- il y a 1 jour
Ce vendredi 27 mars, Kevin Thozet, membre du comité d'investissement de Carmignac, et François Dossou, directeur de la Gestion Actions Listed Assets chez Sienna IM, se sont penchés sur la réaction du marché obligataire face aux déclarations de Donald Trump concernant la guerre au Moyen-Orient, les taux de la Fed et de la BCE, Kering qui résiste malgré la tempête dans le luxe, la fusion en cours de discussion entre Pernod Ricard et Brown-Forman, ainsi que Morgan Stanley qui a passé en revue les acteurs européens des semiconducteurs, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Avec François Dossoud, signé IEM. Bonjour.
00:08Bonjour Antoine.
00:08Merci d'être avec nous. Et Kevin Tosé de Carmignac.
00:11Bonjour.
00:13Bon, on le disait avant d'ouvrir cette information,
00:19on sent les marchés qui sont tendus, qui font la tête, qui n'en veulent plus.
00:24On a eu des propos plutôt apaisants de la part de Donald Trump concernant l'Iran,
00:28concernant la possibilité d'ouvrir ce qui ressemblerait à des négociations sérieuses.
00:32Le marché, il n'a pas l'air d'y croire. Volatilité au top.
00:35Pétrole qui continue de grimper. Mais finalement, c'est par là que tout commence.
00:40C'est par là que commencent les événements les plus graves.
00:44C'est les taux, encore une fois, qui nous rappellent à l'ordre, Kevin.
00:47Oui, c'est vrai qu'on a vu une séquence avec une hausse des prix des matières premières,
00:54en premier rendez-vous, la hausse des prix du pétrole,
00:57par voie de contagion, une hausse des anticipations d'inflation.
01:01Alors, surtout sur les anticipations les plus courtes,
01:04on l'a encore vu aujourd'hui dans les indices Michigan,
01:07le consommateur américain, les marchés européens disent
01:10que le choc d'inflation à court terme va être important.
01:14Ça a amené les rendements obligataires, là aussi, à la hausse,
01:18et puis les marchés d'action, par voie de conséquence, qui s'inscrivent en baisse.
01:22On avait quasiment une corrélation d'un pour un,
01:24c'est-à-dire que tout bougeait sur une seule variable,
01:26qui était la direction du pétrole.
01:30Ça commence un petit peu à bouger là aussi,
01:32c'est-à-dire que, comme vous le soulignez,
01:34M. Trump, avec son délai ou sa date butoir du 6 avril,
01:38ça fait globalement assez peu réagir les marchés,
01:41et on peut les comprendre.
01:42C'est-à-dire que là, sur la quasi-semaine qu'on a en face de nous,
01:47c'est pas évident de se dire quelle sera la nouvelle
01:49qui pourra faire monter les marchés,
01:53ou enfin faire respirer les marchés de tout.
01:55Donc ça, c'est un élément.
01:57L'autre élément, je crois, c'est quand même,
01:59vous parlez des banquiers centraux qui s'inquiétaient,
02:01le marché calque le choc de 2026 sur le choc de 2022.
02:07Avec cette idée que la Banque Centrale Européenne va procéder,
02:10ce qui anticipe aujourd'hui, c'est trois hausses de taux
02:12par les marchés obligataires.
02:14Les marchés monétaires, oui, j'ai vu les anticipations,
02:15c'est très dingue.
02:16Avant, on pensait que c'était les marchés qui exagéraient un petit peu.
02:18Oui.
02:20Là, on passe à la vitesse supérieure.
02:22Ils sont en train de se caler sur ce qui s'est passé en 2022.
02:25Je ne suis pas sûr que la feuille de route de 2022
02:27soit la même en 2026.
02:29Plusieurs raisons à ça.
02:31La première, c'est que les taux de politique monétaire,
02:33ce ne sont pas les mêmes.
02:34C'est-à-dire qu'en 2022, au moment du choc et de l'invasion russe en Ukraine,
02:39les taux de politique monétaire en Europe, c'était à moins 0,5%.
02:42Aujourd'hui, on est à 2%.
02:43Ce ne sont pas tout à fait les mêmes conditions.
02:46Autre élément, c'est qu'on était encore un petit peu en sortie de Covid
02:49et on avait quand même des consommateurs, des ménages
02:52qui avaient encore des poches relativement pleines.
02:54Par exemple, le taux d'épargne aux États-Unis, il était à 8%.
02:57Aujourd'hui, il est à 4,5%.
03:00Donc, ce que je veux dire par là, c'est que les consommateurs
03:02ont pu accompagner ce mouvement de hausse des prix
03:04sans venir peser sur les volumes.
03:07Ça, c'est un deuxième élément.
03:08Et puis, le troisième élément, c'est qu'on a quand même eu
03:10un certain nombre de mesures.
03:11On se souvient des boucliers tarifaires, notamment en France.
03:14Une mesure qui a coûté quand même une dizaine de milliards d'euros,
03:17quelque chose comme ça.
03:18Si je fais avance rapide de 4 ans,
03:21les marges de manœuvre budgétaires aujourd'hui,
03:24notamment en France, vous le soulignez,
03:26et à forcerie, avec un rendement obligataire à 10 ans,
03:30qui est sur les plus hauts depuis 2009, l'OAT,
03:33les marges de manœuvre ne sont pas tout à fait les mêmes.
03:35Le coût du service de la dette, ce n'est pas le même.
