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  • il y a 9 minutes
Mardi 31 mars 2026, retrouvez Roni Michaly (Président Directeur Général, Galilee AM), Léa Dunand-Chatellet (Gérante et directrice de l'investissement responsable, DNCA Investments), Florent Wabont (Économiste, ECOFI) et Joachim Jan (Directeur de la gestion Actions, Mansartis) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via
00:16vos box.
00:16Vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay sur bismarck.fr
00:20ou en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:23Au sommaire de cette édition ce soir, le cas d'Ormouz qui devient encore un peu plus compliqué
00:29après ces propos rapportés par le Wall Street Journal qui suggère que Donald Trump est prêt à mettre un terme
00:37aux opérations militaires américaines dans le Golfe et en Iran, tout en laissant le sort d'Ormouz aux alliés
00:46ou en tout cas à ceux qui ont besoin de récupérer le pétrole transitant par le Détroit.
00:51Le marché a donc bien distingué ces deux cas et ces deux situations.
00:55La guerre d'Iran d'un côté, la guerre d'Ormouz de l'autre et la possibilité que le Détroit
01:01reste impraticable en bonne partie,
01:03y compris au-delà de la fin des opérations militaires.
01:06C'est un scénario auquel il fallait sans doute se préparer.
01:09Nous essaierons d'en discuter avec nos invités de Planète Marché dans un instant,
01:14alors que les premières données dures sur l'inflation montrent effectivement un bond des prix de l'énergie au cours
01:21du mois de mars.
01:22On a vu les premières estimations d'inflation en zone euro et pour l'ensemble de la zone euro.
01:27Et on peut même imaginer que ces données ne capturent pas totalement l'envolée des prix de l'énergie
01:32qu'on a pu constater depuis le début du conflit.
01:36Une envolée des prix de l'énergie de quasiment 7% sur un mois selon la mesure d'Eurostat
01:41et une inflation qui reste conforme aux attentes mais qui repart allègrement de l'avant
01:46puisqu'on passe de 1,9% à 2,5% pour l'inflation sur un an en zone euro
01:51au mois de mars.
01:52Alexis Mathieu vous apportera un peu plus de précision sur ces données macroéconomiques
01:57et sur les derniers développements concernant cette crise iranienne.
02:02Discussion à suivre bien sûr avec nos invités de Planète Marché dans un instant
02:05et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
02:06Comme chaque mois nous nous focaliserons et nous décrypterons une grande thématique d'investissement
02:11avec les équipes de Galilée Asset Management et son président Rony Michali
02:15qui nous parlera ce soir de la thématique ô combien actuelle du défi alimentaire.
02:31Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse nous vous apportons les infos clés du jour sur les
02:36marchés
02:36et c'est Alexis Mathieu qui nous accompagne ce soir.
02:38Bonsoir Alexis.
02:39Bonsoir Grégoire.
02:40Les marchés se stabilisent et même l'appétit pour le risque est de retour aujourd'hui sur les marchés actions
02:45après des informations sur un possible désengagement des Etats-Unis en Iran.
02:49Le président serait prêt à arrêter la campagne militaire des Etats-Unis contre l'Iran
02:55même si le détroit d'Hormuz reste en grande partie paralysé selon le Wall Street Journal.
03:00Cette perspective soutient les marchés actions tout en maintenant les prix du pétrole à des niveaux élevés
03:05entre 115 et 120 dollars le baril de Brent du mois de mai.
03:10Hier Jérôme Powell a par ailleurs affirmé que la réserve fédérale était bien placée
03:15pour évaluer l'impact de la guerre en Iran sans avoir à modifier sa politique monétaire pour le moment.
03:19Effectivement les prix du pétrole qui restent à des niveaux soutenus
03:23et qui pourraient continuer de l'être voire continuer de grimper
03:27si on se retrouvait dans cette situation avec la fin des opérations militaires américaines
03:31mais un maintien du blocage du détroit d'Hormuz.
03:34L'envolée des cours du Brent dépasse les 55% en mars.
03:39Les investisseurs craignent que les prix restent élevés à la Société Générale.
03:43Les analystes relèvent leurs prévisions de prix moyen à 125 dollars en avril
03:49et précisent que ce chiffre masque la probabilité croissante qu'on atteigne les 150 dollars le baril.
03:55Certains analystes vont même jusqu'à prévoir un baril à 200 dollars
03:58si le détroit d'Hormuz est toujours paralysé sur les 6 à 8 prochaines semaines.
04:02Nous verrons si le baril grimpe à 150 voire 200 dollars ce qui serait évidemment historique.
04:07En attendant, cette progression de plus de 50% du baril sur un mois
04:12se traduit directement dans les premières données d'inflation qu'on a pu avoir en Europe.
04:16Selon les premières estimations, l'inflation en France au mois de mars accélère à plus 1,9% en données
04:23harmonisées
04:23contre 0,9% en février.
04:26Celle de l'Italie s'établit à plus 1,5% inchangé par rapport au mois précédent.
04:31Au global, l'inflation sur la zone euro grimpe et passe à 2,5% en mars
04:37contre 1,9% en février.
04:39Et puis un mot de la croissance britannique pour le dernier trimestre 2025
04:44sans surprise par rapport au consensus des économistes.
04:48Le PIB du Royaume-Uni correspond aux estimations.
04:52Il augmente de 0,1% au quatrième trimestre.
04:55Cette croissance a été tirée par une progression de 1,2% du secteur industriel
05:00tandis que celui de la construction a diminué de 2%
05:03et que le secteur des services n'a montré aucune croissance.
05:08Qu'en est-il des grands marchés aujourd'hui et des équilibres
05:11qu'on peut observer notamment sur les marchés obligataires, Alexis ?
05:15Les taux continuent de se détendre.
05:17Le 10 ans américain repasse sous 3,8%.
05:20Le 10 ans américain est autour de 4,3%.
05:23Et pour la France, le 10 ans fluctue entre 3,70% et 3,75%.
05:29Du côté des grands indices actions,
05:32la séance du jour a été marquée par une forme de divergence
05:36entre l'Asie et le reste du monde, Alexis.
05:39Oui, l'Asie poursuit sa chute avec un Kospi à moins 4,3%
05:44et un Ikei en baisse de plus de 1,5% à la clôture.
05:48Ce matin, côté Europe, les indices accélèrent à la hausse aujourd'hui
05:51avec une progression en moyenne de 1%.
05:53Le CAC se traite en fin de journée autour de 7 840 points
05:57soutenus par l'ouverture aux Etats-Unis.
06:00Les grands indices américains bondissent entre 1,5% pour le Dow Jones
06:04et plus de 2% pour le Nasdaq.
06:07La volatilité redescend légèrement avec un VIX autour de 27 contre 30 hier.
06:12Qu'en est-il des mouvements observés du côté des entreprises, Alexis ?
06:16On note un rebond des valeurs de la Défense aujourd'hui.
06:19Thalès et Safran à Paris gagnent entre 2 et 2,5%.
06:24Capgemini tente également un rebond avec une hausse de l'ordre de 3% en tête du CAC.
06:29Or, CAC 40, Alstom s'envole aujourd'hui de 5% grâce à un nouveau contrat de 700 millions d
06:34'euros.
06:34A l'inverse, la biotech Francia Gineventia chute de 14%
06:38marquée par une perte nette annuelle qui se creuse de plus de 350 millions d'euros.
06:43Quels sont les événements prévus à l'agenda demain des marchés ?
06:46Dans la zone euro, nous prendrons connaissance du taux de chômage de février
06:50et de la deuxième estimation des PMI manufacturiers du mois de mars.
06:55Côté américain, on prendra connaissance des ventes au détail pour le mois de février
06:58et de l'ISM manufacturier du mois de mars.
07:01Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
07:03les infos clés du jour sur les marchés avec Alexis Mathieu qui nous a accompagné ce soir.
07:183 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:22Léa Dunant-Châtelet est à nos côtés, directrice de l'investissement responsable de DNCA.
07:25Bonsoir Léa.
07:26Bonsoir Grégoire.
07:27A vos côtés Joachim Ijean, le directeur de la gestion action de Mansartis.
07:30Bonsoir Joachim.
07:31Bonsoir Grégoire.
07:32Et Florent Vabon est également à nos côtés, économiste chez ECOFI.
07:35Bonsoir Florent.
07:36Bonsoir Grégoire.
07:37Bon, c'est le scénario peut-être auquel il faut se référer.
07:41Désormais, selon le Wall Street Journal,
07:43Donald Trump semble prêt à déconnecter la guerre d'Iran
07:47et les opérations militaires américaines contre l'Iran et ses alliés
07:52de la situation du détroit d'Hormuz qui reste très largement contrôlée évidemment
07:58par les forces du régime iranien.
08:01Ce scénario de déconnexion des deux guerres, si je puis dire,
08:05qu'est-ce qu'il apporte au débat et qu'est-ce qu'il ouvre comme perspective ?
08:09Encore plus de confusion.
08:11Déjà, c'est le premier point.
08:12Après ça, ce qu'il dit aujourd'hui,
08:15nous n'en avons pas la certitude que ça va être la même chose demain.
08:19Donc déjà, peut-on encore le croire d'une certaine manière ?
08:23C'est-à-dire qu'à chaque jour, son nouveau lot de phrases un peu choc
08:28et de changements de stratégie.
08:29On sait qu'on a compris a priori qu'il y avait des négociations qui étaient en cours,
08:34des rencontres qui sont aussi a priori prévues,
08:36mais on n'en sait pas grand-chose non plus.
08:38C'est des choses qui sont évoquées.
08:41Donc, c'est...
08:42C'est compliqué.
08:43Je ne peux pas vous dire autre chose, malheureusement.
08:46Mais est-ce qu'on peut se mettre dans un schéma où effectivement,
08:49parce qu'on commence à...
08:50Enfin, on comprend depuis le début,
08:51mais le centre de gravité de cette guerre,
08:53c'est quand même bien le détroit d'Ormouz,
08:55avec toute la dimension économique
08:57et le levier économique que ça peut apporter,
09:02ou le frein économique, en l'occurrence,
09:04quand on se place de notre côté.
09:07On peut imaginer, effectivement, une fin des opérations
09:09et un détroit qui resterait largement impraticable.
09:14Ça peut vouloir dire que ce qu'on voit aujourd'hui sur les prix du pétrole,
09:18on pourrait le voir dans une durée beaucoup plus longue
09:20que la seule fin des opérations militaires américaines.
09:24Voir même une augmentation supplémentaire des prix du pétrole.
09:25Voir une augmentation supplémentaire, oui.
09:27Après, on peut essayer de voir les choses de manière,
09:29entre guillemets, un petit peu plus optimiste.
09:30Oui, oui, oui.
09:31On peut se dire que ça ouvre la voie à des négociations plus larges,
09:34puisque cette fois-ci, ça concerne tout le monde.
09:36Si on se dit que les États-Unis s'en vont
09:38et qu'ils laissent le détroit à l'abandon,
09:41il faut absolument que la situation soit résolue,
09:44d'une certaine façon.
09:45Donc, alors, soit, on l'a vu,
09:47certains étangs, on peut pratiquer le détroit en payant.
09:51Alors, est-ce que c'est ça la nouvelle norme ?
