- il y a 2 heures
Ce mardi 21 avril, Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel, et Christian Bito, professeur de finance à l'ESSEC, se sont penchés sur la réaction des marchés face à la situation au Moyen-Orient, des négociations incertaines entre Téhéran et Washington, les ventes au détail qui sont en hausse en mars aux États-Unis, les cours du pétrole qui sont sous tension avec la refermeture du détroit d'Ormuz, le retour en force de la tech sur les marchés, Tim Cook qui va quitter la direction générale d'Apple, ainsi que le premier test de Kevin Warsh, candidat à la présidence de la FED, devant le Sénat, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Wilfried Galland, directeur stratégiste de Montpensier-Arbeuvel.
00:09Bonsoir Wilfried.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:10Et Christian Biteau, professeur de finances à l'ESSEC.
00:12Il représente, il est l'ambassadeur aussi ici de Suisse, la gestion privée.
00:16Bonsoir Christian.
00:17Bonsoir.
00:17Ravi de vous retrouver.
00:18Des marchés qui basculent dans le rouge aux Etats-Unis.
00:21Wall Street était en petite hausse, maintenant Wall Street est en petite baisse.
00:23Et en Europe, on était en baisse, on aggrave nos pertes, on perd un peu plus d'un pourcent sur
00:26le CAC 40.
00:27La importante Wilfried, c'est manifestement le Pakistan qui peut-être sème un peu le doute.
00:32Depuis plusieurs jours, le Pakistan explique que oui, oui, les Iraniens vont bel et bien négocier,
00:38vont bel et bien se rendre à Islamabad pour discuter avec les Américains.
00:40Les Pakistanais n'ont de cesse de le répéter depuis plusieurs jours.
00:43Et puis là, ils communiquent de façon un peu moins affirmative.
00:46Ce qui sème le doute est peut-être à venir la fin de se cesser le feu, la reprise des
00:49bombardements.
00:50Donald Trump, lui, répète qu'il est prêt à bombarder, c'est même, dit-il, la meilleure option.
00:54Voilà ce qu'il dit cet après-midi.
00:55Ça chauffe à nouveau.
00:56Oui, je pense qu'on est dans le jeu classique des négociations, en particulier des négociations à Donald Trump.
01:05Il faut que ça aille beaucoup plus mal pour que ça finisse à un moment donné par aller mieux.
01:09C'est tout à fait classique.
01:12C'est le si ça continue, il faudra que ça cesse.
01:14Voilà, exactement.
01:15Et quand les bandes sont franchies, il n'y a plus de limites.
01:16On est exactement dans ce schéma-là.
01:18Ce qu'il faut voir, c'est qu'effectivement, chacune des deux parties a intérêt assez rapidement à ce que,
01:27non pas une sortie peut-être pérenne du conflit,
01:31mais en tout cas une voie de sortie se dessine pour que chacun puisse reprendre ses activités.
01:38Les Iraniens, essayer de consolider un régime qui, quand même, ne tient plus qu'à pas grand-chose, en tout
01:43cas économiquement, s'est totalement effondré.
01:46Et puis, on sait que Donald Trump ne passe jamais très très longtemps sur un seul et même sujet.
01:53Et donc, il aimerait passer à autre chose, pourquoi pas Cuba ou de nouveau le Groenland ou autre chose.
02:00En tout cas, ce qui lui importe, c'est qu'effectivement, on puisse désormais parler de succès le concernant,
02:06qu'il puisse dire mon accord est bien meilleur que celui d'Obama.
02:09Parce que je rappelle que Trump, son benchmark absolu, c'est il fait mieux qu'Obama.
02:13Voilà, c'est son cap dans la vie, c'est celui-là.
02:18Mais je ne suis pas nécessairement inquiet sur ces négociations.
02:23Ce qui est certain, c'est que la pression militaire, elle est toujours là.
02:27Et que quand Donald Trump dit que la meilleure solution, c'est de bombarder,
02:30effectivement, la réaction tout à fait rationnelle des marchés
02:33est de remettre un petit peu de prix du risque supplémentaire.
02:37C'est logique, ce n'est pas du tout une panique,
02:39mais ça veut dire qu'on remet un petit peu de...
02:41Voilà, on remet un petit peu de prix à l'incertitude.
02:45Ça me paraît plutôt sain, en attendant de voir comment est-ce que les choses vont se...
02:50Sachant effectivement qu'il ne faut toujours pas prendre au pied de la lettre
02:52tout ce que publie Donald Trump très très loin de là,
02:54même quand il menace à nouveau de reprendre les bombardements.
02:56C'est peut-être effectivement un argument de négociation.
02:58Il explique dans un autre poste aujourd'hui, Donald Trump,
03:00alors là c'est du très grand Donald Trump,
03:02que si ça avait été lui, il aurait gagné la guerre du Vietnam très rapidement et haut la main.
03:06La preuve, je l'ai fait en 45 minutes au Venezuela.
03:08Et l'Irak aussi d'ailleurs, il l'a dit.
03:10Et l'Irak aussi.
03:10Il l'a dit également.
03:13Ce qui est frappant, c'est que oui, le marché réagit,
03:16un peu négativement cet après-midi, mais juste un peu négativement.
03:19C'est-à-dire qu'on a le sentiment qu'une partie du marché,
03:20des investisseurs veulent désormais enjamber tout ça, passer outre.
03:23Je pense que c'est assez incroyable, même depuis le début du mois de mars,
03:26alors que les risques d'extension du conflit à d'autres pays,
03:30l'implication de la Chine, de la Russie,
03:33ça pourrait effectivement affoler les marchés,
03:35mais tous les paramètres de risque traditionnels
03:37montrent que ça n'est pas du tout la panique,
03:39incomparable avec les précédents cracks de 2008, 2009, même 2022.
03:44Si je prends par exemple la norme du VIX,
03:46c'est-à-dire le prix des options sur le marché du S&P 500,
03:50on était encore ce matin en dessous de 20%.
03:5220% étant un seuil technique en fait.
03:55Ça veut dire que les options, le prix des couvertures,
03:57ne coûtent pas si cher que ça,
03:58en tout cas coûtent beaucoup moins cher,
04:00que par exemple pendant le Covid,
04:02où c'était monté à presque 80%.
04:04Donc les marchés sont relativement calmes,
04:06je pense que c'est parce qu'au-delà de tout ceci,
04:09si on oublie l'actualité du conflit qui est permanente,
04:12et qu'on regarde les fondamentaux économiques,
04:14au niveau des entreprises, depuis à peu près trois semaines,
04:17il se passe quelque chose d'assez intéressant,
04:19mais qui correspond à la réalité,
04:21c'est ce qu'on appelle le consensus des analystes financés.
