- il y a 2 heures
Ce mardi 19 mai, Hugo Babay, journaliste BFM Business, Estelle Ménard, directrice des investissements chez LCL, et Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel, se sont penchés sur le bilan du G7 Finances qui s'achève aujourd'hui à Bercy, le marché obligataire qui reste sous pression, l'arrivée de Kevin Warsh à la tête de la FED, la BCE qui pourrait probablement relever ses taux au mois de juin, le bras de fer qui continue entre l'Iran et les États-Unis, la crainte d'une pénurie de bière à la Coupe du Monde 2026, ainsi que la course à l'énergie pour nourrir l'IA entre la Chinois et les Américains, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06BFM Business est partout jusqu'au cœur du G7 Finance qui vient d'avoir lieu à Paris.
00:09Les ministres des Finances, les grands argentiers du G7 réunis dans la capitale française
00:13alors que l'inflation risque de durer en fonction de ce conflit là-bas au Moyen-Orient.
00:16Hugo Babé, notre envoyé spécial sur place donc à Bercy.
00:19Hugo, vous avez assisté à ce G7 Finance.
00:22Que retenir ? Quel bilan ? Quelle communication de la part des participants ?
00:27Un accord commun en 12 points a été adopté sur les crises, les déséquilibres mondiaux et les terres rares.
00:34Il a été adopté par l'ensemble des ministres des Finances des pays du G7
00:38après deux journées de réunion, de discussion résumée par le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Gallo.
00:46Je peux dire avec le recul de 11 années et donc beaucoup de points de comparaison
00:52que le G7 de Paris, ce G7 de Paris a été un très bon G7.
00:57Les discussions intervenaient évidemment dans un moment difficile
01:00mais je crois qu'elles ont eu trois caractéristiques qui font le succès.
01:03Elles ont été sans complaisance et lucides face à la gravité de la situation, face aussi au désaccord.
01:10Elles ont été libres, entre responsables de haut niveau et puis elles ont été en confiance.
01:16Dans le détail, le G7 a d'abord réaffirmé un soutien indéfectible à l'Ukraine avec plusieurs mesures.
01:23Le maintien, voire le renforcement des sanctions contre la Russie, le maintien du gel des avoirs russes
01:29et un soutien à la reconstruction du pays et à la sécurisation du site nucléaire de Tchernobyl.
01:35Sur les terres rares, un accord de coopération a été signé avec une mobilisation accrue des banques de développement
01:41et une conférence annoncée en juin pour débloquer les investissements sur le commerce mondial.
01:47Seul le e-commerce et les petits colis ont réuni tous les pays du G7
01:51pour plus de contrôle et une lutte multilatérale contre les fraudes.
01:56Et enfin, deux points d'actualité.
01:57Le G7 pointe explicitement les surplus et les déficits excessifs qui alimentent les tensions commerciales
02:04et le retour à une circulation sûre dans le détroit d'Hormuz est jugé impératif par l'ensemble des pays
02:11du G7.
02:11Hugo Babé, notre envoyé spécial à Bercy, qui a suivi ce G7 Finance
02:15où se sont réunis les ministres des Finances des pays du G7, les grands argentiers aussi.
02:19Alors, Kevin Walsh n'y était pas puisqu'il ne sera intronisé.
02:22Il ne prêtera serment à la tête de la FED le vendredi, Kevin Walsh.
02:25Mais l'un des vice-présidents de la FED représentait quand même bien sûr ici à Paris aussi
02:28à ce G7 Finance la réserve fédérale.
02:30On va continuer de tirer le bilan de ce G7 Finance et les perspectives que ça ouvre pour les marchés.
02:34Avec Estelle Ménard, elle nous rejoint, directrice d'investissement de LCL.
02:37Bonsoir Estelle.
02:38Bonsoir Guillaume.
02:39Ravie de vous retrouver.
02:39Wilfried Galland aussi nous accompagne.
02:41Bonsoir Wilfried.
02:42Bonsoir Guillaume.
02:42Directeur stratégiste de Montpensier-Arbevel.
02:44J'ai presque envie de dire qu'il tombait bien ce G7 Finance,
02:47enfin en tout cas dans le timing, parce qu'on est en pleine accélération de l'inflation
02:49et on est dans la phase où on se rend compte que cette inflation va peut-être finalement durer.
02:53On est dans la bascule psychologique un peu.
02:55Est-ce qu'il a été utile ce G7 Finance ?
02:57Est-ce que vous arrivez à en tirer des fruits, on va dire, prometteurs pour la suite ?
03:01Alors sur l'inflation, il ne servit strictement à rien, bien sûr, comme attendu.
03:07Le vrai sujet du G7 Finance était d'abord d'exister, et d'exister avec les Américains.
03:13Et avec les Américains, en l'occurrence avec Scott Bessette,
03:16qui à la fin de ce G7 Finance a clairement manifesté sa satisfaction
03:21d'avoir échangé sur des sujets sur lesquels Hugo est effectivement revenu,
03:27mais globalement des sujets de souveraineté qui sont des sujets communs à l'ensemble des pays du G7.
03:30Et je pense que le premier succès de ce G7 Finance est effectivement d'avoir rassemblé autour de la table,
03:37autour de problématiques communes, des acteurs qui avaient l'habitude depuis déjà quelques semaines
03:44de s'envoyer quand même parfois des pics, en particulier sur les sujets géopolitiques.
03:48Je pense que ça, c'était très important.
03:49Ce qui me marque également dans ce G7, c'est à la fois évidemment l'attention de mise
03:54sur le commerce international et sur Hormuz, et sur la volonté de chacun de retrouver des thèmes
04:02qui sont des thèmes qu'on voit se propager depuis déjà quelques temps,
04:06des thèmes très forts sur tout ce qui est souveraineté, tout ce qui est défense,
04:11d'une certaine idée de ce qu'on appelait avant l'Occident,
04:16en tout cas de dire nous devons être beaucoup plus résistants par rapport à des tensions
04:22qui mettraient en jeu notre modèle économique et donc notre stabilité sociale et politique.
04:26Ça, je pense que c'est quand même très important.
04:28Après, d'un point de vue strictement marché et économie, il n'y aura évidemment qu'un impact.
04:32On attendra avec beaucoup plus d'impatience ces premières déclarations de Kevin Walsh
04:37que le communiqué du G7 Finance sur ce sujet-là.
04:41Oui, Kevin Walsh donc, qui doit prêter serment vendredi à la tête de la réserve fédérale américaine.
04:45Comment vous sentez l'état des marchés, en l'occurrence ?
04:48Leur résilience où finalement il y a moins de résilience jusqu'à avant-hier,
04:52où la fin de semaine dernière on disait qu'ils sont résilients.
