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  • il y a 1 jour
Ce jeudi 19 mars, François Sorel a reçu Christophe Aulnette, senior advisor chez Seven2 et ancien président de Microsoft France et Asie du Sud, Jérôme Marin, fondateur de Cafetech.fr, Jean-Louis Pech, président de la FIEV et PDG d'Actia Group, et Frédéric Simottel, journaliste BFM Business. Ils se sont penchés sur la menace de l'intelligence artificielle sur les emplois en France, les prix des puces en Europe face au conflit au Moyen-Orient, et l'investissement de Samsung dans les puces IA, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:07Et pour débuter bien sûr Tech & Co, la quotidienne, c'est le débrief de l'actu tech.
00:11Avec ce soir sur le plateau de Tech & Co, écoutez bien parce que nous avons du beau monde.
00:15Il est là, Christophe Honnête, salut Christophe.
00:17Bonsoir François.
00:18Ravi de te retrouver mon cher Christophe, Christophe Honnête et à tes côtés c'est Jérôme Marin.
00:23Salut Jérôme.
00:23Salut François.
00:25Journaliste, Café Tech bien évidemment, la newsletter, vous pouvez vous y abonner,
00:29vous ne le regretterez pas.
00:31Et Frédéric, Frédéric, c'est motel.
00:35Et voilà, ça fait un peu super ball, mais c'est comme ça, tout va bien Fred.
00:39Vaut mieux qu'on rigole parce qu'on va commencer par un sujet qui n'est pas hyper rigolo quand
00:44même.
00:45On l'évoque souvent dans Tech & Co, on essaie d'imaginer un peu l'impact que peut avoir l
00:49'IA
00:50bien sur la société, sur les secteurs, tous les secteurs de l'industrie
00:56et forcément l'impact que peut avoir l'IA sur l'emploi.
01:00Et on se rend compte, Frédéric, que là, on commence à rentrer dans le dur dans ce sujet.
01:05Alors c'est une étude qui a été parue dans les échos ce matin, c'est...
01:09L'étude de COFAS.
01:10Oui, COFAS, c'est l'Observatoire des emplois menacés.
01:12En fait, ce qu'ils ont fait, ils sont allés voir tout un tas de métiers
01:14et ils ont regardé un peu chacun de ces métiers, ils ont décomposé un peu les tâches de chacun des
01:19métiers
01:19et ils ont vu quelles tâches pouvaient être facilement ou pas, en tout cas automatisables
01:24par des IA, plutôt des IA agentiques, c'est-à-dire des agents autonomes.
01:29Et ils se disent, à partir du moment où 30% de la tâche de ce poste-là peut être
01:34remplacée,
01:35le métier est en danger.
01:36Et donc, voilà, ils ont pris un par un des métiers, y compris des métiers manuels,
01:40ils ont regardé tout ça.
01:42Et d'ailleurs, moi, c'est ce que je dis souvent sur des conférences et tout ça,
01:45c'est que chacun d'entre nous, on s'interroge un peu sur les 15-16 tâches que l'on
01:49fait par jour,
01:50nous en tant que journaliste, de recherche documentaire, d'écriture, d'interview, etc.
01:55Et qu'on se dit, tiens, dans toutes ces tâches-là, laquelle pourrait être automatisée ?
01:59Et on voit à peu près ce qui, un jour, pourrait nous tomber sur la tête.
02:03Et donc là, une fois qu'ils sont arrivés à tout ça,
02:06alors ils ont regardé par pays, parce qu'évidemment, on n'a pas le même contexte,
02:09l'Allemagne est plus industrielle, etc.
02:11Et donc, comme tu l'as dit, 16% des emplois menacés en France,
02:15donc 16% des emplois menacés, ça représente 5 millions d'emplois en France.
02:20Et ce qu'ils disent, ce qui est inquiétant, c'est que pour l'instant,
02:23on a seulement un tiers des entreprises qui sont vraiment en train de commencer leur projet agentique.
02:27Et on est déjà à ce calcul, enfin j'en souris, mais c'est pas drôle,
02:30des métiers col blanc, des employés de bureaux, des activités juridiques et comptables.
02:33Oui, c'est des métiers col blancs plutôt bien payés et qui sont dans les métropoles qui vont être impactées.
02:38Justement, c'est ce qu'on dit, des activités, je regarde ça parce qu'il y a tout le graphique
02:43dans les écoles, des activités juridiques et comptables, dans les télécoms,
02:47dans la publicité, les études de marché, la production de films, la vidéo,
02:50on en parle, hier tu en parlais notamment avec la personne qui double,
02:54Jim Carrey et puis le Chandler dans Friends,
02:56qui était ici en plateau à écouter évidemment en replay.
02:59Et après, il y a tout un ensemble de choses, ces métiers,
03:02mais on se rend compte que ces métiers-là, ils sont plutôt dans les grandes métropoles.
03:05Si on regarde à Paris, ça pourrait être un emploi sur cinq menacés à Paris.
03:08Ça veut dire qu'il faut complètement prévoir aussi,
03:10enfin prévoir de revoir le modèle de ces grandes villes.
03:14Et voilà, le savoir ne protège plus.
03:17Là, on parle des métiers manuels qui seraient préservés,
03:19mais on imagine qu'un jour, les robots, comme un boulanger,
03:21ils sauront pétrir la farine, ils sauront mettre la grille dans le four,
03:26ils sauront sortir la grille, ils sauront accueillir des clients.
03:29Il y a vraiment de grosses interrogations.
03:32Et ce qui surprend, ça fait des mois depuis l'IA générative,
03:35on dit que les métiers vont être transformés,
03:36même ça fait des années depuis que le numérique existe.
