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  • il y a 10 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 22h. 

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Transcription
00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans 100% politique. Vous avez donc suivi la grande interview d'Éric Zemmour face à
00:00:05Laurence Ferrari et Pierre De Villeneuve
00:00:06et on va la débriefer tout de suite avec Éric Tegner. Bonsoir Éric, Jean-Christophe Gallien, bonsoir Jean-Christophe, Jules
00:00:12Torres, bonsoir Jules, et Maître Pardot, bonsoir Olivier Pardot.
00:00:17Je précise tout de suite que vous êtes l'avocat d'Éric Zemmour, comme ça tout sera dit quand vous
00:00:21allez commenter ses propos.
00:00:23Et Jules, le JD News cette semaine justement, c'est sur Éric Zemmour qui prophétise ce que sera l'élection
00:00:31de 2027.
00:00:32Elle opposera selon Éric Zemmour la nouvelle France de la France insoumise et la France éternelle dont il parle livre
00:00:39après livre.
00:00:40Alors on va commencer par un concept qu'a mis Éric Zemmour en avant ce soir, l'immigration dite négative.
00:00:46Alors il me semble avoir déjà entendu sur ce plateau, dans la bouche de Torres et Tegner.
00:00:53Puisqu'il dit immigration zéro, et on ajoute à cela des expulsions en hausse.
00:00:59Comme ça qu'on arrivera à un solde négatif. Écoutez Éric Zemmour.
00:01:04Moi je pense qu'on peut avoir une immigration négative.
00:01:09Oui, c'est-à-dire non seulement on n'accueille plus, mais en plus on renvoie.
00:01:13On fait la remigration pour les délinquants, pour les criminels, pour les chômeurs de longue durée, etc.
00:01:19Donc on peut avoir une immigration négative. C'est ce que fait Trump aux Etats-Unis.
00:01:23Les chômeurs de longue durée, pardon.
00:01:25Les chômeurs de longue durée, on les renvoie, vous savez, en Suisse.
00:01:28Ce n'est pas une tyrannie la Suisse, vous êtes d'accord avec moi.
00:01:31Si vous n'avez plus de travail pendant six mois, vous êtes renvoyé.
00:01:35Aux Etats-Unis, si vous n'avez plus de travail...
00:01:37Quand vous n'avez pas de nationalité suisse.
00:01:38Bien sûr, je vous parle d'étrangers.
00:01:40Oui, donc vous ne parlez pas d'étrangers.
00:01:42Je ne parle plus des binationaux.
00:01:42Non, les binationaux, je vous ai dit, ils deviendront étrangers si je les déchois de la nationalité française.
00:01:48Ce n'est pas la même chose. Il y a des étapes quand même.
00:01:50L'immigration négative, Éric Tecner.
00:01:52Alors c'est un concept très intéressant qu'il met en avant.
00:01:55Et il faut comprendre ce que ça veut dire.
00:01:56Aujourd'hui en France, il y a 4,5 millions de titres de séjour qui existent.
00:02:00C'est-à-dire des étrangers qui ont un titre de séjour.
00:02:02Mais qui sont renouvelés tous les 5, 10 ou 15 ans.
00:02:06Et il y a chaque année 750 000 titres de séjour qui sont donc renouvelés.
00:02:10Et ce que propose Éric Zemmour avec cette proposition ce soir au micro de Laurence Ferrari,
00:02:13c'est de dire d'un côté on va arrêter l'immigration et de l'autre il y a un
00:02:18certain nombre de titres de séjour qu'on ne va pas renouveler.
00:02:21Par exemple ceux qui ne travaillent pas.
00:02:22Il prend au mot d'une certaine façon ceux qui disent qu'il faut une immigration de travail.
00:02:26Et en parlant de ceux par exemple 1,2 million d'étrangers aujourd'hui qui sont sur notre sol et
00:02:31qui sont inactifs.
00:02:32En disant le jour où on arrive sur un renouvellement du titre de séjour, moi je ne les renouvelle pas.
00:02:37Ce qui veut donc dire qu'on va se retrouver avec un certain nombre de personnes
00:02:40qui vont finir par être expulsées du pays et qui vont rentrer chez eux.
00:02:44Même s'ils ne renouvellent pas le titre de séjour.
00:02:46C'est-à-dire que même si le titre de séjour est toujours en cours,
00:02:49si vous êtes délinquant et que vous êtes placé en dehors de la loi française,
00:02:52il l'expulse, il est très clair.
00:02:54Et il dit même pour les binationaux, d'ailleurs il dit qu'il ne croit pas à la phrase d
00:02:59'Emmanuel Macron,
00:03:00on peut être à la fois 100% français et 100% algérien.
00:03:03Et il critique l'idée même de binationnalité.
00:03:05Mais il dit, on l'a entendu dans le son à l'instant, qu'un binationnal qui se placerait du
00:03:10mauvais côté de la loi
00:03:11pourrait perdre la nationalité française et se retrouver seulement avec son autre nationalité.
00:03:15Et donc être potentiellement expulsable de la France.
00:03:19Oui, bien sûr.
00:03:20Et ça ne créerait absolument pas des apatrides.
00:03:21Puisqu'on sait que de toute manière, dans tous les pays, notamment du Maghreb ou même de l'Afrique subsaharienne,
00:03:26vous ne perdez jamais la nationalité.
00:03:28Par exemple, on avait parlé du cas de Bolem Sansal en disant qu'il avait perdu sa nationalité.
00:03:32En réalité, l'Algérie n'avait pas à retirer sa nationalité parce que l'Algérie ne la retire jamais.
00:03:37Donc c'est extrêmement intéressant.
00:03:38Moi je trouve ce concept d'immigration négative.
00:03:40Parce que l'immigration zéro, que d'ailleurs personne ne partage dans la classe politique,
00:03:44alors qu'on avait fait un sondage chez ça, et les Français disaient que, quasiment un Français sur deux disait
00:03:48qu'ils étaient pour une immigration zéro.
00:03:50L'immigration zéro s'occupe seulement des flux, donc du robinet.
00:03:53On parle d'immigration extra-européenne.
00:03:55D'ailleurs c'est intéressant, Eric Zemmour.
00:03:57Parce que dans la campagne présidentielle, vous vous souvenez de ce qu'il avait dit sur l'immigration ukrainienne.
00:04:00Là, on l'a bien entendu ce soir, il fait une grande distinction entre l'immigration intra-européenne et l
00:04:06'immigration extra-européenne.
00:04:07Bien sûr, je pense d'ailleurs qu'il la ferait aussi sur la question de la binationalité.
00:04:10C'est peut-être plus facile d'être aujourd'hui franco-espagnol, franco-italien.
00:04:14Et d'ailleurs on avait le témoignage souvent de Daniel Riolo, qui est journaliste sportif,
00:04:17qui disait qu'il se sentait autant français qu'italien.
00:04:19C'est parce que c'est les mêmes cultures.
00:04:21Évidemment, quand c'est d'autres cultures, c'est beaucoup plus compliqué d'assumer cette binationalité.
00:04:24Mais là où l'immigration négative est extrêmement intéressante, c'est qu'aujourd'hui, le sujet migratoire est tellement important,
00:04:31est tellement majeur pour la population française qu'il occupera l'élection présidentielle.
00:04:36Et donc je trouve qu'il accroche quand même un thème, il accroche une idée extrêmement précise.
00:04:41En tout cas, c'est beaucoup moins urtiquant par exemple que la remigration.
00:04:45C'est un nouveau concept avec lequel il va avancer.
00:04:47Comme il a fini par imposer le terme de grand remplacement, qui est passé d'une théorie complotiste il y
00:04:54a cinq ans,
00:04:54à une réalité factuelle pour beaucoup de Français aujourd'hui.
00:04:58Ça complète le paradigme de l'immigration choisie.
00:05:01C'est-à-dire qu'en réalité, vous avez une immigration positive.
00:05:03Vous choisissez sur certains métiers des étudiants pour certaines filières.
00:05:07Il faut arrêter avec les étudiants aussi.
00:05:09Oui, mais ça veut dire que vous avez une capacité de jouer sur les deux versants.
00:05:12Je crois que c'est assez intéressant.
00:05:13Après, la dimension négative est toujours quelque chose qui peut être...
00:05:17Alors évidemment, c'est moins dur et moins difficile à entendre pour certains que la remigration.
00:05:21Mais ça demeurera quelque chose d'intéressant parce que justement, il faut le relier à cette volonté de choisir.
00:05:25L'immigration, c'est un flux.
00:05:27Ce sont des flux.
00:05:28Et un pays souverain peut choisir de travailler sur les flux.
00:05:31Alors ça peut être un flux positif à l'aller.
00:05:33Et ça peut être un flux négatif vers le retour évidemment.
00:05:35Alors négatif, il y a peut-être un autre mot de choses.
00:05:36Mais c'est pas mal.
00:05:37Positif, négatif, je trouve que ça fonctionne bien.
00:05:39Et je crois qu'il a enfoncé effectivement quelque chose qui va impacter, notamment dans le silence sur ces questions
00:05:45-là depuis un certain temps.
00:05:46C'est juridiquement possible.
00:05:47Si je fais un sondage, c'est ça pour CNews, vous allez voir qu'il y a une majorité de
00:05:51Français qui soutiendra l'idée d'Éric Zemmour.
00:05:53C'est-à-dire, on n'accueille plus, même si c'est très compliqué d'atteindre une immigration zéro, en
00:05:59tout cas avec l'actualité de la Constitution et du droit français.
00:06:03Mais en plus, je renvoie tous ceux qui n'ont rien à faire en France parce qu'ils sont sous
00:06:08OQTF et pas à 10% ou parce qu'ils ne respectent tout simplement pas la loi française.
00:06:12Vous avez trouvé un certain écho dans l'opinion française.
00:06:14Oui, et vraiment d'un point de vue juridique, en plus, c'est faisable.
00:06:18Lorsqu'on allait parler d'immigration, il y avait cette petite idée que derrière, on allait peut-être renvoyer des
00:06:23gens dans leur pays, pourtant qui ont pu acquérir par exemple la nationalité française.
00:06:27Là, c'est simplement une question de droit. C'est-à-dire que si on vous donne un titre de
00:06:30séjour pour 10 ans, ce n'est pas qu'on vous donne un titre de séjour pour 20 ans.
00:06:33Donc, c'est bien normal qu'à un moment, on vous l'enlève.
00:06:35Et parce qu'on va parler de stocks, ce qui est intéressant, c'est qu'en même temps, ça donne
00:06:38Éric Zemmour la possibilité d'être pragmatique, de dire qu'on va pouvoir accueillir des ingénieurs indiens par exemple,
00:06:43parce que de toute façon, à la fin de l'année, on va avoir plus renvoyé de gens qu'accueilli
00:06:49de personnes.
00:06:49C'est ça qui est extrêmement intéressant et qui, encore une fois, je pense, est constitutionnel.
00:06:53Olivier Bardot.
00:06:54D'abord, reconnaissons que vous partagez quelque chose avec Éric Zemmour, c'est votre capacité à ouvrir des fenêtres d
00:07:00'Oberton.
00:07:00C'est-à-dire...
00:07:01Éric Zemmour, ce n'est pas une fenêtre, c'est une véranda.
00:07:03C'est une véranda d'Oberton.
00:07:05Mais ça, c'est ça.
00:07:06J'explique pour les Français qui me regardent.
00:07:07Oui, pardon. La fenêtre d'Oberton, c'est tout ce qui est dissible dans le débat public.
00:07:11Et on dit qu'aujourd'hui, cette fenêtre, ou l'image qu'on prenait, cette véranda, a été considérablement énergie,
00:07:16notamment grâce à Éric Zemmour.
00:07:18Ne serait-ce que, je reprends le terme de grand remplacement, qui aujourd'hui est une réalité dans certains quartiers
00:07:23de France où il y a eu un changement de la population.
00:07:25C'est très clair.
00:07:25C'était indicible sur un plateau de télévision il y a cinq ans.
00:07:28Et aujourd'hui, c'est repris par beaucoup de Français, même par d'autres politiques qui réxent.
00:07:33Je trouve que sur cette question, comme vous l'avez très bien dit, il progresse.
00:07:36C'est-à-dire que le constat permanent, c'était au fond, le suicide français, c'était un constat.
00:07:43Et que là, on passe du constat à la proposition.
00:07:46Et que c'est une proposition pragmatique, une proposition travaillée.
00:07:51Comme Éric vient de le dire très justement, c'est-à-dire qu'on part de quelque chose qui est
00:07:54réalisable juridiquement.
00:07:56La remigration, ce n'est pas réalisable juridiquement.
00:07:58On ne pouvait pas prendre des gens qui sont installés en France en plein droit et que vous dites, aujourd
00:08:04'hui, vous partez.
00:08:05En revanche...
00:08:06S'ils ne sont pas français, oui, mais s'ils ne sont pas francs, quoi ?
00:08:08Non, mais vous ne pouvez pas le faire si vous n'avez pas des motifs.
00:08:12S'ils n'ont rien fait, s'ils sont parfaitement intégrés.
00:08:14S'ils n'ont pas des motifs, c'était ça.
00:08:15Ceux qui sont à l'extrême de l'extrême droite et qui proposent la remigration, c'est de dire tous
00:08:20les étrangers, on les renvoie.
00:08:21Ça, ce n'est pas concevable.
00:08:23En revanche, dire que vous êtes là pour 10 ans et pas au-delà, c'est tout à fait concevable.
00:08:29C'est une autre philosophie.
00:08:31Il faudra changer beaucoup de choses, notamment le Conseil constitutionnel, parce que ça m'étonnerait qu'il accepte ces notions
00:08:38-là.
00:08:38Mais enfin, ça fait partie du débat des présidentielles.
00:08:41Et puis donc, il a dit que, puisqu'on parlait de la double nationalité, pour lui, donc déjà, il critique
00:08:45depuis longtemps ce concept de double nationalité.
00:08:48Je ne fais pas le Rassemblement national.
00:08:49Il fait une différence.
00:08:51Ils ont essayé de le faire.
00:08:53Vous voulez que je vous rappelle les propos de Sébastien Chenu lors de la dissolution ?
00:08:56Ils voulaient que je vous rappelle la mise au clair tout de suite de Marine Le Pen sur cette question
00:09:02-là, juste après.
00:09:03Oui, et puis Jordan Bardella qui avait expliqué qu'il voulait exclure d'un certain nombre de fonctions les binationaux,
00:09:08notamment les fonctions qui ont un trait au renseignement.
00:09:11La DGSI, la DGSE, ce genre de choses.
00:09:14Écoutez donc Éric Zemmour qui critique Emmanuel Macron qui, en pleine tournée africaine, avait dit qu'on peut être 100
00:09:19% algérien et 100% français.
00:09:22Je pense qu'on ne peut pas être 100% africain ou algérien et 100% français.
00:09:27Ce n'est pas possible.
00:09:28On ne peut pas avoir deux civilisations sur notre sol.
00:09:30Moi, ma famille vient d'Algérie, vous voyez.
00:09:32Donc, je viens d'Afrique.
00:09:34Je vois qu'on me le ressort souvent sur les réseaux sociaux.
00:09:37Sauf que ma famille a fait l'effort de s'assimiler, c'est-à-dire d'assimiler la culture, on
00:09:43en revoit, les mœurs, l'histoire.
00:09:46Et on ne peut pas être...
00:09:47Moi, je ne suis plus d'Algérie.
00:09:49Je ne suis plus africain.
00:09:51Je suis 100% français.
00:09:52Et qu'est-ce que vous dites ?
00:09:53Alors, ça, c'est une question intéressante.
00:09:54Est-ce qu'on peut être 100% algérien et 100% français ?
00:09:57Ou 100% africain et 100% français ?
00:09:59Moi, je ne crois pas.