04:54Malgré les taux élevés, les marchés sont résilients.
04:56Et puis depuis, Wall Street recule.
04:58On est sur une troisième baisse d'affilée aujourd'hui des indices américains.
05:00Nasdaq perd 1,1% aujourd'hui.
05:02C'est la pire série de Nasdaq depuis mars.
05:04Est-ce que la résilience est derrière nous ? Estelle ?
05:07Alors, trois jours.
05:08Trois jours, j'ai envie de dire, une hirondelle ne fait pas le printemps.
05:12C'est un peu ce qui me passe par la tête quand vous me posez cette question.
05:17Néanmoins, je trouve que les marchés sont totalement rationnels.
05:21Donc pour moi, il n'y a pas d'irrationalité dans les marchés.
05:24Et aujourd'hui, il est normal, après la bonne performance que l'on a eue,
05:27même si elle était en dents de signe, puisqu'on a eu l'Iran,
05:30les marchés ont rebaissé un petit peu pour remonter ensuite.
05:33Malgré cette bonne performance, il est normal que l'on prenne des profits.
05:36Malgré, encore une fois, un environnement qui me semble être rationnel,
05:42dans la mesure où les perspectives de croissance des bénéfices,
05:45qui sont un des dénominateurs ou un des drivers du marché,
05:49restent très bien orientés aujourd'hui sur l'année,
05:51aussi bien aux Etats-Unis, mais également dans une moindre mesure en Europe.
05:55Le seul problème que nous avons aujourd'hui, c'est l'environnement géopolitique.
05:59Et c'est son impact sur l'environnement économique, la croissance,
06:04donc l'inflation et bien entendu la croissance.
06:07Donc des marchés qui ne sont pas irrationnels,
06:09mais des marchés qui aujourd'hui, compte tenu du niveau des taux,
06:12puisque c'est bien là le sujet, c'est le niveau des taux longs aujourd'hui,
06:17accusent une baisse, une prise de profit.
06:20Ça me semble là tout à fait dans la rationalité à ce stade.
06:23Et à vos yeux, elle est suffisante ?
06:24Parce que parallèlement, on a suffisamment de croissance,
06:26des publications d'entreprises assez rayonnantes et enthousiasmantes
06:28pour permettre au marché de résister à ces hausses de taux qu'on observe.
06:32Aujourd'hui...
06:33On recule, mais pas très fort.
06:34On recule, mais pas très fort.
06:36Effectivement, on n'a pas atteint, on atteindra peut-être le taux,
06:39j'allais dire aux Etats-Unis, le taux du 10 ans américain,
06:42sur lequel tout le monde a les yeux rivés, qui est le fameux 5%.
06:44Ça, c'est pour les marchés.
06:46On voit bien, effectivement, que le taux auquel les Etats-Unis,
06:49et notamment l'administration américaine, va réagir,
06:52je pense qu'on l'atteint aujourd'hui.
06:53On est en train de l'atteindre.
06:55Il l'a déjà atteint quelques temps, et on a vu, effectivement,
06:58que Donald Trump, sur ce taux qui était de 4,70,
07:00avait fait une petite pirouette.
07:02Donc, il faut bien voir, effectivement, qu'aujourd'hui,
07:04on est sur des niveaux de taux qui peuvent, effectivement, nous alerter.
07:08Néanmoins, ce que les marchés très certainement attendent,
07:11c'est encore une fois une conciliation,
07:15quelque chose qui ferait, qui arrêterait la hausse des taux longs
07:18sur le marché américain.
07:19Et c'est vrai que dans cet environnement,
07:21de taux qui sont élevés, ou en tout cas qui ont bien augmenté,
07:25on reste quand même, les marchés restent soutenus
07:28par une dynamique de la croissance des bénéfices,
07:30je l'ai dit tout à l'heure, qui était de bonne qualité,
07:33par une croissance, pour l'instant, qui n'est pas entamée.
07:35Pourquoi ? Parce qu'elles n'en portent pas que sur la consommation des ménages,
07:39notamment, mais elles portent sur les dépenses d'investissement
07:42qui sont significatives et qui soutiennent, aujourd'hui encore, la croissance.
07:47Et on est quand même encore dans un environnement, certes,
07:49qui n'est pas celui du début d'année, souvenez-vous,
07:51environnement de baisse des taux et de croissance,
07:53mais qui reste un environnement porteur,
07:56même si l'environnement de baisse des taux n'est peut-être plus d'actualité.
07:59C'est ça, les taux se tendent, clairement,
08:01il y a un vent contraire pour le marché actions.
08:02Le 30 ans américain est sur des plus hauts de 2007,
08:05le 30 ans japonais sur des plus hauts jamais vus.
08:07Le Japon s'est mis à émettre de la dette à 30 ans en 1999,
08:10mais jamais les taux à 30 ans japonais n'avaient été aussi élevés qu'aujourd'hui.
08:14Le 30 ans français, le 30 ans allemand,
08:15bref, tout monte, surtout les taux longs.
08:17Et pourtant, les actions, même si elles baissent un plan en ce moment,
08:19résistent à peu près.
08:20Est-ce que cette fois, effectivement, le marché actions peut tenir
08:22malgré des taux qui montent, Wilfried ?
08:25Oui.
08:27Voilà.
08:28La réponse est oui.
08:30En fait, si vous regardez, par exemple, le modèle de valorisation de la Fed,
08:33le modèle de valorisation des actions,
08:35si je le simplifie un peu de façon cavalière,
08:41le multiple de profits,
08:43qui est normalement celui utilisé par le modèle de valorisation de la Fed,
08:48c'est 1 sur les taux longs.
08:50Donc, si vous faites 1 sur 0,0465,
08:56vous tombez à peu près sur 22 ou 23.
08:59Et 22 ou 23, c'est le multiple des profits qu'aujourd'hui qu'on a sur le marché.
09:04Donc, ça veut dire qu'on est exactement dans la norme
09:09de valorisation utilisée par les professionnels de la Fed.
09:14Donc, il n'y a rien de choquant sur ces aspects-là.
09:18En revanche, ce qu'on voit, c'est que les marchés s'inquiètent sur,
09:22à la fois, la fragmentation de la croissance.
09:24Et effectivement, on voit qu'aujourd'hui,
09:26on a des chiffres durs américains qui sont des bons chiffres.
09:29Quand on regarde les ventes de détail,
09:31quand on regarde les chiffres sur l'immobilier,
09:33on a franchement des chiffres qui sont très encourageants
09:35sur l'économie américaine,
09:37beaucoup moins sur les autres économies,
09:39l'économie chinoise, l'économie européenne,
09:42l'économie japonaise,
09:43ce n'est quand même pas extraordinaire.