04:24C'est-à-dire quand on regroupe toutes les prévisions
04:26d'évolution de bénéfices sur les grandes entreprises,
04:29c'est fallable pour les gros indices.
04:31On constate une hausse assez impressionnante depuis trois semaines.
04:35Est-ce qu'aujourd'hui le marché américain,
04:37sur le S&P 500,
04:38les prévisions d'évolution bénéficiaires,
04:40confortées par les annonces du premier trimestre,
04:43sont actuellement à plus 18% ?
04:45Ça, on y est habitué l'année dernière,
04:47c'était à peu près 15-16% sur le S&P,
04:49et ça a été réalisé.
04:50On sait pourquoi ça a été réalisé,
04:52les résultats des valeurs technologiques des GAFAM,
04:54cette année, plus 18%.
04:55Mais pire, en tout cas plus impressionnant,
04:57pour l'Europe,
04:59où l'année dernière la progression des bénéfices était
05:01qu'on prenne le stock 50 ou le 600 à peine de 1 ou 2%.
05:05Cette année, les prévisions ont été revues,
05:08on en est à plus 17%.
05:10On va vraiment falloir s'accrocher
05:11pour réaliser plus 17% de progression des bénéfices par action
05:16sur le stock 600.
05:18Et c'est pour ça que les marchés sont relativement aussi calmes,
05:20parce qu'ils disent, oui d'accord,
05:21mais les grandes entreprises, elles se débrouillent.
05:23La technologie repart à nouveau bien,
05:25les semi-conducteurs, ça marche.
05:26Les banques gagnent beaucoup d'argent
05:28parce que les marchés bougent beaucoup,
05:30donc ça fait du volume de trading
05:31et donc des commissions assez importantes.
05:33Il y a beaucoup de secteurs qui en bénéficient,
05:35et la défense,
05:36malgré les petits accros sur Thalès,
05:39aujourd'hui, effectivement,
05:40la défense est un secteur qui,
05:42avec la cybersécurité dopée par l'intelligence artificielle,
05:46continue de progresser
05:47parce que les investissements sont là
05:49et les gouvernements confirment leurs investissements.
05:51Donc on a plein de secteurs qui ont le vent en poupe
05:54et des progressions bénéficiaires élevées,
05:56très élevées tout de même.
05:57Oui, mais des fondamentaux économiques quand même,
05:59super solides.
06:00On reviendra aux publications d'entreprises dans le détail dans un instant,
06:02mais regardez aux Etats-Unis,
06:04l'état des consommateurs,
06:05on a aujourd'hui les ventes au détail aux Etats-Unis,
06:07elles explosent tout,
06:08elles sont supérieures aux attentes,
06:09elles sont supérieures aux attentes,
06:10les ventes au détail,
06:11même sans tenir compte de la hausse des dépenses,
06:13il y a l'essence,
06:14parce qu'évidemment,
06:14on dépense plus en essence
06:15vu que le prix du gallon d'essence augmente,
06:17mais même sans tenir compte de l'énergie...
06:18Le contrôle groupe a beaucoup progressé.
06:22Voilà.
06:22Même sans l'énergie,
06:23les dépenses augmentent.
06:24Comment est-ce qu'on explique cette résilience des consommateurs
06:26dont on pensait qu'ils étaient en train de souffrir,
06:27et puis on voit le moral des consommateurs,
06:29toutes les enquêtes de confiance sont au plus bas,
06:31et pourtant,
06:31les dépenses de consommation,
06:32elles progressent.
06:33Quand vous regardez le marché de l'emploi,
06:34il est plutôt bon encore.
06:36C'est-à-dire que tout le monde nous parle
06:37de la faiblesse du marché de l'emploi aux Etats-Unis.
06:41Quand on regarde les indicateurs,
06:42les tout derniers indicateurs,
06:43quand vous regardez par exemple
06:44l'indicateur du travail temporaire,
06:46qui est un très bon indicateur avancé,
06:48en fait,
06:48le travail temporaire est en train de remonter
06:49de façon très forte depuis trois mois.
06:53On constate que le taux d'équilibre du chômage
06:56pour le marché américain,
06:59il est plutôt autour de 30 000, 40 000 créations d'emploi,
07:02ce qu'on a à peu près aujourd'hui, tous les mois.
07:04Donc ça se passe bien.
07:05On constate également que les salaires de ceux qui démissionnent
07:10sont en train de progresser beaucoup plus rapidement
07:12que ceux qui restent en poste,
07:13ce qui n'était plus le cas il y a six mois,
07:17mais ce qui est progressivement a commencé à se retourner
07:19et qui s'est totalement retourné depuis deux mois.
07:22Et donc, en fait, le marché de l'emploi américain,
07:24il est plutôt bon,
07:25ce qui veut dire que la consommation a un socle
07:28qui est quand même extrêmement solide,
07:29au-delà de cette fameuse reprise en cas
07:31dont tout le monde parle.
07:33En fait, tous les Américains profitent d'une conjoncture
07:35et d'un marché de l'emploi qui reste quand même très solide.
07:38Quand on regarde là aussi le détail,
07:41ce qui plombe aujourd'hui les créations d'emplois aux Etats-Unis,
07:44ce sont les créations d'emplois publics
07:47qui se sont totalement arrêtées
07:49depuis plusieurs mois.
07:50Mais les créations d'emplois privés sont en train de repartir.
07:52Donc là aussi, c'est plutôt un bon signal.
07:55Et donc, ça veut dire que le socle aujourd'hui,
07:57en tout cas des données dures de l'économie américaine,
07:59c'est différent des sondages.
08:00C'est vrai que les sondages américains,
08:01quand on regarde par exemple l'indice de l'Université du Michigan,
08:05il est au plus bas depuis les années 50.
08:07On n'a jamais été aussi bas
08:10sur l'évaluation par les consommateurs,
08:12par l'Université du Michigan.
08:14Mais dans leur comportement,
08:16ce qu'on voit que le comportement des consommateurs américains,
08:18comme le comportement des entreprises américaines,
08:20en fait ça marche bien, vous l'avez mentionné,
08:22il y a toujours des opérations de fusion-réquisition,
08:24il y a toujours des entreprises
08:26qui font des opérations de croissance externe
08:30ou qui bougent d'une façon ou d'une autre.
08:33Finalement, ça se passe plutôt bien.
08:34Les richesses aussi peut-être dues pour ceux qui ont un portefeuille.
08:37Et puis l'économie américaine,
08:38c'est l'économie la plus fermée au monde en fait.