09:53Est-ce qu'il faut payer pour passer ?
09:54Dans ce cas-là, ça renchérit de toute manière
09:56le coût du transport de manière intrinsèque.
09:59Est-ce qu'il faut négocier avec les Iraniens ?
10:02Je ne parle pas des États-Unis.
10:03Je parle de la France, par exemple, ou de l'Europe, etc.
10:07C'est une situation géopolitique
10:09qui n'est pas du tout comme d'autres périodes
10:13qu'on a pu vivre dans l'histoire.
10:14Donc, on n'a pas de référentiel.
10:15On ne sait pas véritablement comment ça peut se produire.
10:18C'est le levier de l'Iran.
10:19Ça, vous l'avez évoqué.
10:20Mais, d'une certaine manière,
10:22c'est une position que l'Iran ne peut pas tenir
10:25ad vitam aeternam non plus.
10:27Cette région ne peut pas rester de la sorte.
10:31C'est un point névralgique aussi pour l'Iran.
10:34L'Iran doit aussi...
10:36Le point de douleur maximal pour les uns et les autres
10:39a peut-être pas encore été atteint, mais il existe.
10:41C'est ça.
10:42Il y a aussi un point de douleur pour l'Iran.
10:44Même si l'Iran arrive à exporter
10:46et vendre très bien son pétrole, toujours aujourd'hui.
10:49Tout à fait.
10:52Ils ont quand même annoncé que la production était en baisse.
10:54Donc, les revenus sont en baisse aussi.
10:56Évidemment, le fait que la région s'embrasse,
10:58ce n'est pas non plus très bon pour leur économie.
11:01Il faut pouvoir maintenir le régime aussi
11:03et les personnes qui l'entourent,
11:04les personnes qui soutiennent ce régime.
11:06c'est une grosse économie, si je puis dire.
11:09Donc, il y a aussi cet aspect-là à prendre en compte.
11:12Le Détroit, il y a aussi beaucoup d'autres choses qui passent.
11:15Il n'y a pas que des hydrogènes, il n'y a pas que du gaz.
11:17On parle aussi de potentielle pénurie alimentaire
11:20aussi du côté de l'Iran,
11:21même si on a du mal à avoir exactement...
11:23à avoir de véritables informations de terre.
11:25Il n'y a rien qui sent et il n'y a rien qui rentre aussi aujourd'hui.
11:27Je pense qu'il ne faut pas croire non plus
11:29que les Iraniens jouent cette carte
11:32sans qu'il y ait derrière de conséquences pour eux aussi.
11:36Maintenant, moi, je ne suis pas spécialiste en géopolitique,
11:39donc je n'arrive pas à déterminer de quelle manière
11:41l'un est plus fort que l'autre dans cette négociation.
11:44Mais je ne suis pas sûr qu'il y en ait forcément
11:47un qui soit vainqueur et un qui soit perdant.
11:49Les deux sont perdants.
11:50Il y a un coût pour tout le monde.
11:51Maintenant, c'est l'intensité de la perte, si je puis dire,
11:55qui reste à déterminer.
11:56Bon, Donald Trump a l'air de vouloir renvoyer
11:58quand même la responsabilité de la gestion d'Hormuz
12:01à ses alliés, entre guillemets.
12:03En tout cas, il n'a pas l'air d'avoir...
12:05Après avoir dit que...
12:05Après avoir dit que...
12:06Après avoir dit que...
12:06C'est pour ça aussi.
12:07C'est pour ça aussi.
12:09Oui, mais enfin, on essaye de suivre.
12:11C'est Donald Trump.
12:12Mais oui, visiblement, il y a quand même un sujet sur Hormuz.
12:15Le dernier, enfin, le message du matin de Donald Trump,
12:17c'est allez récupérer vous-même votre pétrole dans Hormuz
12:21si vous en avez besoin.
12:22Nous, sous-entendus, aux Etats-Unis, d'ailleurs,
12:24on peut vous en vendre au passage du gaz naturel liquéfié.
12:27On sait faire et on sait le transporter.
12:30Quelles sont les réflexions que ça amène, effectivement ?
12:33Et c'est vrai que les questions qu'on se posait au premier jour
12:36étaient de savoir combien de temps le choc allait durer,
12:40est-ce qu'on allait revenir à l'état des choses antérieures.
12:43J'ai l'impression qu'aujourd'hui, plus personne n'imagine,
12:46quelle que soit la fin de ce conflit et sa durée,
12:48plus personne n'imagine qu'on va revenir dans un état
12:51qui prévalait avant le 28 février, dans cette région en tout cas.
12:55Absolument.
12:57Petite réponse à la boutade de Trump,
12:59avant de répondre à la question plus générale,
13:01quand on nous a coupé, effectivement, en Europe,
13:03les gazoducs suite à l'invasion de l'Ukraine,
13:06on a effectivement pu importer assez facilement le gaz américain.
13:10Donc on peut imaginer que ce soit une porte de sortie
13:12et un élément de renégociation, d'ailleurs,
13:15géopolitique et commerciale entre les Etats-Unis et l'Europe.
13:19Parenthèse refermée, on a démarré l'année 2026,
13:21il faut le rappeler, avec, je pense,
13:22la meilleure visibilité qu'on pouvait avoir sur les marchés
13:24depuis très longtemps.
13:25On avait écarté énormément d'éléments.
13:27Il faut le rappeler quand même,
13:28parce qu'on a eu quasiment deux mois de marché tranquille,
13:31mais surtout lisible.
13:32Ça ne veut pas dire la même chose.
13:33Lisible, ça veut dire qu'on savait où étaient
13:34les grands plans d'investissement,
13:36où étaient les grands éléments d'activité économique.
13:39Et la question qui s'est posée au démarrage de ce conflit,
13:41c'est est-ce que finalement,
13:43ce conflit va remettre en question
13:45les éléments qui vont faire le marché de 2026, 2027, 2028,
13:48à savoir le moteur d'investissement d'intelligence artificielle,
13:52le bazooka allemand.
13:53Je les remets dans le contexte,
13:54parce que c'est ça qu'il va falloir regarder maintenant.
13:56C'était bien balisé.
13:56L'année était très bien balisée.
13:58Exactement.
13:59Ce qui était sûr très rapidement,
14:01c'est qu'un mois de conflit
14:02commençait à devenir déjà une limite peu acceptable,
14:05notamment d'un point de vue microéconomique.
14:07Et ça, je pense qu'on a franchi cette limite.
14:10Même si les marchés, aujourd'hui,
14:11ne veulent pas vraiment l'entendre,
14:12et que le consensus décale un petit peu cette limite.
14:15Elle a décalé la limite du temps,
14:16elle a décalé la limite également du prix du baril.
14:19On a beaucoup entendu parler,
14:20je le rappelle, au début du conflit,
14:21d'un baril au-delà de 100,
14:22ça devient très compliqué,
14:23si c'est durable, si ça reste.
14:25Bon, il est largement au-dessus de 100 déjà depuis un moment.
14:27Maintenant, on entend la limite des 120, des 150.
14:29On entend les grandes majors pétrolières
14:31qui font des business plans maintenant
14:33sur un baril à 150.
14:34C'est pas neutre, quand même.
14:36Et donc, cette première limite,
14:38où les stratégistes et les économistes expliquaient
14:40qu'à partir de 100 dollars le baril,
14:43structurellement, sur une année comme 2026,
14:45plus un mois ou moins de conflits,
14:47on allait aller très rapidement
14:49sur des niveaux d'inflation extrêmement élevés.
14:51Bon, force est de constater qu'on est y.
14:53Il y a deux scénarios maintenant.
14:54Je pense que celui qui est le plus facile
14:56à garder en tête,
14:58c'est quand même pas un embrasement
14:59qui va durer jusqu'à la fin 2026.
15:02Et je retiens quand même ce qu'a dit la BCE
15:04lors de la dernière intervention de Christine Lagarde,
15:07elle a quand même évoqué que
15:08le conflit tel qu'il était à l'heure actuelle,
15:10donc il y a à peu près 15 jours,
15:12ça nous ramenait à un retour à la normale
15:13pas avant Q3, Q4 2026.
15:16Donc, en fait, l'année 2026,
15:18elle est pliée.
15:19Et là, je pense que ce qui va être
15:20un tournant très intéressant
15:21et qui commence à s'amorcer
15:22avec ce qu'on appelle
15:23les pré-close call des entreprises,
15:25c'est-à-dire que les entreprises
15:25parlent maintenant trois semaines
15:27à un mois avant leur publication.
15:28On arrive au Q1,
15:30on avait eu des très bonnes publications
15:32en Europe et aux Etats-Unis
15:33pour la fin de l'année 2025,
15:35et là, on commence à entendre dire
15:36qu'il y a des répercussions,
15:38notamment des commandes
15:39qui sont soit annulées,
15:40soit retardées,
15:41et on est dans une situation
15:42qui est quand même totalement différente
15:43de celle du Covid,
15:45similaire d'une certaine manière,
15:46on ne va pas avoir de visibilité,
15:47on va décaler régulièrement.
15:49Est-ce qu'on referme ?
15:50Est-ce qu'on a à nouveau un close,
15:52un lockdown ?
15:53Est-ce qu'on ne l'a pas ?
15:53On va être dans cette incertitude-là
15:55parce que le conflit va se gangréner
15:57d'une certaine manière,
15:58mais ce qui est sûr,
15:59c'est que les entreprises,
16:00elles, se retrouvent dans une situation
16:02où en fait leurs propres clients
16:03sont dans l'incertitude
16:04et elles vont accuser en plus
16:06une deuxième lame de fond
16:07qui est la hausse de leur co-entrant.
16:08C'est mécanique.
16:10Donc, je ne vois pas comment...
16:11C'est déjà de la perte d'activité
16:12où il y a quand même l'idée
16:14dans ces pré-close-call des entreprises,
16:16comme vous le disiez,
16:17peut-être que l'année est pliée,
16:19mais il y a la perspective
16:20ou en tout cas la possibilité
16:21de regarder à travers
16:22ces deux, trois trimestres
16:24qui vont être sans doute un peu compliqués.
16:26Et l'idée qu'il y aura quand même
16:27un rattrapage de l'activité perdue
16:30dans l'intervalle ?
16:30Ce qui est sûr, en tout cas,
16:31c'est que le changement de temps
16:32il s'est fait dans les 15 derniers jours.
16:34Ce qui veut dire quand même
16:34le poids de ce conflit.
16:36Il y a 15 jours,
16:37les entreprises qu'on rencontrait
16:38plutôt à l'occasion
16:39de la publication
16:40de leurs résultats annuels
16:41nous maintenaient leur guidance,
16:43donc leur perspective
16:44à peu près inchangée
16:45en expliquant que pour l'instant
16:47c'était un peu business as usual.
16:4815 jours plus tard,
16:49c'est-à-dire à peu près maintenant,
16:50on arrive à une situation
16:51où les entreprises nous disent
16:53là, le premier trimestre,
16:54le deuxième trimestre,
16:55ça va être compliqué,
16:56ça impacte directement l'activité,
16:58ça peut être des reports,
16:59mais ça peut être aussi
17:00des pertes de marché.