09:44Donc là, effectivement, il y a cette inquiétude.
09:46Et puis, la deuxième inquiétude,
09:47c'est quand même qu'on a un changement
09:49à la tête de la Réserve fédérale.
09:51Historiquement, et ce n'est pas, Antoine,
09:52la mémoire des marchés de BFM Business
09:54qui me détrompera là-dessus,
09:58les présidents de la Fed,
09:59quand ils prennent leur mandat,
10:01n'ont que très rarement un impact positif,
10:03voire jamais un impact positif sur les marchés.
10:06Les premiers mois sont toujours difficiles.
10:07Or, là, on a, avec Kevin Warch,
10:10à la fois une volonté de changer la gouvernance,
10:12de la Fed,
10:14avec l'incertitude autour du comité de politique monétaire,
10:17qui va même être élu président du comité de politique monétaire.
10:20Ce n'est pas automatiquement le président de la Fed
10:21qui est élu le président du comité de politique monétaire.
10:24On verra comment ça va se passer.
10:26Et puis, il veut changer à la fois
10:27le mode de calcul de l'inflation,
10:29il veut changer le mode de fonctionnement
10:31de la Fed sur l'utilisation du bilan.
10:34Il veut réduire le bilan,
10:35il veut baisser les taux.
10:36Donc, baisser les taux courts
10:38et réduire le bilan,
10:39ça voudrait dire augmenter encore les taux longs.
10:40C'est normal que les marchés s'inquiètent.
10:42Parce qu'on attend encore
10:43les premières déclarations de Kevin Warch
10:45sur comment est-ce qu'il va trouver
10:46les bons équilibres
10:47entre tout ce qu'il a déclaré dans ses auditions,
10:50qui sont quand même un mélange
10:52de pas mal de choses,
10:53des changements très structurels,
10:55parfois très positifs,
10:56en particulier sur le fait
10:56qu'il ne faut plus se fonder
10:58sur des données trop retardées,
11:00donc l'inflation, la croissance, le chômage.
11:02Ça, c'est très bien
11:03quand on va regarder dans le rétroviseur.
11:04Ce n'est pas ça qui va permettre
11:05de nous projeter vers des scénarios macroéconomiques
11:09et des scénarios monétaires.
11:10Mais comment est-ce qu'il va le faire ?
11:12C'est normal aussi que les marchés
11:13soient quand même un peu dans l'expectative
11:14et donc font un peu monter les taux.
11:17Et puis, un dernier élément, Guillaume,
11:18je voulais quand même revenir dessus,
11:20c'est qu'on a eu énormément
11:21d'émissions de dettes
11:24de la part de ce qu'on appelle
11:25les hyperscalers,
11:26de ceux qui font le marché aujourd'hui
11:29de l'intelligence artificielle,
11:30et ils émettent
11:31avec une prime sur le marché.
11:32Ils s'en fichent un peu
11:34parce qu'ils ont tellement d'argent
11:35que ce n'est pas un problème.
11:36Et aujourd'hui,
11:37on a un espèce de renversement
11:39du marché obligataire.
11:40C'est-à-dire que ce ne sont plus
11:41les émissions des états souverains
11:44qui définissent le marché
11:45et par rapport à ça,
11:46on a des primes d'émissions
11:48qui se déclenchent.
11:50On a les émissions des hyperscalers
11:51qui font bouger le marché.
11:53Et donc, tout le marché bouge
11:54parce que les hyperscalers
11:56émettent avec des primes importantes
11:58en disant
11:58« Ce n'est pas grave, moi, je peux payer. »
11:59Mais ça fait monter tout le marché,
12:01y compris les taux souverains.
12:02Et donc, les taux souverains
12:03suivent, en fait,
12:04d'une certaine manière,
12:05les émissions de ces géants
12:08qui n'ont pas vraiment d'intérêt
12:10et qui ont seulement intérêt
12:12à ce que les levées de dette
12:13se passeraient très bien.
12:14Et donc, effectivement,
12:15on a un changement
12:16du marché obligataire
12:16de ce point de vue-là.
12:17Oui, mais pas forcément dangereux.
12:19Il y a une logique,
12:20une rationalité
12:21que vous venez de décrire.
12:22Exactement.
12:23Aujourd'hui,
12:24ce sont de nouveaux équilibres
12:25et donc, effectivement,
12:26ces nouveaux équilibres
12:27ont des impacts
12:27sur des pans de marché.
12:29La limite quand même
12:30de l'exercice,
12:31ce sont justement
12:33la dette souveraine.
12:35Donc, comme tu le disais,
12:36justement,
12:37c'est eux qui vont,
12:38ce sont ces hyperscalers
12:39qui vont définir
12:40les taux des émissions
12:44souveraines.
12:45néanmoins,
12:45le sujet reste
12:46l'endettement des pays
12:48et ça, c'est quand même
12:49un sujet qui va préoccuper
12:50le marché.
12:50Alors, vous savez bien
12:51que moi, je reste quand même
12:52très optimiste,
12:53mais faisons attention
12:54à ce point-là
12:55puisque finalement,
12:56c'est peut-être
12:57le point le plus,
12:58je veux dire,
12:58le risque le plus quantifiable
13:00aujourd'hui,
13:01à mon sens,
13:02de cet environnement
13:03de taux longs
13:04qui a augmenté
13:05significativement
13:06ces derniers jours.
13:06C'est justement
13:07l'endettement des États.
13:09C'est la dette souveraine
13:10et c'est le point
13:11justement qu'il va falloir
13:13vérifier,
13:14surveiller.
13:15J'ai cru d'escrire aussi
13:15dans vos propos
13:16un l'un et l'autre
13:17une forme de comité
13:19de bienvenue
13:19des marchés
13:20à Kevin Walsh.
13:20C'est-à-dire que
13:20s'il est au monde,
13:21ce n'est pas juste
13:22parce que le conflit
13:22en Iran s'enlise,
13:23il y a les dettes des États,
13:25c'est vrai,
13:25mais on les connaît,
13:26il y a les hyperscalers
13:27qui viennent faire concurrence,
13:28je comprends,
13:29mais il y a aussi
13:30une forme de comité d'accueil
13:32ad nominem
13:32pour Kevin Walsh.
13:33C'est-à-dire que le marché
13:34est en train de mettre au défi
13:35Kevin Walsh,
13:35pas complètement convaincu
13:36de sa stratégie.
13:37Si on est dans la phase
13:37où il va arriver à la tête
13:38de la Fed,
13:38il y a un message du marché.
13:39Ce n'est pas un défi,
13:40c'est le fait que
13:43ce que détestent les marchés,
13:44c'est l'incertitude.
