- il y a 1 heure
Ce mardi 24 mars, Wilfrid Galand, directeur stratégiste chez Montpensier Arbevel, et Estelle Ménard, directrice des investissements chez LCL, se sont penchés sur la réaction des marchés face à l'escalade au Moyen-Orient, la limite des retraits imposée par Apollo en matière de crédit privé, ainsi que la pression que subissent les taux en raison de la guerre en Iran, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre à l'instant, parfois en courant, Estelle Ménard est avec nous.
00:09Bonsoir Estelle.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:11Et vous êtes arrivée à l'heure Estelle.
00:13Tout juste.
00:13On vous en remercie.
00:14Mais je suis à l'heure.
00:15Ah mais tout à fait.
00:15Et merci de répondre une nouvelle fois à l'appel de BFM Business, directrice d'investissement d'LCL.
00:19Wilfried Galland aussi est là, il avait un peu plus d'avant Wilfried.
00:22Vous avez plus d'air là, plus de souffle.
00:24Oui, le choix des transports en commun, un choix sûr à Paris.
00:27Oui, effectivement, Wilfried Galland, directeur stratégiste de Montpensier Herbevelle.
00:31Voilà.
00:32Les marchés, on est stable ce soir sur le CAC 40.
00:34À Wall Street aussi, on est quasi stable.
00:36C'est vraiment l'attentisme, l'attente avant de nouveaux développements dans cette guerre au Proche et Moyen-Orient.
00:41L'ultimatum de Donald Trump court toujours dans quatre jours.
00:45On verra ce qu'il fera dans quatre jours si les positions iraniennes n'ont pas bougé.
00:49Pour l'instant, elle ne bouge pas.
00:51Cet après-midi, Wilfried Galland, le régime iranien, répète qu'il n'a aucune discussion, ni directe, ni indirecte, avec
00:56Washington.
00:57On en est là et du coup, le marché ne sait plus où aller.
00:59À la hausse, à la baisse, on est parfaitement stable.
01:01Oui, on est un peu dans un jeu un peu compliqué parce qu'on entend beaucoup de bruit à droite,
01:07à gauche.
01:07J'entendais Antoine dire que le mot, c'était équilibre.
01:11Moi, je pensais irrésistiblement à Schrödinger.
01:13C'est un marché à la fois mort et vivant.
01:15Et les discussions, elles sont à la fois mortes et vivantes.
01:17C'est-à-dire qu'on ne sait pas trop exactement dans quel état elles sont.
01:21Puisque des deux côtés, on sent un jeu un peu compliqué où chacun dit qu'il reste sur ses positions,
01:29tout en disant pour les Américains qu'ils ont ouvert des canaux de négociation,
01:32pour les Iraniens qu'il n'y a pas de discussion, mais des sources quand même extrêmement bien informées
01:38et de multiples sources, en fait, confirment que via des canaux diplomatiques parallèles,
01:44ce qui se passe toujours dans ce genre de cas,
01:47on ne discute jamais de belligérant à belligérant, mais toujours via des intermédiaires,
01:50il y a effectivement un certain nombre de discussions qui sont ouvertes,
01:53mais avec énormément de points d'interrogation sur la nature de ces discussions
01:58et sur la crédibilité des interlocuteurs qui sont présentés de part et d'autre.
02:03On sait que du point de vue du côté iranien,
02:05on a eu une dislocation assez considérable de la chaîne de commandement,
02:09si je veux m'exprimer de façon lithotique,
02:11et du côté américain, on ne sait pas trop exactement qui est exactement en charge
02:16entre les différents interlocuteurs, vous avez parlé de Marco Robio qui sera à Paris,
02:22Scott Bessent qui s'exprime également au nom du Trésor, on ne sait pas trop pourquoi,
02:26donc il va falloir attendre un peu d'en savoir plus.
02:29Ce qui est certain, c'est qu'on a l'impression quand même que les choses bougent,
02:33et les choses bougent au fur et à mesure qu'on commence à parler de conséquences
02:38non seulement sur le pétrole, mais également sur d'autres matières premières,
02:43des conséquences sur le transport maritime,
02:45des conséquences globales sur l'économie,
02:47des conséquences, vous en avez besoin de parler évidemment,
02:49on en reparlera sur les taux d'intérêt,
02:51globalement, on sent que la situation ne peut pas durer encore trop longtemps.
02:55On est d'accord, mais on ne sait absolument pas, on a du mal à percevoir par quel chemin on
03:00va passer,
03:01les choses bougent effectivement, on le sent parce que les acteurs,
03:04et notamment les américains, veulent dénouer tout ça,
03:06le temps joue contre eux, il joue pour les iraniens,
03:08la question c'est quel chemin voudront emprunter les américains,
03:10est-ce que quand ils parlent de discussion, c'est pour gagner du temps,
03:13mieux déployer les troupes terrestres dans la région ?
03:15On peut se le demander, parce que l'entrée en guerre,
03:17quand les Etats-Unis ont déclaré la guerre à l'Iran,
03:20ont enclenché la guerre, elle n'était pas évidente,
03:22on était même à un moment où les différents acteurs disaient
03:24que les discussions avançaient fortement entre les iraniens et les russes.