17:01C'est tout ça.
17:02Et puis d'une certaine manière,
17:05tout ce qu'on va donner
17:05comme perspective,
17:06et à mon avis on n'en aura pas beaucoup,
17:08seront exempts
17:09de la hausse des prix
17:10des matières premières
17:11et des taux d'intérêt évidemment.
17:15Joachim, l'analyse que vous faites
17:16de la situation,
17:18et cette histoire effectivement
17:19de points de non-retour,
17:21quels sont les points de non-retour
17:23qu'on a pu franchir
17:24du point de vue des marchés,
17:25du point de vue de l'investissement,
17:27et est-ce qu'il y a quand même
17:28matière à se dire
17:29qu'une partie du choc
17:30reste potentiellement réversible
17:33également en cas de fin de conflit,
17:34j'entends ?
17:36Je pense,
17:37si je prends l'exemple
17:38de ma zone de prédilection,
17:40l'Asie,
17:41puisqu'on l'a évoqué
17:42notamment sur les fortes baisses
17:44que connaissent
17:44les marchés asiatiques en ce moment,
17:47on n'est pas dans une zone
17:49de non-retour,
17:49c'est-à-dire que
17:50si on prend les éléments
17:52par exemple
17:53qui ont fortement impacté
17:54les marchés asiatiques,
17:55si on se positionne
17:56par exemple
17:56en tant qu'allocataire,
17:58l'Asie était plutôt
18:00vue d'une manière positive
18:02avant le conflit iranien
18:03comme zone de diversification
18:05en dehors de l'Europe
18:06et des Etats-Unis,
18:08elle a subi
18:08de manière assez virulente
18:10le triptyque très mauvais
18:12pour les pays asiatiques émergents,
18:14c'est-à-dire
18:14un dollar
18:15plutôt fort,
18:17un pétrole
18:18qui progresse
18:20et puis un ton
18:21plutôt au quiche
18:21des banques centrales.
18:23Donc tout ça
18:23est plutôt mauvais.
18:25Qui plus est,
18:26on a,
18:26vous n'êtes pas sans savoir,
18:28quand même
18:28une correction majeure
18:30sur tout ce qui est
18:32industrie des mémoires.
18:33Or,
18:34les marchés asiatiques,
18:35juste pour rappel,
18:36la Corée et Taïwan
18:37représentent quasiment
18:3840% aujourd'hui
18:39des marchés asiatiques
18:40et en Corée
18:42et en Taïwan,
18:43on a quasiment 50%
18:44qui est sur deux valeurs,
18:45Samsung et Sky Nix
18:46et TSMC.
18:47Ces valeurs-là
18:48appuient la correction asiatique
18:50et on est dans un phénomène,
18:51alors il y a eu du snow flow
18:53plutôt négatif,
18:54mais je pense que ça va
18:55se résorber à terme.
18:56Et puis,
18:57on a la Chine
18:58qui est plutôt un élément
18:59qui va profiter,
19:01c'est étonnant à dire,
19:02de la fermeture temporaire
19:04du détroit d'Hormuz
19:05puisque elle,
19:06elle a la possibilité
19:07notamment de s'apprévisionner
19:08auprès de l'Iran.
19:10Elle a des stocks
19:11assez conséquents
19:12qu'elle a pu acheter
19:13à prix assez faible.
19:15aujourd'hui,
19:16ça prévisionne
19:16auprès de la Russie
19:17à des niveaux
19:18assez faibles.
19:19Et puis,
19:19elle avait anticipé
19:20tout ça
19:20puisqu'en fait,
19:21elle avait notamment
19:23mis en place
19:23des stratégies
19:24de développement
19:25d'énergie renouvelable,
19:26je pense,
19:27en anticipation
19:29de ce que pouvait devenir
19:30le monde demain.
19:32Et il y a deux autres éléments
19:33assez importants
19:34qui peuvent justement
19:35permettre à ces marchés-là
19:36de rebondir,
19:37le temps de digérer.
19:38C'est vrai que là,
19:39ils sont aujourd'hui
19:39un peu dans la machine à laver,
19:41mais avec le temps,
19:43assez rapidement,
19:44on peut retrouver
19:44des éléments
19:45assez positifs.
19:46On l'a au niveau
19:47notamment de l'inflation
19:49puisqu'en fait,
19:50la Chine vient
19:51d'une période
19:52de déflation
19:53de trois ans et demi.
19:54Donc,
19:54on a un niveau
19:55extrêmement faible.
19:56Donc,
19:56à la limite,
19:57c'est plutôt bon
19:58que l'inflation
19:59reparte dans le pays.
20:00Et puis,
20:01on a quand même aussi,
20:02on le voit sur les deux
20:03premiers mois de l'année,
20:04une reprise assez bonne
20:05au niveau des indicateurs
20:06macroéconomiques en Chine.
20:07donc là où,
20:08pendant quand même
20:09plusieurs trimestres,
20:10c'était mauvais,
20:11plutôt mauvais en Chine
20:12et très bon en Europe,
20:13aux Etats-Unis,
20:13au niveau des indicateurs
20:15macroéconomiques,
20:16on sent justement
20:17une inflexion en Chine
20:19et qui est drivée aussi
20:20par toute la thématique,
20:22notamment sur la technologie.
20:23On le voit
20:24avec une dynamique
20:24très forte,
20:25notamment sur les IPOs,
20:26sur toute la partie robotique
20:27et AI.
20:29Donc,
20:29la Chine peut être
20:30dans cette situation,
20:32dans ce contexte,
20:33un facteur,
20:34si je puis dire,
20:34de stabilisation,
20:36finalement,
20:36macroéconomique
20:37de la région.
20:39C'est très dur à dire
20:39qu'on peut retrouver
20:40un refuge
20:42dans les actions chinoises
20:44en ce moment,
20:45mais on le voit,
20:45il y a déjà
20:46deux grandes banques américaines
20:47ces derniers jours
20:49qui sont revenues
20:49plutôt positives
20:50dans cet environnement-là
20:52sur les actions chinoises.
20:53sur ce qui se passe.
20:55Alors,
20:55vous avez cité
20:56effectivement
20:56trois points névralgiques
20:57de la chaîne
20:58d'infrastructure
20:59IA,
21:00Samsung,
21:00INIX en Corée du Sud
21:02et TSMC à Taïwan.
21:03Je reprends
21:04ce que disait Léa
21:05tout à l'heure,
21:05sachant qu'on démarrait
21:07cette année 2026
21:08avec des plans de CAPEX
21:10plutôt bien balisés.
21:11Le thème de l'IA
21:12était porteur
21:13avec des dépenses
21:14d'investissement
21:14évidemment
21:15en plus que conséquente,
21:16stratosphériques.
21:18c'est une nouvelle limite
21:19qui vient s'imposer
21:20à la construction
21:21de ces infrastructures
21:22et de ces investissements
21:25dans l'IA
21:26à travers
21:27ces points critiques
21:29asiatiques là ?
21:31Alors,
21:31c'est vrai que
21:32indéniablement
21:33on a une corrélation
21:34quand même
21:34avec le sentiment
21:35macroéconomique global
21:36et les dépenses de CAPEX
21:38qu'on peut avoir dans l'IA.
21:39Mais je pense
21:40qu'on est
21:41à mon sens
21:42pas encore au bout
21:43de la demande
21:45et de ce qui peut être...
21:46La demande, oui.
21:46Mais est-ce qu'il n'y a pas
21:47une limite supplémentaire
21:49à l'offre là
21:50justement
21:50avec je ne sais pas
21:51peut-être
21:52des Samsung,
21:53des INX,
21:53des TSMC
21:54moins en capacité
21:56de servir encore
21:57la demande justement ?
21:59Alors,
21:59c'est vrai
21:59mais lorsqu'on regarde
22:01aujourd'hui
22:01la correction
22:02qu'a connue ces valeurs-là
22:03elle n'est pas forcément
22:04directement totalement liée
22:06au problème d'approvisionnement.
22:07Alors,
22:07c'est vrai que ça peut
22:09le devenir dans le temps.
22:10On a eu notamment
22:12une grosse correction
22:13sur les annonces
22:14de Google
22:15avec TurboQuant
22:15qui ont quand même
22:16fortement impacté
22:17ces valeurs-là.
22:18Maintenant,
22:18lorsqu'on regarde
22:19d'un point de vue boursier
22:20ces sociétés-là,
22:22on sait qu'elles ont
22:23des niveaux de valorisation
22:24tout à fait raisonnables
22:25notamment en Asie
22:26et c'était d'ailleurs
22:27un play assez fort
22:28qui était plutôt joué
22:29par les investisseurs
22:30par rapport à ce qu'on pouvait avoir
22:31sur les marchés américains
22:33et aujourd'hui,
22:34non,
22:35je ne vois pas encore
22:36pour le moment
22:36vraiment cet impact
22:38dans la baisse
22:40qu'on a connue.
22:40Il y a vraiment eu
22:41des éléments spécifiques
22:42et puis une forte progression
22:43sur les derniers mois.
22:44Léa,
22:45est-ce que les choses
22:45se sont améliorées
22:46depuis 2022 ?
22:47Vous parlez de chaînes
22:48d'approvisionnement,
22:48de chaînes de valeur.
22:50On a appris,
22:51les entreprises de la planète
22:53avec l'épisode
22:54de l'invasion de l'Ukraine
22:55par la Russie,
22:56il y a eu la partie énergétique
22:58mais il y a eu,
22:59avec le Covid,
23:00la grande disruption aussi
23:01des chaînes d'approvisionnement.
23:03Il y a de la résilience
23:04qui s'est bâtie,
23:05qui s'est construite.
23:07Il ne faut pas sous-estimer
23:08la capacité de perturbation
23:10d'Hormuz,
23:11justement,
23:11dans des chaînes de valeur
23:12encore peut-être
23:13trop imbriquées.
23:14Oui, tout à fait.
23:14Ce qui est certain,
23:15en tout cas,
23:15c'est que le côté
23:18recentralisé
23:19d'un certain nombre
23:19d'entreprises
23:20va être bénéfique
23:21à ce qui est en train
23:22de se passer
23:22et ce mouvement,
23:23globalement,
23:23de toute façon,
23:24doit perdurer.
23:25En revanche,
23:26c'est l'avantage de la Chine,
23:27effectivement,
23:27en ce moment,
23:28c'est qu'ils sont autonomes
23:29sur la matière première.
23:31C'est ça qu'il faut voir.
23:32En fait,
23:32notre problématique,
23:33elle va partir
23:33des éléments fondateurs
23:35de tous les produits
23:36et services
23:36dont on va avoir besoin.
23:38Et c'est là
23:39où, à mon avis,
23:40on est dans une difficulté.
23:41Certains acteurs,
23:42notamment des semi-conducteurs,
23:43ont évoqué
23:44les problèmes de rupture
23:46sur certains gaz.
23:47L'hélium, c'est ça ?
23:48Par exemple.
23:49Ça a pris à quoi servait l'hélium ?
23:51tout le monde a découvert l'hélium.
23:53L'hélium,
23:53le tungsten, etc.
23:54On découvre le tableau
23:55de Mendeleïev.