00:10:00C'est-à-dire que la question de la binationalité, bon, elle est assez personnelle.
00:10:04Pour prendre un cas personnel, moi, j'ai un père, il n'est pas binational.
00:10:07J'ai du mal à penser qu'il puisse avoir deux nationalités.
00:10:09Il y a toujours eu ce débat dans ma famille aujourd'hui.
00:10:11Je pense qu'à un moment, la question se pose de aimer sa patrie.
00:10:16C'est-à-dire que lorsqu'on va se donner pleinement à son pays,
00:10:19le stade suprême, c'est le stade, par exemple, d'une guerre, c'est le stade d'un choix.
00:10:22Et ce qui va compter, c'est le moment de ce choix-là.
00:10:25Alors, on n'y est pas aujourd'hui.
00:10:26C'est-à-dire que je pense qu'il faut dissocier le monde occidental,
00:10:29un franco-américain, un franco-suédois, un franco-israélien.
00:10:34Il n'y a absolument rien à voir.
00:10:35Et l'autre monde, c'est-à-dire le sud global aujourd'hui,
00:10:37parce que le cadre de la guerre, d'une certaine façon,
00:10:39de la confrontation, notamment culturelle, qui existe aujourd'hui par le soft power, etc.,
00:10:44il existe aujourd'hui.
00:10:45Et donc, en effet, si vous avez une binationalité avec certains pays,
00:10:49vous êtes en tension.
00:10:50Ça ne veut pas dire que ce n'est pas possible.
00:10:51Ça ne veut pas dire que je suis en train de questionner le patriotisme de certaines personnes.
00:10:55Ça veut simplement dire qu'en effet, la question d'octroyer la binationalité
00:10:58dans les années à venir, c'est un sujet malgré tout.
00:11:01Vous êtes binational, Olivier Pardot ?
00:11:03Oui, je suis binational et fier de l'être en plus, puisque je suis franco-israélien.
00:11:08Et est-ce que vous diriez que vous êtes 100% français et 100% israélien ?
00:11:10Non, parce que je suis 100% occidental.
00:11:12C'est-à-dire qu'il y a une civilisation...
00:11:15Non, il y a une civilisation...
00:11:16Très bonne réponse, je trouve.
00:11:17Il y a une civilisation qui est commune.
00:11:20C'est ça, il n'y a pas d'opposition de civilisation.
00:11:23Quand je suis à Tel Aviv ou quand je suis à Paris, on en déplaise à tous les antisionistes
00:11:28ou les antisémites.
00:11:29Ce sont les mêmes jeunes, ce sont les mêmes valeurs.
00:11:32Après, il y a des histoires différentes, des histoires communes.
00:11:34Ce n'est pas pour rien que les 300 000 franco-israéliens ont voté à des scores gargantuesques pour Éric
00:11:44Zemmour.
00:11:45Ce n'est pas pour rien.
00:11:46Ou qu'ils votent pour Meille Arabie quand ils se présentent.
00:11:48Ce n'est pas pour rien.
00:11:49C'est parce qu'ils ont une adhésion totale à la partie la plus patriote de leur pays qu'ils
00:11:57partagent.
00:11:58Et que vous parlez avec des franco-israéliens, ils vous parleront de la France avec des trémolos
00:12:03que je ne retrouve pas chez certains mononationaux qui ne passent leur temps à critiquer leur propre pays.
00:12:10C'est ça la réalité.
00:12:12Vous avez des mononationaux qui ne sont pas 100% occidentaux dans l'esprit, du moins, comme vous dites.
00:12:19Qui détestent l'Occident et qui détestent la France, mais qui sont 100% français sur le papier.
00:12:23100% français et qui sont capables de vous dire, je suis autant français que toi, plus français que toi,
00:12:28et qui crache sur la France tous les jours.
00:12:29La vérité, c'est que le sujet de la binationalité est un sujet pratique.
00:12:32C'est-à-dire que parfois, les gens peuvent avoir leur famille qui peut être dans l'autre pays.
00:12:35Avoir la binationalité permet d'y résider de façon beaucoup plus facile.
00:12:40Mais le vrai sujet aujourd'hui, c'est de poser la nationalité en dehors des questions pratiques.
00:12:44Et c'est sur la question du patriotisme.
00:12:45Et ça, on a du mal à le faire aujourd'hui.
00:12:47Mais j'ai trouvé la réponse d'Olivier Pardou extraordinaire.
00:12:49Vous êtes franco-israélien.
00:12:51Est-ce que vous êtes 100% français, 100% israélien ?
00:12:53Je suis 100% occidental.
00:12:55J'aime bien cette réponse.
00:12:56C'est une vraie réponse, mais c'est une réponse qui est évidemment très intime.
00:13:00Aussi, c'est-à-dire que quelque part, vous parlez de vous-même.
00:13:03Vous parlez de vos amis.
00:13:04Vous parlez de gens, effectivement, qui parfois, pour des raisons familiales,
00:13:08peuvent être effectivement dans des mondes qui sont différents,
00:13:11culturellement aujourd'hui, qu'il était peut-être moins il y a quelques années
00:13:13ou quelques dizaines d'années,
00:13:14avec des mouvements de population, on l'a dit, qui étaient préalables.
00:13:17Je crois qu'il faut faire très attention là-dessus.
00:13:19Autant, je suis assez d'accord sur l'idée qu'il faut réguler.
00:13:21Moi, pour le coup, j'ai horreur du binationalisme quand c'est un marché.
00:13:25Quand c'est un marché.
00:13:26Notamment, parfois sur l'emploi, parfois sur le sport.
00:13:29Regardez ce qui se passe en ce moment.
00:13:30C'est même contre l'intérêt, parfois, des pays qui sont, soi-disant, représentés par des binationaux.
00:13:35Joueurs de foot, par exemple, qui ont été en sélection nationale française chez les jeunes
00:13:38et qui vont jouer en Algérie, ainsi de suite.
00:13:40Un autre exemple, excusez-moi, c'est l'Occident.
00:13:43Mais si demain, Didier Deschamps entraîne l'équipe d'Italie, ça me poserait un problème.
00:13:47Voilà, mais...
00:13:47Ça pose un problème.
00:13:48C'est pas très loin d'être le cas, d'ailleurs.
00:13:49Si un ancien Premier ministre voulait se présenter dans un pays voisin,
00:13:53ça me poserait également un problème.
00:13:54Vous voulez dire, par exemple, un ancien Premier ministre qui voudrait devenir maire de Barcelone ?
00:13:57C'est quand même un vrai sujet.
00:13:58C'est un sujet.
00:13:58Nous, on a eu des...
00:14:00Et après, il voudrait revenir en France, redevenir ministre.
00:14:02Vous imaginez la folie.
00:14:03Nous, on a eu une maire de Paris.
00:14:05On ne peut pas imaginer une autre chose pareille.
00:14:06Ce qui, lui, se disait aussi catalan.
00:14:08Donc, vous voyez, c'est un pays qui a accepté beaucoup de choses dans le monde occidental, certes,
00:14:12mais pas seulement.
00:14:12Je crois que c'est très intime.
00:14:14Là où il a raison de poser la question, c'est que de renvoyer à Emmanuel Macron,
00:14:17qui dit 100% plus 100%, ce qui est très compliqué, évidemment.
00:14:20Alors ça, c'est la question.
00:14:21Jean-Christophe Gallien, est-ce qu'on peut être 100% français et 100% algérien ?
00:14:24Il ne peut pas être 200% quelque chose, parce qu'en fait, finalement, c'est un homme augmenté.
00:14:28Alors, on peut peut-être, dans le cas d'Emmanuel Macron, penser à un homme augmenté.
00:14:31Il y a, je ne sais quoi, si vous voulez, derrière.
00:14:33Mais je crois qu'effectivement, c'est un discours qui est porté sur le terrain africain,
00:14:38parce que ça peut l'intéresser aujourd'hui sur le terrain diplomatique.
00:14:41La réalité concrète, c'est que moi, ce que j'aime, c'est que dans l'intimité, si vous voulez,
00:14:44on n'oppose rien.
00:14:45Quand on est en France, on est français.
00:14:47Et on est français peut-être avec des racines maliennes, des racines suédoises, si vous voulez.
00:14:51Mais on est en France et on peut être franco-israélien aussi.
00:14:54En étant en France et en étant 100% français quand on est en France.
00:14:56Ça ne veut pas dire pour autant que demain, parce que vous êtes en Israël et qu'Israël est attaqué
00:15:00par d'autres pays
00:15:02avec lesquels vous n'avez pas l'accompte, vous n'allez pas oublier que vous êtes aussi israélien,
00:15:05quelque part par votre famille ou par votre régime.
00:15:07Jules Torres, 100% français, 100% algérien.
00:15:10Est-ce que vous faites déjà une différence entre une double nationalité issue,
00:15:15avec deux nationalités qui sont de l'Occident,
00:15:18et une nationalité qui serait de l'Occident et une autre de l'Orient ?
00:15:22En plus, c'est compliqué. C'est pour ça que c'est Emmanuel Macron qui a dit ça,
00:15:25qui a loué la binationalité en disant qu'on pouvait être 100% français et 100% algérien.
00:15:30Le problème, c'est qu'il le fait avec un pays qui s'est construit sur la haine de la
00:15:34France.
00:15:35Donc c'est évidemment extrêmement compliqué, parce que quand Olivier dit 100% occidental,
00:15:39évidemment, moi je pense qu'on peut tout à fait être 100% français et 100% espagnol,
00:15:43100% français et 100% italien.
00:15:46Il y a vraiment, moi je connais beaucoup de gens qui s'identifient comme ça,
00:15:48et qui sont autant français que vous et moi, et autant patriotes et autant souverainistes que vous et moi.
00:15:53Mais avec l'Algérie, c'est quand même différent, parce qu'on a une histoire avec l'Algérie,
00:15:56qui évidemment est aujourd'hui utilisée, avec une sorte de rente mémorielle des Algériens,
00:16:01du régime algérien, qui est extrêmement problématique,
00:16:04parce que ce n'est pas la même culture, ce n'est pas la même religion,
00:16:07ce n'est pas les mêmes coutumes, ce n'est pas les mêmes traditions.
00:16:09Donc à ce titre-là, je trouve ça extrêmement compliqué.
00:16:13On peut prendre d'autres exemples, est-ce qu'on peut être 100% français et 100% ouzbék ?
00:16:17100% français et 100% pakistanais ?
00:16:20Je ne le pense pas, parce qu'il y a toutes ces us et ces coutumes
00:16:23qui sont beaucoup trop différentes,
00:16:25ce n'est pas justement le monde occidental ou le monde latin par exemple.
00:16:28Moi je rejoins ce que dit Jules, lorsque vous avez une binationalité avec un pays,
00:16:31par exemple, qui est une république islamique,
00:16:33où l'islam, de fait, n'est non seulement une religion,
00:16:36mais régit également la vie politique.
00:16:38Est-ce que moi vous pensez ça cohérent qu'on vous dise que vous êtes 100% musulman,
00:16:42100% catholique ? Absolument pas.
00:16:43Vous vous retrouvez en contradiction.
00:16:45Donc évidemment qu'il y a le fait religieux qui rentre totalement en compte aujourd'hui.
00:16:49Jean-Christophe ?
00:16:50Je crois que le fait religieux est un élément qui est fondamental aujourd'hui.
00:16:53Pas forcément, on parlait de France-Israël,
00:16:56forcément on part sur un parcours religieux là aussi,
00:16:58mais l'islam que vous décrivez, celui qui est...
00:17:01Oui, on parle de racines judéo-chrétiennes.
00:17:03Non, exactement, qui est radical.
00:17:04Lui pose une question, il le pose d'ailleurs dans beaucoup de pays sur la planète.
00:17:07Vous parliez de l'Afrique tout à l'heure.
00:17:09L'Afrique de l'Ouest, par exemple, elle a une vraie question aujourd'hui
00:17:11dans son rapport à l'islam et avec une progression très forte
00:17:14que l'Église catholique essaie en partie avec les papes successifs de contrevenir.
00:17:18C'est un vrai sujet.
00:17:19Je pense que la dimension religieuse,
00:17:21quand la religion notamment s'intéresse à la politique,
00:17:23elle n'a pas fait de séparation entre la politique
00:17:26et la réalité de ce qu'on vit tous les jours.
00:17:28Effectivement, là c'est compliqué parce que
00:17:29le dogme à ce moment-là prend le pas.
00:17:31Ce n'est même plus un problème de nationalité, c'est un problème de croyance.
00:17:34C'est-à-dire qu'à ce moment-là, est-ce qu'on peut être musulman radical
00:17:38et français, voire musulman radical et algérien musulman ?
00:17:40On ne l'est pas, on est musulman radical.
00:17:42Quand on voit le sondage, vous vous souvenez de ce sondage ?
00:17:46Sur les jeunes et l'islam en disant entre la loi de la République
00:17:50et la loi...
00:17:53Si jeunes français de confession musulmane, je rappelle le sondage de l'IFOP,
00:17:58veulent que la charia s'applique en France.
00:18:01Voilà, ça veut dire que ce n'est pas notre sujet.
00:18:05La France, c'est une terre d'assimilation.
00:18:08C'est toute la thèse de Zemmour.
00:18:10C'est-à-dire que c'est une terre d'assimilation.
00:18:12Mais ceux qui viennent aujourd'hui avec ce concept de dire
00:18:18que la charia est plus importante que la loi de la République,
00:18:20c'est anti-assimilation.
00:18:22Mais c'est notre point aussi.
00:18:23Ça empêche l'assimilation.
00:18:24C'est ça le problème.
00:18:25Le problème, c'est que vous ne pouvez pas dire
00:18:29je suis national et je déteste la France.
00:18:32Je hais la France.
00:18:33Je vomis tout ce qu'elle représente.
00:18:35Jusqu'à ce qu'un parti dise
00:18:37vous haïssez tellement la France qu'on va changer de peuple.
00:18:39C'est ça la réalité.
00:18:41Je pense pour le coup,
00:18:42moi je ne stigmatiserai pas les étrangers qui viennent sur le territoire français.
00:18:46Je pense que c'est de notre faute aussi.
00:18:48C'est-à-dire que moi, si j'étais convaincu qu'on était dans un pays ultra patriote.
00:18:51À leur place, vous feriez pareil.
00:18:52Donc moi, on le dit sans cesse.
00:18:54Le problème, ce n'est pas le migrant.
00:18:55Le problème, c'est l'incapacité des gouvernants à stopper et assumer.
00:19:02Ça dépend de la migration chez un lotier.
00:19:04Ça dépend.
00:19:05Si vous arrivez avec le dogme dont on parle,
00:19:07c'est-à-dire celui où vous voulez renverser
00:19:09non seulement la réalité de la manière dont on vit dans ce pays-là,
00:19:12mais plus que ça.
00:19:13Vous voulez renverser la nature même de ce pays-là.
00:19:14Oui, mais ce n'est pas l'individu.
00:19:15Ce n'est pas l'individu qui fait ça.
00:19:17C'est le groupe.
00:19:18Non, non, non.
00:19:18Ce n'est pas l'individu.
00:19:19Ce n'est pas l'individu qui viennent et qui portent avec eux cette charge de la école.
00:19:22C'est le plus important.
00:19:23Pardonnez-moi, Jean-Christophe, d'être chauvin,
00:19:25de penser que la civilisation française,
00:19:27c'est une civilisation qui est extrêmement forte aujourd'hui
00:19:30et qui peut résister à n'importe quel type de conquête et d'envahisseur.
00:19:33L'énorme problème aujourd'hui, c'est qu'on a des élites qui détestent la France.
00:19:38L'énorme problème, c'est qu'en fait, finalement,
00:19:40l'ensemble des Français, qu'ils soient de gauche, de droite, d'extrême-gauche ou d'extrême-droite,
00:19:44devraient avoir leur drapeau français,
00:19:45devraient le porter haut et fier, et ils ne le font pas.