03:37Et les déficits, ils sont aussi relativement importants.
03:40Donc, tout ça pour dire que la séquence à venir,
03:42je ne suis pas convaincu que ce soit la même
03:43que celle qu'on a eue en 2022.
03:46François, c'est comme d'habitude, finalement.
03:49C'est les taux qui vont tout remettre d'équerre.
03:51Oui, sachant que ce qu'on peut ajouter,
03:53c'est qu'on sait qu'on est dans un contexte de marché
03:55où les marchés étaient quand même bien valorisés.
03:57Ils avaient profité, en fait,
03:58de toute cette bonne tenue de la croissance économique.
04:01Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
04:03en termes de potentiel de baisse de taux,
04:05en termes de marge de manœuvre pour les États,
04:07pour éventuellement faire revenir sur quoi qu'il en coûte,
04:11c'est vrai que c'est beaucoup plus compliqué.
04:13Et moi, je rajouterais quand même quelque chose à ce contexte
04:16qui est quand même déjà relativement contraint,
04:19une variable qui a quand même la politique de l'administration Trump.
04:23Si vous voulez, c'est quand même relativement difficile aujourd'hui
04:27d'y voir clair.
04:29Et je ne suis pas surpris du tout
04:30que le marché ne réagisse pas à l'ultimatum qui a été donné.
04:34À partir du moment où une déclaration vient contredire la précédente,
04:39en définitive, quand on est acteur de marché,
04:41on ne sait plus à quel sens vouer.
04:44On ne sait plus comment est-ce qu'on doit intégrer le new flow,
04:47en fait, qui est perpétuellement en contradiction.
04:51Donc, nous sommes aujourd'hui dans une situation
04:52qui est relativement complexe pour les banques centrales.
04:56Et vous le disiez tout à l'heure,
04:58je pense que si on écoute aujourd'hui Christine Lagarde,
05:02j'ai l'impression qu'elle va monter les taux demain.
05:04Le marché est dans une logique qui consiste à dire
05:07que non, non, mais si elle monte les taux,
05:09ce serait une erreur de politique monétaire.
05:11Mais en attendant, jusqu'à présent,
05:12on disait que c'était plutôt les hauts quiches qui se prononçaient.
05:17Mais là, Christine Lagarde est relativement claire.
05:20Elle parle d'une inflation qui restera relativement ténue
05:24et qui sera collante.
05:26Et donc, aujourd'hui, je pense que les taux sont en train de nous envoyer
05:30un message qu'il faudra se préparer effectivement à une baisse de taux
05:33à laquelle les marchés actions aujourd'hui ne croient pas beaucoup.
05:36C'est-à-dire que non seulement elle dit qu'elle est prête
05:39à les faire grimper à n'importe quel moment,
05:41elle l'a dit, je le dois sur le bouton,
05:43alors qu'en début d'année, le paradigme était complètement différent.
05:48Mais alors surtout, elle est en train de nous dire,
05:51mais comme le patron de l'Agence internationale de l'énergie,
05:55comme Larry Fink de BlackRock,
05:56elle est en train de nous dire,
05:58les marchés, bon, on corrige un petit peu,
06:00mais attendez, vous n'imaginez pas le choc,
06:04la dureté du choc qu'on va se prendre
06:06à cause du T3 d'Hormuz,
06:08aussi bien à cause du pétrole que de à peu près tout.
06:11Les emballages, les plastiques, les engrais, l'hélium, etc.
06:15Et c'est peut-être là-dessus qu'elle essaie de nous mettre en garde, Christine Lagarde.
06:19Oui, oui, tout à fait.
06:20Parce qu'en fait, si vous voulez, dans ce discours,
06:22il y a probablement, et c'est là où peut-être
06:24elle pourrait aussi atténuer sa position d'un point de vue monétaire.
06:29Parce que quelque part, quand vous avez autant de prise de conscience
06:33sur les impacts économiques pour une zone euro
06:36qui va faire une croissance,
06:38j'ai vu l'OCDE a encore révisé à la baisse la croissance
06:40de la zone euro de moins 0,2%.
06:43Effectivement, quand vous avez une croissance qui est aussi faible,
06:48monter les taux, peut-être que vous devez aussi le faire avec parcimonie.
06:52Oui, parce que c'est toute la contradiction aujourd'hui,
06:54elle met à la fois en exergue le fait qu'il y a des risques
06:59par rapport à la croissance liés à des ruptures d'approvisionnement
07:03ou à des goulots d'étranglement liés aux détruits d'Ormose.
07:07Et dans le même temps, en fait, pour juguler une inflation
07:10qui serait collante et qui ne serait pas de court terme,
07:15elle est prête à monter ses taux.
07:16Donc là, on a quand même beaucoup d'inquiétudes sur le marché européen en particulier,
07:21à savoir qu'on pourrait à la fois tuer la croissance
07:24et ne pas résoudre la problématique de l'inflation
07:28qui est d'ordre exogène.
07:30Donc, je pense que les marchés, là où je peux être d'accord avec elle,
07:33les marchés sont relativement résilients
07:37et si vous voulez, jusqu'à présent,
07:39la baisse se fait plutôt de manière ordonnée,
07:41sans panique, sans capitulation.
07:43Mais attention quand même à des messages qui pourraient devenir anxiogènes
07:47et pourraient entraîner les marchés dans une baisse beaucoup plus brutale.
07:50Kevin ?