03:39Mais là, ce qui surprend, c'est la vitesse à laquelle ça arrive.
03:41Moi, je pense que c'est surtout ça, parce qu'on saura,
03:44on va trouver des alternatives, mais c'est la vitesse à laquelle ça arrive.
03:47Et vraiment, il faut s'y mettre aujourd'hui.
03:48Ce qui est intéressant, et tu es arrivé un petit peu effrayé ce matin,
03:52c'est qu'hier, tu as pu rencontrer des DSI.
03:54Alors, on ne va pas les citer, mais donc les DSI
03:58qui gèrent un petit peu l'activité informatique des entreprises.
04:02Et tu as senti véritablement, pour certains,
04:06la volonté d'accélérer sur l'IA et de se séparer des collaborateurs.
04:09Oui, le thème était « Quelles sont les qualités d'un DSI en 2030 ? »
04:14Ils m'ont tous dit « Mais déjà, à quoi va ressembler notre DSI ? »
04:17Déjà, fin 2027.
04:18Et ils disent tous « On a plein de tâches dans le développement, la production,
04:22puis c'est des grandes entreprises, vraiment de tout secteur confondu. »
04:26Ils disaient « Mais on a plein de tâches aujourd'hui,
04:28on est en train de se rendre compte que ces tâches-là, on n'en aura plus besoin. »
04:32Alors, je parle plus en tâches qu'en poste,
04:34parce que c'est vrai qu'un développeur, il ne passe pas 100% de son temps à développer.
04:38Donc, il va peut-être avoir 20-30% de son temps qui peut être automatisé,
04:41mais la réflexion sur l'architecture et tout ça.
04:43Mais par contre, on ne va pas avoir, là où on avait 30 personnes,
04:46on ne va pas avoir 30 personnes qui ne font que réfléchir sur l'architecture, etc.
04:49Donc, ils sont tous en train de dire à leurs équipes
04:52« Allez un peu plus vers les métiers pour justement accompagner les métiers
04:56sur cette transformation de l'IA. »
04:58Et là, non, il y a une vraie inquiétude.
05:00Le pire, c'est que non seulement ça se substitue à du travail humain,
05:04mais en plus, ça le fait mieux dans certains cas.
05:07C'est ça qui est terrible.
05:08Et on pourrait vous citer des exemples comme ça,
05:11mais on prenait hier, justement, on évoquait le doublage.
05:15Alors, effectivement, il y a une panique de la part des comédiens doubleurs,
05:17parce que demain, Netflix va...
05:20Qu'est-ce que va faire Netflix ?
05:21Va demander à l'acteur original s'il est OK
05:26pour que sa voix soit conservée dans une langue étrangère
05:29avec une synchronisation labiale.
05:31Et là, quand on réfléchit à cette question,
05:34finalement, dans l'absolu, c'est presque même mieux qu'un doubleur.
05:37Parce qu'on va garder l'authenticité du jeu original
05:40avec la voix, les intonations et la synchronisation labiale
05:44du comédien original.
05:47Donc, parfois, c'est même mieux que ce que fait l'humain.
05:51C'est ça qui est fou.
05:53Qui enchaîne ? Jérôme ?
05:54Non, mais après, juste pour revenir sur...
05:56Alors, moi, je pense qu'il y a deux questions qu'il faut se poser aujourd'hui.
05:58C'est le timing et l'ampleur.
06:00On sait qu'il va y avoir des emplois qui vont être supprimés.
06:02Ça, je pense qu'on est tous d'accord sur ça.
06:04Est-ce que c'est déjà le cas aujourd'hui ?
06:06A priori, pas trop.
06:07Ça commence, mais il y a une étude anthropique qui est sortie début mars
06:10qui dit qu'il n'y a pas trop d'impact encore sur les gens qui sont employés.
06:13Par contre, il y a déjà un impact sur les recrutements.
06:14Et sur les gens, les diplômés, les jeunes diplômés qui sortent de l'école,
06:17en col blanc notamment, dans les métiers où il faut des diplômes,
06:22ils avaient du mal à recruter et que les entreprises ne recrutaient plus
06:24parce qu'avec les employés qu'ils avaient, ça suffisait pour assurer la montée en charge,
06:28même si l'activité augmente, vu qu'on a de l'IA à côté.
06:30Ça permet de gérer ça.
06:34Je pense aussi, par contre, il faut faire attention
06:37parce qu'on attend souvent...
06:39On entend, oui, telle entreprise a licencié 10 000 personnes à cause de l'IA.
06:44Il y a parfois...
06:45C'est pas ça.
06:46C'est l'IA, c'est pas ça.
06:47Non, mais je parle pour le...
06:48Je suis d'accord avec toi.
06:48Si, c'est aujourd'hui.
06:49Je vois ce que tu veux dire.
06:50En fait, aujourd'hui, il y a beaucoup d'entreprises qui font un peu d'IA,
06:52en tout cas que Sam Altman l'appelait l'IA washing,
06:55c'est-à-dire qu'on utilise l'IA comme un peu un prétexte pour dire
06:57qu'il nous faut qu'on est licencie,
06:59mais on va dire que c'est à cause de l'IA,
06:59ça va faire plaisir au marché, ils vont être contents.
07:02Voilà.
07:02Donc, sur le camp, c'est pas encore grand.
07:05Après, c'est sur l'ampleur, en fait.
07:06Et tu disais, il y a plein de métiers qui vont disparaître,
07:08on est d'accord, il y a plein de secteurs d'activité qui vont disparaître.
07:10Et quand on parle avec des gens qui travaillent dans l'IA,
07:12ils disent, non, ne vous inquiétez pas.
07:13En fait, on ne remplace pas les employés, on les augmente.