08:41C'est l'économie qui dépend le moins de l'extérieur.
08:43L'Amérique est une île, il ne faut jamais...
08:45Exactement, on n'oublie jamais,
08:47on déjà en avait parlé sur ce plateau,
08:48à ce que disait Bismarck des Etats-Unis,
08:50ils ont des amis au nord, des amis au sud,
08:51et des poissons des deux côtés.
08:52Donc c'est un des gros avantages des Etats-Unis.
08:55Les ventes au détail qui nous surprennent au mois de mars,
08:57alors que le conflit avec l'Iran avait déjà démarré,
08:59largement supérieure aux attentes,
09:00même sans tenir compte des hausses de prix
09:01liées à la hausse des coûts de l'église.
09:02Oui, mais ça, ce n'est pas du sondage.
09:04Donc il n'y a pas de politique,
09:05c'est la réalité des ventes de détail.
09:07Moi, ce qui m'avait surpris, c'est M. Powell.
09:09On connaît M. Powell par rapport à M. Trump.
09:11Là, ça devient un peu plus politique.
09:13M. Powell qui a révisé les prévisions de croissance
09:15de la Federal Reserve
09:16lors de la dernière réunion pour les Etats-Unis,
09:18en hausse.
09:19C'est-à-dire que même la Fed,
09:21très réservée, très restrictive,
09:23prévoit une croissance américaine
09:24à plus de 2,4% pour cette année,
09:27donc une croissance économique en hausse
09:28malgré tout le contexte, le climat qu'on connaît.
09:30On va voir si c'est confirmé
09:32lors de la prochaine réunion,
09:33mais c'est assez positif.
09:35Je crois qu'il ne faut pas oublier aussi
09:36l'impact des mesures fiscales
09:38de la Big and Beautiful Bill,
09:40la belle loi de M. Trump.
09:41Ça y est, c'est en marche.
09:43Déjà depuis le mois de janvier,
09:44il a mis en œuvre ce qu'il appelle
09:46le No Tax on Tip,
09:48c'est-à-dire l'importance du service.
09:50En fait, quand on regarde l'économie en cas,
09:52c'est-à-dire le comportement des gens très riches
09:54et puis ensuite le comportement des masses
09:55un peu plus laborieuses,
09:57ces masses laborieuses vont bénéficier du service.
10:00Quand vous allez au restaurant aux Etats-Unis,
10:01le service n'est pas compris.
10:02C'est obligé de le payer,
10:03c'était fiscalisé.
10:04Maintenant, ça n'est plus fiscalisé.
10:06Ça a fait tout de suite un boom
10:07dans la consommation aux Etats-Unis
10:09en début d'année.
10:10Il y a plein d'autres mesures fiscales
10:11et de remboursement d'impôts,
10:12les heures supplémentaires qui vont arriver.
10:14Ça y est, c'est en marche.
10:15Son big and beautiful bill.
10:17Et ça dope, on le voit dans les premiers chiffres,
10:19des ventes de détail.
10:19Du coup, on ne comprend plus rien
10:20parce qu'on voit qu'il est désormais impopulaire,
10:22Donald Trump,
10:23qu'il est donné perdant largement
10:24des élections de mi-terme dans quelques mois.
10:26Et pourtant, en fait, le consommateur,
10:28en tout cas la branche montante du cas,
10:29ça on l'a compris,
10:30il y a le quoi de se réjouir,
10:31mais la branche descendante aussi un peu
10:32ou celle-là est complètement exclue
10:34et toute la conso est tirée par la branche montante ?
10:36Écoutez, apparemment,
10:37il semblerait que ça marche aussi
10:38dans la branche baissante.
10:40Et on parle d'économie,
10:42on ne parle pas de politique.
10:42Les sondages,
10:43les commentaires des sondages
10:44que l'on fait en Europe
10:45par rapport au président Trump,
10:47aux Républicains,
10:47je ne veux pas rentrer dans ce domaine.
10:49Moi, je ne regarde que les chiffres économiques,
10:50ils ne sont pas si mauvais que ça.
10:52C'est peut-être une raison pour laquelle,
10:54malgré le drame du conflit
10:56ou des négociations
10:57qui est en train de se dérouler,
10:58au moment où nous parlons,
11:00peut-être,
11:01même,
11:02sur l'Iran,
11:03sur le Moyen-Orient,
11:05est indépendant d'un marché
11:06qui reste à peu près
11:07tout de même positif.
11:08Ça y est,
11:08tous les indices sont repassés
11:09en positif depuis le début de l'année.
11:11– D'enjamber la guerre, effectivement,
11:12parce que les marchés
11:12ont effacé leur perte de guerre,
11:13notamment les États-Unis.
11:14On est sur des records.
11:15Ils ont raison d'enjamber la guerre,
11:16désormais, ou pas ?
11:17On aura la réponse dans quelques heures
11:18avec l'issue des négociations,
11:19qu'on espère les négociations.
11:20– Je pense qu'ils n'enjamment pas la guerre.
11:23Ils apprennent de l'histoire.
11:25L'histoire montre
11:26que les événements géopolitiques
11:28ne sont pas des événements
11:29qui, en règle générale,
11:33bouleversent les tendances économiques.
11:35Ce qu'il faut voir, effectivement,
11:36c'est est-ce qu'on peut avoir
11:37des ruptures
11:39dans les chaînes d'approvisionnement ?
11:41Est-ce qu'on peut avoir
11:41des pénuries, y compris aux États-Unis,
11:43qui bloquent d'un seul coup
11:44des éléments
11:45qu'on n'avait pas anticipés
11:46aujourd'hui
11:47et qui ne sont pas
11:48des simples éléments de prix,
11:49qui sont véritablement
11:50des éléments de choc, d'offres,
11:51qui, à ce moment-là,
11:52pourraient bouleverser l'économie ?
11:54Ça, effectivement,
11:55ça n'est pas pris en compte
11:57par les marchés.
11:58Aujourd'hui, les marchés nous disent,
11:59finalement, aux États-Unis,
12:01ça se passe bien.
12:01Alors, effectivement,
12:02les sondages ne sont pas très bons
12:03pour Donald Trump
12:04pour deux raisons, en fait.
12:06la première raison,
12:07c'est qu'on a une augmentation
12:08très forte des prix de l'essence
12:09et même si le reste
12:11de la consommation tient bien,
12:12les prix de l'essence
12:13aux États-Unis,
12:13c'est extrêmement important
12:14et il y a une pression médiatique
12:16sur les prix de l'essence
12:17qui est extrêmement visible.
