- il y a 3 heures
- #120minutesinfo
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00120 minutes d'info, bonjour. Ravi de vous retrouver sur l'antenne de CNews.
00:00:04Deux heures d'actualité, de décryptage. Vous présenterez nos grandes thématiques dans un instant.
00:00:08Nos invités qui nous accompagneront pendant deux heures également.
00:00:12Mais d'abord à 15h pile, c'est l'heure comme chaque jour du journal d'Audrey Berthoud à la
00:00:15une du JT.
00:00:16Bonjour Audrey.
00:00:17Bonjour Gérald Darmanin qui a fait le bilan sur notre chaîne de sa visite de 24h en Algérie.
00:00:21Oui, le ministre de la Justice s'est dit très rassuré par la façon dont le journaliste sportif Christophe Glez
00:00:28est traité en Algérie.
00:00:30Écoutez la réaction du ministre de la Justice.
00:00:33Nous avons été très rassurés par la façon dont Christophe Glez d'ailleurs est traité.
00:00:39Et puis bien sûr, nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Glez non pas à la France mais à
00:00:43sa mère.
00:00:44Et je pense que le président Théboun il sera sensible. En tout cas, nous lui faisons confiance. Je lui fais
00:00:48confiance pour cela.
00:00:50Pour réduire l'usage du plastique en France, Emmanuel Macron demande au gouvernement d'engager une grande concertation.
00:00:56En déplacement ce matin au Salon de l'économie circulaire à Paris, le président a remis sur la table le
00:01:02sujet d'une possible consigne sur les bouteilles en plastique.
00:01:05L'intérêt de cette consigne serait donc de favoriser le recyclage et le réemploi. C'est ce qu'a précisé
00:01:10l'Elysée. Écoutez le président de la République.
00:01:13Je pense qu'il faut maintenant bouger. La consigne pourra faire partie des leviers d'action à étudier.
00:01:17Je demande au gouvernement sous l'autorité du Premier ministre d'engager les concertations pour définir les actions concrètes qui
00:01:23nous permettront d'atteindre l'objectif de recyclage en 2030
00:01:27et réunir à cette fin l'ensemble des acteurs de la filière pour identifier le chemin le plus réaliste pour
00:01:32y arriver.
00:01:32On prendra dans un instant la direction de l'Assemblée nationale pour entendre la réaction directe du Premier ministre concernant
00:01:38l'impact économique de la guerre au Moyen-Orient.
00:01:41Mais avant cela, il est considéré comme le chef incontestable du clan Yoda.
00:01:45Félix Bingui, 35 ans, comparé depuis hier devant le tribunal correctionnel de Marseille.
00:01:50Il est jugé aux côtés de 19 coprévenus pour trafic de stupéfiants, associations de malfaiteurs et blanchiments.
00:01:56Celui qu'on appelle le chat est considéré comme l'un des plus gros narcotrafiquants français.
00:02:01Célia Barotte, bonjour. Vous suivez ce procès pour CNews.
00:02:05Aujourd'hui, c'est son bras droit qui doit être entendu à la barre, Célia.
00:02:10Oui, et il a été déjà entendu puisque l'audience vient de se terminer il y a quelques minutes.
00:02:16Célia Barotte, je suis désolé, mais on va aller tout de suite à l'Assemblée nationale
00:02:20puisque le Premier ministre est interrogé sur l'impact économique de la guerre.
00:02:24La guerre au Moyen-Orient, mais ce sont elles qui en payent aujourd'hui la facture.
00:02:28En effet, depuis le mois de février, le détroit d'Ormouz est fermé.
00:02:31Ce point de passage par lequel transiter environ un quart du pétrole mondial est aujourd'hui infranchissable
00:02:36et rien n'annonce un retour à la normale.
00:02:39Disons les choses simplement, cette crise risque malheureusement de s'installer
00:02:43et notre économie devra apprendre à vivre avec.
00:02:46Le baril de pétrole est passé de plus de 70 dollars avant la guerre à plus de 100 dollars aujourd
00:02:50'hui.
00:02:51Le prix du gaz, lui, a encore augmenté de plus de 15% au 1er mai
00:02:55et notre croissance des affragiles en paye le prix.
00:02:59Derrière ces chiffres, il y a des entreprises, des pans entiers de notre économie
00:03:03et surtout le quotidien de celles et de ceux qui travaillent l'agriculture
00:03:07où la flambée des engrais conduit certains à différer leurs achats
00:03:11en espérant un répit qui tarde à venir.
00:03:14La pêche, où l'énergie peut représenter plus d'un tiers des coûts.
00:03:17Le transport routier et les taxis, où chaque plein rogne des marges déjà bien minces.
00:03:22Le bâtiment où les prix changent en quelques jours au point qu'un artisan ne peut plus établir
00:03:27un devis fiable partout.
00:03:29Ce qui a été engagé hier se paie aujourd'hui sur les marges et demain sur l'emploi.
00:03:33Car aujourd'hui, la vraie question, c'est comment investir, embaucher, s'engager
00:03:38quand personne ne sait ce que coûtera un plein de carburant ou une tonne d'engrais dans 15 jours.
00:03:43A chaque nouvelle crise, le constat se répète.
00:03:46Notre économie redécouvre sa vulnérabilité et ce sont toujours les mêmes qui en paient le prix.
00:03:51Ainsi, Monsieur le Premier Ministre, ma question est simple et je la pose pour eux.
00:03:57A l'agriculteur qui n'ose plus commander ses engrais,
00:04:00au pêcheur qui calcule chaque sortie en mer,
00:04:03à l'artisan qui ne sait plus chiffrer son prochain chantier,
00:04:07que répond l'Etat concrètement pour qu'il puisse continuer à travailler ?
00:04:12Je vous remercie.
00:04:14Merci beaucoup Monsieur le Président. La parole est à Monsieur le Premier Ministre.
00:04:17Merci Madame la Présidente de l'Assemblée Nationale.
00:04:19Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre Marc Angélie,
00:04:24l'Etat répond évidemment qu'on n'abandonnera aucun des métiers que vous avez listés dans votre question au gouvernement
00:04:29et pour cause parce que c'est la philosophie de notre accompagnement depuis le début
00:04:32qui est un accompagnement à l'activité.
00:04:35Je vais y revenir dans un instant avec un soutien ciblé.
00:04:38Merci d'avoir refait le lien avec la géopolitique parce que parfois dans notre vie politique,
00:04:42on finit par isoler ce qui se passe de manière domestique avec les grands conflits qui nous guettent.
00:04:47Et je l'avais dit au Président Marc Fénaud il y a de cela 15 jours ou 3 semaines,
00:04:51malheureusement cette géopolitique s'est installée dans le réservoir des Françaises et des Français
00:04:55et malheureusement nous le voyons, sous une forme ou sous une autre cela va durer.
00:05:02Il ne faut pas mentir aux Françaises et aux Français,
00:05:04les guerres hybrides ou malheureusement les guerres plus directes vont se multiplier
00:05:08et donc évidemment nous payons cash nos dépendances en la matière.
00:05:12Vous l'avez dit vous-même, à chaque crise ce sont toujours les mêmes qui paient.
00:05:16Et c'est vrai, même si heureusement, si j'ose dire, par rapport à la guerre en Ukraine,
00:05:21ce n'est pas complètement la même problématique, le même enjeu que nous avons devant nous
00:05:25parce que la guerre en Ukraine présentait une crise de volume, d'accès à l'énergie, d'accès au gaz,
00:05:30là où cette crise du transport maritime, pour l'instant,
00:05:34et heureusement les infrastructures de production de pétrole n'ont pas été touchées,
00:05:39autant qu'on pouvait le redouter au début du conflit,
00:05:42fait que nous avons une crise d'une inflation importée sur l'énergie.
00:05:47En tout cas, tous les scénarios sont sur la table sur le terrain géopolitique
00:05:51et je veux le dire à travers vous, aux Françaises et aux Français,
00:05:53malheureusement la reprise des combats.
00:05:55Et de cela, évidemment, il faut nous y préparer.
00:05:59La deuxième des choses, et je sais que votre groupe y est attentif,
00:06:04c'est l'impact sur les finances publiques.
00:06:05Là aussi, cette chose-là parfois est mise un peu rapidement de côté
00:06:09parce que les taux d'intérêt, parce que l'activité, Madame la Ministre des Armées,
00:06:13de nos forces armées en opération extérieure sur l'ensemble de la zone,
00:06:18inévitablement, crée des dépenses, des impacts sur les finances publiques
00:06:21qui n'étaient évidemment pas prévues lorsque nous avons voté le budget.
00:06:24Mais une fois de plus, c'est une guerre
00:06:25et je pense que les 6 milliards d'euros que nous avons documentés
00:06:28devront être remis à jour, évidemment, dans les temps qui viendront.
00:06:31Cela va sans dire, on y reviendra en transparence.
00:06:34Ensuite, pour répondre plus précisément à votre question,
00:06:37depuis le début, mon obsession, celle du gouvernement,
00:06:40à titre personnel, mon obsession,
00:06:42est de faire en sorte que des pans entiers de l'activité économique du pays
00:06:46ne se mettent pas aux arrêts.
00:06:49Les pêcheurs sont toujours l'exemple le plus facile à expliquer.
00:06:52Nos amis pêcheurs font un calcul coût avantage.
00:06:55Soit il y a une rentabilité à sortir, les bateaux prennent la mer,
00:06:58soit il n'y a pas de rentabilité à sortir, les bateaux restent acquis.
00:07:01Et l'ensemble de cette philosophie est celle qui nous a guidés.
00:07:03pour les transporteurs, pour le BTP, pour les agriculteurs.
00:07:07Après la crise dure, je le disais, il va falloir se mettre à l'échelle aussi,
00:07:11soit par filière, soit en fonction évidemment de métiers nouveaux
00:07:14qui pourraient être concernés.
00:07:16Nous sommes en train de mettre une dernière main, si j'ose dire,
00:07:19à ces différentes annonces.
00:07:20Ensuite, ça pose la question, monsieur le ministre,
00:07:23au fond, de la dynamisme de notre activité
00:07:26et donc aussi de la croissance qu'on est en droit d'espérer,
00:07:29en tout cas d'aller chercher pour cette année 2026.
00:07:32On est seulement au mois de mai, il y a des choses qu'on ne maîtrise pas,
00:07:35il y a des choses qu'on maîtrise.
00:07:37On le voit bien, on a des filières économiques
00:07:40qui tirent notre croissance vers le haut.
00:07:43La défense, et merci pour la manière dont les débats se sont déroulés
00:07:46dans cet hémicycle pour la loi de programmation militaire,
00:07:48on ne peut pas ne pas voir que la défense,
00:07:51ou dans sa dualité, l'aéronautique,
00:07:53va largement participer au soutien de cette activité.
00:07:56La communication, les secteurs de l'innovation,
00:07:59et puis, pardon, l'énergie.
00:08:01Et heureusement que nous avons pris le décret
00:08:03pour la programmation pluriannuelle pour l'énergie.
00:08:06Heureusement que notre parc nucléaire, aujourd'hui,
00:08:08produit beaucoup plus en disponibilité
00:08:09que pendant la guerre en Ukraine,
00:08:10parce que c'est un des éléments d'amortissement de cette crise
00:08:13que beaucoup de partenaires européens, évidemment,
00:08:16n'ont pas, et d'autres pays dans le monde.
00:08:18Ensuite, on a des filières qui sont tangentes.
00:08:21J'en cite que deux, il y en a d'autres.
00:08:23J'en cite que deux, l'agriculture et le logement.
00:08:27Pourquoi tangent ?
00:08:28Parce que la capacité à produire est là.
00:08:30Pourquoi tangent ?
00:08:31Parce que malheureusement, le coût des intrants,
00:08:33et pas que le GNR, pas que le rouge,
00:08:35mais les engrais, vous l'avez cité,
00:08:37et l'ensemble des matériaux dérivés du pétrole,
00:08:40le plastique, pour ne citer évidemment que celui-là,
00:08:43mais il y en a d'autres en dérivés plus lointains,
00:08:45créent évidemment une inflation qui peut être contagieuse.
00:08:48Mais je dis tout de suite,
00:08:49mais il ne faut pas que certains secteurs en profitent,
00:08:52justement, pour jouer de cette inflation.
00:08:54Aujourd'hui, nous devons constater uniquement une inflation
00:08:57sur ces coûts dérivés des produits du pétrole,
00:09:00et pas autre chose.
00:09:01Et le ministre Serge Papin a reçu une mission de ma part,
00:09:05justement, pour bien clarifier l'ensemble des impacts de prix
00:09:09sur les filières.
00:09:11Et le BTP, évidemment, est au cœur de ces préoccupations.
00:09:14Ensuite, vous avez une filière dont on parle peu,
00:09:17qui, elle, est très fortement exposée en ce moment,
00:09:20et sur laquelle je vais demander au ministre Lescure et Martin
00:09:23de me faire rapidement des propositions.
00:09:24C'est la chimie, qui est un secteur industriel important dans notre pays,
00:09:28qui compte dans bon nombre des circonscriptions qui sont ici,
00:09:31et sur lequel, évidemment, l'exposition, évidemment, est très importante.
00:09:35Je ne veux pas être plus long, mais on le voit bien qu'on ne peut pas se comparer
00:09:38à la crise du Covid, et pour cause.
00:09:40Le pays tourne.
00:09:42On ne peut pas se comparer...
00:09:44Merci pour votre dignité.
00:09:46On ne peut pas se comparer à...
00:09:51Applaudissements.
00:09:55Même quand un sujet est grave,
00:09:57mesdames et messieurs les députés de la France insoumise,
00:09:59vous allez chercher la querelle et le désordre.
00:10:02Voilà.
00:10:03Merci pour votre contribution au désordre,
00:10:06une fois de plus, dans cet hémicycle.
00:10:11Applaudissements.
00:10:16Mais puisque vous me tendez la perche...
00:10:18Allez, s'il vous plaît.
00:10:19...et que souvent, la classe politique n'a pas toujours une bonne mémoire,
00:10:23je rappelle que celles et ceux qui se sont succédés
00:10:27sur les plateaux de télévision à l'automne et à l'hiver dernier,
00:10:30et qui ont expliqué droit dans les yeux,
00:10:33en montant aux Françaises et aux Français,
00:10:34qu'on pouvait ne pas avoir de budget,
00:10:37et que nous pouvions rester en loi spéciale,
00:10:39mettant la pression sur l'ensemble des groupes politiques
00:10:42de cet hémicycle, pour qu'il n'y ait pas de budget.
00:10:45S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas d'aide.
00:10:47S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas d'accompagnement,
00:10:50ni pour les pêcheurs, ni pour les agriculteurs,
00:10:52ni pour le BTP, ni pour les transporteurs.
00:10:55S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas de loi de programmation militaire.
00:10:59S'il n'y avait pas de budget, il n'y aurait pas eu une niche de relance pour le
00:11:02logement.
00:11:03Halte à votre cynisme !
00:11:04Ce sont des guerres qui menacent la sécurité des Françaises et des Français,
00:11:08des Européens, notre économie.
00:11:10Maintenant, il est temps d'être patriote,
00:11:12d'avoir le calme des vieilles troupes,
00:11:13et enfin, de traiter les problèmes à la racine.
00:11:18Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre, monsieur le Président.
00:11:25Merci, monsieur le Premier ministre, pour cette réponse complète.
00:11:29Très important, ce que vous avez dit dès le début,
00:11:31il faut que nos concitoyens, il faut que nos compatriotes sachent que cette crise va durer.
00:11:34Ils ont besoin de visibilité, l'activité économique a besoin de visibilité,
00:11:38et peut-être davantage de calme dans l'hémicycle aussi.
00:11:41Merci beaucoup.
00:11:44La parole est à présent à madame Sarah Legrand pour la France Insoumise.
00:11:48C'était musclé, cette réponse du Premier ministre.
00:11:50Ça commence par une question sur l'impact de la crise économique,
00:11:53et ça finit avec un règlement de compte contre la France Insoumise.
00:11:57On pourra peut-être en dire un petit mot dans un instant,
00:11:58mais Éric Dorit-Maten qui nous a rejoint,
00:12:00parce que ce qui intéresse, je pense, principalement les gens qui nous regardent,
00:12:03c'est évidemment l'impact de cette guerre.
00:12:05Le Premier ministre, pas forcément rassurant, mais réaliste, faut-il le croire.
00:12:10La crise va durer concernant la question du carburant,
00:12:13la question du pouvoir d'achat des Français.
00:12:16D'ailleurs, ces conséquences, elles sont déjà en partie ressenties.
00:12:19Quel est l'état des lieux, justement ?
00:12:21Déjà, il dit clairement que ça va aller mal dans le futur.
00:12:24Le déficit, c'est parti pour continuer de grimper, si je puis dire.
00:12:27La dette aussi.
00:12:28Alors, c'est vrai qu'il y a des signaux.
00:12:30Moi, je retiens trois choses.
00:12:31Déjà, l'impact principal pour nous tous, c'est le chômage qui augmente.
00:12:34Les baisses de demandes d'embauches, c'est vraiment très important à signaler.
00:12:38On pensait que l'année ne serait pas trop mal en termes de croissance.
00:12:41Ce ne sera pas le cas.
00:12:42On a quand même fait zéro croissance au premier trimestre.
00:12:44Donc ça, c'est quand même grave.
00:12:45Vous avez aussi l'inflation.
00:12:47On voit tous, nous, consommateurs, que les prix augmentent dans les magasins.
00:12:51Dès que vous faites vos courses, vous voyez bien que c'est monté en flèche.
00:12:53Il y a des prix qui ont vraiment doublé.
00:12:54Je ne parle même pas du carburant.
00:12:55C'est un vrai problème.
00:12:56Mais d'une manière générale, l'inflation, elle monte.
00:12:58Elle est à 2,2% sur rythme annuel.
00:13:01Et ce qui est très important puisqu'on était tombé très bas en début d'année.
00:13:04Et puis, si vous voulez, après, il reconnaît que la guerre coûte cher en sonnant et trébuchant.