00:19:48Moi, c'est ça.
00:19:49Et là-dessus, je pourrais citer Feu Patrick Buisson,
00:19:51qui l'expliquait très bien,
00:19:52qui expliquait comment également la conquête de l'islam en France,
00:19:55c'était bien plus, d'une certaine façon, le fait que les églises se vidaient.
00:19:59Je suis 100% d'accord avec Eric Tegner.
00:20:00Le problème, vous savez, le migrant à l'autre bout du monde
00:20:04qui vit dans un pays très compliqué,
00:20:06à sa place, on penserait à faire exactement la même chose
00:20:08et on ne serait pas dans une logique de conquête.
00:20:09Le problème, c'est le groupe.
00:20:11Et le problème, c'est la haine de soi.
00:20:13Quand vous avez en permanence des gens qui haïssent leur propre pays,
00:20:18comme par exemple un certain parti d'extrême-gauche
00:20:21qui, dès qu'ils voient un banquet français
00:20:23avec de la charcuterie cryofascisme,
00:20:25quand vous avez un drapeau français
00:20:27qui sort en dehors d'une coupe du monde,
00:20:29c'est que vous êtes un fasciste
00:20:31si vous le mettez à votre balcon.
00:20:33Quand vous avez, parce qu'Éric Zemmour en a parlé ce soir,
00:20:35il a écrit « La messe n'est pas dite »,
00:20:37c'est son dernier livre chez Fayard
00:20:39avant la réédition du suicide français.
00:20:40Quand on l'attaque, quand il parle des racines chrétiennes de la France,
00:20:44de l'identité chrétienne,
00:20:46quand on en est à cette telle haine de soi
00:20:48en disant « il ne faut surtout pas parler d'identité chrétienne »
00:20:50alors que dans chaque village de ce pays,
00:20:52il y a un monument aux morts et une église,
00:20:55eh bien on est largement plus responsable de l'état du pays
00:20:58que le migrant qui essaye de sauver sa vie
00:21:00ou d'avoir une vie meilleure
00:21:01dans des conditions économiques meilleures en France.
00:21:04Mais beaucoup plus responsable.
00:21:05Ceux qui se détestent et qui détestent ce pays
00:21:08et qui sont franco-français, c'est juste insupportable.
00:21:11Oui, vous avez raison.
00:21:12Moi, j'insisterai sur l'idée des élites.
00:21:14Pour une anecdote, dans le cadre d'une élection qui se déroulait
00:21:16où je participais à l'aspect stratégique
00:21:18et pas très opérationnel au Maghreb,
00:21:21je vais le dire comme ça parce que je ne peux pas parler du pays directement,
00:21:24j'ai dû rencontrer un personnage qui était un des numéros,
00:21:29ce mouvement adore avoir des numéros, des frères musulmans.
00:21:31Et donc, quand on a passé le moment de l'élection,
00:21:33qu'on a trouvé un accord dans le cadre de cette élection,
00:21:36il me dit « vous êtes français ».
00:21:37Ah oui, mais alors, vous savez quoi ?
00:21:39Finalement, on a le temps, mais la France est finalement notre point,
00:21:42notre cible principale.
00:21:43Et il l'a décrit de manière très forte.
00:21:45Et il disait quoi ?
00:21:45Il disait « en fait, pourquoi on va gagner chez vous ? »
00:21:48Je lui disais que non, évidemment,
00:21:49parce que je redevenais français, évidemment,
00:21:51et pas simplement consultant dans cette élection.
00:21:53Je le disais, il me disait « parce que vos élites sont tellement faibles
00:21:55et tellement complices
00:21:57que finalement, c'est un boulevard qui nous est ouvert.
00:21:59C'est même pas un gain de terrain, c'est même pas du millimètre,
00:22:01c'est-à-dire qu'on fait ce qu'on veut. »
00:22:03Et donc, en réalité, la réalité, c'était ce personnage-là
00:22:05qui était porteur de ce message,
00:22:08et non pas simplement de ce message,
00:22:09mais c'était ce travail d'influence,
00:22:11ce travail encore une fois de progression sur notre territoire
00:22:13après l'avoir fait dans d'autres pays.
00:22:15Je le comprends.
00:22:15Eh bien, il le faisait ici.
00:22:16Et lui, il disait « mais vous savez, c'est une affaire d'années. »
00:22:18Il y a un rebond.
00:22:19Tant mieux.
00:22:19Voyons aussi les choses telles qu'elles sont.
00:22:21Sur les élites, par exemple, c'est vrai que,
00:22:24et Zemmour le disait tout à l'heure,
00:22:26c'est vrai que les élites dominent encore certains secteurs,
00:22:28mais c'est une domination de résistance
00:22:30parce qu'il y a aussi de nouvelles élites qui arrivent.
00:22:33Au Conseil constitutionnel, au Conseil d'État,
00:22:35on ne les voit pas, les gens arrivent.
00:22:36Mais ça bouge.
00:22:36On ne les voit pas.
00:22:37Mais par exemple, culturellement, sur le terrain culturel,
00:22:40vous voyez ce qui s'est passé à Cannes ?
00:22:42Non, mais vous voyez ce qui s'est passé à Cannes ?
00:22:44C'est très intéressant.
00:22:45On va en parler.
00:22:46Je vous laisse en parler tout à l'heure.
00:22:47Mais il y a ici CNews, l'existence de CNews.
00:22:51Une chaîne.
00:22:51Oui, une chaîne de télé.
00:22:53Une chaîne de télé.
00:22:54Une chaîne de radio, une chaîne de télé, un journal.
00:22:55Le JDD, il y a des réseaux sociaux.
00:23:01Une chaîne de télé, une radio, un journal.
00:23:02Mais vous sentez bien qu'il y a des élites
00:23:03qui sont aussi de ce côté
00:23:06et qui commencent à s'exprimer sans haine et sans peur.
00:23:09Je fais une incise.
00:23:10Mais parler de concentration des médias de notre côté,
00:23:15alors qu'encore une fois, c'est une chaîne de télé,
00:23:16une chaîne de radio et un journal.
00:23:18Quand je vois le nombre de chaînes de radio du service public,
00:23:22le nombre de chaînes de télé du service public,
00:23:24France 2, France 3, France 4, France 5, France 24, France Info.
00:23:28Et les proxys, Radio Nova.
00:23:30Mais de qui se moque-t-on ?
00:23:31De qui se moque-t-on ?
00:23:32De quel côté est la concentration des médias ?
00:23:37Écoutez Éric Zemmour qui...
00:23:38Alors ça, c'est très intéressant.
00:23:39Parce que les centristes vous parlent sans cesse
00:23:42de l'immigration clandestine qu'il faut combattre, etc.
00:23:44Éric Zemmour, il est pour s'en prendre à l'immigration légale.
00:23:47Donc écoutez-le.
00:23:49C'est l'immigration légale qu'il faut arrêter.
00:23:52C'est-à-dire les 100 000 étudiants,
00:23:54les 100 000 regroupements familiales,
00:23:56les 150 000 droits d'asile,
00:23:58les 50 000 qui viennent uniquement pour se faire soigner.
00:24:02Oui, on arrête.
00:24:03On arrête l'asile.
00:24:15Ce sont des gens qui se déclarent homosexuels
00:24:18dans les pays d'Afrique.
00:24:18Ce sont des femmes qui disent qu'elles sont battues.
00:24:21Ce sont des hommes qui disent qu'ils viennent d'Afghanistan,
00:24:24de Pakistan, de que sais-je encore, d'Algérie, encore une fois.
00:24:29Je veux dire, il n'y a aucun réfugié politique là-dedans.
00:24:32Moi, je pense que c'est justement
00:24:35le surplus d'immigration permanente,
00:24:37l'énorme immigration, l'invasion migratoire,
00:24:39les 500 000 immigrés légaux par an
00:24:41qui viennent en France,
00:24:43qui fracturent la société.
00:24:45Alors ça, c'est très intéressant
00:24:46parce qu'on en parle quand Gérald Darmanin
00:24:47s'en prend à l'immigration clandestine
00:24:49et veut vérifier qu'il rentre
00:24:52notamment au point de passage de menton
00:24:53qui est le point de passage entre la France et l'Italie.
00:24:56Mais on ne parle jamais de l'immigration légale.
00:24:58Et effectivement, alors il y a un solde,
00:25:00évidemment, il y a des gens qui partent,
00:25:01mais 500 000 personnes,
00:25:02c'est quand même une grande ville de France
00:25:04qui rentre chaque année en France
00:25:07de manière légale.
00:25:08Et l'immigration clandestine, par définition,
00:25:11on ne sait pas vraiment la quantifier
00:25:12puisqu'elle est clandestine.
00:25:14Oui, bien sûr, il y a les rapports sénatoriaux
00:25:15qui vous disent entre 800 000
00:25:16et 1 million de clandestins
00:25:18qui sont actuellement en France,
00:25:20même si Laurent Nunez,
00:25:20quand il est arrivé au ministère de l'Intérieur,
00:25:23pensait, peut-être à juste titre,
00:25:24qu'il n'y en avait que 200.
00:25:25Bon, 200 000,
00:25:26et il s'était repris plusieurs jours plus tard.
00:25:28Mais c'est vrai que dans le champ politique,
00:25:30et d'ailleurs ça rejoint le débat
00:25:31qu'on avait tout à l'heure
00:25:32sur l'immigration négative,
00:25:33la question de l'immigration légale,
00:25:37elle est toujours...
00:25:38Et l'immigration légale,
00:25:39c'est 500 000 personnes chaque année ?
00:25:41Légal ?
00:25:42Oui, légal.
00:25:42Bien sûr, c'est 350 000
00:25:45de titres de séjour
00:25:47et vous rajoutez les demandes d'asile,
00:25:48quasiment 150 000,
00:25:50et donc vous êtes à 500 000
00:25:51entrées légales par an,
00:25:52ce qui est l'équivalent de la ville de Nice.
00:25:54Donc quand vous faites deux quinquennats
00:25:56à la fin des fins,
00:25:57vous avez beaucoup d'immigrés
00:25:59et d'étrangers qui rentrent.
00:26:01Mais vous savez, l'immigration légale...
00:26:02Si vous faites 500 000 fois 10,
00:26:04ça fait 5 millions.
00:26:05Absolument.
00:26:05Même si sous Emmanuel Macron,
00:26:07il y a eu une augmentation,
00:26:08et au départ,
00:26:09et on avait beaucoup moins d'immigrés,
00:26:10mais de toute manière,
00:26:10chaque année a été plus grand.
00:26:13Et ça, ça serait intéressant
00:26:14de savoir le sol,
00:26:14parce qu'il y a évidemment
00:26:15des gens qui sont partis.
00:26:16Mais si je fais 500 000 fois 10,
00:26:18ça fait 5 millions.
00:26:19Bien sûr.
00:26:20Moi, j'avais fait une interview
00:26:21de Bruno Rotailleau.
00:26:22Ça fait 10% de la population française.
00:26:23Oui.
00:26:24Un peu plus.
00:26:25Oui, c'est ça.
00:26:25Et on va vous dire
00:26:26que ça ne représente rien,
00:26:27c'est une petite minorité.
00:26:28Mais vous savez,
00:26:29Eric tout à l'heure parlait du stock,
00:26:31ce qu'on appelle ça comme ça,
00:26:32parce qu'il y a les flux,
00:26:33les entrées,
00:26:33et il y a le stock,
00:26:34donc les titres de séjour,
00:26:35les visas.
00:26:364,5 millions de titres de séjour,
00:26:38700 000 renouvelés chaque année,
00:26:403 millions de visas.
00:26:40Donc vous voyez bien
00:26:41que le légal,
00:26:42c'est même plus important
00:26:43que l'illégal.
00:26:44À l'intérieur du légal,
00:26:45l'asile...
00:26:46Il veut arrêter avec l'asile.
00:26:47C'est complètement dévoyé.
00:26:48L'asile sur 10 ans en Europe,
00:26:50c'est un pays,
00:26:51un 28e pays.
00:26:52C'est 9 millions de personnes,
00:26:53entre 9 et 10 millions de personnes.
00:26:54C'est-à-dire que c'est plus important
00:26:55que l'Autriche.
00:26:56C'est-à-dire que là,
00:26:58on est parti.
00:26:58Je ne vous rappelle pas
00:26:59le nombre de personnes
00:27:00éligibles à l'asile
00:27:01en France,
00:27:02à travers le monde.
00:27:03500 millions de personnes
00:27:04sont éligibles à l'asile
00:27:05à travers le monde en France.
00:27:06Je ne parle que de l'asile.
00:27:06Je ne parle que de l'asile
00:27:07et ça, c'est le stock.
00:27:08Ce n'est pas un flux
00:27:08qui est sorti rentré.
00:27:09C'est la vérité.
00:27:10Eric Teguerre.
00:27:10Il y a deux éléments supplémentaires.
00:27:11L'immigration illégale,
00:27:12elle vient de l'immigration légale.
00:27:14C'est-à-dire que vous accueillez,
00:27:16par exemple,
00:27:16un étudiant qui vient
00:27:17théoriquement pour deux ans
00:27:18et il ne repart pas
00:27:20à la fin de ses études,
00:27:22il devient donc illégal.
00:27:24Ce n'est pas uniquement
00:27:24le migrant
00:27:25qui traverse la Méditerranée.
00:27:27La majorité
00:27:28de l'immigration illégale,
00:27:29elle provient
00:27:29de l'immigration légale.
00:27:30Le deuxième élément,
00:27:31c'est que sur ces 500 000 étrangers
00:27:33qui arrivent sur notre sol,
00:27:34vous pensez
00:27:34qu'ils ne font pas d'enfants ?
00:27:35On se retrouve quand même
00:27:36une femme algérienne.
00:27:37Aujourd'hui,
00:27:37c'est 3,3 enfants par femme.
00:27:39C'est immense.
00:27:40C'est-à-dire que derrière,
00:27:41il y a toutes ces enfants
00:27:42qui vont être faits
00:27:43par cette immigration
00:27:44et qui ne seront jamais comptabilisés
00:27:46parce qu'on dirait
00:27:47qu'ils sont nés
00:27:48et qu'ils sont droit du sol,
00:27:49qu'ils ne sont à peine immigrés
00:27:51de facto.
00:27:52Et donc ça,
00:27:52c'est la face cachée
00:27:53de l'immigration
00:27:54qui est immense.
00:27:55Maître Bardo ?
00:27:56Non, moi j'ai une réserve
00:27:57sur le droit d'asile,
00:27:57sur ce qu'il dit
00:27:58parce que dans le droit d'asile,
00:28:00c'est le dévoiement
00:28:01du droit d'asile.
00:28:01Le droit d'asile existe.
00:28:03Je pense qu'un homosexuel de Gaza,
00:28:08je comprendrais
00:28:08qu'on l'accueille en France
00:28:09parce que sinon,
00:28:11sinon on le jette.
00:28:12Il y a toute la misère du monde.
00:28:12Non, non, mais d'accord.
00:28:14Mais ce n'est pas
00:28:16toute la misère du monde.
00:28:17C'est-à-dire
00:28:18un type qui est homosexuel
00:28:19à Gaza
00:28:19et qu'on jette,
00:28:20quand jette du toit
00:28:24d'un immeuble,
00:28:25je comprends
00:28:26que lui,
00:28:27on puisse considérer
00:28:28que c'est quelqu'un
00:28:29qui mérite le droit d'asile.
00:28:31Je comprends que...
00:28:32Par exemple,
00:28:33en ce moment,
00:28:33il y a un sujet
00:28:34avec le Sénégal.
00:28:35Le Sénégal
00:28:36qui organise
00:28:37une répression
00:28:38absolument insupportable
00:28:40des homosexuels.