12:20Et le deuxième élément,
12:21c'est qu'effectivement,
12:21on a une pression,
12:22y compris du camp MAGA
12:23aux États-Unis,
12:24ce qui n'était pas prévu,
12:27de remise en cause
12:28de l'America First.
12:30C'est-à-dire,
12:30mais finalement,
12:31vous êtes en train,
12:32vous, Donald Trump,
12:32le président de l'America First
12:34de mettre devant
12:36les intérêts des Américains
12:38des intérêts d'autres pays,
12:39on ne voit pas très bien
12:40ce qui nous sert à nous.
12:41Mais leur comportement économique
12:43fait que globalement,
12:45ça se passe toujours très bien
12:47du point de vue américain,
12:50même si politiquement,
12:51pour Donald Trump,
12:52ça commence à être
12:53effectivement compliqué.
12:54Oui.
12:54Alors, on poursuit nos échanges
12:56sur toutes ces thématiques,
12:56justement sur les prix
12:58du pétrole et de l'essence.
12:59Donald Trump se fâche
13:00aujourd'hui
13:00contre son ministre de l'Énergie.
13:01En fait, son ministre de l'Énergie
13:03a estimé que les prix du carburant
13:04ne baisseraient pas
13:05d'un claquement de doigts
13:06une fois la guerre
13:06ou en Iran terminée.
13:08Faux, a répondu Donald Trump.
13:09Il se trompe complètement
13:10parlant donc
13:11de ce ministre de l'Énergie.
13:12Voilà.
13:13Ça pourrait aller rapidement.
13:14Regardez ce qui s'est passé
13:15depuis huit jours.
13:16On était monté presque à 115.
13:17Hop, on est redescendu à 90.
13:19Alors là, on remonte à 95.
13:20Mais ça va tout de même
13:21très très vite
13:22sur cet énorme marché
13:23international du pétrole.
13:25Ça pourrait aller
13:25beaucoup plus vite que prévu
13:27à la hausse comme à la baisse.
13:28C'est guerre épée là
13:28en ce moment.
13:29Clairement, on est entre les deux.
13:30On le sent.
13:30Ça peut basculer d'un côté
13:31comme de l'autre.
13:32On attend donc demain soir,
13:33heure de Washington,
13:35jeudi matin très tôt,
13:36heure de Paris,
13:37la fin de ce cessez-le-feu.
13:38Et peut-être d'ici là,
13:39des négociations,
13:39ça reste extrêmement incertain encore.
13:41La présence iranienne
13:42à ces négociations,
13:43la participation iranienne
13:44n'est pas encore garantie.
13:45Toujours pas de confirmation
13:46de qui que ce soit.
13:47Même le Pakistan
13:47semble un peu plus hésitant
13:49sur une participation iranienne
13:51à ces négociations
13:51avec les États-Unis.
13:53Vous, vous êtes dans le camp
13:54de ceux qui pensent
13:54que même s'il y avait la paix,
13:56allez, meilleur des scénarios,
13:58enfin, s'il y avait la paix,
13:59les prix du pétrole
14:00reculeraient fortement.
14:01On reviendrait à des prix du pétrole
14:02d'avant la guerre.
14:03S'il y avait une belle paix,
14:04entre guillemets,
14:05en reprenant l'expression
14:08de la troupe,
14:09big and beautiful.
14:11Une beautiful peace.
14:12Une beautiful peace,
14:13oui, s'il y avait une belle paix,
14:13oui, bien sûr,
14:14c'est très très vite.
14:15S'il y avait une entente,
14:16une reprise du commerce international,
14:18si les Chinois ne se mêlent pas
14:19de ce qui pourrait être,
14:20là, effectivement,
14:21inconflit grave,
14:22oui, effectivement,
14:22ça serait très positif
14:24parce qu'on a enclenché
14:24plein de dépenses de défense
14:26qui sont des investissements
14:27long terme.
14:28On va pas arrêter le chantier
14:29de notre porte-avions,
14:30du nouveau porte-avions
14:31qui apparaîtra dans quelques années.
14:33Donc, beaucoup d'investissements
14:34en marche qui rejoignent
14:35les investissements de l'IRA.
14:37Donc, une année économique
14:38qui serait bonne
14:39parce qu'il y a beaucoup
14:40d'investissements.
14:41Des taux d'intérêt
14:42qui n'auraient plus besoin
14:43de monter.
14:43C'est-à-dire,
14:43les banques centrales
14:44resteraient dans leur politique
14:46dite accommodante,
14:47auraient le potentiel
14:48de les baisser plus.
14:49Ça sera absolument formidable.
14:50Vous êtes bullish, Christian.
14:51Il faut une belle
14:52and beautiful bill.
14:53En tout cas,
14:54les marchés,
14:54pour le moment,
14:55ne donnent pas véritablement tort.
14:57Mais c'est tellement facile
14:58d'envisager le pire.
15:00Alors, bien sûr,
15:00je pourrais vous dire,
15:01les Chinois vont en profiter,
15:02vont annexer Taïwan,
15:04les Américains vont s'en mêler.
15:05La Russie, bien sûr,
15:06la politique du pire
15:07est toujours possible en bourse.
15:08Mais ce qui est démontré
15:09depuis 50 ans,
15:10c'est qu'il y a bien sûr
15:11des accouts boursiers.
15:12Ce qui est bizarre,
15:13c'est qu'on ne l'a pas eu.
15:14Il y a comme l'Ukraine,
15:15par exemple,
15:15au mois de février 2022,
15:17l'Ukraine,
15:18c'est presque moins 20%,
15:19moins 18% en bourse
15:21en l'espace de trois semaines.
15:22Et puis ensuite,
15:23ça finit par remonter.
15:24Ce qui est impressionnant,
15:25c'est qu'aujourd'hui,
15:25on a tout de même
15:26un gros conflit.
15:27On n'a pas eu la coût.
15:28Donc, on ne peut pas dire
15:29que c'est le moment d'acheter.
15:30Est-ce que,
15:30alors voilà,
15:30on est sur des records
15:31quasiment à Wall Street,
15:32malgré la petite baisse du jour.
15:33Est-ce que la paix
15:35est dans les cours
15:35ou pas encore ?
15:37Et effectivement,
15:37si on a des avancées,
15:38quelles qu'elles soient,
15:39sur les négociations à venir
15:40entre les deux camps,
15:41voire la paix,
15:42dans le meilleur des cas,
15:43on a un gros potentiel
15:43encore à venir,
15:44d'après vous, Wilfried ?
15:45Oui, je pense que,
15:46clairement,
15:47la fin de la phase aiguë
15:49du conflit
15:50est dans les cours.