07:52Oui, c'est vrai que c'est toute la question.
07:56C'est-à-dire qu'est-ce qu'on a ce qu'on qualifie un choc d'offres ponctuel,
08:01que les banquiers centraux ont plutôt tendance à regarder au travers.
08:06À ce détail près que quand même, on va dire, post-Covid,
08:11on a eu à peu près quatre chocs d'offres en à peu près autant d'années.
08:15On a ce qui se passe aujourd'hui au Moyen-Orient,
08:18on a eu les tarifs y à un an,
08:20on se rappelle de la guerre en Ukraine,
08:22on se rappelle du Covid aussi.
08:24Et ça, ça veut dire quoi ?
08:25Ça veut dire que les ménages et les entreprises
08:27sont beaucoup plus sensibles à ces chocs d'offres
08:30et beaucoup plus enclins à venir négocier ou chercher
08:33à avoir une revalidisation de son salaire
08:34ou une revue des prix des contrats.
08:37Donc ça, c'est ce qui fait sans doute très peur
08:39à la Banque Centrale Européenne,
08:40c'est que globalement, les agents économiques
08:42soient plus sensibles à ces chocs d'offres.
08:44Ça, c'est un point.
08:45Sur la séquence et sur des marchés qui sont quand même baissiers,
08:49mais on va dire pour l'instant,
08:53pas de panique à bord ou pas trop de panique à bord,
08:55c'est que quand on regarde historiquement,
08:58j'ai conduit cet exercice-là,
08:59sur les 60 dernières années,
09:04quand on regarde les différents chocs d'offres
09:06qu'on a pu avoir,
09:07c'est à peu près ça la séquence.
09:08C'est-à-dire qu'on a une première phase
09:09où on a celle qu'on vit aujourd'hui,
09:12une hausse des prix des matières premières
09:14et globalement, un effet marginalement baissier
09:17sur les actions, haussier sur les taux d'intérêt.
09:20Et à mesure qu'on se rapproche de,
09:22on va dire sur les 6-7 événements,
09:26on se rapproche des 4, 5, 6 semaines.
09:29Là, la probabilité que ce choc d'offres
09:31vienne peser sur la croissance économique
09:34augmente fortement.
09:35Et une fois qu'on a passé ces 9-10 semaines,
09:38là, en général, c'est sans équivoque.
09:39On a des marchés d'action qui s'inscrivent
09:41en plus forte baisse,
09:43des taux d'intérêt aussi qui s'inversent,
09:45c'est-à-dire qui commencent à anticiper
09:46moins de croissance économique.
09:49Et c'est bien toute cette séquence-là
09:52qui se joue et qui est peut-être
09:53en train de s'écrire.
09:55Je crois que les marchés, sur quoi ils tablent,
09:57c'est sur ce que leur dit M. Trump.
09:59Alors, je vous l'accorde,
10:00il n'est pas toujours très fiable,
10:02mais on va dire,
10:03personne n'est assis à la table
10:04des négociations.
10:06Peut-être même que ceux qui y sont assis
10:08sont peut-être dans le doute également.
10:10Et donc, on essaie de se raccrocher
10:12à des éléments tangibles,
10:13et c'est ce que font les marchés.
10:14Donc, Trump leur a dit,
10:154 à 5 semaines,
10:17il y en a 3,5.
10:20Ce qui est dit par les entreprises,
10:22ou ce qu'on peut retirer des entreprises,
10:24c'est qu'elles ont,
10:25vous parliez de l'hélium tout à l'heure,
10:26elles ont des stocks de matières premières
10:29ou de matières sur 60-80 jours,
10:33et après, il n'y en a plus.
10:34Et donc, c'est bien là
10:35où la pression commence à s'intensifier,
10:37la pression sur les prix aussi.
10:39Oui, François.
10:40Oui, absolument.
10:41Si vous voulez la pression sur les prix,
10:42aujourd'hui, c'est vrai que
10:43quand on regarde du prisme de l'inflation,
10:47ce qu'on n'arrive vraiment pas à réconcilier,
10:49c'est que si on considère
10:50que cette inflation,
10:50elle est liée notamment
10:51au cours des matières premières
10:53et en premier lieu de l'énergie.
10:55Quand on regarde, en fait,
10:57les cours forward sur l'énergie,
10:58on ne voit pas cette persistance des prix,
11:01si vous voulez.
11:02Quand on regarde les contrats à long terme,
11:03on a des prix qui reviennent
11:04au-dessus des 60,
11:07entre 75 et 72,
11:09qui correspondent, en fait,
11:10à 10 dollars près,
11:12au niveau que nous avions
11:13juste avant la crise.
11:14Donc, c'est vrai que ce phénomène
11:16d'inflation qui est mis en avant
11:18par Christine Lagarde
11:19est un phénomène relativement inquiétant
11:21dans la mesure où nous,
11:22nous ne le voyons pas aujourd'hui
11:23sur les anticipations
11:24des prix des matières premières.
11:25Donc, ça voudrait dire
11:26qu'elle aurait une information
11:27qui lui permettrait de dire
11:29qu'aujourd'hui,
11:30cette inflation va être persistante.
11:32Alors, quand on regarde
11:34sur les courbes,
11:36ce que nous disent les marchés,
11:37et donc, c'est peut-être
11:38une grosse source de risque aujourd'hui
11:40parce que vous avez
11:40un discours des banquiers centraux
11:42et une réalité
11:44des anticipations de marché
11:46qui sont assez divergents
11:47sur l'inflation.
