intéressants de l'étude,
20:24mais c'est ce chiffre-là
20:25que je pense mettre
20:26davantage en avant
20:27parce qu'il raconte
20:28quelque chose
20:29et ça,
20:30on n'en est pas encore
20:31tout à fait là
20:32au niveau de l'IA.
20:33Marc ?
20:34Alors, nous,
20:34ça a changé beaucoup de choses.
20:35Alors, sans être technologique
20:37et trop optimiste,
20:39on a la conviction
20:40assez chevillée au corps
20:41et plus on avance
20:42dans le temps avec l'IA,
20:43plus on s'en rend compte
20:44que c'est peut-être
20:45la première technologie
20:46qui va nous éloigner
20:47un petit peu de nos écrans
20:48et de nous redonner
20:49du sens humain.
20:50Nous, par exemple,
20:51aujourd'hui,
20:51au moment où je vous parle,
20:52j'ai des agents
20:52qui font une partie
20:53de mon travail.
20:54Alors, c'est des agents
20:55et puis en fait,
20:55c'est des orchestrateurs d'agents
20:56qui ont compris
20:57ce que je faisais,
20:58qui sont nourris avec un cerveau
20:59et qui vont pouvoir faire
21:00de la production
21:01là où moi,
21:02je vais avoir plus de sens
21:03à me concentrer
21:04sur les relations humaines,
21:05le pilotage du cabinet
21:06ou son développement,
21:07l'intelligence émotionnelle,
21:09l'intelligence collective.
21:10Encore une fois,
21:11à court terme,
21:12l'IA ne va pas encore
21:12nous remplacer là-dessus
21:13et n'oublions pas une chose,
21:14messieurs,
21:14c'est que sans humain,
21:15l'IA ne va pas nous servir
21:16à grand-chose.
21:17Et alors, justement,
21:19ça m'a surpris cette question.
21:21Selon vous,
21:22donc, autre question posée
21:23à la fois à des Français,
21:24je le rappelle,
21:24et à la fois à des professionnels
21:26des technos,
21:26du numérique et de l'innovation,
21:27selon vous,
21:28le gain de temps,
21:29la productivité apportée
21:30par l'IA,
21:31aura-t-il des conséquences
21:32pour les salariés ?
21:35Avec des conséquences positives
21:37et négatives
21:37que l'on a testées.
21:39Et on voit plein
21:40de conséquences positives.
21:42La réduction
21:42de son temps de travail,
21:44le fait de pouvoir consacrer
21:45davantage de temps
21:45en relation avec ses collègues,
21:47le fait de pouvoir faire
21:48un travail plus intéressant,
21:49c'est quand même bien cité.
21:50Mais ce qui est le plus cité,
21:52c'est une conséquence réciproque,
21:54en balance,
21:54plus négative,
21:55qui est qu'on devient
21:58des toxicos avec l'IA.
21:59On devient complètement dépendant.
22:02Et ça devient très compliqué.
22:04Les gens en ont conscience,
22:05et y compris plus encore
22:06les pros de la tech,
22:07qu'une fois qu'on a été
22:08accoutumés à ça,
22:09si on vous retire votre IA
22:11en vous disant maintenant
22:11débrouille-toi tout seul,
22:13Marc, fais tes recherches
22:14seul,
22:14tous les agents IA
22:15que tu utilises,
22:16c'est toi qui va le faire
22:18et plus eux,
22:19ça devient injouable.
22:20Les gens qui ont besoin
22:21de l'IA,
22:21qui les accompagnent
22:22pour écrire des mails,
22:23pour écrire des synthèses,
22:24si vous leur retirez l'IA,
22:26ça devient extrêmement compliqué.
22:27Et c'est exactement
22:28ce que nous décrivent
22:29les personnes interrogées
22:30dans le sondage.
22:30On le voit aujourd'hui.
22:32En plus,
22:33quand on dit l'IA,
22:34c'est les IA,
22:35parce qu'ils utilisent
22:36les Anthropik,
22:37les Open AI,
22:38les Google Gemini,
22:39les Mistral,
22:40etc., Marc ?
22:40Oui, moi sur l'étude,
22:42je vais prendre aussi
22:43le contre-pied,
22:43bien que je sois d'accord
22:44la plupart du temps
22:45avec Gaëlle,
22:46mais ce n'est que mon opinion.
22:47Aujourd'hui,
22:48on a tendance à voir
22:49notre dépendance,
22:49mais vous êtes dépendant
22:50d'un accès Internet aujourd'hui,
22:51vous êtes dépendant
22:51de votre smartphone
22:52pour faire votre travail aujourd'hui.
22:54Vous le faites avec des technologies
22:55qu'il y a encore 20 ans peut-être
22:57considérées comme étant
22:58tout à fait innovantes.
22:59L'IA,
22:59ce n'est pas un outil.
23:00L'IA,
23:00c'est un nouveau standard
23:01et il va falloir qu'on apprenne
23:03aujourd'hui
23:03à fonctionner avec.
23:05Quelques-uns de mes clients
23:06aujourd'hui
23:07se sont retrouvés
23:08en difficulté
23:09quand je leur ai posé
23:09la question
23:10« Quel est votre concurrent
23:11le plus dangereux aujourd'hui ? »
23:13Et la réalité,
23:14c'est qu'il n'existe pas encore.
23:16Il n'existe pas le concurrent.
23:17Donc,
23:17quand vous me dites
23:18que vous faites une transformation
23:19par l'IA
23:19en agrégeant des copilots
23:21sur des process
23:21qu'ont 10 ans,
23:22forcément,
23:23ça ne fonctionne pas.
23:24Forcément,
23:24on n'a pas l'impact
23:25qu'on voulait.
23:25On doit forcément réinventer.
23:27Et pour se reposer la question
23:28de ce que doit être mon métier
23:29et ma finalité,
23:30l'humain a toute sa place là.
23:32Bon, voilà.
23:33Grand confiance encore
23:34en l'humain
23:35chez Marc Treling.
23:37Dernière question
23:37posée donc à la fois
23:38aux Français
23:38et aux professionnels
23:39des technos et du numérique.
23:41Pensez-vous que l'IA...
23:43Alors,
23:43voilà, c'est ça.
23:44Les employés
23:44ne sont pas assez formés.
23:46Il n'y a pas assez
23:46d'investissement en France
23:47en Europe.
23:48C'est ça ?
23:48Si je résume très rapidement.
23:50Alors oui,
23:50il y a deux grands éléments.
23:52Un,
23:53la capacité de la France
23:55et l'Europe
23:55à investir suffisamment
23:56dans le développement de l'IA
23:58et des entreprises françaises
23:59à pouvoir s'adapter
24:01rapidement
24:02et suffisamment bien
24:03à cette technologie.
24:04Dans les deux cas,
24:05on a une très large majorité
24:06de Français,
24:07on le voit à l'écran,
24:08et deux pros de la tech
24:10qui nous disent
24:11« Niet,
24:12ce n'est pas le cas ».
24:13Et puis,
24:13il y a un autre élément
24:14qui est l'élément
24:16de la formation.
24:17Est-ce que les entreprises,
24:18elles forment suffisamment
24:19leurs salariés à l'IA ?
24:20Et là,
24:21on a les trois quarts
24:22des salariés français
24:23qui nous disent non
24:24et on a plus de huit
24:27personnes sur dix
24:28qui nous disent non
24:28chez les professionnels
24:29la tech et du numérique.