00:13:09On a dépassé les OPEX sur les opérations extérieures.
00:13:12Il y a un budget chaque année qui est prévu pour ça.
00:13:14Mais avec cette guerre, on a eu les rafales qui ont volé énormément.
00:13:17Les munitions, les primes pour les militaires.
00:13:19On a explosé le budget.
00:13:21Donc déjà, il faudra bien trouver l'argent quelque part.
00:13:23On peut aller encore plus loin.
00:13:24Les exportations qui baissent, la consommation qui baisse.
00:13:27Vous voyez, regardez, ce qui est étonnant, on avait accusé un peu le gouvernement de s'enrichir sur le dos
00:13:31des Français avec le carburant.
00:13:33Le carburant, la consommation de carburant, elle a baissé 30%.
00:13:3630% depuis le début du mois de mai.
00:13:38Et donc, la chute de la TVA est très importante.
00:13:41Voilà, en gros, à comprendre que les conséquences sont quand même déjà ressenties sur cette guerre qui dure et qui
00:13:48est appelée à durer.
00:13:49Donc, ça veut dire que oui, les choses ne vont pas aller bien.
00:13:51Un petit mot, Pierre Lelouch.
00:13:52J'en profite pour vous saluer.
00:13:53Je n'ai pas à saluer nos invités sur le plateau.
00:13:55Pierre Lelouch, ancien ministre spécialiste des questions internationales.
00:13:57Raphaël Steinville du JDD qui est avec nous également.
00:14:00Peut-on faire un petit mot également sur ce que l'on vient d'entendre de la part du Premier
00:14:04ministre ?
00:14:05Cette guerre va durer.
00:14:06L'impact se fait déjà ressentir.
00:14:08Rien de très réjouissant sous le soleil, si je puis dire, cher ami.
00:14:12Le pire, c'est qu'il n'y a pas un sou.
00:14:13Oui, c'est ça.
00:14:14Et que donc, tous ces dispositifs d'aide, même ciblés, qui sont urgents pour les pêcheurs, les agriculteurs et les
00:14:20autres, tout ça, ça ne peut venir que de l'accroissement de la dette.
00:14:24Idem pour la défense.
00:14:25Quand on a bougé 80% de la marine française dans le Golfe, même si elle ne se bat pas,
00:14:31quand vous bougez un porte-avions, ça coûte énormément d'argent par jour.
00:14:35Donc oui, bien sûr, la modeste somme qui était allouée de quelques centaines de millions d'euros a explosé.
00:14:40On a dépassé un milliard d'euros sans doute déjà.
00:14:43Et ce n'est peut-être que le début.
00:14:45C'est ça le sujet.
00:14:46C'est qu'on est loin d'être sortis de cette affaire.
00:14:50Et c'est ça qu'il faut retenir, c'est que même si on en sortait aujourd'hui même, supposé
00:14:53que vous ayez un accord global, les blocus soient levés, etc.
00:14:56Le temps que le système se remette en route, que les productions, notamment de gaz qui ont été matraquées au
00:15:02Qatar, ou même de pétrole touché en Arabie Saoudite,
00:15:05que tout ça se remette en route, il faudra plusieurs mois.
00:15:08Donc pas avant la fin de l'été, début de l'automne.
00:15:10Si ça s'arrêtait aujourd'hui.
00:15:12Donc ce qu'on a devant nous, c'est au minimum jusqu'à la fin de l'année, une période
00:15:17très difficile avec remontée du chômage, augmentation du déficit, inflation.
00:15:24Aux États-Unis, ils en sont à 4% d'inflation.
00:15:26Et ce qui est terrible, c'est que le pays, et on le dit depuis des mois et des mois,
00:15:29est déjà dans le rouge.
00:15:31Et ça va aller, si on l'entend le Premier ministre, et si les scénarios les plus envisageables viennent à
00:15:37se réaliser,
00:15:38à savoir un prolongement de la guerre, une crise qui se... c'est que là, on ne va plus être
00:15:42dans le rouge.
00:15:42On risque la déflation, c'est-à-dire que le premier trimestre, on était à zéro.
00:15:45Si on continue à être à zéro ou juste en dessous, on va entrer dans une période de déflation, augmentation
00:15:51de l'inflation, du chômage, et pas de croissance.
00:15:54Et tout ça, financé, tant que les gens achètent de la dette française, mais ils l'achèteront de plus en
00:15:59plus cher.
00:15:59Donc ça va grever demain le prochain budget, puisque là, on en est en tout, on a 50 milliards de
00:16:04remboursements par an,
00:16:06ce qui est absolument énorme.
00:16:08Il risque d'avoir le taux d'intéressant, 70, 70, oui.
00:16:12Voilà, donc tout ça n'est pas bon du tout, donc il fait ce qu'il peut, le Premier ministre.
00:16:16Mais la vérité, c'est qu'on est dans un pays qui va être durablement plongé dans la morosité.
00:16:21Oui, qui s'appauvrit, qui continue à s'appauvrir.
00:16:24Bon, Raphaël, un mot, j'ai un oeil à l'Assemblée, parce qu'on va vous prendre... on y va.
00:16:28Alors là, c'est une autre question importante et intéressante, et Raphaël vous réagirait, sur le film « L'abandon
00:16:34de Samuel Paty »
00:16:35et ce qu'il peut, pourquoi pas, être diffusé dans les collèges.
00:16:39Monsieur le ministre, depuis mercredi dernier, des milliers de nos compatriotes ont découvert « L'abandon »,
00:16:45le film qui retrace les 11 derniers jours de la vie de Samuel Paty.
00:16:49Ils en ressortent bouleversés, édifiés par la succession des renoncements
00:16:55qui ont conduit un professeur courageux à mourir seul, abandonné par la République.
00:17:01La mémoire de Samuel Paty s'impose à votre administration, monsieur le ministre,
00:17:05pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.
00:17:08Sa mémoire, et celle de tous ceux tombés à cause de la barbarie islamiste,
00:17:13s'imposent aussi à tous, et surtout à notre jeunesse.
00:17:17Or, que constatons-nous ?
00:17:18En marche du festival de Cannes, un soutien affiché de Jean-Luc Mélenchon
00:17:23a ricané de la mort de Samuel Paty, jugeant ce film « dangereux »,
00:17:29car il stigmatiserait nos compatriotes musulmans.
00:17:32Sur les réseaux sociaux, dans nos lycées, on observe le même refus
00:17:37de regarder la menace islamiste en face.
00:17:41Il faut dire à nos jeunes que la peur de cet amalgame est elle-même un piège mortel,
00:17:46car nier la vérité par crainte de l'amalgame,
00:17:49c'est offrir aux islamistes leur meilleure arme, notre propre lâcheté intellectuelle.
00:17:55Et ceux qui, à la France insoumise, cultivent délibérément cette confusion
00:17:59pour ne pas perdre de voix, seront comptables devant l'histoire des radicalisations
00:18:04qu'ils auront eux-mêmes contribué à nourrir.
00:18:09Les Français, eux, collègues insoumis, savent parfaitement distinguer l'islam et l'islamisme.
00:18:15La grande majorité de nos compatriotes musulmans le vivent eux-mêmes comme une évidence.
00:18:21Réarmer moralement notre jeunesse est une urgence,
00:18:25car une jeunesse que l'on prive de vérité, on ne la protège pas,
00:18:28on la livre à l'obscurantisme et à la radicalisation.
00:18:32Monsieur le ministre, ma question est simple,
00:18:34allez-vous ordonner la projection de ce film dans nos collèges, dans nos lycées,
00:18:38pour réarmer moralement notre jeunesse ?
00:18:40La parole est à madame Sabrina Roubache,
00:18:44ministre en charge de la formation professionnelle déléguée auprès du ministre de l'Education nationale.
00:18:49Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés,
00:18:52monsieur le député Bloch, permettez-moi de répondre en lieu et place du ministre de l'Education nationale
00:18:57qui est retenu au G7, au G7 des ministres d'Education nationale.
00:19:02Donc le ministre, évidemment, a vu ce film avec son équipe,
00:19:05et comme n'importe quel membre de la communauté éducative,
00:19:10comme la totalité des Français qui iront voir ce film,
00:19:13il en est ressorti évidemment profondément ému.
00:19:17Ce film a le mérite rare de la justesse de ton.
00:19:21Il révèle Samuel Paty dans sa pleine humanité,
00:19:24dans ce qu'il était, un homme professeur tout en le faisant entrer dans une sorte d'éternité collective.
00:19:31Celle des figures qui nous rappellent que l'école est ce que l'école a de plus précieux
00:19:35et à la fois de plus fragiles.
00:19:37C'est aussi le film qui retrace, de manière rigoureuse et équilibrée,
00:19:42l'engrenage délétère et progressif qui a conduit à cet attentat terroriste islamiste.
00:19:48Il documente, il explique, sans jamais céder ni à la simplification, ni à la complaisance.
00:19:55Monsieur le député, à partir de là, l'équipe du film a préparé un projet pédagogique
00:20:00qui est actuellement en cours de travail au sein de l'Education nationale,
00:20:04afin d'être mis à disposition des professeurs
00:20:06qui souhaiteront l'utiliser pour accompagner leurs élèves.
00:20:11La liberté pédagogique, et vous me l'accorderez, est un trésor,
00:20:15moi qui ai produit tant de films, notamment sur le phénomène de radicalisation.
00:20:20C'est cette liberté que défendait Samuel Paty,
00:20:23et c'est celle de chaque enseignant.
00:20:26C'est au nom de cette liberté pédagogique qui s'impose à nous,
00:20:29qu'il convient d'encourager à aller voir ce film, mais non de l'obliger.
00:20:34Je vous remercie.
00:20:35Merci beaucoup, Madame la Ministre.
00:20:38La parole est à présent à M. Gaëtan Dufausse.
00:20:43Voilà pour la réponse de Sabrina Gresti-Roubache au député UDR qui s'interroge.
00:20:47Pourquoi vous venez de dire « j'ai entendu honteux » à ma droite ?
00:20:50Pourquoi honteux ?
00:20:51Le gouvernement s'est fait pour gouverner.
00:20:53Elle ne peut pas se cacher derrière la liberté, soi-disant, des enseignants,
00:20:58pour refuser d'imposer ce qui est nécessaire dans ce pays,
00:21:04à savoir la vérité sur ce qui se passe dans les écoles,
00:21:07et qu'on puisse, en France, décapiter un professeur.
00:21:10Et c'est monstrueux.
00:21:11Et que c'est suivi plusieurs jours,
00:21:16où tout le monde a pataugé sans aider ce professeur.
00:21:19C'est quelque chose qui mérite d'être montré dans toutes les écoles.
00:21:22Ça rendra service aux enseignants, pas qu'ils se cachent derrière.
00:21:26Alors qu'elle a très bien expliqué ce qu'il y a dans le film,
00:21:29mais pour conclure que laisser les professeurs libres de choisir,
00:21:34ça me rappelle l'histoire du voile à Creil il y a 30 ans.
00:21:37Ce n'est pas au gouvernement de décider, c'est aux professeurs.
00:21:40Ça a donné quoi ?
00:21:41C'est catastrophique.
00:21:43Ça, c'est un non-gouvernement.
00:21:44Ce n'est pas ça un gouvernement.
00:21:46La question, malgré tout, qui demeure au-delà de ce que vous dites
00:21:49et que je partage absolument, c'est
00:21:51est-ce qu'aujourd'hui l'éducation nationale,
00:21:53est-ce que l'État aujourd'hui est en mesure de garantir
00:21:55la sécurité des professeurs qui pourraient à l'avenir proposer...
00:22:00Vous voyez bien que votre question...
00:22:02En posant cette question, on connaît déjà la réponse.
00:22:05On peut dire que c'est un renoncement, une lâcheté.
00:22:08Mais qui peut prendre la responsabilité aujourd'hui
00:22:10dans un certain nombre d'établissements
00:22:12de finalement quasiment obliger des professeurs...
00:22:15Qui peut prendre la responsabilité ?
00:22:16Un gouvernement digne de ce nom, monsieur ?
00:22:18Que vous posiez vous-même la question
00:22:20montre à quel point il n'existe plus, ce gouvernement.
00:22:22Donc, ce gouvernement digne de ce nom,
00:22:24est-ce qu'il est en mesure de garantir
00:22:26la sécurité de ses professeurs ?
00:22:28Est-ce que vous en avez la certitude ?
00:22:29S'il n'est pas, alors il n'y a plus de République.
00:22:32La République, elle est née de l'école en France.
00:22:34Peut-être qu'on a un bascule, malheureusement.
00:22:36Je trouve terrible qu'on ait cette discussion,
00:22:38cette discussion qui est née, bien sûr, de cette polémique,
00:22:41née elle-même d'une gauche qui ne veut pas avoir ce film,
00:22:44qui idéologiquement refuse...
00:22:46Et d'un gouvernement qui refuse de s'imposer...
00:22:49Aussi !
00:22:50Pas une histoire droite-gauche !
00:22:51Aussi !
00:22:52Bon, on doit marquer une pause, les amis.
00:22:54On doit marquer une pause,
00:22:56et on continuera à parler de ce film,
00:22:59L'Abandon, qui est un film de salubrité publique.
00:23:01C'est vrai que d'aucuns aimeraient
00:23:02qu'il soit diffusé dans tous les collèges
00:23:04et lycées de France,
00:23:05parce qu'il y a un devoir pédagogique,
00:23:07au même titre que, pourquoi pas,
00:23:09Nuer Brouillard, à une autre époque,
00:23:10était diffusé dans tous les collèges de France,
00:23:12et chacun de nous en a le souvenir.
00:23:15On marque une très courte pause,
00:23:16alors qu'on voit l'affiche de ce film,
00:23:18qu'on vous invite tous à voir, bien sûr.
00:23:20On marque une pause,
00:23:21et puis on ouvre un autre débat
00:23:23autour du déplacement de Gérald Darmanin en Algérie.
00:23:26La France est-elle en train, une nouvelle fois,
00:23:28de tendre l'autre joue pour obtenir ce qu'elle peut obtenir,
00:23:30et notamment la libération de notre confrère Christophe Gleize.
00:23:33On en parle dans un instant.
00:23:37Il est presque 15h30,
00:23:38nous sommes de retour dans 120 minutes infos.
00:23:40Merci de nous rejoindre en direct sur CNews.
00:23:41Raphaël Stainville du JDD,
00:23:43Pierre Lelouch, ancien ministre,
00:23:44spécialiste politique internationale,
00:23:46Mathieu Devese du service pour la justice nous a rejoints.
00:23:48On va ouvrir un gros dossier sur les relations entre Paris et Alger,
00:23:52puisque, vous le savez, ces dernières 24 heures,
00:23:53notre ministre de la justice, Gérald Darmanin,
00:23:56était en Algérie.
00:23:57Il s'est dit ce matin sur CNews,
00:23:59d'abord sur le dossier Christophe Gleize,
00:24:01notre compatriote retenu, détenu en Algérie.
00:24:04Il s'est dit rassuré.
00:24:06Christophe Gleize est bien traité par l'Algérie,
00:24:09en tout cas rassuré sur son traitement.
00:24:10Le ministre dit pouvoir compter sur le président algérien
00:24:13pour obtenir une grâce présidentielle
00:24:15du journaliste français emprisonné.
00:24:17Écoutez le résumé de ce qu'il faut retenir
00:24:19avec Augustin Donadieu.
00:24:21Incarcéré depuis mai 2024,
00:24:24Christophe Gleize est toujours retenu
00:24:25dans les geôles algériennes.
00:24:27Gérald Darmanin,
00:24:29invité sur notre antenne
00:24:29à son retour de sa visite à Alger
00:24:31aux côtés du président algérien
00:24:33Abdel-Majid Tebboune,
00:24:34se dit très rassuré
00:24:35par les conditions de détention
00:24:37du journaliste sportif français.
00:24:39Nous avons été très rassurés
00:24:42par la façon dont Christophe Gleize
00:24:44est traité.
00:24:45Et puis bien sûr,
00:24:46nous avons rappelé
00:24:46qu'il faut rendre Christophe Gleize
00:24:48non pas à la France,
00:24:49mais à sa mère.
00:24:50Et je pense que le président Tebboune
00:24:51sera sensible.
00:24:52En tout cas, nous lui faisons confiance.
00:24:54Je lui fais confiance pour cela.
00:24:56Arrêté dans le cadre
00:24:56d'un reportage en Kabylie,
00:24:58au nord-est du pays,
00:24:59Christophe Gleize a été condamné
00:25:00à 7 ans de prison
00:25:01pour apologie du terrorisme.
00:25:03Une peine confirmée en appel
00:25:05au mois de décembre dernier.
00:25:07Mais avec son avocat,
00:25:08Christophe Gleize a renoncé
00:25:09à ce pourvoir en cassation
00:25:11pour tenter d'obtenir
00:25:12une grâce présidentielle
00:25:13du président algérien.
00:25:15Effectivement,
00:25:15maintenant,
00:25:16sa peine est définitive
00:25:17puisqu'il n'a pas fait
00:25:18pourvoir en cassation.
00:25:19Et voilà,
00:25:20à ce président Tebboune,
00:25:21me semble-t-il
00:25:22que de pouvoir faire ce geste
00:25:23pour cette famille
00:25:25et bien sûr,
00:25:26pour notre bonne relation.
00:25:28Gérald Darmanin a estimé
00:25:30qu'Abdel-Majid Tebboune
00:25:31était en mesure
00:25:31de faire ce geste
00:25:32pour la famille de Christophe Gleize
00:25:34et pour la bonne relation
00:25:35entre Paris et Alger.
00:25:37L'avenir du journaliste
00:25:38ne se joue dorénavant plus
00:25:39dans un tribunal,
00:25:40mais dans les couloirs
00:25:41du pouvoir algérien.
00:25:43Je rappelle que notre confrère
00:25:45journaliste de sport
00:25:46est condamné à 7 ans de prison
00:25:47pour apologie du terrorisme,
00:25:48détenu depuis plus d'un an,
00:25:49arrêté en Kabili.