23:56En fait,
23:57c'est exactement
23:58la même histoire
23:58que les terres rares
23:59dont on parlait
24:00il y a 2-3 ans.
24:01C'est-à-dire qu'en réalité,
24:02on se rend compte
24:02qu'ils sont très peu
24:03à les produire
24:03et à les traiter,
24:04à savoir d'une certaine manière
24:06les transformer.
24:07Moi,
24:08en revanche,
24:09ce que je vois,
24:10c'est que je ne trouve pas
24:10que la correction,
24:11pour l'instant,
24:11elle soit majeure.
24:13Les valeurs de la tech
24:14et de l'IA,
24:15de manière générale,
24:15ont quand même joué
24:16un rôle refuge très fort
24:17depuis le début du conflit.
24:18Ça vient juste de basculer.
24:20Mais au départ...
24:22Sur les premières semaines,
24:23c'est vrai.
24:23Ah, ça a extrêmement bien tenu.
24:24Non, non, mais c'est vrai.
24:25Même les logiciels
24:26ne baissaient plus.
24:27Et tous les fameux
24:28AI losers
24:30ont...
24:31Alors,
24:31à juste titre,
24:32pour des fondamentaux,
24:33évidemment.
24:33Je pense qu'il ne faut pas
24:34négliger quand même
24:35la situation dans laquelle
24:36on est.
24:36On est sur des corrections
24:37globales de marché
24:38qui sont relativement
24:39encore tranquilles.
24:41Modérées.
24:42Voilà.
24:42Par rapport au risque
24:43de distribution
24:44qu'on peut avoir
24:45dans ce conflit.
24:48Europe et crise énergétique
24:50ou choc énergétique.
24:51Nouvel épisode,
24:53Florent.
24:54Qu'est-ce que ça nous coûte
24:57par rapport à 2022 ?
24:59Alors, l'ampleur
24:59est complètement différente.
25:02Certains pays
25:02et l'Europe
25:03a quand même pivoté
25:04aussi un petit peu
25:05depuis 2022
25:07et la fin du pétrole
25:09et du gaz russe.
25:11Est-ce que ça permet
25:12d'avoir, là aussi,
25:13emmagasiné un peu
25:14de résilience
25:15dans le cadre
25:16d'un choc énergétique
25:17comme celui-là ?
25:18Oui, mais ça ne nous empêche
25:18pas d'être soumis
25:21aux mouvements
25:21de prix globaux.
25:23C'est pareil
25:23pour les Etats-Unis,
25:24d'ailleurs.
25:25Ils ont beau dire
25:25qu'ils sont indépendants
25:27énergétiquement,
25:27mais les prix à la pompe
25:30augmentent inexorablement.
25:30Oui, il y a 4 dollars
25:30le gallon, là.
25:31Exactement.
25:32En moyenne nationale.
25:33Ce que l'on peut dire,
25:34néanmoins,
25:35il y a deux choses.
25:36J'aimerais d'abord
25:36revenir sur une chose
25:37qui a été évoquée,
25:38cette idée qu'effectivement
25:39on avait un peu de visibilité,
25:40on avait même,
25:41en tout cas nous,
25:42c'était notre thèse,
25:42on en avait parlé
25:43à plusieurs reprises.
25:44La reprise !
25:44On était sur une réaccélération
25:45de l'activité en Europe.
25:47Donc, la question aujourd'hui,
25:48mais je n'ai pas la réponse
25:49et je pense que personne ne l'a,
25:50c'est de savoir
25:51si cette réaccélération
25:53de l'activité,
25:54on casse définitivement
25:55cette tendance
25:56ou si on la décale.
25:58Et ça, c'est dépendant
25:59de la durée du conflit,
26:00de la manière
26:01dont le Détroit
26:02peut réouvrir,
26:03dans quelles conditions,
26:05comment ça se négocie,
26:06qui a intérêt
26:07à ce que ça a à peu près
26:08tout le monde en réalité,
26:09mais comment ça se produit.
26:11Mais au moment où on se parle,
26:12on ne peut pas trancher
26:13définitivement cette question,
26:14vous dites, Flan.
26:14Ça veut dire que la possibilité
26:15que cette reprise
26:17soit simplement reportée,
26:18peut-être un peu amoindrie,
26:20elle existe encore ?
26:21Je pense que là,
26:21comment dire,
26:23au début du conflit,
26:24effectivement,
26:25on était tous partis
26:26bien en tête
26:28sur l'idée
26:29que le conflit
26:29allait durer
26:30relativement peu de temps.
26:31Parce qu'on connaît
26:32Donald Trump,
26:33on en a parlé longuement,
26:36cette manière
26:37de faire des revirements,
26:38des volte-faces, etc.
26:39Sauf que,
26:41plus le conflit
26:42s'est installé,
26:43là, on peut parler
26:44d'installation,
26:45d'une certaine façon,
26:45on est quand même
26:46dans le deuxième mois,
26:47plus on s'est rendu compte
26:48qu'il était d'une certaine
26:49manière piégé
26:50et que même,
26:51vous avez vu,
26:52les tentatives
26:54de volte-faces,
26:55les tentatives
26:56de rassurer les marchés
26:57n'ont pas véritablement...
26:58Le taco
26:59marchait un peu moins bien.
27:00Un jour non.
27:02C'est un peu délicat.
27:04Donc,
27:05la limite des un mois
27:06a été mentionnée
27:07pour la partie micro-économique.
27:08En fait,
27:09c'est aussi vrai
27:09pour la partie macro-économique.
27:11Donc,
27:11pour l'Europe,
27:12pour répondre à votre question,
27:13c'est un choc énergétique.
27:14L'ordre des déjà
27:15puisque,
27:15vous l'avez dit,
27:16ça se retranscrit
27:16dans les chiffres de l'inflation
27:17et pas encore totalement.
27:19Non.
27:19Donc,
27:20c'est une baisse
27:20de pouvoir d'achat
27:21pour les ménages.
27:22On sait en plus
27:22le symbole
27:24que représentent
27:25les prix à la pompe.
27:26si on regarde juste
27:27dans l'hexagone,
27:28mais partout,
27:29c'est comme ça.
27:30Ça conditionne aussi
27:30beaucoup les anticipations
27:31d'inflation.
27:33Et à partir du pétrole,
27:34on fait plein de choses.
27:35Vous avez parlé de l'hélium,
27:36il y a aussi les plastiques.
27:38Bien sûr.
27:39Beaucoup des plastiques.
27:40Donc,
27:40il y a beaucoup de choses.
27:41Donc,
27:41ça veut dire
27:42que c'est un choc énergétique
27:43mais même un peu plus large.
27:45Et là où...
27:47Il y a un choc de prix quand même.
27:48Voilà.
27:48Il y a un choc de prix
27:49qui ressemble un peu à 2022.
27:51Je dis bien
27:51qui ressemble un peu
27:52parce que ce n'est pas
27:53la même ampleur.
27:54Et surtout,
27:55on ne part pas du même point de départ.
27:57Enfin,
27:57on n'a pas le même point de départ.
27:58C'est sûr.
27:58Parce que ce qui est très important,
28:00c'est de ne jamais raisonner
28:01toute chose égale par ailleurs.
28:02Il faut regarder
28:03les conditions initiales
28:04de l'économie
28:06à partir du moment
28:06où le choc s'applique.
28:08Et là,
28:09on n'a pas
28:10toute la période Covid,
28:12les goulets d'étranglement
28:13qui ont d'ailleurs
28:16incité
28:16les banques centrales,
28:17on va sans doute en parler,
28:18à patienter un petit peu
28:19en se disant que c'était
28:21transitoire.
28:22Vous avez perdu.
28:24Le premier qui dit
28:25transitoire a perdu.
28:26J'ai perdu.
28:30Et ensuite,
28:30c'est venu se juxtaposer.
28:32Et puis par ailleurs,
28:33je pense que ça aussi,
28:34il faut le rappeler,
28:34on a eu des chocs de demandes
28:36positifs,
28:36d'une certaine manière,
28:37ou en tout cas,
28:37des soutiens budgétaires.
28:39Donc,
28:39on n'est pas du tout
28:40dans la même situation.
28:41C'est un choc de demandes négatif
28:43qui entraîne
28:44un choc de demandes négatif.
28:45D'accord.
28:46Donc,
28:46c'est véritablement
28:47un frein pour l'activité.
28:48D'accord.
28:49Juste d'ailleurs,
28:50la comparaison,
28:51alors on perd entre
28:5215 et 20 millions
28:54de barils le jour
28:55de pétrole
28:56et de produits dérivés
28:59à travers le blocage
29:01d'Ormouz.
29:02Donc,
29:02c'est de l'offre
29:03en moins,
29:04mais ça correspond
29:05à la demande supplémentaire
29:07qu'on avait engrangée
29:08post-Covid
29:09dans ce moment
29:09de reprise
29:11et de croissance folle,
29:13effectivement.
29:13Donc,
29:13on a un écart
29:15entre production,
29:16offre et demande
29:17qui est le même,
29:18sauf que pendant le Covid,
29:19c'était de la demande supplémentaire
29:21par rapport à une offre
29:22qui était stable.
29:22C'est-à-dire que des industriels
29:24vont être très contraints
29:25dans leur activité.
29:26Oui.
29:27Une fois qu'on a dit ça,
29:29Florent,
29:30et on l'explique tous les jours
29:31sur ce plateau
29:32depuis le début du conflit,
29:33que ce n'est pas la même situation
29:34que 2022,
29:37dans quel monde
29:38est-ce que la Banque Central
29:39Européenne
29:39pourrait être amenée
29:41à monter trois fois
29:42cette hausse cette année,
29:43voire plus ?
29:43Vous ne vous en souvenez
29:44peut-être pas,
29:45mais il y a deux mois et demi,
29:46trois mois,
29:47on avait eu une discussion
29:47un peu similaire.
29:48Oui,
29:48vous,
29:48vous étiez,
29:49parce que le débat
29:50était déjà ouvert.
29:51Oui,
29:51mais je préférais ce moment-là.
29:52Mais moi,
29:52je m'en souviens très bien.
29:54Est-ce qu'on va y avoir
29:54une petite baisse
29:55ou est-ce qu'il va y avoir
29:56une petite hausse ?
29:57Voilà.
29:58Et vous m'aviez dit,
29:59mais quand même,
30:00les produits chinois importés
30:01font baisser l'inflation,
30:03etc.
30:03La BCE,
30:04dans leur logiciel,
30:05ils ne sont pas en train
30:05de se dire qu'ils sont en train
30:06de faire une erreur.
30:07Et on s'était dit,
30:09en fait,
30:09il ne faut pas essayer
30:10de pronostiquer
30:10ce qu'ils devraient faire,
30:12mais plutôt ce qu'ils vont faire,
30:13ce qu'ils pourraient faire.
30:14Et là,
30:15on est un peu dans ce cas de figure.
30:16Moi,
30:16pour le moment,
30:17je veux le dire franchement,
30:18là,
30:19je me mouille un peu aujourd'hui,
30:20je me refuse
30:22pour le moment
30:22à marquer
30:23une hausse de taux
30:24de la BCE.
30:25C'est un scénario.
30:28Je ne vois pas
30:30à ce stade,
30:31à ce stade,
30:32comment on peut justifier
30:33nos taux.