15:51Là où je suis
15:52beaucoup moins optimiste
15:53que Christian,
15:54c'est sur la possibilité,
15:56effectivement,
15:56pour le pétrole
15:57de revenir rapidement
15:58à des 60-65 dollars.
16:00Ce n'est pas impossible
16:01d'ici la fin de l'année.
16:02Je pense que ce qu'on ne maîtrise
16:03pas encore complètement,
16:05c'est le choc de stock
16:07qu'on a sur le pétrole,
16:10sur les deux, trois prochains mois.
16:11C'est-à-dire qu'en fait,
16:12il est très long
16:12de remettre en route
16:14des routes
16:15qui, justement,
16:16ont été perturbées
16:17et, en particulier,
16:19des capacités de stockage
16:20à l'intérieur des tankers
16:21ou à l'intérieur
16:22des différentes unités
16:24de production
16:25qui sont saturées
16:26avec des chutes
16:29à la fois de transit
16:30et de production à l'origine
16:32qui font qu'on va avoir,
16:34probablement,
16:34même si on a
16:37une issue positive
16:39à Islamabad,
16:39on aura probablement
16:41entre deux et trois mois
16:42un peu compliqués
16:43où on va avoir du mal
16:44à revenir rapidement
16:46à des niveaux de prix bas.
16:48Ce n'est pas très grave,
16:49globalement,
16:49pour les marchés
16:50qui peuvent tout à fait enjamber.
16:51Ça peut l'être
16:52un petit peu plus
16:53sur un certain nombre
16:54de fondamentaux économiques
16:55et pour un certain nombre
16:56d'entreprises.
16:57Donc, méfiance,
16:58quand même,
16:58sur les deux, trois prochains mois,
16:59on n'a pas encore totalement...
17:01Il va se passer du temps
17:03parce qu'on parle là
17:04de marché physique.
17:05On ne parle pas
17:06de retour à la normale
17:07de taux d'intérêt.
17:08On parle de marché physique.
17:09Exactement.
17:09Il ne suffit pas de voter
17:10pour que ça se passe.
17:11Il ne suffit pas d'un paraf
17:13pour dire
17:14c'est bon,
17:14le pétrole va arriver.
17:15Ni d'un claquement de doigts
17:17comme l'a expliqué
17:18le ministre de l'énergie américain
17:19avant de se faire rabrouer
17:20par Donald Trump.
17:20On est à 11 minutes maintenant
17:22de la clôture
17:22des marchés financiers
17:23sur l'Europe.
17:24On accélère
17:24dans cette dernière ligne droite.
17:25Le CAC perd 1% désormais.
17:27Safran, Thalès,
17:28Lanterne rouge,
17:29la publication de Thalès
17:29est un peu sous les attentes.
17:31Non, elle est conforme
17:31mais il n'y a pas
17:32de bonne surprise,
17:32pas de révision
17:33à la hausse des perspectives
17:34malgré le contexte géopolitique
17:36qui pourrait porter
17:36davantage Thalès.
17:37Thalès annonce même
17:38un petit ralentissement
17:39des nouvelles commandes
17:41sur le premier trimestre,
17:42des doutes aussi
17:42sur la branche cybersécurité
17:43de Thalès
17:44et puis une activité civile
17:45qui elle,
17:45pâtit chez Thalès
17:46évidemment du contexte international
17:47parce que si l'activité
17:48défense en profite,
17:49l'activité civile
17:50dans l'aérien civil
17:51elle au contraire en pâtit.
17:52Thalès donc mitigeait
17:53sa publication
17:54moins 5,5%.
17:55Safran pour les mêmes raisons
17:56perd 5,9% à la hausse.
17:58La tech,
17:59encore une fois,
17:59on va en parler
18:00dans un instant en détail.
18:01ST Microelectronics
18:01gagne 1,2%.
18:03Notre tech Soitech,
18:04beaucoup plus petit,
18:04Soitech gagne encore
18:052,4% aujourd'hui.
18:07Qui arrêtera Soitech ?
18:08Ça n'arrête pas
18:08de progresser.
18:09Valeurs ultra spéculatives.
18:11On en parle avec
18:12Christian Biteau ce soir
18:13et Wilfried Galland.
18:15C'est vrai que la tech
18:15cartonne en ce moment
18:16sur les marchés.
18:17Dans les semi-conducteurs,
18:18on parlait d'STM et de Soitech,
18:19on est sur la 15e séance
18:21de hausse d'affilée de hausse.
18:2215e hausse d'affilée
18:23du secteur des semi-conducteurs
18:25en bourse,
18:25c'est du jamais vu.
18:27C'est un signe de plus
18:28que le marché veut penser
18:29à autre chose que la guerre.
18:30C'est un signe de plus
18:30qu'on a reconstitué
18:31du potentiel sur la tech.
18:32Comment vous regardez
18:33ce qui est en train
18:33de s'y dérouler là ?
18:34Le grand retour de la tech.
18:35Oui, c'est atroce.
18:36Même si on regarde la guerre,
18:37en fait,
18:38il y a beaucoup
18:38de semi-conducteurs.
18:39C'est-à-dire que la fabrication
18:40des drones,
18:41des missiles,
18:43la cybersécurité,
18:44tout ça va consommer
18:45énormément de semi-conducteurs,
18:47d'intelligence artificielle.
18:48C'est malheureusement
18:49aussi un moteur.
18:50On est en train
18:51de rejoindre
18:51les deux thématiques,
18:52la défense
18:53et la technologie.
18:56Et on le retrouve
18:57dans pas mal de sociétés.
18:58Alors, très peu
18:59en Europe,
19:00mais quand vous regardez
19:00sur le marché mondial
19:02des sociétés en défense
19:03et surtout en cybersécurité,
19:05là, vous retrouvez,
19:06en fait,
19:06des potentiels de croissance
19:07qui sont exceptionnels
19:08et qui sont liés
19:09à ces deux facteurs.
19:11Oui, ASMI,
19:12dans l'esprit conducteur,
19:13publiera tout à l'heure
19:13à 18h,
19:14ASMI,
19:14à pas rater.
19:15Surtout,
19:16on a eu à l'intérieur
19:18de la technologie
19:18des rotations
19:19quand même assez importantes.
19:20Ce qui a tenu
19:21beaucoup le secteur
19:22de la tech
19:23sont les puces mémoires.
19:26C'est SKINX,
19:28Samsung,
19:29le marché coréen
19:30qui a enchaîné
19:31les records
19:31grâce à ces deux valeurs.