11:48Et là, si vous voulez,
11:50il y a bien un moment
11:51où tout ceci doit se réconcilier
11:52et la manière de se réconcilier
11:54va fortement influencer
11:55les marchés d'action.
11:57Bon, malgré tout,
11:59malgré ce paysage
12:01qui n'est quand même pas
12:01très très réjouissant,
12:02il y a des entreprises
12:03qui sont à la manœuvre.
12:05Et je ne sais pas,
12:06certains secteurs se réveillent.
12:08regardez Kering
12:10dans le luxe
12:11qui a effectué
12:12déjà une belle recovery,
12:14ça gagne
12:155% sur la semaine.
12:17Est-ce qu'on commence à,
12:19allez, on va dire,
12:20planter des petites graines
12:21là en ce moment
12:22au beau milieu
12:22de la tourmente ?
12:23Est-ce que certains investisseurs
12:24ne se disent pas
12:25non, là, franchement,
12:26il y a des affaires à faire ?
12:28François ?
12:28Non, je pense que Kering,
12:29en fait, ce qui se passe,
12:30c'est que c'est une histoire
12:31assez spécifique
12:33et c'est probablement
12:34ce qu'il faut faire
12:34dans ce marché aujourd'hui,
12:35c'est-à-dire que la vision top-down
12:37qui consiste à dire
12:38ce secteur,
12:39il faut l'acheter
12:40dans la globalité,
12:41il faut vendre les secteurs,
12:42on l'a vu avec l'IA,
12:43notamment avec les secteurs
12:44qui sont comme l'IT services
12:46ou bien les softwares
12:47qui ont été dit
12:47où on considère
12:48qu'il n'y aura que des perdants.
12:50Je pense que le marché,
12:52à partir du moment
12:53où on a dit
12:53qu'il a baissé
12:54de manière ordonnée,
12:56ça ne veut pas dire
12:56qu'il n'y a pas eu
12:57des valeurs
12:57sur lesquelles
12:58il y a eu des exagérations.
12:59Kering,
12:59il y a quand même
13:00dans une histoire
13:01qui est en train
13:01de prendre front
13:02notamment lorsqu'on regarde bien
13:04parce que là,
13:05le groupe est en train
13:05de communiquer
13:06avant les résultats,
13:07on se rend compte
13:08qu'il y a quand même
13:09une croissance
13:10qui revient aux Etats-Unis,
13:12notamment à travers Gucci.
13:13Donc vous êtes sur
13:14un cas relativement spécifique
13:17et donc dans ce marché,
13:18il faut aussi apprendre
13:20à écouter
13:21ce que nous disent
13:21les entreprises
13:22que nous soyons arrivés
13:24à un moment
13:24où il y a beaucoup d'affaires,
13:26je pense que oui,
13:27plus on va baisser
13:28mécaniquement
13:29et plus il va y avoir
13:30des phénomènes
13:30d'exagération
13:31sur certaines valeurs
13:32mais la réalité
13:33de Kering,
13:34j'ai envie de dire,
13:35est totalement différente
13:36des autres acteurs
13:37du secteur
13:37et donc de ce point de vue,
13:40il est peut-être urgent
13:42d'être beaucoup plus sélectif
13:45et de regarder
13:45effectivement
13:46des entreprises
13:47sur lesquelles
13:47il y a probablement
13:48des choses à faire.
13:49C'est ça,
13:49si on a des graines à planter,
13:50il faut être beaucoup plus sélectif
13:52et beaucoup plus,
13:53avoir une optique
13:54beaucoup plus individuelle,
13:56ça ne va pas être vraiment
13:59le moment d'acheter
13:59des secteurs à l'appel ?
14:03On va dire,
14:04c'est un peu
14:05le revers de tête
14:05de la médaille,
14:06c'est-à-dire qu'on le disait,
14:07quand tout le marché évolue
14:09sur une seule variable,
14:11ça veut dire que même
14:12des niveaux de valorisation,
14:14même des projets
14:16de fusion-acquisition,
14:17même des nouveaux projets
14:19industriels,
14:20on n'arrive pas vraiment
14:21à prendre le dessus.
14:22Donc c'est bien
14:22dans ces moments-là
14:23qu'on peut essayer
14:26de séparer
14:27le bon grain de livret.
14:30pour autant,
14:31je veux dire,
14:32sur Keering
14:32ou sur le consommateur américain,
14:35il y a quand même
14:36une interrogation importante.
14:38Vous parliez du CAC 40
14:40qui avait perdu 10%
14:41sur un mois,
14:42le Nasdaq,
14:43il a perdu 10%
14:44depuis le début
14:45de cette année.
14:45Et ça,
14:46ce n'est pas une très bonne nouvelle
14:47pour ce qui fait
14:49la grande clientèle
14:50ou la principale clientèle
14:51des groupes de luxe,
14:53notamment français,
14:54parce que ces ménages
14:57les plus aisés
14:57sont très exposés
14:58à ce qu'on appelle
14:58l'effet de richesse,
14:59plutôt investi.
15:01Et donc,
15:01ils voient petit à petit
15:02leur épargne baissière.
15:04On n'est pas encore
15:04sur des niveaux,
15:06on n'est pas encore
15:07très loin des niveaux
15:08les plus hauts,
15:08mais pour autant,
15:09ça peut venir peser
15:10une fine sur la consommation.