00:25:51Sa famille a annoncé
00:25:52qu'elle avait retiré en mars
00:25:53le pourvoir en cassation.
00:25:54Qui l'avait retiré en mars
00:25:55son pourvoir en cassation ?
00:25:56Démarche qui est supposée
00:25:58ouvrir la voie à Pierre Lelouch
00:25:59à une possible grâce
00:26:01du président Tebboune.
00:26:02Elle se profile
00:26:03d'ici le mois d'août,
00:26:04cette grâce, vous pensez ?
00:26:06Oui, parce qu'il y a
00:26:07plusieurs éléments.
00:26:09Le principal d'entre eux,
00:26:10c'est qu'on en est
00:26:11à la cinquième visite française
00:26:13depuis quelques semaines,
00:26:16dont des visites
00:26:17de gens très proches
00:26:18du président.
00:26:19Il serait temps
00:26:19que les géniflexions
00:26:20portent leurs fruits.
00:26:21Les Algériens pensent
00:26:22que seul le président
00:26:23décide, comme chez eux.
00:26:25Par conséquent,
00:26:26les visites qu'il y a eues,
00:26:27Nunez,
00:26:31Mme Ruffeau,
00:26:33Mme Le Gendre
00:26:34et Darmanin,
00:26:35qui en est à sa sixième visite,
00:26:38cinq fois qu'il voit
00:26:39le président Tebboune.
00:26:40Donc tout ça,
00:26:40ce sont des questions
00:26:41qui, pour les Algériens,
00:26:43disent, voilà,
00:26:44les Français,
00:26:45maintenant,
00:26:46ils sont mûrs
00:26:46pour faire un deal.
00:26:48Les Algériens demandent
00:26:49plein de choses.
00:26:51Ils demandent
00:26:53l'extradition
00:26:54d'un certain nombre
00:26:54d'opposants
00:26:55qui sont ici.
00:26:56Ils demandent
00:26:57l'extradition aussi
00:26:58de gens qui ont
00:26:59volé un peu
00:27:00dans la caisse
00:27:01qu'on appelle
00:27:01les biens mal acquis
00:27:02et notamment
00:27:03des anciens ministres.
00:27:04On va en parler
00:27:04dans une seconde de ça.
00:27:05On va en parler.
00:27:06Et dans le cas
00:27:06de ce pauvre
00:27:09collègue,
00:27:10M.
00:27:10Glaze,
00:27:12il faut savoir
00:27:13qu'il y a eu
00:27:14une méchante histoire
00:27:18concernant un opposant
00:27:20algérien en France
00:27:21et une barbouzerie,
00:27:22comme à l'époque
00:27:23avait dit M.
00:27:24Rotaillot.
00:27:25Deux diplomates,
00:27:27l'un de l'ambassade
00:27:28à Paris
00:27:28et l'autre
00:27:29du consulat de Creil,
00:27:30sont en provisoire,
00:27:31en détention provisoire
00:27:32en ce moment.
00:27:34Et bon,
00:27:34le moment viendra
00:27:35où tout sera mûr
00:27:37pour que ce soit
00:27:38réglé pacifiquement,
00:27:40c'est-à-dire
00:27:40par un échange
00:27:42comme on connaît.
00:27:42C'est un deal.
00:27:43C'est à mon point de vue.
00:27:44C'est ce qui se passe
00:27:45avec l'Iran,
00:27:46donc ça va se faire
00:27:47aussi avec l'Algérie.
00:27:48C'est ça qui est bien
00:27:49avec les otages.
00:27:50Moi, je trouve ça
00:27:51franchement
00:27:52plus que déplaisant.
00:27:54Contraire à l'intérêt national,
00:27:55je pense à ce jeune
00:27:56qui est pris
00:27:58parce qu'il est français
00:27:59et qu'il faut le laisser sortir.
00:28:01Je vois aussi
00:28:02que tout ce qui est fait
00:28:04alors qu'on n'obtient rien
00:28:05en attendant.
00:28:06On en est à 150
00:28:08laissés-passés consulaires
00:28:09alors qu'on a
00:28:1051 000 Algériens
00:28:12en situation régulière
00:28:13en France.
00:28:13Et on nous dit
00:28:13que les efforts sont faits,
00:28:15que notamment
00:28:16en effet sur les laissés-passés consulaires,
00:28:18les choses avancent.
00:28:19Mais on les...
00:28:20En tout cas, la ligne...
00:28:21Ils arrivent au compte-gouttes,
00:28:21les laissés-passés consulaires.
00:28:22Et très franchement...
00:28:23La ligne barreau,
00:28:26la ligne des anti-maboules
00:28:27comme dirait Macron,
00:28:28c'est-à-dire ceux qui veulent
00:28:30s'accommoder du régime algérien
00:28:31sont en train de gagner.
00:28:33Et les Algériens trouvent
00:28:34avec M. Darmanin
00:28:35le moyen aussi
00:28:36de peser sur la campagne
00:28:37présidentielle française
00:28:38parce qu'il n'a échappé
00:28:39à personne
00:28:40que Gérald Darmanin
00:28:41probablement sera candidat.
00:28:43Et donc voilà.
00:28:44Donc ça fait aussi partie
00:28:45du jeu complexe
00:28:47des Algériens
00:28:47par rapport à une situation
00:28:48politique en France
00:28:49qu'ils connaissent par cœur.
00:28:50Ce qui est sûr,
00:28:51c'est que oui,
00:28:51à force de caresser
00:28:53le pouvoir algérien
00:28:53dans le sens du poil,
00:28:54on va finir par obtenir
00:28:55des choses.
00:28:56On a bien compris également
00:28:58que la Macronie
00:28:58pourra dire
00:28:59regardez messieurs de LR,
00:29:01regardez M. Retailleau,
00:29:02c'est par notre méthode
00:29:03qu'on obtient des choses
00:29:04et vous,
00:29:05votre méthode forte,
00:29:06elle n'a porté
00:29:08absolument aucun fruit
00:29:09mais on ne dira pas
00:29:09qu'on a tout fait
00:29:10pour bloquer
00:29:10Bruno Retailleau
00:29:11à l'époque.
00:29:14Darmanin est le seul
00:29:15qui soit contre
00:29:16l'abrogation
00:29:17du fameux accord
00:29:18de 1968
00:29:19que d'aucun...
00:29:21Même Edouard Philippe
00:29:21qui le soutient
00:29:22a été l'un des premiers
00:29:25à se prononcer
00:29:26pour la révision
00:29:27à tout le moins
00:29:28des accords de santé.
00:29:29C'était quand même
00:29:29incroyable Raphaël
00:29:30et je vais inviter
00:29:31Georges-Marc Benhamou
00:29:32et je le remercie
00:29:32d'être avec nous
00:29:33producteur, écrivain,
00:29:34journaliste
00:29:34à entrer avec nous
00:29:35dans la conversation,
00:29:36auteur et on va le voir
00:29:37d'un mensonge français
00:29:38retour sur la guerre d'Algérie
00:29:40aux éditions Robert Laffont,
00:29:41auteur également
00:29:42de documentaires,
00:29:43c'était la guerre d'Algérie
00:29:44qu'on a pu voir
00:29:44sur France Télévisions
00:29:45en 2022,
00:29:46c'est dire si vous connaissez
00:29:47bien ce dossier Georges-Marc
00:29:49et je vais arriver à vous
00:29:49dans une demi-seconde,
00:29:50je voudrais juste finir
00:29:51sur cette façon
00:29:52que nous avons
00:29:53de mettre le genou à terre
00:29:55pour obtenir
00:29:56la libération
00:29:56d'un homme
00:29:57qui est emprisonné
00:29:58arbitrairement,
00:29:59on est en train
00:29:59en gros,
00:30:00on est en train
00:30:01de les supplier
00:30:01de nous rendre un homme
00:30:02qu'ils détiennent
00:30:04depuis près de deux ans
00:30:05arbitrairement
00:30:05condamné pour sept ans
00:30:07pour apologie du terrorisme
00:30:08et c'est quand même
00:30:09assez incroyable
00:30:09ce qu'ils arrivent
00:30:10à nous faire faire.
00:30:11Ça a été très bien dit
00:30:12par Pierre Lelouch,
00:30:13effectivement les visites
00:30:15de membres du gouvernement
00:30:17se succèdent
00:30:18pour aujourd'hui
00:30:19un bilan
00:30:21plus que mesuré
00:30:22moins de 200
00:30:23laissés passer consulaires
00:30:25et pourtant
00:30:26effectivement
00:30:27à la fin
00:30:28à l'ultime fin
00:30:29si d'aventure
00:30:30notre confrère
00:30:31devait être libéré
00:30:31on dressera
00:30:33et bien évidemment
00:30:34c'est souhaitable
00:30:35c'est attendu
00:30:36et on l'espère tous
00:30:37à l'ultime fin
00:30:39certains s'aventureront
00:30:41à dresser les louanges
00:30:43de ceux qui ont contribué
00:30:44à la fois
00:30:45à cette libération
00:30:46et pourtant
00:30:47un aplaventrisme
00:30:48qui fragilise
00:30:49encore davantage
00:30:52le poids de la France
00:30:53à l'international
00:30:54parce que c'est bien ça
00:30:55qui est en train
00:30:56de se jouer
00:30:56ces derniers mois
00:30:58ces dernières années
00:30:58qu'a-t-on obtenu
00:31:00de l'Algérie
00:31:01sinon finalement
00:31:02une humiliation
00:31:02qui se perpétue.
00:31:04Georges-Marc Pénamou
00:31:05bonjour
00:31:05et merci d'être avec nous
00:31:06peut-être d'abord
00:31:07un mot sur le dossier
00:31:07Christophe Glez
00:31:08il a intérêt
00:31:09Gérald Darmanin
00:31:10et la Macronie
00:31:11dans sa globalité
00:31:12a intérêt
00:31:13à faire revenir
00:31:14M. Glez
00:31:16parce que
00:31:17on ne pourra pas dire
00:31:19que Paris
00:31:20n'a pas tendu
00:31:21encore et encore
00:31:22la main à Alger.
00:31:24Écoutez
00:31:25moi je crois
00:31:25que pour reprendre
00:31:26le propos
00:31:27de Raphaël St-Livre
00:31:29le clivage
00:31:29il n'est pas entre
00:31:30comme disait
00:31:31le président Macron
00:31:32entre Maboul
00:31:33et
00:31:34il est soi-disant
00:31:36réaliste
00:31:36que seraient
00:31:37M. Macron
00:31:38et
00:31:38son
00:31:39ministre Barraud
00:31:41il est plutôt
00:31:42en effet
00:31:43entre
00:31:43l'appelaventrisme
00:31:45et la dignité nationale
00:31:47il ne s'agit pas
00:31:48de refaire naître
00:31:49aucune guerre
00:31:50d'Algérie
00:31:50et il faut
00:31:51bien sûr
00:31:52introduire
00:31:52de la
00:31:53réelle politique
00:31:54il y a des questions
00:31:55de sécurité
00:31:55des questions
00:31:56de migration
00:31:56des questions
00:31:57nécessaires
00:31:58de reprise
00:31:58de dialogue
00:31:59mais ça n'est pas
00:32:00en effet
00:32:00avec l'appelaventrisme
00:32:02grosso modo
00:32:03la ligne
00:32:03moi qui avec
00:32:04Arnaud Benedetti
00:32:05et Blanquer
00:32:07et Pascal Brutner
00:32:09et Noël Le Noir
00:32:10et pendant un an
00:32:12combattu
00:32:12pour la liberté
00:32:13de Boilem Sansal
00:32:14nous l'avons fait
00:32:15contre
00:32:15l'esprit
00:32:17qu'est dorsé
00:32:17l'esprit
00:32:18pardon
00:32:19de l'Elysée
00:32:19qui était
00:32:20du
00:32:20pas de vague
00:32:21à flaventrisme
00:32:22mais pas de vague
00:32:23le résultat
00:32:24Boilem Sansal
00:32:25a été libéré
00:32:26car nous avons
00:32:28haussé la voix
00:32:28depuis deux ans
00:32:30Gleize
00:32:30Christophe Gleize
00:32:31est emprisonné
00:32:33mais
00:32:34pour même pas
00:32:35un délit d'opinion
00:32:36pour un délit
00:32:37de présence
00:32:38et M. Darmanin
00:32:39qui n'a pas
00:32:40que des défauts
00:32:40a le culot
00:32:41de nous dire
00:32:42et bien ce prisonnier
00:32:43est très bien traité
00:32:44c'est comme s'il rentrait
00:32:46c'est comme si les Allemands
00:32:47avaient emprisonné
00:32:48un journaliste
00:32:49il faudrait presque
00:32:50remercier Alger
00:32:51de la façon
00:32:52dont Christophe Gleize
00:32:53est traité
00:32:53nous en sommes là
00:32:54et il y a une
00:32:56obséquiosité
00:32:56il y a une obséquiosité
00:32:58dans les propos
00:32:59alors en l'occurrence
00:33:00de Gérald Darmanin
00:33:01de Laurent Gleize
00:33:02la semaine dernière
00:33:03et d'Emmanuel Macron
00:33:04un peu plus tôt encore
00:33:05qui est hallucinante
00:33:07et d'inefficacité
00:33:08il ne s'agit même plus
00:33:09d'être gauche-droite
00:33:10moi je ne suis pas toujours
00:33:12d'accord avec vous
00:33:13et je pense à Albert Camus
00:33:15sur ses questions
00:33:16algériennes
00:33:17mais la vraie question
00:33:19le vrai flivage
00:33:20c'est afflamentrisme
00:33:22ou dignité nationale
00:33:23je voudrais qu'on voit
00:33:24un petit sujet
00:33:25et qu'on revienne
00:33:26à notre discussion
00:33:27parce qu'il faut dire
00:33:28que nos relations
00:33:29avec Alger
00:33:30ont particulièrement
00:33:31été détériorées
00:33:32ces 2-3 dernières années
00:33:34mais un peu plus globalement
00:33:36je pense au candidat Macron
00:33:38en 2017
00:33:39qui disait
00:33:40que la guerre d'Algérie
00:33:41était un crime
00:33:41contre l'humanité
00:33:42et qu'il a acté
00:33:43d'une certaine façon
00:33:44cette espèce
00:33:45de repentance permanence
00:33:47et ce rapport
00:33:48biaisé au pouvoir
00:33:49algérien désormais
00:33:50regardez 9 ans
00:33:50de Macronie
00:33:51et de relations
00:33:52avec Alger
00:33:54en pleine campagne
00:33:55présidentielle
00:33:56en 2017
00:33:57lors d'un déplacement
00:33:58à Alger
00:33:58Emmanuel Macron
00:34:00évoque la colonisation
00:34:01française
00:34:01c'est un crime
00:34:02c'est un crime
00:34:03contre l'humanité
00:34:04c'est une vraie barbarie
00:34:05et ça fait partie
00:34:06de ce passé
00:34:07que nous devons regarder
00:34:08en face
00:34:08en présentant aussi
00:34:09nos excuses
00:34:10à l'égard de celles
00:34:11et ceux
00:34:11vers lesquels
00:34:12nous avons commis
00:34:13ces gestes
00:34:13une fois élu
00:34:14il multiplie
00:34:14les gestes
00:34:15mémoriels
00:34:16envers Alger
00:34:17reconnaissance des faits
00:34:18cérémonie d'hommage
00:34:19et restitution
00:34:20des restes
00:34:21de combattants
00:34:21en échange
00:34:23Emmanuel Macron
00:34:24souhaite que Paris
00:34:24et Alger
00:34:25coopèrent davantage
00:34:26sur les questions
00:34:27migratoires
00:34:28et économiques
00:34:28mais le président
00:34:30Téboune
00:34:30après son arrivée
00:34:31au pouvoir
00:34:32juge les gestes
00:34:33de Paris
00:34:33insuffisants
00:34:34on a déjà reçu
00:34:35des demi-excuses
00:34:36il faut faire
00:34:36un autre pas
00:34:37en 2021
00:34:38les relations
00:34:39explosent
00:34:40après des propos
00:34:40d'Emmanuel Macron
00:34:41rapportés par le journal
00:34:42Le Monde
00:34:43le président français
00:34:44a estimé
00:34:45que l'Algérie
00:34:46s'était construite
00:34:46sur une rente
00:34:47mémorielle
00:34:48entretenue
00:34:49par le système