30:34En revanche,
30:35je pense qu'elles pourraient
30:36le faire.
30:37Parce que
30:38si on arrive
30:39au 30 avril,
30:40qui est la date
30:41de la prochaine réunion,
30:42avec une situation
30:42qui ne s'est pas normalisée,
30:43voire même s'est empirée,
30:45par simple gestion des risques,
30:47ils vont durcir le ton,
30:49ils vont peut-être
30:50monter les taux
30:51pour éviter
30:51ces fameux effets
30:52de second tour.
30:54Tu mets le risque
30:55dans l'œuf,
30:56plutôt que prendre
30:57le risque
30:57d'attendre
30:58trop longtemps
30:59et se retrouver
31:00face à une inflation
31:01qui,
31:02potentiellement,
31:02serait plus difficilement
31:03maîtrisable.
31:04Alors même que
31:04pour le moment,
31:05c'est bien normal,
31:06on ne le voit pas
31:06dans les chiffres,
31:07cette propagation
31:08à l'inflation cœur,
31:09on a même eu des chiffres
31:09un petit peu meilleurs,
31:10en réalité.
31:10Oui, il est vrai.
31:11Donc,
31:12à mon avis,
31:13ça limite peut-être
31:13un peu ce spectre-là
31:15à ce stade.
31:16Et je terminerai là-dessus.
31:18Si on en arrive
31:20à une hausse des taux
31:21le 30 avril 2026,
31:23parce que la situation
31:23ne s'est pas résolue,
31:25etc.,
31:25je pense que ce sera
31:26un problème
31:27parmi d'autres,
31:28puisqu'en termes
31:28d'activité économique,
31:29en termes d'incertitude
31:30géopolitique,
31:31d'incertitude tout court,
31:33je pense qu'on sera
31:33dans une autre dimension.
31:34Oui.
31:36Si tout continue
31:37de se développer
31:38à ce rythme-là
31:39jusqu'au 30 avril,
31:40effectivement,
31:40la décision de la BCE
31:41ne sera qu'un problème
31:42parmi d'autres.
31:43Sur le comportement
31:44des entreprises,
31:46Joachim,
31:46par rapport à 2022,
31:47est-ce que,
31:48effectivement,
31:49les grandes entreprises
31:50multinationales
31:51ont encore
31:51du pricing power
31:55à démontrer
31:56aujourd'hui,
31:57le coût des entrants
31:58va très très vite ?
31:59Et on l'a vu
31:59dans les dernières enquêtes
32:00PMI,
32:01pareil,
32:01qui ne capturent pas
32:02évidemment toute la situation
32:03du mois de mars,
32:03mais on voit que,
32:04évidemment,
32:04le coût des entrants
32:05monte beaucoup plus vite
32:06que la capacité des entreprises
32:07à transmettre ça
32:08dans le prix final.
32:10Alors,
32:11déjà,
32:11c'est notre métier
32:12d'aller chercher les valeurs
32:13qu'ont du pricing power.
32:14déjà,
32:14on se protège
32:15à moitié là-dessus
32:16en allant chercher
32:17les valeurs
32:18qui ont le plus
32:19de possibilités
32:20d'augmenter les prix.
32:21Après,
32:22est-ce qu'on est
32:22dans l'environnement
32:23de 2022 ?
32:24Je ne pense pas.
32:26C'est vrai qu'on sort
32:27déjà de plusieurs trimestres
32:28où on se posait déjà
32:29la question
32:29sur les tarifs douaniers,
32:31dans quelle mesure
32:32les sociétés
32:34allaient pouvoir
32:35répliquer
32:36sur le prix,
32:37sur le consommateur final.
32:38on vient rajouter ça.
32:40Très honnêtement,
32:42ça fait déjà
32:43depuis un an
32:44qu'on essaye de percevoir
32:45sur les publications
32:46de résultats
32:47si elles en sont capables.
32:48Je pense que là,
32:50honnêtement,
32:50on rentre dans une situation
32:52encore plus complexe
32:53puisqu'on a ce double effet
32:54avec cet effet,
32:55je pense,
32:56qui risque d'être
32:57encore plus violent
32:58pour les entreprises.
33:00Du coup,
33:00je pense que,
33:01honnêtement,
33:02cette saison de publication
33:03de résultats
33:04qui arrive,
33:04donc on aura un mois,
33:06mais qui ne sera pas
33:08totale
33:08et qui est quand même
33:09décalée
33:10puisqu'on le voit,
33:11le prix du pétrole
33:12quand même au niveau
33:12des entreprises
33:13peut prendre un peu
33:14plus de temps.
33:15Et on vient encore
33:15sur les stocks.
33:17Voilà, exactement.
33:18Le dernier bateau
33:19qui a pu traverser
33:20Hormuz jusqu'à Chez Lou,
33:21il arrive là en ce moment.
33:22En fait,
33:22on va écouter
33:23ce que les entreprises
33:24nous disent
33:24sur des publications
33:25de résultats.
33:25Alors,
33:26elles peuvent aussi
33:27donner un peu
33:27de visibilité
33:28puisqu'elles vont publier
33:30au cours du mois de mai.
33:31Donc,
33:32on aura aussi
33:32un peu de visibilité
33:33sur avril
33:34mais elles ne peuvent pas
33:34s'engager non plus
33:35sur des chiffres
33:36très stricts.
33:38Donc,
33:38en fait,
33:38on va découvrir ça
33:39quasiment en juillet-août.
33:42Dans quatre mois,
33:43dans quelle mesure
33:44en fait,
33:44l'environnement
33:45aura encore
33:46totalement chamboulé.
33:47Donc,
33:47c'est extrêmement difficile
33:48dans les métiers
33:49d'ailleurs
33:49de prendre des choix
33:51d'allocations
33:52ou d'achats-ventes
33:53sur des entreprises
33:54sur uniquement
33:55ces postulats.
33:57C'est pour ça
33:58qu'on va chercher,
33:59on essaie d'aller chercher
34:00quoi qu'il arrive
34:01des sociétés
34:01qui ont du pricing power.
34:02Comme ça,
34:03si on a besoin
34:04d'augmenter les prix,
34:05on peut augmenter
34:06l'emprise
34:06sans bousculer les vols.
34:08Il y a encore
34:08du pricing power
34:09dans ce monde
34:09après une succession
34:11de crises
34:11à une fréquence inédite
34:12depuis cinq ans,
34:15Joachim ?
34:16C'est très compliqué
34:17puisque toutes les sociétés...
34:18Avant,
34:18la réponse,
34:19c'était le luxe.
34:20Oui,
34:20c'était la réponse
34:22pendant dix ans.
34:24Mais là...
34:25Le luxe,
34:26c'est compliqué aujourd'hui
34:27d'être positif
34:28quand même sur le luxe.
34:29On le voit,
34:29le pricing power
34:30à court terme
34:31de manière conjoncturelle
34:32s'errode un peu
34:33dans le luxe.
34:34On ne va pas se mentir.
34:36C'est pour ça
34:36qu'au-delà du pricing power,
34:38je réponds un peu
34:39à côté.
34:40Non, non, mais...
34:41C'est qu'on va chercher
34:43certaines grandes thématiques
34:44qui sont plus structurelles
34:46sur la demande.
34:47En Europe,
34:48on parle de souveraineté énergétique,
34:50de souveraineté numérique,
34:51tout ça.
34:52Voilà.
34:53Là, on sait
34:54qu'il n'y a pas trop de risques
34:54sur les prix
34:55et on a surtout
34:56des drivers assez forts.
34:56Et ce n'est pas la volatilité
34:57des prix à court terme
34:58qui change les convictions
34:59qu'on a sur ces thèmes-là.
35:00Au contraire,
35:01c'est peut-être que ces convictions
35:02sont même renforcées aujourd'hui.
35:03Je pense qu'elles sont
35:04renforcées aujourd'hui.
35:05Donc, si vous me posez la question
35:06d'aujourd'hui
35:07d'une allocation
35:08typiquement sur l'Europe,
35:09on va aller chercher
35:10toutes ces thématiques-là.
35:12Et après, individuellement,
35:14mais vraiment,
35:14en stock picking,
35:15on va chercher du pricing power.
35:16Mais sur les grandes thématiques,
35:17par exemple, en Europe,
35:18ça va être ça.
35:19Et le thème de la souveraineté énergétique
35:20en Europe,
35:21ce n'est pas encore surjoué ?
35:22Enfin, je veux dire,
35:23tout le monde est animé
35:25à peu près
35:26par les mêmes réflexions.
35:27Il n'y a pas besoin d'être...
35:28Oui, oui, non, totalement...
35:29Grand clair pour se dire
35:30que la crise du Golfe
35:31ramène encore ce sujet-là.
35:32Ça ne date pas d'hier.
35:34Mais on est sur
35:35des grands éléments structurels,
35:37sur des pans
35:38de 5-10 ans.
35:39Donc, à mon sens,
35:40il n'y a pas de risque
35:41de pull-back
35:43en se disant
35:44qu'on a déjà fait
35:44deux ans de très forte
35:46surperformance
35:46puisqu'on est sur
35:47des drivers structurels.
35:49Léa,
35:50qui a encore du pricing power
35:51dans ce monde ?
35:52Et puis, effectivement,
35:53si le thème de la souveraineté
35:55se décline
35:56à travers plusieurs dimensions
35:57en Europe,
35:58le thème de la souveraineté énergétique,
35:59en est un parmi d'autres ?
36:01Est-ce que c'est un thème
36:02qui doit être renforcé
36:03dans les gestions ?
36:05Absolument.
36:06Alors, premièrement,
36:07le pricing power,
36:07moi, je suis très inquiète
36:08sur ce thème
36:09puisqu'on vient d'une phase
36:11qui est quand même
36:11toute récente,
36:12post-Covid,
36:13donc ça fait 5 ans,
36:13je rajouterai là-dessus
36:14la guerre en Ukraine,
36:15qui a quand même fait
36:15des hausses sur les matériaux,
36:17pas que sur l'énergie,
36:18de hausses des prix
36:19dans à peu près
36:20toutes les industries.
36:21Et le luxe est le meilleur exemple
36:22qui montre
36:22qu'il y a un moment,
36:24le consommateur final,
36:25que ce soit une entreprise
36:26ou que ce soit
36:27un consommateur tout court,
36:28il ne peut plus absorber.
36:29Donc, ça va être quand même
36:30difficile de la faire passer
36:31cette hausse de prix
36:33supplémentaire.
36:33Donc, moi,
36:34je suis très vigilante
36:34sur cette partie pricing power.
36:37Je pense également,
36:38pour revenir sur les propos
36:39des publications,
36:40que les entreprises
36:41ne nous donneront
36:41aucune visibilité.
36:42Ça y est, là aussi,
36:43elles sont bien rompues
36:44à l'exercice,
36:44post-Covid,
36:45post-gare en Ukraine,
36:47mieux vaut ne rien dire.
36:48Donc, on n'aura pas
36:49grand-chose au premier trimestre,
36:50on va nous donner éventuellement
36:51les chiffres d'affaires,
36:52on aura peut-être
36:53un peu plus à la mi-année
36:54parce qu'on aura les marges
36:55et c'est là où le sujet
36:56du pricing power va arriver.