07:15Alors, ça, c'est...
07:17Et surtout, le grand truc qui arrive, c'est,
07:20l'IA, ça va détruire des emplois, oui, mais ça va en créer.
07:22C'est la fameuse théorie de la destruction créative
07:25de Joseph Schumpeter, pardon.
07:27Ce que dit Cécile Duflo, d'ailleurs,
07:28elle était au micro d'RMC ce matin,
07:31qui est, rappelons-le, l'ancienne ministre
07:32de l'aménagement du territoire et de la décentralisation,
07:35encore un politique qui dit,
07:36ben non, il ne faut pas paniquer,
07:38l'IA va détruire des emplois, mais on va en créer d'autres.
07:40Mais ça, on n'a pas de...
07:42On n'a pas de certitude.
07:43Non, tu as les précédents historiques,
07:45à chaque fois qu'il y a eu des révolutions, ça a marché.
07:47Mais aujourd'hui, ok, très bien, ça va créer des emplois.
07:50Mais ça, est-ce que ça va en créer autant
07:51que ce qui va être détruit ?
07:53Et surtout, est-ce que les emplois qui sont créés,
07:55ils ne seront pas un jour automatisés par l'IA ?
07:57C'est-à-dire qu'on sera recréé des emplois
07:58pour remplacer les emplois qui ont été redétruits.
08:02Puis un cercle comme ça.
08:02Donc moi, après, on verra l'ampleur.
08:05On verra, je pense qu'aujourd'hui,
08:05personne ne sait vraiment l'ampleur que ça va arriver.
08:08Mais c'est sûr que ça va être quelque chose de grave.
08:10Et je pense aussi, surtout,
08:11quand tu parles dans les chiffres,
08:12c'est les emplois directs qui sont menacés.
08:13Il y a tous les emplois indirects.
08:14C'est que s'il y a du chômage,
08:16il y a des gens qui consomment moins,
08:17il y a des gens qui vont moins au restaurant,
08:18qui travaillent moins.
08:19Et ça, c'est de l'emploi en moins qui se fait...
08:21C'est ce que je disais à François,
08:28les hôtels.
08:29Donc de toute façon, ça va se reporter.
08:30Oui, c'est clair.
08:31Bon, après, il y aura toujours des gens riches.
08:33Oui, bien sûr.
08:34Et puis voilà.
08:35Et puis après, il faut se poser la question.
08:36Est-ce qu'il n'y a pas des métiers
08:37qui étaient un peu montrés du doigt,
08:39des métiers à faible valeur ajoutée,
08:41qui n'étaient pas forcément hyper bankable
08:43il y a 10, 20, 30 ans,
08:44qui maintenant le deviennent ?
08:46Enfin, tous les métiers manuels, finalement,
08:48qui, eux, peut-être seront remplacés demain par des robots.
08:50Mais ce n'est pas pour tout de suite.
08:51C'est à plus long terme.
08:52Oui, mais l'IA va les accélérer.
08:54Et eux, il va accélérer leur activité.
08:57Christophe ?
08:57Ce que dit Jérôme, à savoir l'ampleur et le timing,
08:59on ne le connaît pas forcément.
09:00Moi, mon expérience de ces transformations,
09:02pour avoir été souvent en pitchant,
09:05en disant ça va transformer, etc.,
09:06on a toujours eu tendance à surestimer un peu
09:08la vitesse à laquelle ça l'a transformée,
09:10à la sous-estimer à long terme
09:12et la surestimer à court terme.
09:14Là, c'est vrai que l'inquiétude, elle est là.
09:16Elle est beaucoup plus palpable.
09:18Aussi parce que le produit, il est utilisé
09:20d'une façon grand public
09:21et chacun peut être fasciné par ce que ça permet
09:24et aussi inquiété.
09:25Donc finalement, ça crée un sentiment.
09:28Il y a aussi une crise économique
09:29qui fait qu'il y a un certain nombre d'acteurs
09:31qui, comme tu le dis, font du AI washing
09:33en disant finalement je licencie
09:35parce qu'on ne va pas me faire croire
09:37qu'une entreprise licencie 20% de ses effectifs
09:39du jour au lendemain grâce à l'IA.
09:41Parce que la réalité de ce que tu dis,
09:43c'est effectivement l'impact.
09:45C'est 10%, 15%, 20%, 30%, 50%, 80% de ton job
09:50qui peut être éventuellement IAisé.
09:53Mais ça veut dire que si je dois à ce moment-là
09:55en profiter pour faire la réduction des effectifs,
09:58je dois penser à transformer la façon dont je fonctionne.
10:00C'est-à-dire que tu vas réorganiser
10:02en ayant quelques agents
10:04qui font full-time quelque chose.
10:06Quelqu'un qui faisait 30% de ça, 50% de ça,
10:09il va maintenant le faire différemment
10:11et on va potentiellement réduire les effectifs.
10:13Mais l'impact de la mise en œuvre des agents
10:17pour que ça se matérialise
10:19dans des réductions d'effectifs,
10:20il faut quand même qu'il y ait eu
10:22un minimum de transformation des process.
10:23C'est quand Jemini a dit qu'ils avaient licencié,
10:25en fait ça fait 18 mois qu'ils faisaient
10:27moins 5% tous les mois.
10:28Peut-être que c'est à cause de l'IA
10:29que les gens commandent moins et tout ça.
10:30Peut-être.
10:31Mais il y a aussi une crise économique.
10:33Donc il ne faut pas faire attention à ça.
10:35Mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a un enjeu.
10:37Et alors l'enjeu derrière, à mon avis,
10:40on dit on va supprimer des emplois
10:41et on peut aussi les réallouer.