15:12Allez,
15:12plus qu'un quart d'heure,
15:14un petit peu moins
15:14de cotation
15:15du côté de la bourse
15:16de Paris,
15:17moins 0,92%
15:19pour le CAC 40
15:19qui est donc
15:20sous les 7,697 points.
15:23On est globalement
15:25sur des plus bas
15:25qui nous ramènent
15:26au mois d'août,
15:26moins 1,67%
15:27pour l'Euronex
15:28Tech Leaders,
15:28l'Eurostock 50
15:29moins 1,09%,
15:30moins 1,39%
15:31pour le DAX à Francfort,
15:32moins 0,68%
15:33pour l'Ibex à Madrid.
15:34On limite un petit peu
15:35la casse
15:36par rapport
15:38à la phase précédente
15:40de l'après-midi.
15:41A noter du côté
15:42de Wall Street
15:42qu'on est franchement
15:43dans le rouge,
15:43moins 1,32%
15:44pour le Nasdaq,
15:45moins 1,03%
15:45pour le Dow Jones.
15:47Le VIX,
15:48l'indice VIX
15:49se rapproche à nouveau
15:50des 30 points
15:50du côté
15:51de la Bourse de Chicago.
15:52On est à 29,50%.
15:54C'est très tendu
15:55sur les taux d'intérêt.
15:56Ça se détend
15:57très légèrement
15:58du côté
15:58de la dette américaine
15:59mais quand même
15:594,42%
16:01sur le 10 ans.
16:023,84%
16:03pour le 10 ans français,
16:043,10%
16:05pour le 10 ans allemand.
16:06Le pétrole,
16:07on est à 104,27$.
16:09On grimpe encore
16:10d'un cran
16:10sur le Brent
16:11en ce moment.
16:12Et puis du côté
16:13des valeurs,
16:14à noter
16:15qu'on a quelques
16:17dégagements
16:17assez nets
16:18sur le CAC 40.
16:19Les plus fortes baisses,
16:20Schneider Electric,
16:21moins 4,9%
16:22à 226,45€.
16:23ST Micro,
16:24moins 3%,
16:2528,40€.
16:26Le Grand,
16:27moins 2,60€,
16:28129,15€.
16:29Semble-t-il
16:30toutes les valeurs liées
16:31quand même
16:31d'une manière
16:32ou d'une autre
16:32à l'IA
16:33et à la tech.
16:34C'est du côté
16:35des ESN
16:36qu'on signale
16:37les plus fortes baisses.
16:39moins 4,9%
16:40à 50,80€.
16:41Atos,
16:41moins 5,0€,
16:421,35,10€.
16:43On était au Worldline,
16:44une nouvelle séance
16:45très difficile.
16:46Moins 9,14%.
16:48Malgré tout,
16:49au milieu de tout ça,
16:49il y a Pernod Ricard
16:50qui gagne 8,2%
16:51à 64,88€.
16:53Alors la trajectoire boursière
16:54a été dingue.
16:55C'est-à-dire qu'on a eu
16:56la nouvelle de Bloomberg
16:57comme quoi le groupe
16:58regardait du côté
16:59de Braun Forman.
17:00Ce n'est pas la première fois
17:01que le groupe
17:03est censé s'intéresser
17:04à son concurrent américain
17:05qui est la maison mère
17:07notamment de Jack Daniels.
17:10Toutes les marques
17:11que je viens de citer
17:11évidemment à consommer
17:12avec modération.
17:13Donc Pernod Ricard,
17:14en toute fin de séance hier,
17:15plonge de 7%.
17:16Braun Forman plus 12.
17:18Et là,
17:18qu'est-ce qui se passe
17:19aujourd'hui ?
17:19Braun Forman continue
17:21de grimper un petit peu,
17:22plus 4,
17:23plus 5%.
17:23Et Pernod Ricard reprend
17:248% à 64,88€.
17:27Je vous la fais courte,
17:27on a l'impression
17:28que les marchés
17:28en clôture hier
17:29sont dit
17:30« Oh là là,
17:32franchement… »
17:33Et puis ils se sont dit
17:33ce matin.
17:35Ouais,
17:36mais en fait,
17:36ouais,
17:36bonne idée.
17:38Mais en gros,
17:39on est toujours
17:40assaillis par cette réflexion
17:41de « Est-ce que c'est bien
17:42le moment de sortir
17:43une opération aussi structurante,
17:46transatlantique,
17:47au milieu de problèmes
17:48de change,
17:49de zones monétaires,
17:50au milieu de problèmes
17:51de droits de douane ? »
17:55Le tout au milieu
17:55d'un contexte géopolitique
17:57qui est vraiment très compliqué
17:58pour la consommation discrétionnaire,
18:00comme on dit.
18:02Voilà,
18:02je ne sais pas,
18:02cette nouvelle autour
18:03de Pernod Ricard,
18:04est-ce que ça nous dit
18:04quelque chose
18:05des marchés en ce moment,
18:06des opportunités
18:07que guettent les entreprises ?
18:08François ?
18:09Nous,
18:09ça nous dit plutôt
18:10quelque chose
18:10sur le secteur en fait,
18:11parce que le secteur…
18:12sur le secteur en lui ?