36:57Il n'arrivera pas maintenant,
36:58je ne crois pas.
36:59Pour ce qui est ensuite
37:00de ce que le marché
37:01nous a raconté,
37:01je pense que c'est important
37:02avant de passer
37:03à la partie souveraineté,
37:05le marché nous a donné
37:06des signaux très clairs
37:07ce mois-ci.
37:08Premièrement,
37:08vous voyez les banques,
37:09les banques qui ont quand même
37:10fait un rallye exceptionnel
37:12sur les trois dernières années
37:13qui représentent 25-30%
37:16de certains indices
37:17et qui sont en baisse
37:20significative.
37:20C'était déjà le cas
37:21un peu en début d'année
37:21mais c'était plus
37:22des prises de bénéfices.
37:24Quand les banques baissent,
37:25on vous dit quoi ?
37:26On vous dit
37:26c'est une récession
37:27que le marché est en train
37:28de vous annoncer.
37:29La baisse des banques
37:29va au-delà de la simple
37:31logique de prise de profit ?
37:32Évidemment.
37:33Évidemment.
37:34C'est-à-dire que
37:35normalement les banques
37:36dans le scénario
37:36qu'on entrevoit tous
37:38devraient bénéficier.
37:39L'inflation c'est bénéfique
37:40aux banques,
37:41elles sont toutes
37:41extrêmement solides.
37:42A priori,
37:43la hausse des taux
37:44leur est bénéfique aussi
37:45même si c'est
37:45un aplatissement.
37:47C'est ça le problème.
37:48Mais ça dépend.
37:49On peut jouer
37:49entre les banques du nord
37:50et les banques du sud.
37:52Elles ont toutes baissé
37:53et quand les banques baissent
37:54c'est parce qu'on presse
37:55une récession.
37:55Et d'ailleurs,
37:56elles ont baissé
37:56plus fortement en Italie
37:57parce que le choc pétrolier
37:59en Italie
38:00il est plus fort.
38:01Donc ça c'est la première chose.
38:02La deuxième chose
38:02que le marché nous a dit
38:03je parle des grandes masses
38:04parce que je trouve
38:05qu'elles sont intéressantes.
38:05Donc le secteur bancaire
38:06redevient un indicateur macro.
38:07Voilà.
38:08Et celui-là
38:08il pourrait être intéressant
38:09à regarder
38:09parce qu'il peut être gagnant
38:11dans beaucoup de scénarios.
38:12Parce que les actions
38:12bancaires baissaient
38:15et là ce qu'on voit
38:16depuis hier maintenant
38:17c'est que les taux longs
38:18arrêtent de monter
38:19quand le pétrole monte.
38:20Voilà.
38:21C'est ça
38:21c'est la fameuse
38:23décorrélation des actifs.
38:23On voit des investisseurs
38:24obligataires
38:25qui sont peut-être
38:25en train de se dire
38:26après un mois de guerre
38:27et de pétrole
38:27à plus de 100 dollars
38:29peut-être que le bon
38:31mouvement
38:31c'est pas de jouer
38:33l'inflation
38:33ou la prime d'inflation
38:35peut-être que le bon mouvement
38:35c'est de jouer
38:36la destruction
38:37d'actifs.
38:38Exactement.
38:38Et les banques
38:39nous l'ont dit
38:39dès le début
38:40en tout cas le secteur
38:41c'est pas les banques
38:42qui ont parlé
38:43c'est le marché
38:43qui l'a joué.
38:44Et le deuxième secteur
38:45qui est très intéressant
38:46qui nous donne aussi
38:46une indication
38:47c'est l'immobilier
38:48qui est le plus sensible
38:48à la courbe des taux
38:49je mets de côté
38:50les fameux producteurs
38:51d'électricité
38:52qui sont très sensibles
38:53à la courbe des taux
38:53mais qui sont sauvés
38:54par la partie souveraineté
38:55l'immobilier s'est effondré
38:57l'immobilier coté
38:58s'est effondré
38:59après avoir fait
39:00un début d'année
39:01exceptionnel
39:01porté par toutes les bonnes tendances
39:03Et bien voilà
39:04donc quelque part
39:05le marché est en train de vous dire
39:05c'est acté
39:06Donc qu'est-ce qu'il nous reste
39:08effectivement
39:08je souscris au sujet souveraineté
39:10mais il est tellement long
39:11et on le connaît par cœur
39:13mais c'est bien
39:14c'est bien
39:14parce que ça nous réveille
39:15après la souveraineté
39:16sur les médicaments
39:16maintenant c'est la souveraineté
39:17sur l'énergie
39:18on a eu la souveraineté
39:19sur l'armement
39:19on va peut-être enfin
39:20avoir une souveraineté
39:21Et c'est pas surjoué ?
39:22Non ça je pense pas
39:23pour le coup
39:24il y a vraiment des opportunités
39:25encore très intéressantes
39:26Le thème défense
39:27qui faisait quand même partie
39:27qui était la première brique
39:28de la souveraineté
39:29ce thème-là
39:30depuis le début de la guerre
39:30il baisse
39:31Oui c'est vrai
39:32et alors à mon avis
39:33c'est pas parce que c'est surjoué
39:35en revanche sur le thème
39:36de la souveraineté énergétique
39:37on est le réseau
39:38il faut quand même avoir un chiffre
39:39enfin c'est pas un chiffre
39:39mais en tout cas une idée en tête
39:40le réseau européen
39:42en termes de distribution
39:43est le plus obsolète
39:44du monde désormais
39:45il est plus vieux
39:46que le réseau des Etats-Unis
39:48donc on a plein d'acteurs
39:49encore très intéressants
39:50Investir dans les réseaux
39:51on est pile un an après
39:52je crois le blackout historique
39:54de la péninsule ibérique
39:56lié notamment
39:58à la défectuosité du réseau
40:00si on a bien compris
40:01ce qui s'était passé là-bas
40:02oui de voir que le pétrole
40:03continue de monter
40:04ou se maintient des taux élevés
40:05et de voir les taux qui baissent
40:06là depuis hier
40:08le marché change un peu
40:09de vision peut-être
40:11oui oui oui
40:12c'était quelque chose
40:13enfin nous chez ECOFI
40:15qu'on avait prévisible
40:16c'est toujours facile
40:17à partir d'un certain moment
40:19mais disons qu'on se disait
40:20au début effectivement
40:21le marché joue le risque inflationniste
40:23les hausses de taux
40:25voilà surtout sur la partie courte
40:27ça s'est beaucoup redressé
40:28maintenant on commence à dire
40:30mais on en revient
40:31à cette fameuse limite
40:32on se dit si ça s'installe
40:33ça veut dire des gaz économiques
40:35et ce qui veut dire aussi
40:36que pour les banques centrales
40:37pour revenir à la BCE
40:38parce que j'ai encore des choses
40:39à dire
40:39c'est un sujet qui m'anime
40:40c'est un sujet qui m'anime
40:42on peut dire un mot de la fête aussi
40:43la différence qu'il peut y avoir
40:45je vais mettre les deux en même temps
40:47pour une banque centrale
40:49dans une telle configuration
40:50il n'y a que des coûts à prendre
40:52puisque c'est une inflation exogène
40:54un choc d'offre négatif exogène
40:56sur une situation
40:57on ne sait pas
40:57on monte les taux
40:58parce que l'inflation augmente
41:00on tue l'activité
41:01enfin on baisse l'activité
41:02on veut soutenir l'activité
41:04parce qu'on pense
41:04que l'inflation plus tard
41:05va baisser
41:06parce que la destruction
41:07de demandes va être telle
41:08en soutenant l'activité
41:09on peut faire régérer
41:10donc il n'y a que des coûts à prendre
41:11je trouve
41:13pour leur donner du crédit
41:14que la communication
41:15de la banque centrale européenne
41:16ce n'est pas forcément partagé
41:18je la trouve assez bonne
41:19ah
41:20ouais
41:20non
41:21oui
41:22en fait
41:23il y a une manière
41:24de s'acheter du temps
41:24ouais
41:25en disant
41:27mais de manière assez pragmatique
41:29et franchement
41:29le travail qu'ils ont fait
41:30sur les scénarios
41:31la banque centrale européenne
41:32c'est remarquable
41:32c'est remarquable
41:34non non mais c'est vrai
41:34c'est remarquable
41:35ils ont intégré très tôt les choses
41:36évidemment le cutoff au 11 mars
41:38c'est pas la même situation
41:39qu'aujourd'hui
41:40mais
41:41franchement
41:42chapeau
41:42et en termes de communication
41:45il y a cette idée de dire
41:47la théorie veut qu'on voit
41:48qu'on regarde au travers de ce choc
41:52parce qu'il faut qu'on soit sûr
41:54que les anticipations d'inflation dérapent
41:56que les renégociations salariales se fassent
41:57qu'il y ait des fameux effets de second tour
41:59là on agit
42:00parce qu'il y a risque de propagation
42:02ailleurs
42:02c'est pas juste un choc transit
42:04mais en même temps
42:06c'est là où c'est malin
42:07ils disent qu'ils sont prêts
42:09à agir très rapidement
42:10et à se conformer
42:12au mandat de stabilité des prix
42:13ce qui veut dire que
42:13dans le même temps
42:15ils cassent pas
42:15les anticipations de marché
42:16qui sont quand même
42:17vachement fortes
42:18élevées
42:18bien sûr
42:19donc pour revenir sur le marché de taux
42:20ça leur donne un peu de marge de manœuvre
42:22pour la suite
42:23sur le marché de taux
42:24sur la partie longue
42:24on se dit
42:25il y a quand même pas mal de choses
42:26qui sont intégrées
42:28alors ils sont peut-être vraiment très malins
42:32en termes de scénario
42:33nous on s'est dit
42:34si il y a hausse de taux
42:35il n'y en aura pas trois
42:36oui
42:37donc en fait
42:37en matière de stratégie
42:39si on essaie de coupler
42:40avec le scénario BCE
42:41qui est un peu bancal
42:41parce que je dis statu quo
42:42mais en même temps
42:43c'est possible que ça le fasse
42:45ça veut dire que
42:46sur les taux
42:46il y a quand même
42:47pas mal de choses intégrées
42:48c'est-à-dire que la communication
42:50est quand même
42:50vachement bien orchestrée
42:53mais ils le savent tout ça
42:54tout ce qu'on se dit
42:55évidemment qu'ils ont ces débats-là
42:57les chocs d'offres négatifs
42:58ça leur est pas
42:59c'est étranger
42:59c'est étrange ironique
43:00voilà pardon
43:02et d'ailleurs
43:02j'achète ce point
43:03le resserrement des conditions financières
43:05par le biais des anticipations
43:06de hausse de taux
43:07ça se rajoute au choc énergétique
43:08et frein sur l'activité
43:10donc d'une certaine manière
43:12ça règle le problème quoi
43:14ouais j'aime pas trop ça
43:15mais oui
43:15il y a un peu
43:16de toute façon la situation
43:17est tellement inconfortable
43:19et pour la Fed
43:20est-ce qu'elle peut encore
43:20baisser ses taux elle ?
43:21la Fed ?
