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Une grande interview politique avec une personnalité de premier plan, présentée par Laurence Ferrari et Pierre de Vilno dans #LaFranceEnFace
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00:00:00Et merci beaucoup cher Pascal Praud, bonsoir à tous, bonsoir à toutes, bienvenue dans la France en face, bonsoir Pierre.
00:00:05Bonsoir Laurence, bonsoir à tous.
00:00:05Ravi de vous retrouver pour notre rendez-vous politique sur CNews et sur Europe 1 avec notre invité ce soir
00:00:10Eric Zemmour.
00:00:11Bonsoir à vous.
00:00:11Bonsoir.
00:00:12Bienvenue avec une double actualité qui vous concerne, politique bien sûr, on va l'évoquer, et en librairie,
00:00:17puisque votre ouvrage, Le suicide français, paru il y a 12 ans, va sortir dès demain aux Etats-Unis, le
00:00:2220 mai.
00:00:23Vous vous y rendrez d'ailleurs au moins de moins.
00:00:24Et en France, en France demain.
00:00:25Et en France, en détitement, évidemment, de poche.
00:00:29Chez Fayard, l'occasion de revenir sur ce que vous avez décrit dans cet ouvrage,
00:00:33qui a créé tant de vagues depuis sa première publication.
00:00:36Bonsoir Eric Zemmour.
00:00:37Bonsoir.
00:00:38Et bonsoir aux auditeurs d'Europe 1.
00:00:40Nous allons bien sûr évoquer les sujets qui concernent les Français dans leur vie au quotidien.
00:00:44L'insécurité et le pouvoir d'achat sont les deux principales préoccupations.
00:00:48Ils sont nombreux à vous interroger ce soir.
00:00:50Vous allez pouvoir leur répondre directement.
00:00:52Carburant, économie, dette, retraite, narcotrafic, peine de prison.
00:00:55Donc, les sujets sont divers et s'accumulent déjà sur le bureau du futur président pour 2027.
00:01:01Alors, Eric Zemmour, on va commencer par le suicide français.
00:01:04Un livre dans lequel vous décrivez le déclin de la France, le sentiment de dépossession qu'éprouvent les Français.
00:01:09C'est un essai alarmiste pour les uns, prophétique, comme l'a dit Pascal Praud il y a quelques instants.
00:01:14Pourquoi cette réédition ? Et surtout, qu'est-ce qui a changé depuis 2014 ?
00:01:18Est-ce que la situation a empiré selon vous ou pas ?
00:01:21Alors, pourquoi cette réédition ?
00:01:24Parce que je pense que les gens se posent plus que jamais, 12 ans après, la même question qu'il
00:01:31y a 12 ans.
00:01:31C'est-à-dire, comment en est-on arrivé là ?
00:01:34Je vois autour de moi, et vous avez eu la gentillesse de dire qu'il allait sortir aux Etats-Unis,
00:01:41qu'il allait même être un documentaire sur Canal+.
00:01:44Je veux dire, manifestement, il y a une attente, une question qui est comment en est-on arrivé là ?
00:01:50Des plus jeunes comme des moins jeunes.
00:01:52Les plus jeunes se disent, mais pourquoi on a le choix contre le désespoir et l'exil ?
00:01:58Les moins jeunes se disent qu'ils ne reconnaissent plus le pays où ils ont grandi ?
00:02:04Vous savez, il y avait une très belle phrase d'Edgar Kiné qui disait
00:02:06« Le véritable exil n'est pas d'être arraché de son pays, c'est d'y vivre et de
00:02:14n'y plus rien trouver de ce qui les faisait aimer ».
00:02:16Et je pense qu'il y a des millions de Français qui comprennent mieux cette phrase désormais.
00:02:20Donc moi, dans ce livre, je réponds à cette question.
00:02:23Je réponds à cette question en plus en prenant des éléments de la culture populaire, des films, des chansons, des
00:02:31matchs de foot, des décisions politiques, des livres.
00:02:36Et j'essaye d'analyser selon un triptyque que j'ai décrit qui est déconstruction, dérision, destruction.
00:02:45Et comment tout ça se met en route depuis les années 70 jusqu'à aujourd'hui.
00:02:49Et aujourd'hui, Eric Zemmour, est-ce que ça a empiré ou pas ?
00:02:53Évidemment que ça a empiré puisqu'on n'a pris aucune décision qui pouvait redresser la situation.
00:02:59Pascal Praud et la gentillesse de dire que tout ce que j'avais annoncé, prophétisé, était arrivé.
00:03:06Je dirais, malheureusement, tout s'est passé comme prévu.
00:03:10C'est-à-dire qu'on parle évidemment d'immigration.
00:03:13L'immigration est devenue une espèce d'invasion, de colonisation par une civilisation islamique d'une vieille terre chrétienne.
00:03:19Mais il n'y a pas seulement l'immigration.
00:03:22Il y a aussi l'école qui s'est effondrée depuis le collège unique de Habib.
00:03:28Il y a aussi le juge qui a pris un pouvoir exorbitant aujourd'hui.
00:03:33Oui, franchement, le conseil constitutionnel gouverne et à l'Assemblée, on fait des commissions pour animer la galerie.
00:03:42Donc rien ne va en réalité ? Rien ne s'est amélioré, Eric Zemmour ?
00:03:45Rien ne s'est amélioré.
00:03:47Vraiment, je pense que rien ne s'est amélioré.
00:03:49Je vous dis, je pense que malheureusement, tout s'est déroulé comme je l'avais prévu il y a 12
00:03:53ans.
00:03:53Et c'est une véritable catastrophe.
00:03:56Qu'est-ce qu'il y a de plus grave dans votre triptyque ?
00:03:58Vous parlez de déconstruction et de destruction.
00:04:01Ça, à la limite, on peut voir des exemples précis.
00:04:03Dans la dérision, est-ce qu'il y a quelque chose de cynique aussi dans la dérision ?
00:04:06Non, si vous voulez, il n'y a pas quelque chose de plus important.
00:04:08C'est une forme d'inertie en fait des politiques.
00:04:09Non, c'est un chemin.
00:04:13D'abord, on part de la déconstruction qui est un phénomène intellectuel,
00:04:18ce que les Américains appellent la French Theory.
00:04:20C'est-à-dire, on estime que tout doit être déconstruit, rien n'est naturel,
00:04:25ni les hommes, ni les femmes, ni les pays, ni la famille, etc.
00:04:29On l'a vu dans les universités américaines.
00:04:31Exactement, mais c'est parti de la France.
00:04:32C'est parti des universitaires français, Foucault, Deleuze, etc.
00:04:38Ça, c'est la première approche.
00:04:39Après, il y a la dérision.
00:04:41C'est-à-dire qu'il y a depuis les années 70-80,
00:04:45en vérité depuis Coluche jusqu'aux comiques d'aujourd'hui
00:04:48qui ont beaucoup moins de talent que lui, malheureusement,
00:04:51par l'intermédiaire de la dérision,
00:04:54on se moque de tout, et en particulier de la France.
00:04:56Est-ce que ce n'est pas ça le plus grave, justement ?
00:04:58C'est qu'on se moque parce que, finalement, on n'en a que faire.
00:05:01On ne peut rien bâtir sur la dérision, en réalité, sur le cynisme.
00:05:05Mais bien sûr, mais je vous dis, c'est un chemin.
00:05:07On part de la déconstruction parce que c'est d'abord un mouvement intellectuel,
00:05:10puis on se moque, et puis, en fait, on s'aperçoit que tout est détruit.
00:05:13Alors, il y a aussi ce constat que vous dressez d'une France impuissante
00:05:17dont l'autorité de l'État s'est progressivement affaissée.
00:05:20Qui sont les responsables ?
00:05:21Ce sont tous les présidents de la République de la Vème ?
00:05:24Ou est-ce que vous datez ça des années Emmanuel Macron,
00:05:27des années François Hollande, Éric Zemmour ?
00:05:28Oh non, je remonte, moi, dans mon livre aux années 70.
00:05:31En vérité, à partir des années de Valéry Giscard d'Estaing,
00:05:36de Mitterrand et des successeurs.
00:05:39Vous savez, l'État a subi, alors là, si on parle de l'État,
00:05:42l'État a subi exactement le triptyque que je vous ai décrit tout à l'heure.
00:05:45D'abord, intellectuellement, on a commencé à dire que son autorité était illégitime.
00:05:50Ensuite, on s'est moqué de lui, la dérision.
00:05:53Puis, aujourd'hui, il n'a plus aucun pouvoir.
00:05:55On voit bien, je vous parlais du pouvoir des juges,
00:05:58on pourrait parler des médias.
00:06:00On voit bien que l'État n'arrive plus à se faire respecter,
00:06:05que les lois sont soit annulées par le juge, soit moquées, soit pas respectées.
00:06:11Étouffées par les normes.
00:06:12Exactement, que l'autorité de l'État n'est absolument plus respectée
00:06:15et donc qu'il ne peut plus agir.
00:06:20Je pense que c'est d'ailleurs un des drames français.
00:06:22C'est-à-dire que comme nous, nous avons bâti depuis mille ans
00:06:24un pays qui a été forgé par l'État
00:06:26et que nous avons une révérence native pour l'État,
00:06:29nous sommes un peu orphelins avec un État qui n'a plus de pouvoir,
00:06:32sans oublier les normes européennes, les lois, etc.
00:06:36Et on a les élites qu'on mérite aussi, Éric Zemmour.
00:06:39Les présidents que vous citez ont tous été élus démocratiquement.
00:06:41Ce sont les Français qui ont fait ce choix-là.
00:06:43Tout à fait.
00:06:44Donc nous avons participé à notre déconstruction.
00:06:45Oui, nous avons participé à notre déconstruction et à notre destruction.
00:06:49C'est pour ça que je parle de suicide.
00:06:50Nous sommes tous responsables.
00:06:52Mais il faut dire aussi qu'il faut voir après des éléments positifs.
00:06:57C'est-à-dire qu'il y a une volonté des peuples européens
00:07:03parce que la destruction ne s'arrête pas à la France.
00:07:07C'est aussi l'Europe et tout l'Occident.
00:07:08Il y a une volonté du peuple français, du peuple anglais,
00:07:11des peuples allemands, américains de ne pas mourir.
00:07:15Ils ont compris au bout de plusieurs années,
00:07:17et j'espère avoir participé à cette prise de conscience,
00:07:20qu'il y avait un danger mortel pour eux
00:07:23et qu'il fallait se réveiller.
00:07:26Et on voit tous les pays se réveiller en vérité.
00:07:29Tous les pays d'Occident se réveiller.
00:07:31Et je pense que ça, c'est l'élément vraiment positif.
00:07:34Maintenant, vous savez la différence.
00:07:35Vous m'avez demandé qu'est-ce qui a changé ?
00:07:37Il y a une différence pour moi.
00:07:39C'est qu'en 2014, j'ai écrit pour alerter.
00:07:44Aujourd'hui, j'ai écrit pour mobiliser.
00:07:47Vous m'avez dit qu'on m'a traité de décliniste.
00:07:49Vous avez raison.
00:07:50Mais moi, le déclin, je l'ai décrit, je l'ai dénoncé.
00:07:55Il y en a qui m'ont traité de décliniste,
00:07:57qui l'ont organisé.
00:07:58Vous voyez, ça fait des différences.
00:07:59Je pense qu'il y a une phrase d'Auguste Comte
00:08:02que j'aime bien qui est
00:08:03« Il faut savoir pour prévoir, afin de pouvoir. »
00:08:08Je pense que si je sais et j'ai prévu,
00:08:11je pense que je pourrais.
00:08:12Et je pense que ce n'est pas négligeable.
00:08:15Je pense que seul un médecin qui fait le bon diagnostic
00:08:18peut soigner le malade.
00:08:19Donc, ça veut dire être candidat à la présidentielle, soyons clairs.
00:08:21Écoutez, nous verrons pour la présidentielle.
00:08:23J'ai déjà été candidat.
00:08:24Vous savez, quand j'ai été candidat en 2022,
00:08:29j'ai pensé que je ne pouvais pas rester impuissant
00:08:32et spectateur dans une situation aussi tragique.
00:08:35Je n'ai pas vraiment changé d'avis.
00:08:37Mais une déclaration de candidature,
00:08:39c'est quelque chose de solennel.
00:08:40Il ne faut pas la rater.
00:08:41Donc, si je suis candidat,
00:08:43j'espère ne pas la rater.
00:08:44Vous prendrez un peu de temps.
00:08:45Vous parlez de l'identité de la France,
00:08:47votre combat politique.
00:08:48Il y a un mot, c'est le combat civilisationnel.
00:08:51Et vous réclamez un sursaut judéo-chrétien.
00:08:53Est-ce que c'est ça le socle,
00:08:55aujourd'hui, de notre pays,
00:08:56qui est dénigré, qui s'effrite ?
00:08:59Alors, je vous remercie d'évoquer mon livre
00:09:04que j'ai sorti il y a quelques mois
00:09:06et qui s'appelait « La messe n'est pas dite »,
00:09:08dans laquelle je rappelais que l'identité de la France,
00:09:12je n'avais rien inventé,
00:09:14reposait d'une part sur la religion chrétienne
00:09:17qui avait façonné ce pays
00:09:18et d'autre part sur une tradition gréco-romaine
00:09:21qui l'avait éduquée.
00:09:23Et d'ailleurs, le christianisme était en une synthèse
00:09:25entre le prophétisme juif et la culture grecque et romaine.
00:09:29Je pense effectivement que
00:09:31si nous voulons absolument
00:09:35sauver notre identité,
00:09:37si vous voulez sauver notre pays,
00:09:38nous devons nous réapproprier notre culture d'origine.
00:09:41D'ailleurs, toutes les grandes civilisations le font.
00:09:43Je vois que les Russes se renouent avec l'orthodoxie,
00:09:48je vois que les Chinois renouent avec Confucius,
00:09:50je vois que les Turcs renouent avec l'Empire ottoman,
00:09:53que le monde arabe renoue avec le Coran.