13:45C'est le fait de se retrouver
13:46face à un environnement monétaire
13:48dans lequel les règles changent.
13:50Et donc, effectivement,
13:51quand vous avez
13:52ce changement de règles,
13:53vous vous mettez
13:54un petit peu plus
13:55en mode défensif,
13:56vous vendez un peu plus
13:57d'obligations,
13:58vous investissez un petit peu moins
13:59en attendant de voir
14:01comment est-ce que les règles
14:02vont être définies
14:02et comment est-ce qu'elles vont être
14:04aussi communiquées.
14:05La communication,
14:06c'est très important pour la Fed.
14:08Je rappelle quand même
14:09qu'avant 1994,
14:11il n'y avait même pas
14:12de communiqué de la Fed.
14:14Non seulement,
14:14il n'y avait pas
14:15de conférence de presse,
14:16et conférence de presse,
14:17c'est Ben Ben Anki
14:18qui la première fois en a fait,
14:21pour une réunion sur deux,
14:23puis après Powell,
14:24toutes les réunions,
14:24mais avant même ça,
14:26il n'y avait même pas
14:26de communiqué de presse.
14:28Or, Kevin Walsh a dit
14:29je veux moins communiquer
14:31jusqu'où il veut aller.
14:33Est-ce qu'il veut revenir
14:34après Powell,
14:35c'est le scénario central,
14:36donc une conférence de presse
14:37sur deux.
14:38Est-ce qu'il veut revenir
14:39encore avant ?
14:40Pas de conférence de presse.
14:42On sait qu'il veut supprimer
14:43les fameux grilles de points,
14:46les dot plots.
14:47C'est quand même
14:48beaucoup de changements
14:49en même temps.
14:50Donc là aussi,
14:50les marchés attendent
14:51de savoir
14:51est-ce qu'ils vont être
14:52dans le brouillard ?
14:53Est-ce qu'ils vont devoir,
14:54comme il y a 35 ou 40 ans,
14:59regarder les marchés
15:00et comment est-ce que
15:01les marchés vont se comporter
15:02pour savoir ce que la Fed
15:03a décidé ?
15:04Donc il y a quand même
15:05une incertitude là-dessus
15:06et ce sont des incertitudes
15:07sur plusieurs plans,
15:08plusieurs dimensions.
15:09C'est quand même beaucoup.
15:11En attendant,
15:12les marchés n'anticipent
15:14quasiment pas de baisse des taux
15:15ou entre zéro
15:16et une baisse des taux
15:17de la Fed.
15:18Ils anticipent même désormais
15:19pourquoi pas
15:20une hausse de taux cette année.
15:21Cette hypothèse-là
15:21est en train de devenir majoritaire.
15:22D'ici à janvier prochain,
15:23pourquoi pas une hausse de taux ?
15:25On est à quasiment
15:2550% de probat.
15:26On va attendre
15:27les premières déclarations
15:28de Kevin Walsh,
15:28on va voir comment ça va bouger.
15:30Parce que pour l'instant,
15:31tout le monde est en attente.
15:33C'est-à-dire qu'on regarde
15:35les indicateurs d'inflation,
15:37mais quels indicateurs ?
15:38Il va falloir voir
15:39comment ça va se jouer
15:41et comment est-ce que
15:42le comité de politique monétaire,
15:44j'insiste là-dessus,
15:45va se structurer.
15:46Aujourd'hui, effectivement,
15:47on aura 12 personnes
15:48au sein du comité de politique monétaire,
15:50dont Jérôme Powell.
15:51Il n'est pas techniquement impossible,
15:53même si c'est peu probable,
15:54parce qu'il a dit
15:54qu'il ferait profil bas,
15:56mais il n'est pas techniquement impossible
15:57que Jérôme Powell soit élu
15:58président du comité de politique monétaire
16:00de la Réserve fédérale.
16:01Comment ça ?
16:01En fait, le comité de politique monétaire,
16:03ce n'est pas nécessairement
16:04le président de la Fed
16:04qui est président du comité
16:06de politique monétaire.
16:07Pas nécessairement.
16:09Ça s'est toujours fait comme ça.
16:10Ce n'est pas parce que le Sénat
16:10a validé Kevin Walsh
16:11qu'il sera mécaniquement
16:13à la tête de la Fed.
16:14Ah si, il sera président de la Fed.
16:15Mais vous avez la Réserve fédérale
16:17qui va faire des opérations,
16:18qui fait énormément d'opérations,
16:19qui définit les réglementations bancaires,
16:21qui définit énormément de choses.
16:22Et vous avez le comité
16:23de politique monétaire.
16:24Ce sont deux choses différentes.
16:26Et le comité de politique monétaire
16:28va définir sa structure.
16:30Et à l'intérieur,
16:31il n'a qu'une voix sur les 12
16:32de comité de politique monétaire.
16:34Et il remplace Stephen Miran
16:36qui a dû démissionner
16:37parce que Jérôme Powell
16:38n'est pas parti.
16:40Et donc c'est un Trumpiste
16:41qui remplace un autre.
16:42Voilà, on va voir
16:43comment ça va se mettre en place.
16:45Il y a beaucoup d'incertitude quand même.
16:46Non, c'est sûr.
16:47Alors voilà, on est dans cette phase
16:48au carrefour, voilà, des possibles.
16:50La BCE, peut-être un peu plus
16:51de visibilité sur la BCE
16:52pour le coup,
16:53puisqu'on attend une hausse
16:54de taux au mois de juin.
16:54Enfin, elle aura lieu
16:55ou le marché est en train
16:56de la faire, la hausse de taux
16:56à la place de la BCE ?
16:57Finalement, elle n'aura pas
16:58besoin de la faire.
16:58Est-ce que le marché
16:59est en train de les relever
16:59tout seuls, les taux ?
17:00Du coup, ça enlève un peu
17:01de travail à la BCE ?
17:04Le marché réagit effectivement
17:05mais il anticipe de toute façon
17:07cette hausse.
17:07Oui, effectivement,
17:08il a réagi.
17:09Il avait déjà réagi
17:10sur la partie des taux courts
17:12et là, ce sont les taux longs
17:13qui s'ajustent.
17:14De quoi permettre la BCE
17:15de ne pas avoir elle-même
17:16à les relever ces taux
17:17parce que le marché
17:17fait le job, tout ça ?
17:18Non, je pense que
17:19si elle doit les relever,
17:20elle les relèvera.
17:21Après, on a quand même
17:22un sujet qui est
17:22la croissance en Europe
17:23qui est l'impact
17:24du conflit iranien
17:26et du blocage
17:27du détroit d'Hormuz
17:27sur les perspectives
17:28de croissance européenne
17:29qui sont quand même
17:30revues à la baisse.