18:13Oui, absolument,
18:13sur le secteur des boissons,
18:14parce que c'est un secteur,
18:16si vous voulez,
18:17on vous expliquera
18:18que c'est lié en partie
18:20aux évolutions
18:21des modes de consommation,
18:22les gens prennent
18:23moins d'alcool,
18:24ils sont plutôt
18:24sur des boissons
18:27non alcoolisées,
18:28et vous êtes
18:29sur un secteur
18:30effectivement
18:30de la consommation
18:31qui est très tributaire,
18:34en fait,
18:34du niveau d'épargne,
18:35dont parlait tout à l'heure
18:36Kevin,
18:36à savoir qu'aujourd'hui,
18:39vous êtes dans le secteur
18:40des spiritueux quand même,
18:41enfin Pernod Ricœur,
18:43quand vous regardez
18:43la courbe,
18:44la courbe,
18:45ça fait peur,
18:47vous n'avez plus de croissance,
18:48vous avez une panne de croissance,
18:49donc d'un point de vue stratégique,
18:50je pense que le rapprochement,
18:53en fait,
18:53ça répond à une problématique,
18:54c'est que tous les deux,
18:55en fait,
18:55n'ont pas la taille critique,
18:56quelque part,
18:57et donc je pense
18:58qu'on ne peut pas mettre
18:58en adéquation,
19:00on ne peut pas mettre
19:02ce rapprochement,
19:03en fait,
19:03on ne peut pas l'expliquer
19:03par le contexte actuel,
19:04mais plus par un choix stratégique
19:06pour atteindre une taille critique
19:08sur un marché,
19:09en fait,
19:09où la croissance est en train
19:10de s'affaiblir.
19:11Donc,
19:12il me semble quand même
19:13que hier,
19:14ce qui s'est passé,
19:15que Pernod,
19:15en fait,
19:15les premières rumeurs de marché,
19:17c'était que Pernod,
19:18c'est Pernod qui rachetait.
19:20Effectivement,
19:20il rachète un titre
19:21avec un PE de 15,
19:22et lui,
19:23il a un PE de 10,
19:23et naturellement,
19:24le marché dit,
19:24voilà,
19:25il va racheter quelque chose
19:26de trop cher,
19:27Pernod baisse.
19:27Alors,
19:28ce matin,
19:28on se réveille,
19:29Pernod nous dit,
19:30finalement,
19:30c'est une fusion d'égal à égal,
19:32ce n'est plus la même affaire,
19:33parce que vous savez
19:33que le bilan de Pernod
19:35est quand même très très lébredjé.
19:373,5 tours de levier,
19:39n'est-ce pas ?
19:40Oui,
19:40racheter une boîte avec 3...
19:41Absolument,
19:42je pense que donc,
19:42c'est ce qui a rassuré,
19:43ce qui fait que Pernod remonte aujourd'hui,
19:45c'est que nous ne sommes plus
19:46dans une opération de rachat,
19:48mais dans une opération de rapprochement.
19:50Donc,
19:51une opération stratégique
19:52qui,
19:52de mon point de vue,
19:53fait sens
19:53pour le contenu
19:54de la taille des acteurs,
19:55plus un rachat
19:57d'égal à égal.
19:58Mais encore,
19:59faudrait-il qu'on comprenne
20:00ce que ça veut dire,
20:01parce que vous avez,
20:01quand vous avez des entreprises
20:02qui ne se valorisent pas
20:04de la même manière,
20:04l'une à 15 fois
20:05et l'autre à 10 fois,
20:07naturellement,
20:08en fait,
20:08vous avez éventuellement
20:09pour les minoritaires de Pernod,
20:11vous avez peut-être
20:12une dilution.
20:13Et donc,
20:14ça explique pourquoi
20:15Pernod a baissé
20:16et pourquoi
20:17Bollman a plutôt eu
20:19tendance à monter.
20:20Mais de mon point de vue,
20:21je pense que stratégiquement,
20:22l'opération
20:23peut faire sens
20:23compte tenu
20:24de la taille des acteurs.
20:25Qui veut ?
20:26Si je devais le résumer
20:28en une phrase,
20:28c'est que,
20:28voilà,
20:29quand on n'a pas
20:30de croissance des ventes,
20:31on essaye de faire
20:33des opérations
20:34d'économie de coût
20:35et donc,
20:37on se rapproche.
20:39Voilà,
20:39c'est vrai que,
20:40comme vous le soulignez,
20:41on va dire,
20:42la génération des boomers
20:43boit de moins en moins
20:44et puis,
20:45la génération de Z,
20:47elle boit globalement
20:48assez peu
20:49et ça,
20:50je crois que c'est un facteur
20:51qui est quand même
20:51assez structurel.
20:53Après,
20:54sur l'opération
20:55en tant que telle,
20:56il y a quand même
20:57quelques questions,
20:58c'est-à-dire que c'est quand même
20:59deux groupes
20:59avec des actionnariats
21:00plutôt familiaux,
21:03ce qui,
21:04voilà,
21:04pas toujours,
21:05on va dire,
21:05comme point de départ,
21:06c'est pas forcément
21:07le point de départ
21:08le plus évident.
21:10ça,
21:11c'est un point
21:12et puis c'est vrai
21:12que dans ces groupes
21:14de consommation,
21:15on n'a pas toujours eu
21:16des bonnes nouvelles
21:17où ça s'est pas toujours
21:18très bien passé.
21:19On se souvient de,
21:19c'était quoi,
21:20Kraft
21:22et Heinz
21:23de mémoire.