19:33Ça a été moins impressionnant
19:35sur les Mac 7
19:37sur les quelques dernières séances.
19:39Ça l'avait été davantage
19:41sur les semaines précédentes.
19:42On voit qu'en fait,
19:44le marché,
19:44c'est tout le paradoxe.
19:45C'est-à-dire que
19:45quand on le regarde
19:47un peu de l'extérieur,
19:48on se dit finalement
19:49ça ne bouge pas tellement
19:50et Christian a eu totalement
19:51raison de dire.
19:51Finalement,
19:52quand on regarde
19:52les indicateurs
19:53de volatilité du marché,
19:55de volatilité des indices,
19:56finalement,
19:57ça reste totalement acceptable.
19:59En revanche,
20:00à l'intérieur des indices,
20:01quand on regarde
20:01à l'intérieur des secteurs,
20:03même intrasectoriels,
20:04on a quand même
20:04des très très fortes rotations.
20:06Donc, c'est un marché,
20:06on le sent,
20:07à l'intérieur
20:07qui est très agité,
20:08qui se cherche encore
20:09un petit peu,
20:10même si la moyenne
20:11reste effectivement
20:12une moyenne très très encourageante.
20:13Amazon dans l'IA
20:14est toujours en retard,
20:15en retard sur Microsoft,
20:16sur Google,
20:17sur OpenAI aussi,
20:18et donc Amazon
20:18tente de combler son retard.
20:19Ils annoncent aujourd'hui
20:20un investissement supplémentaire
20:21de plusieurs milliards de dollars
20:22dans Anthropik.
20:24Amazon gagne 1,4%,
20:25avec en échange
20:26des achats de services cloud
20:28chez Amazon
20:29de la part d'Anthropik.
20:29C'est toujours très circulaire
20:30quand même,
20:31ce qui est annoncé,
20:31mais ça n'a pas l'air
20:32de faire peur au marché.
20:33Amazon gagne 1,4%,
20:34donc en tentant
20:35de rattraper son retard.
20:36Surtout,
20:36ils étaient en retard
20:36sur la partie,
20:38sur effectivement
20:39leur niveau de valorisation.
20:40Ça faisait partie
20:41des valeurs
20:41qui étaient historiquement
20:42par rapport
20:42à leur valorisation historique
20:44assez nettement en retard.
20:45Et alors Apple ?
20:46Il faut qu'on en parle d'Apple
20:47parce que Tim Cook s'en va,
20:48cède la direction générale
20:49d'Apple,
20:50c'est annoncé,
20:50et c'est John Ternus
20:53qui lui succèdera
20:54donc un changement
20:55dans la continuité,
20:56alors qu'il n'inquiète pas
20:57le marché.
20:57Enfin, Apple recule
20:58quand même aujourd'hui
20:58d'1,9%,
20:59ce n'est pas la panique,
21:00ce n'est pas une crise
21:00de confiance,
21:01mais le marché
21:02se pose des questions.
21:031,9% Apple,
21:04comment vous regardez
21:05cette digestion
21:06du titre aujourd'hui ?
21:07Il n'y a pas de problème
21:07particulier sur Apple.
21:09En termes financiers,
21:10tout va très bien.
21:11Ensuite,
21:12c'est une appréciation
21:13particulière
21:14ou des consommateurs
21:15des produits
21:15et de l'innovation
21:16technologique d'Apple.
21:17Il faut tout de même noter
21:18deux échecs majeurs,
21:20leur retard
21:21dans l'intelligence artificielle,
21:23surtout leur investissement,
21:24vous savez,
21:25sur les lunettes
21:25vision 3D,
21:27en fait,
21:27ce truc-là
21:28qui était très amusant
21:29à essayer,
21:29mais quand ensuite
21:30on demandait aux vendeurs
21:31dans un Apple Store
21:31le prix,
21:32à 3 500 euros,
21:34en fait,
21:34ça a été un échec lamentable
21:36et un très lourd investissement.
21:37Apple est aussi
21:38totalement en retard
21:39et absent
21:39d'un marché
21:40qui ne s'est pas encore
21:42beaucoup développé.
21:43Mais ceux qui l'utilisent
21:44comprennent l'utilité.
21:45Le marché,
21:46vous savez,
21:46des téléphones pliables,
21:47les foldphones,
21:48comme on dit.
21:49C'est Huawei,
21:50c'est Honor,
21:50c'est Samsung
21:51qui sont les leaders dedans.
21:52Apple n'a toujours pas
21:53sorti son modèle.
21:54Donc,
21:55il faut voir
21:55s'ils vont réussir
21:55à suivre
21:56ou s'ils vont réussir
21:57à faire ce que
21:58Meta a réalisé
21:59avec Essilor et Ray-Ban,
22:00avec ses lunettes
22:01révolutionnaires
22:02et ce que pour le moment
22:02Apple a loupé.
22:04Ça sera très porté technique.
22:06Comme c'est un technicien,
22:07a priori,
22:07c'est une bonne nouvelle.
22:08Effectivement,
22:08puisqu'il était à la tête
22:09du service matériel,
22:11de toute la branche matérielle
22:12effectivement d'Apple,
22:13mais dans la continuité quand même
22:14parce qu'il y a depuis des années,
22:16il n'a de cesse de saluer
22:17en le qualifiant
22:18de mentor Tim Cook.
22:20C'est-à-dire,
22:20c'est un changement
22:20dans la continuité.
22:21Est-ce qu'il aurait fallu
22:22plus d'audace ?
22:22Est-ce que c'est ça
22:23que dit le marché aujourd'hui ?
22:24Non,
22:24je pense que le marché,
22:25déjà,
22:25il est globalement
22:27assez méfiant
22:28sur toutes les valeurs
22:28qui dépendent beaucoup
22:29de chaînes de valeurs
22:31extrêmement complexes.
22:33Et là,
22:33Apple,
22:33c'est une chaîne de valeurs
22:34extrêmement complexe.
22:35Donc,
22:36c'est là aussi
22:36qu'il y a de la méfiance
22:38un petit peu
22:39sur ce type de valeurs.
22:41Je vais reprendre
22:42les termes
22:43que donnait Anthony Morel
22:45ce matin
22:46dans la matinale.
22:49Il disait,
22:49en fait,
22:51Steve Jobs
22:51a inventé l'iPhone,
22:53Tim Cook
22:54a déployé l'iPhone
22:55et maintenant,
22:56le rôle de John Tiernus,
22:57c'est d'aller au-delà de l'iPhone.
22:58C'est exactement ça.