17:31Il y a quand même
17:32une sensibilité
17:33de la croissance économique
17:35européenne
17:35à cet environnement géopolitique
17:37qui est bien plus important
17:38que ne l'est
17:41la croissance américaine.
17:42On est plus exposé
17:43à ce qui se passe
17:44au Moyen-Orient
17:45mais du coup,
17:45peut-être qu'on profitera
17:46davantage que les Américains
17:47d'une paix
17:48le jour où il y aura la paix.
17:49Peut-être un effet
17:50bouchon de champagne
17:50à venir sur les marchés
17:51ou la BCE va empêcher
17:52cet effet bouchon de champagne
17:53parce qu'elle,
17:54elle sera en train
17:54de relever les taux ?
17:55Comment est-ce qu'il faut faire ?
17:56Comment est-ce qu'il faut allouer ?
17:57Le rabat-joueur !
17:58Ce n'est pas moi,
17:59c'est la BCE.
18:00On aura peut-être
18:01une BCE qui relève ses taux
18:02au moment où l'Iran
18:03et les États-Unis
18:04feront la paix.
18:05Ça risque d'être paradoxal.
18:06Alors la BCE,
18:07c'est quand même déjà
18:08une expérience malheureuse
18:11qui est de remonter ses taux
18:13un peu tardivement
18:14par le passé.
18:15On l'a tous en tête.
18:17Aujourd'hui,
18:18il y a quand même
18:19deux, trois choses
18:20qui me semblent importantes.
18:21Enfin, une première chose
18:22qui me semble importante,
18:23c'est la réaction de la BCE
18:25vis-à-vis des politiques
18:27et justement des décisions politiques
18:29qui peuvent être prises
18:30dans cet environnement
18:31de conflit
18:31et de hausse
18:33du prix du baril de pétrole.
18:34Je pense que
18:35si la BCE alerte aujourd'hui,
18:38ce n'est pas tant
18:38qu'elle a forcément envie
18:39d'augmenter ses taux,
18:40c'est surtout qu'elle veut
18:41prévenir les politiques
18:44et les gouvernements
18:46de faire attention
18:47aux aides justement
18:49qu'ils peuvent distiller
18:50auprès du consommateur
18:52et éviter effectivement
18:54l'emballement que l'on a eu
18:56lors du Covid.
18:57Et je pense que
18:58à partir du moment
19:00où on entend
19:01ce que la BCE nous dira,
19:03où les gouvernements
19:04entendent ce que la BCE nous dira
19:05et ne distribuent pas
19:10cette manne
19:12au ménage
19:12à tour de bras,
19:14il est possible
19:14effectivement
19:15et moi
19:16j'y crois vraiment
19:17qu'on n'ait peut-être
19:19pas de hausse
19:20des taux
19:20de la BCE.
19:21Et pourquoi ?
19:22Parce qu'on a
19:23un effet sur la croissance
19:24qui est très certainement
19:26peut-être même
19:27sous-estimé
19:28du conflit
19:29du conflit iranien
19:30aujourd'hui,
19:31du blocage
19:31du détroit d'Hormuz.
19:32Il est possible
19:33qu'on révise
19:34à nouveau la baisse
19:35les perspectives
19:35de croissance économique
19:37de la zone euro.
19:39Aujourd'hui,
19:39faisons attention,
19:41la BCE n'est pas là
19:42non plus
19:42pour stopper,
19:44pour casser la croissance
19:45et je pense
19:46que si elle
19:47en tout cas
19:48si elle distille
19:49ces informations
19:50au fil de l'eau,
19:51c'est justement
19:51pour prévenir
19:52les gouvernements
19:54quant à leurs
19:55éventuels agissements
19:57en matière
19:57de soutien
19:58de la consommation.
19:58Les dissuader
19:59de distribuer
19:59l'argent,
20:00les aides
20:00comme ça avait été
20:01le cas pendant le Covid.
20:02Les dissuader
20:03de sombrer
20:04dans la facilité
20:04quelque part également
20:05en rappelant qu'il n'y aura
20:06pas de free lunch
20:07cette fois-ci,
20:07en tout cas pas de la part
20:08de la Banque Centrale Européenne.
20:09Sur l'Iran,
20:10là c'est un peu
20:10guerre épée,
20:11il est en train
20:11de réécrire,
20:12c'est la version américaine
20:13de guerre épée
20:13qu'écrit Donald Trump.
20:14Il ne faut pas oublier
20:16ce que Woody Allen disait,
20:18j'ai eu des cours
20:19de lecteurs rapides
20:19sur guerre épée,
20:20c'est sur la Russie.
20:23Donc on n'est pas
20:24totalement sur guerre épée.
20:25Il dit que des négociations
20:26sérieuses sont en cours
20:27et parallèlement,
20:28il rappelle
20:29que les Etats-Unis
20:29sont sur le point
20:30de mener une attaque
20:36de renoncer au nucléaire
20:37par écrit.
20:37Ils le soulignent.
20:38Mais on a le sentiment
20:39que vraiment
20:40les Etats du Golfe,
20:41du Golfe Persil,
20:42sont en train de faire corps
20:42pour dissuader
20:44les Etats-Unis
20:44de frapper trop vite,
20:45retenir le bras
20:46des Etats-Unis,
20:48pousser Washington
20:48à garder patience
20:50et poursuivre
20:50les négociations.
20:51On voit les différents
20:52dirigeants du Qatar,
20:53l'Arabie Saoudite,
20:54du Koweït aussi,
20:55prendre la parole
20:56en ce moment
20:56depuis le début
20:57de cette journée
20:57et expliquer qu'effectivement
20:58il est très important
20:59qu'ils soient en train
21:00d'agir auprès de Washington,
21:01de faire pression
21:02pour que Washington
21:02se retienne.
21:03Il y a vraiment
21:03une forme d'initiative
21:06des pays du Golfe
21:07qui ont peur
21:08d'une riposte iranienne
21:10si les Etats-Unis
21:10frappent à nouveau,
21:11on l'imagine, Wilfried.
21:12Oui,
21:13ça c'est le récit américain
21:15qu'on a entendu.
21:19C'est-à-dire le récit,
21:20c'est effectivement
21:21j'étais prêt à appuyer
21:22sur le bouton
21:23mais comme je suis
21:23quelqu'un de sympa
21:24et que j'écoute
21:25les gens qui m'ont donné
21:27de l'argent,
21:28ça est de la moindie,
21:30j'ai décidé de retenir
21:31mon bras vengeur.
21:34Il va falloir quand même
21:35qu'on arrive
21:37à faire véritablement
21:38la lumière
21:39de quel jeu
21:40est joué
21:41par quel type d'acteur.