10:44Il y a des endroits, je vais prendre l'administration,
10:46l'éducation nationale, les hôpitaux.
10:49On sait très bien qu'on manque de personnes
10:51sur le terrain, de profs.
10:52Donc si demain on disait finalement
10:54j'arrive à réduire drastiquement
10:55la bureaucratie intermédiaire
10:57et pouvoir réallouer des gens sur le terrain,
11:00il y a aussi les réflexions un peu plus globales
11:02à mener et ça peut permettre...
11:04Après le problème c'est que souvent
11:06ces postes qui manquent,
11:07ce sont dans des métiers qui ne sont pas hyper sexy
11:09que les gens ne veulent pas.
11:10Et peut-être qu'il va falloir les valoriser beaucoup plus.
11:12Non mais voilà, c'est ça.
11:13Tu paieras beaucoup plus à un prof
11:15et il y aura moins de jobs,
11:17de bureaux entre guillemets.
11:18Et donc, je pense que la réflexion
11:20elle est vraiment sur la façon
11:22dont on va réallouer
11:23et il faut le regarder de façon holistique.
11:25Mais c'est pour ça que je pense
11:26qu'il faut vraiment y penser aujourd'hui.
11:27Mais comme dit Jérôme,
11:30la difficulté c'est à la vitesse
11:31à laquelle ça va aller.
11:32Quand je disais les codeurs,
11:33oui les codeurs ils passent
11:3520-30% de leur temps à coder,
11:36ça, peut-être que ça part dans une IA
11:40des agents autonomes et tout ça.
11:42Oui, alors on va réfléchir à l'architecture.
11:43Mais on se dit qu'avec toutes ces connaissances,
11:45il y a un moment,
11:46une IA va faire aussi bien,
11:47elle va dire oui, attendez,
11:48moi j'ai tout ce qu'il faut
11:48pour réfléchir à la future architecture et tout ça.
11:51Alors après,
11:52où est-ce qu'on va retrouver des gens ?
11:54C'est pour tout ce qui est la responsabilité
11:56et la confiance.
11:57C'est un peu les deux thèmes.
11:59Responsabilité,
11:59il va bien falloir que quelqu'un
12:00soit responsable de tout ça,
12:01qu'il y ait un humain
12:02qui donne le go, le no go.
12:04Pour l'instant,
12:04les agents autonomes ont leur...
12:06Justement, cette confiance,
12:07elle manque un peu quand même
12:10pour certaines choses.
12:11Et puis,
12:12la confiance que l'on va faire
12:13à ces logiciels,
12:14quand c'est des boîtes noires,
12:15quand c'est des...
12:15Mais je pense que
12:18cette étude qui est bien faite,
12:19vraiment descendre dans les tâches
12:21et tout ça,
12:21parce que je trouve que c'est vraiment
12:22la démarche qu'il faut avoir,
12:24c'est faire réfléchir
12:24à l'écriture tout de suite,
12:25dès aujourd'hui,
12:26à se projeter,
12:27parce que ça va venir tellement vite.
12:29En tout cas,
12:30le conseil qu'on peut donner
12:31à tout un chacun,
12:32c'est de ne pas être défensif
12:33par rapport à ça,
12:34c'est d'être proactif.
12:35C'est-à-dire qu'il faut mieux
12:36dompter ces outils-là
12:37et le comprendre,
12:39parce que de toute façon,
12:41quelle que soit l'évolution,
12:42je serais mieux positionné
12:43en me présentant
12:44comme un jeune étudiant
12:46augmenté par l'IA,
12:48comme par un salarié augmenté
12:49ou un cadre supérieur augmenté,
12:51que d'être rétif.
12:54Et voilà.
12:55Et donc,
12:56je crois que
12:59le meilleur conseil
13:00qu'on peut donner,
13:00c'est quand même
13:01de se familiariser
13:02avec ces outils
13:02et d'essayer de réfléchir
13:04à la part de son travail
13:06qu'on peut automatiser,
13:08améliorer,
13:08augmenter par l'IA.
13:10Bon, écoutez,
13:12laissons encore
13:12quelques semaines,
13:13quelques mois passés
13:14pour voir si tout cela
13:15se met en place.
13:16Espérons, malgré tout,
13:17qu'il y ait un mauvais timing
13:19ou peut-être
13:20une surestimation
13:23de ces chiffres.
13:24On verra bien.
13:27on évoque
13:27un autre sujet
13:28qui, encore une fois,
13:31n'est pas très gué
13:31puisqu'on va parler
13:33du conflit
13:33au Moyen-Orient.
13:34Parce que l'une des conséquences
13:35de cette guerre
13:36en Iran,
13:37c'est que le trafic aérien
13:38est toujours très perturbé.
13:40Vous l'avez vu,
13:41énormément de vols
13:42sont annulés
13:43parce que
13:44l'un des hubs,
13:45c'est Dubaï.
13:46Et à Dubaï,
13:47il y a quasiment plus de vols.
13:48Dubaï, il y a plus de vols
13:50qui décollent.
13:50Et effectivement,
13:51c'est un impact sur le fret
13:53puisque les avions cargo
13:54ne survolent plus
13:55le Moyen-Orient.
13:56Et ça commence à avoir
13:57des effets sur les livraisons
13:58de puces, figurez-vous.
14:00Les entreprises européennes
14:01veulent à tout prix
14:02éviter le risque de pénurie.
14:04Erwan Maurice
14:05nous remet un peu
14:05dans le contexte
14:06et on revient juste après.
14:08Comparé à son niveau
14:09d'avant-guerre,
14:10le fret aérien
14:11a chuté de 9%
14:12selon les données
14:13d'un logisticien.