21:24Donc,
21:25voilà,
21:25je ne suis pas sûr
21:26que le cocktail,
21:27voilà,
21:28Jacques Daniels Diplomatico,
21:29ça va bien
21:29avec le Pernod et le Ricard.
21:31Et même les acquisitions
21:32précédentes de Pernod
21:33qui étaient faites
21:34dans des conditions
21:35de haut de marché,
21:36au moins.
21:38à leur crédit,
21:39cette fois-ci,
21:40on est plutôt
21:40dans un bas de cycle
21:41et donc a priori,
21:42il y a moins de risques
21:43de faire des erreurs.
21:44Bon,
21:45on se pose moins de questions
21:46que ce que je pensais,
21:47il y a quand même
21:48du bien fondé stratégique
21:49là-dedans.
21:51Peut-être un dernier secteur
21:52qui fait sens aussi
21:53et qui fait un petit peu
21:54parler de lui,
21:55celui des semi-conducteurs.
21:56On passe notre temps
21:56à dire qu'il n'y a pas
21:57de tech en Europe,
21:58qu'on pèse pas,
21:59etc.
22:00Finalement,
22:01on a des ST-Micro,
22:02des seuils tech
22:02qui signent des performances.
22:04Alors là,
22:04pour le coup,
22:05aujourd'hui,
22:05ils partent un petit peu
22:05avec le reste du marché
22:06mais qui signent quand même
22:08de bonnes performances
22:09et ça,
22:10c'est une des bonnes surprises
22:11de la période quand même,
22:12Kevin.
22:13Oui,
22:14c'est vrai que dans ce mouvement
22:16de rotation,
22:18des taux d'intérêt plus élevés,
22:19ce n'est pas une mauvaise nouvelle
22:20pour tout le monde,
22:21si ce n'est en absolu
22:22au moins en relatif
22:24et donc c'est vrai
22:25que c'est certaines
22:25des valeurs
22:27les moins chèrement valorisées
22:28au sein d'un secteur,
22:30au sein d'un sous-segment,
22:31elles n'ont plus,
22:31on va dire,
22:33relativement en bénéficier.
22:34Donc ça,
22:35je pense que c'est un point
22:36qui est important.
22:38On a quand même
22:38une séquence aussi
22:39sur ces derniers jours
22:41sur le secteur technologique
22:43avec beaucoup de questions,
22:44que ce soit Claude,
22:46encore lui,
22:48avec son nouveau module
22:52de cybersécurité,
22:54Google qui sort un papier
22:55sur,
22:56comment on appelle ça,
22:56TurboQuant,
22:57sur comment consommer
22:59moins de mémoire
23:00quand on va entraîner
23:01des modèles
23:02d'intelligence artificielle
23:03et donc là aussi,
23:04on va dire,
23:05je ne sais pas
23:06si c'est des mouvements
23:06tectoniques,
23:07mais en tout cas,
23:07un terrain meuble
23:09pour le secteur
23:11et peut-être que voilà,
23:11les valorisations,
23:13ça peut être une forme
23:14d'ancrage
23:14quand on en a moins
23:15sur le narratif
23:16de marché.
23:17Bon, effectivement.
23:18Alors du coup,
23:19qu'est-ce que ça donne
23:20au milieu de cette tourmente ?
23:25Qu'est-ce que ça donne
23:25niveau allocation d'actifs ?
23:27Est-ce que vous pensez
23:27qu'on est bien paré
23:29pour affronter le gros temps ?
23:30Est-ce que vous conseillez
23:31d'avoir un petit peu
23:32plus de cash ?
23:34Qu'est-ce qu'on fait ?
23:35Le problème du cash,
23:37c'est que quand on a
23:38une inflation
23:39qui devrait augmenter,
23:41le cash est rémunéré
23:42moins que l'inflation
23:43et donc,
23:43en fait,
23:44on a ce qu'on appelle
23:45des rendements réels
23:46qui sont négatifs,
23:47donc on perd de l'argent,
23:48alors pas directement,
23:50mais en fait,
23:50de façon indirecte.
23:52Ça, c'est le problème
23:53et puis quand on fait du cash,
23:54la question,
23:54c'est quand est-ce
23:55qu'on se réexpose ?
23:56Pour nous,
23:57là où il y a,
23:58voilà,
23:59si on commence par les,
24:00on va dire,
24:00les parties des moins risquées
24:01ou ce qui se rapproche
24:02le plus du cash,
24:02disons,
24:04peut-être qu'acheter
24:04des taux d'intérêt
24:05ou des obligations
24:06sur des maturités
24:07deux ans,
24:08en Allemagne par exemple,
24:10où il y a déjà,
24:11on l'a dit,
24:12trois hausses de taux
24:13qui sont anticipées
24:13par les marchés.
24:15C'est ça,
24:15ça change un peu le paradigme,
24:16cet état de frais
24:17sur l'indicataire.
24:18Mais mon point,
24:19c'est que c'est déjà
24:20quelque peu dans les cours.
24:23Donc, il y a déjà
24:24du portage qui s'est reconstitué,
24:25c'est un point.
24:26Et puis,
24:26le deuxième,
24:27c'est que peut-être
24:27qu'il y en aura une,
24:28peut-être qu'il n'y en aura pas du tout,
24:29peut-être qu'il y en aura deux,
24:30peut-être qu'il n'y en aura pas trois.