00:09:55Vous voyez, tous, seuls les Occidentaux
00:09:57qui ont gardé une espèce d'universalisme un peu benet,
00:10:02pensent qu'il faut mondialiser et renoncer à sa culture
00:10:06pour mieux mondialiser.
00:10:07Non.
00:10:08D'abord, aujourd'hui, la mondialisation n'est plus occidentale.
00:10:11Et je pense que l'Occident,
00:10:13s'il veut se sauver, doit redevenir occidental.
00:10:15Et l'Occident, c'est, comme vous l'avez dit,
00:10:17la culture chrétienne.
00:10:19Je dis bien la culture chrétienne,
00:10:20parce que, si vous voulez,
00:10:22on m'a beaucoup reproché,
00:10:23d'abord, je ne suis pas chrétien,
00:10:26et le christianisme, c'est d'abord une foi.
00:10:29Mais, il ne faut pas...
00:10:30Une civilisation aussi.
00:10:31Voilà.
00:10:31C'est une identité, une civilisation, une culture.
00:10:33Et si on n'a pas la foi,
00:10:35moi, je pense qu'on ne peut pas être français,
00:10:37en tout cas,
00:10:38si on n'est pas imprégné de la culture chrétienne
00:10:40qui a fait la...
00:10:41Si on n'a pas la foi,
00:10:41au moins, on a la culture.
00:10:42Exactement.
00:10:43C'est-à-dire la musique,
00:10:44la peinture,
00:10:45la littérature, etc.
00:10:47Donc, vous diriez qu'on revient
00:10:48du multiculturalisme,
00:10:50par exemple, en Angleterre,
00:10:51où on sent bien que...
00:10:52Vous voyez bien que tous les pays
00:10:54se sont abîmés dans ce multiculturalisme.
00:10:56J'entendais M. Macron dire
00:10:58« Nous avons des millions,
00:11:00je crois qu'il disait 17 millions,
00:11:01ce qui est une preuve, entre parenthèses,
00:11:04que le grand remplacement avance,
00:11:05mais passons.
00:11:0617 millions de gens
00:11:07qui sont dans des diasporas.
00:11:08Et il rajoutait,
00:11:09quelque chose qui m'a beaucoup choqué,
00:11:11il disait « On peut être 100% africain
00:11:13et 100% français. »
00:11:15Eh bien, je tiens à dire ici,
00:11:16ce soir,
00:11:17qu'on est...
00:11:18Ma famille vient d'Afrique,
00:11:19vient d'Algérie.
00:11:20Donc, je peux en parler.
00:11:21Il disait « 100% algérien ».
00:11:22Exactement.
00:11:22Je pense qu'on ne peut pas être
00:11:24100% africain ou algérien
00:11:26et 100% français.
00:11:28Ce n'est pas possible.
00:11:29On ne peut pas avoir
00:11:29deux civilisations sur notre sol.
00:11:31Moi, ma famille vient d'Algérie,
00:11:32vous voyez.
00:11:33Donc, je viens d'Afrique.
00:11:34Je vois qu'on me le ressort souvent
00:11:36sur les réseaux sociaux.
00:11:37Sauf que ma famille a fait l'effort
00:11:39de s'assimiler.
00:11:41C'est-à-dire d'assimiler la culture,
00:11:43on en revoit,
00:11:43les mœurs,
00:11:45l'histoire.
00:11:46Et on ne peut pas être...
00:11:48Moi, je ne suis plus d'Algérie.
00:11:50Je ne suis plus africain.
00:11:51Je suis 100% français.
00:11:52Qu'est-ce que vous dites
00:11:53des binationaux ?
00:11:54Parce que là, en l'occurrence,
00:11:55c'était une question
00:11:56sur une jeune fille
00:11:56qui était binationale.
00:11:58Est-ce que vous diriez
00:11:58qu'ils sont dans ce cas-là
00:11:5950% ?
00:12:00Je pense que nous avons fait
00:12:01une erreur
00:12:02d'accepter la binationalité.
00:12:04D'ailleurs, elle n'existe pas
00:12:04dans d'autres pays.
00:12:05C'est-à-dire ?
00:12:06En Italie,
00:12:06elle n'existe pas.
00:12:08Elle n'existe pas ailleurs,
00:12:10dans des pays démocratiques.
00:12:11Maintenant,
00:12:12aujourd'hui,
00:12:12nous l'avons.
00:12:13Je pense qu'il faut
00:12:16impérativement
00:12:17dire aux gens
00:12:19qui sont binationaux
00:12:21qu'à tout le moins,
00:12:24ils ne doivent absolument pas
00:12:26transgresser les lois
00:12:28de la République française.
00:12:29Une immense majorité,
00:12:31bien entendu.
00:12:32Une immense majorité.
00:12:33Vous savez,
00:12:33je n'ai pas de chiffres.
00:12:35Moi, ce que je vois,
00:12:36c'est qu'il y a
00:12:37beaucoup de binationaux
00:12:38qui sont en prison,
00:12:40qui sont condamnés.
00:12:41Et ceux-là,
00:12:42je considère
00:12:43qu'il faut les déchoirs
00:12:44de la nationalité française
00:12:45puisqu'ils ont
00:12:46l'autre nationalité
00:12:47et les renvoyer chez eux.
00:12:49Et ça ne marche pas,
00:12:49vous le savez très bien,
00:12:50puisque les pays en question
00:12:51ne reprennent pas
00:12:52leurs ressentissants.
00:12:53Absolument.
00:12:53Vous avez tout à fait raison.
00:12:54Alors là,
00:12:55c'est très simple.
00:12:56Donc, on crée des apatrides ?
00:12:57Attendez.
00:12:58Ah non,
00:12:58ils ne sont pas apatrides.
00:12:59Pardonnez-moi.
00:13:00Je vais répondre à votre question.
00:13:01Mais apatrides,
00:13:02ça voudrait dire
00:13:02qu'il n'y ait plus de nationalité.
00:13:04Ils ont la nationalité algérienne,
00:13:06tunisienne, marocaine,
00:13:07tout simplement
00:13:08parce qu'ils ne la perdent jamais.
00:13:09C'est écrit dans la loi
00:13:10algérienne, marocaine,
00:13:11tunisienne, malienne, etc.
00:13:13Ça, c'est réglé.
00:13:14Ils ne seront jamais apatrides.
00:13:15Ce que je veux dire,
00:13:16vous m'avez posé
00:13:17une autre question.
00:13:18Vous m'avez dit
00:13:18comment on les renvoie
00:13:19chez eux.
00:13:20D'abord,
00:13:21et c'est la question éternelle,
00:13:24depuis des années,
00:13:25les OQTF sont renvoyés
00:13:27à 10%, je crois,
00:13:29ce qui est grotesque.
00:13:30Nous avons des moyens
00:13:32de pression sur les pays.
00:13:35Je prends l'exemple
00:13:36de l'Algérie
00:13:36qui est vraiment
00:13:38le moins-disant,
00:13:38mais les autres
00:13:39ne sont pas beaucoup mieux.
00:13:39Mais l'Algérie,
00:13:40il y a 27%, je crois,
00:13:42dans les OQTF
00:13:43de l'année 2025
00:13:44qui sont algériens,
00:13:45c'est vous dire.
00:13:47Donc, les Algériens,
00:13:48on peut très bien
00:13:51bloquer les visas.
00:13:52Les visas d'abord.
00:13:54C'est-à-dire,
00:13:54on dit,
00:13:55voilà, très bien,
00:13:55vous nous reprenez
00:13:561 000 personnes,
00:13:56on vous donne 1 000 visas
00:13:57de touristes.
00:13:59Ça n'a pas marché.
00:14:00Ça a marché.
00:14:01Mais Macron s'est couché.
00:14:02Ce n'est pas la même chose.
00:14:04Il a cédé le premier.
00:14:06Ce n'est pas pareil.
00:14:07C'est-à-dire que
00:14:08Xavier Drencourt,
00:14:09qui était en poste
00:14:10en Algérie,
00:14:10avait dit que,
00:14:11sans communication,
00:14:12il avait réduit
00:14:13de 50%
00:14:13effectivement les visas.
00:14:15Mais depuis,
00:14:15ça ne s'est pas reproduit.
00:14:16Je sais bien,
00:14:17mais parce qu'il a renoncé.
00:14:18Il a renoncé.
00:14:20On peut bloquer
00:14:21les transferts d'argent
00:14:22en Algérie.
00:14:22On peut aussi
00:14:26interdire aux dignitaires algériens
00:14:28de venir se faire soigner
00:14:29en France,
00:14:30de mettre leurs enfants
00:14:31dans les écoles
00:14:31et les universités françaises.
00:14:33Et au pire,
00:14:33si la crise monte,
00:14:35on a fait ça avec les Russes,
00:14:37on peut saisir leurs avoirs
00:14:38en France.
00:14:38Vous voyez qu'on a
00:14:39beaucoup de moyens de pression.
00:14:40Et on a des otages,
00:14:41du coup.
00:14:42Attendez.
00:14:43Je pense qu'il faut accepter
00:14:45le rapport de force.
00:14:46Maintenant,
00:14:47si ça,
00:14:47ça ne marche pas,
00:14:49moi,
00:14:49je vais vous dire
00:14:49que j'ai une autre solution.
00:14:51Très simple.
00:14:52Et qui est désormais,
00:14:53d'ailleurs,
00:14:53et j'en suis ravi,
00:14:55autorisée par l'Union européenne.
00:14:57C'est-à-dire ?
00:14:57C'est-à-dire,
00:14:58nous pouvons financer
00:15:00d'autres pays
00:15:01qui nous accepteront
00:15:03nos OQTF.
00:15:05Et ça...
00:15:06Les hubs,
00:15:07comme l'Albanie,
00:15:08pour l'Albanie.
00:15:08Exactement.
00:15:09L'Albanie,
00:15:10d'autres pays.
00:15:10Ils seront ravis
00:15:11de toucher de l'argent.
00:15:12Ça nous coûtera
00:15:13beaucoup moins cher
00:15:13que ce que tous ces gens
00:15:15nous coûtent,
00:15:15sans compter
00:15:17les viols,
00:15:18les vols
00:15:18et les crimes
00:15:19qu'ils peuvent
00:15:19éventuellement connaître.
00:15:20Pas tous, évidemment.
00:15:21Pas tous, évidemment.
00:15:22Évidemment.
00:15:23Heureusement.
00:15:24En tout cas,
00:15:25vous voyez,
00:15:26il y a des solutions.
00:15:27En tout cas,
00:15:27je m'aperçois
00:15:28que vous parlez
00:15:29des binationaux
00:15:29de certains pays.
00:15:31Vous ne parlez pas
00:15:31des binationaux,
00:15:32par exemple,
00:15:33européens.
00:15:33D'abord,
00:15:34européens,
00:15:35vous savez qu'on a
00:15:35des accords spéciaux.
00:15:36Donc,
00:15:37ce n'est pas la même chose.
00:15:38Vous savez,
00:15:39c'est de la statistique.
00:15:41Je constate
00:15:42que les binationaux
00:15:45maghrébins
00:15:45et africains
00:15:46sont les plus
00:15:50repérés
00:15:50dans la délinquance.
00:15:52C'est tout.
00:15:53Moi, après,
00:15:53je me fie aux statistiques.
00:15:55Vous avez des chiffres ?
00:15:55Comment ?
00:15:56On a des chiffres
00:15:57avec les étrangers,
00:15:57déjà.
00:15:58On a des chiffres
00:15:59avec les Algériens
00:16:00qui sont les plus nombreux
00:16:01dans les prisons françaises.
00:16:02On a 25% d'étrangers
00:16:05qui sont dans les prisons françaises,
00:16:07ce qui est énorme,
00:16:07puisqu'ils sont censés représenter
00:16:097% de la population française.
00:16:10Et puis,
00:16:11on sait bien,
00:16:12on voit dans les autres pays,
00:16:13les autres pays autorisent
00:16:15ce genre de statistiques.
00:16:16Et on voit bien
00:16:17que les Maghrébins,
00:16:18en particulier,
00:16:19et aussi les Africains,
00:16:20sont surreprésentés.
00:16:21Donc,
00:16:21c'est uniquement une question
00:16:22de principe de précaution,
00:16:23j'allais dire.
00:16:24Alors,
00:16:24justement,
00:16:25sur cette question
00:16:26de l'immigration,
00:16:26Jean-François,
00:16:27qui travaille dans la communication,
00:16:28a une question pour vous,
00:16:30Éric Zemmour.
00:16:31Bonjour M. Zemmour,
00:16:32Jean-François,
00:16:3362 ans,
00:16:34d'Antibes,
00:16:34je travaille dans la communication.
00:16:35Ma question pour vous,
00:16:37comment est-ce que vous allez arriver
00:16:39à concilier
00:16:40une politique
00:16:41d'immigration
00:16:44stricte,
00:16:45qui va permettre
00:16:46de restaurer
00:16:47l'identité française
00:16:48et la nécessité
00:16:49de ne pas fracturer
00:16:51davantage
00:16:51la société
00:16:52et de permettre
00:16:53qu'on puisse continuer
00:16:54à vivre ensemble ?
00:16:55Réponse d'Éric Zemmour
00:16:56sur CNews
00:16:57et sur Europe.
00:16:57Moi,
00:16:58je vais vous dire,
00:17:00d'abord,
00:17:00on a parlé des OQTF,
00:17:01donc c'est les immigrés
00:17:02illégaux.
00:17:03Moi,
00:17:03je pense que le plus important,
00:17:05je vais peut-être vous surprendre,
00:17:06c'est l'immigration légale.
00:17:08C'est l'immigration légale
00:17:09qu'il faut arrêter,
00:17:11c'est-à-dire
00:17:11les 100 000 étudiants,
00:17:13les 100 000 regroupements
00:17:14familiales,
00:17:15les 150 000 droits d'asile,
00:17:18les 50 000
00:17:19qui viennent uniquement
00:17:20pour se faire soigner.
00:17:21Oui,
00:17:21on arrête.
00:17:22On arrête l'asile.
00:17:22On arrête.
00:17:23Je vais vous dire mieux.
00:17:24On arrête les réfugiés politiques.