00:34:49politico-militaire
00:34:51Alger
00:34:52accuse Paris
00:34:53d'humiliation
00:34:53c'est le début
00:34:54d'une crise
00:34:55diplomatique
00:34:56entre les deux pays
00:34:56en 2022
00:34:58le président français
00:34:59retourne en Algérie
00:35:00pour relancer
00:35:01la relation
00:35:02le passé
00:35:04nous ne l'avons pas
00:35:06choisi
00:35:08nous en héritons
00:35:09c'est un bloc
00:35:10il faut le regarder
00:35:11le reconnaître
00:35:11mais nous avons
00:35:13une responsabilité
00:35:14c'est de construire
00:35:14notre avenir
00:35:15mais en octobre 2024
00:35:16le président français
00:35:18réaffirme à Rabat
00:35:19la souveraineté marocaine
00:35:20sur le Sahara occidental
00:35:22une déclaration
00:35:23déclenchant une nouvelle
00:35:24crise avec Alger
00:35:25marquée ces dernières années
00:35:27par les emprisonnements
00:35:28de Boalem Sansal
00:35:29et Christophe Gleize
00:35:30et les difficultés
00:35:31de la France
00:35:32à expulser
00:35:33les OQTF algériens
00:35:35Georges-Marc Benhamou
00:35:36j'ai personnellement
00:35:38un début de réponse
00:35:38mais j'aimerais
00:35:39beaucoup entendre
00:35:40la vôtre
00:35:40selon vous
00:35:41pourquoi Emmanuel Macron
00:35:42pourquoi le pouvoir français
00:35:44a-t-il aussi peur
00:35:45du pouvoir algérien
00:35:49écoutez j'en sais rien
00:35:50sinon une attitude
00:35:51en effet de soumission
00:35:53pour reprendre une expression
00:35:54ou elbeckienne
00:35:55en tout cas c'est ne rien
00:35:56comprendre
00:35:57c'est ne rien comprendre
00:35:58à l'histoire de l'Algérie
00:36:00au colonialisme
00:36:01à la fin de la colonisation
00:36:03il avait un grand projet
00:36:05tout à fait utopique
00:36:06et c'est un grand ratage
00:36:08le grand projet
00:36:09c'est d'ouvrir
00:36:10les placards de l'histoire
00:36:12comme Chirac
00:36:12l'avait fait avec Vichy
00:36:14or c'est un grand ratage
00:36:15pour avoir une expression
00:36:19un peu raccourcie
00:36:20il part sur une ligne
00:36:21à LFI
00:36:22en disant
00:36:23c'est un crime
00:36:23contre l'humanité
00:36:24là où il y a
00:36:25véritablement débat
00:36:26on a fait un lapsus
00:36:28en tout cas
00:36:29c'était volontaire
00:36:30donc il part sur une ligne
00:36:31à LFI
00:36:31Mélenchon
00:36:32et après avoir fait
00:36:35tous les gestes
00:36:36ouvert tous les dossiers
00:36:37donné tous les signes
00:36:38fait toutes les commémorations
00:36:40pardon
00:36:40il en finit
00:36:42avec une ligne
00:36:42valeurs actuelles
00:36:43quand il attaque
00:36:44l'Algérie
00:36:45en parlant
00:36:45de rente mémorielle
00:36:47donc c'est à la fois
00:36:48un grand ratage
00:36:49et une grande incohérence
00:36:50ça s'appelle
00:36:51le en même temps
00:36:52on ne le découvre pas
00:36:53mais on peut
00:36:54régulièrement
00:36:55s'en étonner
00:36:55alors très vite Pierre
00:36:56c'est spectaculaire
00:36:57oui en effet
00:36:58c'est vraiment
00:37:00le signe
00:37:01de ce président de la République
00:37:02qui ne s'est pas décidé
00:37:03et qui sur tous les sujets
00:37:05et qui n'a pas de conviction
00:37:06et le contraire de tout
00:37:07sauf que là
00:37:07il joue avec
00:37:09le passé colonial
00:37:10de la France
00:37:10qui n'est pas tout beau
00:37:11moi je suis un anticologiste
00:37:12je me réclame
00:37:14de Clémenceau
00:37:15et du général de Gaulle
00:37:16c'était une mauvaise idée
00:37:17maintenant nous vivons
00:37:18avec les conséquences
00:37:19de cette affaire
00:37:20avec un bloc
00:37:21important d'Algériens
00:37:22en France
00:37:22les Algériens
00:37:24savent parfaitement
00:37:24utiliser les peurs françaises
00:37:26et c'est ce qu'ils font
00:37:27il n'en aura jamais assez
00:37:29plus ils en donnent
00:37:30plus ils en demandent
00:37:31vous avez entendu
00:37:32Théboune dire
00:37:33le visa
00:37:34132 ans
00:37:35nous avons le droit
00:37:35à des visas de 132 ans
00:37:36vous nous avez occupé
00:37:37vous nous devez
00:37:38et voilà
00:37:39et en échange
00:37:40il n'y a rien
00:37:41aucun business
00:37:41aucun gaz
00:37:42rien du tout
00:37:43alors que la France
00:37:45a puissamment aidé
00:37:46quand même
00:37:46au développement
00:37:46de ce pays
00:37:47De Gaulle
00:37:47avait énormément investi
00:37:49c'est ça que les historiens
00:37:51devraient rappeler
00:37:52c'est qu'on avait
00:37:52énormément investi
00:37:54avant l'indépendance
00:37:55d'Algérie
00:37:55ce qui est incroyable
00:37:56c'est que
00:37:56in fine
00:37:57on a vraiment
00:37:58durablement
00:37:58cette impression
00:37:59que Paris
00:38:00a plus besoin
00:38:01d'Alger
00:38:01que Alger
00:38:02a besoin
00:38:03de Paris
00:38:04après il y a une réalité
00:38:05il y a un besoin
00:38:06de coopération
00:38:08c'est notre premier
00:38:10vendeur de gaz
00:38:12on a besoin
00:38:13de coopération
00:38:13judiciaire
00:38:14de coopération
00:38:15sécuritaire
00:38:16et on va le voir
00:38:17notamment avec
00:38:17Mathieu Devez
00:38:18qui nous a rejoint
00:38:18du service
00:38:19pour les justices
00:38:19Mathieu
00:38:20et on verra
00:38:21d'un point de vue
00:38:22également du terrorisme
00:38:23avec Nelly Dénac
00:38:24dans un instant
00:38:24qui nous a rejoint
00:38:25également
00:38:25à quel point
00:38:26cette relation
00:38:27elle est primordiale
00:38:28entre Paris et Alger
00:38:29le dialogue judiciaire
00:38:29reprend doucement
00:38:30car un enjeu majeur
00:38:31c'est la lutte
00:38:32contre le narcotrafic
00:38:33plusieurs figures
00:38:34de réseaux criminels
00:38:35dont la fameuse
00:38:36DZ Mafia
00:38:36sont installées
00:38:37de l'autre côté
00:38:38de la Méditerranée
00:38:39cher Mathieu
00:38:39exactement Julien
00:38:40certains membres
00:38:41donc aujourd'hui
00:38:41de la DZ Mafia
00:38:42sont en Algérie
00:38:43et quand je dis
00:38:44certains membres
00:38:45je parle surtout
00:38:45des gros bonnets
00:38:46c'est à dire
00:38:47les têtes du réseau
00:38:47d'ailleurs
00:38:48DZ ça fait référence
00:38:50au code international
00:38:51de l'Algérie
00:38:52une adresse mail
00:38:52je m'explique
00:38:53qui se termine
00:38:53par .frc français
00:38:54.dz
00:38:55donc c'est algérien
00:38:56la justice française
00:38:57a donc formulé
00:38:58une dizaine
00:38:59de demandes
00:39:00d'entraide judiciaire
00:39:01visant
00:39:02les dirigeants
00:39:03de ce réseau
00:39:04mais le problème
00:39:04c'est que depuis
00:39:05deux ans
00:39:05et la reconnaissance
00:39:06par la France
00:39:07de la souveraineté
00:39:08marocaine
00:39:08du Sahara occidental
00:39:09et bien Paris
00:39:11et Alger
00:39:11ne se parlent
00:39:12presque plus
00:39:13aujourd'hui
00:39:14sur le terrain
00:39:14judiciaire
00:39:15autre chose
00:39:16et c'est important
00:39:17autre chose
00:39:17l'échange
00:39:18d'informations
00:39:19aujourd'hui
00:39:19est au point mort
00:39:20ce qui profite
00:39:21aux narcotrafiquants
00:39:22qui continuent
00:39:23leur business
00:39:24depuis notamment
00:39:25l'Algérie
00:39:25pour démanteler
00:39:26un réseau
00:39:27par exemple
00:39:27les enquêteurs
00:39:28qu'est-ce qu'ils cherchent ?
00:39:29ils cherchent
00:39:30bien souvent
00:39:30des téléphones
00:39:31un circuit financier
00:39:33des complices
00:39:33et si les échanges
00:39:35judiciaires
00:39:36ralentissent
00:39:37récupérer ces éléments
00:39:37peut devenir
00:39:39aujourd'hui
00:39:39bien plus compliqué
00:39:40c'est pourquoi
00:39:41il y a eu cette visite
00:39:42de Gérald Darmanin
00:39:43qui vise justement
00:39:44à remettre
00:39:45la machine en route
00:39:46avec des magistrats
00:39:48français
00:39:48qui étaient à ses côtés
00:39:49en Algérie
00:39:50merci beaucoup
00:39:51Mathieu
00:39:52je crois qu'il y a
00:39:52une dizaine
00:39:53de têtes
00:39:55pensantes
00:39:55des caïbes
00:39:56de ce réseau
00:39:57des aides
00:39:57de mafias
00:39:58qui sont sur place
00:39:59et qui savent
00:40:00qu'elles sont
00:40:00intouchables
00:40:01là-bas
00:40:01et en effet
00:40:02on a besoin
00:40:02de cette coopération
00:40:03l'Algérie
00:40:04Nelly Denak
00:40:04merci de nous avoir
00:40:05rejoint
00:40:05qui est aussi
00:40:06un acteur
00:40:06important au Sahel
00:40:08la lutte contre
00:40:08le terrorisme
00:40:09qui est un combat
00:40:11primordial
00:40:11chez nous
00:40:12bien sûr
00:40:12incontournable
00:40:13même
00:40:13oui parce que l'Algérie
00:40:14vous le savez
00:40:15a toujours eu
00:40:15des problèmes
00:40:16de terrorisme
00:40:17dans les années 90
00:40:18c'était les fameuses
00:40:19années de plomb
00:40:20ou la décennie noire
00:40:21comme l'appellent
00:40:21les algériens
00:40:22donc là c'était le GIA
00:40:24depuis les mouvements
00:40:25djihadistes actifs
00:40:26sont contenus
00:40:27aux confins du Sahara
00:40:28dans cette zone frontalière
00:40:29avec le Mali
00:40:30où opère le GRPS
00:40:32avant ça il y a eu
00:40:33le GSPC
00:40:33c'était l'héritier
00:40:34du GIA
00:40:35et puis ensuite
00:40:36Acmi
00:40:37qui a été
00:40:37Al-Qaïda
00:40:38pour le Maghreb islamique
00:40:39qui a été actif
00:40:40longtemps dans ce périmètre
00:40:41qui est devenu maintenant
00:40:42le groupe de soutien
00:40:43à l'islam
00:40:44et aux musulmans
00:40:45vous voyez
00:40:45le spectre est un petit peu
00:40:46plus large
00:40:46ça dit ce que ça veut dire
00:40:48et il y a aussi
00:40:49je vais y revenir
00:40:49dans un instant
00:40:50des possibilités
00:40:51de projection
00:40:51en Europe
00:40:52et en France
00:40:53particulièrement
00:40:54alors c'est une sorte
00:40:55de no man's land
00:40:56il faut le voir
00:40:57ce périmètre
00:40:58de frontière
00:40:59un peu nébuleuse
00:41:00où se retrouvent
00:41:01à la fois
00:41:01des insurgés
00:41:03des terroristes
00:41:04des bandits
00:41:05en tout genre
00:41:06qui nouent
00:41:06des alliances de fortune
00:41:08sur fond de business
00:41:09pas très claires
00:41:10pour financer
00:41:11leurs activités
00:41:11il y a évidemment
00:41:12le narcotrafic
00:41:13donc c'est une voie
00:41:13de passage aussi
00:41:14de la drogue
00:41:15qui remonte
00:41:16vers l'Europe
00:41:17du sud
00:41:18et puis
00:41:19j'aimerais qu'on parle
00:41:19de la relation
00:41:20entre Alger
00:41:20et Bamako
00:41:21ils ont vu
00:41:22leur relation
00:41:23se dégrader
00:41:24ces dernières années
00:41:24ces deux pays
00:41:25le Mali
00:41:26accusant l'Algérie
00:41:27de se mêler
00:41:27de ses affaires
00:41:28et de soutenir
00:41:28un certain nombre
00:41:29de groupes
00:41:30rebelles
00:41:30je pense au Touareg
00:41:31qui se sont longtemps révoltés
00:41:32contre le pouvoir central
00:41:33de Bamako
00:41:34Alger finalement
00:41:35avec l'avancée
00:41:36de tous ces groupes
00:41:37djihadistes
00:41:37maintenant vers le sud
00:41:38et qui met en péril
00:41:39la junte militaire
00:41:40malienne
00:41:40et bien Alger
00:41:41retrouve une sorte
00:41:42de position
00:41:43de médiateur
00:41:44qui lui va bien
00:41:45parce qu'elle peut
00:41:46prendre langue
00:41:47discuter avec tout le monde
00:41:48et puis
00:41:48quand même
00:41:49il ne faut pas oublier
00:41:50vous y avez fait référence
00:41:51il y a un instant
00:41:51les considérations
00:41:54géostratégiques
00:41:54dans le sud de l'Algérie
00:41:55se trouvent de nombreuses
00:41:57installations pétrolières
00:41:58et gazières
00:41:59vitales pour son économie
00:42:00même si comme le disait Pierre
00:42:01ça ne nous profite pas franchement
00:42:02parce que je crois que les derniers
00:42:03qui ont obtenu des contrats
00:42:04faramineux
00:42:04sont surtout les Italiens
00:42:06voilà
00:42:06nous on n'a pas fait moisson
00:42:07de tout ça
00:42:08et tout ça
00:42:09ça se trouve près
00:42:10de la frontière malienne
00:42:11et donc
00:42:11la France aussi
00:42:13a tout intérêt
00:42:13à ce que l'Algérie
00:42:15contienne
00:42:15toujours ces nébuleuses
00:42:16dans le sud
00:42:17parce que le risque d'attentat
00:42:19dans le contexte international
00:42:20qu'on sait aujourd'hui
00:42:21est toujours présent
00:42:22et la tentation
00:42:23très forte
00:42:24d'autant que vous le voyez
00:42:25ce label
00:42:26groupe de soutien
00:42:27à l'islam
00:42:28et aux musulmans
00:42:29et c'est là qu'il y a un paradoxe
00:42:30c'est en effet
00:42:31et les français d'ailleurs
00:42:32sont assez unanimes là-dessus
00:42:34parce que lorsqu'on parle
00:42:35de revenir sur les accords
00:42:36de 68
00:42:37il y a une vraie volonté
00:42:38je crois qu'on a 74%
00:42:39sur le dernier
00:42:40sur le dernier sondage
00:42:41je l'avais noté
00:42:42je vais le retrouver
00:42:43mais la vérité
00:42:44c'est que oui
00:42:45il y a cette volonté
00:42:46de dureté
00:42:46de ne pas se laisser marcher dessus
00:42:48mais on le comprend
00:42:48à travers ce que vient
00:42:49de nous raconter Mathieu
00:42:50à travers ce que vient
00:42:51Ténélie
00:42:51on ne peut pas
00:42:53ne pas continuer
00:42:54à faire de la diplomatie
00:42:55avec Alger
00:42:56parce que c'est fondamental
00:42:57pour nous également
00:42:58c'est ce paradoxe
00:43:00cet entre-deux
00:43:01qui est difficile
00:43:01à...