24:30Donc,
24:30il y a ce double enjeu
24:31à la fois macro-européen.
24:33Alors que tous les grands comptes
24:34qui défilent ici nous disent toujours
24:35« Nous,
24:35on forme tous nos salariés
24:36et tout ça ».
24:36Mais je pense qu'on oublie
24:38tellement vite
24:38ce qu'on a appris au quotidien.
24:40Exactement.
24:41Mais là-dessus,
24:41Marc,
24:43il faut être formé
24:44à chaque minute presque.
24:45Mais c'est même le terme
24:46de la formation
24:47qui pose un problème
24:47puisque,
24:48en fait,
24:48on réapplique
24:49à l'intelligence artificielle
24:50ou à la formation
24:51à l'intelligence artificielle
24:52des leviers qu'on a utilisés
24:53dans les formations traditionnelles.
24:54Ça ne fonctionne pas.
24:56Ce que vous utilisez aujourd'hui,
24:58ce à quoi vous avez accès
24:59sera vraisemblablement différent demain.
25:01Donc,
25:01il y a une couche d'abstraction
25:02déjà à avoir.
25:03Et surtout,
25:03il faut s'assurer
25:04que les formés,
25:05nous,
25:05on a pris tous nos livrables,
25:06on les a tous mis à la poubelle,
25:07on est reparti
25:08sur des nouveaux formats de formation
25:09pour que précisément,
25:11on s'assure
25:11que les personnes
25:12que nous formons,
25:13elles disposent,
25:14en sortant de la formation,
25:15des moyens de continuer
25:16l'expérience
25:17qu'on a commencé à amorcer.
25:19Un grand groupe,
25:20aujourd'hui,
25:20pour savoir sur quel LLM
25:21il doit prendre des souscriptions,
25:22est-ce qu'il doit prendre
25:23des souscriptions Anthropik
25:24à OpenAI ?
25:25L'année dernière,
25:25c'était full OpenAI,
25:27full Microsoft aujourd'hui.
25:28Aujourd'hui,
25:28sur Anthropik,
25:29est-ce qu'on paye la licence
25:30100 euros par utilisateur,
25:31par mois ?
25:32Est-ce qu'on va le faire aujourd'hui ?
25:33J'ai un budget
25:33qui est quand même limité.
25:34Comment est-ce que je fais
25:35quand je suis un grand groupe ?
25:36Et donc, derrière,
25:37quelle application de formation
25:39je peux avoir concrètement
25:40pour mes salariés ?
25:40Donc, ils sont tous,
25:41et vous avez raison Frédéric,
25:43tous nos clients
25:43forment aujourd'hui à l'IA.
25:44La vraie question,
25:45c'est est-ce qu'on forme
25:45de façon efficace à l'IA
25:47pour que ça dure dans le temps ?
25:48C'est ça le souci.
25:49Et d'ailleurs,
25:50c'est ce que l'on voit
25:50quand on dit
25:51les échecs des projets IA.
25:52C'est souvent que les gens,
25:54très rapidement,
25:55ils retombent
25:55dans leurs vieilles habitudes.
25:57Il n'y a que ceux
25:57qui ont vite saisi
25:59les gains qu'ils pouvaient avoir
26:01qu'ils s'en saisissent.
26:03En tout cas,
26:04je vous conseille
26:05de retrouver,
26:06on retrouve ça
26:07sur le site d'Odoxa.
26:08Vous avez ça
26:09avec Saegus
26:10sur le site d'Odoxa
26:11et sur le site de BFM
26:14et sur celui de Stratégie
26:15qui sont les partenaires.
26:16Et je vous conseille
26:17parce que c'est des chiffres
26:17qui peuvent vraiment
26:18beaucoup vous aider
26:20pour accompagner un peu
26:21votre réflexion
26:21auprès de votre direction
26:22notamment sur l'IA.
26:25Merci à tous les deux,
26:26Marc Trinning,
26:27président et CEO de SIGUS,
26:28d'avoir accompagné
26:29et commenté
26:29ces chiffres
26:30et Gaël Siman,
26:31président d'Odoxa
26:31pour cette étude
26:33qui est intéressante,
26:34je rappelle,
26:34à la fois parce qu'on
26:35s'intéresse aux salariés
26:36et on interroge aussi
26:37les professionnels
26:37du numérique
26:38et de l'innovation.
26:39Merci à tous les deux.
26:40Marc, une courte pause,
26:41on va se rendre
26:42avec la start-up Ops1000
26:44et ensuite,
26:44on fera un décryptage
26:45sur les dernières actuelles
26:47avec nos débriefeurs.
26:48C'est tout de suite
26:48sur BFM Business.
26:55BFM Business présente
26:56Tech & Co. Business,
26:58le magazine
26:58de l'accélération digitale.
27:01Frédéric Simotel.
27:03Voilà pour notre rubrique
27:04Start-up Booster,
27:05nous recevons Damien Garros.
27:07Bonjour Damien.
27:07Bonjour Frédéric.
27:08Merci d'être avec nous.
27:08vous êtes cofondateur
27:09et CEO de Ops1000
27:10avec deux ailes à la fin.
27:12Je le dis pour ceux
27:13qui nous écoutent en radio.
27:15Vous venez de lever
27:1612 millions d'euros
27:17en série A
27:18pour une start-up créée
27:19en 2023.
27:20Vous êtes une trentaine
27:21de personnes aujourd'hui.
27:23Alors, je vais le dire
27:24très rapidement,
27:24mais on va revenir dessus.
27:25Vous aidez les architectes
27:27à fiabiliser leurs données
27:28d'infrastructures.
27:29Expliquez-nous tout ça.
27:31Est-ce que c'est ce qu'on appelle
27:32aujourd'hui
27:33les AIOps ?
27:34C'est très lié.
27:36C'est l'une des briques fondamentales
27:38qui permet les AIOps.
27:40En fait, c'est vrai qu'aujourd'hui,
27:41on parle beaucoup des AIOps.
27:42En fait, moi, ça fait une quinzaine d'années
27:44que je travaille dans le domaine
27:45de l'automatisation des infrastructures
27:47qui aujourd'hui évolue en AIOps.
27:49Et en fait, ça fait 10-15 ans
27:51qu'on s'est rendu compte
27:52que plus que les outils
27:54et l'automatisation,
27:56ça s'appuie sur un socle de données
27:57qui doit être structuré,
27:58qui doit être fiable,
27:59qui doit être à jour.
28:01Et pour ça, on a besoin
28:02d'une nouvelle génération d'outils.
28:03Et donc, aujourd'hui,
28:04ce qu'on voit,
28:05c'est que la plupart des sociétés,
28:07des grands groupes,
28:07en fait, ont énormément de données
28:09qui sont liées à leur infrastructure.
28:10Elle est dispersée.
28:11C'est tous les logs ?
28:12Alors, c'est très important.
28:14En fait, il y a deux types de données
28:15quand on parle d'infrastructure.
28:17Il y a les données
28:17de ce qui est en train de se passer.
28:19Donc, on appelle ça souvent
28:20l'observabilité.
28:21C'est pas du tout ce qu'on fait.
28:24Nous, on s'appuie plus,
28:25on travaille sur les données,
28:26ce qu'on appelle,
28:26qui définissent l'intention
28:28ou qui définissent
28:28qu'est-ce qu'on veut
28:29de l'infrastructure.