00:17:26Non,
00:17:26les réfugiés politiques,
00:17:27vous savez,
00:17:28il faut que vous compreniez
00:17:29comment ça fonctionne
00:17:30le droit d'asile aujourd'hui.
00:17:31Il y a quelques réfugiés politiques,
00:17:33mais tout le reste,
00:17:34ce sont des gens
00:17:35qui se déclarent homosexuels
00:17:36dans les pays d'Afrique,
00:17:37ce sont des femmes
00:17:38qui disent qu'elles sont battues,
00:17:40ce sont des hommes
00:17:41qui disent qu'ils viennent
00:17:42d'Afghanistan,
00:17:43de Pakistan,
00:17:45de que sais-je encore,
00:17:46d'Algérie,
00:17:47encore une fois.
00:17:48Il n'y a aucun réfugié politique
00:17:51là-dedans.
00:17:51Le droit d'asile,
00:17:53c'était Victor Hugo
00:17:56ou Solzhenitsyn.
00:17:57Mais c'est dans les années 90,
00:17:59ma chère Laurence.
00:18:00L'Algérie,
00:18:00nous les réclame aujourd'hui.
00:18:01Oui,
00:18:01non,
00:18:01c'était l'objet du voyage
00:18:02de Gérardin Manin.
00:18:03Hier.
00:18:04Oui,
00:18:05c'était dans les années 90
00:18:06pendant la guerre civile algérienne.
00:18:09Donc je reprends.
00:18:10Je reprends.
00:18:11C'est ça le gros.
00:18:12Et c'est ça,
00:18:12je réponds au monsieur,
00:18:14c'est ça qu'il faut d'abord arrêter.
00:18:15Et moi,
00:18:15je inverserai la question.
00:18:17Parce que lui,
00:18:17il parle de fracture de la société.
00:18:19J'ai compris.
00:18:19Et c'est très important.
00:18:21que c'est justement
00:18:23le surplus d'immigration permanente,
00:18:25l'énorme immigration,
00:18:26l'invasion migratoire,
00:18:27les 500 000 immigrés légaux par an
00:18:29qui viennent en France,
00:18:31qui fracturent la société.
00:18:33Parce qu'ils amènent avec eux,
00:18:34vous savez,
00:18:36en fait,
00:18:37un individu,
00:18:38un individu,
00:18:39quelle que soit sa culture,
00:18:41quelle que soit son origine,
00:18:42il peut être bon,
00:18:43méchant,
00:18:44gentil,
00:18:45intelligent,
00:18:46plus stupide,
00:18:48etc.
00:18:48C'est pas le problème.
00:18:49Les individus,
00:18:50on peut s'entendre
00:18:51individuellement avec chacun.
00:18:53Mais un individu,
00:18:54et surtout quand il est des millions,
00:18:56il amène avec lui,
00:18:58sa culture,
00:18:58ses mœurs,
00:18:59et ses mœurs sont antagonistes
00:19:01avec les nôtres.
00:19:02En particulier s'il vient
00:19:03de pays musulmans.
00:19:04Il peut y avoir des intégrations réussies.
00:19:06Il peut y avoir...
00:19:07Il y en a des centaines de milliers
00:19:08d'exemples dans notre pays,
00:19:09aujourd'hui.
00:19:09Alors, distinguons,
00:19:10si vous me permettez,
00:19:11distinguons les mots.
00:19:13Intégration,
00:19:13qu'est-ce que ça veut dire ?
00:19:14Ça veut dire
00:19:15qu'ils respectent la loi
00:19:16et qu'ils travaillent.
00:19:17Là, je vous l'accorde,
00:19:18il y a beaucoup de gens
00:19:19qui respectent la loi
00:19:20et qu'ils travaillent.
00:19:22Après, il y a assimilation.
00:19:23Pour devenir français,
00:19:25normalement,
00:19:25c'est écrit dans la loi,
00:19:26il faut être assimilé.
00:19:28Là, assimilation,
00:19:29il n'y en a pas beaucoup.
00:19:30Parce que assimilation,
00:19:31ça veut dire
00:19:32s'approprier la culture,
00:19:34l'histoire de France.
00:19:34Vous savez,
00:19:35je vais vous donner
00:19:35un seul exemple.
00:19:36Parce que ça me rappelle
00:19:38qu'ici,
00:19:38on me demande souvent
00:19:39qu'est-ce que c'est
00:19:39que l'assimilation.
00:19:40Je vais vous donner
00:19:40un exemple que j'ai trouvé
00:19:41tout à fait charmant
00:19:42et très évocateur.
00:19:45Quand Mme Agazanski,
00:19:46vous savez,
00:19:46l'épouse de Lionel Jospin,
00:19:48est rentrée à l'Académie française,
00:19:50elle a raconté
00:19:52l'histoire de son grand-père
00:19:53qui est venu de Pologne
00:19:54et puis son père
00:19:55et puis elle,
00:19:56vous voyez,
00:19:56magnifique,
00:19:57elle rentre à l'Académie française
00:19:58et elle a dit,
00:20:00notre grand-père nous a dit
00:20:01quand nous sommes arrivés
00:20:03en France,
00:20:03nous avons troqué
00:20:04les rois de Pologne
00:20:05pour les rois de France.
00:20:08L'assimilation,
00:20:09c'est ça.
00:20:09Nous sommes tous
00:20:10des fils d'immigrés
00:20:10sur ce plateau.
00:20:11Sur l'immigration légale
00:20:13et régulière,
00:20:14vous dites zéro immigration légale,
00:20:15on n'a pas besoin
00:20:16d'immigrés pour travailler
00:20:17dans notre pays.
00:20:18Éric Zemmour,
00:20:18comment on fait pour travailler ?
00:20:20Je vais vous répondre
00:20:23et je vais répondre à ça.
00:20:25Moi,
00:20:25je pense qu'on peut
00:20:26avoir une immigration
00:20:28négative.
00:20:29Oui,
00:20:30c'est-à-dire non seulement
00:20:31on n'accueille plus,
00:20:32mais en plus,
00:20:32on renvoie.
00:20:34On fait la remigration
00:20:35pour les délinquants,
00:20:37pour les criminels,
00:20:38pour les chômeurs
00:20:38de longue durée,
00:20:39etc.
00:20:39Donc,
00:20:40on peut avoir
00:20:40une immigration négative.
00:20:42C'est ce que fait Trump
00:20:43aux Etats-Unis.
00:20:44Les chômeurs de longue durée,
00:20:45pardon.
00:20:45Les chômeurs de longue durée,
00:20:46on les renvoie.
00:20:47Vous savez,
00:20:47en Suisse,
00:20:48ce n'est pas une tyrannie la Suisse,
00:20:50vous êtes d'accord avec moi.
00:20:51Si vous n'avez plus de travail
00:20:52pendant six mois,
00:20:54vous êtes renvoyé.
00:20:55Aux Etats-Unis,
00:20:56si vous n'avez plus de travail...
00:20:57Vous parlez de nationalité suisse ?
00:20:58Bien sûr,
00:20:59je vous parle d'étrangers.
00:21:00Oui,
00:21:01donc vous ne parlez pas
00:21:01plus des binationaux.
00:21:03On parle d'étrangers.
00:21:04Les binationaux,
00:21:05je vous ai dit,
00:21:06ils deviendront étrangers
00:21:07si je les déchois
00:21:07de la nationalité française.
00:21:08Ce n'est pas la même chose.
00:21:09Il y a des étapes quand même.
00:21:11Donc,
00:21:14moi je parle
00:21:15d'immigration négative.
00:21:16Maintenant,
00:21:16vous me parlez
00:21:17d'immigration de travail.
00:21:18Et de démographie aussi.
00:21:19Et de démographie.
00:21:20Parce que les deux
00:21:21sont évidemment liés.
00:21:22Nous avons un déclin démographique
00:21:25et l'immigration de travail
00:21:27nous sert.
00:21:28Ok.
00:21:29Mais je ne pense pas
00:21:30que l'immigration de travail
00:21:31réponde au déclin démographique,
00:21:32si vous me permettez.
00:21:33Parlons de l'immigration de travail
00:21:35si vous voulez.
00:21:36On parlera de déclin démographique
00:21:37si vous voulez.
00:21:37Il y a plein d'autres sujets.
00:21:39Très bien.
00:21:39l'immigration de travail.
00:21:40D'abord,
00:21:41il faut exactement situer
00:21:44ce que représente
00:21:45l'immigration de travail.
00:21:46Je vous ai dit tout à l'heure,
00:21:47il y a 380 000
00:21:50visas légaux
00:21:50et il y a à peu près
00:21:51150 000 droits d'asile.
00:21:53Comme il y a à peu près
00:21:54la moitié de droits d'asile
00:21:55qui sont acceptés
00:21:56mais l'autre moitié
00:21:57qui n'est pas acceptée
00:21:58ne part jamais.
00:21:59Donc vous voyez,
00:21:59ça vous fait à peu près
00:22:00en gros 500 000 étrangers
00:22:01de plus chaque année.
00:22:02C'est ça le bilan
00:22:03de M. Macron.
00:22:04Ça fait depuis 10 ans
00:22:055 millions.
00:22:05Très bien.
00:22:06Sur ces 500 000,
00:22:08est-ce que vous savez
00:22:08combien viennent
00:22:09avec des visas de travail ?
00:22:1210%.
00:22:13Même pas 50 000.
00:22:14Donc visa étudiante
00:22:15ou le reste ?
00:22:16Exactement.
00:22:16100 000 étudiants,
00:22:17100 000 regroupements familiales,
00:22:18150 000 droits d'asile,
00:22:2050 000 pour se faire soigner,
00:22:21etc.
00:22:2150 000 seulement pour travailler.
00:22:23Vous voyez,
00:22:24il faut relativiser.
00:22:26Deuxièmement,
00:22:27moi, je suis désolé
00:22:29mais je peux comprendre
00:22:32qu'on peut avoir besoin
00:22:33ponctuellement,
00:22:34par exemple,
00:22:34j'ai des amis agriculteurs
00:22:35qui me disent
00:22:36en me taquinant,
00:22:37ils savent que j'adore les fraises,
00:22:39pour cultiver tes fraises,
00:22:41il n'y a pas de Français
00:22:42qui veulent faire,
00:22:42je suis obligé
00:22:43d'avoir des étrangers.
00:22:44J'entends.
00:22:45Je pense qu'il faut
00:22:46d'abord,
00:22:47dans ce cas-là,
00:22:48donner un contrat
00:22:50de court terme
00:22:51pour la récolte
00:22:53et il rentre.
00:22:55Deuxièmement,
00:22:57je pense qu'à terme,
00:22:58il faudra que nous puissions
00:23:02pousser les gens
00:23:03qui ne travaillent pas
00:23:04à travailler.
00:23:04Vous savez,
00:23:04nous avons un gros problème,
00:23:05nous en parlerons tout à l'heure sans doute,
00:23:07c'est que,
00:23:08en France,
00:23:09la quantité de travail
00:23:10est très insuffisante.
00:23:11Donc,
00:23:11je pense qu'il y a
00:23:12des systèmes d'assistanat excessifs
00:23:14et qu'il y a aussi
00:23:16des charges sociales excessives
00:23:18qui font qu'on ne peut pas
00:23:18payer les gens
00:23:19comme ils en auraient envie.
00:23:21Au cas où le brut
00:23:22est trop loin du net.
00:23:23Voilà.
00:23:23Et donc,
00:23:24il faudra régler ça.
00:23:25Mais ça,
00:23:25c'est à moyen terme.
00:23:26Mais à court terme,
00:23:28je pense qu'il y a.
00:23:28Et à très long terme,
00:23:29vous savez,
00:23:30je pense qu'on réglera,
00:23:31par exemple,
00:23:32dans les campagnes
00:23:33ou dans d'autres domaines,
00:23:35je pense qu'on réglera ça
00:23:36par la robotique.
00:23:37Par les robots.
00:23:37Mais vous ne répondez pas
00:23:38à la question de Jean-Pançoise
00:23:39sur la fracturation
00:23:41de la société.
00:23:41Ah, pardon,
00:23:42excusez-moi.
00:23:42Je croyais avoir répondu.
00:23:44Je pense que c'est
00:23:46l'immigration,
00:23:47je pense que c'est
00:23:48l'invasion migratoire
00:23:49que nous subissons
00:23:49depuis des années
00:23:50qui fracture la société.
00:23:52Parce qu'elle est en train
00:23:53de créer deux peuples
00:23:54avec un peuple français
00:23:55et ceux qui se sont
00:23:56assimilés à lui,
00:23:58comme nous,
00:23:59et un peuple arabo-musulman
00:24:02qui,
00:24:03de moins en moins,
00:24:05ne s'intègre
00:24:06et ne s'agrège
00:24:08au peuple français
00:24:09et qui fait masse
00:24:10et qui est en train
00:24:11d'imposer ses mœurs
00:24:12sa culture,
00:24:13son histoire,
00:24:13sa langue
00:24:13dans des quartiers
00:24:15de plus en plus nombreux
00:24:16et de plus en plus,
00:24:17vous vous souvenez
00:24:18de ce fameux mot célèbre
00:24:19de l'ancien ministre
00:24:20de l'Intérieur,
00:24:21M. Collomb,
00:24:22qui disait
00:24:22nous sommes côte à côte
00:24:23et demain nous serons
00:24:24face à face.
00:24:25Je ne dis pas autre chose
00:24:26et je disais déjà ça
00:24:27dans le suicide français.
00:24:29Donc,
00:24:29c'est l'immigration
00:24:30qui fracture la société
00:24:31et l'arrêt de l'immigration,
00:24:33au contraire,
00:24:34va apaiser la société.
00:24:36L'immigration dérégulée,
00:24:37évidemment.
00:24:38L'immigration massive.
00:24:39L'invasion migratoire actuelle.
00:24:42En vérité,
00:24:43je vais vous dire,
00:24:43on ne devrait plus parler
00:24:44d'immigration
00:24:45parce qu'on devrait parler
00:24:46d'invasion.