14:14Résultat pour certains
14:15importateurs européens,
14:16des retards
14:17et des coûts de livraison
14:18qui commencent à augmenter.
14:19D'autant que ce phénomène
14:20se cumule aux perturbations
14:22maritimes
14:22d'ordinaire voie privilégiée
14:24comme l'explique
14:24Jean-Louis Pêche,
14:26représentant
14:26de sous-traitants automobiles.
14:27Il y a des impacts logistiques
14:28encore une fois de délai.
14:29Il y a des impacts logistiques
14:30en termes de coûts.
14:31Ils ne sont pas
14:33de nature
14:34à ne pas être absorbables.
14:35Une solution de repli
14:36pour le secteur auto
14:37qui surveille la situation
14:38avec attention.
14:39Le fret aérien
14:40est toujours un fret
14:41à caractère un peu exceptionnel
14:43parce qu'il coûte très cher.
14:44Donc on met en place
14:45le fret aérien
14:45en tout cas pour les entreprises
14:46que je connais
14:48lorsqu'on a besoin
14:49d'un seul coup
14:49de sécuriser.
14:50Vigilance tout de même
14:51sur les puces
14:52à faible valeur ajoutée
14:53qui subissent davantage
14:54la pression des coûts.
14:55Depuis l'épisode du Covid
14:56ou de la guerre commerciale,
14:58les entreprises
14:58qui sont en capacité
14:59de le faire
15:00ont généralement pris l'habitude
15:01de sécuriser leurs stocks
15:02afin de mieux prévenir
15:03les crises.
15:04Voilà les rouages.
15:07Et bien quand ils commencent
15:07à se gripper,
15:08on l'a vu,
15:09il y a des moments forts
15:10comme ça dans l'existence
15:11où on voit que
15:12dès que tout se grippe
15:14ça devient compliqué.
15:15On se souvient du Covid
15:16où là en fait
15:18tout le fret avait été
15:20immobilisé
15:20avec des coûts
15:21qui avaient explosé.
15:23Et là on le voit
15:24avec ce conflit
15:25au Moyen-Orient.
15:27Est-ce que ce problème
15:28depuis c'est un problème
15:29à prendre au sérieux
15:31finalement ?
15:31Ou est-ce que
15:32c'est un peu trop alarmiste
15:34et que finalement
15:35on va trouver une solution ?
15:37Qu'est-ce que vous en pensez ?
15:39Qui commence ?
15:39Tiens Jérôme,
15:40je te sens inspiré.
15:41Non pas forcément.
15:43C'est trop tard,
15:44tu es là,
15:44ça y est,
15:45t'inspires.
15:46Non mais après,
15:47je pense que tout dépend,
15:49après on ne va pas faire
15:49de la géopolitique ici,
15:50mais tout dépend
15:51de ce qui se passe aussi
15:53avec le conflit en Iran.
15:55Pour l'instant,
15:56si c'est juste un peu
15:57des surcoûts,
15:57de toute façon
15:58les surcoûts des plus
15:58se sont tellement augmentés
15:59que tu rajoutes 10%
16:00ou 15% finalement,
16:01ça ne change pas grand-chose
16:03au problème.
16:05Non, après,
16:06de toute façon,
16:07il faudra s'adapter
16:07comme quand Apple a dû s'adapter
16:09et qu'ils ont rapatrié
16:10leur production en Inde,
16:11on trouvera des solutions
16:12pour avoir d'autres...
16:13Alors,
16:13on ne va pas rapatrier
16:14la production en Europe,
16:15ça c'est sûr,
16:15mais on retrouvera
16:16d'autres solutions
16:17pour transférer ces plus,
16:20pour expédier ces plus
16:21vers l'Europe.
16:22Après,
16:22tu as des matières
16:23qui sont...
16:24Bien sûr,
16:24ça c'est un autre problème encore.
16:27Mais en tout cas,
16:28sur ça,
16:28à voir après,
16:29il faut voir
16:29comment ça va commencer
16:30la situation.
16:30Pour l'instant,
16:31je pense qu'il n'y a pas
16:31besoin de s'alarmer
16:32plus que ça.
16:33De toute façon,
16:34vas-y.
16:35Putain Christophe.
16:36Non,
16:37je crois que tu as raison,
16:38on ne connaît pas encore
16:39exactement l'ampleur du problème,
16:40mais il est réel
16:41parce qu'aujourd'hui,
16:42toute la chaîne de production
16:43des semi-conducteurs,
16:44c'est une chaîne globale
16:44en fait,
16:47avec des acteurs européens,
16:49si tu prends un SML,
16:50le TSMC à Taïwan,
16:51des designers de puces
16:53qui sont aux Etats-Unis,
16:54et puis...
16:54Des fournisseurs de composants,
16:56des centaines de fournisseurs
16:57de composants.
16:57Un peu partout,
16:58et pour fabriquer un chipset,
16:59tu as besoin
17:00d'avoir des composants dedans.
17:02Et en fait,
17:03tu disais tout à l'heure,
17:04ce n'est pas un gros problème
17:05de surcoût sur des...
17:06Effectivement,
17:07sur les GPUs à 35 000 dollars,
17:08le fait que l'avion,
17:10que le coût fixe
17:11soit un peu plus élevé,
17:12amorti sur ces valeurs-là,
17:14ce n'est pas aussi énorme que ça.
17:15En revanche,
17:16sur les puces bas de gamme,
17:18d'entrée à 5, 6 dollars,
17:2010 dollars,
17:21qui sont par milliers,
17:23par centaines
17:24dans les voitures,
17:27par exemple,
17:27tu passes de 5 à 6 dollars,
17:29ça ne peut paraître
17:30pas grand-chose,
17:31mais ça peut mettre
17:31en péril
17:33des business models.