43:22ouais
43:22bon je ne pensais pas
43:24à grand chose avant là-dessus
43:25c'est vrai
43:26ça c'est mon scénario personnel
43:29encore moins aujourd'hui
43:30forcément
43:31après il y a deux mandats
43:33Jerome Powell l'a rappelé
43:34Christopher Waller l'a rappelé
43:36ils sont peut-être un peu
43:37parfois beaucoup plus sensibles
43:38à ce qui se passe sur l'emploi
43:39donc si ça se dégrade sur l'emploi
43:41on pourrait avoir baisse de taux
43:41mais en même temps
43:43l'inflation est très élevée
43:44il y a le mandat de 2%
43:45qu'il faut essayer d'attraper
43:49sachant qu'il rate la cible
43:51depuis quasiment 4-5 ans
43:53parce qu'il y a des parallèles
43:54qui sont faits avec les années 90
43:55l'invasion du Koweït par l'Irak
43:57mais à cette époque-ci
43:58il n'y avait pas cette forward guidance
43:59sur les 2%
44:00aussi forte
44:02ils ont réagi
44:02parce que le taux de chômage
44:03avait augmenté
44:04mais la situation économique
44:05on en revient en condition initiale
44:06n'était pas tout à fait la même
44:07c'était un peu plus bancal
44:08même si aujourd'hui
44:09il y a des fragilités
44:10le consommateur américain
44:11est baissé son taux d'épargne
44:13les revenus ont baissé
44:14la consommation commence un peu
44:15à se réduire
44:16à ralentir
44:17même si elle est quand même
44:17sur des niveaux très corrects
44:20il y a un truc qui se joue
44:22sur la Fed
44:22mais la logique voudrait
44:23que ça soit un statut court
44:26on verra
44:27les prochaines réunions
44:28sont fin avril
44:2828-29 pour la Fed
44:29et 30 avril je crois
44:30pour la Banque Centrale Européenne
44:32et la Banque d'Angleterre
44:34un mot pour finir Joachim
44:36je voyais ce petit chiffre
44:38autour du Nasdaq
44:39le PE forward du Nasdaq
44:41est quasiment identique
44:42à celui du S&P 500
44:43aujourd'hui
44:43enfin l'écart
44:44est de moins de 2 points
44:46et c'est assez rare
44:47de voir en relatif
44:48le Nasdaq
44:49aussi peu cher
44:50si je puis dire
44:51par rapport au marché général
44:52quoi
44:52oui puisque
44:54je pense que c'est compliqué
44:55aujourd'hui
44:56pour les analystes
44:57de revoir
44:58de manière
44:59précise
45:00c'est plus le signe
45:00que les analystes
45:00n'ont pas encore bougé
45:01voilà
45:01je pense que les analystes
45:03n'ont pas encore bougé
45:04et puis on a eu quand même
45:05une forte baisse
45:06sur les Mac 7
45:07aujourd'hui
45:07depuis le début de l'année
45:08donc tout ça fait qu'on a
45:11oui
45:12un Nasdaq
45:12qui se paye
45:14quasiment moins cher
45:14que le S&P
45:15avec une vigilance
45:17à avoir quand même
45:17une sélection
45:18peut-être un peu plus importante
45:19du coup
45:21mais encore une fois
45:22les publications de résultats
45:23qui vont apporter
45:23beaucoup d'informations
45:24et sans doute des révisions
45:26donc ça peut
45:27ça peut combler
45:28le gap de valeur
45:30jusqu'à présent
45:30aux Etats-Unis
45:31en tout cas
45:31les perspectives bénéficiaires
45:34ont été revues
45:35à la hausse
45:35depuis le début de l'année
45:37au 27 mars
45:38jusqu'à la fin
45:39de la semaine dernière
45:40donc on n'a pas encore eu
45:41effectivement l'intégration
45:42de ce mois de mars
45:43dans les nouvelles perspectives
45:45des analystes
45:46merci à vous trois
45:46d'avoir été invités
45:47de Manette Marché
45:48ce soir
45:48Joachim Jean
45:49Monsartis
45:50Léa Dunant-Châtelet
45:51DNCA
45:51et Florent Vabon
45:52et Kofi
46:03Le dernier quart d'heure
46:04de Smartbourg
46:04chaque soir
46:05c'est le quart d'heure
46:05thématique
46:06une fois par mois
46:07nous explorons justement
46:08une grande thématique
46:09d'investissement
46:10avec les équipes
46:10de Galilée Asset Management
46:12et son président
46:12à mes côtés
46:13en plateau
46:13Ronny Michali
46:14bonsoir Ronny
46:15bonsoir Grégoire
46:1625 thématiques
46:17que vous décryptez
46:18grâce à votre modèle
46:19de recherche propriétaire
46:20le fameux codex
46:21des thématiques
46:22et on s'arrête
46:22ce mois-ci avec vous
46:24sur une thématique
46:25j'allais dire
46:25malheureusement
46:26très actuelle
46:27en raison de la crise
46:29iranienne
46:29de cette guerre
46:30dans le Golfe
46:30et du blocage
46:31du détroit d'Hormuz
46:32le thème du défi alimentaire
46:35de quoi parle-t-on
46:36concrètement Ronny ?
46:37absolument
46:37alors déjà
46:39il y a beaucoup de gens
46:40qui me disent
46:40mais pourquoi c'est
46:41une thématique d'investissement
46:42le défi alimentaire
46:43ça existe depuis
46:45très longtemps
46:47on me dirait
46:48la cybersécurité
46:49bon ben voilà
46:50on comprend
46:50la digitalisation
46:52de l'économie
46:52etc
46:53voilà
46:53mais le défi alimentaire
46:55ça existe depuis
46:55Mathieu Zalem
46:56donc en fait
46:58l'idée c'est de dire
46:59les thématiques
47:01elles sont issues
47:02de méga tendances
47:03voilà
47:03elles sont issues
47:04de méga tendances
47:06ça veut dire
47:06des tendances structurelles
47:07qui vont passionner
47:08le monde de demain
47:08même le fait que ça existe
47:09depuis très longtemps
47:10pour moi ça valide même
47:11plutôt l'idée
47:12que c'est justement
47:12une vraie grande thématique
47:14de fond quoi
47:15oui en fait
47:15il faut juste
47:16se poser la question
47:17est-ce que
47:17il y a des tendances
47:18de fonds qui actuellement
47:20vont pouvoir faire
47:20que boursièrement
47:21la thématique d'investissement
47:23qui dépend de la méga tendance
47:24va pouvoir avoir
47:26une évolution
47:26en bourse
47:27et donc effectivement
47:29alors il y a les
47:30il y a les micro tendances
47:32il y a même
47:32les nano tendances
47:33qui sont des modes
47:34il y a les micro tendances
47:35qui sont des tendances
47:36passagères on va dire
47:36et puis il y a les méga tendances
47:38et là
47:38on a six méga tendances
47:41qui soutiennent la thématique
47:42alors franchement
47:44on se voit tous les mois
47:45Grégoire
47:45mais je ne crois pas
47:47être venu une fois
47:48avec une thématique
47:49qui a six méga tendances
47:50alors
47:51six moteurs
47:51six moteurs
47:52alors évidemment
47:53la croissance
47:53de la population mondiale
47:56on a la raréfaction
47:57des ressources naturelles
47:59on a l'exode rural
48:00et l'urbanisation rapide
48:02surtout dans les pays émergents
48:03on a la surconsommation
48:06et le gaspillage alimentaire
48:07qu'on n'arrive pas vraiment
48:08à freiner
48:08on a l'essor
48:11de la nutrition de qualité
48:12aussi face au développement
48:13de l'opésité
48:14et puis
48:15on a le changement
48:16des conditions climatiques
48:17qui entraînent bien sûr
48:19des sécheresses
48:19des catastrophes naturelles
48:21qui sont plus nombreuses
48:22et donc
48:23bien sûr
48:24toutes ces
48:24voilà
48:25toutes ces méga tendances
48:26vont pouvoir catalyser
48:27un petit peu
48:29cette thématique
48:30donc ça
48:31ça fait partie
48:31des facteurs structurels
48:33pour que ce soit
48:33une vraie thématique
48:34d'investissement
48:35il faut qu'elle soit
48:35structurelle
48:36internationale
48:37et transversale
48:38donc
48:40internationale
48:41évidemment
48:42il n'y a pas de question
48:43là-dessus
48:43déjà c'est l'ODD
48:44numéro 2
48:45des Nations Unies
48:46donc éliminer la faim
48:47dans le monde
48:48il y a 3 chiffres
48:50qui sont quand même
48:50assez parlants
48:52environ
48:53toutes les 11 secondes
48:55on a un enfant
48:56de moins de 5 ans
48:58qui meurt
48:59à cause de la faim
48:59dans le monde
49:00ça c'est le premier chiffre
49:01deuxième chiffre
49:02environ
49:03un milliard de personnes
49:05consacrent encore
49:0660
49:06à 80%
49:08de leurs revenus
49:08uniquement pour l'alimentation
49:10et troisième chiffre
49:12si le gaspillage alimentaire
49:13était un pays
49:14Grégoire
49:15ce serait
49:16le troisième pays
49:17ce serait en troisième position
49:19en termes d'émissions
49:20de gaz à effet de serre
49:21après
49:22les Etats-Unis
49:23et la Chine
49:24donc ça c'est vraiment
49:25voilà
49:25c'est vraiment très très parlant
49:27et puis
49:28donc
49:29au niveau international
49:30on peut aussi dire
49:31voilà
49:32évidemment
49:33il y a toutes ces problématiques
49:34de malnutrition
49:35300 millions de personnes
49:36en Afrique
49:3620% de la population
49:38africaine
49:396 à 8%
49:40de la population
49:41en Asie encore
49:42et de l'autre côté
49:43on n'a aussi
49:44pas uniquement la faim
49:45on a aussi le problème
49:46de santé
49:46avec 40%
49:48des adultes
49:49aux Etats-Unis
49:50qui sont en situation
49:51d'obésité
49:52et puis enfin
49:53pour l'international
49:54on peut aussi ajouter
49:55on voit que c'est une thématique
49:57internationale aujourd'hui
49:58avec la situation
49:59dans le détroit d'Hormuz
50:00il y a 40%
50:01du commerce maritime
50:02des engrais
50:03qui passe
50:03par le détroit d'Hormuz
50:04on a eu l'urée par exemple
50:07qui a eu une augmentation
50:08de 30%
50:09de son prix
50:11tout ce qui est azote
50:13phosphate
50:13et tout ça passe
50:14par cette région aussi
50:15et je vous invite
50:16à regarder la performance
50:17de Darling Ingredients
50:20je ne sais pas si vous connaissez
50:21qui est un spécialiste
50:22des fertilisants
50:23des engrais
50:24des engrais
50:25mais naturels
50:26avec des bio-nutriments
50:28qui a eu une performance
50:29assez sympathique
50:30ces derniers temps
50:31c'était une bonne valeur
50:33pour se couvrir
50:34contre ce choc
50:35du détroit d'Hormuz
50:36exactement
50:36je crois que c'est plus de 110%
50:38sur un an
50:39et le décollage
50:40a été vraiment très important
50:41ces derniers temps
50:42peut-être un dernier mot
50:44Grégoire
50:44sur le fait que
50:45cette thématique
50:46est transversale
50:48transversale
50:48ça veut dire multisectorielle
50:50il y a l'industrie
50:51avec les trackers
50:52les marchés agricoles
50:53on peut penser à John Deere
50:54par exemple
50:54il y a les matériaux de base
50:56les producteurs de blé
50:58céréales, riz
50:58etc
50:59il y a la consommation de base
51:01avec les Nestlé
51:01les Danone
51:03il y a aussi
51:04transport, logistique
51:05emballage
51:06alors ça c'est plutôt
51:06des sous-secteurs
51:07et puis
51:08il y a la tech
51:09aussi qui fait partie
51:10de cette industrie
51:11avec des outils numériques
51:13pour le contrôle
51:14de la qualité
51:14ou encore
51:15la disponibilité
51:17des stocks
51:17qu'est-ce que tout ça donne
51:19en matière de chiffres
51:20là aussi
51:21c'est grâce aux outils
51:23de Galilée
51:24Asset Management
51:25Galilée Trends
51:26vous mesurez
51:27vous valorisez
51:28ces grandes thématiques
51:30qu'est-ce qu'on peut dire
51:31de la performance boursière
51:32de cette thématique
51:33du défi alimentaire
51:35aujourd'hui
51:35René ?