00:43:02Oui
00:43:03vraiment
00:43:04ça a été très compliqué
00:43:05y compris quand nous avions
00:43:06des forces au Mali
00:43:08le survol de l'Algérie
00:43:11le fait que les Algériens
00:43:12servaient bien souvent
00:43:13de base arrière
00:43:14pour un certain nombre
00:43:16de mouvements
00:43:16Touareg et autres
00:43:17dans leur propre pays
00:43:19ils n'ont pas été
00:43:20d'une grande aide
00:43:21jusqu'à présent
00:43:23mais bon
00:43:26continuons à croire
00:43:27qu'il faut une relation spéciale
00:43:29c'est pas du tout
00:43:29mon avis
00:43:30mon avis c'est que nous devons
00:43:31avoir une relation normale
00:43:33Pierre
00:43:34j'entends
00:43:34et j'entends
00:43:35et je pense qu'il y a
00:43:35beaucoup de gens
00:43:35qui partagent
00:43:36mais il faut être réaliste
00:43:38je veux dire
00:43:38sur les trafiquants de drogue
00:43:40qu'on ne peut pas extrader
00:43:41il y a forcément besoin
00:43:42d'une relation
00:43:42sur ces renseignements sécuritaires
00:43:45que seuls les Algériens possèdent
00:43:46on a besoin d'eux
00:43:47je veux dire
00:43:48on ne peut pas dire
00:43:48qu'on balaye tout
00:43:50de toute façon
00:43:50ça ne nous sert à rien
00:43:51ce n'est pas vrai
00:43:52ce n'est pas la vérité
00:43:52non mais il y a d'autres moyens
00:43:54d'obtenir des résultats
00:43:56de la part du gouvernement
00:43:57que d'Alger
00:43:57que la géniflexion permanente
00:43:59ah non mais sur les moyens
00:44:00de les obtenir
00:44:01sur ça nous sommes d'accord
00:44:01sur ça nous sommes d'accord
00:44:03alors il faut organiser
00:44:04une pression contre ce pays
00:44:05qui est très isolé
00:44:06je rappelle que par exemple
00:44:07il n'a pas été admis
00:44:08dans le groupement
00:44:10du sud
00:44:12bon vous restez avec nous
00:44:13Pierre, Raphaël Steinville
00:44:15je libère Mathieu et Nelly
00:44:16merci beaucoup pour les éclairages
00:44:17le scandale
00:44:18terrifiant scandale
00:44:19du Périscoléa
00:44:21mon petit doigt me dit
00:44:22qu'il y a eu un conseil de Paris
00:44:24avec des échanges
00:44:25très musclés
00:44:26entre l'opposition
00:44:26et la majorité PS
00:44:28on voit ça tout de suite
00:44:29dans un instant
00:44:30pardon
00:44:33il est presque 16h
00:44:35merci de nous rejoindre
00:44:35en direct
00:44:36dans 120 minutes infos
00:44:37sur CNews
00:44:38dans un instant
00:44:38on revient
00:44:39sur les dernières informations
00:44:40et on entendra
00:44:41ce qui s'est dit
00:44:41dans le conseil de Paris
00:44:42concernant ce terrifiant
00:44:44scandale du Périscolaire
00:44:45mais d'abord Audrey Berthaud
00:44:46l'essentiel de l'actualité
00:44:47en une minute
00:44:47le président russe
00:44:49arrive en Chine ce soir
00:44:51il va rencontrer
00:44:51son ami de longue date
00:44:53Xi Jinping
00:44:54âgé respectivement
00:44:56de 73 et 72 ans
00:44:57Vladimir Poutine
00:44:58et son homologue chinois
00:44:59vont discuter
00:45:00des moyens
00:45:00de renforcer
00:45:01le partenariat stratégique
00:45:02bilatéral
00:45:03et échanger leurs opinions
00:45:04sur les grandes questions
00:45:06internationales
00:45:07et régionales
00:45:08un mot de la situation
00:45:10en Ukraine
00:45:11au moins deux personnes
00:45:12ont été tuées
00:45:12ce mardi
00:45:13et 17 personnes blessées
00:45:15dans une attaque
00:45:15de missiles russes
00:45:16ayant touché
00:45:17plusieurs bâtiments
00:45:18de la ville de Prilouki
00:45:20dans le nord de l'Ukraine
00:45:21un enfant de 14 ans
00:45:22aurait été tué
00:45:23selon le gouverneur
00:45:24de la région
00:45:25face à l'épidémie
00:45:27d'Ebola
00:45:27qui aurait déjà fait
00:45:28131 morts
00:45:30en République démocratique
00:45:31du Congo
00:45:31l'OMS annonce
00:45:32étudier l'utilisation
00:45:34de vaccins
00:45:34et traitements
00:45:35pour tenter
00:45:36d'enrayer la maladie
00:45:37jusqu'à présent
00:45:38aucun vaccin
00:45:39ni traitement
00:45:39n'est disponible
00:45:40contre le variant
00:45:41en circulation
00:45:42et tout de suite
00:45:44un mot de sport
00:45:49Retrouvez votre programme
00:45:50avec Lacoste
00:45:51L12 12 bleu
00:45:52le nouveau parfum
00:45:53pour hommes
00:45:55Ennemar qui signe
00:45:56son grand retour
00:45:57après plus de deux ans
00:45:58d'absence
00:45:59la star brésilienne
00:46:00a été convoquée
00:46:00hier par le sélectionneur
00:46:03Carlo Ancioletti
00:46:04pour disputer
00:46:05le mondial 2026
00:46:06aux Etats-Unis
00:46:07au Mexique
00:46:08et au Canada
00:46:08et donc
00:46:09le meilleur buteur
00:46:10de la sélection brésilienne
00:46:11disputera bien
00:46:12sa quatrième
00:46:14Coupe du Monde
00:46:15après celle de 2014
00:46:162018
00:46:17et 2022
00:46:19Merveilleux
00:46:20Ah regardez
00:46:21on me propose
00:46:22en direct
00:46:23la vidéo
00:46:23de la réaction
00:46:24de Neymar
00:46:25revoyons
00:46:25il est toujours
00:46:26très ému
00:46:27très émotif
00:46:28comme garçon
00:46:30et voilà
00:46:32je ne peux pas vous dire
00:46:33si j'aurais réagi
00:46:34pareil
00:46:34je n'ai jamais été sélectionné
00:46:35en équipe de France
00:46:36malgré
00:46:36des qualités
00:46:37mais non
00:46:39ça ne l'a pas fait
00:46:39Dommage
00:46:40voilà
00:46:41la belle réaction
00:46:42de Neymar
00:46:42merci
00:46:43c'était l'espoir
00:46:47c'était votre programme
00:46:48avec la coste
00:46:49L1212 bleu
00:46:50le nouveau parfum
00:46:51pour hommes
00:46:54et Raphaël Stanville
00:46:55est toujours avec nous
00:46:56du JDD
00:46:56Pierre Lelouch
00:46:57ancien ministre
00:46:57spécialiste de politique
00:46:59internationale
00:47:00Elisabeth Gutmann
00:47:01nous a rejoint sur ce plateau
00:47:02merci madame
00:47:03vous êtes cofondatrice
00:47:03du collectif SOS
00:47:04Périscolaire
00:47:05vous êtes avec nous
00:47:06évidemment parce qu'on parle
00:47:07de ce scandale insupportable
00:47:09qui prend de l'ampleur
00:47:10dans la capitale
00:47:11on en a déjà parlé hier
00:47:12rappelons que le parquet
00:47:13enquête désormais
00:47:14et ce n'est peut-être
00:47:15pas terminé
00:47:16sur 84 écoles maternelles
00:47:18une vingtaine d'écoles
00:47:19élémentaires
00:47:19une dizaine de crèches
00:47:20tous arrondissements
00:47:21concernés
00:47:22entre le 1er janvier
00:47:23et début avril
00:47:2478 animateurs
00:47:25ont été d'ores et déjà
00:47:26suspendus
00:47:27dont 31
00:47:28pour des suspicions
00:47:29de violences sexuelles
00:47:30on en reparle
00:47:30parce que le conseil de Paris
00:47:31était particulièrement
00:47:32scruté aujourd'hui
00:47:34c'est là qu'on retrouve
00:47:34Maxime Leguet
00:47:35notre journaliste politique
00:47:37bonjour Maxime
00:47:37quelle a été
00:47:38la teneur des échanges
00:47:40qu'on imagine tendus
00:47:41entre la majorité
00:47:42et les oppositions
00:47:43aujourd'hui au conseil de Paris
00:47:48oui bonjour Julien
00:47:49effectivement on a eu droit
00:47:50à quelques échanges musclés
00:47:52mais qui sont restés
00:47:53tout de même de bonne tenue
00:47:54parce que précisément
00:47:55le sujet qui cristallise
00:47:57toutes les tensions
00:47:58sur le périscolaire
00:47:59n'a pas encore été abordé
00:48:00ce sera probablement
00:48:01en fin d'après-midi
00:48:02voire demain
00:48:03les oppositions
00:48:03qui sont évidemment
00:48:04vent debout
00:48:05et qui comptent bien
00:48:06interpeller le maire de Paris
00:48:08lui demander des comptes
00:48:09des explications
00:48:10écoutez justement
00:48:11Rachida Dati
00:48:12la présidente
00:48:13du premier groupe
00:48:14d'opposition
00:48:14Paris Liberté
00:48:15qui parle à la fois
00:48:16d'une affaire
00:48:17qui était connue
00:48:18de longue date
00:48:18et qui pointe
00:48:19la responsabilité
00:48:20et le déni
00:48:21d'Emmanuel Grégoire
00:48:21je vous propose
00:48:22de l'écouter
00:48:23ils ont été interpellés
00:48:25d'ailleurs ça tombe bien
00:48:26parce que Jean-Pierre Lecoq
00:48:27qui est mon collègue
00:48:28maire du 16ème arrondissement
00:48:29en 2015
00:48:30il interpelle
00:48:30M. Grégoire
00:48:31en lui disant
00:48:32il y a des dysfonctionnements
00:48:34dans le périscolaire
00:48:35sur le recrutement
00:48:36et sur l'exercice
00:48:37de leurs activités
00:48:38rien n'a jamais été fait
00:48:39depuis 2015
00:48:39ils ne peuvent pas dire
00:48:41qu'ils ne savaient pas
00:48:41c'est pas une affaire
00:48:42qu'on découvre
00:48:42c'est une affaire
00:48:43qui existe
00:48:44depuis plus de 10 ans
00:48:45aujourd'hui
00:48:47Emmanuel Grégoire
00:48:48qui lui de son côté
00:48:49dit avoir fait le nécessaire
00:48:51pour que la situation
00:48:51ne se reproduise plus
00:48:52en lançant notamment
00:48:53cette convention citoyenne
00:48:55du temps de l'enfant
00:48:56pas certain
00:48:56que cela soit suffisant
00:48:57pour rassurer
00:48:58des parents
00:48:59dont la confiance
00:49:00a été fortement altérée
00:49:01merci beaucoup
00:49:02Maxime Leguay
00:49:03après ce conseil
00:49:04de Paris
00:49:04houleux
00:49:05donc c'est le moins
00:49:06que l'on puisse dire
00:49:07et c'est normal
00:49:08j'ai envie de dire
00:49:09parce que d'abord
00:49:10ce qui est fantastique
00:49:10Elisabeth Gutmann
00:49:11c'est que dans cette affaire
00:49:12il n'y a pas
00:49:13un seul responsable
00:49:15et ça c'est assez
00:49:17inouï je trouve
00:49:18oui oui c'est vrai
00:49:19et on se rend compte
00:49:20qu'à tous les échelons
00:49:22en fait
00:49:22personne n'est responsable
00:49:23et d'ailleurs
00:49:24y compris même
00:49:25au niveau de l'éducation nationale
00:49:27ou dès le départ
00:49:27quand les parents
00:49:28allaient voir
00:49:29l'éducation nationale
00:49:30les directeurs d'école
00:49:31ou les enseignants
00:49:32pour leur dire
00:49:32voilà mon enfant
00:49:33m'a rapporté
00:49:34des violences
00:49:35déjà à ce moment là
00:49:37on se dégageait
00:49:38de ces responsabilités là
00:49:40et ensuite
00:49:40au niveau des cas
00:49:41ce n'est pas Paris
00:49:42donc les circonscriptions
00:49:43des affaires scolaires
00:49:43c'est pareil
00:49:44c'est à dire
00:49:44quand on leur rapportait
00:49:45qu'il y avait des violences
00:49:47et bien
00:49:47elles-mêmes
00:49:49minimisaient l'effet
00:49:50ou tout simplement
00:49:51mettaient ça sous le tapis
00:49:52sans rien régler
00:49:53le pas de vague
00:49:54la poussière sous le tapis
00:49:56on est sur des affaires
00:49:57en plus qui sortent
00:49:58ces dernières semaines
00:49:59mais on a bien compris
00:50:00que ça fait des années
00:50:01que ça dure
00:50:01donc il y a eu une forme
00:50:02d'omertage généralisé
00:50:04pendant des années
00:50:07cet aménagement
00:50:08du temps scolaire
00:50:09qui a fait
00:50:10que donc
00:50:10on se retrouve
00:50:11à devoir
00:50:13obtenir
00:50:13des contrats
00:50:14très précaires
00:50:15avec des animateurs
00:50:16pour 4-5 heures
00:50:17par semaine
00:50:17c'est né
00:50:18donc de cette réforme
00:50:19du temps périscolaire
00:50:20du temps scolaire
00:50:21ça date depuis au moins 10 ans
00:50:23et c'est aujourd'hui
00:50:24que ça sort
00:50:24comment on peut expliquer ça ?
00:50:26Oui alors effectivement
00:50:27en fait ça s'est abîmé
00:50:28avec le temps
00:50:29c'est-à-dire que
00:50:29ça s'est dégradé
00:50:31au fur et à mesure
00:50:31il y a eu ce besoin massif
00:50:33de nouveaux animateurs
00:50:34quand il y a eu ce changement
00:50:35des rythmes scolaires
00:50:35qui n'avait pas été anticipé
00:50:38et donc c'est là
00:50:39où ils ont dû embaucher
00:50:40tous les gens
00:50:41qui acceptaient
00:50:42qu'ils voulaient bien
00:50:42faire ce métier-là
00:50:44et au fur et à mesure du temps
00:50:45les anciens
00:50:46qui étaient
00:50:47des animateurs
00:50:48investis
00:50:49avec un héritage
00:50:50de l'éducation populaire
00:50:51sont partis
00:50:52en fait
00:50:53sont partis
00:50:53pour certains
00:50:54à la retraite
00:50:55et d'autres
00:50:55un peu découragés
00:50:56par les nouvelles conditions
00:50:57de travail
00:50:57dans lesquelles
00:50:57ils travaillaient
00:50:58mais c'est vrai
00:50:59qu'il y a eu une omerta
00:51:00pendant des années
00:51:01on se rend compte déjà
00:51:02qu'il y avait un rapport
00:51:03de l'inspection générale
00:51:03en 2015
00:51:04qui pointait
00:51:04les dysfonctionnements
00:51:05majeurs
00:51:06et notamment
00:51:07au niveau
00:51:07des violences sexuelles
00:51:08en éditant
00:51:09des préconisations
00:51:10qui n'ont jamais
00:51:10été mises en place
00:51:11et nous
00:51:12qui sommes arrivés
00:51:13finalement assez tard
00:51:14puisque notre collectif
00:51:15le collectif SOS Périscolaire
00:51:16a été créé en 2021
00:51:17depuis 2021
00:51:19on pointe ces dysfonctionnements
00:51:20on pointe ces violences
00:51:22et la ville de Paris
00:51:23jusqu'à très récemment
00:51:26avait un déni total
00:51:27pour ce qu'on leur racontait
00:51:29Je reviens évidemment
00:51:30principalement vers vous
00:51:31mais je vais circuler
00:51:32un petit peu la parole
00:51:33je trouve que
00:51:34cette affaire du Périscolaire
00:51:35c'est le point culminant
00:51:37d'une certaine façon
00:51:38de l'inconséquence
00:51:39à la française
00:51:40je pense
00:51:40rien que à cette affaire
00:51:41d'il y a une semaine
00:51:42ou deux
00:51:43où on apprenait
00:51:43qu'un baby-sitter
00:51:45dans le Nord
00:51:46qui avait été déjà condamné
00:51:47quelques années auparavant
00:51:48pour des violences sexuelles
00:51:49qui n'avaient pas le droit
00:51:50d'entrer en contact
00:51:51avec des enfants
00:51:52a juste changé de région
00:51:53et pendant deux ans
00:51:54s'est occupé d'enfants
00:51:55et en a agressé
00:51:56sexuellement certains
00:51:57en fait on est au pays
00:51:58du je m'en foutisme
00:51:59et je suis désolé
00:52:00de le dire de cette façon
00:52:01et je m'excuse
00:52:02auprès des téléspectateurs
00:52:03je le demande
00:52:04pardon aux téléspectateurs
00:52:05mais je ne vois pas
00:52:06d'autre mot
00:52:06que le pays du je m'en foutisme
00:52:09Pierre Lelouch
00:52:10je vous ai apporté
00:52:12une proposition de loi
00:52:13oui bah
00:52:14j'allais en parler plus tard
00:52:15mais
00:52:16on va en parler maintenant
00:52:17parce que le je m'en foutisme
00:52:18on le connaît
00:52:19c'est vous le patron
00:52:19non c'est pas ça
00:52:20c'est que vous disiez vous-même
00:52:22qu'il ne se passe rien
00:52:22depuis des années
00:52:23bah oui
00:52:24j'ai déposé un test
00:52:25sur l'imprescriptibilité
00:52:27l'idée de monsieur Darmanin
00:52:29qu'on va entendre
00:52:29dans un instant
00:52:30on peut voir d'ailleurs
00:52:31votre texte
00:52:32qui date de 2007
00:52:33il a 19 ans ce texte
00:52:3519 ans
00:52:35d'ailleurs je lui ai dit
00:52:36à Gérald Darmanin
00:52:37j'ai dit voilà
00:52:3819 ans
00:52:38combien de victimes
00:52:39à l'époque
00:52:40on recensait
00:52:4040 victimes par jour
00:52:43vous m'entendez
00:52:44Julien
00:52:4440 victimes par jour
00:52:46et comment je me suis intéressé
00:52:47à ça
00:52:47tout simplement
00:52:48parce que je recevais
00:52:49dans ma permanence de député
00:52:50des gens qui avaient
00:52:5150 ans
00:52:5260 ans
00:52:53et qui
00:52:54et là ça sortait
00:52:56ce qu'ils avaient subi
00:52:57à l'âge de 5 ans
00:52:58ressortait
00:52:59ça avait pourri
00:53:00la totalité de leur vie
00:53:01de couple
00:53:02de leur vie sexuelle
00:53:03de leur vie de parents
00:53:05et à 60 ans
00:53:06ils avaient écoutez
00:53:06voilà ce qui m'est arrivé
00:53:07et j'ai jamais pu
00:53:09faire voter ce texte
00:53:10jamais
00:53:10et Gérald Darmanin
00:53:11ce matin
00:53:12ressort cette idée
00:53:13en effet
00:53:13c'était sur
00:53:14CNews
00:53:15il veut supprimer
00:53:17la prescription
00:53:17pour les crimes
00:53:19pédosexuels
00:53:19écoutez
00:53:20vous avez raison
00:53:20tout le monde s'en fout
00:53:21la parole de l'enfant
00:53:25Gérald Darmanin
00:53:27je me suis exprimé
00:53:28depuis de nombreux mois
00:53:29désormais
00:53:30sur le fait
00:53:31que j'étais pour
00:53:31l'imprescriptibilité
00:53:33des crimes
00:53:34qui touchaient les enfants
00:53:34il y a un débat
00:53:35fort dans le monde du droit
00:53:37dans la magistrature
00:53:37pour s'y opposer
00:53:38comme qu'on doit pardonner
00:53:40aujourd'hui
00:53:40les crimes sont
00:53:43imprescriptibles
00:53:43que pour les crimes
00:53:44contre l'humanité
00:53:44moi je pense
00:53:45qu'on tue
00:53:47l'humanité
00:53:48d'un enfant
00:53:49d'un adulte
00:53:49plus tard
00:53:50lorsqu'il a été violé
00:53:51par ceux
00:53:53qui sont censés
00:53:53les protéger
00:53:54par ailleurs
00:53:55ses parents
00:53:55ses grands-parents
00:53:56ses cousins
00:53:57je pense que oui
00:53:58il faut mettre fin
00:53:59à ce déni
00:54:01surtout que les preuves
00:54:02d'aujourd'hui
00:54:03ne sont pas les preuves
00:54:03de 1960
00:54:04on dit souvent
00:54:05parce qu'il faut refuser
00:54:06l'imprescriptibilité
00:54:07parce qu'on n'a pas les preuves
00:54:08et que ce sont des procès
00:54:09sans preuves
00:54:09mais d'abord
00:54:10les adultes mettent
00:54:11énormément de temps
00:54:12à dire qu'ils ont été violés
00:54:13quand ils étaient petits
00:54:14moi j'ai personnellement
00:54:15un témoignage personnel
00:54:16de quelqu'un
00:54:17qui sur son lit de mort
00:54:18a plus de 70 ans
00:54:19a avoué que quand il était petit
00:54:20il avait été violé
00:54:21je pense que c'est vraiment
00:54:23quelque chose qui nous touche
00:54:24toutes et tous
00:54:24donc il faut comprendre
00:54:25ce temps aussi
00:54:27de l'aveu
00:54:28et deuxièmement
00:54:29les preuves d'aujourd'hui
00:54:30les preuves numériques
00:54:30notamment les preuves médicales
00:54:32sont bien mieux gardées
00:54:33dans 20, 30 ou 40 ans
00:54:35que les preuves
00:54:35des années 1960
00:54:36donc oui je suis pour
00:54:38mettre l'imprescriptibilité
00:54:39pour les crimes
00:54:40qui touchent les enfants
00:54:41l'imprescriptibilité
00:54:42madame
00:54:43alors peut-être un mot
00:54:44juste je viens tout de suite
00:54:44alors allez-y rapidement
00:54:45Juste un mot
00:54:46Taman a raison de dire
00:54:48moi j'ai eu
00:54:48monsieur Heurté à ce mur
00:54:49la magistrature
00:54:50vous disant que
00:54:51ne peut être imprescriptible
00:54:53que les crimes
00:54:53contre l'humanité
00:54:55le procès de Nuremberg
00:54:56et pas pour les enfants
00:54:57qui sont massacrés
00:54:58C'est parce qu'il y a le principe
00:54:58du droit à l'oubli
00:54:59que certains juristes
00:55:00vont mettre en avant
00:55:01mais ce qu'on peut rétorquer
00:55:02à ces juristes
00:55:03et je me tourne vers vous
00:55:04Elisabeth Gutmann
00:55:05c'est que les victimes
00:55:06elles n'ont pas le droit à l'oubli
00:55:07Non c'est vrai
00:55:08Vous êtes d'accord
00:55:09avec cette demande
00:55:10de faire évoluer la loi ?