28:31Donc, c'est plus des données
28:32type CMDB,
28:33type des choses comme ça,
28:34où en fait, aujourd'hui,
28:35c'est même des nouvelles
28:36générations de données.
28:37Et si on n'a pas ces données-là
28:38proprement organisées,
28:40eh bien, on n'arrive pas
28:41à automatiser.
28:42Et aujourd'hui,
28:43parce que, alors, je disais,
28:44je ne sais plus,
28:44quelque part, je disais,
28:45vous définissez comme
28:46la colonne vertébrale
28:47des infrastructures pilotées
28:49par l'IA.
28:50Aujourd'hui, des entreprises,
28:51elles n'ont pas ça
28:52avec leurs outils déjà.
28:54Alors, effectivement,
28:54moi, j'avais associé ça
28:55un peu à l'observabilité,
28:57mais à travers les outils
28:59justement d'observabilité,
29:01de gouvernance de l'ordonnée,
29:02elles n'ont pas ça.
29:02C'est vraiment,
29:03on est complémentaires
29:04à l'observabilité.
29:06On ne va pas chercher
29:07à remplacer,
29:07c'est vraiment,
29:08on a besoin des deux.
29:09En fait, c'est l'idée
29:09pour détecter quelque chose
29:11qui ne va pas,
29:11il faut savoir ce qui se passe
29:13et il faut savoir
29:13ce qui devrait se passer.
29:14C'est en faisant la comparaison
29:15entre les deux
29:16qu'on est capable
29:16de se rendre compte du problème.
29:18Donc, votre produit
29:19s'adresse bien.
29:20Alors, plutôt des grands comptes,
29:21des gens qui ont
29:22des grandes infrastructures,
29:24plutôt des architectes IT
29:26qui sont justement
29:27en train, en plus
29:28avec cet IA
29:29qui se répartit partout,
29:30il faut qu'ils sachent
29:33bien digérer
29:34ou bien orienter les flux.
29:36Expliquez-nous.
29:37Alors, effectivement,
29:38c'est marrant
29:38parce que le terme AIOps
29:39définit le terme Ops
29:41qui souvent veut plus dire
29:42que ce n'est pas tant
29:42les architectes,
29:43c'est les gens
29:43qui gèrent les solutions
29:45au quotidien.
29:45On met même
29:46un aspect financier.
29:48Derrière ce Ops,
29:48on met souvent
29:49le FinOps et tout ça.
29:51Nous, on est plus
29:53entre les deux.
29:54C'est-à-dire que
29:54les architectes
29:55l'utilisent
29:55pour définir
29:56ce qu'ils doivent
29:57mettre en place.
29:58C'est leur responsabilité.
29:59Mais cette base de données,
30:00une fois qu'elle est
30:01bien organisée,
30:02elle devient
30:02hyper intéressante
30:04et importante
30:05pour l'équipe d'opération
30:06pour automatiser
30:07toute cette gestion
30:08au quotidien aussi.
30:09Et en fait,
30:09les deux équipes
30:10se retrouvent autour
30:10de cet outil-là
30:12pour être capables
30:12de gérer leurs données.
30:13Donc nous,
30:14l'outil s'appelle
30:14InfraHub
30:15et c'est une nouvelle génération
30:16de solutions
30:18de gestion de données
30:19qui permet de créer,
30:20alors dans les termes anglophones,
30:21on appelle ça
30:21le knowledge graph
30:22de l'infrastructure.
30:23Oui, c'est ça,
30:23ces technologies dites en graph.
30:25C'est ça,
30:25ça veut dire quoi concrètement ?
30:27Ça veut dire
30:27qu'on est capable
30:28de modéliser
30:29et de vraiment capturer
30:31toutes les données,
30:31de capturer
30:32comment elles sont reliées
30:33les unes aux autres.
30:34Et on a aussi
30:35une dimension
30:35qui va être,
30:37on a plusieurs dimensions.
30:38C'est-à-dire qu'on est capable
30:39de connecter
30:39des informations techniques
30:40et on est aussi capable
30:41de connecter
30:42des informations plus business.
30:44Et là où ça devient
30:44très intéressant.
30:45Et comment vous allez chercher
30:46ces informations
30:46?
30:47Comment vous allez chercher
30:48ces informations
30:48justement avec
30:49Obs1000 ?
30:50Avec InfraHub,
30:51votre outil ?
30:52Généralement,
30:52en fait,
30:52c'est les architectes
30:53qui vont utiliser ça
30:54mais on n'a pas forcément
30:55besoin d'aller les chercher.
30:56Alors dans des environnements
30:57existants,
30:58bien sûr,
30:58au début,
30:58il y a une phase
30:59où on va ingérer
31:00l'existant.
31:02Mais dans les environnements
31:04autrement,
31:05ce qu'on fait en fait,
31:06c'est qu'on utilise ça
31:06dès le départ du projet
31:07pour définir
31:08à quoi l'infrastructure
31:09doit ressembler.
31:10Et donc,
31:10on capture
31:11les informations business,
31:12les informations techniques.
31:13On a toutes ces informations-là
31:15et qui permettent derrière
31:16de répondre
31:17à des questions hyper avancées
31:18du style,
31:18par exemple,
31:19ce que nos clients demandent,
31:20c'est cette application
31:23où si jamais
31:24j'ai cette partie
31:26de mon infrastructure
31:26qui tombe,
31:27quel va être l'impact ?
31:28Quel va être mes clients ?
31:29Quelles vont être mes applications ?
31:30Et ça,
31:31on peut y répondre
31:31uniquement parce qu'on a
31:32les informations techniques.
31:33Et vous pouvez même
31:33jouer des scénarios,
31:34j'imagine,
31:35de dire,
31:35si tel lien tombe,
31:36voilà ce qui se passe,
31:37etc.
31:38Nous,
31:38l'une des grosses particularités,
31:40des grosses innovations
31:40qu'on a apportées dans ce domaine,
31:42alors sans aller trop
31:43dans la technique,
31:43c'est qu'on a apporté
31:44ce qu'on appelle
31:44le version control,
31:46historiquement quelque chose
31:47qui n'existait pas
31:48dans le monde
31:48des bases de données,
31:49qui était quelque chose
31:50qui a été à la fondation
31:52de tout l'environnement
31:53des développeurs
31:54depuis des années.
31:54Et on a apporté
31:55cette technologie
31:56dans les bases de données.
31:57Ça,
31:58c'est quelque chose
31:58que nos clients
31:58sont extrêmement intéressés,
32:00notamment parce que
32:01ça nous permet
32:02de créer,
32:03de faire des tests
32:05et des changements
32:05sur la base de données
32:06sans impacter
32:07la production.
32:0812 millions d'euros
32:10levés,
32:10je l'ai dit,
32:11en série A.
32:12Je le rappelle,
32:12vous avez été créé en 2023,
32:13trentaine de personnes
32:14aujourd'hui.
32:15C'est pour développer
32:16les développements commerciaux,
32:17c'est pour aller adresser,
32:18est-ce que vous adressez
32:19en direct
32:20ces grandes entreprises ?
32:21Alors,
32:21aujourd'hui,
32:22on adresse beaucoup en direct.
32:23Notre vocation,
32:24c'est un terme
32:24de les adresser
32:25via des partenaires.
32:26Parce qu'il y a
32:26beaucoup de partenaires
32:27dans cet environnement-là,
32:28ils cherchent tous
32:28à monter en compétence
32:30sur ce type d'outils.