00:24:47Avec cette quantité
00:24:49de gens qui arrivent
00:24:50et qui ne s'intègrent plus,
00:24:51qui ne s'assimilent plus,
00:24:53je pense que là,
00:24:53on est dans un système
00:24:54de colonisation,
00:24:55en vérité,
00:24:56par une civilisation étrangère
00:24:58qui vient coloniser
00:25:00une terre chrétienne.
00:25:02D'ailleurs,
00:25:02vous avez parlé
00:25:03des OQTF
00:25:04et vous avez parlé
00:25:05de l'Algérie.
00:25:06Un mot simplement
00:25:07et on finit là-dessus.
00:25:09Il y a quelque chose
00:25:09de très révélateur.
00:25:11Quand on a demandé
00:25:12à M. Tebboune,
00:25:13quand justement
00:25:14M. Macron s'est couché,
00:25:16il a fait une réflexion
00:25:17qui se voulait une boutade
00:25:18et qui en fait
00:25:19était très révélatrice.
00:25:20Il a dit,
00:25:20moi je crois
00:25:21que les Français
00:25:22devraient donner aux Algériens
00:25:24des visas de 132 ans.
00:25:26C'est exactement,
00:25:27évidemment,
00:25:27vous l'avez compris,
00:25:28la durée de la colonisation
00:25:29française en Algérie,
00:25:311830-1962.
00:25:32Je crois qu'il y a là
00:25:34comme un lapsus,
00:25:34comme un révélateur
00:25:36de cette mentalité
00:25:38revancharde
00:25:39et colonisatrice
00:25:42qui existe en Algérie.
00:25:43J'ai des amis algériens,
00:25:44j'ai des amis kabiles,
00:25:45nombreux amis kabiles
00:25:46qui me disent
00:25:47que cette mentalité
00:25:49est très répandue
00:25:49en Algérie
00:25:50et qu'on leur apprend ça
00:25:52à l'école.
00:25:53Il y a un esprit
00:25:54de revanche
00:25:55qui est,
00:25:56ils nous ont colonisés
00:25:57132 ans
00:25:58donc on va aussi
00:25:58les coloniser.
00:25:58Et vous n'avez pas
00:25:59d'amis algériens,
00:26:00français
00:26:01qui veulent tout simplement
00:26:02vivre leur vie,
00:26:03travailler en France.
00:26:04Normalement
00:26:05et vivre tranquillement
00:26:06au sein de la communauté nationale ?
00:26:07Absolument,
00:26:08j'ai beaucoup d'amis
00:26:09d'origine algérienne,
00:26:11mon père en avait
00:26:11encore plus que moi,
00:26:13en particulier des kabiles
00:26:14qui sont souvent mes amis
00:26:15et qui vivent en France
00:26:17et d'ailleurs
00:26:17ils sont souvent
00:26:18très intégrés
00:26:19et très assimilés
00:26:20à la France.
00:26:21Allez, on avance.
00:26:2221h26 sur Europe 1
00:26:23et sur CNews,
00:26:24la guerre en Iran,
00:26:25le blocage du détroit d'Harmouz
00:26:26expose le monde entier
00:26:27à une crise énergétique majeure.
00:26:28D'ailleurs aujourd'hui,
00:26:29devant l'Assemblée nationale,
00:26:31Sébastien Lecornu
00:26:32a dit que cette crise
00:26:33allait durer.
00:26:34Et sur les carburants,
00:26:35des mesures doivent être
00:26:37annoncées jeudi.
00:26:38La gauche réclame
00:26:39le plafondment des prix,
00:26:40le RN veut baisser
00:26:41la TVA sur le carburant.
00:26:42Comment est-ce que vous
00:26:42vous positionnez
00:26:43sur la question ?
00:26:44Écoutez,
00:26:44j'ai dit depuis le début
00:26:46avec Sarah Knafow
00:26:47que nous voulions proposer,
00:26:50vous savez qu'il y a
00:26:51deux impôts
00:26:51qui sont sur l'essence.
00:26:55Beaucoup, oui.
00:26:5760%.
00:26:57La TVA
00:26:58et ce qu'on appelle
00:26:59l'assise,
00:26:59ce qu'on appelait
00:27:00la TICIPP avant.
00:27:01Je propose
00:27:02de baisser
00:27:03d'un tiers
00:27:03cette assise.
00:27:05Ça fait à peu près
00:27:0612 milliards
00:27:07que je financerai
00:27:08par une baisse
00:27:09des dépenses
00:27:09parce que,
00:27:10et nous proposions
00:27:12à l'époque,
00:27:14la suppression
00:27:16de l'aide publique
00:27:17au développement
00:27:17qui fait à peu près
00:27:1812 milliards.
00:27:18Vous voyez,
00:27:18symboliquement,
00:27:19on voulait dire par là
00:27:20que si...
00:27:22La suppression
00:27:22ou la suspension ?
00:27:23La suppression
00:27:24puisque nous supprimions
00:27:27un tiers
00:27:28de cette assise
00:27:29qui,
00:27:30évidemment,
00:27:31grève le prix.
00:27:31Ça nous ferait
00:27:32une baisse énorme,
00:27:33je crois,
00:27:33de 27 centimes
00:27:35sur le gazole
00:27:36et de 24 centimes
00:27:37sur le super.
00:27:38Donc, vous voyez,
00:27:38ce n'est pas rien.
00:27:39Vous ne croyez pas du tout
00:27:40au partenariat
00:27:40qu'on fait
00:27:42avec, justement,
00:27:43l'aide au développement.
00:27:44Aujourd'hui,
00:27:44c'est Eleanor Carrois
00:27:45qui s'occupe de ça.
00:27:46Elle ne veut pas parler
00:27:47des WP1.
00:27:48Elle dit qu'elle fait
00:27:48des partenariats
00:27:49avec les différents pays
00:27:50pour que, justement,
00:27:51la France puisse rayonner
00:27:52dans ces pays-là.
00:27:53Oui.
00:27:53Ça, je vais vous dire,
00:27:54c'est un mythe.
00:27:56Je vais vous dire pourquoi.
00:27:57Quand j'étais jeune,
00:27:58on nous apprenait
00:27:59que l'aide au développement,
00:28:02et c'était juste,
00:28:03servait à financer
00:28:06des entreprises françaises
00:28:08qui travaillaient en Afrique
00:28:09pour l'essentiel.
00:28:11Sauf que,
00:28:12cette dame
00:28:13fait semblant d'oublier
00:28:14que ça n'existe plus.
00:28:16C'est-à-dire que,
00:28:17depuis les années 90,
00:28:18les règles internationales
00:28:20de l'aide au développement
00:28:20ont interdit
00:28:22ce que les organisations
00:28:23internationales appellent
00:28:24l'aide liée
00:28:26et obligent,
00:28:28justement,
00:28:29à ne pas lier cette aide.
00:28:30Donc,
00:28:30qu'est-ce qui se passe ?
00:28:31J'en ai discuté
00:28:32avec des gens
00:28:32qui connaissent vraiment
00:28:33cette partie.
00:28:34Nous faisons de l'aide
00:28:36et c'est les entreprises
00:28:37chinoises
00:28:38qui gagnent les contrats.
00:28:40Deuxièmement,
00:28:41de plus en plus,
00:28:42depuis des années,
00:28:44cette aide publique
00:28:45au développement
00:28:45a été dévoyée
00:28:47en une aide idéologique.
00:28:49Je vous souviens,
00:28:50je vous rappelle
00:28:51que Sarah Knafo
00:28:52a exhumé
00:28:53des choses assez drôles
00:28:55comme l'aide
00:28:56pour l'application
00:28:58des théories de genre
00:28:59en Jordanie
00:29:01ou d'autres choses
00:29:02dans des pays
00:29:03comme ça.
00:29:03Vous voyez,
00:29:05c'est de la propagande,
00:29:06ça.
00:29:07C'est absolument
00:29:08de l'idéologie.
00:29:09Donc,
00:29:09moi,
00:29:10je pense que cette aide
00:29:11publique au développement
00:29:11ne sert plus à rien.
00:29:12D'ailleurs,
00:29:12de nombreux pays
00:29:14la suppriment
00:29:15et pas seulement
00:29:16les Etats-Unis
00:29:17de M. Trump,
00:29:18la Suède,
00:29:19etc.
00:29:19Je pense que
00:29:20c'est devenu,
00:29:21c'est fini.
00:29:22Et de toute façon,
00:29:23je vais vous dire,
00:29:24il y a des pays
00:29:26asiatiques
00:29:27comme la Corée du Sud,
00:29:28comme la Chine,
00:29:29évidemment,
00:29:30qui se sont développés
00:29:31sans guerre d'aide.
00:29:33Je pense que
00:29:33l'Afrique peut très bien
00:29:34faire de même.
00:29:35Je pense que
00:29:36c'est humiliant
00:29:37pour eux
00:29:37de recevoir des aides
00:29:39et surtout
00:29:39quand on leur dit
00:29:39ce qu'il faut faire
00:29:40sur l'homosexualité,
00:29:42la théorie du genre,
00:29:43etc.
00:29:43Ils n'apprécient pas du tout
00:29:44et ils ont raison.
00:29:45Pouvoir d'achat,
00:29:46on y reste.
00:29:47Éric Zemmour,
00:29:48on est sur CNews
00:29:48et sur Europe 1,
00:29:49il est 21h30.
00:29:50Écoutons la question
00:29:51de Laurent,
00:29:51qui est retraité,
00:29:52qui vous parle
00:29:52du pouvoir d'achat.
00:29:55Bonjour,
00:29:55je m'appelle Laurent Nogara,
00:29:56je suis retraité
00:29:58et j'ai une question
00:29:59pour vous,
00:29:59Éric Zemmour,
00:30:01à propos du pouvoir
00:30:02d'achat des Français
00:30:03qui est une préoccupation
00:30:04très importante pour nous.
00:30:07J'aimerais connaître
00:30:08un peu vos directives
00:30:09et vos idées
00:30:10par rapport à ça.
00:30:10Alors,
00:30:11je vais vous dire,
00:30:13effectivement,
00:30:13cette question du pouvoir
00:30:14d'achat hante
00:30:15le débat politique
00:30:16depuis des années.
00:30:17Dès qu'il y a
00:30:17une poussée d'inflation,
00:30:19on le voit là
00:30:19avec l'essence,
00:30:20mais on l'a vu
00:30:20pour d'autres sujets,
00:30:22il y a eu le gaz
00:30:22après la guerre en Ukraine,
00:30:23etc.
00:30:24Il y a des millions
00:30:25de Français
00:30:26qui ne s'en sortent plus
00:30:26car ils sont
00:30:27à quelques euros près
00:30:29et donc c'est absolument
00:30:31scandaleux,
00:30:32ce n'est pas possible.
00:30:32Je vais vous dire
00:30:33le fond de ma pensée.
00:30:34Deux choses.
00:30:35La première,
00:30:36cette question
00:30:37de pouvoir d'achat
00:30:38révèle une chose,
00:30:39les Français se sont appauvris.
00:30:42C'est ça la vérité.
00:30:43Si on prend
00:30:44un repère très simple
00:30:45qui est le PIB,
00:30:47c'est-à-dire le produit
00:30:47intérieur but,
00:30:48par habitant,
00:30:49qui est comme ça,
00:30:50ça nous permet
00:30:50une comparaison.
00:30:51Nous sommes passés
00:30:52depuis un an ou deux
00:30:53dans la deuxième moitié
00:30:55des pays
00:30:56de l'Union Européenne.
00:30:58Je vous donne
00:30:59deux comparaisons
00:30:59très vite.
00:31:00Dans les années 50,
00:31:02notre PIB
00:31:02par habitant,
00:31:03nous sortions de la guerre,
00:31:04nous étions un pays ravagé,
00:31:05était la moitié
00:31:06de celui des Etats-Unis.
00:31:08Nous avons rattrapé
00:31:09les Etats-Unis
00:31:10dans les années 70-80.
00:31:12Les 30 glorieuses,
00:31:12ce n'était pas un 20 mot.
00:31:14Et aujourd'hui,
00:31:14nous sommes revenus
00:31:15à la moitié
00:31:15du PIB par habitant.
00:31:17L'Allemagne,
00:31:17deuxième exemple.
00:31:19En 1975,
00:31:20nous avions le même
00:31:21PIB par habitant.
00:31:22Aujourd'hui,
00:31:22nous avons 18% de moins,
00:31:24alors que l'Allemagne
00:31:25a avalé l'Allemagne de l'Est
00:31:26qui était beaucoup plus pauvre.
00:31:27Comment on ordonne
00:31:27du pouvoir d'achat aux Français ?
00:31:28Alors ça, pourquoi ?
00:31:29Pourquoi ?
00:31:29Pour deux raisons très vite.
00:31:30Un, globalement,
00:31:32je dis bien globalement
00:31:33parce qu'il y a des gens
00:31:36qui ne donnent pas
00:31:37une production de travail suffisante
00:31:40parce que tout simplement,
00:31:43les jeunes rentrent trop tard
00:31:43sur le marché du travail
00:31:45et les gens âgés
00:31:47sortent trop tôt.
00:31:49Donc vous voyez,
00:31:50les gens qui viennent pleurer
00:31:51sur le pouvoir d'achat
00:31:51des Français
00:31:52et qui après disent
00:31:53qu'il faut la retraite
00:31:54à 60 ans,
00:31:55suivez mon regard,
00:31:56sont quand même
00:31:56le RN et LFI
00:31:57et le PS.
00:31:59Je veux dire,
00:31:59il faut quand même
00:32:00mettre tout le monde
00:32:00dans le même sac.
00:32:01Ce sont quand même
00:32:01des gens absolument irresponsables.
00:32:04Et deuxièmement,
00:32:05nous avons baissé
00:32:06notre productivité
00:32:06à cause de la baisse
00:32:08du niveau scolaire,
00:32:09etc.
00:32:09Et la désindustrialisation
00:32:10nous a fait un mal fou
00:32:12parce qu'il est connu
00:32:12que dans les services,
00:32:14on est mal payé,
00:32:15je généralise évidemment,
00:32:17et dans l'industrie,
00:32:18on est beaucoup mieux payé
00:32:19et on peut progresser.
00:32:20Nous n'avons plus
00:32:20guère d'industrie,
00:32:21donc évidemment,
00:32:22nous avons des bas salaires.