00:55:11Complètement
00:55:12Moi je travaille dans un cabinet
00:55:13qui est spécialisé en psychotrauma
00:55:14donc c'est quelque chose
00:55:15que je connais bien
00:55:16avec des victimes
00:55:16qui sont victimes
00:55:17de viol ou d'inceste
00:55:19ou de violences conjugales
00:55:20et les patients
00:55:21qu'on prend en charge
00:55:22dans ce cabinet
00:55:23ils ont pour certains
00:55:2540-50 ans
00:55:26C'est exactement ce que raconte
00:55:28Soudar Manala
00:55:29c'est qu'on a
00:55:30la mémoire traumatique
00:55:32en fait
00:55:32elle se réveille
00:55:33à certains moments
00:55:34et ça n'est pas prévisible
00:55:35le moment à laquelle
00:55:36elle va se réveiller
00:55:37et ça peut
00:55:38se révéler
00:55:3910-20 ans
00:55:40parfois après
00:55:41Et il y a potentiellement
00:55:42d'ailleurs encore
00:55:43des centaines de victimes
00:55:43qui justement
00:55:44dans ce mécanisme
00:55:45où on se renferme
00:55:46où on nie inconsciemment
00:55:48ce qui nous est arrivé
00:55:49peut-être que dans quelques années
00:55:50encore
00:55:51des dizaines
00:55:51voire d'autres victimes
00:55:53pourraient se manifester
00:55:54et raconter ce qu'elles ont vécu
00:55:56On a un autre extrait
00:55:57de Rachida Dati
00:55:58à l'opposition
00:55:59de la mairie de Paris
00:56:00sur ce scandale périscolaire
00:56:01Écoutez
00:56:06Le seul moyen d'apporter
00:56:07une sécurité
00:56:08à ces enfants
00:56:09et aux parents
00:56:10et de leur garantir
00:56:11la sécurité pour leurs enfants
00:56:12au sein de cette institution
00:56:13c'est de changer
00:56:14la procédure de recrutement
00:56:16avec des contrôles
00:56:17très en amont
00:56:17et d'avoir des contrôles
00:56:18inopinés
00:56:19pendant l'exercice
00:56:20de la mission et de l'activité
00:56:21Aujourd'hui
00:56:22ils n'en prennent pas le chemin
00:56:23Donc là
00:56:24non seulement
00:56:25ils ont été responsables
00:56:26y compris pénalement
00:56:27du recrutement
00:56:28de ces agents
00:56:29prédateurs sexuels
00:56:30mais aujourd'hui
00:56:31ils sont dans le déni
00:56:32aussi de cette responsabilité
00:56:34Très important
00:56:35ce qui s'est passé en 2012
00:56:36et cette réforme du rythme scolaire
00:56:37je me permets d'y revenir
00:56:38parce que
00:56:39en fait l'idée était belle
00:56:40l'idée était belle
00:56:41mais on n'a pas été capable
00:56:42de l'appliquer
00:56:43dans le réel
00:56:45et je parle sous votre contrôle
00:56:46mais en fait
00:56:46ce qui s'est passé depuis 2012
00:56:48c'est qu'en fait
00:56:48on a créé un appel d'air
00:56:50on a ouvert une porte
00:56:51à tous les pervers
00:56:52à tous les pédo-criminels
00:56:53en puissance
00:56:54qui se sont dit
00:56:55il y a une brèche
00:56:56dans laquelle on peut s'infiltrer
00:56:57et ça donne le résultat
00:56:59qu'on a actuellement
00:56:59Est-ce que le résumé
00:57:01de la situation
00:57:01est juste selon vous ?
00:57:02Alors les pédo-criminels
00:57:03ils ne vont pas aller
00:57:04travailler dans les EHPAD
00:57:05c'est surtout ça
00:57:06c'est-à-dire qu'effectivement
00:57:07ils vont là
00:57:08où il y a des enfants
00:57:08c'est une évidence
00:57:10et ils vont aller
00:57:11dans les cadres
00:57:12qui sont les moins
00:57:13les moins structurés
00:57:14là où il y a
00:57:15le moins de contrôle
00:57:16ça n'est pas
00:57:17on parle beaucoup
00:57:18des recrutements
00:57:18et tout ça
00:57:18mais c'est pas
00:57:20au moment du recrutement
00:57:21que le pédo-criminel
00:57:22va dire
00:57:22oui je suis un pédo-criminel
00:57:23donc c'est pas ça
00:57:24qui va faire
00:57:25qu'il y a moins de pédo-criminels
00:57:26qui viennent dans le périscolaire
00:57:27non
00:57:28la question effectivement
00:57:29c'est de renforcer
00:57:30les équipes
00:57:31de respecter
00:57:32les quotas d'encadrement
00:57:33de former les animateurs
00:57:34à la détection
00:57:35des signaux faibles
00:57:36aux violences sexistes
00:57:37et sexuelles
00:57:38et puis effectivement
00:57:39d'organiser
00:57:40nous c'est quelque chose
00:57:40qu'on demande
00:57:42c'est d'avoir
00:57:42une brigade de contrôle
00:57:44qui viendrait sur le terrain
00:57:45de manière inopinée
00:57:45aujourd'hui
00:57:46on aime bien le dire
00:57:48dans les médias
00:57:49à l'hôtel de ville
00:57:50il y a une brigade de contrôle
00:57:52qui vient voir
00:57:52s'il reste des grains de poussière
00:57:54après les personnes
00:57:55qui font le ménage
00:57:56en revanche il n'y en a pas
00:57:56dans le périscolaire
00:57:57incroyable
00:57:58il y a des gens
00:57:58qui viennent vérifier
00:58:00derrière les gens
00:58:00qui font le ménage
00:58:01à la mairie de Paris
00:58:01ah ça je ne savais pas
00:58:03vous voyez
00:58:03j'ai fait une notation
00:58:04de mauvais goût
00:58:05je note que ce débat
00:58:06éclate après les municipales
00:58:07évidemment
00:58:08c'est pour ça que j'aimerais
00:58:09qu'on puisse
00:58:10la fin de ce débat
00:58:11entendre ce qui s'est dit
00:58:12vraiment au conseil de Paris
00:58:13parce que ça me paraît
00:58:15assez essentiel
00:58:17je me tourne vers vous Raphaël
00:58:18pour évoquer
00:58:18il y a une forme
00:58:19d'omerta médiatique aussi
00:58:20sur ce type de sujet
00:58:22il y en a d'autres
00:58:23on pouvait parler également
00:58:24pourquoi pas tout à l'heure
00:58:25de ce film de Samuel Paty
00:58:26qui pour une certaine gauche
00:58:29est un film
00:58:30à forcément prescrire
00:58:32de manière idéologique
00:58:33même avec un a priori négatif
00:58:35pour ceux qui ne l'ont pas vu
00:58:36et je trouve que ce scandale
00:58:37passe sous les radars
00:58:38sur l'affaire Betaram
00:58:39j'ai noté
00:58:40sur une seule école
00:58:41en France
00:58:42donc il y a eu une commission
00:58:43d'enquête parlementaire
00:58:44qui a duré à peu près
00:58:45trois mois
00:58:45là on a plus de 100 écoles
00:58:47qui sont concernées
00:58:48et c'est Silence Radio
00:58:51c'est vrai que
00:58:52le deux poids deux mesures
00:58:54d'un côté
00:58:55la surmédiatisation
00:58:57dont a bénéficié
00:58:59et la commission d'enquête
00:59:00sur Betaram
00:59:00qui par ailleurs
00:59:02s'avérait
00:59:03un établissement
00:59:06particulièrement
00:59:07dysfonctionnel
00:59:08à bien des égards
00:59:09et en revanche
00:59:10l'espèce de silence
00:59:12sinon l'omerta
00:59:13qui a entouré
00:59:14ces affaires
00:59:14de pédocrimialité
00:59:16autour du périscolaire
00:59:18notamment la mairie de Paris
00:59:19est absolument sidérant
00:59:20alors il y a peut-être
00:59:21plusieurs raisons
00:59:21alors d'un côté
00:59:23effectivement
00:59:23un établissement catholique
00:59:25tenu
00:59:25ou en tout cas
00:59:26encadré par des aumôniers
00:59:28en faisait une cible facile
00:59:30où nombre de journalistes
00:59:32se sont engouffrés
00:59:33pour régler
00:59:35un certain nombre
00:59:35de leurs comptes
00:59:36mais on ne s'explique pas
00:59:38honnêtement
00:59:39qu'aujourd'hui
00:59:39la presse
00:59:40soit si timorée
00:59:42à s'emparer
00:59:44de ce sujet
00:59:45parce que tout est idéologique
00:59:46est-ce que ça devient
00:59:46insupportable Raphaël ?
00:59:48Elle est où l'idéologie
00:59:49lorsqu'il s'agit
00:59:49de l'enfant
00:59:51des atteintes à l'enfant
00:59:54de crimes sexuels
00:59:55touchant les enfants ?
00:59:57Moi je ne vois pas
00:59:57où on peut mêler
00:59:59de l'idéologie à ça
01:00:00sauf à être complètement fou
01:00:01et sauf dans ce cas-là
01:00:03et c'est peut-être
01:00:04les conséquences
01:00:05qu'il faudra en tirer
01:00:07considérer que
01:00:08ce qui se passe
01:00:09aujourd'hui
01:00:10dans un certain nombre
01:00:11d'établissements scolaires
01:00:13où des animateurs
01:00:16commettent ce genre
01:00:16de crimes
01:00:17est la conséquence
01:00:19d'une certaine idéologie
01:00:20moi je veux bien
01:00:20aller sur ce terrain-là
01:00:23mais juste d'un point
01:00:24de vue très factuel
01:00:25aujourd'hui
01:00:25que la presse
01:00:26ne s'empare pas
01:00:27davantage de ce sujet
01:00:29je crois que
01:00:30chaque année
01:00:30c'est un scandale d'état
01:00:31160 000 enfants
01:00:33qui sont victimes
01:00:34d'agressions sexuelles
01:00:365,4 millions d'adultes
01:00:38aujourd'hui
01:00:38reconnaissent avoir été victimes
01:00:40avant leurs 18 ans
01:00:42d'abus
01:00:43ou de crimes sexuels
01:00:44c'est un chiffre énorme
01:00:46et il ne faudrait rien faire
01:00:47et moi je vais vous dire
01:00:47une chose
01:00:48je crains que malheureusement
01:00:50le scandale
01:00:51ne soit amené
01:00:53à être encore pire
01:00:55que ce que l'on pressent
01:00:56parce que bien sûr
01:00:57aujourd'hui ça concerne Paris
01:00:58et qu'on pressent
01:00:59que la province
01:01:00est également touchée
01:01:01mais la manière
01:01:02dont aujourd'hui
01:01:03parce que la réforme
01:01:04du rythme scolaire
01:01:05elle était nationale
01:01:05mais la manière
01:01:06dont aujourd'hui
01:01:08nos enfants
01:01:09apprennent les sexualités
01:01:10à travers
01:01:11leur téléphone portable
01:01:13et l'accès au porno
01:01:14fait qu'aujourd'hui
01:01:15on est en train
01:01:16de fabriquer
01:01:17des générations
01:01:18presque perdues
01:01:20pour avoir
01:01:20une sexualité raisonnable
01:01:22et je me permets
01:01:22d'ajouter que
01:01:23Gérald Darmanin
01:01:23il y a quelques jours
01:01:24rappelait également
01:01:25que la consommation
01:01:26de sites pédopornographiques
01:01:28est en explosion
01:01:29aussi dans ce pays
01:01:30vous vous l'identifiez
01:01:32la chaîne de responsabilité
01:01:33dans cette affaire ?
01:01:34Alors dans l'affaire parisienne
01:01:35oui on a des CASP
01:01:37dont je pense
01:01:38ma collègue
01:01:39vous avez déjà parlé
01:01:39sur le plateau
01:01:40on a la CASP
01:01:41du 11-12
01:01:41donc la circonscription
01:01:43des affaires scolaires
01:01:44et de la petite enfance
01:01:45c'est donc
01:01:46l'organe administratif
01:01:48qui s'occupe
01:01:48de deux arrondissements
01:01:49parisiens à chaque fois
01:01:50deux à trois
01:01:50pour certains
01:01:51la CASP du 11e
01:01:53et du 12e arrondissements
01:01:53elle est particulièrement
01:01:55problématique
01:01:55il y a actuellement
01:01:57une enquête
01:01:58qui est de l'inspection générale
01:01:58et on espère
01:01:59pouvoir en lire
01:02:00les conclusions
01:02:00et qu'elles mèneront
01:02:02à dégager des responsabilités
01:02:03et on a également
01:02:04la CASP
01:02:05du 7e
01:02:06et du 15e arrondissements
01:02:07qui est très problématique
01:02:09et c'est dans ces deux CASP-là
01:02:10qu'il y a de plus de cas
01:02:11qui ont été révélés
01:02:12dans les écoles
01:02:13donc on espère bien
01:02:15que seront dégagées
01:02:16des responsabilités
01:02:17y compris à tous
01:02:18ces gestes
01:02:19lents administratifs
01:02:20il y a une convention
01:02:21alors juste un mot encore
01:02:22et Pierre je vous donne
01:02:23la parole
01:02:23parce que le maire de Paris
01:02:25donc Emmanuel Grégoire
01:02:25a annoncé ces derniers jours
01:02:26je crois que ça allait commencer hier
01:02:27une convention citoyenne
01:02:29il lance une convention citoyenne
01:02:32qui va rendre des conclusions
01:02:34j'ai noté
01:02:35d'ici la fin du mois de juin
01:02:37on en est là
01:02:38à devoir
01:02:40organiser
01:02:40monter une convention citoyenne
01:02:42alors que les faits sont là
01:02:43devant nos yeux
01:02:44à quoi ça sert
01:02:44cette convention citoyenne
01:02:45alors en fait
01:02:46la convention citoyenne
01:02:47c'était un souhait
01:02:47de la ville de Paris
01:02:48pour re-réféchir
01:02:49au rythme scolaire
01:02:50mais on en parlait tout à l'heure
01:02:51effectivement
01:02:51c'est pas seulement
01:02:52les rythmes scolaires
01:02:53c'est pas seulement
01:02:54les rythmes scolaires
01:02:54c'est important de le dire
01:02:55parce que en région
01:02:56en fait
01:02:56tout le monde est revenu
01:02:58à la semaine de 4 jours
01:02:59et pourtant
01:02:59nous on a 600 témoignages
01:03:00sur l'ensemble du territoire national
01:03:02depuis 2021
01:03:03pour des violences
01:03:04au spectre large
01:03:05physique
01:03:05psychologique
01:03:06et sexuelle
01:03:06parce qu'il n'y a pas que
01:03:07des violences sexuelles
01:03:07néanmoins
01:03:09en région
01:03:10ils ne sont plus
01:03:10sur cette semaine
01:03:11de 4 jours et demi
01:03:12et pourtant
01:03:12il y a quand même
01:03:13ces cas là
01:03:14donc ça n'est pas uniquement
01:03:15la seule raison
01:03:16qui a provoqué ça
01:03:18oui Pierre
01:03:19oui deux remarques
01:03:20la première c'est que j'ai vu
01:03:21avec beaucoup d'émotion
01:03:22le président de la république
01:03:23se préoccuper des bouteilles
01:03:25en plastique
01:03:26et pas dire un mot de ce sujet
01:03:27qui touche des millions de français
01:03:28c'est vrai
01:03:29je trouve ça dément
01:03:29je faisais vrai
01:03:30dément
01:03:31deuxièmement
01:03:31s'agissant de la ville de Paris
01:03:33moi j'ai siégé au conseil de Paris
01:03:34et je sais que
01:03:35je sais que les maires d'arrondissement
01:03:37ont des pouvoirs limités
01:03:38mais ont des pouvoirs
01:03:39notamment sur les écoles
01:03:41sur les crèches
01:03:42il faut faire le boulot
01:03:43quand on est maire d'arrondissement
01:03:45on va dans les écoles
01:03:46en province
01:03:47dans les petits villages
01:03:48les maires font le boulot
01:03:49ils vont dans les
01:03:50mais les parents
01:03:51ils ont pris Mme Dacis d'ailleurs
01:03:52qui s'exprime facilement
01:03:54sur le sujet
01:03:54je fréquente une école maternelle
01:03:56tous les matins
01:03:57et je peux vous dire
01:03:57qu'il n'y a pas un parent
01:03:59que je croise
01:03:59qui n'a pas ça en tête
01:04:00il n'y a pas un parent
01:04:01qui a cherché son enfant
01:04:03le maire de votre arrondissement
01:04:04une fois dans l'école
01:04:05vous l'avez vu ?