32:32Et ces 12 millions
32:33vont nous servir
32:34d'un côté
32:34à continuer
32:35le développement commercial
32:36sur l'Europe
32:36et les États-Unis,
32:37qui sont nos deux
32:38premiers marchés aujourd'hui,
32:39et aussi à renforcer
32:40toute l'équipe produit,
32:41l'équipe d'engineering,
32:42parce qu'il y a encore
32:43pas mal de travail,
32:44c'est des solutions
32:45qui sont constamment
32:46en évolution.
32:47Et puis,
32:48on le voit là
32:48avec l'arrivée de l'IA,
32:50il y a des nouveaux besoins,
32:51il y a des nouvelles interfaces,
32:53on est toujours
32:53en train de travailler.
32:53En plus,
32:54on va avoir des infrastructures
32:55qui vont, ce que je disais tout à l'heure,
32:57elles-mêmes pilotées
32:58par l'IA.
32:59C'est exactement l'intérêt.
33:00Nous, on apporte
33:02une solution
33:02qui rend
33:03l'intégration de l'IA
33:04dans le pilotage
33:05d'infrastructures
33:05beaucoup plus fiable
33:07et surtout
33:08qui le rend même possible
33:09parce qu'autrement,
33:10il y a plein de problèmes
33:12qui sont très difficiles
33:13à résoudre sans ça.
33:14Eh bien, merci
33:15d'être venu nous parler
33:15de tout ça,
33:16Damien Garros,
33:16cofondateur ici
33:17de Ops1000,
33:18avec deux L à la fin,
33:20je le précise bien,
33:21la colonne vertébrale
33:22des infrastructures
33:22pilotées par l'IA.
33:24Voilà,
33:24si vous avez des infrastructures
33:25assez larges,
33:25je crois qu'il y a des gens
33:26comme TikTok
33:27qui vous utilisent.
33:28Oui, on a pas mal
33:28de grands comptes,
33:29notamment TikTok.
33:30Voilà,
33:30vous voyez,
33:31le type d'infrastructures,
33:32eh bien,
33:33pensez à Ops1000
33:34qui vient de lever
33:3512 millions d'euros.
33:35Merci d'être venu parler pour ça.
33:37Allez, on marque une courte pause
33:38et on retrouve tout de suite
33:39nos débriefeurs
33:39de l'actu IA.
33:40C'est tout de suite
33:41sur BFM Business.
33:46Le décryptage IA.
33:50Souveraineté,
33:50productivité,
33:51services liés
33:52en ordre de marche
33:52pour séduire les entreprises.
33:53On va parler de tout ça
33:54dans ce débrief
33:55avec nos deux débriefeurs
33:56de chocs.
33:56Vincent Champin,
33:57bonjour Vincent.
33:57Bonjour.
33:58Merci d'être avec nous,
33:59président de l'Observatoire
34:00du long terme
34:00et patron du digital
34:02chez Framatome,
34:03membre du Comex
34:04chez Framatome.
34:05Observatoire du long terme,
34:06je vous conseille en replay,
34:07d'ailleurs,
34:07on s'est vu il y a quelques jours
34:08avec Gilles Babinet
34:09pour un rapport
34:10sur la productivité
34:11très intéressant
34:12que je vous conseille encore.
34:13Allez voir le replay,
34:14on en dit quelques mots,
34:15mais voilà,
34:16c'est mieux quand même
34:16quand on a le rapport.
34:17En tout cas,
34:18merci d'être venu
34:18pour la dernière fois
34:23directeur général adjoint
34:24de Neoma Business School.
34:27Et pareil,
34:28de toute façon,
34:29il faut aller sur vos comptes
34:30aussi à tous les deux
34:31sur X.
34:31Alain, à chaque fois,
34:32il y a l'actualité
34:33de tout ce qui sort sur X
34:34et c'est vraiment passionnant.
34:36Tiens,
34:36on va dire un mot
34:37sur Arthur Mensch
34:40qui était invité,
34:42enfin,
34:42qui était convoqué
34:43par une commission parlementaire.
34:45Alors moi,
34:46la première chose,
34:46ça va vous frapper.
34:47Regardez-nous en télé,
34:48ils sont six,
34:50je crois.
34:50Alors, je trouve
34:51qu'à l'heure actuelle,
34:53évidemment,
34:54en dehors de tous
34:54les éléments géopolitiques,
34:55mais à l'heure actuelle,
34:56avoir un Arthur Mensch
34:57sous la main
34:58pendant une heure et demie
34:59pour lui poser
34:59tout un tas de questions,
35:00mais on aurait dû avoir
35:01une flopée de députés.
35:02Non,
35:02ils sont à peine six
35:04et encore,
35:04il doit y en avoir deux
35:05qui vont juste
35:06le relever de tout ça.
35:07On va écouter
35:08ce qu'il nous dit d'abord
35:08sur la réglementation
35:11et puis ensuite,
35:12on va rebondir dessus.
35:14Sur la réglementation
35:15comme défense
35:16et comme manière
35:17de contrer les Américains,
35:20je pense que
35:21souvent,
35:22l'intention est bonne,
35:22c'est-à-dire de se dire
35:23on va faire en sorte
35:24que ça favorise
35:25nos startups européennes.
35:26Je pense que si on regarde
35:28dans tout l'historique
35:29de ce qu'on a pu faire,
35:30ça n'a jamais été le cas.
35:31Et une raison très simple,
35:33c'est que la réglementation,
35:34fondamentalement,
35:34ça vous met un overhead
35:35que pour surmonter,
35:37il faut être suffisamment gros.
35:38Et donc,
35:38si vous n'avez pas
35:38des entreprises suffisamment grosses
35:40avec une charge réglementaire
35:41aussi grosse,
35:41vous vous retrouvez
35:42avec à importer
35:44des acteurs américains.
35:45Mais réglementer
35:46pour défendre,
35:47en général,
35:48ça ne marche pas.
35:50réglementer pour défendre,
35:50ça ne marche pas.
35:52C'est ce qu'on dit
35:52un peu souvent ici,
35:53mais le fait que ce soit
35:54Arthur Mensch
35:54qui le dise,
35:57première réaction,
35:58Vincent ?
35:59Je pense qu'il a lu
36:00le grand décrochage,
36:00parce que ce qu'il dit
36:01sur l'innovation,
36:02c'est exactement ça.
36:03C'est ça, le rapport
36:03sur la productivité.
36:04On rappelait que les normes
36:05à l'époque du GMCN,
36:06ça a rendu l'Europe plus forte
36:08parce que c'était
36:08des normes performantes,
36:10alors que maintenant,
36:11on a l'impression
36:11que c'est plutôt des normes
36:12qui sont là
36:13pour empêcher.
36:14Et donc,
36:14comme le dit Arthur,
36:15ce n'est pas ce qui est
36:16le plus efficace.
36:17Donc ça,
36:17je pense que c'est
36:17le premier point.
36:18Deuxième point,
36:19alors effectivement,
36:20il n'y a pas grand monde
36:20dans la salle,
36:21il y a énormément de gens
36:21qui l'ont lu.
36:22Donc je pense que ça
36:23a un énorme impact.
36:24Je pense que ça fait plaisir
36:24aussi d'entendre un patron
36:26qui a un tech guy,
36:27ce n'est pas un general manager
36:28qui lisait des éléments
36:30de langage,
36:30il a fait du code,
36:31il sait ce dont il parle.