21:43On a eu également
21:44d'autres types
21:45d'éclairage
21:47disant que
21:47des acteurs
21:49comme l'Arabie Saoudite
21:49par exemple
21:50ne souhaitaient absolument pas
21:52s'arrêter au milieu du guet
21:54vis-à-vis de l'Iran
21:55et donc ne surtout pas
21:56avoir quelque chose
21:57qui fasse qu'en face
22:00de l'Arabie Saoudite
22:01il y ait un Iran
22:02à la fois déstabilisé,
22:04revanchard
22:04et extrêmement militarisé
22:05puisqu'aujourd'hui
22:06on parle
22:07d'un régime
22:08qui a tenu
22:08non le régime
22:09en fait
22:09il a totalement basculé
22:10on a basculé
22:11d'un régime des Mollah
22:11vers un régime militarisé
22:13des gardiens de la révolution
22:14on n'est plus du tout
22:15dans un régime
22:17théocratique
22:17il ne s'en cache
22:19absolument pas
22:20donc il va falloir
22:21quand même voir
22:22comment est-ce que
22:22ça se met en place
22:25la question de fond
22:27c'est comment est-ce que
22:30on va réussir
22:31à préserver
22:32un des atouts
22:34enfin une des caractéristiques
22:36un des atouts aussi
22:37très forts de l'économie mondiale
22:38qui est la liberté de circulation
22:40la liberté de circulation maritime
22:41et effectivement
22:43le dossier nucléaire
22:45est affiché de façon très forte
22:47mais derrière
22:48on a
22:49la sécurité des détroits
22:51et les détroits
22:52et la sécurité maritime
22:54en général
22:55depuis deux siècles et demi
22:56c'est pour ça
22:58qu'on fait la guerre
22:59la première opération
23:01militaire
23:01des Etats-Unis
23:02d'Amérique
23:03après
23:03l'indépendance
23:05c'était
23:06pour contrer
23:07la piraterie
23:08en particulier
23:09en mer Méditerranée
23:10et la piraterie
23:11des bateaux
23:11des bateaux français
23:12qui empêchaient
23:13un certain nombre
23:14de débarquements
23:15de marchandises
23:17dans les ports américains
23:18donc c'est extrêmement important
23:20de garder ça
23:21parce que ça veut dire
23:22que l'Iran
23:23pourrait faire basculer
23:29le géocommerce mondial
23:30dans quelque chose
23:31de différent
23:31la pratique des détroits
23:32voilà
23:33et donc quand on entend
23:34effectivement que
23:36l'OTAN
23:37pourrait se mobiliser
23:39pour sécuriser
23:40le détroit d'Hormuz
23:40on l'a entendu
23:41aujourd'hui
23:42c'est la première fois
23:42que l'OTAN
23:43véritablement se positionne
23:44là-dessus
23:44en disant
23:45on peut mobiliser
23:46des navires
23:46pour dire
23:47on va sécuriser le détroit
23:48je pense que c'est là-dessus
23:49qu'il va falloir
23:50effectivement attendre
23:51et les discussions nucléaires
23:53sont plus
23:54à mon sens
23:57un sujet
23:58qui n'est pas annexe
23:59et qui n'est pas au centre
24:01de ce que
24:01les discussions
24:02sont en train de faire
24:04d'après Bloomberg
24:05l'OTAN discute
24:06du déploiement de troupes
24:07dans le détroit d'Hormuz
24:07l'OTAN discute
24:08du déploiement de troupes
24:09dans le détroit d'Hormuz
24:10pour aider les navires
24:12à traverser la voie maritime
24:13si elle n'est pas rouverte
24:14début juillet
24:14c'est ça
24:15bon
24:16voilà
24:16début juillet c'est pas longtemps
24:18début juillet
24:18on est dans un mois et demi
24:19oui effectivement
24:21bon ben voilà
24:22en attendant ce que le conflit
24:23se poursuit
24:24on est à 9 minutes
24:25de la clôture
24:26on accélère
24:27dans la dernière minute
24:27de cette séance
24:29et Wall Street
24:30est toujours en baisse
24:30avec un pétrole
24:31qui reste ferme
24:33ancré au dessus
24:34des 110 dollars
24:34le baril de Brent
24:35le S&P 500
24:37perd 0,8
24:37à Paris
24:38on est à peine stable
24:397994
24:40point à noter
24:41la baisse d'ArcelorMittal
24:43qui abandonne 2,6%
24:45ArcelorMittal cède 10%
24:46du capital de Valoureg
24:47Valoureg du coup
24:48perd 8%
24:49aujourd'hui
24:49à la hausse à l'inverse
24:50Capgemini gagne 4%
24:52on a aussi Thalès
24:52dans la défense
24:53qui progresse de 3%
24:55on en parle avec
24:55Estelle Ménard ce soir
24:57et Wilfried Galland
24:59à noter d'ailleurs
25:00alors les différents impacts
25:01de ce conflit
25:02parfois les impacts
25:03anecdotiques aussi
25:04mais dont on entendra
25:05parler pendant le mondial
25:06de foot probablement
25:07il se trouve qu'on va peut-être
25:07vers une pénurie de bières
25:08figurines
25:09en tout cas la bière
25:10coûtera sans doute plus cher
25:11à cause du conflit
25:12en Iran
25:13pourquoi ?