00:32:23Comment le gouvernement
00:32:24depuis 20 ans
00:32:25a essayé de rattraper le coup ?
00:32:26Eh bien,
00:32:27en faisant des chèques.
00:32:28Ces chèques-là,
00:32:29ces chèques-là,
00:32:30on les finance comment ?
00:32:31Les impôts,
00:32:32les charges,
00:32:33la dette.
00:32:34Donc,
00:32:34le pouvoir d'achat,
00:32:35ce n'est pas l'argent
00:32:36qu'on vous donne,
00:32:37c'est l'argent
00:32:38qu'on ne vous prend pas.
00:32:39vous arrivez,
00:32:39vous déclenchez...
00:32:40Moi,
00:32:40je propose,
00:32:41je propose,
00:32:42baisse des dépenses
00:32:42massives publiques,
00:32:44baisse des charges sociales,
00:32:45baisse des impôts...
00:32:46Combien ?
00:32:481700 milliards
00:32:48de dépenses publiques,
00:32:491000 milliards
00:32:50de charges...
00:32:51Je pense qu'il faut par an
00:32:53pour les dépenses publiques,
00:32:54il faut au minimum
00:32:55100 milliards par an
00:32:57de baisse de dépense.
00:32:58Vous savez,
00:32:59on peut le faire.
00:33:00Il y a beaucoup de postes
00:33:02qui sont des gabegis
00:33:02ou qui sont des gaspillages.
00:33:05Je veux dire,
00:33:05la politique de la ville,
00:33:06c'est,
00:33:07je crois,
00:33:0950 milliards par an
00:33:10et c'est 400 milliards
00:33:11depuis 81.
00:33:13Moi,
00:33:13je supprime aisément
00:33:14la politique de la ville.
00:33:15l'aide aux éoliennes,
00:33:20c'est,
00:33:20je crois,
00:33:2110 milliards par an.
00:33:22On peut supprimer ça.
00:33:23On n'a pas besoin.
00:33:24Il y a des sources
00:33:26d'économies énormes.
00:33:28Donc,
00:33:28on peut le faire.
00:33:29Et deuxièmement,
00:33:30il faut baisser
00:33:31également les charges sociales
00:33:32parce que,
00:33:33vous avez bien compris,
00:33:34quand un salarié
00:33:36touche 2000,
00:33:37il coûte 4000
00:33:37à son patron.
00:33:38Je veux dire,
00:33:39les deux sont punis.
00:33:40Le salarié ne gagne pas assez,
00:33:42le patron paye trop
00:33:43et donc,
00:33:44on ne peut pas augmenter.
00:33:45On baisse les charges au travail.
00:33:47Et pour ça,
00:33:48évidemment,
00:33:48il faut absolument
00:33:50baisser la dépense sociale
00:33:51et travailler plus.
00:33:52Il y a tout un,
00:33:54c'est toute une politique globale
00:33:56qu'il faut mettre en œuvre
00:33:58et qui est absolument,
00:34:00qui repose sur,
00:34:01je le répète,
00:34:02baisse massive des dépenses,
00:34:03baisse massive des impôts.
00:34:05Il faudra baisser des impôts
00:34:07mais il faudra d'abord
00:34:07baisser des dépenses.
00:34:09D'abord,
00:34:10concomitamment.
00:34:10Et travailler plus.
00:34:11Est-ce que les Français
00:34:12ne travaillent pas assez ?
00:34:14Je vous ai dit,
00:34:15il faut impérativement,
00:34:17globalement,
00:34:17travailler plus.
00:34:18Parce que c'est très paradoxal.
00:34:19Nous sommes en même temps
00:34:20le pays d'Europe
00:34:21où les gens qui travaillent beaucoup
00:34:23travaillent le plus.
00:34:24Donc,
00:34:25il ne faut pas mettre tout le monde
00:34:26dans le même sac.
00:34:27Vous voyez,
00:34:27c'est une politique.
00:34:29Nous avons,
00:34:29en vérité,
00:34:30par exemple,
00:34:31on se plaint beaucoup
00:34:32de l'assistanat.
00:34:32On a raison.
00:34:34mais il y a des gens
00:34:35qui gagnent le SMIC
00:34:36et qui voient à côté d'eux
00:34:37des gens qui ne travaillent pas
00:34:38et qui gagnent presque autant
00:34:39ou même autant.
00:34:41Mais le peuple français,
00:34:43historiquement,
00:34:43n'est pas un peuple d'assistés.
00:34:45C'est un peuple de travailleurs,
00:34:46c'est un peuple qui a fait
00:34:46les cathédrales,
00:34:48qui a fait Versailles.
00:34:49Vous voyez,
00:34:49je veux dire,
00:34:49ce n'est pas rien.
00:34:50Donc,
00:34:52le système a perverti les gens.
00:34:55Donc,
00:34:56il faut absolument
00:34:58détruire ce système.
00:34:59Nous avons un système
00:35:00qui ne favorise pas,
00:35:03qui punit le travail
00:35:04et qui favorise l'inactivité.
00:35:07Nous devons faire l'inverse.
00:35:08Nous devons favoriser le travail
00:35:09et défavoriser l'inactivité.
00:35:11Détruire le modèle social français ?
00:35:12Non,
00:35:13je ne détruis pas le modèle social français.
00:35:14Le modèle social français
00:35:16repose sur le travail.
00:35:17Moi,
00:35:17je ne veux pas le détruire.
00:35:18Au contraire,
00:35:18je veux le renforcer.
00:35:20Très bien.
00:35:21Les retraites,
00:35:21on va écouter la question de Aurore
00:35:22qui est maire au foyer
00:35:23et qui vous questionne
00:35:24sur cette réforme des retraites.
00:35:27Bonjour,
00:35:27M. Zemmour,
00:35:28je suis Aurore de Loine,
00:35:29maire au foyer.
00:35:30Je voulais savoir
00:35:30comment,
00:35:31pour se faire élire,
00:35:32vous comptiez aborder le sujet
00:35:34dans votre programme
00:35:35des réformes aussi impopulaires
00:35:36que les réformes des retraites,
00:35:37par exemple ?
00:35:39La question d'Aurore.
00:35:40Eric Zemmour,
00:35:41sur CNU0.
00:35:42On a dit tout à l'heure
00:35:42que les Français
00:35:44étaient de tout l'Occident
00:35:46ceux qui partaient
00:35:47le plus tôt à la retraite.
00:35:48Il faut bien avoir ça en tête.
00:35:50Deuxièmement,
00:35:51on a une crise
00:35:52de la natalité,
00:35:53c'est-à-dire
00:35:54que le système de répartition,
00:35:55tout le monde le sait maintenant,
00:35:57repose sur le fait
00:35:58que les gens qui travaillent
00:35:59payent pour les gens
00:35:59qui ne travaillent pas.
00:36:00Et donc,
00:36:01si vous avez,
00:36:01dans les années 50,
00:36:02il y avait 4 cotisants
00:36:04pour un retraité,
00:36:05aujourd'hui,
00:36:05il y en a 1,7,
00:36:06je crois,
00:36:06et on va tomber
00:36:07à 1,2,
00:36:08puisqu'il y a beaucoup moins
00:36:09d'enfants
00:36:09et il y a beaucoup plus
00:36:09de retraités
00:36:10puisque ce sont les boomers
00:36:11qui sont à la retraite.
00:36:12Donc,
00:36:12vous voyez que le système
00:36:13de répartition
00:36:15est condamné.
00:36:16On ne peut plus
00:36:17le financer.
00:36:18Donc,
00:36:18soit on augmente
00:36:20les cotisations,
00:36:20on a dit tout à l'heure
00:36:21que déjà,
00:36:22il s'était trop élevé,
00:36:23ça représente 14%
00:36:24du PIB,
00:36:25c'est énorme,
00:36:27tous les paiements
00:36:27des retraites,
00:36:28ou alors,
00:36:29on augmente,
00:36:30on diminue,
00:36:31pardon,
00:36:31les retraites des gens,
00:36:34ça,
00:36:34il n'en est pas question,
00:36:35en particulier
00:36:36pour les petites retraites.
00:36:37Personne ne serait élu
00:36:37là-dessus,
00:36:38oui,
00:36:38je vous rassure.
00:36:38Exactement,
00:36:38puis même,
00:36:39ça serait quand même scandaleux.
00:36:41Troisièmement,
00:36:42on augmente
00:36:44la durée de travail
00:36:45et donc,
00:36:46le fait de partir
00:36:47plus tard
00:36:48à la retraite.
00:36:48en Italie,
00:36:50ils sont à 67 ans,
00:36:51en Allemagne,
00:36:52pareil,
00:36:52en Hollande,
00:36:53pareil.
00:36:54Moi,
00:36:54je pense que,
00:36:55effectivement,
00:36:55j'avais,
00:36:56quand le gouvernement
00:36:59avait demandé
00:37:00l'augmentation
00:37:01de la durée
00:37:02du travail
00:37:03à 64 ans,
00:37:04j'avais approuvé
00:37:05parce que ça nous permettait
00:37:06quand même
00:37:07de financer ce système,
00:37:09mais maintenant,
00:37:10je pense qu'il faudra
00:37:11aller au-delà,
00:37:12mais je pense qu'on peut faire
00:37:13avec un système,
00:37:14il faudra bien réfléchir,
00:37:15soit on augmente
00:37:16cet âge-là,
00:37:18mais qui est défavorablement
00:37:18pour les gens
00:37:19qui ont commencé jeunes.
00:37:20Ou alors,
00:37:21on fait un système
00:37:23avec la durée de travail,
00:37:25c'est-à-dire que là,
00:37:26aujourd'hui,
00:37:26on est à 43 ans
00:37:27de travail,
00:37:28de cotisation,
00:37:29on peut augmenter
00:37:30à 44 ans,
00:37:3145 ans,
00:37:3146 ans.
00:37:33Mais on ne tiendra pas
00:37:34comme ça.
00:37:35Il faut aussi
00:37:37injecter dans notre système
00:37:39de répartition
00:37:39une partie de capitalisation,
00:37:41c'est-à-dire la capitalisation,
00:37:42vous savez,
00:37:42ce sont les gens
00:37:43qui financent eux-mêmes
00:37:44leur retraite.
00:37:45On ne pourra pas
00:37:46changer de modèle.
00:37:47On ne pourra pas
00:37:48passer de...
00:37:48Vous dites qu'il faut
00:37:49insuffler de la capitalisation
00:37:50dans la retraite.
00:37:50Mais c'est déjà le cas,
00:37:52mon cher.
00:37:52C'est le cas si vous décidez.
00:37:54Les fonctionnaires ont déjà
00:37:55un système de capitalisation.
00:37:57Oui, mais dans le privé,
00:37:57c'est vraiment...
00:37:58Dans le privé,
00:37:58il y a des entreprises
00:37:59qui l'ont fait.
00:38:00Donc, vous voyez,
00:38:01ça existe déjà.
00:38:02Donc, ce n'est pas une révolution.
00:38:03Mais vous avez raison,
00:38:04ce n'est pas simple
00:38:05parce que les gens
00:38:06ne vont pas cotiser deux fois.
00:38:07Ils ne vont pas cotiser
00:38:07une fois pour le système
00:38:08par répartition
00:38:09et en plus,
00:38:10cotiser pour leur propre
00:38:11en route,
00:38:12ça serait vraiment injuste.
00:38:13Donc, il faut faire ça
00:38:15avec subtilité
00:38:16et ce n'est pas simple.
00:38:17Il faut trouver
00:38:18des moyens cohérents
00:38:20de réussir.
00:38:21Mais vous voyez,
00:38:21il ne faut pas hésiter à dire,
00:38:23ne pas être démagogue
00:38:24et ne pas dire
00:38:25qu'on travaillera
00:38:26un peu plus longtemps.
00:38:27Surtout, pardon,
00:38:27je finis là-dessus.
00:38:29Ça, c'est pour le RN encore ?
00:38:30Non, non, non.
00:38:31Pour tous les gens
00:38:31qui disent qu'il n'y a pas
00:38:33que le RN qui dit ça.
00:38:34Il y a LFI,
00:38:34il y a le PS,
00:38:35honnêtement,
00:38:35il n'y a pas que le RN.
00:38:36Non, non, mais il ne faut pas non plus
00:38:37après on va dire
00:38:38que j'attaque que le RN.
00:38:39Non, je dis ce que je pense.
00:38:41Bon, il faut bien comprendre
00:38:43quelque chose.
00:38:44Quand la retraite
00:38:45sous le général de Gaulle
00:38:46était à 65 ans,
00:38:48Mitterrand l'a mise
00:38:48à 60 ans en 81.
00:38:50Dans les années 60-70,
00:38:52l'espérance de vie,
00:38:53vous savez quel âge
00:38:54elle était ?
00:38:5565 ans.
00:38:57Aujourd'hui,
00:38:58elle est à 80-85 ans.
00:39:00Vous voyez bien
00:39:01qu'on ne peut pas avoir
00:39:02la retraite à 60 ans.
00:39:03Ce n'est pas possible.
00:39:04Ce n'est pas raisonnable.
00:39:06Donc, on va être obligé
00:39:07de travailler plus longtemps.
00:39:09Maintenant, il faut le faire
00:39:09de façon la plus juste,
00:39:10la plus équilibrée
00:39:11et en tenant compte
00:39:12de ce que je vous ai dit
00:39:13auparavant.
00:39:13Vous parliez des entreprises,
00:39:14les faillites d'entreprise
00:39:16ont battu un record,
00:39:1769 938.
00:39:19Les artisans souffrent également.
00:39:22Mika est commerçant
00:39:22et il a une question pour vous.
00:39:26Bonjour, M. Zemmour.
00:39:29Mika, commerçant
00:39:30à Grasse-Saint-Jacques.
00:39:32J'ai une question
00:39:33à vous poser.
00:39:34Que pensez-vous faire
00:39:35pour les taxes des artisans
00:39:37qu'on est surmergés de taxes ?
00:39:39Qu'est-ce que vous répondez ?
00:39:40Écoutez, il n'y a pas
00:39:41que les artisans.