36:33on va en reparler
36:33dans un instant sur l'emploi,
36:35il rentre dedans,
36:36et même sur l'énergie.
36:38Moi, je vous conseille
36:39de l'écouter vraiment
36:40sur les chiffres.
36:41Il dit, voilà,
36:42une carte mémoire,
36:43c'est un kilowatt par salarié.
36:47Du coup,
36:47ça vous coûte 10 000.
36:48Il a tout un ensemble
36:49de chiffres
36:50et ça nous permet un peu
36:50de voir comment on peut
36:51calculer tout ça.
36:52C'est hyper intéressant.
36:53Donc ça,
36:53je pense que c'était très bien
36:54cette partie-là,
36:55formidable.
36:56Finalement,
36:57qu'il y ait peu de monde
36:57dans la salle,
36:58beaucoup de gens l'ont entendu.
36:59Ça montre probablement
37:00que cet exercice de l'audition
37:01devrait être réinventé.
37:02Je pense que le Parlement
37:03devrait ouvrir aux questions
37:04des internautes
37:05et finalement,
37:06qu'il n'y ait que 5 personnes dedans
37:07s'il y a 100 000 personnes
37:08qui regardent,
37:09c'est pas du mal.
37:10La petite réserve,
37:11je pense que c'est la même chose
37:12aussi avec Dario Amadeu
37:14et Dario Amadeu,
37:16sur Anthropique,
37:17quand on arrive dans les domaines
37:17qui sont moins son domaine,
37:19c'est-à-dire la macroéconomie
37:19de l'emploi.
37:21Enfin, Arthur,
37:21c'est quelqu'un
37:21qui a fait de la recherche.
37:22Ensuite,
37:22il a bossé dans une boîte
37:25en hypercroissance.
37:27La macroéconomie de l'emploi,
37:28elle ne se joue pas là.
37:28Elle se joue en province.
37:30Elle se joue dans les petits...
37:31Donc,
37:31je pense que ce qu'il dit
37:32dans ce domaine-là,
37:33ça représente bien
37:33ce qu'il voit lui,
37:34ce n'est pas forcément extrapolable.
37:36Et dans ce qu'il dit lui,
37:37il y a des choses intéressantes.
37:38Il dit par exemple
37:38que la productivité
37:39est hyper forte
37:40sur le codage individuel.
37:42Et il dit en revanche
37:43qu'on est sur le codage collectif,
37:44c'est un peu plus compliqué.
37:46On n'a pas encore
37:47complètement inventé
37:48les méthodes
37:48qui permettent ça.
37:49Et ça renvoie aussi
37:50à une chose
37:50qu'on racontait
37:51dans le grand écrochage,
37:52c'est-à-dire que
37:53les grandes ruptures technologiques,
37:54ils nécessitent
37:55d'efforts co-investissements.
37:57C'est-à-dire
37:57que ce n'est pas seulement
37:57la technologie,
37:58c'est reverser processus,
38:00refaire un certain nombre d'outils,
38:02réinventer une façon
38:02de travailler.
38:03Et tant qu'on ne l'a pas fait,
38:04on n'a qu'une partie
38:05de la productivité.
38:05Il dit,
38:06il s'inquiète d'une Europe
38:07cantonnée à la fourniture
38:08d'énergie
38:09dans la course à l'IA.
38:10On l'entend souvent dire ça.
38:13Allez-y,
38:14parce que je vous conseille
38:14encore une fois,
38:15puis il dit des chiffres
38:16qui sont hyper...
38:16Enfin, je trouve
38:17qu'il faudrait les noter
38:18pour avoir toujours
38:18un peu une grille
38:19d'évaluation.
38:21Oui,
38:22et là,
38:22il parle de quelque chose
38:23qu'il connaît.
38:24Donc, il raconte
38:24son expérience.
38:26Il explique que c'est compliqué
38:27de faire une entreprise
38:27pan-européenne
38:28parce que pour les stock options,
38:31toute la réglementation,
38:33la transparence des données,
38:34il y a une réglementation
38:35par pays.
38:36Donc ça, je pense que ça mérite
38:37d'être écouté.
38:37Il faut même ouvrir
38:37un compte en banque par pays.
38:39Et au-delà d'écouter,
38:39il faut en tirer les leçons
38:40parce que le rapport Draghi
38:42évoquait un peu ce sujet-là.
38:43Mais Draghi,
38:43c'est plutôt des banquiers,
38:45des gens qui sont sur
38:46un type d'économie différente.
38:47L'économie de l'hypercroissance,
38:48elle ne s'était pas encore
38:49exprimé là-dessus.
38:50Et c'est bien
38:50qu'Arthur Mensch l'ait fait.
38:52Alain ?
38:52Alors oui,
38:53c'est clairement une audition
38:55à aller écouter.
38:57En fait,
38:57moi, je l'ai réécouté
38:58plusieurs fois.
38:59J'en ai fait un article
39:00sur mon blog
39:01parce que je trouve
39:02que notamment
39:02quand on est membre
39:03de Comex
39:04ou décideur,
39:05c'est justement
39:06vraiment à analyser
39:08dans le détail.
39:08Il y a plein de choses
39:09hyper intéressantes.
39:10Et puis, tu es d'accord ?
39:10Moi, je trouve que ces chiffres-là
39:11parce qu'à chaque fois,
39:12on nous dit
39:12qu'on va créer un datacenter
39:13de 6 gigawatts et tout ça.
39:14Là, il explique clairement.
39:16un demi-gigawatt,
39:17ça fait ça,
39:18c'est autant de cartes de calcul.
39:20Et puis, il donne des métriques.
39:21Enfin, sur la base
39:22de l'expérience Amistral,
39:24il a aujourd'hui
39:2410% de sa masse salariale
39:26qui passe en computia.
39:27Enfin, je veux dire,
39:27à un moment donné,
39:28il sait de quoi il parle.
39:30Il l'a mesuré.
39:30Il s'est annoncé très clair.
39:31Si on commence
39:32à extrapoler
39:33les uns et les autres
39:34dans nos organisations,
39:35ça a quand même
39:36une signification
39:36assez nette
39:38sur le PNL,
39:39sur la structure
39:40de bilan.
39:42Et il explique aussi
39:43qu'il y a beaucoup d'enjeux.
39:44En fait, justement,
39:45de partage de la valeur
39:46puisqu'il y a tout un passage
39:48sur, finalement,
39:50tout ça devient
39:51très capitalistique
39:53et il amène
39:54très nettement
39:55le débat
39:55de, ok,
39:56mais du coup,
39:57une fois qu'on en est là,
39:58comment on gère
39:58cette répartition de la valeur ?
39:59D'ailleurs, il le dit très clairement
40:01qu'il a des investisseurs
40:02américains.
40:03Il dit parce qu'il y a un moment,
40:04quand on est allé chercher,
40:05c'est les seuls
40:05qui ont répondu.
40:06Je vous propose
40:07d'écouter un autre extrait.
40:08Justement,
40:08on va reparler
40:09de productivité,
40:10de chômage.
40:11Alors, effectivement,
40:12c'est peut-être vu
40:12avec le regard
40:13et le périmètre
40:15il y a le périmètre
40:16d'Arthur Metch,
40:17mais quand même,
40:18il dit quand même
40:18pas mal de choses.