00:28:41D'ailleurs,
00:28:41la gauche,
00:28:43je ne sais pas où ils sont.
00:28:45Donc c'est quand même incroyable.
00:28:47Parce que je crois en plus
00:28:48que le dirigeant du Sénégal
00:28:50Jean-Luc Mélenchon,
00:28:51me semble-t-il...
00:28:52Il était il y a trois semaines.
00:28:53Exactement.
00:28:53Pedro Sanchez l'a reçu
00:28:55quelques jours après
00:28:55qu'il ait mis en place.
00:28:56On était les premiers
00:28:57à en parler.
00:28:58Voilà.
00:28:58Et donc là,
00:28:59il y a une question.
00:28:59Que faites-vous
00:29:00des Sénégalais homosexuels
00:29:03réprimés dans le pays ?
00:29:04Là,
00:29:04ce n'est pas un nombre.
00:29:05Mais là,
00:29:05le problème du droit d'asile
00:29:07aujourd'hui,
00:29:08c'est qu'on considère
00:29:10que par exemple,
00:29:11tous les pays en guerre,
00:29:12les populations
00:29:13peuvent venir en France
00:29:15et sont éligibles
00:29:16au droit d'asile.
00:29:17Ça fait des populations
00:29:18non-discriminées.
00:29:19C'est ça le problème.
00:29:20Mais qu'on conserve
00:29:22un droit d'asile
00:29:23pour des gens
00:29:24qui sont des victimes
00:29:26réelles,
00:29:28documentées
00:29:28de prisonniers politiques...
00:29:30Nicolas Pauvre-Montier
00:29:31a dit qu'il n'y en avait
00:29:31eu que deux l'année dernière.
00:29:33Ça m'étonne.
00:29:34Mais ça génélicine,
00:29:34ça fait longtemps
00:29:35qu'il n'est plus en France.
00:29:36Oui,
00:29:36ça génélicine,
00:29:37il n'est plus en France.
00:29:37Mais Boilem Sassal,
00:29:39avant qu'il devienne français,
00:29:41je considérais
00:29:42qu'il aurait mérité
00:29:44peut-être le droit d'asile.
00:29:45Et je pense que
00:29:45sur ce plateau,
00:29:46personne n'aurait contesté
00:29:47qu'on l'accueille
00:29:48et qu'on soit heureux
00:29:49de l'accueillir.
00:29:50Très concrètement,
00:29:51il y a très heureux
00:29:52de femmes afghanes
00:29:53et d'hommes afghans.
00:29:55Pourquoi il n'y a pas
00:29:55de femmes ?
00:29:56Les droits d'asile,
00:29:57à mon avis,
00:29:57c'est plus pour les jeunes femmes
00:29:59ou les moins jeunes femmes afghanes
00:29:59que les que...
00:30:01Alors qu'on a
00:30:02plutôt des filières
00:30:03de d'hommes afghans
00:30:04qui viennent en France.
00:30:04Et que des hommes.
00:30:05C'est pourquoi
00:30:06il fait les routes migratoires.
00:30:07Parce que la traversée,
00:30:08elle est très dure.
00:30:09La demande de droits d'asile,
00:30:10vous devez la faire dans le pays.
00:30:11Donc ils envoient les hommes
00:30:12d'abord parce que l'homme
00:30:13prend le risque
00:30:15et ensuite,
00:30:15il y a le regroupement familial.
00:30:17Ils choisissent
00:30:18quelle est l'aventurier
00:30:19de la famille
00:30:19qui va faire la traversée
00:30:21et ensuite,
00:30:21il fait venir toute la famille.
00:30:23C'est au sein que ça,
00:30:23c'est extrêmement bien organisé.
00:30:24C'est la raison pour laquelle
00:30:25ce qui va venir
00:30:26dans les années à venir,
00:30:27ce sont les enfants.
00:30:28Parce que la majorité
00:30:29aujourd'hui quand même
00:30:30des Africains
00:30:31sont des mineurs
00:30:32et le droit en termes
00:30:33de mineurs
00:30:34sur l'immigration aujourd'hui,
00:30:35c'est ultra laxiste.
00:30:36Je veux vous interroger
00:30:37sur la une du GD News
00:30:38et donc l'autre interview
00:30:39de la semaine
00:30:39d'Éric Zemmour
00:30:41qui pronostique
00:30:42l'élection à venir
00:30:43et il explique
00:30:44qu'elle opposera
00:30:45la Nouvelle-France
00:30:46et la France éternelle.
00:30:47Est-ce que vous partagez
00:30:48ce constat ?
00:30:50Je vous interroge
00:30:50ce concept de Nouvelle-France
00:30:52il y a quelques semaines
00:30:52puisque ça date
00:30:53du premier tour
00:30:53des municipales
00:30:55avec la France insoumise
00:30:56et est-ce que
00:30:57vous êtes d'accord
00:30:57pour dire qu'on va avoir
00:30:59un nouveau clivage ?
00:31:00On a parlé,
00:31:00vous savez,
00:31:01pendant un temps
00:31:01des mondialistes
00:31:02contre les souverainistes,
00:31:04le clivage gauche-droite
00:31:05qui révolue
00:31:05depuis bien longtemps maintenant.
00:31:08Les populistes contre les raisonnables.
00:31:08Voilà,
00:31:09les populistes contre les raisonnables.
00:31:10Les extrémistes
00:31:11contre le camp de la raison.
00:31:14Et donc là,
00:31:14le nouveau clivage.
00:31:16Nouvelle-France,
00:31:17France éternelle.
00:31:18J'espère
00:31:19que ce sera le clivage
00:31:20de la prochaine élection présidentielle
00:31:22parce qu'il est extrêmement clair.
00:31:24La Nouvelle-France,
00:31:25elle est définie
00:31:26par Jean-Luc Mélenchon.
00:31:27Il se revendique
00:31:28et on peut dire
00:31:29que c'est la totalité de la gauche
00:31:30qui se reconnaît
00:31:31dans cette Nouvelle-France.
00:31:32En revanche,
00:31:33qui appartient au camp
00:31:34de la France éternelle ?
00:31:35Et c'est toute la question
00:31:35de savoir
00:31:36qu'Éric Zemmour,
00:31:37évidemment,
00:31:37le Rassemblement National,
00:31:39on peut évidemment
00:31:39les ajouter là-dedans,
00:31:41une partie de la droite aussi.
00:31:42Mais que va faire
00:31:43le Bloc Central ?
00:31:43Est-ce que le Bloc Central,
00:31:44la élection présidentielle,
00:31:47validera ce schéma,
00:31:49ce clivage-là ?
00:31:49Et quelle France choisira-t-elle ?
00:31:51Parce que,
00:31:53lors des dernières élections
00:31:54législatives,
00:31:55par exemple,
00:31:55le Bloc Central,
00:31:56il a choisi la Nouvelle-France.
00:31:57Il n'a pas choisi
00:31:58la France éternelle.
00:31:58Donc,
00:31:59ça va être très intéressant
00:32:00de voir que,
00:32:01si ce clivage
00:32:03fait disparaître
00:32:04le Bloc Central,
00:32:04ou si,
00:32:05au contraire,
00:32:05ce Bloc Central
00:32:07décide à nouveau
00:32:08de s'allier avec la gauche.
00:32:10C'est le clivage à venir,
00:32:11Jean-Christophe Gallien,
00:32:12France éternelle
00:32:12contre Nouvelle-France.
00:32:13C'est la finale
00:32:14de l'élection présidentielle.
00:32:15D'ailleurs,
00:32:15il faut presque l'espérer
00:32:17parce que c'est un moment
00:32:18un peu cathartique.
00:32:19Je pense qu'on a besoin,
00:32:21après une période
00:32:21qui a été marquée
00:32:22par le deuxième mandat
00:32:23d'Emmanuel Macron,
00:32:24où finalement,
00:32:25après la dissolution,
00:32:26plus rien ne s'est passé.
00:32:28On posait la question
00:32:28de savoir pourquoi
00:32:29certains ne parlaient plus
00:32:30en ce moment.
00:32:30Elles ont presque intérêt
00:32:31à ne plus parler.
00:32:31C'est un marécage
00:32:32terrifiant sur le plan politique.
00:32:34On est à un an
00:32:35de cette élection.
00:32:35Je pense que c'est un moment
00:32:36dont la France a besoin
00:32:38parce qu'elle ne l'a pas eu.
00:32:39Ça lui a été volé
00:32:39à la dernière élection présidentielle.
00:32:41Et là,
00:32:41la purge,
00:32:42s'il voulait,
00:32:43on va le dire ça comme ça,
00:32:44politique est importante
00:32:45parce que c'est un moment
00:32:46de choix.
00:32:47Et il faudra que tous les Français,
00:32:48pas simplement
00:32:49les partis politiques,
00:32:50les leaders politiques,
00:32:51mais tous les Français,
00:32:52je pense que ça,
00:32:52c'est un truc
00:32:52qui doit parler
00:32:53à chacun d'entre nous.
00:32:54C'est un vrai choix.
00:32:55Il n'y aura pas
00:32:56d'alternative.
00:32:57Il n'y aura pas
00:32:57de bloc central à mon avis.
00:32:59Il n'y aura pas
00:33:00entre les deux,
00:33:00de tout ce que vous voulez,
00:33:02de Macron.
00:33:03Ça sera un vrai choix
00:33:04et je pense que c'est un vrai...
00:33:05Pour vous,
00:33:05c'est le second tour.
00:33:05C'est LFIRN.
00:33:07Vous savez quoi, Gauthier ?
00:33:08Je le vois
00:33:09à l'intérieur des familles
00:33:10en ce moment.
00:33:10C'est un débat
00:33:11qui commence à prendre
00:33:12un peu partout
00:33:13et vous le voyez
00:33:14vraiment s'organiser.
00:33:15Ce n'est pas simplement
00:33:16générationnel.
00:33:17C'est parfois
00:33:18dans des coupes,
00:33:19parce que ce n'est pas
00:33:22seulement générationnel.
00:33:23Il y a une jeunesse française
00:33:24qui est du côté
00:33:26de la France éternelle
00:33:27et qui en a ras-le-bol
00:33:28de la France insoumise.
00:33:29Il y a des terrasses
00:33:29de cafés parisiens
00:33:30qui sont pour
00:33:31cette France éternelle.
00:33:32Ils ne sont pas tous,
00:33:32même ceux qui ne sont pas à Cannes.
00:33:34Ceux qui sont à Cannes,
00:33:35certains ont la réalité
00:33:36de leur pensée
00:33:36en dehors de leur communication
00:33:37officielle,
00:33:38le sont aussi.
00:33:39Donc chacun,
00:33:40à mon honneur,
00:33:40a un bulletin de vote.
00:33:41Ce bulletin de vote,
00:33:42pour une fois,
00:33:42à mon avis,
00:33:43ne sera pas simplement
00:33:43celui d'un parti politique.
00:33:45Vous vous positionnez,
00:33:46vous dites que c'est le second tour.
00:33:47Ça sera le second tour.
00:33:48Moi, je pense que c'est la finale déjà.
00:33:49France éternelle
00:33:50contre Nouvelle-France.
00:33:51Il le faut d'ailleurs.
00:33:52Moi, je suis d'accord sur le match,
00:33:53mais pour le terme,
00:33:54je ne vais pas faire de la sémantique,
00:33:55je ne suis pas d'accord.
00:33:55Pour moi,
00:33:56c'est la Nouvelle-France
00:33:56contre la France.
00:33:57Point barre.
00:33:58C'est-à-dire qu'on n'a pas besoin
00:33:59d'ajouter un mot,
00:34:00un terme, etc.
00:34:01C'est la France.
00:34:02C'est-à-dire qu'il y a ceux
00:34:02qui ne font pas partie de la France.
00:34:04On peut les qualifier d'anti-France.
00:34:05Moi, je ne mettrai même pas
00:34:07le mot France.
00:34:07Pour moi, ces gens-là,
00:34:09ils ne sont absolument pas patriotiques.
00:34:11Ils détestent tout.
00:34:12Ils veulent tout détruire.
00:34:13Moi, je pense que la France,
00:34:14elle est telle qu'elle est.
00:34:15Elle peut être demain.
00:34:16Elle peut être avant.
00:34:18Et c'est ça qui est important.
00:34:19Et c'est la force aussi
00:34:20de notre puissance,
00:34:20de notre État.
00:34:21Vous savez,
00:34:21nous, on a la chance
00:34:22de ne pas être des Américains.
00:34:23Les Américains,
00:34:24c'est à trois siècles.
00:34:25C'est tout nouveau.
00:34:26Ils sont très orgueilleux,
00:34:27très fiers, etc.
00:34:28À chaque fois.
00:34:29Ils ont oublié bien souvent
00:34:30qu'ils sont indépendants
00:34:31grâce à nous, les Français.
00:34:32Nous, on a une grande civilisation
00:34:34et je pense qu'il faut être capable
00:34:35de l'assumer.
00:34:36Donc, la France,
00:34:36moi, ça me suffit.
00:34:37Moi, ce qui me fait peur
00:34:38dans le deuxième tour
00:34:39que vous décrivez,
00:34:41très bien,
00:34:41France éternelle
00:34:42contre Nouvelle-France
00:34:44ou Nouvelle-France contre France,
00:34:46c'est la Nouvelle-France
00:34:47qui gagne.
00:34:47Parce que là,
00:34:50le choix,
00:34:50il est redoutable.
00:34:52Qu'est-ce qui se passe
00:34:52à ce moment-là ?
00:34:53Vous pensez, par exemple,
00:34:54que les Français de confession juive,
00:34:55ils ont leur place
00:34:55dans la Nouvelle-France
00:34:56de Jean-Luc Mélenchon ?
00:34:57Ce n'est pas ça.
00:34:58Ce n'est pas qu'ils ont leur place
00:34:59ou pas leur place.
00:35:00C'est qu'ils sont structurellement
00:35:02exclus.
00:35:03Tout est fait.
00:35:04Enfin,
00:35:05raisonnons une seconde.
00:35:06Les Juifs français
00:35:06ne représentent même pas
00:35:071% de la population.
00:35:09Jean-Luc Mélenchon cible.
00:35:11C'est 1% de la population
00:35:13qui ne représente pas grand-chose.
00:35:15Reconnaissons-le
00:35:15en termes de chiffres,
00:35:17systématiquement.
00:35:18C'est-à-dire,
00:35:18parce que pour lui,
00:35:19c'est l'image de cela.
00:35:21Il reprend toutes les thématiques
00:35:22antisémites depuis des siècles
00:35:24en se disant
00:35:25que ça va agréger
00:35:27la population
00:35:29musulmane.
00:35:29Ce qui est d'ailleurs
00:35:30un mépris total
00:35:31pour la population musulmane
00:35:32parce que ça laisse à penser
00:35:33qu'ils sont tous antisémites.
00:35:34Alors,
00:35:34est-ce que c'est une résultante
00:35:36de la Nouvelle-France ?
00:35:37Nous sommes allés à Astin,
00:35:39en Seine-Saint-Denis.
00:35:40Et à Astin,
00:35:41depuis plusieurs années,
00:35:42il y a des problèmes
00:35:42de bagarres généralisées,
00:35:44de rixes,
00:35:45d'affrontements
00:35:46pendant le fameux carnaval.
00:35:48Et vous allez voir,
00:35:49on a pris des images
00:35:50de 2026
00:35:50et de 2024.
00:35:52Et il se passe
00:35:52exactement la même chose
00:35:53avec la mairie communiste
00:35:55mais qui est d'une
00:35:56mensuétude totale
00:35:57qui a fait un communiqué
00:35:58sur son site pour d'heures
00:35:58qu'il y avait eu des rires,
00:36:00il y avait eu de la joie.