17:34sans parler des problématiques
17:36de pénurie éventuelle,
17:37qui fait qu'à un moment donné,
17:38je ne peux pas fabriquer,
17:39parce qu'il manque
17:40un tout petit composant,
17:41et qu'on est encore
17:42dans des chaînes globales,
17:43où on n'a pas forcément
17:44tiré toutes les leçons
17:46qu'on était censé tirer
17:47en termes de souveraineté,
17:49de double sourcing,
17:50et finalement,
17:52ça peut créer,
17:53finalement,
17:53plus d'impact,
17:54je pense,
17:55sur des industries
17:56qui utilisent
17:57des chipsets
17:59assez commoditisés,
18:00et qui vont se trouver
18:01soit à des prix
18:03exorbitants
18:03par rapport
18:04à la profitabilité
18:06de ces activités-là,
18:07ou tout simplement
18:07qu'il va y avoir
18:08des ruptures
18:08de chaînes d'approvisionnement.
18:09Donc le risque,
18:10il existe.
18:11Ce qui est intéressant,
18:12c'est que,
18:13suite au Covid,
18:14en fait,
18:14certaines entreprises
18:15qui ont été véritablement
18:17impactées par le Covid
18:17ont essayé
18:18de trouver des solutions,
18:20et notamment
18:21des stocks
18:22plus importants
18:23pour tenir,
18:23en fait,
18:23dans le temps.
18:24Il y a comme un buffering,
18:26un stock
18:27qui permet d'encaisser,
18:29on va dire,
18:29les problématiques
18:30de transport.
18:31Mais justement,
18:31t'immobilistes du capital,
18:32et aujourd'hui,
18:33on est dans la stratégie
18:34du flux tendu,
18:35et je pense que tout ça,
18:36les questions qu'on peut se poser,
18:37si on se projette un peu,
18:38c'est, bon,
18:39un,
18:39l'histoire de souveraineté,
18:40ça c'est clair,
18:41deux,
18:41voir un petit peu
18:42ces pénuries de puces,
18:43est-ce que ça va pas accentuer
18:46le déséquilibre
18:47entre qui va être servi
18:48en premier
18:48une fois qu'elles seront disponibles,
18:50trois,
18:51ce qu'on disait,
18:51c'était le,
18:52enfin,
18:52ce que je disais à l'instant,
18:53c'était l'histoire du flux tendu,
18:55on est tellement habitués
18:55au flux tendu,
18:56peut-être qu'il faut commencer
18:57à revoir un peu
18:59ces parties-là.
19:01Quatre,
19:02peut-être travailler davantage,
19:04alors l'IA peut peut-être aider
19:04à tout ça,
19:05mais à trouver des substituts aussi,
19:07tu vois,
19:07le gaz de hélium et tout ça,
19:08il y a peut-être des substituts,
19:09il faut commencer
19:09à vivre autour de ça,
19:11et puis,
19:12sinon,
19:12c'est ça,
19:13c'est regarder,
19:15réfléchir un peu plus local,
19:16voir tout ce qu'on peut récupérer
19:17en termes local,
19:18qu'on ait une deuxième voie
19:19à chaque fois.
19:21Je trouve que,
19:22voilà,
19:22on manque parfois
19:23un peu de réflexion,
19:24le Covid ne nous a pas servi,
19:26enfin,
19:27ne nous a pas servi tant que ça.
19:28Après,
19:28c'est aussi des investissements
19:29qui sont colossaux,
19:30donc,
19:30pour avoir des...
19:31et puis surtout,
19:32tu n'es pas compétitif.
19:32On ne croit pas que des conflits
19:33comme ça,
19:33on va en avoir à répétition.
19:34Oui,
19:35mais après,
19:36être compétitif par rapport à...
19:38Parce que quand on parle
19:38d'une usine de plus,
19:41c'est pas que l'usine,
19:42c'est toute la chaîne
19:43de production.
19:44Il n'existe pas aujourd'hui,
19:45ou très peu.
19:46C'est une dizaine de milliards,
19:47c'est 40 milliards aujourd'hui,
19:48ça coûte pas.
19:49c'est des réflexions
19:50qui sont...
19:50Je pense que c'est plus que...
19:52C'est des réflexions
19:53qu'il faut avoir
19:53sur très long terme,
19:54qui sont un peu...
19:55qui avaient été un peu amenées
19:56par la Commission européenne
19:57avec le CHIPS Act,
19:58notamment Intel,
19:59enfin,
20:00ça,
20:00c'est pas forcément concrétisé,
20:02mais...
20:02Ouais,
20:03c'est des...
20:04C'est pas...
20:05On ne peut pas
20:05claquer ce pan,
20:06claquer du doigt
20:06que ça va arriver.
20:07Parce que là,
20:07l'iPhone qui augmente
20:08de 15 ou 25%,
20:10limite,
20:10les gens vont peut-être
20:11le racheter quand même,
20:13mais la voiture
20:13qui va coûter
20:15entre 4 et 7 000 euros
20:17de plus.
20:18Vous avez question,
20:19non ?
20:20Bon.
20:21Je vous emmène maintenant
20:22en Corée du Sud
20:23avec un acteur majeur,
20:25justement,
20:25des puces,
20:25c'est Samsung.
20:26Samsung qui a déclaré,
20:29eh bien,
20:30vouloir investir,
20:30écoute,
20:31eh bien,
20:3173 milliards de dollars
20:32dans le domaine
20:33de la fabrication des puces.
20:34Parce qu'on connaît Samsung,
20:35évidemment,
20:36dans les smartphones,
20:36mais Samsung,
20:38composant,
20:38en fait,
20:39c'est gigantesque.