40:19On l'écoute.
40:20Vous êtes dans une situation
40:22où vous avez quand même
40:23certains métiers
40:26qui disparaissent presque
40:28et donc les gens s'adaptent,
40:29ils s'adaptent assez vite.
40:31Je pense que ça devrait passer.
40:34Ce n'est pas exclu
40:34qu'il y ait quand même
40:35une augmentation
40:36dans certains domaines
40:38du chômage
40:40et, d'une certaine manière,
40:41un déplacement de la valeur
40:42du travail vers le capital
40:44et le capital
40:45qui est pour le moment
40:46largement pas du capital européen.
40:49Et donc,
40:49vous avez cette situation
40:50qui, je pense,
40:51est assez explosive
40:52entre,
40:53d'une part,
40:55vous avez
40:58peut-être des destructions
40:59d'emplois
40:59ou en tout cas
41:00des modifications
41:00très, très rapides
41:01de la structure
41:02de l'emploi en Europe.
41:03Vous avez une situation
41:05où tout le monde
41:06veut de l'électricité
41:06et il n'y a pas assez
41:08d'électricité.
41:08Donc, vous avez
41:09des conflits d'usage.
41:10Conflit d'usage,
41:10ça veut dire inflation.
41:12Donc, vous avez
41:12de l'inflation
41:14potentiellement
41:14dû à l'intelligence artificielle.
41:16Et puis,
41:16troisième élément,
41:17j'en ai parlé tout à l'heure,
41:18vous avez
41:18un déficit commercial
41:20qui explose.
41:21C'est-à-dire que,
41:22sur le plan des services,
41:23il est multiplié
41:23par 5
41:23dans les 5 prochaines années.
41:26Une situation
41:26comme ça,
41:27c'est quand même
41:27relativement,
41:28c'est révolutionnaire.
41:30Donc,
41:31il faut le prendre en compte,
41:32je pense.
41:33Il faut en parler plus.
41:34Il faut avoir
41:35un point de vue
41:36plus long terme
41:37sur ce que ça veut dire
41:38pour l'économie,
41:39ce que ça veut dire
41:40pour la société,
41:41ce que ça veut dire
41:41pour les équilibres
41:42géopolitiques.
41:43Et si on ne le fait pas
41:44suffisamment rapidement
41:45pour revenir à votre question,
41:46on va se retrouver
41:46dans une situation
41:47où on n'aura aucun choix.
41:49Et ça,
41:50c'est une situation
41:51qu'on ne voudrait pas
41:51voir advenir.
41:53Caractère d'urgence,
41:53quand même,
41:54Vincent.
41:54Bon,
41:55après,
41:55ce qu'il décrit,
41:57oui,
41:58l'IA va faire des changements,
42:00mais souvenons-nous
42:01de l'Internet
42:02et de l'ubérisation.
42:03Le bilan de l'ubérisation,
42:04par exemple,
42:05dans le domaine
42:05de l'Uber,
42:06c'est que finalement,
42:07il n'y a pas eu
42:07du chômage de masse
42:08des taxis.
42:09En revanche,
42:09ils ont perdu
42:10la valeur de leur plaque
42:10à baisser.
42:11En gros,
42:11leur retraite
42:12à baisser.
42:15Ce qu'il y a aussi
42:15qui change,
42:16c'est que ça va très vite.
42:17Oui.
42:18Uber,
42:18ça s'est fait assez vite.
42:19Et il y a eu
42:2040 000 emplois en plus
42:21de gens
42:22qui, effectivement,
42:22passaient du chômage.
42:23Avec un service rendu ?
42:24Avec les services rendus.
42:25Là,
42:26l'économie française,
42:27elle détruit,
42:29elle recrée
42:2915 % de ses emplois
42:30chaque année.
42:31Quand on fait
42:32le bilan
42:32de tout Internet,
42:34donc 25 ans après,
42:35c'est 20 points de PIB.
42:3620 points de PIB,
42:37c'est beaucoup.
42:37On a fait 20 points
42:38en 25 ans,
42:39c'est-à-dire un effet
42:40de 0,8 % par an.
42:41Donc 0,8 %
42:43rapporté à 15 %,
42:44c'est significatif,
42:46mais ce n'est pas
42:46quelque chose
42:47qui crée un amarguedon.
42:48En revanche,
42:49c'est vrai que
42:49dans certains domaines,
42:51c'est plus important.
42:52Je pense qu'il ne fallait pas
42:52acheter une licence de taxi
42:54en 2004.
42:55Donc, effectivement,
42:56ceux qui sont dans la traduction,
42:58certains métiers de code
42:59valiant le code plus simple
43:00de faire un site web basique,
43:02ça, c'est compliqué.
43:03En revanche,
43:03ce qu'il dit,
43:04c'est que le métier de codeur
43:06devient plus un métier de manager
43:07et moins un métier d'exécutant.
43:10Et puis, ce qu'il dit aussi,
43:11il n'a pas tort,
43:12il y a beaucoup d'incertitudes.
43:13Donc, il y a une réflexion là-dessus.
43:15Oui,
43:16The Economist
43:16fait sa dernière une
43:17sur ce sujet.
43:19Et ce qu'ils disent,
43:20et qu'ils rappellent,
43:21ce que disent
43:21les spécialistes du domaine,
43:23c'est qu'effectivement,
43:25les vagues technologiques
43:26ont tous eu
43:28des effets de ce type-là.
43:29Dans tous les cas,
43:30on a pensé
43:31que ça allait beaucoup plus vite
43:32que ça n'allait en réalité.
43:34C'est le paradoxe Amara.
43:35En revanche,
43:36à long terme,
43:36ça changeait beaucoup plus de choses
43:38qu'on n'imaginait pas.
43:39Donc, au jour d'aujourd'hui,
43:40il n'y a rien qui permet de penser
43:41que l'IA serait différente.
43:43C'est-à-dire qu'on n'a pas
43:43d'accélération de la productivité.
43:45On voit que les gens investissent,
43:46mais les productivités liées à l'IA,
43:48quand on demande aux gens,
43:49il y a eu ce sondage
43:50sur plusieurs milliers de managers,
43:51c'est la seule étude sérieuse qu'on ait,
43:53on ne trouve pas
43:54de choses positives sur le passé.
43:55Et sur le futur,
43:56ils disent 1 ou 2 % par an.
43:58Alors ?
43:59Il y a un passage
44:00qui est assez intéressant aussi
44:02dans son propos.
44:03C'est le moment où il explique
44:05les gains de performance
44:07quand on est tout seul.
44:08Et effectivement,
44:09sur le métier de codeur,
44:10c'est fois 10 à fois 20.
44:12Et il explique que
44:13dès que la taille des équipes augmente,
44:15en fait,
44:15ce gain de performance s'effondre
44:16pour des problématiques
44:18de communication,
44:19d'organisation, etc.
44:20Et je rejoins Vincent,
44:22c'est-à-dire que je crois
44:22qu'on est dans une période
44:23où il y a énormément d'incertitudes.
44:26Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
44:27on voit bien
44:28qu'il va y avoir
44:29une reconfiguration massive
44:30du marché de l'emploi.
44:32Je veux dire,
44:32les études,
44:33elles existent déjà
44:33depuis quelques temps.