25:13parce que pour faire
25:14de la bière industrielle
25:15il faut du CO2
25:15et une partie de ce CO2
25:17chemine par le détroit
25:18d'Ormouz
25:19voilà on en fait
25:20dans le golfe Persique
25:21pour gazéifier les bières
25:23et en plus les canettes
25:24il faut de l'aluminium
25:25et là aussi
25:25une partie de l'aluminium mondial
25:27cheminée par le détroit
25:28d'Ormouz
25:28donc vos bières pendant le mondial
25:29vous qui nous écoutez
25:30qui nous regardez
25:31avec modération
25:31les bières
25:32pas de nous écouter
25:33et de nous regarder
25:34risquent de coûter plus cher
25:35pendant le mondial
25:35la géopolitique de la bière
25:38à la rencontre des marchés
25:39mais oui
25:39absolument
25:40c'est sur BFM Bises
25:41je parlais avec un féru de foot
25:44dans mes équipes
25:45qui me disait
25:45de toute façon
25:45les bières sont toujours
25:46beaucoup plus chères
25:47lors des coupes du monde
25:48donc finalement
25:50là ils trouveront un prétexte
25:51pour
25:51exactement
25:52c'est comme les licenciements
25:54à cause de l'IA
25:54c'est pareil
25:55oui oui exactement
25:56et on trouve toujours prétexte
25:57alors Carlsberg
25:58depuis le début du conflit en Iran
25:59perd 17% en bourse
26:00Heineken perd 13%
26:01parce que les coûts
26:02des intrants augmentent
26:03en revanche
26:04Abbé Inbev
26:05qui est beaucoup plus implanté
26:05sur le territoire américain
26:06où la dynamique
26:07de consommation de bière
26:08est plus élevée
26:09tiens résiste mieux
26:10Abbé Inbev gagne 4%
26:11depuis le début du conflit en Iran
26:12et ils produisent
26:13aux Etats-Unis
26:14et c'est là-bas aux Etats-Unis
26:15ainsi qu'au Mexique
26:16et au Canada
26:16qu'aura lieu ce mondial
26:17voilà
26:18d'ailleurs à propos Antoine
26:19de ce mondial de foot
26:20qui approche
26:21il y a vraiment des liens
26:22avec la bourse
26:22parce que les grandes banques
26:23de Wall Street
26:24se mettent à délivrer
26:25des prévisions
26:26alors pas seulement
26:27sur les marchés financiers
26:28mais aussi sur les scénarios
26:29de ce mondial de foot
26:30Oui c'est Bank of America
26:31qui a fait des études
26:33et qui a interrogé
26:35l'ensemble de ces analystes
26:37à travers le monde
26:39pour savoir
26:40quelle équipe
26:41gagnerait le mondial
26:42et quel joueur
26:44serait d'ailleurs
26:44le top scorer
26:46enfin celui qui marquerait
26:47le plus de but
26:48et bien il n'y a pas photo
26:49ils ont fait deux enquêtes
26:51alors c'est assez marrant
26:51ils ont fait une enquête
26:52auprès des humains
26:54et ils obtiennent
26:55France qui gagne
26:56avec Kylian Mbappé
26:57meilleur scorer
26:58ils ont fait une enquête
27:00auprès de l'IA
27:00de leur IA
27:01ils ont tout mouliné
27:02avec leur IA maison
27:03et ils arrivent à 50-50
27:05France-Espagne
27:06avec Kylian Mbappé
27:08à égalité
27:08avec la Miniamal
27:10le buteur vedette
27:11de l'équipe d'Espagne
27:12Ah voilà
27:13L'IA et les humains
27:14Ils se sont en courant
27:15que la Miniamal
27:15jouera déjà deux matchs en moins ?
27:17Ah oui mais ça
27:19ça a dû rentrer
27:20dans la moulinette de l'IA
27:21s'ils jouent deux matchs en moins
27:22il marquera deux fois plus
27:24pour le match où il jouera
27:25Voilà
27:26à suivre sur RMC
27:27qui fait partie de notre groupe
27:28bien sûr
27:28ce mondial de foot
27:29mais bien sûr
27:29Estelle aussi
27:31vous suivrez tout ça
27:32Bien entendu
27:32je suis une fan
27:35Moi aussi en l'occurrence
27:37On parlera de tout ça
27:39bien sûr
27:39parce que ça occupe
27:40beaucoup dans les salles de marché
27:41aussi des cas mondial
27:42de foot
27:42parfois même
27:43le foot impacte la bourse
27:44alors sur certaines valeurs
27:45précisément
27:45on aura mille fois l'occasion
27:46d'y revenir d'ici le début
27:47de ce mondial
27:48et pendant ce temps
27:49l'IA
27:49c'est le carton
27:50des dernières semaines
27:51sur les marchés
27:51c'est l'IA
27:52la tech
27:53qui a apporté
27:53les publications
27:54des entreprises
27:54aux Etats-Unis
27:55au premier trimestre
27:57est-ce que cette hausse
27:58des valeurs tech
27:59cette fois
27:59vous semble saine
28:01enfin je dis cette fois
28:02parce que la fois d'avant
28:03on se demandait
28:03si il n'y avait pas
28:03un peu trop de consanguinité
28:04de circularité
28:05dans les investissements
28:06etc.
28:07et donc un effet bulle
28:07est-ce que cette fois
28:08la hausse est plus justifiée
28:09en tout cas
28:10moins malsaine
28:11ou elle était déjà
28:11pas malsaine la fois d'avant
28:12Estelle ?
28:13Moi je n'ai jamais vraiment
28:16comparé cette hausse
28:18à la bulle
28:19comme on l'a fait très souvent
28:20la bulle des TMT
28:21je vous l'ai souvent dit
28:21pour moi elle n'avait rien à voir
28:23pourquoi ?
28:23parce qu'on avait des croissances
28:24de bénéfices
28:25qui étaient véritablement
28:26qui étaient ancrées
28:27de très belles perspectives
28:28de croissance
28:28des bénéfices
28:32dans le cadre
28:33de la bulle des TMT
28:34en revanche aujourd'hui
28:35ce qu'il faut voir
28:37malgré tout
28:38on a des valorisations
28:40notamment aux Etats-Unis
28:41et malgré la concentration
28:43encore plus marquée
28:44du marché
28:44on a des valorisations
28:45qui sont en deçà
28:46de celles que l'on a connues
28:47il y a quelques mois
28:47pourquoi ?