20:40Ils fabriquent des...
20:41En fait,
20:42des composants électroniques
20:43pour quasiment
20:45tous les constructeurs
20:45de produits électroniques.
20:47Pour eux,
20:47bien évidemment,
20:48mais pour Apple
20:49et pour tous les autres,
20:50pour les Chinois aussi,
20:51ils sont très très forts
20:52là-dedans.
20:52Et le patron de Samsung
20:54a déclaré vouloir investir
20:56plus de 73 milliards de dollars
20:59dans sa fonderie.
21:00Pourquoi ?
21:01Eh bien,
21:02parce qu'au milieu de tout ça,
21:03il y a Nvidia.
21:04Et Nvidia,
21:05par la voix de Jen Sanyang,
21:07a annoncé que
21:08les futurs chipsets de Nvidia
21:10seront fabriqués par...
21:11Non.
21:12Ah.
21:13Pas les futurs,
21:14une seule.
21:15Un seul ?
21:15Qui est la Grock.
21:16En fait,
21:16Grock,
21:17c'est une entreprise
21:17qu'A Nvidia a racheté.
21:18Donc,
21:19c'était dans l'inférence,
21:20c'est ça ?
21:20Qui était dans l'inférence,
21:21qui avait déjà signé un contrat
21:22avec Samsung,
21:23en fait.
21:24Donc,
21:24c'est juste la puce d'inférence
21:25qui s'appelle Grock 3
21:26qui sera fabriquée par Samsung.
21:29Voilà,
21:29ce ne sont pas toutes les autres puces.
21:30Les autres puces,
21:30elles restent fabriquées par TSMC.
21:32Mais surtout,
21:33ce que fait Samsung
21:33pour l'IA,
21:34c'est les puces mémoire
21:35qu'on appelle HBM,
21:36qui sont vraiment...
21:37On voit beaucoup aujourd'hui
21:38qu'il y a un appel beaucoup...
21:41Enfin,
21:41il y a beaucoup de demandes
21:42pour ces puces-là
21:43à cause de l'IA.
21:44Et donc,
21:44Samsung et que ce soit
21:46Micron aux Etats-Unis
21:47et SKNX
21:48qui est une autre boîte sud-coréenne.
21:50Qui est le fournisseur de Nvidia.
21:52Qui est le fournisseur de Nvidia à l'intérieur.
21:53Ils ont très peu investi,
21:54en fait,
21:54parce qu'en 2021-2022,
21:56il y a une crise de surproduction.
21:57Et pendant des années,
21:57ils n'ont plus investi.
21:58Et là,
21:58aujourd'hui,
21:59ils sont en sous-capacité.
22:00Donc,
22:00il faut réinvestir.
22:01Et jusqu'à présent,
22:02ils étaient un peu réticents
22:04à réinvestir
22:05parce que si on réinvestit,
22:06comme ça prend des années,
22:06ça prend 2-3 ans
22:07pour avoir une usine.
22:09Et si dans 2-3 ans,
22:10la bulle de l'IA,
22:11elle éclate,
22:11ils se disent
22:12qu'est-ce qu'on va faire ?
22:13Donc là,
22:13ils veulent réinvestir un peu plus.
22:15Mais ils sont quand même
22:15un peu taraudés.
22:17Ils ne vont pas non plus à fond.
22:19Et puis,
22:19de toute façon,
22:19eux,
22:20c'est le vertical.
22:21Ils sont à la fois concurrents
22:22de Nvidia en haut
22:23et concurrents de TSMC en bas.
22:24Et la difficulté,
22:25comme tu l'as dit,
22:26c'est vrai que sur la partie HBM,
22:28ils se sont fait distancer
22:29quand même par XKNX1
22:30et KK a avancé.
22:30Donc du coup,
22:31ils sont un peu moins bon
22:32l'ordre,
22:32il faut accélérer.
22:33Et puis,
22:33s'ils veulent concurrencer TSMC,
22:35TSMC,
22:35on sait,
22:36c'est tout un écosystème.
22:37Et Apple,
22:38AMD,
22:39Qualcomm,
22:39pourquoi ils vont avoir TSMC ?
22:40Parce que derrière,
22:41ils ont tous les composants
22:43sous la main.
22:44Samsung,
22:45certains s'étaient tournés
22:46vers Samsung
22:46et tout d'un coup,
22:47Samsung avait son écosystème,
22:48il n'était pas aussi puissant que ça.
22:50Donc,
22:50il ne délivrait pas aussi vite,
22:51il ne délivrait pas autant.
22:53Et donc là,
22:53Samsung,
22:54il y a eu quelques doutes
22:54et les gens se sont détournés
22:56vers TSMC.
22:57Donc,
22:58c'est bien beau de mettre
22:59113 milliards pour concurrencer.
23:00Mais voilà,
23:01de toute façon,
23:02ils étaient obligés de bouger
23:02parce que là,
23:03ça faisait un moment
23:04qu'ils n'avaient pas investi.
23:05Ils ont d'ailleurs dit
23:06qu'ils allaient beaucoup parier
23:07sur la robotique,
23:08sur la MedTech,
23:11sur l'automobile aussi.
23:12Donc,
23:13il y a une sorte de plan de relance
23:14de Samsung.
23:16Plan de relance,
23:17entre guillemets,
23:17qui n'en a pas besoin
23:18parce que la société
23:20marche déjà très bien.
23:21Enfin,
23:21qui n'en aurait pas besoin
23:22dans l'absolu,
23:22mais qui en a quand même besoin
23:23pour concurrencer tout ça.
23:25Mais je crois que
23:25ce qui leur a fait mal,
23:26c'est toutes les annonces.