44:35Le Forum mondial de l'économie
44:36rappelle quand même
44:37qu'il y a plus d'un milliard
44:38de personnes concernées
44:39par une reconfiguration
44:40de leur emploi,
44:42un emploi qui perdure
44:43mais qui se transforme,
44:44pour de l'ordre de 39 %
44:46des compétences cœur de métier
44:47de ces emplois-là.
44:48Et un horizon de deux ans.
44:50Donc on voit bien
44:50que c'est massif,
44:52rapide,
44:52et ça nécessite,
44:53et c'est aussi un point
44:54sur lequel il insiste,
44:55finalement un accompagnement
44:56extrêmement fort
44:57de la part des entreprises.
44:59Et aujourd'hui,
45:00on voit aussi,
45:01malgré tout,
45:01que c'est un des éléments
45:03de complexité.
45:03Il y a un accompagnement
45:04au quotidien.
45:04On a eu un sondage
45:05tout à l'heure avec Odoxa.
45:07Ce n'est pas tout
45:07de faire une formation
45:08puis après,
45:08allez, je vous lâche
45:09et puis rendez-vous
45:10dans six mois
45:10la prochaine formation.
45:11C'est un accompagnement
45:12presque par semaine.
45:13Il faut faire tout ça.
45:14En fait,
45:14ça nécessite de reconfigurer
45:16l'entreprise
45:16et les processus
45:17de l'entreprise
45:18autour de ces technologies
45:20d'IA
45:20et non pas juste
45:21de faire du déploiement
45:22de licences
45:23ou du déploiement
45:24de formations.
45:25Et donc oui,
45:25comme tu le dis très bien,
45:26c'est un accompagnement
45:27en proximité,
45:28au quotidien,
45:29pour identifier
45:30les zones de friction
45:31finalement dans l'activité
45:32actuelle de l'entreprise
45:33et voir à quels endroits
45:35ce type de technologie
45:37peut tout à fait faire sens.
45:38En fait,
45:38il y a deux aspects.
45:39Il y a les entreprises,
45:40leur boulot,
45:40c'est d'être le plus efficace
45:42avec une technologie donnée.
45:43Donc effectivement,
45:44elles,
45:44leur mission,
45:44ça va être d'intégrer ça
45:46et puis ensuite,
45:47il y a la question
45:47qui est celle du modèle social.
45:49Il y a trois modèles sociaux
45:50dans le monde.
45:51Il y a le modèle social,
45:52disons,
45:54libertaire,
45:54capitaliste,
45:55en gros,
45:56malheur au perdant,
45:56c'est-à-dire celui qui bouge,
45:57il se débrouille
45:58et du coup,
45:59il apprend aussi,
45:59il intègre dans son formation
46:01et fonctionnement
46:01qu'il doit se débrouiller.
46:03Donc il va trouver vite,
46:04il va faire des compromis
46:05qu'on ne fera pas
46:06forcément dans notre modèle.
46:07Il y a le modèle nordique
46:08où là,
46:09la collectivité met des moyens énormes
46:10pour accompagner les gens
46:11en gros pour passer
46:12des secteurs en décroissance
46:14vers les secteurs en croissance.
46:16Et donc ça,
46:16c'était le fameux modèle nordique
46:18alors qu'il y a eu
46:18un peu de faiblesse
46:19sur les dernières années
46:20mais qui investit
46:21dans les dépenses actives
46:22de l'emploi.
46:23Et puis,
46:23on a le modèle français
46:24où on met le paquet
46:25sur les dépenses passives.
46:26Et là,
46:26le problème,
46:27c'est quand il y a
46:27une grosse vague qui arrive,
46:29on n'est pas forcément
46:30les gens à sortir.
46:30Donc là,
46:31là où Arthur Vamenshien a raison,
46:33moi,
46:33je voudrais attirer
46:34l'attention là-dessus.
46:34Un,
46:34il faut quand même
46:35avoir un discours
46:36qui ne soit pas uniquement négatif.
46:37On prévoit un armager
46:38dont notre plus gros risque
46:39aujourd'hui
46:39en termes de compétitivité,
46:41de pouvoir d'achat,
46:42c'est d'être plus tardif
46:44que les autres pays
46:44à intégrer cette productivité.
46:46Si on ne le fait pas,
46:47on n'aura pas les moyens
46:47pour former,
46:48on n'aura pas les moyens
46:49pour soutenir le pouvoir d'achat.
46:50Et le deuxième point,
46:51c'est qu'effectivement,
46:52il y a des remises en cause
46:53de notre modèle social,
46:54la façon dont on accompagne,
46:56même le management.
46:57On l'évoquait avec Gilles,
46:58des modèles de management
46:59qui considèrent
47:00que la personne
47:01qui était le meilleur
47:02de sa promotion
47:03pour faire des intégrales triples
47:04à 20 ans
47:05doit être le meilleur
47:06à 60 ans
47:07et que ce n'est pas changeable.
47:09Ça, ce n'est pas un modèle
47:09qui est adapté
47:10à un monde qui change.
47:11Donc, il y a des remises
47:13en cause à faire,
47:14mais je pense qu'il faut le faire
47:14quand même en se disant
47:16qu'il y a du bénéfice
47:17à aller chercher
47:18et que si on négativise
47:20trop ces éléments-là,
47:21on risque d'avoir
47:22le pire des deux mondes.
47:23C'est-à-dire qu'on n'aura pas
47:23les bénéfices de la productivité
47:24et on n'aura pas les moyens
47:25d'accompagner correctement.
47:27Pour compléter la réponse de Vincent,
47:29il y a quand même aussi un sujet,
47:30c'est qu'à partir du moment
47:31où finalement ton coût,
47:32par exemple,
47:33de création d'une appli
47:34tend vers zéro
47:34parce que tu as de l'IA
47:35qui vient en renfort
47:36pour écrire les lignes de code,
47:38en fait, il va y avoir
47:38une augmentation de la demande
47:40de création d'applications
47:41pour des choses
47:42sur lesquelles on n'explorait
47:43pas du tout cet aspect-là
47:45parce que c'était trop cher.
47:47Donc en fait, à court terme,
47:48on risque même d'avoir
47:49un effet contre-intuitif
47:50qui s'appelle
47:51le paradoxe de Jevance
47:52où en fait, la demande
47:54pour certains types de métiers
47:55va exploser.
47:56Donc tout ça pour dire
47:57qu'on est vraiment
47:58dans une zone
47:59de forte incertitude
48:00et par contre,
48:01il faut effectivement avancer
48:02et ne pas avoir
48:03toujours ces discours négatifs.
48:04Très rapidement,
48:05parce que je me suis rendu compte
48:06que le temps a passé,
48:08Anthropic OpenAI
48:08qui lance leur joint voiture
48:09respectif pour conquérir
48:11les entreprises,
48:12ça vient concurrencer
48:12nos capgeminiers,
48:13tout ça ?
48:14Oui, en fait,
48:15il y a plusieurs sujets
48:16d'ailleurs.
48:16Quand je dis leur joint voiture,
48:17ce n'est pas ensemble,
48:18c'est chacun...
48:19Et puis c'est bien séparé,
48:20les investisseurs d'un côté
48:21et de l'autre,
48:22il n'y a pas d'overlap du tout.
48:24Et puis, non,
48:24mais ce qui se passe,
48:25c'est qu'en fait,
48:26le modèle finalement
48:27n'est plus vraiment
48:28le produit en tant que tel.