22:59Donc,
22:59en fait,
22:59ce qu'on attend
23:00du nouveau patron d'Apple,
23:02c'est d'aller au-delà de l'iPhone,
23:03c'est de capitaliser
23:04sur la technique,
23:05par exemple,
23:05du Vision Pro
23:06dont parlait Christian,
23:08pour aller sur les bases
23:10des éléments techniques
23:11qui ont été validés
23:12par le Vision Pro
23:13et qui n'ont pas été
23:13à succès commerciaux,
23:15pour aller,
23:15par exemple,
23:16vers les lunettes connectées,
23:17pour aller vers
23:17d'autres types de produits,
23:18pour retrouver,
23:19effectivement,
23:20un espèce d'élan,
23:23d'attrait
23:25sur la marque Apple
23:26qui est cette espèce
23:27de marque assez unique
23:30au croisement
23:31de la mode,
23:32de la technologie
23:32et du luxe,
23:33en fait.
23:33Ils ont réussi
23:34à créer ça.
23:35Il faut continuer.
23:37Apple,
23:37ça n'a jamais été
23:38celui qui a créé
23:40technologiquement
23:41des briques
23:44extraordinairement novatrices,
23:45mais ça a toujours été
23:45celui qui les a rendus
23:47accessibles
23:48et attrayantes
23:49pour le grand public,
23:50comme parfois
23:51pour les entreprises.
23:52Donc,
23:52c'est ça qu'on attend
23:53maintenant du nouveau
23:53patron et c'est probablement
23:55pour ça que ce profit-là
23:56a été choisi.
23:56Oui,
23:56moi je suis actionnaire
23:57d'Apple,
23:57je ne suis quand même
23:58pas malheureux.
23:59Merci Tim Cook
23:59si j'étais actionnaire
24:00d'Apple.
24:01Bravo à vous.
24:03Bravo Tim.
24:03D'ailleurs,
24:04on dira l'hommage
24:05de Donald Trump
24:06à Tim Cook
24:06dans un instant.
24:07La capitalisation
24:08d'Apple a augmenté
24:09de plus de 1000%,
24:10de plus de 1000%
24:11sous l'ère Tim Cook.
24:12Elle est passée
24:12de 350 milliards de dollars
24:14à 4000 milliards de dollars.
24:15Ce n'est pas rien.
24:17Grâce au rachat d'actions
24:17notamment,
24:18puisque sous l'ère Tim Cook,
24:19Apple a racheté
24:2040% de ses actions.
24:22C'est un record mondial.
24:23Ils continueront
24:24de racheter
24:24leurs propres actions
24:25s'ils n'investissent pas
24:26autant que les autres
24:27dans l'IA.
24:27C'est-à-dire que ce retard
24:28dans l'IA,
24:28c'est quelque part
24:29un avantage pour l'actionnaire.
24:30Ce qu'ils n'investissent pas
24:31dans l'IA,
24:31la montagne d'investissement
24:32qu'on voit de toutes parts
24:34dans l'IA,
24:34ce qu'ils n'y investissent pas,
24:35ils peuvent le garder au chaud
24:36pour racheter leurs propres actions
24:37et continuer de faire monter
24:38la valeur.
24:39Est-ce que ce n'est pas ça
24:39l'intérêt de l'actionnaire ?
24:41Vous essayez de conforter
24:42vos lignes de portefeuille.
24:43Non, non,
24:44moi j'en ai pas,
24:46j'ai deux ETF.
24:47Bien sûr,
24:47conservez Apple.
24:48Je n'ai pas droit
24:48d'acheter les valeurs.
24:49Pour le moment,
24:50nous non plus,
24:51mais pour le moment,
24:51il n'y a rien de séduisant.
24:53Il manque le petit plus,
24:54mais il faut qu'il prenne
24:55sa position.
24:56Il manque quelque chose de plus.
24:57C'est une valeur saine.
24:58Les ratios financiers
24:59sont excellents.
25:00Il y a un potentiel
25:01d'achat de titres
25:01par rapport à cette trésorerie
25:03sans free clash flow
25:04qui est absolument colossal.
25:05Donc c'est pour ça
25:06que ça tient en bourse.
25:06Donc pas de risque particulier,
25:08mais c'est moins agressif,
25:10pour ne pas dire sexy,
25:11que des valeurs
25:12qu'on va trouver en Asie,
25:13que même Samsung Electronics,
25:15que bien sûr TSMC,
25:16parce qu'à la base
25:17de tout cet engouement
25:19depuis à peu près un mois,
25:20ce sont les résultats
25:21incroyables de TSMC
25:23qui tout de même
25:24fournit à peu près
25:24tout ce qu'il y a
25:25comme semi-conducteur
25:26dans tout ce qu'on retrouve
25:28à peu près partout.
25:29Il y a Broadcom
25:29bien entendu aussi,
25:30mais dans le semi-conducteur
25:31de base mondiale,
25:32ces TSMC leaders,
25:33ces résultats sont absolument
25:35incroyables.
25:36C'est vrai,
25:36au point que la bourse
25:37de Séoul désormais
25:38pèse plus lourd
25:38que la bourse de Londres.
25:39En capitalisation,
25:40Séoul dépasse Londres désormais.
25:41Non pas Séoul,
25:42la bourse de Taïwan.
25:44Et Séoul est sur le point
25:45à son tour de doubler Londres.
25:46C'est déjà fait pour Taïwan.
25:48Donald Trump,
25:48donc son hommage à Tim Cook.
25:50C'était sur tous social
25:51en début d'après-midi.
25:52On cite Donald Trump,
25:54un formidable leader,
25:55Tim.
25:56Quand je l'ai eu au téléphone
25:56la première fois
25:57comme président
25:58pendant mon premier mandat,
25:59j'ai dit
25:59waouh, c'est Tim qui appelle
26:00comme c'est grand.
26:02J'étais très impressionné,
26:03dit Donald Trump,
26:04j'étais très impressionné
26:04par moi-même
26:05d'avoir le dirigeant d'Apple
26:07qui appelait
26:07pour me lécher les bottes.
26:10C'est formidable.
26:11C'est du Trump dans le texte.
26:12Dans son poste,
26:13il l'a appelé Tim Apple.
26:14Oui.
26:15Ce qui quand même dénote
26:18une espèce de proximité
26:19qui est extrêmement intéressante.
26:23Christian trouve
26:24qu'on est dur avec la Trump.
26:25Voilà, on est dans le poste de Trump
26:28tel qu'en lui-même
26:29Dieu le préserve.
26:30C'est du Trump dans le texte.
26:31Voilà.
26:31Oui, d'accord.
26:32C'est marrant.