23:27Enfin,
23:27ils n'ont pas décidé
23:28le lendemain de la keynote
23:30de Jensen Wang
23:31d'investir 113 milliards.
23:32Mais ça les fait réfléchir.
23:34L'architecture Vera Rubin,
23:36c'est un vrai...
23:38On est en train
23:39de franchir un cap
23:40dans le monde des GPU.
23:42Et je pense que là,
23:43ils se disent,
23:43les gars,
23:43si on n'y va pas,
23:44on va être définitivement distancés.
23:47Christophe ?
23:48Non,
23:48je n'ai pas grand-chose
23:49à rajouter.
23:49Je pense qu'effectivement,
23:50ce qui est caractérisé Samsung,
23:51c'est qu'ils sont
23:51à plusieurs endroits de...
23:53Je parlais tout à l'heure
23:54de la chaîne de valeur
23:56des composants électroniques.
23:57Ils sont effectivement présents
23:59à la fois sur la fonderie,
24:03comme tu le disais,
24:05sur les composants.
24:06Ils sont aussi fabricants
24:08d'électroniques grand public.
24:09Enfin,
24:09ils sont à différents endroits.
24:10Et en fait,
24:12ils ont des parts de marché
24:13qui se sont un peu érodées,
24:14notamment par rapport
24:15à TSMC, par exemple,
24:17où il y a effectivement
24:17la capacité à graver
24:18de façon extrêmement fine,
24:19mais aussi le taux de rendement
24:21de le fameux yield management
24:23qui est très important
24:24et que TSMC fait très bien
24:26sur lequel eux
24:26ont des résultats
24:27qui sont beaucoup moins bons.
24:29Et ils se sont fait prendre
24:31effectivement des parts de marché
24:32par SK Hynix
24:33sur les puces mémoires
24:36HBM.
24:38Et donc,
24:38je crois qu'il faut qu'ils réagissent.
24:40C'est ce qui est toujours un peu...
24:43qui corrobore ce qu'on voit
24:45depuis des mois,
24:46c'est l'ampleur
24:47de ces investissements
24:48et qu'on voit que
24:49il s'agit vraiment
24:50d'une révolution industrielle
24:52puisqu'à chaque fois,
24:53on parle de dizaines de milliards.
24:56Ça semble être
24:57l'unité minimale
24:58à partir de laquelle
24:59on arrive à se faire entendre.
25:01Mais moi,
25:01les puces y a à maison,
25:02je crois moyen quand même.
25:03Je ne sais pas
25:04s'ils ont des puces...
25:05Non, non, ils n'en ont pas,
25:05mais justement,
25:06ils aimeraient bien...
25:07Ils ont bien les fabriquer.
25:09Non, juste pour finir,
25:11ils n'ont pas encore précisé
25:12exactement comment
25:13ils vont investir
25:14tout cet argent.
25:15Juste pour dire
25:15qu'ils ont investi
25:1660 milliards l'an dernier,
25:17donc ce n'est pas non plus...
25:17Ils ont passé de 60 à 73
25:19donc ce n'est pas non plus
25:19un énorme bond.
25:21C'est sûr.
25:22Est-ce qu'ils vont réinvestir
25:22sur les puces,
25:23donc DRAM et NAND
25:23qui sont les puces
25:24que vous utilisez
25:25dans les ordinateurs
25:27qui sont en train
25:28d'exploser ?
25:28Le prix a fait
25:29x4 en un an.
25:31C'est pour ça que vous avez vu,
25:32je ne sais pas si vous avez passé
25:33qui, IDC a dit
25:33que le marché des smartphones
25:34va baisser 13% cette année
25:36qui est la plus grosse chute historique
25:37du marché des smartphones
25:38d'avoir reprendu
25:38au niveau de 2013.
25:40Parce que les prix vont exploser.
25:40Même les PC.
25:41Oui, les PC aussi.
25:43Et donc là,
25:44parce qu'en fait
25:44toutes ces boîtes
25:45dont on parle,
25:46elles ont délaissé ce marché
25:47en fait,
25:47elles ont continué à en faire
25:48mais elles vont plus
25:49vers les puces HBM
25:50sur lesquelles ils gagnent
25:51plus d'argent
25:51et donc à voir
25:52s'ils vont réinvestir
25:54sur ces puces-là
25:55ou pas.
25:56Et ça,
25:56ça sera un signal important
25:57et moi je pense qu'en fait
25:58non,
25:59ils vont continuer sur l'IA
26:00parce que c'est là
26:01où ils gagnent plus d'argent
26:01en fait.
26:02Allez,
26:03il est bientôt 20h,
26:03on va marquer une petite pause
26:05dans ce débrief
26:06de l'actu tech
26:07dans Tech & Co
26:08sur BFM Business
26:09et on va revenir
26:10avec Jérôme,
26:11avec Christophe
26:12et Frédéric,
26:14on va évoquer ensemble
26:16le succès de Deezer,
26:18voilà,
26:18notre pépite Frenchie
26:20du streaming
26:21qui après Spotify,
26:23lui aussi,
26:24gagne de l'argent,
26:24plutôt une bonne nouvelle
26:25et on parlera aussi
26:27des tensions
26:29qu'il y a entre Microsoft
26:31et OpenAI
26:33à cause d'Amazon,
26:34tout ça,
26:34je ne dis pas,
26:35c'est terrible,
26:35c'est une histoire de famille là,
26:37c'est pas joli.
26:37C'est pas cause d'OpenAI,
26:38mais bon.
26:40Allez,
26:40petite pause
26:41et on revient
26:42pour la suite
26:42de ce débrief,
26:43à tout de suite.
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