01:04:06bon tant mieux
01:04:07j'ai vu le maire de mon arrondissement
01:04:08plusieurs fois dans l'école
01:04:09le maire doit venir
01:04:10contrôler les écoles
01:04:11ça fait partie de son boulot
01:04:13alors Thierry
01:04:14il y a un extrait
01:04:15qui vient de nous parvenir
01:04:15du conseil de Paris
01:04:17redites-moi dans l'oreille
01:04:18parce que
01:04:18de quelle partie
01:04:19s'il vous plaît les amis
01:04:21Paris apaisé
01:04:22Abdoulaye Kanté
01:04:22l'ancien policier
01:04:23qui est désormais
01:04:24dans le groupe
01:04:25Paris apaisé
01:04:26je pense que
01:04:27le sujet qu'il y a
01:04:28c'est la protection des enfants
01:04:29dans la structure scolaire
01:04:31et c'est vrai
01:04:32que ce qu'on constate
01:04:33c'est malheureusement
01:04:35le manquement
01:04:35les signalements
01:04:36qui n'ont pas été faits
01:04:37et qu'avec mon groupe
01:04:39Paris apaisé
01:04:40nous espérons
01:04:40essayer d'avoir des réponses
01:04:41mais compter sur nous
01:04:42surtout pour interpeller
01:04:43la mandature actuelle
01:04:45pour vraiment
01:04:46leur demander des comptes
01:04:47par rapport à
01:04:48qu'est-ce qui sont
01:04:49les solutions à apporter
01:04:50pour la protection des enfants
01:04:51on est d'accord
01:04:52et on va devoir marquer la pause
01:04:53ce sera ma dernière question
01:04:54Elisabeth Gutmann
01:04:55mais on est d'accord
01:04:56que ce scandale
01:04:57légalement il arrive
01:04:58parce que des enfants parlent
01:05:00c'est par la parole
01:05:01des enfants
01:05:02qu'on apprend
01:05:03les premières dérives
01:05:05et les premiers abus
01:05:05qui ont lieu
01:05:07est-ce qu'on peut dire
01:05:08peut-être à nos téléspectateurs
01:05:10en quelques secondes
01:05:10comment on identifie
01:05:12est-ce qu'il y a des signes
01:05:13des marqueurs
01:05:14qui font que
01:05:15tiens
01:05:15mon enfant là
01:05:16il se passe quelque chose
01:05:17il faut que j'arrive
01:05:18à le faire parler
01:05:18est-ce qu'il y a des indices
01:05:20qui peuvent
01:05:20alors il y a des signaux faibles
01:05:22ce qu'on appelle
01:05:22des signaux faibles
01:05:23effectivement
01:05:24à savoir par exemple
01:05:25un changement de comportement
01:05:26brusque
01:05:27de votre enfance
01:05:28il était propre
01:05:29par exemple
01:05:30et puis que d'un coup
01:05:31il se remet à faire
01:05:32pipi au lit
01:05:33une régression
01:05:33voilà une régression
01:05:34ou alors qu'il refait
01:05:36énormément de cauchemars
01:05:37ou alors qu'il pleure
01:05:38systématiquement
01:05:38avant d'aller à l'école
01:05:40voilà
01:05:40ça ça fait
01:05:41c'est une combinaison
01:05:42de facteurs
01:05:43mais ça n'est pas
01:05:44parce qu'il n'y a pas
01:05:45ces signaux là
01:05:46qu'il n'y a rien
01:05:47non plus
01:05:47donc c'est interroger
01:05:48son enfant
01:05:49de manière ouverte
01:05:51sans essayer
01:05:52de lui faire
01:05:52l'interrogatoire de police
01:05:53ça n'est pas l'idée
01:05:54mais lui demander
01:05:54comment s'est passé sa journée
01:05:56et si les gens sont gentils
01:05:57avec lui par exemple
01:05:58et juste quand même
01:05:59pour rassurer les téléspectateurs
01:06:00tous les animateurs
01:06:02ne sont pas des pédocriminels
01:06:03il y a des animateurs
01:06:04qui sont absolument incroyables
01:06:05très investis dans leur travail
01:06:07et c'est important de le dire
01:06:08et on espère que les choses
01:06:09vont changer
01:06:10qu'elles ont déjà commencé
01:06:10à changer
01:06:11j'espère que vous l'observez
01:06:13et que le gouvernement
01:06:14notamment
01:06:15se saisira très sérieusement
01:06:16de ce sujet
01:06:17parce que c'est absolument
01:06:19scandaleux
01:06:19marque une pause
01:06:20on marque une pause
01:06:20merci madame
01:06:21d'avoir été avec nous
01:06:21je rappelle que vous êtes
01:06:22cofondatrice du collectif
01:06:23SOS Périscolaire
01:06:24et heureusement
01:06:25que des associations
01:06:26comme la vôtre existent
01:06:27donc merci d'être passé
01:06:28sur notre plateau
01:06:29courte pause
01:06:30et on parle de tout autre sujet
01:06:32vous allez avoir des images
01:06:33d'un carnaval
01:06:34Astin
01:06:34qui avait tout
01:06:37non
01:06:38qui n'avait
01:06:38l'air de tout
01:06:39sauf d'un carnaval
01:06:40j'arrive à enchaîner les mots
01:06:42à tout de suite
01:06:46il est 16h30
01:06:47merci de nous rejoindre
01:06:47la dernière ligne droite
01:06:48de 120 minutes infos
01:06:49sur CNews
01:06:50tiens une image
01:06:50de Donald Trump
01:06:51c'est en direct
01:06:52Donald Trump
01:06:52qui est à la Maison Blanche
01:06:54ce chantier derrière lui
01:06:55c'est celui de sa salle de balle
01:06:57tant voulu
01:06:58tant vanté
01:06:59qui sera terminé
01:07:01je ne sais pas quand d'ailleurs
01:07:02mais bientôt
01:07:03l'a-t-il promis
01:07:04on est attentif
01:07:06on est attentif
01:07:06à l'image de Donald Trump
01:07:08puisque
01:07:09évidemment au-delà
01:07:09de cette salle de balle
01:07:10le président américain
01:07:11qui pourrait évoquer
01:07:12la situation en Iran
01:07:14et on sera à l'affût
01:07:16des déclarations
01:07:17on garde cette image
01:07:18dans un coin de notre écran
01:07:19et on fait le point
01:07:21sur l'actualité
01:07:21avec Audrey Berthaud
01:07:22qui est avec nous
01:07:23pour une minute
01:07:23et retour en France
01:07:25un âge planché
01:07:26pour pouvoir passer
01:07:27le baccalauréat
01:07:28c'est ce que souhaite
01:07:29le ministre de l'éducation
01:07:31le plus jeune candidat
01:07:32cette année
01:07:32a un peu moins de 10 ans
01:07:34le ministre estime
01:07:35que ce n'est pas souhaitable
01:07:36d'inscrire un enfant
01:07:37si jeune
01:07:37je rappelle que
01:07:38le baccalauréat général
01:07:39et technologique
01:07:40commencera le 15 juin
01:07:41avec l'épreuve
01:07:42de philosophie
01:07:44à Nice
01:07:44le chauffard
01:07:45qui a renversé
01:07:46et tué un pompier
01:07:47a été condamné
01:07:47à 7 ans de prison
01:07:48dont 6 fermes
01:07:49le parquet avait requis
01:07:508 ans de prison ferme
01:07:51pas loin de la peine maximale
01:07:52encourue de 10 ans
01:07:53pour homicide involontaire
01:07:55cet homme de 21 ans
01:07:56avait renversé
01:07:57en juin 2024
01:07:58un pompier volontaire
01:08:00en fonçant
01:08:00sur la promenade
01:08:01des anglais
01:08:01après avoir inhalé
01:08:02du protoxyde d'azote
01:08:04et enfin
01:08:05la campagne
01:08:05de déclaration
01:08:06des revenus 2025
01:08:07touche à sa fin
01:08:08c'est le dernier jour
01:08:09pour la déclaration
01:08:10des revenus
01:08:10en version papier
01:08:11pour ceux qui déclarent
01:08:13en ligne
01:08:13sur le site des impôts
01:08:14les dates s'étalent
01:08:15entre le 21 mai
01:08:16et le 4 juin
01:08:17passez ces délais
01:08:18l'impôt peut être
01:08:19majoré de 10%
01:08:20merci beaucoup Audrey
01:08:21Pierre Lelouch
01:08:22toujours avec nous
01:08:23Raphaël Stainville
01:08:24Mathieu Devesse
01:08:25du service police-justice
01:08:26Reda Bellage
01:08:27nous a rejoint
01:08:27merci chère Reda
01:08:28d'être avec nous
01:08:29porte-parole
01:08:29Unité
01:08:30Île-de-France
01:08:31tiens et si on agrandissait
01:08:32un petit peu cette image
01:08:33de Donald Trump
01:08:34pour l'avoir en plein écran
01:08:36j'ai pas réussi
01:08:36j'ai pas réussi
01:08:37on peut pas
01:08:37voilà
01:08:38on agrandit
01:08:39comment ?
01:08:40on en est à 800 millions de dollars
01:08:42pour la salle de balle ?
01:08:43ça a commencé à 200
01:08:44ce qui est bien avec vous
01:08:45parce que j'ai même pas besoin
01:08:46de poser une question
01:08:46ou de lancer un sujet
01:08:47vous y allez
01:08:48Pierre on vous écoute
01:08:48non 800 millions
01:08:50et là il commence à avoir
01:08:51un problème avec le Congrès
01:08:52parce que c'est de l'argent public
01:08:53maintenant
01:08:54il n'y a plus assez de donations
01:08:55alors ce qui est intéressant
01:08:56avec Donald Trump
01:08:57c'est qu'on peut
01:08:58passer du coq à l'âne
01:09:00des propos extrêmement forts
01:09:02sur l'Iran
01:09:02ces dernières heures
01:09:03avec de nouvelles menaces
01:09:05par un média interposé
01:09:06et une propagande
01:09:08plus vélétère
01:09:09que jamais
01:09:10et puis un Donald Trump
01:09:10qu'on retrouve
01:09:11et encore une fois
01:09:12on va être attentif
01:09:13à ses déclarations
01:09:14puisqu'il pourrait
01:09:14encore une fois
01:09:15évoquer l'Iran
01:09:16mais que l'on retrouve
01:09:17pour l'instant
01:09:18devant la Maison Blanche
01:09:19c'est un objectif prioritaire
01:09:21cette salle de balle
01:09:22pour le président américain
01:09:23les gens du Washington Post
01:09:25ont fait des calculs
01:09:26apparemment
01:09:27ils en parlent
01:09:28au moins trois fois par semaine
01:09:29pourquoi est-ce qu'il est aussi
01:09:31obsédé par cette salle de balle
01:09:32le président américain
01:09:32il est obsédé par son arc de triomphe
01:09:35qu'il a pompé sur
01:09:36l'arc de triomphe parisien
01:09:38mais en beaucoup plus grand
01:09:39mais qui n'est pas encore construit
01:09:40non plus
01:09:40c'était prévu
01:09:41il va le faire aussi
01:09:43il a sa statue en or
01:09:45en Floride
01:09:47il aime bien l'or
01:09:48il aime bien
01:09:50il aime bien les balles
01:09:51il vient du PTP
01:09:52il vient du PTP
01:09:54il y a une espèce de besoin
01:09:56permanent de construire
01:09:57il veut donner l'image
01:09:58d'un président bâtisseur
01:10:00après ce qui est quand même
01:10:02assez déconcertant
01:10:03c'est le côté un peu erratique
01:10:06de la chose
01:10:06c'est qu'on passe
01:10:07de la salle de balle
01:10:09à l'Iran
01:10:09de l'Iran
01:10:10à un fait divers
01:10:11au Texas
01:10:12et c'est vrai que
01:10:14nous-mêmes commentateurs
01:10:15qui assistons à ça
01:10:16nous sommes totalement perdus
01:10:17par cette présidence
01:10:20Mélidena
01:10:20qui est arrivée en renfort
01:10:21sur le plateau
01:10:22pour commenter
01:10:24peut-être pas l'architecture
01:10:25de la salle de balle
01:10:26de Donald Trump
01:10:27on ne va pas vous en demander
01:10:28pourquoi est-ce qu'il y a
01:10:29un sujet politique
01:10:30sur cette salle de balle ?
01:10:31il y a toute une polémique
01:10:32parce qu'en fait
01:10:32ces détracteurs
01:10:33l'accusent de vouloir
01:10:35d'avoir voulu détruire
01:10:36un site
01:10:39du patrimoine
01:10:40qui était protégé
01:10:41qui datait
01:10:42du siècle dernier
01:10:44accessoirement
01:10:44il a aussi
01:10:45fait raser
01:10:46en faisant
01:10:46cette salle de balle
01:10:48XXL
01:10:49le jardin
01:10:49de Jackie Kennedy
01:10:51qui était quand même
01:10:52voilà
01:10:52c'est quelque chose
01:10:53d'assez monumental
01:10:54ça a été annoncé
01:10:55ça c'est sa grande marotte
01:10:56cette salle de balle
01:10:57ça a été annoncé
01:10:57en juillet 2025
01:10:59l'ambition
01:11:00c'est de l'avoir fini
01:11:01avant la fin 2029
01:11:03avant la fin de son mandat
01:11:05pour un coût
01:11:06de 200 à 250 millions
01:11:07de dollars
01:11:08tout de même
01:11:08au début
01:11:10on en est à 800
01:11:11on en est à 800
01:11:12aujourd'hui
01:11:13mais il précise
01:11:14et il a encore insisté
01:11:15tout à l'heure
01:11:15on l'a écouté
01:11:16dans la rédaction
01:11:17il précise
01:11:18que tout
01:11:19est financé
01:11:20par ses soins
01:11:21ou par ceux
01:11:21des donateurs
01:11:22bon
01:11:22il y a aussi
01:11:23de l'argent fédéral
01:11:23qui est en jeu
01:11:24mais surtout
01:11:25à quelle hauteur
01:11:27d'argent fédéral
01:11:28c'est pas
01:11:29à quelle hauteur
01:11:30pour l'argent fédéral
01:11:30c'est surtout
01:11:31pour des questions
01:11:32de sécurité
01:11:33entourant le site
01:11:34le chantier lui-même
01:11:36c'est pas eux
01:11:36il y a du boulot encore
01:11:37quand on voit le plan large
01:11:38c'est pas gagné
01:11:38le problème
01:11:39c'est que l'administration
01:11:40est entravée
01:11:42un petit peu
01:11:42par des recours
01:11:43qui ont été déposés
01:11:44notamment par le
01:11:45Trust
01:11:46pour la préservation
01:11:47de l'histoire
01:11:48c'est un organisme
01:11:49de protection
01:11:50du patrimoine culturel
01:11:51de Washington
01:11:51qui a porté plainte
01:11:52contre lui
01:11:53en décembre 2025
01:11:54alors depuis
01:11:55il arrête pas
01:11:56de les critiquer
01:11:57de les accuser
01:11:58d'être des opposants
01:11:58gauchistes
01:12:00voilà
01:12:00en gros
01:12:01ce qu'il lui reproche
01:12:01c'est de dénaturer
01:12:02un peu
01:12:03ce qu'était
01:12:04le plan initial
01:12:05de la Maison Blanche
01:12:06c'est le cas
01:12:07après il essaie
01:12:07de faire un style
01:12:08un peu néoclassique
01:12:09vous voyez
01:12:09avec ces colonnes grecques
01:12:10qui rappellent
01:12:10les bâtiments fédéraux
01:12:11qui sont derrière
01:12:12parce que là
01:12:12on est dans le quartier
01:12:13vraiment
01:12:14le quartier le plus administratif
01:12:15de Washington
01:12:16pas loin de là
01:12:17à droite de Trump
01:12:18il donne souvent des balles
01:12:20Donald Trump ?
01:12:20pardon ?
01:12:21il donne souvent des balles ?