26:33J'étais très impressionné
26:33par moi-même
26:34par moi-même
26:35d'avoir le dirigeant d'Atoile
26:36au téléphone.
26:37C'est incroyable quand même.
26:38Bon, Kevin Walsh,
26:39il ne se laisse pas impressionner.
26:40Il est en train de s'exprimer
26:41devant le Sénat américain,
26:42le futur président
26:43de la réserve fédérale américaine.
26:44Si vous nous suivez à la radio,
26:45vous allez rater les images.
26:46C'est quand même dommage
26:47découvrir ses premières images
26:48en télé avec nous.
26:49Voilà, elles apparaissent.
26:50Kevin Walsh,
26:51donc ce nouveau président de la Fed,
26:53attendu en tout cas
26:53pour succéder à Jérôme Powell
26:54le mois prochain.
26:55Il s'exprime,
26:56il est attendu au tournant
26:57par les sénateurs,
26:58interrogé depuis maintenant
26:59une heure
26:59sur ce que sera
27:00l'indépendance de la Fed.
27:01Il est en train de sortir du bois
27:03là, Kevin Walsh.
27:04Oui, mais ça ne dénote pas tellement
27:05des propos qu'il a tenus
27:07auparavant.
27:08Alors, il rassure évidemment
27:09sur l'indépendance.
27:10Il ne s'est pas engagé
27:12à baisser les taux
27:13auprès de Donald Trump.
27:15Il redit que l'indépendance
27:16de la Fed est nécessaire.
27:19Mais il dit quand même
27:20qu'il y a eu des erreurs politiques
27:21de la part de la réserve fédérale.
27:23Alors, sans dire précisément qui,
27:26mais on sait déjà qu'il avait
27:28démissionné en 2011
27:29quand il était au board
27:31aux côtés de Ben Bernanke.
27:32Donc, c'est déjà les programmes
27:35de rachat d'actifs
27:35qu'il avait dans le viseur.
27:38Il n'a pas forcément
27:39parlé de Jérôme Powell
27:41et de cette Fed-là.
27:44L'audition est encore en cours.
27:46En tout cas, il veut quand même
27:47réformer l'institution.
27:48Effectivement, il n'aime pas
27:49la forward guidance.
27:50Il trouve que les données
27:53prises en compte
27:54pour la politique monétaire
27:55ne sont pas bonnes.
27:56Donc, il veut faire des choses.
27:57Il parle aussi de l'inflation.
27:59Alors, il a redit cette phrase
28:00« L'inflation est un choix ».
28:02Est-ce que vous pouvez expliquer
28:03ce que ça veut dire ?
28:04Oui, est-ce qu'un choix
28:05ça veut dire quoi
28:05quand il dit ça ?
28:06Ça veut dire qu'en fait,
28:07vous avez le double mandat
28:09de la Fed.
28:10Le mandat de l'inflation
28:11et le mandat du travail.
28:14Et donc, si vous choisissez
28:16l'inflation, ça veut dire
28:17que vous choisissez
28:17de privilégier l'inflation
28:19plutôt que de privilégier
28:20l'autre mandat.
28:21On sait que Kevin Walsh,
28:24son angle numéro un,
28:26c'est la révolution technologique
28:27de l'intelligence artificielle
28:28est profondément désinflationniste
28:30voire déflationniste.
28:31Donc, il faut se focaliser
28:32sur l'autre version du mandat
28:33parce que la tendance,
28:34elle est forcément
28:35à la baisse de l'inflation.
28:36C'est son cap.
28:37C'est son nouveau leitmotiv.
28:39C'est son cap.
28:39Après, il va falloir quand même
28:40qu'il soit confirmé.
28:42Je rappelle que Tom Mills,
28:43le sénateur de Caroline du Nord,
28:45a dit que tant qu'il y avait
28:46toujours les actions justicières
28:49contre Powell,
28:50il refuserait de valider.
28:52Et ça s'annonce quand même
28:53un petit peu compliqué.
28:53Ça va être un sujet
28:54qui peut agiter les marchés
28:55si jamais on n'a pas
28:57de président véritablement
28:58de la Fed au 15 mai.
29:01Effectivement,
29:01ce n'est pas gagné encore.
29:02Ce n'est pas une promenade de santé,
29:03cette audition qui se poursuit
29:04devant le Sénat américain.
29:05Il joue gros
29:06et l'avenir de la Fed aussi.
29:08Enfin, il veut le poste.
29:09Et donc, aujourd'hui,
29:10au Sénat,
29:10il ne va pas déclarer
29:11mais non, je suis à la botte,
29:13je suis aux ordres
29:13du président Trump
29:14et je fais ce qu'il me dira de faire.
29:16Donc, bien entendu,
29:17il est en train
29:17de servir le discours attendu.
29:20Il dit tout ce qu'il faut.
29:20Plus surprenant, effectivement,
29:21sur l'inflation,
29:22c'est une autre approche.
29:23Une autre approche
29:25décevant sur l'utilisation
29:26du quantitative easing
29:27parce que si le conflit dégénère,
29:29si ça tourne mal,
29:30si j'ai tort
29:31sur l'évolution de l'inflation,
29:33si vraiment ça s'envenime,
29:35on aura peut-être besoin
29:35de revenir à un quantitative easing
29:37et il y a un peu de place
29:39maintenant tout de même.
29:39Ça fait 3, 4, 3 ans et demi
29:41d'économie des banques centrales.
29:43Le bilan a diminué.
29:44Elle pourrait revenir
29:45donner un coup de main.
29:46Je crois que la France
29:47en a un peu besoin,
29:48mais il va manquer quelques milliards.
29:49Ce n'est pas ce qu'il souhaite.
29:50Il insiste sur le fait
29:51qu'on va revenir
29:52à une réduction du bilan
29:53de la réserve fédérale américaine.
29:54Il veut le job.
29:56Ça a toujours été son cap.
29:57Oui, tout à fait.
29:58Là-dessus, il reste à peu près faux.
30:00En revanche, sur les baisses de taux,
30:02il a mis de l'eau dans son vin
30:02effectivement grâce à l'IA
30:03en expliquant que l'IA
30:04est tellement productive.
30:06Il y aura tellement de productivité
30:07qu'on pourra baisser les taux.
30:08Kevin Warch poursuit son audition
30:09devant le Sénat
30:10en continuant d'en parler.
30:10Merci à tous les deux.
30:11On est hyper en retard.
30:12Dans un instant, la clôture,
30:13on va la vivre ensemble avec Aude.
30:14Merci à Wilfried Galland
30:15et Christian Biteau.
30:16A tout de suite sur BFM Business.
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