00:39:42Je réponds à monsieur,
00:39:43mais en fait,
00:39:44nous sommes le pays
00:39:45le plus imposé du monde.
00:39:46Nous avons 46%
00:39:48de prélèvements obligatoires
00:39:50par rapport
00:39:50à notre richesse nationale.
00:39:51Je regardais certains chiffres.
00:39:53Vous savez que
00:39:54même l'Allemagne
00:39:55est à 41%.
00:39:56La moyenne européenne
00:39:57est à 41%.
00:39:58Je ne vous parle même pas
00:39:59des États-Unis
00:40:00ou du Japon
00:40:00qui sont à 33%
00:40:01et de la Suisse
00:40:03qui est moins de 30%.
00:40:04Donc, c'est vous dire.
00:40:05On a de la marge, vraiment.
00:40:06Donc, vous voyez bien
00:40:07qu'il faut absolument
00:40:09baisser les impôts.
00:40:10Il faut baisser les taxes.
00:40:12Il faut baisser les normes
00:40:13parce que les normes,
00:40:14ça coûte de l'argent.
00:40:15Il faut une politique
00:40:16vraiment de baisse massive.
00:40:17Comment vous y prenez,
00:40:19Éric Clément ?
00:40:19Vous y prenez
00:40:20en baissant les dépenses.
00:40:21Moi, je suis un quelqu'un
00:40:22de simple.
00:40:23Et vous allez vous retrouver ?
00:40:24Si vous pouvez,
00:40:25vous ne pouvez pas baisser les...
00:40:26Vous savez,
00:40:27M. Macron,
00:40:28c'est exactement ce qu'il a fait.
00:40:30Quand il est arrivé en 2017,
00:40:31il a baissé un peu les impôts.
00:40:33Mais il n'a pas baissé
00:40:34les dépenses.
00:40:35Le résultat,
00:40:35c'est le résultat qu'on a,
00:40:37c'est-à-dire des déficits énormes
00:40:39et un endettement
00:40:41de 3 000 milliards
00:40:41alors que quand il est arrivé,
00:40:42c'était à 2 000 milliards.
00:40:44Ce n'est pas plus compliqué que ça.
00:40:45Et après,
00:40:46il vient nous dire
00:40:46qu'il y a eu le Covid,
00:40:47etc.
00:40:48Mais les autres pays
00:40:49ont eu le Covid
00:40:52et ils ont géré
00:40:53beaucoup mieux
00:40:54leurs finances publiques.
00:40:55Donc,
00:40:56ce n'est pas seulement le Covid.
00:40:57Donc,
00:40:57je pense qu'il faut absolument,
00:40:59je vous dis,
00:41:01tailler dans les dépenses
00:41:02de façon massive
00:41:03pour pouvoir baisser les impôts
00:41:05sans évidemment accroître
00:41:09délibérément
00:41:10les déficits
00:41:11et pouvoir enfin
00:41:12que les gens s'en sortent.
00:41:13Allez,
00:41:14on avance.
00:41:15Un tout petit point
00:41:15de fact-checking.
00:41:16Vous avez parlé
00:41:16de 10 milliards d'euros
00:41:17pour l'éolien.
00:41:18En fait,
00:41:18c'est 10 milliards
00:41:18pour toutes les énergies
00:41:19non renouvelables.
00:41:21C'est 1,3 milliards
00:41:22pour l'éolien terrestre.
00:41:23Très bien.
00:41:23Mais c'est 10 milliards
00:41:24pour toutes les énergies
00:41:25non renouvelables,
00:41:25vous l'avez dit.
00:41:26Pour l'éolien en mer.
00:41:27Pour l'ensemble
00:41:28des énergies non renouvelables.
00:41:29Très bien.
00:41:29Les sujets régaliens,
00:41:30évidemment,
00:41:30c'est le cœur
00:41:31de votre discours,
00:41:32Éric Zemmour.
00:41:32On est sur CNews
00:41:33et sur Europe 1.
00:41:34Le narcotrafic
00:41:35est au cœur
00:41:35de l'actualité.
00:41:36C'était aussi
00:41:37l'objet
00:41:37du déplacement
00:41:38de Gérald Darmanin
00:41:39en Algérie.
00:41:40Est-ce que nous vivons
00:41:41dans une France
00:41:42orange mécanique
00:41:43avec désormais
00:41:4479% des communes
00:41:46du territoire français
00:41:47touchées par le narcotrafic
00:41:48selon le rapport
00:41:49de la Cour des comptes ?
00:41:49Et comment y remédier ?
00:41:51Toujours pareil.
00:41:51Solution ?
00:41:52Bien sûr.
00:41:52Bien sûr.
00:41:54D'ailleurs,
00:41:54moi je ne dirais pas
00:41:55orange mécanique
00:41:56parce que si je dirais
00:41:58une France mexicanisée.
00:42:00c'est-à-dire
00:42:01avec des gangs
00:42:04qui tiennent
00:42:05le haut du pavé,
00:42:06qui même
00:42:08organisent la vie,
00:42:09qui ont remplacé
00:42:09en vérité
00:42:10la loi républicaine,
00:42:11qui imposent leur loi
00:42:12et même
00:42:13qui font
00:42:13des animations sociales.
00:42:17On voit bien
00:42:18que c'est la logique
00:42:19mafieuse,
00:42:19que c'est la logique
00:42:20de la mafia italienne,
00:42:22que c'est la logique
00:42:22de Mexique.
00:42:23Avec cette spécificité,
00:42:25c'est que
00:42:25nos narcotrafic,
00:42:28nos trafics en drogue
00:42:29viennent du marché.
00:42:30Maghreb et d'Afrique.
00:42:32Je vous dirais
00:42:32pourquoi je précise cela.
00:42:34D'abord,
00:42:35il faut absolument
00:42:37une réponse
00:42:38évidemment
00:42:39policière
00:42:40et juridique
00:42:41et judiciaire.
00:42:42Il y en a eu.
00:42:43Il y a eu les opérations
00:42:43Placnet,
00:42:44il y a la loi Riposte,
00:42:45il y a la loi Sûr.
00:42:46Mais je vais vous dire,
00:42:49les lois Placnet,
00:42:51on fait Placnet
00:42:52et après ils reviennent.
00:42:53C'est ridicule.
00:42:54C'est dérisoire cette histoire.
00:42:56Il faut que ces gens,
00:42:57il faut que ces gens
00:42:58aillent en prison,
00:43:00qu'ils restent en prison
00:43:02et qu'ils soient,
00:43:03comme je vous l'ai dit,
00:43:04comme ils ont tous,
00:43:06quasiment tous,
00:43:07ou franco-algériens
00:43:08ou franco-marocains
00:43:09ou franco-maliens,
00:43:11qu'ils soient déchus
00:43:11de la nationalité française
00:43:12pour trafic de drogue
00:43:14et qu'ils soient renvoyés
00:43:16chez eux.
00:43:17Immédiatement.
00:43:18S'ils sont nés en France ?
00:43:19Mais s'ils sont nés en France
00:43:20et s'ils sont double nationaux,
00:43:22ils ne sont pas chez eux.
00:43:23Non, je suis désolé.
00:43:24Comment faites-vous la déchéance
00:43:25de nationalité ?
00:43:25Comment est-ce que vous allez
00:43:26faire la française juridique ?
00:43:27C'est très simple.
00:43:28Il y a une loi prévue
00:43:29qui existe depuis la Révolution française
00:43:32de déchéance nationalité.
00:43:34Seulement,
00:43:35elle est réduite
00:43:36à des cas
00:43:38de trahison,
00:43:39de lutte contre l'État,
00:43:40etc.
00:43:41Vous vous souvenez
00:43:42que quand il y a eu
00:43:42le Bataclan,
00:43:43François Hollande
00:43:44avait proposé
00:43:45d'étendre
00:43:45cette loi
00:43:46aux terroristes.
00:43:48Exactement.
00:43:49Vous voyez,
00:43:49moi je fais la même chose.
00:43:50J'étends cette loi
00:43:51aux terroristes
00:43:52et aux trafiquants de drogue
00:43:54et aux criminels
00:43:55et c'est tout.
00:43:57C'est juridique.
00:43:59Après,
00:43:59vous allez me dire
00:44:00que le Conseil constitutionnel
00:44:01ne laissera pas passer.
00:44:02Mais je fais ça
00:44:02par référendum,
00:44:03évidemment.
00:44:03C'est une autre discussion.
00:44:05Nous avons toujours
00:44:05cette discussion.
00:44:06Ça, c'est la première chose.
00:44:07Deuxième chose,
00:44:08je pense qu'il faut
00:44:09évidemment accroître
00:44:10les peines.
00:44:13mais je dirais
00:44:16il faut
00:44:18absolument
00:44:18des peines
00:44:19planchées.
00:44:20Ça a été fait,
00:44:22ça a été annulé,
00:44:23aboli
00:44:24par François Hollande.
00:44:25Nous devons
00:44:26les rétablir.
00:44:27Aujourd'hui,
00:44:28on sait bien,
00:44:28quand vous discutez
00:44:29avec tous les policiers,
00:44:30ils vous disent
00:44:30le problème de la police,
00:44:31c'est la justice.
00:44:32On le sait.
00:44:33Pas tous,
00:44:33ils ne disent pas tous ça.
00:44:34Tous les policiers
00:44:35vous disent ça,
00:44:35je vous assure.
00:44:36Je ne vous dis pas
00:44:39que tous les juges
00:44:40sont laxistes.
00:44:41Ça, je ne vous dis pas ça.
00:44:42Je vous dis que les policiers
00:44:43disent notre problème,
00:44:44c'est la justice
00:44:45parce qu'on les voit ressortir.
00:44:46C'est tout ce que je vous dis.
00:44:47Je vous parle, moi,
00:44:48des policiers que je rencontre
00:44:49et je rencontre beaucoup.
00:44:50Donc, il faut absolument
00:44:51des peines planchées,
00:44:52il faut plus de rigueur.
00:44:53Il n'y a,
00:44:54vous savez bien,
00:44:54le problème de la justice,
00:44:56on l'a dit mille fois,
00:44:57c'est que la peine
00:44:59qui est la peine
00:45:04qu'on peut avoir,
00:45:08qu'on peut subir,
00:45:09n'est pas la peine
00:45:10qu'on nous donne
00:45:12et ce n'est pas la peine
00:45:13qu'on exécute.
00:45:15Donc, il y a un gros problème.
00:45:16Il y a un décalage énorme.
00:45:18Il faut absolument réduire
00:45:19massivement ce décalage.
00:45:20Il faut supprimer
00:45:21le juge d'application des peines,
00:45:22je pense.
00:45:22Je pense que,
00:45:23vous savez,
00:45:24il y a des pays
00:45:24où il n'existe pas.
00:45:25En Italie,
00:45:26il n'existe pas.
00:45:27Maintenant,
00:45:27il faut faire des opérations,
00:45:28vous me parlez des opérations
00:45:29classe nette.
00:45:30Moi, j'ai été très frappé
00:45:30de la manière dont l'Italie,
00:45:32dont on se moque souvent,
00:45:34a réglé la question
00:45:35de la mafia.
00:45:36Parce que quand même,
00:45:37il a réglé largement
00:45:38la question de la mafia.
00:45:39Dans la douleur, évidemment.
00:45:41Au prix de l'avis
00:45:42de nombreux juges.
00:45:43Absolument,
00:45:44vous avez raison.
00:45:44Mais avec une fermeté judiciaire
00:45:46formidable,
00:45:48avec l'aide de l'armée
00:45:50qui a sécurisé
00:45:51les opérations policières
00:45:53pour arrêter
00:45:54les mafieux,
00:45:56je pense que nous devrons
00:45:57nous diriger
00:45:58vers ce genre de solution.
00:46:00Nous devons absolument
00:46:01regarder ce qu'a fait l'Italie.
00:46:03Vous voyez,
00:46:03l'Italie,
00:46:04ce n'est pas
00:46:05Boukele
00:46:06en Amérique du Sud.
00:46:07C'est l'Italie.
00:46:08C'est un pays démocratique.
00:46:10Donc,
00:46:10nous devrions nous inspirer
00:46:11de cela.
00:46:12Et dernière chose,
00:46:13je vous ai dit tout à l'heure,
00:46:14ce n'est pas un hasard
00:46:15si,
00:46:16par exemple,
00:46:17le gang de narcotrafic
00:46:18le plus important
00:46:19s'appelle
00:46:20DZ.
00:46:20DZ,
00:46:21ça veut dire
00:46:21Adjézaïr,
00:46:22ça veut dire
00:46:22l'Algérie.
00:46:24Ce n'est pas un hasard
00:46:25si ces gens-là
00:46:27sont algériens.
00:46:28Les chefs,
00:46:29d'ailleurs,
00:46:29sont en Algérie.
00:46:30M. Darmanin
00:46:32veut les réclamer
00:46:32et l'Algérie leur dit
00:46:33ah ben non,
00:46:34c'est des nationaux.
00:46:35Vous voyez qu'ils sont
00:46:36d'ailleurs de nationalité
00:46:37algérienne,
00:46:37même s'ils ont
00:46:38la nationalité française.
00:46:40Moi,
00:46:40ça me fait penser,
00:46:41mais c'est mes références
00:46:43historiques,
00:46:43vous savez,
00:46:43au XIXe siècle,
00:46:45l'Angleterre a obligé,
00:46:46dans une guerre célèbre
00:46:47qui s'appelle
00:46:48la guerre de l'opium,
00:46:48les Chinois,
00:46:50à consommer de l'opium
00:46:52par la guerre.
00:46:53Je trouve aujourd'hui
00:46:54qu'il y a certaines réminiscences.
00:46:56Je vois une sorte de guerre,
00:46:59de guérilla,
00:47:00que nous fait cette milice algérienne
00:47:03pour obliger, entre guillemets,
00:47:05les jeunes Français
00:47:06à consommer de la drogue.
00:47:08En tout cas,
00:47:09l'évocation historique
00:47:10est assez parlante.
00:47:12On avance,
00:47:13Éric Zemmour,
00:47:14il nous reste
00:47:15un tout petit quart d'heure
00:47:16pour évoquer
00:47:16les questions de politique.