00:36:01Il y a des policiers
00:36:01qui ont été blessés.
00:36:02Il y a des policiers
00:36:03qui sont intervenus
00:36:03qui ont été blessés.
00:36:04Première séquence,
00:36:05c'était dimanche dernier.
00:36:31Et donc ça a viré à la Rix.
00:36:33Je dis tout de suite,
00:36:33c'est pas nous
00:36:33qui avons fait un montage musical.
00:36:35C'est les réseaux sociaux.
00:36:37Et vous voyez
00:36:37ce qui s'était passé
00:36:38il y a deux ans.
00:36:38Il y avait déjà eu
00:36:39des bandes rivales
00:36:40qui s'étaient affrontées
00:36:41lors de ce carnaval astin.
00:36:44Et là, dimanche,
00:36:45on a interrogé des policiers.
00:36:46Il y a des policiers
00:36:47qui ont été blessés.
00:36:47On ne le savait pas ce matin.
00:36:48Ce soir,
00:36:49on peut vous dire
00:36:49qu'il y a des policiers
00:36:50qui ont été blessés
00:36:50qui ont essayé d'intervenir.
00:36:522024.
00:36:55Les gens...
00:36:56C'est sale !
00:37:04Non !
00:37:06Pas de violence !
00:37:07Non !
00:37:08Pas de violence !
00:37:11Oh lala !
00:37:38Et alors on est allé demander leurs sentiments aux habitants.
00:37:40Ils n'en peuvent plus les habitants de Stain en fait.
00:38:10Non.
00:38:12Alors qu'ils sont nés français.
00:38:14Mais souvent le problème est lié aussi par rapport à l'utilisation de drogue ou de produits.
00:38:19Moindre prétexte déclenche des heures ou des rixes.
00:38:23C'est regrettable. Il faut agir du coup en amont sur les causes.
00:38:26Avant les manifestations, je ne sais pas, prévoir un rassemblement éducatif pour essayer de parler aux jeunes, à ceux qui
00:38:37vont justement être à la manifestation.
00:38:41À la pédagogie.
00:38:41À la pédagogie.
00:38:43À la pédagogie.
00:39:10Parce qu'on n'arrive pas vraiment à comprendre.
00:39:13Jules Thores, le pédigré du maire est intéressant aussi. Son parcours politique.
00:39:16Oui mais c'est intéressant parce qu'on parlait de Nouvelle-France et c'est vrai que la Nouvelle-France,
00:39:19elle a été créée finalement après les élections municipales de 2026.
00:39:23Mais pour qui s'intéresse un petit peu à l'extrême gauche ? Pour qui s'intéresse aux complices de
00:39:28l'islamisme ?
00:39:29Parce que je vous rappelle que ce monsieur a notamment dit tout le bien qu'il pensait de Salah Amoury
00:39:33qui est un terroriste du Front de Libération de la Palestine, le FPLP.
00:39:38Et donc monsieur Azdin Taïbi, puisqu'il s'appelle comme ça, est maire de Stein depuis 2014.
00:39:43Et donc on a déjà pu voir ce que ça ressemblait, une municipalité Nouvelle-France.
00:39:47Donc c'est une montée du narcotrafic, une montée de l'insécurité, une montée là aussi des complices de l
00:39:56'islamisme avec notamment une mosquée extrémiste qui a été fermée pendant un temps à Stein parce qu'il y avait
00:40:02un imam qui avait des prêches radicaux.
00:40:04Et ça ne dérangeait absolument pas monsieur Taïbi.
00:40:07Et puis ça a été un des premiers, notamment par exemple à brandir le drapeau palestinien au moment même où
00:40:12Rima Hassan était complètement inconnu dans le cercle médiatique.
00:40:16Donc il était très intéressant, il était quasiment avant-gardiste dans la Nouvelle-France.
00:40:23Ça pour vous c'est des images de la Nouvelle-France ? C'est ce que donne la Nouvelle-France
00:40:25?
00:40:26Sinon ça n'arriverait pas dans sa ville.
00:40:28Moi je ne vois pas d'images comme ça dans un certain nombre de villes.
00:40:31Je ne vois pas ça au Sable d'Olonne, je ne vois pas ça au Touquet, je ne vois pas
00:40:34ça à Delisle.
00:40:35Je vous confirme, j'étais au Touquet ce week-end, je vous confirme que je n'ai pas vu ces
00:40:38salles.
00:40:39Et donc voilà, le pire c'est que ça n'arrive pas une fois.
00:40:42Visiblement ça arrive plusieurs fois et ça ne donne pas tout à fait envie d'y aller.
00:40:44Je tiens à dire que quand vous êtes au Touquet, pour rentrer à Paris, vous prenez le train et vous
00:40:50arrivez Gare du Nord.
00:40:50C'est deux salles d'ambiance.
00:40:51Alors je vous conseille de faire l'expérience, parce que je vous assure, je dis évidemment que c'était du
00:40:56second degré Eric Tegner,
00:40:58je vous assure que c'est une expérience sociologique.
00:40:59Quand vous passez du Touquet à la Gare du Nord à Paris, je ne dirais rien d'autre.
00:41:05Jean-Christophe Gallien.
00:41:06Vous savez pourquoi je parlais de finale tout à l'heure ?
00:41:07Là, on a l'exemple concret de ce qui pourrait se passer.
00:41:10Il faut vraiment que la France ou la France éternelle gagne très largement.
00:41:17Parce que sinon, vous savez, quand il y a un...
00:41:18Aujourd'hui, vous regardez ce qui s'est passé en l'égard et sa mort.
00:41:21En l'égard et sa mort, c'est un exemple très concret.
00:41:22Oui, oui, mais je vais vous dire mieux.
00:41:23Je pense que si jamais la France d'idée éternelle ou la France classique, on va dire, gagne, mais de
00:41:30trop peu,
00:41:31vous aurez un envahissement de la France nouvelle ou cette nouvelle France qui ressemblera à ça un peu partout.
00:41:38Je pense que même les tenants de la nouvelle France, ils préfèrent ne pas gagner dans les urnes, si vous
00:41:43voulez.
00:41:43Ils préfèrent ne pas gagner dans les urnes.
00:41:45C'est même poétiquement et politiquement plus beau pour eux que de s'emparer de la France et d'en
00:41:52faire une nouvelle France par la rue.
00:41:53Et ça a été très bien dit par Jean-Luc Mélenchon, qui l'a dit d'ailleurs.
00:41:57Ce sera face à cette France éternelle dans les urnes ou dans la rue.
00:42:02Et je pense que sincèrement, on peut suivre ce qu'il raconte.
00:42:05Ça fait déjà très longtemps qu'il le dit.
00:42:08Maintenant, c'est précisé avec un concept qui est celui, encore une fois, de cette nouvelle France.
00:42:11Mais je vous le dis, si la France dite éternelle ne gagne pas suffisamment largement,
00:42:16et ça, encore une fois, je reviens à notre choix, c'est pas un choix politique.
00:42:19C'est un choix, encore une fois, quasi, non pas simplement identitaire,
00:42:22mais voilà, vous parlez d'un futur qui n'est pas simplement là, civilisationnel.
00:42:26Vous auront un rendez-vous.
00:42:27Ce rendez-vous, vous pouvez le manquer, ça peut arriver,
00:42:29mais vous ne pouvez pas le manquer sans vous dire après que vous y étiez.
00:42:33Je pense que là, c'est un vrai moment.
00:42:34Mais heureusement que...
00:42:35Non, pardon.
00:42:35Non, non, heureusement qu'Éric Zemmour vient de monter au créneau.
00:42:37Parce que, vous verrez remarquer que sur le terrain médiatique, sur le terrain politique,
00:42:42sur le terrain de l'actualité politique, alors je sais bien qu'on est loin à l'élection présidentielle,
00:42:45mais celui qui occupe le terrain, celui qui donne le tempo, qui donne les thématiques,
00:42:51pour l'instant, c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:42:53Oui.
00:42:53Parce qu'on l'a réagi à son concept de Nouvelle-France.
00:42:57L'ERN est un peu dans l'expectative en attendant le 7 juillet et savoir qui sera leur candidat.
00:43:00C'est lui qui crée...
00:43:01Et ils ne sont pas bons dans la bataille culturelle.
00:43:03...qui donne un espace parce que ça commence à avoir une sorte d'inscription dans la tête des gens
00:43:10et ceux qui disent « Jean-Luc Mélenchon, il est trop clivant, etc. »
00:43:16Moi, je remarque que tout le débat politique est occupé par Jean-Luc Mélenchon.
00:43:21Eric Tegner, sur Stein, parce qu'il est aidé par les centristes
00:43:24qui lui ont donné des millions d'électeurs ces dernières années, il ne faut pas l'oublier.
00:43:28Sur Stein, moi, je me défie tous ces responsables qui sont pour l'immigration aujourd'hui
00:43:32d'aller à Stein et d'y habiter.
00:43:34C'est-à-dire que cette Nouvelle-France, il l'aime, il la promeuve aujourd'hui.
00:43:38Est-ce que ce type d'image leur donne envie de se rendre à Stein ?
00:43:41Je pense que non.
00:43:42C'est pour ça qu'il y a une énorme hypocrisie aujourd'hui dans ce pays.
00:43:45Parce qu'évidemment, on est sur un problème d'immigration.
00:43:47Je vais me regarder avec les gros yeux parce qu'il y a un habitant
00:43:50sur trois, pardonnez-moi, Stein, qui est étranger aujourd'hui.
00:43:5340 000 habitants et à peu près 12 500 étrangers.
00:43:56Il y a une grande partie qui sont immigrés également.
00:43:58Les logements sociaux, c'est 50% des résidences principales.
00:44:01Donc, bien entendu que c'est cette Nouvelle-France, cette future France,
00:44:05mais la France qui va se prospérer parce que c'est une France jeune,
00:44:07c'est une France qui va faire des enfants, c'est une France qui est influente.
00:44:10On voit ces images sur les réseaux sociaux, c'est une France qui est complètement débridée.
00:44:14C'est une France également qui s'est entraînée, notamment les jeunes,
00:44:16dans les différentes classes. Et de l'autre côté, vous parlez du rassemblement national, etc.
00:44:21Mais c'est très difficile de proposer quelque chose.
00:44:23C'est très difficile parce que quand vous n'avez pas la démographie avec vous,
00:44:27comment vous pouvez proposer quelque chose qui soit suffisamment positif
00:44:30alors qu'en face, ils sont en train de conquérir de façon permanente,
00:44:34même lorsqu'ils perdent.
00:44:36Le mariage des OQTF, alors ça c'est une aberration bien de chez nous, bien française.
00:44:39Vous êtes sous obligation de quitter le territoire français
00:44:41et pourtant le maire a l'obligation de vous marier.
00:44:44Vous savez que Robert Ménard a dit non, il passe au tribunal correctionnel fin septembre.
00:44:48Et là c'est vraiment cherry on the cake, comme disaient les Américains,
00:44:51la cerise sur le gâteau.
00:44:53Puisque le maire refusait leur union à cause d'une OQTF,
00:44:56les époux de Chessy réclament 15 500 euros à la commune.
00:44:59Ils vont peut-être les avoir, les 15 500 euros.
00:45:02Ils vont peut-être les avoir.
00:45:03Et ce matin, deux ministres, deux salles d'ambiance.
00:45:05Vous avez Darmanin face à Laurence Ferrari qui dit
00:45:08« J'apporte mon soutien à Robert Ménard et je lui dis qu'on va se bouger le plus vite
00:45:12possible
00:45:12pour essayer de faire changer la loi, même si avec la Constitution ça ne va pas être facile. »
00:45:16Et de l'autre, vous avez Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur,
00:45:18qui dit « Robert Ménard aurait dû marier la personne sous OQTF »
00:45:21alors que le job de Laurent Nunez, c'est de renvoyer les gens sous OQTF.
00:45:25C'est quand même une inversion entre le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice
00:45:27parce que d'habitude c'est l'inverse.
00:45:28Exactement.
00:45:28D'habitude c'est le ministre de la Justice qui est gauchiste
00:45:30et le ministre de l'Intérieur qui est de droite.
00:45:32Et bien là c'est l'inverse.
00:45:34Écoutez donc les deux ministres qui au même moment ne disaient pas la même chose.
00:45:38« Je porte une loi en ce moment avec le Parlement, je pense au sénateur de Milly,
00:45:42pour en effet que les maires ne puissent pas être condamnés s'ils refusent de pouvoir marier un OQTF
00:45:47et on va même plus loin d'empêcher le mariage d'une personne dont la République a dit
00:45:52qu'elle ne pouvait pas rester sur le territoire national.
00:45:54Alors c'est un peu compliqué parce qu'il y a des conventions internationales
00:45:56mais je veux dire à M. Ménard que nous nous bougeons beaucoup pour changer la loi.
00:45:59Je pense qu'un maire doit respecter la loi.
00:46:01Donc il aurait dû respecter la loi, il aurait dû faire ce mariage ?
00:46:03Et la loi, ça n'empêche pas, ça n'empêche pas que nous réfléchissions à ce sujet.
00:46:07Je l'ai dit en répondant à une sénatrice qui m'avait interrogé sur une proposition de loi
00:46:11qui avait été adoptée au Sénat.
00:46:12Ça n'empêche pas de réfléchir à faire évoluer les prérogatives des maires
00:46:15pour pouvoir effectuer un minimum de contrôle.
00:46:18Voilà, c'est-à-dire que la première chose que vous mettez en avant,
00:46:22c'est soit on va faire changer la loi, soit il aurait dû marier cette personne sous OQTF.
00:46:26Et réfléchir.
00:46:27Ça fait un an qu'on en parle, Emmanuel Macron a assuré son soutien à Robert Ménard
00:46:31et là on a un ministre de l'Intérieur qui dit réfléchir.
00:46:34Non mais pardonnez-moi, si on veut faire respecter la loi,
00:46:36qu'il la fasse respecter sur ces 130 000 OQTF dont 90% ne sont pas appliqués.
00:46:42Ça, ça m'intéresse.
00:46:43En revanche, mettre toute sa mobilisation, l'administration, des juges, la justice, etc.
00:46:49aujourd'hui qui n'a pas le temps, on a énormément de justifiables
00:46:52qui aimeraient avoir leur cas tranché pour essayer de condamner Robert Ménard.
00:46:56Moi, ça me sidère.
00:46:57Et alors, écoutez, Laurent Nunez, c'est quand même un homme positif.
00:47:01Excusez-moi, c'est un homme positif.
00:47:03150.
00:47:03Parce qu'il a réussi à faire expulser 150 Algériens depuis le début de l'année
00:47:07grâce à la reprise des relations avec Alger, grâce à des milliers de visas,
00:47:12grâce à une augmentation des visas étudiants pour les étudiants algériens,
00:47:16grâce aux notes d'hôpitaux qui ne sont pas payées par les hauts dignitaires algériens,
00:47:19grâce au transfert de fonds qui continue,
00:47:21et grâce à combien de déplacements ministériels ?
00:47:24Jean-Noël Barreau, Laurent Nunez, Gérald Darmanin, la ministre déléguée aux armées,
00:47:28tous venus rencontrer M. Théboune, rencontrer leurs homologues
00:47:32pour vraiment aplanir la situation.
00:47:34Et Christophe Gleize, je suis rassuré parce que les conditions de détention sont plutôt bonnes.
00:47:39Et on a réussi à en expulser 150.
00:47:41C'est part of the deal.
00:47:42Vraiment, on est bon.
00:47:44150 avec tout ce qu'on fait, vraiment.
00:47:46Je ne sais pas qu'il va pouvoir embaucher dans le privé à la sortie.
00:47:49Parce que s'il négocie comme ça...
00:47:51Écoutez Laurent Nunez.
00:47:54On a donné les chiffres.