24:31Et donc ça,
24:31le prix de l'obligation
24:33peut s'apprécier.
24:34Donc ça,
24:34ça peut être une chose à faire.
24:36L'autre chose à faire,
24:37je crois que c'est qu'on a parlé
24:38un petit peu d'inflation
24:39quand même aujourd'hui,
24:40c'est que le marché anticipe
24:42que ce qui se passe là,
24:43ce soit un choc ponctuel d'inflation.
24:44Donc, il dit quoi ?
24:45Le marché,
24:54cinq ans,
24:54il dit,
24:55circulez,
24:55il n'y a rien à voir.
24:56Je ne suis pas convaincu
24:57que même si M. Trump le voulait
25:00et les Iraniens aussi,
25:02que la réouverture du 3 d'Hormuz
25:04revienne,
25:05si vous voulez,
25:05à la case départ
25:06qui prévalait fin février.
25:07On nous l'a déjà fait le coup
25:08de l'inflation transitoire.
25:09Voilà,
25:10l'inflation transitoire qui dure,
25:11c'était ça les termes de M. Powell.
25:14Donc,
25:14ça,
25:15ça peut être une autre piste d'investissement.
25:18Là aussi,
25:18par définition,
25:19on achète des obligations
25:20en excès à l'inflation,
25:20on a des rendements réels
25:21qui sont positifs.
25:23Ça,
25:24on va chercher un petit peu plus de risques
25:25sur les marchés.
25:28Des marchés que j'aime bien,
25:29c'est les marchés émergents.
25:32Voilà,
25:32on dit que la baisse a été quand même,
25:34somme toute mesurée,
25:35mais elle a été quand même
25:35assez uniforme
25:36et qu'on ait des marchés asiatiques
25:39et des marchés sud-américains
25:41qui enregistrent à peu près
25:42les mêmes baisses
25:43sur les marchés d'action.
25:44Ça pose question
25:44parce qu'il y en a un
25:45qui est importateur net
25:48de matières premières
25:49dont une très grande partie
25:50passe par le 3 d'Hormuz
25:52et l'autre qui est exportateur
25:53et pas que
25:55de matières premières énergétiques,
25:56aussi de matières premières agricoles.
26:00Et donc ça,
26:00ça peut être
26:01une autre piste de travail.
26:04Et après,
26:04il y a tout le travail
26:05de sélection
26:05auquel vous faisiez allusion.
26:07On a quand même
26:08beaucoup de belles valeurs.
26:09Je pense à des silors,
26:10par exemple,
26:11qui ont perdu quoi ?
26:1130-40%
26:14depuis les points hauts
26:15de l'année dernière.
26:16Il y a peut-être
26:18quelques investissements
26:18plus long terme
26:19à faire aussi.
26:20Peut-être,
26:21François,
26:22plus question de planter
26:24quelques graines
26:24plutôt que d'être
26:25obsédé par le cash ?
26:26Oui, absolument.
26:26Moi, je pense qu'effectivement
26:27sur la partie taux,
26:28aujourd'hui,
26:29on peut considérer
26:30qu'on intègre
26:31beaucoup de hausses de taux.
26:32On intègre éventuellement
26:33des États
26:34qui seront beaucoup plus
26:35dépensiers
26:36pour compenser
26:37la problématique
26:38de la hausse
26:38des coûts
26:39des matières premières,
26:40de l'énergie.
26:41Et donc,
26:42on a peut-être
26:42beaucoup de mauvaises nouvelles
26:43qui sont déjà intégrées.
26:44Et le pendant de ça
26:45pour les marchés d'action,
26:46c'est qu'éventuellement
26:47si on n'a pas
26:47autant de hausses de taux
26:49ce que nous nous croyons
26:50aujourd'hui,
26:51la baisse des taux
26:53va être favorable
26:54au marché d'action.
26:55Donc ça,
26:55c'est le premier élément.
26:56L'autre élément,
26:57je pense que l'Europe,
26:59du fait de l'accumulation
27:00des mauvaises nouvelles
27:01et surtout de la peur
27:02d'une surréaction
27:03de la Banque centrale,
27:04a commencé à baisser
27:05avant le marché américain.
27:06Le marché américain
27:07commence à peine
27:09à baisser.
27:09Je pense que si on se rappelle
27:11encore à fin février,
27:13le marché européen
27:14avait une surperformée
27:15de 6 à 8%
27:17le marché américain
27:18et tout ceci s'est évaporé.
27:20Donc je pense
27:20qu'il est opportun
27:21de continuer,
27:22de revenir sur le marché européen
27:24qui a une avance,
27:25qui a baissé en avance
27:28par rapport au marché américain
27:29et de pouvoir rester,
27:31notamment sur les entreprises européennes,
27:33et de se remémorer
27:35que vous avez quand même,
27:36que ce soit le plan
27:37sur l'acier,
27:39le ressource
27:39et Europe,
27:41que ce soit
27:44les droits de douane
27:47qui finalement
27:47vont plutôt
27:49être tempérés,
27:51vous avez quand même
27:51en Europe
27:52un certain nombre
27:53de catalyseurs
27:55qui devraient continuer
27:56à soutenir
27:57la tendance
27:58du marché européen,
27:59donc des entreprises
28:00qui bénéficieront
28:01des CAPEX,
28:02Défense,
28:04Data Center,
28:05Infrastructure,
28:06Toujours.
Commentaires