00:47:17D'abord,
00:47:18une question de Sébastien
00:47:19qui est bouché
00:47:20et qui va vous parler
00:47:21de l'alliance à droite.
00:47:24Bonjour,
00:47:25Monsieur Zemmour,
00:47:25Sébastien,
00:47:2642 ans,
00:47:27bouché à Grasse.
00:47:28Comptez-vous faire
00:47:28une alliance de droite
00:47:29aux présidentielles
00:47:30si vous comptez passer un jour ?
00:47:31Merci à vous.
00:47:33Alors,
00:47:34votre réponse ?
00:47:35Vous savez,
00:47:35cette question
00:47:36de l'union des droites,
00:47:38j'ai écrit un livre
00:47:39en 1998,
00:47:40vous voyez,
00:47:40ce n'était même pas 2014,
00:47:42qui s'appelait
00:47:42Le Livre Noir de la Droite
00:47:43dans lequel je reprochais
00:47:44à Jacques Chirac
00:47:46de ne pas avoir
00:47:47fait l'alliance
00:47:48avec à l'époque
00:47:49le Front National.
00:47:50À l'époque,
00:47:51tout le monde
00:47:51m'a vilipendé,
00:47:52etc.
00:47:54Aujourd'hui,
00:47:55vous avez remarqué
00:47:56que chez LR,
00:47:57ils sont toujours
00:47:58sur cette ligne.
00:48:00Les Chiraciens,
00:48:01évidemment,
00:48:01comme Monsieur Copé,
00:48:02mais même Monsieur Retailleau
00:48:03qui refuse l'union des droites
00:48:04avec le RN
00:48:05et avec Reconquête.
00:48:06Mais le paradoxe,
00:48:07c'est qu'aujourd'hui,
00:48:08les héritiers
00:48:09du Front National,
00:48:10le Rassemblement National,
00:48:11sont eux aussi
00:48:12hostiles à l'union des droites.
00:48:14Ni droite ni gauche,
00:48:15disent ils.
00:48:15Madame Le Pen le dit,
00:48:17honnêtement.
00:48:17Monsieur Bardella
00:48:19le dit moins
00:48:20pour essayer
00:48:21d'attirer
00:48:23les électeurs de droite
00:48:24et de les tromper.
00:48:25Mais en vérité...
00:48:26Lequel serait le candidat
00:48:27le plus redoutable pour vous ?
00:48:28Moi, je pense
00:48:29qu'il n'y a pas
00:48:29de candidat redoutable
00:48:31ou pas redoutable.
00:48:32Ils sont tous les deux
00:48:32de bons candidats.
00:48:33Ils choisiront.
00:48:34Enfin, ils choisiront.
00:48:35La justice choisira,
00:48:35si j'ai bien compris.
00:48:38C'est d'ailleurs
00:48:38ce que je conteste.
00:48:40Je pense que ce n'est pas
00:48:42à la justice...
00:48:44candidat à la présidentielle.
00:48:45Mais c'est une autre chose.
00:48:46Donc, je dis maintenant,
00:48:47c'est le Rassemblement National
00:48:48qui ne veut pas.
00:48:49Qui ne veut pas
00:48:49d'union des droites.
00:48:51Tout simplement
00:48:52parce que je pense
00:48:53que vous savez,
00:48:54le Rassemblement National
00:48:56a été trop longtemps
00:48:57un monopole.
00:48:58Et il a pris
00:48:59les mauvaises habitudes
00:48:59du monopole.
00:49:00C'est-à-dire qu'il considère
00:49:01la concurrence
00:49:01comme devant être
00:49:03éradiquée, exterminée.
00:49:04Le Rassemblement National
00:49:05ne veut pas d'alliés.
00:49:06Le Rassemblement National
00:49:07veut des vassaux.
00:49:10Il a d'ailleurs
00:49:10des vassaux.
00:49:11Qui ?
00:49:12Vous les connaissez
00:49:13comme moi.
00:49:14Il a des vassaux
00:49:15qui doivent demander
00:49:19l'autorisation,
00:49:20qui font ce qu'on leur dit
00:49:22de dire,
00:49:23qui attaquent
00:49:24ce qu'on leur dit
00:49:24d'attaquer.
00:49:25Vous parlez d'Eric Ciotti
00:49:25ou pas ?
00:49:25Par exemple.
00:49:26Monsieur Ciotti
00:49:27est un vassal
00:49:28du Rassemblement National.
00:49:30Vous savez,
00:49:31un vassal,
00:49:31ce n'est pas indigne.
00:49:33Dans la Moyen-Âge,
00:49:34on était soumis
00:49:36à son seigneur
00:49:37mais en échange,
00:49:38on rendait des services.
00:49:38Vous ne voulez pas
00:49:39en être un non plus ?
00:49:40Moi,
00:49:40je ne suis pas au Moyen-Âge.
00:49:42Je n'ai pas l'âme
00:49:42d'un vassal.
00:49:44Je dis aux gens,
00:49:46puisque c'est la question
00:49:47de monsieur.
00:49:48Je dis aux gens.
00:49:49Si vous voulez vraiment
00:49:50un rassemblement des droites,
00:49:51il faut voter Reconquête,
00:49:53il faut voter pour moi,
00:49:54il faut voter pour nous
00:49:55parce que moi,
00:49:57j'ouvrirais vraiment
00:49:58les bras à tous.
00:49:59C'est ce que disait
00:50:00Sarah Knafo à Paris.
00:50:01Elle a fini par
00:50:02pour Rachida Dati.
00:50:03Elle était derrière.
00:50:05Si elle avait été devant,
00:50:07il faut que les électeurs
00:50:09soient cohérents.
00:50:10Soit ils veulent
00:50:11l'union des droites
00:50:12et ils le disent.
00:50:13Et dans ce cas-là,
00:50:14ils votent pour le seul
00:50:15et les seuls
00:50:16qui la souhaitent
00:50:17et qui la feront.
00:50:18Soit ils ne votent pas.
00:50:19Résultat, c'est la gauche
00:50:19qui a venu.
00:50:20Non mais ça n'a rien à voir.
00:50:22Pardonnez-moi,
00:50:23ça n'a strictement rien à voir.
00:50:25Madame Dati a été battue.
00:50:27Nous nous sommes retirés,
00:50:28nous ne sommes pour rien
00:50:29dans sa défaite.
00:50:29Elle a été battue
00:50:30à plate couture
00:50:31par monsieur Grégoire.
00:50:33Voilà, c'est tout.
00:50:33C'est la vie.
00:50:35On a une défaite,
00:50:35des victoires.
00:50:36Vous critiquez aussi
00:50:36le RN, Éric Zemmour.
00:50:37Vous avez par exemple
00:50:38dit qu'ils ont voté
00:50:3934% d'impôts en montagne.
00:50:4134 milliards.
00:50:4234 milliards.
00:50:42C'est une vérité, non.
00:50:43Ce n'est pas une critique,
00:50:44c'est une vérité.
00:50:45Oui, mais du coup,
00:50:45vous ouvrez la porte
00:50:47à quelqu'un
00:50:49qui a voté 34 millions.
00:50:50Ah oui, bien sûr,
00:50:51mais ça c'est intéressant
00:50:53votre question.
00:50:54On peut,
00:50:55il y a des points d'accord
00:50:56avec le RN.
00:50:58Essentiellement,
00:50:58la lutte contre l'immigration.
00:51:01Après, il y a des points
00:51:02de désaccord.
00:51:03Sur l'économie ?
00:51:04Sur l'économie par exemple,
00:51:05mais pas seulement.
00:51:06Sur par exemple,
00:51:07l'islam.
00:51:08Madame Le Pen considère
00:51:09que l'islam est compatible
00:51:11avec la République,
00:51:11pas moi.
00:51:12Madame Le Pen considère
00:51:13qu'il n'y a pas
00:51:14de guerre de civilisation
00:51:15sur notre sol.
00:51:15Moi, je pense que oui.
00:51:16Elle considère d'ailleurs
00:51:17qu'il n'y a pas
00:51:17de guerre de civilisation
00:51:18dans le monde.
00:51:19Moi, j'en ai fait
00:51:20ma grille de lecture
00:51:21pour le XXIe siècle.
00:51:22On a des désaccords de fond.
00:51:23Ce n'est pas négligeable.
00:51:23Ce n'est pas méprisable.
00:51:24Mais ?
00:51:26Donc, on a un point d'accord.
00:51:27Le point d'accord,
00:51:28si vous voulez,
00:51:28ça peut être la lutte
00:51:29contre l'immigration
00:51:30qui peut rassembler
00:51:31de Madame Le Pen,
00:51:32Monsieur Bardella
00:51:33jusqu'à Monsieur Retailleau.
00:51:34Vous êtes d'accord avec nous ?
00:51:36Après,
00:51:36et c'est là que je réponds
00:51:37à votre question,
00:51:38celui qui sculpte
00:51:40les coalitions,
00:51:41c'est celui qui est en tête.
00:51:43En 2022,
00:51:44Monsieur Mélenchon
00:51:44a fait le nouveau
00:51:46Front populaire
00:51:47parce qu'il était en tête.
00:51:48C'est lui qui l'a voulu.
00:51:50Madame Le Pen
00:51:50était en tête
00:51:51du bloc de droite.
00:51:52Elle l'a refusé.
00:51:54Vous voyez que ça fait
00:51:55une différence.
00:51:56Moi, si j'avais été
00:51:57en tête à sa place,
00:51:58ce qui a failli se faire,
00:51:59j'aurais accepté
00:52:01l'alliance
00:52:02avec le Rassemblement National
00:52:03et avec les LR
00:52:04qui l'auraient voulu.
00:52:05Ça fait une différence
00:52:06de comportement
00:52:08et d'attitude.
00:52:08Pour vous,
00:52:09le danger
00:52:09que représente
00:52:11la France insoumise
00:52:12est un danger supérieur
00:52:13à celui
00:52:14que vous pointez
00:52:15de la part
00:52:16du Rassemblement National,
00:52:17notamment sur le programme économique ?
00:52:19C'est des choses différentes.
00:52:21Je ne mets pas
00:52:22dans le même sac
00:52:23les deux.
00:52:23Pas sur le même plan du tout ?
00:52:25Non, non, attendez.
00:52:26Je vais vous dire.
00:52:27Pour moi,
00:52:29si vous voulez,
00:52:30le Rassemblement National
00:52:32est un adversaire politique.
00:52:34Je ne suis pas d'accord
00:52:35avec lui.
00:52:36mais ce n'est pas
00:52:37un ennemi.
00:52:40La France insoumise
00:52:41est, pour moi,
00:52:42le parti de l'étranger.
00:52:43C'est-à-dire que
00:52:44c'est une grande tradition française.
00:52:46Vous savez,
00:52:46vous lisez
00:52:46dans l'Identité de la France
00:52:48de Ferdinand Braudel,
00:52:49le grand historien,
00:52:49il vous explique
00:52:50qu'à chaque fois
00:52:50qu'il y a eu
00:52:51un étranger,
00:52:52une invasion,
00:52:54il y a eu
00:52:55des Français
00:52:55qui se sont mis
00:52:56avec cet envahisseur.
00:52:58Aujourd'hui,
00:52:59c'est M. Mélenchon
00:53:00et LFI
00:53:01qui fait fonction
00:53:02de parti de l'étranger.
00:53:04Donc,
00:53:05je suis évidemment,
00:53:06pour moi,
00:53:06mon adversaire,
00:53:07je l'ai dit,
00:53:08c'est M. Mélenchon,
00:53:10c'est LFI,
00:53:11c'est la Nouvelle France
00:53:12parce que moi,
00:53:13je défends
00:53:13la France éternelle,
00:53:15la France dont je vous ai parlé
00:53:16tout à l'heure,
00:53:16à laquelle il faut s'assimiler.
00:53:18Ça nous fait d'ailleurs
00:53:19une différence avec Mme Le Pen.
00:53:20Mme Le Pen,
00:53:21lui,
00:53:21elle,
00:53:22pardon,
00:53:22elle a rappelé
00:53:23ces derniers jours
00:53:23et c'était très intéressant
00:53:24d'ailleurs,
00:53:25je trouve,
00:53:25que son adversaire
00:53:26à elle privilégiée,
00:53:27ce n'était pas M. Mélenchon.
00:53:28C'était M. Philippe.
00:53:30C'était le bloc central.
00:53:32Ce qui est d'ailleurs,
00:53:33et je lui rends hommage,
00:53:34conforme à ce qu'elle a toujours dit.
00:53:36Elle est dans une logique
00:53:38qui est née
00:53:39à Maastricht,
00:53:40entre le camp du oui
00:53:40et le camp du non,
00:53:41il y a 30 ans,
00:53:42que son,
00:53:43un de ses conseillers,
00:53:44M. Sainte-Marie,
00:53:45que je connais bien,
00:53:45a théorisé
00:53:46l'affrontement
00:53:47entre le bloc populaire
00:53:48et le bloc élitaire.
00:53:50Donc,
00:53:50ni gauche ni droite.
00:53:51On met des gens de droite
00:53:52et de gauche
00:53:52dans le même camp,
00:53:53de part et d'autre.
00:53:54D'ailleurs,
00:53:55M. Macron a fait la même chose.
00:53:56Très bien.
00:53:57Moi,
00:53:57je pense que
00:53:58cet affrontement
00:54:00avec la Nouvelle-France
00:54:01va réinventer
00:54:02le clivage droite-gauche.
00:54:03Mais je précise,
00:54:05ce n'est pas
00:54:06LR contre le PS,
00:54:07le clivage droite-gauche
00:54:09qu'on a connu jadis.
00:54:10Le clivage droite-gauche,
00:54:11il a plus de 200 ans,
00:54:11mais il s'est réinventé
00:54:12à chaque époque.
00:54:13Je vous donne un exemple
00:54:14sur l'Angleterre
00:54:15parce que ça permet
00:54:16de mieux comprendre.
00:54:16L'Angleterre,
00:54:18je ne sais pas si vous avez vu
00:54:18les dernières élections,
00:54:19il y a eu une montée
00:54:20en puissance de deux partis.