00:47:55D'abord, la coopération avec mon homologue, le ministre de l'Intérieur algérien,
00:47:59elle porte sur les enjeux migratoires, notamment sur la reconduite,
00:48:02mais pas que.
00:48:03On a aussi des coopérations en matière de renseignement,
00:48:05des coopérations dont a parlé Gérald Darmanin également,
00:48:08l'antiterrorisme, des échanges d'informations,
00:48:10dans les deux sens.
00:48:11Les deux pays échangent des informations.
00:48:13Il y avait beaucoup de choses qui étaient au point mort.
00:48:15C'est surtout ça ce qu'il faut dire.
00:48:16On me demande de dire quel nombre de laissés-passer, d'OQTF...
00:48:18Mais je veux redire qu'on a renoué des relations sécuritaires qui n'existaient plus.
00:48:23Vous diriez qu'aujourd'hui, les relations sont bonnes ?
00:48:26Oui, les relations sont bonnes.
00:48:27Elles sont reparties.
00:48:28Voilà.
00:48:29Donc, ce sont deux grands pays qui se parlent en matière de sécurité.
00:48:32Pour répondre très clairement à votre question,
00:48:33je ne suis pas en train de me dérober,
00:48:35on en est à 150 depuis le début de l'année.
00:48:38Et surtout, depuis ma visite,
00:48:41nous avons obtenu autant de laissés-passer.
00:48:44Il n'y en avait pas eu entre le 1er janvier et la date de ma visite,
00:48:46qui s'était déroulée mi-février.
00:48:48Donc voilà, oui, les choses se réenclenchent.
00:48:50Bien sûr qu'il faut que ça aille plus vite.
00:48:51Bien sûr qu'il faut que ce soit plus fort.
00:48:52Mais les choses se réenclenchent.
00:48:54Et moi, je m'en satisfais.
00:48:55Et je souhaite évidemment qu'on monte en puissance.
00:48:57Et je n'ai pas de raison de penser que ce ne soit pas le cas.
00:49:00C'est un début.
00:49:02Franchement, ce n'est pas mal.
00:49:03Combien d'Algériens sous OQTF en France ?
00:49:05Donc ça fait 0,5%.
00:49:07Non, il y a eu 53 150 clandestins algériens
00:49:11qui ont été interpellés l'année dernière.
00:49:13Mais ce n'est pas parce que vous êtes étranger, illégal, clandestin
00:49:15que vous avez une OQTF, cher Gauthier.
00:49:17Et vous donnez le chiffre des OQTF, vous ?
00:49:19Vous avez à peu près 40 000 Algériens sous OQTF aujourd'hui en France.
00:49:23Et on en a expulsé 150 depuis le début de l'année.
00:49:26Donc si on fait un calcul, c'est 0,45%.
00:49:28Et c'est précisément 27% des OQTF.
00:49:30Donc on se félicite d'une politique publique
00:49:34qui a un taux de réussite de 0,5%.
00:49:38Avec des contreparties absolument folles du côté français.
00:49:41Oui, vous avez en effet les deux développements.
00:49:43Vous avez des taxes douanières.
00:49:46Vous avez les accords de 68.
00:49:47Vous avez les accords de 2007.
00:49:48Vous avez les accords de 94.
00:49:50Vous avez tout un arsenal qui permet au régime algérien
00:49:54d'avoir beaucoup d'avantages par rapport à la France.
00:49:56Et l'Algérie qui continue, continue encore une fois avec sa rente mémorielle.
00:50:00Je crois qu'il faut avoir beaucoup de compassion pour Gérald Darbanin.
00:50:03Parce que c'est un homme politique de grande qualité.
00:50:06C'est un habile négociateur.
00:50:08Le voyage en Algérie, ça a dû être un pinceum.
00:50:12Ça a dû être une horreur.
00:50:14Aller devant le ministre de la Justice en disant que la justice algérienne,
00:50:17qui n'existe pas, je suis bien placé pour le savoir,
00:50:20qui n'existe absolument pas.
00:50:21L'Algérie, c'est une dictature.
00:50:23Il n'y a pas de justice.
00:50:24On vous met en prison, on vous prend.
00:50:25On vous met en prison.
00:50:26Et quand les militaires ou le pouvoir décident de vous libérer,
00:50:29ils vous libèrent.
00:50:30Ce n'est pas une justice.
00:50:32C'est des preneurs d'otages.
00:50:33On l'a vécu.
00:50:35Et venir comme ça, en mission spéciale,
00:50:38sur ordre du président,
00:50:40parce qu'il y a une stratégie peut-être pour sortir Christophe Gleiz
00:50:43de l'enfer dans lequel il vit.
00:50:45Mais enfin, il aura quand même vécu plusieurs années en détention.
00:50:49Venir ainsi faire la carpette,
00:50:52je dois dire que pour cet homme,
00:50:53ça doit être une immense souffrance.
00:50:54On va se trouver dans un instant
00:50:55et on va parler des attaques insupportables
00:50:57contre le groupe Canal+.
00:50:59Vous, alors écoutez bien,
00:51:00c'est une histoire de fou
00:51:02où vous vous faites produire un film
00:51:04par un groupe qui s'appelle Canal
00:51:06et ensuite vous l'attaquez
00:51:07et vous le traitez de fasciste.
00:51:09Et bien Maxime Saada,
00:51:10soutenu par beaucoup de professionnels du secteur,
00:51:12a dit stop.
00:51:13On ne peut pas travailler ensemble
00:51:14et se faire insulter ensuite
00:51:15à grand coup de pétitions.
00:51:18Et d'ailleurs, les pétitionnaires,
00:51:19il meurt bien qu'ils fassent une pétition
00:51:20pour soutenir le film
00:51:21L'abandon sur Samuel Paty
00:51:23qui est critiqué par l'extrême-gauche.
00:51:24Mais c'est marrant,
00:51:25là on ne les entend pas.
00:51:26A tout de suite.
00:51:30Dans un instant,
00:51:31on parle de la réponse de Canal+,
00:51:32à la pétition contre Canal justement.
00:51:35Mais pour l'heure,
00:51:36le journal Adrien Fontenot.
00:51:42Au 88e jour de la guerre au Moyen-Orient,
00:51:44Donald Trump affirme qu'il n'était qu'à une heure
00:51:47de frapper une nouvelle fois l'Iran
00:51:48avant de se rétracter.
00:51:49Le président américain a finalement donné
00:51:51un délai supplémentaire de quelques jours
00:51:53à Téhéran pour que les négociations progressent.
00:51:55Interrogé sur la volonté de l'Iran
00:51:57d'avoir l'arme nucléaire,
00:51:58le président américain a assuré
00:51:59qu'ils ne l'auront pas.
00:52:00De l'autre côté,
00:52:01l'armée iranienne hausse le ton également
00:52:03et avertit qu'elle ouvrira de nouveaux fronts
00:52:05si les Etats-Unis reprennent leurs attaques
00:52:07contre la République islamique.
00:52:08Dans le même temps,
00:52:09le Qatar a appelé à donner plus de temps
00:52:11à la diplomatie pour tenter
00:52:12de trouver un règlement à ce conflit.
00:52:15Toujours au chapitre international,
00:52:16après Donald Trump,
00:52:17c'est au tour de Vladimir Poutine
00:52:18de rencontrer Xi Jinping.
00:52:20Le président russe est arrivé ce mardi soir en Chine
00:52:22avec l'objectif de discuter des moyens
00:52:24pour renforcer leur partenariat stratégique
00:52:27et, je cite,
00:52:27échanger leurs opinions sur les grandes questions
00:52:30internationales et régionales
00:52:31selon la présidence russe.
00:52:33Retour en France
00:52:34avec cette nouvelle attaque au couteau
00:52:35dans un collège à Annecy,
00:52:36en Haute-Savoie.
00:52:37Un adolescent de 14 ans
00:52:38a été légèrement blessé.
00:52:39Un groupe de 7 ou 8 mineurs
00:52:40s'en est pris aux collégiens.
00:52:41À la sortie de l'établissement,
00:52:436 d'entre eux ont rapidement été interpellés
00:52:45et placés en garde à vue.
00:52:46Deux restent toujours activement recherchés.
00:52:48Et un rappel nécessaire pour finir,
00:52:50si vous n'avez pas encore rempli
00:52:51votre déclaration de revenus,
00:52:52ne traînez plus.
00:52:53Pour ceux qui déclarent encore de façon papier,
00:52:55c'est déjà fini ce 19 mai.
00:52:56Été, la date limite en version numérique.
00:52:58Il vous reste quelques heures ou jours
00:53:00selon votre département,
00:53:01de l'1 à la Corrèze.
00:53:02Vous avez par exemple jusqu'à ce jeudi
00:53:0423h59 pour déclarer vos impôts.
00:53:06Ce n'est jamais agréable ce moment-là,
00:53:08surtout quand on sait
00:53:09ce qu'on fait de nos impôts.
00:53:10Merci beaucoup Adrien Fontenot.
00:53:12On vous retrouve pour l'édition de la nuit.
00:53:13Canal+, qui a été attaqué,
00:53:15comme vous le savez,
00:53:15dans une pétition qui s'appelle
00:53:17Zappé Bolloré.
00:53:18Et désormais, il regrette
00:53:20que le groupe Canal les zappe.
00:53:21Mais c'est ce qu'ils ont demandé
00:53:22dans leur pétition.
00:53:23Derrière son costume d'homme d'affaires,
00:53:25le milliardaire ne cache pas
00:53:26qu'il mène un projet civilisationnel,
00:53:29réactionnaire d'extrême droite.
00:53:30Alors vous avez tout dans cette pétition,
00:53:31réactionnaire d'extrême droite,
00:53:32à travers ses chaînes de télé
00:53:34comme CNews et ses maisons d'édition.
00:53:35Si l'influence de cette offensive idéologique
00:53:38sur le contenu des films
00:53:39a été pour le moment discrète,
00:53:40nous ne faisons pas d'illusions,
00:53:42ça ne durera pas.
00:53:42Et donc Maxime Saada,
00:53:44et j'ai vérifié,
00:53:45il y a bien le terme fasciste
00:53:46qui est employé dans la pétition
00:53:47de libération,
00:53:49a répondu à cette pétition.
00:53:51Canal+, soutient tous les cinémas,
00:53:53toute la diversité des films
00:53:54comme l'histoire de Souleymane
00:53:56ne se serait pas faite sans Canal+,
00:53:57l'histoire de Souleymane
00:53:58qui suit le parcours d'un migrant.
00:54:01Et d'ailleurs tout le monde
00:54:01a abandonné cet acteur
00:54:03qui a eu un César,
00:54:04marrant à l'industrie du cinéma,
00:54:05ils ne l'ont pas rappelé.
00:54:06Ils s'en sont servis une fois,
00:54:08puis ils l'ont complètement...
00:54:09Il est revenu sur les chantiers.
00:54:10Ils ne sont pas là pour le soutenir.
00:54:12Ils n'ont pas fait une pétition pour lui.
00:54:14Canal+, a vocation à investir
00:54:15davantage dans le cinéma,
00:54:16je l'ai dit.
00:54:17Je souhaite que Canal+,
00:54:18retrouve un niveau plus élevé
00:54:19dans ses investissements nécessaires.
00:54:21Je le répète ici,
00:54:22il n'y a pas de cinéma français
00:54:23tel qu'il est aujourd'hui
00:54:24sans le CNC.
00:54:25Je défendrai publiquement
00:54:26donc résolument le CNC.
00:54:28Vous savez que le CNC redistribue
00:54:30la taxe sur les billets de cinéma.
00:54:33Donc que vous alliez voir
00:54:34un blockbuster hollywoodien
00:54:35ou un film d'auteur,
00:54:37il y a une part qui sera redistribuée
00:54:38au cinéma français.
00:54:39Parce que je pense qu'il est fondamental
00:54:40pour l'exception culturelle.
00:54:42J'ai vécu cette pétition
00:54:43comme une injustice
00:54:43vis-à-vis des équipes de Canal
00:54:45qui s'attachent à défendre
00:54:46l'indépendance de Canal+,
00:54:47et dans toute la diversité de ses choix.
00:54:49Et en conséquence,
00:54:50je ne travaillerai plus,
00:54:51je ne souhaite plus
00:54:51que Canal travaille
00:54:52avec les gens
00:54:53qui ont signé cette pétition.
00:54:56Et en fait,
00:54:56il y a beaucoup de Français
00:54:57qui comprennent
00:54:58la réaction de Maxime Saada
00:54:59comme d'ailleurs,
00:55:00il est soutenu
00:55:01et vous allez l'entendre
00:55:01dans un instant
00:55:02par une grande partie
00:55:05du monde professionnel du cinéma.
00:55:07Vous allez l'entendre
00:55:07Hugo Célignac
00:55:08qui est producteur
00:55:09notamment des films
00:55:10de Cédric Jiménez,
00:55:11Bacnor, etc.
00:55:11et qui a soutenu
00:55:12la réaction de Maxime Saada
00:55:13et qui comprenait
00:55:14que les équipes de Canal,
00:55:15elles trouvent ça insupportable
00:55:16parce qu'elles soutiennent
00:55:17tous les types de cinéma.
00:55:18Vous allez sur la plateforme
00:55:19MyCanal,
00:55:20vous voyez les différents films
00:55:21qui sont disponibles.
00:55:22Vous allez au cinéma,
00:55:23un film sur deux,
00:55:24il y a le logo Canal.
00:55:25Donc ça devient insupportable
00:55:26en fait,
00:55:26de vous réclamer
00:55:27l'argent d'un côté
00:55:28et d'insulter de l'autre.
00:55:30C'est-à-dire que
00:55:31vous avez un monde du cinéma,
00:55:33une gauche culturelle
00:55:34qui existe en partie
00:55:35parce que Canal finance
00:55:36tous leurs projets,
00:55:38tous leurs projets,
00:55:38toute la diversité des projets
00:55:40pour œuvrer
00:55:41au rayonnement culturel français
00:55:43et faire du cinéma français
00:55:45l'un des plus grands
00:55:46et des plus beaux cinémas du monde.
00:55:48Et puis de l'autre côté,
00:55:49vous avez 600 pétitionnaires
00:55:51qui appartiennent
00:55:51à cette gauche culturelle
00:55:52et qui disent
00:55:54que vous êtes
00:55:55d'extrême droite,
00:55:57que vous êtes un fasciste,
00:55:59que vous êtes crypto-fasciste.
00:56:00Bon,
00:56:01bah oui,
00:56:01on comprend que ça puisse énerver
00:56:02parce que
00:56:03quand on travaille,
00:56:05nous,
00:56:05c'est notre cas
00:56:06dans le milieu du journalisme,
00:56:08qu'on est confronté
00:56:09à des politiques,
00:56:09on sait que c'est extrêmement rugueux,
00:56:11on sait que le débat politique
00:56:13est extrêmement rugueux
00:56:14et que les anathèmes,
00:56:15ils arrivent extrêmement souvent.
00:56:16Donc finalement,
00:56:17on a l'habitude
00:56:17parce qu'on a le cul répé.
00:56:18Quand vous êtes dans le monde
00:56:19du cinéma,
00:56:20vous n'avez pas envie
00:56:20de vous faire insulter de fasciste.
00:56:21Quand vous êtes dans le monde
00:56:22du cinéma
00:56:23et que vous êtes un producteur,
00:56:25que vous êtes un caméraman,
00:56:26que vous êtes un monteur,
00:56:28eh ben non,
00:56:29vous n'avez pas envie
00:56:29d'être insulté en permanence
00:56:31par des gens
00:56:31qui ne représentent ni rien
00:56:32ni personne,
00:56:34qui ne font que signer
00:56:36des pétitions
00:56:37parce que Juliette Binoche
00:56:38est l'une des seules personnes
00:56:39très connues
00:56:40avec Jean-Pascal Zaddy
00:56:41de cette pétition.