51:37Absolument
51:38alors dans Galilée Trends
51:39bien sûr
51:39on va tout d'abord
51:40regarder les performances
51:41et puis
51:42il y a un graphique
51:46qui relate un petit peu
51:47les performances
51:48de cette thématique
51:49qui franchement
51:50était catastrophique
51:51ces dernières années
51:52depuis 22
51:52c'était compliqué
51:53quoi
51:5422-23
51:54il y a une grande divergence
51:55entre le marché mondial
51:56et cette thématique
51:57Absolument
51:57alors sur ce graphique
51:59on voit la thématique
52:00en bleu
52:01donc c'est notre
52:02indicateur thématique
52:03dans Galilée Trends
52:04on en a 25
52:05pour toutes les thématiques
52:06là c'est l'indicateur thématique
52:08du défi alimentaire
52:10et on a le MSCI World
52:11donc on est beaucoup
52:12en retrait
52:13l'année où
52:14effectivement
52:15le défi alimentaire
52:17a joué son rôle
52:18on va dire
52:19d'amortisseur
52:19c'est 2022
52:20encore que
52:21en 2022
52:21on fait moins 12
52:22et le MSCI
52:23il fait moins 19
52:24donc on amortit
52:24mais pas à attendre ça
52:26sinon 2023
52:27en sous-performe
52:272024
52:282025
52:28il y a juste
52:29depuis le début de l'année
52:30on est positif
52:32plus 7,6%
52:34alors que
52:35le MSCI World
52:36est négatif
52:36et donc ce qu'on peut dire
52:38de manière générale
52:39si on regarde le PI
52:40c'est que c'est
52:41donc la valorisation
52:42cette fois
52:42la valorisation
52:43absolument
52:44donc c'est
52:45l'autre graphique
52:47qui est assez parlant
52:49c'est une thématique
52:50plutôt value
52:51globalement
52:52qui a souffert
52:53de l'engouement
52:54massif
52:55sur les valeurs tech
52:56ces dernières années
52:58c'est une thématique
52:59qui aujourd'hui
53:00profite de son caractère défensif
53:02et on était
53:03alors on peut voir
53:04sur le graphique
53:04qu'on est toujours moins cher
53:06que le MSCI World
53:06depuis décembre 2019
53:10et c'est une thématique
53:11qui effectivement
53:11se payait 0,6 fois lundi
53:13si on compare par lundi
53:15par rapport à lundi
53:16donc
53:19aux alentours
53:19des 16 fois
53:21qui est toujours
53:21aux alentours
53:22des 16 fois aujourd'hui
53:23sauf que l'indice a diminué
53:24on voit
53:25effectivement
53:26sur ce graphique
53:27que l'indice
53:27est en train de rejoindre
53:28à la baisse
53:29la thématique
53:30donc relativement
53:31elle s'est bien comportée
53:33ces derniers temps
53:33elle a mieux tenu
53:35que le marché mondial
53:37dans son ensemble
53:38qu'est-ce qu'on peut dire
53:39rapidement
53:39des points forts
53:41un peu structurels
53:42des points faibles
53:43là aussi un peu structurels
53:44de cette thématique
53:45Ronnie
53:46oui sur les points forts
53:47alors j'en ai déjà cité
53:48pas mal
53:49effectivement
53:49on va pouvoir être
53:51rapide
53:51bon bien sûr
53:52c'est une valeur défensive
53:53on vient de le dire
53:54il y a aussi une élasticité
53:56faible
53:57de la demande
53:58parce que c'est pas
53:59parce que c'est la crise
53:59qu'on doit pas se nourrir
54:01ça fait quand même partie
54:02de la consommation de base
54:03en tout cas pour une partie
54:05de cette thématique
54:05défi alimentaire
54:07et la raréfaction
54:09de certaines ressources
54:10je pense notamment
54:10aux céréales
54:11à la viande
54:12aux poissons
54:14peut avoir tendance
54:16à porter les prix
54:17à la hausse
54:18pour certains acteurs
54:20de cette thématique
54:21au niveau des points faibles
54:23on a une thématique
54:25qui est un peu
54:26boring
54:27comme on dit
54:29effectivement
54:29bon du Nestlé
54:31ou du Danone
54:33ces dernières années
54:34c'est pas ce qui a attiré
54:36les flux
54:38les investisseurs
54:39en période de risque
54:41off
54:41se sont un peu
54:43impatientés
54:44sur ces valeurs
54:45mais là on est
54:45à nouveau en risconne
54:46donc évidemment
54:47ça change un peu
54:48la donne
54:48il y a l'impact
54:49de l'inflation
54:50des matières premières
54:51et le prix
54:52des machines agricoles
54:53qui a aussi monté
54:55et qui n'a pas
54:57forcément été compensé
54:58par
54:59au niveau du produit fini
55:01une inflation
55:01aussi grande
55:02il y a bien sûr
55:04tout ce qui est sécheresse
55:05inondation
55:05catastrophe naturelle
55:06qui sont plus
55:08courantes
55:09et qui peuvent impacter
55:10les valeurs en bourse
55:11et il y a la guerre des prix
55:12dans le domaine
55:14de la distribution
55:14voilà
55:15qui fait que
55:16quand même
55:17les marges
55:17peuvent baisser
55:18sur un certain nombre
55:19d'acteurs de cette thématique
55:20bon
55:21mais thématique
55:21très large
55:22effectivement
55:23avec beaucoup de moteurs
55:24beaucoup de
55:25méga tendances
55:27qui soutiennent
55:27cette thématique
55:28et effectivement
55:28on va du producteur
55:30des machines outils
55:31jusqu'à la grande
55:32distribution alimentaire
55:33avec chaque fois
55:34des modèles économiques
55:35assez différents
55:36des profils d'entreprise
55:37qui sont
55:38assez différents
55:39comment on peut
55:40s'exposer
55:41à la thématique
55:41là aussi
55:42alors vous faites
55:43un job
55:43de sélectionneur
55:44de fonds
55:45presque si je puis dire
55:46Rony
55:47qu'est-ce que vous avez trouvé
55:49effectivement
55:49dans l'univers
55:52des fonds
55:53qu'est-ce que vous avez trouvé
55:54comme produit
55:55qui vous paraissent
55:56intéressant
55:56pour rejouer
55:57cette thématique
55:58du défi alimentaire
55:59alors vous avez dit
56:00Grégoire
56:00thématique très large
56:01en général
56:02quand il y a
56:02thématique très large
56:03ça veut dire
56:04plutôt des fonds
56:05que des ETF
56:06parce que pour les ETF
56:08il faut une thématique
56:09assez étroite
56:10pour pouvoir bien traquer
56:11je parlais de la cybersécurité
56:12tout à l'heure
56:13il y a des indices
56:14cybersécurité
56:15facilement traquables
56:16et il y a des
56:17des thématiques plus larges
56:19qui sont moins
56:20facilement traquables
56:21donc
56:21pour la thématique
56:23dans son ensemble
56:24il y a évidemment
56:25le fonds
56:25PICT Nutrition
56:27qui est
56:28le plus connu
56:29une référence
56:31411 millions
56:32d'encours
56:33d'euros
56:3441 titres
56:35créé en 2009
56:36donc beaucoup
56:37de track record
56:38il ne faut pas
56:39être allergique
56:40aux US
56:40parce qu'il y a
56:4160% de sociétés US
56:43à l'intérieur
56:43on retrouve
56:44des Direnco
56:45on retrouve
56:46des Novonesis
56:47aussi
56:47on retrouve Danone
56:49parmi les premières
56:50lignes de ce fonds
56:51donc ça c'est vraiment
56:52le fonds large
56:53sur toute la thématique
56:54simplement
56:55toute la thématique
56:56n'a pas forcément
56:56bien fonctionné
56:57ces derniers temps
56:58et si vous voulez
57:00vraiment aller
57:00pour jouer
57:01conjoncturellement
57:02on va dire
57:03la fermeture
57:03d'Hormuz
57:04ou des choses
57:05comme ça
57:05peut-être aller
57:06sur l'ETF
57:07de iShares
57:08donc BlackRock
57:10iShares
57:11Agribusiness
57:11donc là c'est vraiment
57:13plus spécifique
57:14je disais
57:15plus étroit
57:15on a plutôt des ETF
57:17plus large
57:17c'est l'agro
57:18l'agri quoi
57:19exactement
57:20donc 472 millions
57:21de dollars
57:22cette fois-ci
57:23d'encours
57:2453% d'US
57:258% de Japon
57:267% de Canada
57:27donc l'Europe
57:28vient beaucoup plus loin
57:29dans les valeurs
57:30de l'indice
57:31alors que pour piqueter
57:32de nutrition
57:32juste après les US
57:33on a les principaux
57:34pays européens
57:35notamment l'Allemagne
57:36la Suisse
57:36là c'est pas le cas
57:38et on va retrouver
57:40des valeurs
57:40plutôt agricoles
57:41dans ce fonds
57:43comme Corteva
57:43je sais pas si vous
57:44connaissez
57:45c'est une société
57:46qui va faire
57:47des semences
57:48des herbicides
57:48des insecticides
57:50des fongicides
57:51vraiment voilà
57:52directement liés
57:53au business agricole
57:55donc un thème plus spécifique
57:56enfin deux facettes
57:58deux manières
57:59de jouer effectivement
58:00la thématique
58:00soit au sens large
58:01soit avec un spectre
58:03et un univers
58:03un peu plus spécifique
58:05absolument
58:06et donc pour
58:07des fonds
58:08pour ceux qui veulent
58:09la gestion active
58:09et des ETF
58:10pour ceux qui aiment
58:11la gestion passive
58:12merci beaucoup Ronny
58:13Ronny Michali
58:14qui vient nous voir
58:15chaque mois dans l'émission
58:16pour le décryptage
58:17d'une grande thématique
58:18d'investissement
58:18le président de Galilée
58:19Asset Management
58:20Asset Management
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