00:54:22Le parti anti-émigration
00:54:23de M. Farage
00:54:24et le parti vert
00:54:26pro-palestinien
00:54:27qui a été
00:54:29plébiscité
00:54:29par beaucoup d'immigrés.
00:54:31C'est ça
00:54:32le clivage de l'avenir.
00:54:33Ils sont en train
00:54:33de remplacer
00:54:34le clivage
00:54:35classique anglais
00:54:37conservateur
00:54:37contre travailliste
00:54:38autour de la question sociale.
00:54:40Comme d'ailleurs
00:54:41ceux-là,
00:54:42si on revient
00:54:43dans l'histoire,
00:54:43avaient eux-mêmes
00:54:44remplacé le vieux
00:54:45clivage du XIXe siècle
00:54:46qu'on a tous appris
00:54:47dans nos cours
00:54:48qui était
00:54:48Tory contre Whig,
00:54:50conservateur contre libéraux.
00:54:51Vous voyez,
00:54:52le clivage droite-gauche
00:54:53se réinvente à chaque fois
00:54:54et là,
00:54:55aujourd'hui,
00:54:55je pense que
00:54:56comme en Angleterre,
00:54:57nous avons à voir
00:54:58en France
00:54:58l'affrontement,
00:55:00un nouvel affrontement
00:55:01entre la droite
00:55:02et la gauche.
00:55:03Avec un climat
00:55:03de guerre civile,
00:55:04Eric Trémour,
00:55:05avec un climat
00:55:05de guerre civile.
00:55:06On sait que certains élus
00:55:07de la France
00:55:07appellent à l'insurrection
00:55:09populaire
00:55:09en cas d'élection
00:55:10du RN.
00:55:10Mais ces gens-là
00:55:11sont des putschistes
00:55:12en vérité.
00:55:13Ils veulent
00:55:14renverser
00:55:14un gouvernement
00:55:15qui a été
00:55:16légalement élu.
00:55:17C'est quand même
00:55:18extraordinaire.
00:55:19Donc,
00:55:20vous savez,
00:55:21la France
00:55:21est le pays
00:55:22des guerres civiles
00:55:23froides
00:55:23depuis des siècles.
00:55:24Donc,
00:55:25ce climat
00:55:25que nous avons
00:55:26aujourd'hui,
00:55:27c'est un climat
00:55:28très français,
00:55:29si j'ose dire.
00:55:29Il faut l'accepter.
00:55:31Nous sommes comme ça
00:55:31depuis la Révolution française
00:55:32et même peut-être avant.
00:55:35C'est ainsi.
00:55:36Nous devons justement,
00:55:37c'est pour cela,
00:55:38et je veux finir là-dessus,
00:55:40c'est pour cela
00:55:40que nous allons avoir besoin
00:55:42d'hommes de caractère.
00:55:44Vous savez,
00:55:44je pense que
00:55:45l'élection présidentielle
00:55:46de 2027
00:55:47va plébisciter
00:55:48les hommes de caractère.
00:55:49Nous allons sortir...
00:55:50Les hommes ou les femmes
00:55:51de caractère, pardon.
00:55:52Les hommes avec un grand H.
00:55:54Avec un grand H.
00:55:54Non, non, non.
00:55:55Ce n'était pas le...
00:55:56Je pensais à autre chose.
00:55:57Je pense que nous avons eu
00:55:58beaucoup de communicants,
00:56:00beaucoup d'apparachiques.
00:56:02Vous voyez,
00:56:03je pense qu'aujourd'hui,
00:56:04nous allons avoir besoin
00:56:05d'hommes de caractère
00:56:06parce que les temps
00:56:07vont être dangereux.
00:56:08Avec une primaire.
00:56:09Une primaire ?
00:56:10Une primaire ou pas ?
00:56:11Pour déterminer
00:56:12qui sera le primaire ?
00:56:13À droite, vous voulez dire ?
00:56:13À droite.
00:56:15Moi, vous savez,
00:56:17c'est une idée
00:56:18qui a été lancée
00:56:19par M. Lissnard.
00:56:20Il faut lui rendre hommage.
00:56:21Qui a été reprise
00:56:22par M. Wauquiez.
00:56:23Vous y participeriez ?
00:56:24Alors,
00:56:25moi, j'ai dit,
00:56:26écoutez,
00:56:28pourquoi pas ?
00:56:29Je peux participer.
00:56:31Je suis partant
00:56:32tout simplement
00:56:32parce que j'ai considéré
00:56:33que ça pouvait donner
00:56:34une dynamique
00:56:35aux candidats
00:56:36qui seraient sortis vainqueurs.
00:56:40ça a été le cas
00:56:40pour M. Fillon,
00:56:41ça a été le cas même
00:56:42pour Mme Pécresse.
00:56:42On l'a oublié.
00:56:43Ces gens-là
00:56:44n'ont pas perdu
00:56:44à cause de la primaire
00:56:46contrairement à ce qu'on prétend
00:56:47un peu facilement.
00:56:48Donc, pourquoi pas ?
00:56:49Maintenant,
00:56:49j'ai cru comprendre
00:56:50que M. Retailleau
00:56:51était contre.
00:56:53J'espère
00:56:53qu'il va changer d'avis.
00:56:55Moi, j'attends
00:56:56et je suis à sa disposition
00:56:57si j'ose dire.
00:56:58Et la primaire,
00:56:59il va être d'où ?
00:56:59À où ?
00:57:00Écoutez,
00:57:00c'est à celui
00:57:01qui veut être candidat
00:57:02de déterminer.
00:57:05Je vous assure,
00:57:06je n'ai pas d'a priori.
00:57:07Je n'ai pas d'exclusives.
00:57:09Moi, je ne vais pas
00:57:10choisir mes adversaires.
00:57:12Tous les gens
00:57:12qui se considèrent de droite
00:57:13et qui veulent participer
00:57:14à cette primaire
00:57:15seront les bienvenus.
00:57:16Voilà.
00:57:17Mais, encore une fois,
00:57:19vous savez,
00:57:19le problème de M. Retailleau,
00:57:21c'est qu'il l'est.
00:57:22Il a été ministre
00:57:22de M. Macron.
00:57:23Il est dans le bloc central.
00:57:25Ses rivaux, en vérité,
00:57:26s'appellent M. Philippe
00:57:27et M. Attal.
00:57:29Et on voit bien
00:57:30que dans son parti,
00:57:31beaucoup de gens
00:57:32comme M. Copé,
00:57:33Mme Pécresse,
00:57:34M. Larcher,
00:57:35attendent le moment
00:57:36de rejoindre
00:57:36Édouard Philippe.
00:57:38Voilà.
00:57:38Donc, après,
00:57:40chacun choisira
00:57:41en fonction
00:57:42de ses convictions.
00:57:43Vous parliez
00:57:43de communication
00:57:44qui était importante.
00:57:45C'est justement
00:57:45Jean-Pierre
00:57:46qui est retraité.
00:57:47Une question pour vous
00:57:47là-dessus.
00:57:50Bonjour.
00:57:51Je m'appelle Jean-Pierre.
00:57:52Je suis retraité.
00:57:53J'ai été diplomate.
00:57:55Ma question
00:57:56pour vous,
00:57:57Éric Zemmour,
00:57:58est la suivante.
00:57:59Est-ce que
00:58:00vous voulez continuer
00:58:01à être un homme politique
00:58:02ou est-ce que
00:58:03vous voulez continuer
00:58:05à être un influenceur politique ?
00:58:07Très intéressant
00:58:08comme question.
00:58:09Influenceur politique.
00:58:10Influencer le débat d'idées.
00:58:12Bon.
00:58:13C'est une question
00:58:14en effet très intéressante.
00:58:16Mais,
00:58:16je vais vous dire,
00:58:18c'est une question
00:58:19qu'on ne se pose
00:58:19qu'à droite.
00:58:20À gauche,
00:58:22on assume
00:58:24le combat
00:58:25culturel,
00:58:26le combat des mots,
00:58:27le combat intellectuel,
00:58:29comme une pièce
00:58:31éminente
00:58:31du combat politique.
00:58:33Et ils ont bien raison.
00:58:34Vous savez que
00:58:35M. Mélenchon
00:58:35réunit régulièrement
00:58:37un comité des mots
00:58:38pour voir les mots
00:58:40qu'il va imposer
00:58:41dans le débat public.
00:58:43La gauche,
00:58:44elle,
00:58:44a compris.
00:58:45Elle utilise
00:58:47le cinéma,
00:58:48elle utilise
00:58:49les chansons.
00:58:49C'est exactement...
00:58:50C'est amusant
00:58:51parce que nous revenons
00:58:52au début
00:58:53et au livre
00:58:53Le Suicide français.
00:58:54c'est pour ça
00:58:55que j'ai fait ce livre.
00:58:56C'est parce que
00:58:57j'ai voulu montrer
00:58:58comment la gauche
00:58:59avait utilisé
00:59:00tous les éléments
00:59:01de la culture populaire
00:59:02pour pouvoir
00:59:04influencer
00:59:04et pour pouvoir
00:59:05endoctriner
00:59:06les Français.
00:59:06Et ça a très bien marché.
00:59:08Donc,
00:59:09moi,
00:59:09je réponds à ce monsieur,
00:59:10je veux être les deux.
00:59:12Je veux mener,
00:59:13continuer à mener
00:59:14le combat
00:59:15culturel,
00:59:16idéologique
00:59:16parce que
00:59:17j'ai le sentiment
00:59:18que je suis le seul
00:59:19à droite
00:59:20à le mener
00:59:21depuis 20 ans
00:59:21et je crois
00:59:22qu'il a eu
00:59:22des résultats.
00:59:23Est-ce que vous pensez
00:59:23que l'édifice vacille
00:59:25aujourd'hui ?
00:59:26Si vous voulez...
00:59:27Le magistère moral
00:59:27de la gauche,
00:59:28est-ce qu'il vacille
00:59:28aujourd'hui,
00:59:29Eric Zemmour ?
00:59:29Je ne dirais pas cela.
00:59:30Je dirais que...
00:59:33Je suis sur CNews.
00:59:35Grâce à Vincent Bolloré,
00:59:36il a enfin
00:59:37un concurrent sérieux.
00:59:40Justement,
00:59:40d'ailleurs,
00:59:40c'est pour ça
00:59:40que la gauche
00:59:41hurle à la mort
00:59:42parce qu'il avait
00:59:43tellement l'habitude
00:59:43du monopole.
00:59:44Oui,
00:59:44je parlais du monopole
00:59:45pour le RN
00:59:45mais le monopole
00:59:46culturel pour la gauche,
00:59:47alors là,
00:59:47c'est quelque chose
00:59:49depuis 1945
00:59:49ou même depuis
00:59:50la Révolution française
00:59:51ou même depuis avant
00:59:52la Révolution française
00:59:53avec les philosophes.
00:59:54Donc,
00:59:54vous voyez,
00:59:55c'est dire comme c'est loin.
00:59:57Donc,
00:59:57ils hurlent à la mort
00:59:58parce qu'ils ne sont plus
00:59:59en situation de monopole
01:00:00mais ils ont gardé
01:00:02le magistère moral.
01:00:03Ils ont gardé
01:00:04l'endoctrinement des écoles.
01:00:06Ils ont gardé
01:00:06la mainmise
01:00:07sur les universités
01:00:08à travers l'idéologie woke.
01:00:09Ils ont gardé
01:00:10la mainmise
01:00:10sur le cinéma.
01:00:11Je vois ça.
01:00:13Ils ont gardé
01:00:14la mainmise
01:00:14sur le monde publicitaire.
01:00:15Vous voyez,
01:00:16tous ces mondes-là
01:00:17qui font littéraire,
01:00:19qui font les...
01:00:21qui façonnent
01:00:22les esprits des gens
01:00:22sont encore
01:00:23aux mains de la gauche.
01:00:25Et c'est pour ça
01:00:25que moi,
01:00:26je réponds à ce monsieur,
01:00:27je veux mener
01:00:28les deux combats.
01:00:29Toujours.
01:00:30Je veux continuer
01:00:30à mener les deux combats.
01:00:31Je veux faire comme la gauche.
01:00:32Je suis le seul à le faire.
01:00:33Je continuerai.
01:00:34que David Lissnard
01:00:34le fait aussi ?
01:00:35Mener ce combat des idées,
01:00:36le combat de la culture ?
01:00:39Écoutez,
01:00:40il mène le combat
01:00:41du libéralisme
01:00:42qui avait été mené
01:00:43par M. Madeleine jadis
01:00:44et c'est tout à son honneur
01:00:46et il le mène très bien.
01:00:47Je trouve que d'ailleurs
01:00:49d'autres le mènent
01:00:50très bien aussi.
01:00:52Donc oui,
01:00:53je parle de mener
01:00:54un combat vraiment
01:00:55culturel,
01:00:56idéologique,
01:00:57contre la gauche.
01:00:59Ça,
01:01:00je pense que
01:01:00je le mène
01:01:01depuis 20 ans,
01:01:0330 ans
01:01:03et que j'ai en tout cas
01:01:04longtemps été seul.
01:01:05Merci beaucoup,
01:01:06Eric Zemmour.
01:01:06Merci,
01:01:07Pierre Devineau.
01:01:07Merci.
01:01:08Merci à vous.
01:01:08Il sort à nouveau
01:01:09demain en France
01:01:11chez Fayard
01:01:11pluriel,
01:01:12aux Etats-Unis.
01:01:13Aux Etats-Unis
01:01:14en juin
01:01:14et un documentaire
01:01:16tiré de ce livre
01:01:17en juin aussi
01:01:19sur Canopus.
01:01:20Merci à vous,
01:01:21Eric Zemmour.
01:01:21Bonne soirée
01:01:22sur Europe 1
01:01:22avec Rodi Sahada
01:01:23et sur CNews
01:01:24avec Gautier Lebrecht.
01:01:26Rendez-vous
01:01:26pour ma part
01:01:27demain à 8h10
01:01:28pour la grande interview
01:01:29CNews Europe 1
01:01:30avec Jean-Philippe Tanguy
01:01:31de Rassemblement National.
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