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  • il y a 14 heures
Ce mercredi 20 mai, dans sa chronique, Annalisa Cappellini a parlé de l'emprise de Donald Trump sur le Parti républicain qui demeure absolue, notamment illustrée par la chute de Thomas Massie lors de la primaire républicaine du Kentucky. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:00Annalisa Capellini, hier, six États américains ont voté pour les primaires au Kentucky,
00:04notamment qui étaient considérés comme l'État crucial.
00:07Le candidat supporté par Donald Trump a gagné après une campagne houleuse.
00:11Est-ce que ça veut dire que Donald Trump a toujours une emprise totale sur le parti républicain ?
00:16Oui, au moins pour le moment.
00:17En tout cas, ce qu'on voit, c'est qu'il n'y a pas vraiment de place pour les
00:20critiques,
00:20même les critiques modérées.
00:21Il suffit de regarder la violence avec laquelle Donald Trump s'en est pris à Thomas Massy,
00:25justement ce candidat républicain qui courait à sa réélection.
00:28Pour lui, c'était le pire membre républicain de l'histoire de notre pays.
00:32Une ordure, un clochard.
00:34Alors, ce registre, il n'est pas vraiment étonnant chez Donald Trump.
00:37On a l'habitude de l'entendre.
00:38Mais normalement, il l'applique plutôt à ses adversaires ou à ses anciens alliés.
00:42Là, entre Donald Trump et Thomas Massy, ce qui est étonnant,
00:45c'est qu'il n'y a même pas eu de rupture à proprement parler.
00:47Massy, il dit voter avec le parti républicain 90% des fois.
00:52Donc voilà, on ne peut pas dire que ce soit le plus aligné,
00:54mais ce n'est pas non plus vraiment un rebelle.
00:56Sauf qu'il s'est rendu coupable du pire des crimes, selon Donald Trump,
01:00c'est qu'il a manqué de loyauté.
01:02Oui, parce que l'année dernière, il a voté contre la grande réforme fiscale de Donald Trump,
01:06parce qu'il a soutenu juste après l'abrogation des droits de douane imposés au Canada,
01:10et parce qu'il a surtout beaucoup travaillé pour forcer le ministère de la Justice
01:14à publier tous les dossiers Epstein.
01:17C'est là qu'entre les deux, c'est devenu personnel, c'est là que ça s'écorçait.
01:21Et donc Donald Trump a appliqué toutes les stratégies,
01:23y compris une stratégie qu'on a vue utiliser pour les élections à l'étranger,
01:27y compris l'élection en Hongrie.
01:30C'est-à-dire qu'il a décidé d'envoyer un de ses fidèles pour soutenir son candidat,
01:34Edgar Ryan.
01:35Là, en l'occurrence, il a envoyé son ministre de la guerre, Pete Exet.
01:38C'est quand même très inhabituel pour un ministre en poste,
01:40mais ça montre l'importance que ce scrutin avait pour Donald Trump.
01:43Le camp Trump qui a aussi dépensé des sommes immenses pour cette campagne.
01:46Oui, c'est la campagne qui a généré le plus de dépenses publicitaires
01:50que n'importe quelle autre primaire à la Chambre des représentants
01:52dans l'histoire des États-Unis.
01:53Il y a eu près de 33 millions de dollars dépensés en publicité,
01:57dont 19 dépensés pour Edgar Ryan, le candidat de Donald Trump,
02:01ou contre Thomas Massy.
02:03Des millions dépensés par des méga donateurs républicains,
02:06par des proches de Donald Trump,
02:07et par des groupes pro-israéliens qui s'opposaient à Thomas Massy.
02:11Donc c'est une preuve de plus que ce scrutin-là était particulièrement symbolique
02:15pour évaluer l'emprise du président sur le corps républicain.
02:18D'ailleurs, Edgar Ryan, qui est le candidat de Donald Trump,
02:21qui a donc gagné, n'a jamais mis l'accent pendant sa campagne
02:24sur son programme, sur ses idées.
02:26Son principal argument de vente, c'était le soutien du président.
02:29C'est ça qu'on voyait partout, sur les pancartes, pendant les meetings,
02:32sur son site internet, dans les pubs.
02:34En gros, c'était un référendum pour ou contre Donald Trump.
02:37On peut dire que pour l'instant, la stratégie de Donald Trump, elle marche.
02:40Oui, on l'a vu pendant plusieurs primaires du mois de mai,
02:43qui ont été gagnées toutes par les candidats de Donald Trump,
02:45en Indiana, en Louisiane notamment.
02:47Et c'est particulièrement important pour Donald Trump
02:50d'élire ses fidèles en ce moment,
02:52parce que chaque voix compte.
02:53On sait que ces républicains-là qui gagnent les primaires
02:56vont représenter donc les républicains dans quelques mois
02:59aux élections de demi-mandat.
03:00Et on sait que ce sont des élections
03:02traditionnellement défavorables aux partis en place.
03:04Et on sait en plus que Donald Trump, lui,
03:07est en baisse dans les sondages depuis le début de la guerre en Iran.
03:10Donc pour Donald Trump, la priorité, c'est de s'assurer vraiment
03:12que tout le parti républicain reste sous son contrôle,
03:16même si tout cet acharnement contre Thomas Massy,
03:18qui n'était pas vraiment une menace crédible pour Donald Trump,
03:21est peut-être la preuve que le président sent que le vent risque de tourner.
03:24Merci beaucoup Annalisa Capellini.
03:26Le Monde qui bouge, c'était à retrouver en replay et en podcast
03:28sur l'application BFM Business.
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