00:56:43Donc à un moment donné,
00:56:44il faut comprendre
00:56:45que Canal+,
00:56:47n'est pas un paillasson.
00:56:48Canal+,
00:56:49c'est le premier financeur
00:56:50du cinéma français
00:56:51et donc on lui doit
00:56:52un minimum de respect.
00:56:53Et c'est grâce à Canal
00:56:54qu'il y a encore
00:56:55un cinéma français,
00:56:56grâce aussi au CNC
00:56:57que Maxime Sada
00:56:57défend à juste titre
00:56:59quand le CNC
00:57:00ne finance pas
00:57:00des youtubeurs
00:57:01d'extrême gauche,
00:57:02quand il respecte
00:57:02son cahier des charges,
00:57:03c'est-à-dire
00:57:03financer le cinéma français
00:57:05parce que grâce à Canal
00:57:06et grâce au CNC,
00:57:08le cinéma français
00:57:08est le troisième cinéma mondial.
00:57:09Et on voit
00:57:11comme de l'autre côté
00:57:12de la frontière en Italie,
00:57:13ils n'ont pas réussi
00:57:13à préserver leur cinéma.
00:57:15Donc c'est un joyau
00:57:16à préserver
00:57:17et il y a un sentiment
00:57:18d'immense gâchis
00:57:19avec des attaques
00:57:20complètement inutiles,
00:57:21complètement scandaleuses
00:57:22à l'endroit de Canal.
00:57:23Alors écoutez ce qui s'est dit
00:57:24à l'Assemblée Nationale,
00:57:25le délire
00:57:26de ce qui s'est dit
00:57:27à l'Assemblée Nationale
00:57:27d'une députée,
00:57:28la France Insoumise,
00:57:30Sarah Legrin
00:57:31et la réponse
00:57:32de la nouvelle ministre
00:57:33de la Culture
00:57:33qui dit que la réponse
00:57:34de Canal était disproportionnée.
00:57:36Mais ce qui est disproportionné,
00:57:37ce n'est pas les attaques
00:57:38contre Canal+,
00:57:39avec ces termes
00:57:40qui ne veulent d'ailleurs
00:57:41plus rien dire,
00:57:41extrême droite,
00:57:42réactionnaire,
00:57:43fasciste,
00:57:44ça ce n'est pas disproportionné
00:57:45Madame la Ministre.
00:57:46Écoutez cet échange.
00:57:48Ne vous en déplaise,
00:57:49l'art est politique.
00:57:51Cannes et le CNC,
00:57:52au nid des amis de Trump
00:57:53et de Mélanie,
00:57:54sont nés de la résistance
00:57:56à la mostra fasciste
00:57:57et à l'impérialisme culturel américain.
00:57:59La liste des résistances s'allonge.
00:58:01Ils et elles façonnent
00:58:02une culture libre,
00:58:03populaire, émancipatrice,
00:58:04à milieu du Puy du Fou
00:58:06et autres fantasmes rances.
00:58:07Une culture vivante
00:58:08qui bat au rythme
00:58:09de la nouvelle France.
00:58:10Dans moins d'un an,
00:58:11le peuple de France
00:58:12respirera de nouveau.
00:58:13Avec Jean-Luc Mélenchon,
00:58:14nous démantèlerons
00:58:15l'Empire Bolloré
00:58:16et reconstruirons
00:58:17le service public
00:58:17de la culture
00:58:18pour toutes et tous.
00:58:20La place majeure
00:58:21de cette entreprise
00:58:22dans le cinéma
00:58:22lui donne une voix
00:58:23qui compte.
00:58:24Je regrette
00:58:25que la réponse,
00:58:26disproportionnée
00:58:27à tout le moins,
00:58:29apportée aux inquiétudes
00:58:30bien réelles
00:58:31qui se sont exprimées,
00:58:32les avives alors.
00:58:34Alors même
00:58:35que les films
00:58:36sélectionnés aujourd'hui
00:58:37devraient démentir
00:58:39les craintes
00:58:40par la variété
00:58:41des récits
00:58:41ou des imaginaires
00:58:43dans lesquels
00:58:44ils nous entraînent.
00:58:45La France
00:58:46est un grand pays
00:58:47de cinéma.
00:58:48Notre filière du cinéma
00:58:49est une magnifique réussite
00:58:51culturelle
00:58:51et industrielle
00:58:53qui participe
00:58:54de l'attractivité
00:58:56de notre pays
00:58:57et de notre
00:58:58souveraineté culturelle.
00:59:00Nos industries culturelles
00:59:01ne doivent pas être
00:59:04instrumentalisées
00:59:04à des fins politiques.
00:59:06Madame la députée,
00:59:08je crois que vous serez
00:59:08d'accord pour dire
00:59:09avec moi
00:59:10que nous ne devons pas être
00:59:12les jeux de polémiques
00:59:13qui fragilisent
00:59:14une de nos plus belles réussites
00:59:16en attaquant
00:59:17semaine après semaine
00:59:19ces différents piliers
00:59:21accusés d'être
00:59:22au service
00:59:23d'idéologie politique.
00:59:24Alors la dernière phrase
00:59:25était très bien
00:59:26mais le reste
00:59:27et puis vous voyez
00:59:28quand même le niveau
00:59:30tout le monde lit son texte
00:59:31enfin il y a eu
00:59:31une spontanéité
00:59:32etc.
00:59:33parce qu'au cas où
00:59:34il y aurait un mot
00:59:34qu'on ne maîtrise pas
00:59:35il n'y a pas de niveau
00:59:36vous avez raison
00:59:36et parler de réponses
00:59:38disproportionnées
00:59:38alors que c'est
00:59:39les attaques sans cesse
00:59:40ce que dit Sarah Legrin
00:59:41c'est pas disproportionné
00:59:42la députée LFI
00:59:43qui parle de fascisme
00:59:44qui a dit que le canon français
00:59:46se met la terreur
00:59:48dans le pays
00:59:48et qu'on interdisait
00:59:50les free parties
00:59:50elle était pour la free party
00:59:52à Bourges
00:59:52sur un terrain militaire
00:59:53où on a retrouvé
00:59:54des obus
00:59:54où ils ont tout saccagé
00:59:56dans les exploitations
00:59:58agricoles
00:59:58où il y a des gendarmes
00:59:59qui ont été blessés
01:00:00ça il faut l'autoriser
01:00:01mais il faut interdire
01:00:02des banquets populaires
01:00:03et là il n'y a pas
01:00:04de disproportion
01:00:05la disproportion
01:00:06c'est la réponse
01:00:07de Maxime Sada
01:00:08mais de qui se moque-t-on
01:00:09Maxime Sada
01:00:09il protège ses équipes
01:00:10qui travaillent
01:00:11à l'éclectisme du cinéma
01:00:12qui produisent
01:00:13l'histoire de Suleyman
01:00:14et qui ensuite
01:00:15se font insulter
01:00:17par une pétition
01:00:17citée par le réalisateur
01:00:19de l'histoire de Suleyman
01:00:19qui est venu demander
01:00:20l'argent de Canal
01:00:21Vous avez raison
01:00:22c'est-à-dire que
01:00:22moi je ne comprends pas
01:00:23ce gouvernement
01:00:23et cette ministre de la Culture
01:00:24qui va expliquer que
01:00:25oui le plus grand danger
01:00:27aujourd'hui dans le pays
01:00:28c'est le fascisme
01:00:29en revanche se faire traiter
01:00:30de fascisme
01:00:30c'est pas grave
01:00:31il y a un moment
01:00:31il faut savoir quand même
01:00:32moi je comprends
01:00:33que Maxime Sada
01:00:34à un moment il dise
01:00:35écoutez vous avez le droit
01:00:36d'exister
01:00:36vous avez le droit
01:00:37de rester producteur
01:00:38réalisateur etc
01:00:39mais ça ne va pas être
01:00:39avec notre aide
01:00:40à un moment c'est le B à bas
01:00:42il y en a ras-le-bol
01:00:43d'un pays où on se fait
01:00:44traiter de nazi
01:00:45systématiquement
01:00:45quant à cette extrême gauche
01:00:47pardonnez-moi
01:00:47c'est des cinglés
01:00:48c'est des cinglés
01:00:49c'est-à-dire qu'aujourd'hui
01:00:51il faut comprendre
01:00:51l'environnement mondial
01:00:52il y a Netflix
01:00:53il y a Disney
01:00:54c'est-à-dire que
01:00:55c'est-à-dire que
01:00:55c'est-à-dire que
01:00:56j'ai réfléchi au moins 10 fois
01:00:58avant de l'utiliser
01:00:59et j'ai pas visé
01:01:00et j'ai pas visé une personne
01:01:01j'ai visé un ensemble
01:01:02et un écosystème
01:01:03je vous assure
01:01:03ça fait 10 minutes
01:01:04je pense au terme
01:01:05et donc
01:01:05mais pourquoi ?
01:01:06parce que
01:01:07vous paierez l'amende
01:01:08c'est pour vous aussi
01:01:10je viens de payer mes impôts
01:01:11je n'ai plus de quoi payer l'amende
01:01:13et donc
01:01:13il y a Disney
01:01:16si les antifas ne sont pas comptes
01:01:18il y a Disney
01:01:18il y a Netflix
01:01:20qui sont devant
01:01:20Canal Plus
01:01:21est en train de grossir
01:01:22en ce moment
01:01:23c'est-à-dire
01:01:23ils ont quasiment
01:01:24ces derniers mois
01:01:24doublé de taille
01:01:25en nombre d'abonnés
01:01:26ils sont en véritable conquête
01:01:27d'abonnés à l'étranger
01:01:29le but d'ailleurs
01:01:29c'est de faire une plateforme
01:01:31et My Canal c'est génial
01:01:32mais c'est ça qui est superbe
01:01:33j'aimerais savoir
01:01:34le nombre de députés
01:01:35abonnés à My Canal
01:01:35mais c'est sûr
01:01:36qu'ils sont abonnés
01:01:37mais bien entendu
01:01:38vous croyez que ce soir
01:01:38Sarah Legrin
01:01:39avec ses enfants
01:01:40vous pensez qu'elle fait quoi ?
01:01:42elle doit regarder évidemment
01:01:43sur une plateforme
01:01:44comme Canal Plus
01:01:45pourquoi ?
01:01:45parce qu'il y a des films
01:01:46qui lui plaisent
01:01:47et il y a des films également
01:01:48qui font partie de sa tendance
01:01:49parce que c'est ça
01:01:50c'est la diversité
01:01:51mais je vais vous dire en fait
01:01:51ils ne sont pas habitués
01:01:52à la diversité ces gens-là
01:01:53pour eux en fait
01:01:54la diversité c'est du fascisme
01:01:56parce qu'il faut forcément
01:01:57avoir la même chose
01:01:57même sur la culture
01:01:59les films
01:01:59ils ont réussi à ramener
01:02:01leur concept de Nouvelle-France
01:02:02bien sûr
01:02:02même là
01:02:03dans mon hélas
01:02:03c'est bon
01:02:04moi je crois que le cinéma
01:02:05c'est vraiment
01:02:06c'est vraiment un petit objet
01:02:09et nous sommes dans une maison
01:02:10il y a un nom
01:02:11qui est celui qui est ciblé
01:02:13c'est pas Maxime Saada
01:02:14qui est ciblé
01:02:14c'est pas le cinéma français
01:02:15c'est pas Canal
01:02:16ah bah non
01:02:17c'est Attila
01:02:17c'est le nom Bolloré
01:02:18et on est dans un combat politique
01:02:20qui est celui
01:02:21de cette présidentielle
01:02:22qui s'annonce
01:02:23on en parlait tout à l'heure
01:02:23voilà
01:02:24l'ennemi à abattre
01:02:26celui qui a
01:02:27ça a été très bien dit
01:02:27d'ailleurs par la France Insoumise
01:02:29dans le sein de l'Assemblée
01:02:30on veut
01:02:31démanteler
01:02:32démanteler
01:02:33l'Empire Bolloré
01:02:34non pas la plateforme canale
01:02:35parce qu'on la gardera
01:02:35certainement d'une autre manière
01:02:37mais on veut en finir
01:02:38avec
01:02:39ce qu'on appelle
01:02:40un Empire Bolloré
01:02:41une famille
01:02:41voilà
01:02:42et donc on est là
01:02:42on est dans ce
01:02:43vous avez un député
01:02:45écolo
01:02:45vous avez un député écolo
01:02:46Jérémy Yordanoff
01:02:48qui a demandé la démission
01:02:49de Maxime Saada
01:02:49qui a demandé à la ministre
01:02:51de demander la démission
01:02:52de Maxime Saada
01:02:52on vous rappelle
01:02:54qu'on est un groupe privé
01:02:55on vous rappelle
01:02:56que c'est pas la France Insoumise
01:02:57qui nomme les patrons
01:02:58de notre groupe
01:02:59et qu'ils ont sauvé canale
01:03:00pardonnez-moi
01:03:01mais canale
01:03:02était en train de chuter
01:03:03c'est-à-dire canale
01:03:04c'était du grand n'importe quoi
01:03:05il y a plus d'une dizaine d'années
01:03:06donc cette direction
01:03:07qu'ils sont en train de critiquer
01:03:09notamment le festival de Cannes
01:03:09et bien oui
01:03:09c'est une discrétion
01:03:10c'est une direction
01:03:11qui a su couper à un moment
01:03:12le champagne
01:03:13au festival de Cannes
01:03:14en effet
01:03:14peut-être que c'est un rôle
01:03:15en ce moment
01:03:16mais ce qui se passe
01:03:17c'est qu'ils en ont fait
01:03:18une grande entreprise
01:03:19mais ils ont fait
01:03:19ils ont mis le paquet
01:03:20sur la plateforme
01:03:21pour concurrencer
01:03:22comme vous l'avez très justement dit
01:03:23les Netflix, HBO, Disney Plus
01:03:25et on voit aujourd'hui
01:03:26qu'on peut être fier
01:03:27d'avoir une plateforme française
01:03:29comme MyCanal
01:03:30parce qu'ils ont essayé
01:03:31de la concurrencer
01:03:33les concurrents français
01:03:33ils sont même pas à l'orteil
01:03:35ils sont même pas à l'orteil
01:03:36il y en a qui ont
01:03:36rappelez-vous du grand projet
01:03:38Salto
01:03:39qui a coûté une fortune
01:03:40et qui a dû être mis à la poubelle
01:03:41avec l'argent des français
01:03:42avec l'argent des français
01:03:43alors je vais vous faire écouter
01:03:44quelques réactions
01:03:45Hugo Sélignac
01:03:46producteur qui comprend
01:03:47la réaction de Maxime Saada
01:03:49je comprends aussi la vexation
01:03:51parce que nous on connait
01:03:51aussi très bien les équipes
01:03:52et on voit à quel point
01:03:53nous on est soutenus
01:03:54sur des projets
01:03:56divers, complexes
01:03:57et à quel point
01:03:59ils ont envie
01:03:59d'un cinéma
01:04:03différent
01:04:05et multiple
01:04:06et c'est vrai que
01:04:07je comprends aussi
01:04:08que toutes ces personnes
01:04:09se sont senties aussi vexées
01:04:12par rapport au travail
01:04:13qu'ils font
01:04:15depuis cette année
01:04:16depuis 10 ans
01:04:17depuis 20 ans
01:04:18à nous accompagner
01:04:19sur plein de films
01:04:23Hugo Sélignac
01:04:24qui comprend la vexation
01:04:25c'était le producteur
01:04:26pour vous dire
01:04:27des films de Cédric Jiménez
01:04:28donc c'est lui qui a produit
01:04:29Bac Nord
01:04:29c'est lui qui a produit
01:04:30Novembre
01:04:31c'est lui qui a produit
01:04:32Chien 51