48:30L'idée, ça va être
48:31de s'insérer au cœur
48:33des organisations,
48:34des entreprises
48:35pour proposer le tout
48:38en mode complètement intégré.
48:39Je pense que le sujet,
48:41c'est aussi
48:41d'avoir finalement
48:44des canaux de distribution
48:45très puissants
48:46parce qu'une fois
48:46que tu as du BlackRock
48:49ou ce type de partenaire
48:51dans ton board,
48:52finalement,
48:53ça t'assure un canal
48:54de distribution
48:54auprès de plusieurs centaines
48:56d'entreprises.
48:57Voilà.
48:58Et puis,
48:58c'est un très bon moyen aussi,
49:00malgré tout,
49:01c'est un peu le modèle
49:02de Palantir,
49:02de fournir à la fois
49:04le service,
49:05le modèle
49:05et quelque part
49:06de capter 80% de la valeur
49:08au lieu de simplement
49:0920% de la valeur.
49:10Donc, peut-être deux choses.
49:11Un, c'est effectivement
49:12le paradoxe de la productivité,
49:13c'est-à-dire que l'IA seul
49:14ne suffit pas,
49:15donc il faut des co-investissements,
49:17de la formation,
49:17de la transformation.
49:18Donc là,
49:18ils ont compris que
49:19s'ils ne faisaient pas
49:20cette transformation,
49:21la demande ne sera pas suffisante
49:22sur les modèles,
49:23ils vont avoir un problème.
49:24Donc ça, c'est la version positive,
49:25on va vers plus de productivité
49:27et puis la version négative,
49:28c'est de dire que le token
49:29est en train de se commoditiser,
49:30donc ils essaient d'aller
49:31de suivre la marge.
49:33La question,
49:33c'est est-ce que McKinsey,
49:35Capgemini, Accenture
49:36les laisseront faire
49:37et est-ce qu'ils seront capables
49:38d'avoir une offre
49:38qui soit meilleure
49:39en termes de rapport
49:40coût-qualité-prix ?
49:41Et c'est un vrai sujet
49:42dans un monde
49:43où les modèles deviennent
49:44au fur et à mesure
49:45interchangeables.
49:45Enfin, je veux dire,
49:46aujourd'hui,
49:46tu prends un Opus 4.7
49:48ou un Gemini 3.1 Pro
49:49ou un JPT 5.5,
49:51sincèrement,
49:52ils font à peu près
49:53la même chose.
49:53Oui, et derrière,
49:55il y a des abonnements
49:56et on ne peut pas
49:56s'abonner à tout.
49:57Très rapidement,
49:58de plus en plus de méfiance
49:59autour de l'IA,
50:00Eric Schmidt hué
50:01à l'université d'Arizona
50:03et puis la maison
50:04de Saint-Malpin
50:04visée par un cocktail
50:05monotole à San Francisco.
50:07C'est des petits signes
50:09faibles, mais quand même.
50:10Alors, c'est un nom
50:10dans l'histoire économique,
50:11c'est les luddites,
50:12c'est les personnes
50:12qui veulent casser la machine.
50:14Alors, bon,
50:15un, il faut prendre ça
50:16au sérieux
50:16parce que derrière,
50:16il y a des vrais soucis.
50:19On l'évoquait tout à l'heure,
50:20c'est vrai que
50:21notre capacité à accompagner
50:23et puis c'est des espèces
50:23de discours,
50:24on a l'impression
50:24que bonheur aux gagnants
50:27et malheur aux perdants,
50:28je pense que ça peut être
50:28angoissant pour un certain
50:29nombre de personnes.
50:30Bon, j'espère
50:31et il faut qu'on trouve
50:32quand même une issue
50:33un peu plus positive,
50:34c'est-à-dire qu'il y a
50:34des tas de choses
50:35intéressantes à faire
50:36avec l'IA.
50:38Et il ne faudrait pas
50:38que des gens par,
50:40enfin, je ne sais pas
50:41si c'est idéologique le terme,
50:42on n'a pas eu ça
50:42sur Internet.
50:44Se disent,
50:45allez, moi je ne veux pas
50:46l'utiliser parce que
50:47du coup, ça va encore
50:48plus accroître le fossé.
50:50Oui, oui, oui.
50:50Et on en voit,
50:52j'ai vu qu'il y a un bouquin
50:53qui est sorti sur une personne
50:54qui demandait de boycotter
50:55l'IA dans un certain
50:56nombre de domaines
50:57dits créatifs.
50:58Je ne suis pas sûr
50:59que ce soit la solution.
51:00Non.
51:01Non, alors oui,
51:02ce sont des signaux faibles,
51:03alors il faut regarder
51:03vraiment dans le détail,
51:05notamment concernant
51:05Eric Schmidt,
51:06il semblerait que ça ne soit
51:07pas que le sujet d'IA,
51:08il y avait des histoires
51:10un peu différentes
51:11par rapport à ça.
51:12Maintenant, on voit bien
51:13quand même qu'il y a
51:13une ligne de fracture.
51:15Là, il y a un baromètre
51:16qui est sorti
51:17concernant la France
51:18il y a quelques jours
51:19qui explique que 8% seulement
51:21des Français veulent accélérer
51:22sur le sujet,
51:23là où l'écrasante majorité
51:25veut plutôt prendre
51:27un peu de hauteur,
51:28ralentir,
51:29voire carrément s'arrêter
51:30pour justement essayer
51:32de résoudre
51:33toutes les problématiques
51:34autour de l'IA
51:36dans le domaine de la défense,
51:37la cybercriminalité,
51:38enfin toutes les craintes
51:39qu'il y a.
51:39Voilà, c'est une technologie
51:41qui est ni bonne
51:42ni mauvaise en soi.
51:43C'est vraiment l'usage
51:44qu'on va en faire
51:45qui va définir un petit peu
51:47tout ça.
51:47Et je crois qu'il est
51:48extrêmement important
51:49de développer justement
51:50la compréhension
51:52de ce qu'est cette technologie,
51:53l'exploration
51:53de ce qui est très positif
51:54dans cette technologie
51:55et effectivement
51:56de réussir à en limiter
51:57les effets délétères.
51:58Eh bien, merci à tous les deux.
51:59On peut retrouver
52:00certains éléments
52:01justement dans le rapport
52:02sur le grand décrochage
52:03de l'Observateur du long terme
52:05présidé par Vincent Champin,
52:07patron digital aussi
52:07chez Framatome,
52:08membre de Comèche
52:09chez Framatome.
52:09Merci d'avoir été avec nous.
52:10Et Alain Goudet,
52:11directeur général adjoint
52:12de Neomac Business School,
52:13c'est toujours un plaisir
52:14de vous avoir autour
52:15de ces sujets.
52:16On est resté un peu longtemps
52:16sur Arthur Mensch,
52:17mais je trouve que c'était
52:18un moment important aussi
52:20de nos chapitres IA
52:22et d'avoir cette écoute
52:24qu'il a eue des parlementaires
52:25et cette écoute
52:26qu'il a eue aussi
52:29auprès de nous tous.
52:30Je crois que vous allez être
52:31très nombreux à l'avoir écouté.
52:32Merci de nous avoir suivi.
52:33Tech & Co. Business
52:34est terminé.
52:35On se retrouve la semaine prochaine,
52:36même heure, même endroit.
52:37D'ici là, excellente semaine
52:38sur BFM Business.
52:41Tech & Co. Business
52:42sur BFM Business.
Commentaires