28:48parce que les marchés
28:49ont un peu baissé
28:49mais surtout que les perspectives
28:50de croissance des bénéfices
28:51ont très fortement augmenté
28:53donc on est sur des niveaux
28:54de valorisation
28:55du marché américain
28:56qui autour de
28:57en dessous des 22 fois
28:58qui finalement
28:59n'est pas
29:00totalement irrationnel
29:02certes porté
29:03bien entendu
29:04par une valorisation
29:06plus marquée
29:07plus élevée
29:08sur les valeurs
29:11de l'intelligence artificielle
29:13néanmoins
29:14on n'est pas
29:14sur une valorisation
29:15très élevée
29:16de même
29:17qu'en Europe
29:18alors là
29:19on a moins
29:19de valeurs
29:20de grandes valeurs
29:22technologiques
29:22mais on a quand même
29:23quelques belles valeurs
29:26qui représentent
29:27en tout cas
29:27sur lesquelles
29:28on peut
29:29investir
29:30on redécouvre
29:31dans la thématique
29:32on les redécouvre
29:34ce sont des valeurs
29:34qui existent depuis
29:35d'ailleurs très longtemps
29:36je ne les citerai pas
29:37je ne peux pas le faire
29:37mais ce sont des valeurs
29:39que l'on connaît
29:40depuis très longtemps
29:40on est sur des niveaux
29:41de valorisation
29:42qui sont sur les niveaux
29:43historiques
29:43donc les marchés
29:44aujourd'hui
29:45ne flambent pas
29:46pour revenir maintenant
29:47historiquement bas
29:48les niveaux de valorisation
29:50qui sont historiques
29:51on est sur une moyenne
29:53historique
29:54de valorisation
29:55des marchés européens
29:56historique à la hausse
29:57ou à la baisse
29:57je ne comprends pas
29:58les moyennes
29:58on est à la moyenne
30:00on est juste à la moyenne
30:00on est à la moyenne
30:01en termes de valorisation
30:02donc finalement
30:03on est dans un environnement
30:04de marché
30:05qui n'est pas non plus
30:07ce n'est pas un environnement
30:09un environnement de bulle
30:10ça c'est une première chose
30:12la deuxième chose
30:13il y a des moyens
30:14de jouer cette thématique
30:17à travers effectivement
30:19les hyperscalers
30:20qui sont peut-être
30:20plus chèrement valorisés
30:21mais également
30:22d'autres activités
30:23d'autres secteurs
30:25de l'économie
30:27de l'écosystème
30:27de l'IA
30:28dont on a souvent parlé
30:29un peu les pelles
30:31et les pioches
30:31mais les valeurs énergétiques
30:34les valeurs d'électrification
30:35les valeurs de construction
30:37qui sont des valeurs
30:38qui se nourrissent également
30:39de cette dépense d'investissement
30:41et de cette croissance
30:42qui est l'IA
30:43et ça permet justement
30:44de diversifier
30:45ces portefeuilles
30:46de façon intéressante
30:48sur différents secteurs
30:50d'activité
30:51c'est là-dessus
30:51cette thématique
30:52que vous investissez en priorité
30:53chez LCL
30:53ou vous voyez d'autres
30:54L'écosystème de l'IA
30:56fait partie des thématiques
30:57sur lesquelles
30:57nous investissons
30:58bien entendu
30:59mais ce n'est pas
31:00la seule thématique
31:01on trouvera également
31:02des valeurs bancaires
31:03dans nos portefeuilles
31:06on va bien entendu
31:08retrouver des valeurs
31:09qui ont une consommation
31:11liée à l'environnement
31:12également émergent
31:13même si aujourd'hui
31:14c'est compliqué
31:14on aura des valeurs défensives
31:16parce que de toute façon
31:17dans une moindre mesure
31:18parce que de toute façon
31:19comme vous le disiez tout à l'heure
31:20les performances
31:21ne sont pas
31:22excellentes aujourd'hui
31:23vous citiez l'exemple
31:24de valeurs
31:26de la bière
31:27mais la consommation
31:28aujourd'hui
31:29ça peut être
31:29un secteur défensif
31:30si les marchés
31:31venaient d'abaisser un peu plus
31:32Est-ce que sur l'IA
31:33on n'oublie pas un peu trop vite
31:35la limite énergétique
31:36on sait on a besoin
31:37d'électricité
31:37mais il se trouve
31:38que là-dessus
31:39le prix de l'électricité
31:40aussi est une donnée importante
31:41et la Chine
31:42prend beaucoup d'avance
31:43on a découvert
31:44ce chiffre tout à l'heure
31:45la Chine est en train
31:46de construire en ce moment
31:4738 réacteurs nucléaires
31:4838 réacteurs nucléaires
31:50en cours de construction
31:50aux Etats-Unis
31:51zéro
31:52ils n'en construisent aucun
31:53en ce moment
31:53est-ce que là
31:54les Etats-Unis
31:55sont en train de
31:57creuser leur
31:57leur future défaite
31:59de tracer le sillon
32:01d'une future défaite
32:02face à la Chine
32:02parce que le prix
32:03de l'électricité
32:03et de l'énergie
32:04sera clé pour la data
32:05et donc pour la dominance
32:07de l'IA à l'avenir
32:09la réponse est non
32:10oui
32:10c'est très bien
32:11voilà
32:12en fait je pense que
32:13les Etats-Unis
32:15ont un mix énergétique
32:17et la capacité
32:20d'être autonome
32:22en termes de
32:22production de gaz
32:24en termes de production de pétrole
32:25moins cher que la Chine
32:25moins cher que la Chine
32:26Wilfried
32:26en fait
32:28le signal pris en Chine
32:29il n'existe pas
32:30donc
32:31c'est pour ça que
32:33la plupart des entreprises
32:34industrielles chinoises
32:34je rappelle
32:35sont en perte
32:36en fait
32:37donc tout le monde
32:38s'extasie sur le tissu
32:39industriel chinois
32:40qui est extraordinairement
32:41productif
32:41c'est formidable
32:42il est productif
32:43parce que
32:44ils investissent toujours autant
32:45quasiment 35% du PIB
32:47pour produire de moins en moins
32:48en fait marginalement
32:50et effectivement
32:51ils construisent beaucoup
32:52de réacteurs nucléaires
32:53et ils en ont besoin
32:54parce qu'ils n'ont ni gaz
32:56ni pétrole
32:57et ils ont surtout
32:58énormément de charbon
32:59et c'est toujours
33:00l'économie
33:01qui est de très loin
33:03utilise de plus de charbon
33:04donc oui
33:05ils le font
33:06mais il ne faut pas
33:07non plus s'extasier
33:07parce qu'ils viennent de plus loin
33:08c'est l'idée
33:09il y a aussi des grands barrages
33:10d'étoiles électriques
33:10alors la Chine
33:11construit 38 réacteurs
33:12en ce moment
33:12en cours de construction
33:13c'est le pays
33:13qui en construit le plus
33:14en ce moment
33:14devant qui ?
33:16devant l'Inde
33:16et la Russie
33:17ex aequo
33:17loin derrière
33:186 réacteurs en construction
33:19en ce moment en Inde
33:20comme en Russie
33:21et derrière
33:22il y a le Bangladesh
33:222 en construction
33:23en Bangladesh
33:24voilà
33:24l'état des lieux
33:25le championnat
33:26des constructeurs
33:27de réacteurs nucléaires
33:27dans le monde
33:28Antoine
33:28alors là on est reparti
33:29sur le tissu énergétique
33:30on revient
33:31du côté de l'IA pur
33:33et les disruptions
33:35ça va vite
33:35il y a
33:36André Carpathic
33:37qui est cofondateur
33:38d'OpenAI
33:39qui a décidé
33:40de rejoindre Antropique
33:42voilà
33:42c'est le joli mercato
33:43de l'après-midi
33:44ah oui
33:44ah ça c'est une info
33:45quand même
33:46dans cet univers
33:47avant les introductions
33:47en bourse
33:48très attendus
33:48justement de l'un et l'autre
33:49alors avant qu'il se fasse
33:50en placer par une IA
33:51on arrive en pile
33:52oui je sais
33:53bon dans un instant
33:55merci à y'all
33:55merci à tous
33:55merci à tous
33:55– Sous-titrage FR 2021
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