01:04:33c'est le producteur aussi
01:04:34de Quentin Dupieux
01:04:34et là c'est le producteur
01:04:36de Jeanne-Éric
01:04:36qui avait fait
01:04:37Je verrai toujours vos visages
01:04:38qui avait fait Pupille
01:04:40voilà
01:04:41qui fait garance
01:04:41et qui fait garance
01:04:42au festival de Cannes
01:04:44non mais bien sûr
01:04:45et sa réaction
01:04:45elle est à la fois légitime
01:04:47et je la trouve
01:04:48assez courageuse
01:04:49parce qu'on a quand même
01:04:50le sentiment
01:04:51que les 600 pétitionnaires
01:04:53ne représentent pas
01:04:54le monde du cinéma
01:04:55et qu'il y a un certain
01:04:56nombre de personnes
01:04:56de ce monde du cinéma
01:04:57on en parlait
01:04:58les producteurs
01:04:58les réalisateurs
01:04:59voire même un certain
01:05:00nombre d'acteurs
01:05:00qui n'ont pas envie
01:05:01d'être pris en otage
01:05:01par 600 gauchistes
01:05:03en réalité pas
01:05:03600 gauchistes
01:05:04dont le seul objectif
01:05:06est d'excommunier
01:05:07ceux qui ne pensent pas
01:05:08comme eux
01:05:09ceux dont ils présument
01:05:10qu'ils ne pensent pas
01:05:11comme eux
01:05:11parce que la réalité
01:05:12c'est que cette pétition
01:05:14moi je la trouve folle
01:05:15c'est qu'ils vous reprochent
01:05:16quelque chose
01:05:17qu'ils n'aient pas fait
01:05:18ils l'admettent
01:05:18mais ils l'admettent
01:05:20il n'y a jamais eu
01:05:21d'intrusion de canal
01:05:22dans les scénarios
01:05:23et tous les réalisateurs
01:05:25qui sont à la tribune
01:05:26de la conférence de presse
01:05:27à Cannes
01:05:27l'admettent également
01:05:28et donc c'est pour ça
01:05:29que je trouve ça
01:05:30assez fou
01:05:30et je pense qu'on va voir
01:05:31d'ailleurs ce qui est dingue
01:05:33c'est qu'on ne parle
01:05:33quasiment pas des films
01:05:34du coup
01:05:35depuis ce début
01:05:36du festival de Cannes
01:05:37on ne parle que
01:05:38de Canal
01:05:38du CNC
01:05:40et en réalité
01:05:41ils ne font pas
01:05:42beaucoup
01:05:42ils n'aident pas
01:05:44beaucoup le cinéma
01:05:45on a beaucoup parlé
01:05:46du film L'abandon
01:05:46alors moi je ne vois pas
01:05:47beaucoup de gens
01:05:48qui en parlent
01:05:48de L'abandon
01:05:49je ne vois pas
01:05:50beaucoup de gens
01:05:50qui parlent de L'abandon
01:05:51on a parlé
01:05:52je vais vous faire
01:05:52écouter plusieurs réactions
01:05:53avant de vous donner la parole
01:05:54Cyril Hanouna
01:05:55a également réagi
01:05:57tous les professionnels
01:05:58ont salué
01:05:58la mise au point
01:05:59de Maxime
01:06:00qui a trouvé les mots justes
01:06:02et qui a expliqué
01:06:04pourquoi
01:06:05Canal Plus
01:06:06ne pouvait pas
01:06:08entendre de telles choses
01:06:09sur des choses
01:06:10sur des films
01:06:10qu'ils ont produits
01:06:11sur de l'argent
01:06:11qu'ils ont mis
01:06:12sur tel ou tel projet
01:06:13il y a une jeune femme
01:06:14qui s'appelle Anna March
01:06:15à Canal Plus
01:06:16sachez-le
01:06:16elle ne va pas voir
01:06:17Vincent Bolloré
01:06:18à chaque fois qu'il y a un projet
01:06:20elle ne va pas voir
01:06:20Maxime Saada
01:06:21qui est le président de Canal
01:06:22à chaque fois qu'elle a un projet
01:06:23c'est une grande professionnelle
01:06:24elle sait ce qu'elle a à faire
01:06:25elle sait où elle doit mettre
01:06:26de l'argent ou pas
01:06:26il y a Laurent Acide aussi
01:06:27donc il y a une équipe
01:06:28qui fait les films
01:06:31mais bien entendu
01:06:33le maître mot
01:06:34à Canal Plus
01:06:35et ce que disent
01:06:35l'actionnaire principal
01:06:37et Maxime Saada
01:06:38c'est
01:06:38plus grande diversité de films
01:06:40plus grande diversité culturelle
01:06:42et c'est pour ça
01:06:42qu'on voit
01:06:43énormément de films
01:06:45de Canal Plus
01:06:46qui sont des films
01:06:47à très gros succès
01:06:48et des films
01:06:48plus confidentiels
01:06:50mais qui ont une importance
01:06:51pour eux
01:06:51et sur lequel
01:06:52ils mettent de l'argent
01:06:52sachez qu'ils mettent
01:06:53220 millions d'euros par an
01:06:55Canal Plus
01:06:56dans le cinéma français
01:06:57donc pour vous dire
01:06:59sans Canal Plus
01:07:00sans Canal Plus
01:07:00il faut que vous le sachiez
01:07:01il n'y a plus de cinéma
01:07:02très juste
01:07:03que d'ici
01:07:03d'ailleurs on va être au-delà
01:07:05des 200 millions d'euros
01:07:06on va atteindre
01:07:07les 400 millions
01:07:09480
01:07:09480
01:07:10en 2027
01:07:10il y a l'heure de négociation
01:07:11dans un mois et demi
01:07:12que Canal veut injecter
01:07:13dans le cinéma français
01:07:14alors des leçons des communistes
01:07:16alors ça ça me fait toujours
01:07:17doucement rire
01:07:17il faut se tenir les côtes
01:07:19les communistes
01:07:20qui se revendiquent
01:07:21encore communistes
01:07:22après le bilan qu'on connaît
01:07:23si t'es un pays
01:07:24qui a donné autre chose
01:07:25qu'une ruine
01:07:27et qu'un bilan humain
01:07:28catastrophique
01:07:29qui a adopté le communisme
01:07:30ça n'existe pas
01:07:30et bien écoutez donc
01:07:31Fabien Roussel
01:07:32l'homme qui ne sait pas
01:07:34classer Staline
01:07:34dans les camarades
01:07:35ou les non camarades
01:07:36l'homme qui classe Castro
01:07:38parmi ses camarades
01:07:38ce qu'il nous dit
01:07:39et les leçons qu'il nous donne
01:07:42je l'aurais signé
01:07:43mais c'était une pétition
01:07:44adressée à des réalisateurs
01:07:46des producteurs
01:07:47et la réaction
01:07:48du directeur de Canal Plus
01:07:50c'est une réaction violente
01:07:51qui porte atteinte
01:07:52à la liberté d'expression
01:07:53c'est pas une insulte
01:07:55ces signataires de pétition
01:07:56n'ont pas insulté
01:07:59Bolloré
01:07:59il conteste juste
01:08:00le fait que
01:08:01un des principaux
01:08:03financeurs
01:08:05du cinéma français
01:08:06qui est aussi
01:08:07le propriétaire
01:08:08de médias
01:08:09du groupe Relais
01:08:10d'éditeurs
01:08:11il conteste
01:08:12il conteste
01:08:13Bolloré
01:08:14on peut dire un positionnement
01:08:15clair chez CNews
01:08:16au journal du dimanche
01:08:17mais dans la production
01:08:18cinéma de Canal
01:08:18vous voyez un problème
01:08:19ou pas honnêtement ?
01:08:21la réaction
01:08:22du directeur de Canal
01:08:24est un problème
01:08:25pourquoi lui
01:08:26se permet de dire
01:08:27ceux qui ont signé
01:08:28une pétition
01:08:28je ne travaillerai plus
01:08:29avec eux
01:08:29je ne les financerai plus
01:08:30parce qu'il dit
01:08:30on nous insulte
01:08:31et on n'a pas de raison
01:08:32de financer des gens
01:08:32qui nous insultent
01:08:33mais donc il montre
01:08:34le vrai visage
01:08:35du groupe Bolloré
01:08:36c'est à dire
01:08:37que c'est comme ça
01:08:37qu'il se comporte
01:08:39il suffit qu'on signe
01:08:40une pétition
01:08:40pour qu'il ne finance plus
01:08:41le cinéma
01:08:42ben bravo
01:08:43belle réaction
01:08:44je trouve ça indigne
01:08:45de sa part
01:08:45il n'a pas de
01:08:47il n'a pas de constance
01:08:48et il perd son sang-froid
01:08:50ce qui est violent
01:08:51c'est le bilan du communisme
01:08:52et puisqu'il veut parler
01:08:53de vrai visage
01:08:54moi je vais vous montrer
01:08:54le vrai visage
01:08:55de Fabien Roussel
01:08:56émission Canal
01:08:57au tableau
01:08:57Castro
01:08:58il le classe parmi les camarades
01:09:00et Staline il hésite
01:09:01la déchéance de Fabien Roussel
01:09:03je vous propose de la revoir
01:09:04il a été
01:09:05je ne sais pas
01:09:06comment on peut les classer
01:09:07parce que
01:09:08il est
01:09:10celui
01:09:10qui a été
01:09:11le chef de guerre
01:09:12contre le nazisme
01:09:14ils ont
01:09:16l'URSS
01:09:17à l'époque
01:09:17a envoyé ses armées
01:09:19pour lutter
01:09:20contre Hitler
01:09:21et ils ont
01:09:23fait
01:09:23avec les américains
01:09:24ils ont permis
01:09:26de faire tomber
01:09:27le nazisme
01:09:28donc d'un côté
01:09:29il a participé
01:09:31à la libération
01:09:32de l'Europe
01:09:33et de l'autre
01:09:34il a été responsable
01:09:36de millions de morts
01:09:38dans son pays
01:09:39avec la création
01:09:40des goulags
01:09:41donc
01:09:41je ne sais pas
01:09:42comment on peut faire
01:09:43vous voyez
01:09:44c'est pas
01:09:45je
01:09:46je ne sais pas
01:09:48où le mettre
01:09:49camarade ou pas camarade
01:09:50qu'est-ce qu'on retient
01:09:51de lui
01:09:51on retient de lui
01:09:53de quoi
01:09:53le général
01:09:55qui a fait
01:09:56eh ben alors
01:09:57on le met là
01:09:57il arrive à choquer
01:09:59les enfants
01:09:59qui ont plus
01:10:00de conscience politique
01:10:00de lui
01:10:01Castro camarade
01:10:03Staline
01:10:03il hésite
01:10:03Jean-Christophe Gallien
01:10:04et après ça vient
01:10:05donner des leçons
01:10:05et parler de violence
01:10:07et de vrai visage
01:10:08on a le vrai visage
01:10:09de Fabien Roussel
01:10:10surtout que c'est
01:10:11un être politique
01:10:12perdu
01:10:12parce que pour le coup
01:10:13il pourrait être
01:10:14au moins
01:10:15en assumer
01:10:16finalement
01:10:17cette charge politique
01:10:17encore une fois
01:10:18contre un groupe
01:10:18il le fait en partie
01:10:20il ne le fait pas totalement
01:10:21c'est là où je le trouve
01:10:21très faible
01:10:22il est faible d'ailleurs
01:10:23parce qu'il sait déjà
01:10:23que son destin politique
01:10:25est lié à celui
01:10:26de la France insoumise
01:10:27et qu'il ne pourra pas sortir
01:10:28de cette finale
01:10:29dont on parlait tout à l'heure
01:10:30il participera lui
01:10:32très concrètement
01:10:33de l'offre
01:10:34de la Nouvelle France
01:10:35cher à Jean-Luc Mélenchon
01:10:36les choses sont dites
01:10:38Claire
01:10:38mais c'est
01:10:38non
01:10:39j'ai vu
01:10:40vous rappelez la commission
01:10:41sur l'audiovisuel
01:10:42où Vincent Bolloré
01:10:43a participé
01:10:44il faut revoir
01:10:45parce que c'est une masterclass
01:10:46sur ce terrain là
01:10:47il faut revoir
01:10:48la façon
01:10:49dont
01:10:50il a répondu
01:10:51Maxime Saada
01:10:52de la même manière
01:10:53ce sont eux
01:10:54la France France
01:10:54ce sont
01:10:55ces gens là
01:10:56ce sont les pétitionnaires
01:10:58ce sont eux
01:10:58qui sont avec
01:10:59leurs petites pensées
01:11:01surtout
01:11:02on a leur cherché
01:11:03le fric
01:11:03chez Canal
01:11:04parce que c'est ça
01:11:05ok
01:11:06tu veux être
01:11:07un grand homme
01:11:08tu veux être
01:11:08dis moi
01:11:09cet argent
01:11:10je n'en voudrais jamais
01:11:11mais ils ont puiser
01:11:12dans la caisse
01:11:13et ça ne les gênait pas
01:11:14et ça appartenait quand même
01:11:16à Vincent Bolloré
01:11:16et ça ne les gênait pas du tout
01:11:18de prendre cet argent là
01:11:19de supplier d'avoir cet argent là
01:11:21de demander
01:11:22de quémander
01:11:23et parce que
01:11:24vous avez insulté celui
01:11:25qui vous donne de l'argent
01:11:26vous vous étonnez
01:11:27que celui-ci dise
01:11:28tu me traites de fasciste
01:11:29franchement je n'ai pas envie
01:11:30de travailler avec toi
01:11:31mais c'est eux qui devraient dire
01:11:32je ne veux pas travailler avec eux
01:11:35aucune entreprise normale
01:11:36ça ne pourrait arriver
01:11:37et personne ne serait choqué
01:11:38mais bien sûr
01:11:39on va vous parler avec des gens
01:11:40qui ne sont pas dans le domaine
01:11:41des médias
01:11:42ou dans le domaine
01:11:42à eau de la culture
01:11:43mais vous disent
01:11:44mais t'imagines
01:11:45tu travailles avec une entreprise
01:11:46et puis tu vas la dégommer
01:11:47à l'extérieur
01:11:47mais ça n'existe nulle part
01:11:49ça n'existe nulle part
01:11:50et puis avec des mots
01:11:52fascistes
01:11:52ça a quand même du sens
01:11:53c'est une insulte
01:11:54c'est la fin
01:11:56oui quoi
01:11:57il y a la liberté d'expression
01:11:58mais il y a la liberté de commerce aussi
01:11:59c'est à dire qu'ils ont le droit
01:12:00Canal Plus
01:12:01de décider de ne pas travailler pour eux
01:12:03Bruxelles il est maître au goulag
01:12:04c'est la fin
01:12:06c'est une image
01:12:07et je dis que
01:12:07ne vous inquiétez pas
01:12:08il paraît qu'il y a eu
01:12:09un bruit désagréable à l'antenne
01:12:11alors pas de sabotage
01:12:12pas de pétitionnaire
01:12:13c'est juste Eric Tegner
01:12:14qui était en train de faire
01:12:15de la maintenance
01:12:15avec les micros visiblement
01:12:16parce que depuis que vous êtes lancé
01:12:18dans la bière
01:12:18vous savez aussi réparer les micros
01:12:19alors vous
01:12:20vous pouvez m'insulter
01:12:21et moi je reste
01:12:23quelle insulte
01:12:24et on va même mettre côte à côte
01:12:25demain
01:12:25à 11h
01:12:26comme tous les matins
01:12:27sacré plaisir
01:12:28à demain
01:12:2911h pour 100% frontières
01:12:30très belle soirée
01:12:31la grande interview
01:12:32de Gérald Darmanin
01:12:33à tout de suite
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