01:12:22en fait
01:12:23dès que vous avez
01:12:24un state dinner
01:12:24parce qu'encore faut-il
01:12:25la remplir cette salle
01:12:26et la faire vivre
01:12:27j'ai envie de dire
01:12:28l'aile est
01:12:29de la Maison Blanche
01:12:30pour l'avoir visitée
01:12:31à plusieurs reprises
01:12:32parce qu'elle était
01:12:32quand même libre d'accès
01:12:33au public
01:12:34la Maison Blanche
01:12:36c'est là que se donnent
01:12:37traditionnellement
01:12:38les dîners d'Etat
01:12:39américains
01:12:39donc dès que vous avez
01:12:40par exemple
01:12:40Emmanuel Macron
01:12:41s'il est reçu
01:12:42il est reçu
01:12:42avant qu'il soit détruit
01:12:44dans l'Est
01:12:45on est dans la petite histoire
01:12:46mais il y a une façon aussi
01:12:47de vouloir
01:12:48pour Donald Trump
01:12:48raconter la grande histoire
01:12:50à travers un lieu
01:12:52qui doit marquer les esprits
01:12:55il inscrit sa patte
01:12:57son nom dans la légende
01:12:58dans la legacy
01:12:59parce que c'est le mot à la mode
01:13:00même le Kennedy Center
01:13:02s'appelle
01:13:02Trump Kennedy Center
01:13:04maintenant
01:13:04et pas loin de là
01:13:05il faut préciser
01:13:06que sur cette même
01:13:07Pennsylvania Avenue
01:13:08qui est quand même
01:13:10qui est l'avenue immense
01:13:11qui mène à la Maison Blanche
01:13:12c'est l'avenue
01:13:13qui part du Congrès
01:13:14qui passe devant la Maison Blanche
01:13:15qui va jusqu'à la Banque Mondiale
01:13:17le Fonds Monétaire International
01:13:17sur cette avenue
01:13:18il y a déjà
01:13:19l'hôtel
01:13:20de Donald Trump
01:13:21le Trump International Hotel
01:13:22qui est immense
01:13:23et qui coûte très cher
01:13:26j'ai un message
01:13:26de Martin Mazur
01:13:27dans l'oreille
01:13:27qui me dit
01:13:28que Donald Trump
01:13:29aurait dit
01:13:29que cette salle de balle
01:13:30lui permettrait
01:13:31notamment de bien accueillir
01:13:32le président Xi
01:13:33mais si je me souviens bien
01:13:34l'invitation pour le président Xi
01:13:35c'est en septembre
01:13:37c'était pour le 24 septembre
01:13:38contrairement à monsieur Trump
01:13:39je ne suis pas spécialiste du BTP
01:13:40mais je ne suis pas sûr
01:13:41que ce soit construit
01:13:42juin, juillet, août, septembre
01:13:44en quatre mois
01:13:45écoutez il l'a dit
01:13:46et à cœur vaillant
01:13:47rien d'impossible
01:13:48voilà
01:13:49donc
01:13:50enfin pas sûr que Xi
01:13:51accepte l'invitation
01:13:52au septembre
01:13:53peut-être qu'il la décalera
01:13:54un petit peu
01:13:55mais ce qui est
01:13:56il y a une fièvre bâtisseuse
01:13:58vraiment chez Donald Trump
01:13:59on l'a dit
01:14:00il y a sa salle de balle
01:14:01il y a une tour également
01:14:03à Miami
01:14:04comme si
01:14:05pour son second
01:14:06il y a tout
01:14:07il y a les bâtisseurs
01:14:08il voulait marquer l'histoire
01:14:09en imposant
01:14:10et en imprimant sa marque
01:14:11pour les générations à venir
01:14:13il y a du François Mitterrand
01:14:14en fait dans Donald Trump
01:14:15il y a aussi du business
01:14:17parce que ses fils
01:14:18vendent le nom de Trump
01:14:19dans des dizaines
01:14:21d'hôtels et de golf
01:14:22à travers le monde
01:14:22il va marquer Trump
01:14:24dessus
01:14:24c'est un businessman
01:14:25avant d'être un homme politique
01:14:26Donald Trump
01:14:27faut-il le rappeler
01:14:28il a fait sa fortune
01:14:29en fait dans le business
01:14:30et d'ailleurs
01:14:31il gère son pays
01:14:33ou en tout cas
01:14:33la diplomatie mondiale
01:14:34comme un businessman
01:14:36Nelly
01:14:36il essaie de faire des coups
01:14:38en fait
01:14:38c'est un joueur de poker
01:14:40mais sur la Chine
01:14:42le résultat
01:14:43est pas très probant
01:14:43avec l'Iran
01:14:44il se retrouve face
01:14:45à des joueurs d'échecs
01:14:45également
01:14:46en plus
01:14:46en termes de stratégie
01:14:48je ne sais pas
01:14:49lequel de ces deux jeux
01:14:50implique le plus de maîtrise
01:14:53ah on écoute
01:14:53il évoque l'Iran
01:15:18je suis pas sûr
01:15:20vous le saurez
01:15:21très rapidement
01:15:23mais vous savez
01:15:24quand on négocie
01:15:25et qu'on gagne
01:15:25sur tous les plans
01:15:26et qu'on dit
01:15:28ah Washington
01:15:29ils veulent vous arrêter
01:15:30de négocier
01:15:31ils veulent vous empêcher
01:15:33et c'est purement politique
01:15:34vraiment ce sont
01:15:35des imbéciles
01:15:37c'est le nouveau nom
01:15:38que je leur ai attribué
01:15:40et
01:15:40vous savez
01:15:42je dis
01:15:43vous ne pouvez pas
01:15:44avoir la bombe atomique
01:15:45et les imbécilocrates
01:15:47et bien
01:15:47ils veulent empêcher
01:15:48Trump
01:15:49de poursuivre
01:15:50les négociations
01:15:51ils veulent empêcher
01:15:54Trump
01:15:56de
01:15:58oui
01:15:59de les empêcher
01:16:00d'avoir la bombe atomique
01:16:01mais
01:16:01je ne laisserai pas faire
01:16:09vous savez
01:16:10j'étais à une heure
01:16:11de refrapper
01:16:12l'Iran
01:16:13vous parlez d'hier
01:16:15oui
01:16:16ce serait en train
01:16:17de se produire
01:16:19tous les navires
01:16:21étaient prêts
01:16:23et nous étions
01:16:24sur le point
01:16:26de le faire
01:16:31ils sentent que
01:16:32pour la première fois
01:16:33en 47 ans
01:16:36vous savez
01:16:36l'Iran
01:16:37a vraiment
01:16:40fait sa loi
01:16:41au Moyen-Orient
01:16:42depuis 47 ans
01:16:43et ce sont des gens
01:16:44très dangereux
01:16:45ils voulaient
01:16:45l'arme nucléaire
01:16:47et j'ai mis fin
01:16:49à l'accord
01:16:50de Barack Hussein
01:16:51Obama
01:16:52vous savez
01:16:53c'est le vent
01:16:55vous voyez
01:16:56ce que ça fait
01:16:56le vent
01:17:02vous parlez de Cuba
01:17:03vous savez
01:17:06Cuba a besoin d'aide
01:17:08Cuba est un état
01:17:10en faillite
01:17:12Cuba a besoin d'aide
01:17:18vous voyez
01:17:19je m'en occuperai
01:17:21c'est magnifique
01:17:22c'est magnifique
01:17:26ils vont dire
01:17:28il est devenu plus maigre
01:17:30vous n'avez peu
01:17:31à garder ma taille
01:17:32vous pouvez regarder
01:17:32la photo
01:17:33vous l'avez vue suffisamment
01:17:35quand j'ai rendu visite
01:17:36au président Xi
01:17:37Cuba
01:17:43vous savez
01:17:46les Cubains
01:17:47américains
01:17:47parfois ont perdu
01:17:49des membres
01:17:50de leur famille
01:17:50ou sont en prison
01:17:51ils sont venus ici
01:17:53ils ont eu beaucoup
01:17:54de succès
01:17:56les américains
01:17:56aux cubains
01:17:57à Miami
01:17:57sont formidables
01:17:58la plupart d'entre
01:17:59vivent en Floride
01:18:00à Miami en particulier
01:18:02et je veux les aider
01:18:05je crois qu'ils ont voté
01:18:08pour moi
01:18:08à 97%
01:18:10je veux les aider
01:18:11ils ont des membres
01:18:12de leur famille
01:18:12à Cuba
01:18:13ils ont été très maltraités
01:18:18et vous savez
01:18:19ce ne sera pas dur
01:18:19pour nous
01:18:25changement de régime
01:18:26oui je pourrais le faire
01:18:28mais vous savez
01:18:29c'était un régime
01:18:30très dur
01:18:30ils ont tué
01:18:31beaucoup de monde
01:18:31c'est un pays
01:18:33qui a besoin d'aide
01:18:37ils ne peuvent
01:18:38non plus de lumière
01:18:40ils ne peuvent plus manger
01:18:42ça suffit
01:18:49ils m'ont appelé
01:18:52ces deux derniers jours
01:18:53en disant qu'il y avait
01:18:54beaucoup de progrès
01:18:55vous savez
01:18:56il y a des négociations
01:18:58l'Arabie Saoudite
01:19:00le Qatar
01:19:00les Émirats Arabes Unis
01:19:02le Koweït
01:19:03le Bahreïn
01:19:06ils négocient
01:19:07nous travaillons tous ensemble
01:19:09comme une équipe
01:19:10et Israël bien entendu
01:19:11a été un partenaire formidable
01:19:13nous négocions ensemble
01:19:16j'ai reçu un appel
01:19:18de nombreux
01:19:19de ces dirigeants
01:19:21quand on parle
01:19:23de changement de régime
01:19:23vous savez
01:19:24c'est le changement
01:19:25de régime ultime
01:19:27vous savez
01:19:29on va dire que
01:19:30le premier cercle dirigeant
01:19:31a disparu
01:19:32le deuxième cercle aussi
01:19:33il y a eu
01:19:34un changement de régime
01:19:35en quelque sorte
01:19:38mais nous sommes proches
01:19:39d'un accord
01:19:39c'est ce qu'on m'a dit
01:19:40donc je l'accepte
01:19:42bien sûr
01:19:43j'ai déjà entendu ça
01:19:43ils ont changé d'avis
01:19:45pas de nucléaire
01:19:47on veut la poussière nucléaire
01:19:49et ils disent
01:19:50il n'y a que nous
01:19:50qui pouvions la récupérer
01:19:51parce que les bombardiers
01:19:53B2 avaient fait
01:19:53un tel travail
01:19:54que la montagne
01:19:55s'était vraiment
01:19:57détruite
01:19:58et ils pensaient
01:19:59que seuls nous
01:20:00ou les chinois
01:20:00avons les capacités
01:20:01d'aller chercher
01:20:02cette poussière nucléaire
01:20:02c'est important
01:20:04peut-être sur le point
01:20:04de vue psychologique
01:20:05plus qu'autre chose
01:20:10ils savaient que j'étais prêt
01:20:13à attaquer
01:20:14je n'en parle jamais
01:20:15je ne dis jamais quand
01:20:16je ne le dis à personne
01:20:17mais ils le savaient
01:20:19ils savaient que nous étions
01:20:20proches de passer à l'acte
01:20:23j'étais à une heure
01:20:24de prendre la décision
01:20:25et ce serait passé
01:20:26aujourd'hui
01:20:29et aujourd'hui
01:20:30nous ne serions pas
01:20:31en train de parler
01:20:31d'une magnifique salle de balle
01:20:33nous parlerions
01:20:33d'autre chose
01:20:34j'avais pris la décision
01:20:37ils ont compris
01:20:39que j'avais pris ma décision
01:20:41ils m'ont dit
01:20:41donnez-nous quelques jours
01:20:42de plus
01:20:43je pense qu'ils deviennent
01:20:44raisonnables
01:20:46deux ou trois jours
01:20:50vendredi
01:20:51samedi
01:20:52dimanche
01:20:55on ne peut pas les laisser
01:20:57se doter
01:20:57de l'arme nucléaire
01:20:59s'ils avaient
01:21:01la bombe atomique
01:21:02ils commenceraient
01:21:02par annihiler
01:21:04Israël
01:21:04très rapidement
01:21:08ensuite
01:21:09ils passeraient
01:21:10à l'Arabie Saoudite
01:21:13les Émirats arabes unis
01:21:14le Koweït
01:21:15le Qatar
01:21:19et le Moyen-Orient
01:21:20dans son ensemble
01:21:24vous savez
01:21:24ce serait
01:21:25un holocauste nucléaire
01:21:29et pour moi
01:21:30il est certain
01:21:30qu'ils l'utiliseraient
01:21:31c'est des gens
01:21:34qui sont très radicalisés
01:21:37ce n'est pas des gens
01:21:38comme vous par exemple
01:21:39vous êtes très gentils
01:21:41non
01:21:42des gens très radicalisés
01:21:48ils l'utiliseraient
01:21:49peut-être
01:21:49le premier jour
01:21:50ou la première heure
01:21:51on ne sait pas
01:21:52mais ils l'utiliseraient
01:21:58vous savez
01:22:00tout le monde me dit
01:22:01que ce n'est pas populaire
01:22:02mais moi je pense
01:22:02que c'est populaire
01:22:05quand les gens comprennent
01:22:06que c'est lié
01:22:07à l'arme nucléaire
01:22:08des armes qui pourraient
01:22:10détruire Los Angeles
01:22:11des grandes villes
01:22:13quand ils entendent cela
01:22:17quand on l'explique bien
01:22:18je n'ai pas assez de temps
01:22:20pour l'expliquer aux gens
01:22:21je suis trop occupé
01:22:22à m'occuper de ce qui se passe
01:22:24mais quand ils le comprennent
01:22:26ça devient populaire
01:22:28mais vous savez
01:22:29populaire ou non populaire
01:22:31je dois le faire
01:22:32je ne vais pas laisser
01:22:33le monde
01:22:34voler en éclats
01:22:35Thomas Massy
01:22:37est un mauvais député
01:22:47depuis le premier jour
01:22:50c'est horrible
01:22:51d'avoir affaire à lui
01:22:52je pense que ce n'est même
01:22:52pas un républicain
01:22:54pour moi c'est un de ces
01:22:57démocrates imbéciles
01:22:58c'est vraiment
01:22:59un de ces imbécilocrates
01:23:00il vote toujours contre nous
01:23:03il a voté contre le mur
01:23:06il a voté contre
01:23:09ce que nous avons fait
01:23:11pour la mutilation des enfants
01:23:14les frontières ouvertes
01:23:17nous avons la frontière
01:23:18la plus forte
01:23:19que nous ayons jamais eue
01:23:21ces 11 derniers mois
01:23:23personne n'a pu rentrer
01:23:25illégalement dans notre pays
01:23:27bien sûr il y a des entrées
01:23:29légales
01:23:30mais
01:23:32c'est des centaines
01:23:34de milliers de personnes
01:23:38nous avions
01:23:41beaucoup de meurtriers
01:23:44qui étaient
01:23:45qui venaient de prison
01:23:46qui sont rentrés dans notre pays
01:23:48qui avaient tué
01:23:49plus de 50% d'entre eux
01:23:51avaient plus d'un meurtre
01:23:53à leur actif
01:23:54vous savez
01:23:55Biden
01:23:58il ne savait même pas
01:23:59même qu'il était vivant
01:24:02mais
01:24:02Kamala
01:24:03elle s'occupait des frontières
01:24:05et
01:24:07elle n'a même
01:24:08jamais appelé
01:24:09les gardes frontières
01:24:09jamais appelé ICE
01:24:10jamais appelé les forces de l'ordre
01:24:12elle ne se s'est jamais rendue
01:24:13à la frontière
01:24:15moi j'appelais
01:24:16tous les jours
01:24:18maintenant j'appelle
01:24:19un peu moins
01:24:19parce qu'il n'y a plus
01:24:20d'entrée illégale
01:24:21il y avait des caravanes
01:24:23avec des dizaines
01:24:24de milliers de personnes
01:24:25qui se déversaient
01:24:26dans notre pays
01:24:26on ne savait pas
01:24:27qui ils étaient
01:24:31vous savez
01:24:32notre pays
01:24:32aurait été détruit
01:24:33s'ils avaient gagné l'élection
01:24:35nous avons maintenant
01:24:36le pays
01:24:36le plus en vogue au monde
01:24:38s'ils avaient gagné
01:24:40l'élection
01:24:40notre pays serait détruit
01:24:42notre pays était mort
01:24:43pour ainsi dire
01:24:44il y a deux ans
01:24:45et maintenant nous avons
01:24:46le pays le plus en vogue
01:24:46au monde
01:24:48voilà la salle de balle
01:24:49ça va être quelque chose
01:24:50d'incroyable
01:24:51voyez la qualité
01:24:52et avec ses colonnes
01:24:55et nous allons avoir
01:25:00le port à drone
01:25:01qui protégera Washington
01:25:03merci à tous
01:25:04nous avons un petit déjeuner
01:25:05pour vous tous
01:25:06où est-il ce petit déjeuner
01:25:09où est-il
01:25:10bon voilà ce que l'on pouvait
01:25:12entendre de la part
01:25:14du président Trump
01:25:14j'ai un défi Pierre
01:25:16en me dire en 30 secondes
01:25:18ce que vous voulez retenir
01:25:20de ce qui vient d'être dit
01:25:21ce que l'on peut dire
01:25:22nous de notre côté
01:25:22c'est que
01:25:23il faut s'attendre à tout
01:25:24avec Donald Trump
01:25:25passer d'une présentation
01:25:26d'une salle de balle
01:25:27à la géopolitique mondiale
01:25:30le tout
01:25:30avec des bruits de travaux
01:25:32derrière
01:25:32ce n'est pas impossible
01:25:33il l'a fait
01:25:34la réalité
01:25:35c'est que
01:25:36les
01:25:37les
01:25:37les iraniens
01:25:38l'ont envoyé pêtre
01:25:39littéralement
01:25:39et de plus en plus
01:25:40violemment
01:25:40puisqu'ils viennent
01:25:41de créer une structure
01:25:42pour gérer
01:25:43le détroit d'Hormuz
01:25:44et lui fait semblant
01:25:45que la négociation continue
01:25:46d'ailleurs tout le monde
01:25:47négocie avec lui
01:25:48maintenant il y a les Émirats
01:25:49les Arabes
01:25:49les machins
01:25:50il devient raisonnable
01:25:51nous a-t-il dit
01:25:52voilà
01:25:52il continue à dire
01:25:53qu'il y a eu un changement
01:25:54de régime à Téhéran
01:25:55bref
01:25:56il est sur une autre planète
01:25:57il est coincé
01:25:58dans une équation impossible
01:25:59attaqué ou pas attaqué
01:26:01à mon avis
01:26:02ça ne bouge pas
01:26:02mais la différence
01:26:03c'est qu'il donne une échéance
01:26:04vendredi, samedi ou dimanche
01:26:09pardon à Reda Bellage
01:26:11il faut abouflier un petit peu
01:26:12nos thématiques prévues
01:26:15toutes mes excuses
01:26:16et vous êtes ici chez vous
01:26:17et j'espère qu'on vous reverra
01:26:18très vite chez Reda
01:26:19merci à toutes les équipes
01:26:20qui préparent ces émissions
01:26:21Punchline avec Laurence Ferrari
01:26:23dans une poignée de minutes
01:26:24j'aurai le plaisir
01:26:24de vous retrouver
01:26:25demain 15h
01:26:26très bonne soirée
01:26:26très bonne fin de journée
01:26:27d'abord sur CNews
Commentaires