03:26Dans mon expression de discussion de Schrödinger, à la fois morte et vivante,
03:31je mets quand même beaucoup de bémol sur cette idée qui est extrêmement répandue,
03:34que le temps joue en faveur des iraniens.
03:37Au fur et à mesure, même si évidemment il n'y a aucun accès journalistique à l'Iran,
03:42on voit que les destructions en Iran sont considérables.
03:47Donc oui, certes, les pressions politiques et économiques sont réelles aux Etats-Unis,
03:54néanmoins les pressions tout simplement sur l'infrastructure du pays
03:58sont tout de même considérables en Iran,
04:01et donc il ne faut pas non plus se laisser totalement obdumidés par la communication,
04:05qui certes est extrêmement maîtrisée du côté iranien,
04:08eux aussi ont intérêt à ce que les choses quand même bougent de la façon la plus rapide possible.
04:14Ce régime iranien est un régime qui a été construit pour accaparer un certain nombre de circuits économiques.
04:21Si les circuits économiques ne fonctionnent plus,
04:23on a un véritable sujet à l'intérieur du pays pour le maintien même de ce régime,
04:27qui ne tient que par les circuits économiques et financiers.
04:30Donc attention aussi, tout le monde a intérêt à ce que la situation ne dure pas trop,
04:35c'est pour ça qu'on peut avoir quelques jours encore compliqués,
04:38je pense que d'ici...
04:39On va atteindre un pic, vous savez, au moment de la pandémie,
04:43le pic de stress a été atteint exactement le jour où New York a annoncé se confiner.
04:48C'était ce jour-là, et à partir de ce moment-là, on s'est dit ça y est, on
04:51atteint le pire.
04:52Il y aura probablement, peut-être, une opération,
04:55on voit qu'il y a une masse de militaires qui est développée par les Etats-Unis
04:59pour faire une opération de débarquement.
05:02ne nous laissons pas avoir, comme la dernière fois en Ukraine et lors des frappes,
05:08lorsque ces masses sont déployées, c'est toujours pour en faire quelque chose,
05:12et ce sera probablement le pic.
05:14Oui, effectivement.
05:15L'Iran qui balance quand même, parallèlement, il y a la communication de l'Iran, c'est vrai,
05:18il ne faut pas se contenter de la communication iranienne, on est bien d'accord,
05:21mais qui balance quand même sur, par exemple, Israël, mais pas que,
05:23des engins de plus en plus lourds et sophistiqués manifestement.
05:26Donc leurs infrastructures sont touchées, c'est vrai,
05:28ils sont étranglés économiquement, c'est vrai,
05:30mais manifestement, ils ont peut-être aussi un peu plus d'armes que ce que l'on imaginait.
05:33C'est pour ça qu'une partie du marché se dit,
05:35attention, ce conflit, il peut encore escalader à la hausse.
05:37C'est-à-dire qu'il est laissé en réserve, dans le sens où,
05:41là où on a ouvert la boîte de Pandore,
05:43c'est quand Israël est allé attaquer le champ de South Park.
05:46Là, les Iraniens se sont dit, c'est all-in.
05:49Cela dit, je reviens sur les troupes supplémentaires qui sont appelées sur zone,
05:54quand est-ce qu'elles arrivent, théoriquement ?
05:57Vendredi soir.
06:00Ça en fait beaucoup des coïncidences.
06:01Quand est-ce que tombe à échéance l'ultimatum de Donald Trump ?
06:05Vendredi soir, après la clôture de Wall Street.
06:07Non, parce qu'on ne fait pas une opération pendant les marchés financiers,
06:10on n'est quand même pas les barbares.
06:11Oui, mais elle est trop téléphonée, la date.
06:12Non, mais elle est trop téléphonée, cette date, ce sera avant, du coup.
06:14Dans ce cas, tout le monde s'attend à cette date-là,
06:16tout le monde sera prêt au bon moment.
06:17Je ne sais pas, enfin, on s'y perd.
06:18On s'y perd, on s'y perd en conjecture aussi.
06:20C'est important, cher Guillaume, que lorsqu'on ouvre la boîte de Pandore,
06:23à la fin, il reste l'espoir au fond de la boîte.
06:25Ah oui.
06:25C'est le principe de la boîte de Pandore.
06:28Comment vous regardez tout ça ?
06:29Comment vous sentez les marchés face à toutes ces incertitudes ?
06:31Parce qu'on n'est pas des géostratèges, bien sûr,
06:34mais le marché est forcé d'aller sur ce terrain,
06:37de regarder ce qui se passe concrètement,
06:38d'essayer de mesurer les rapports de force
06:40pour voir combien de temps peut encore durer cette guerre.
06:42Et aujourd'hui, force est de constater que le marché,
06:43il ne sait pas dans quel sens il doit aller. Estelle ?
06:46Alors, il y a beaucoup d'incertitudes.
06:47Néanmoins, j'ai quand même une certitude, moi,
06:50dans cet environnement très incertain.
06:53Et je reviens sur ce que Wilfried vient de dire.
06:57Le temps ne joue pas forcément pour l'Iran.
07:00Ce dont je suis certaine, c'est que le temps ne joue pas non plus pour les marchés.
07:04Et que plus le conflit sera long,
07:06plus l'impact sur les marchés et l'impact,
07:09pas forcément sur les marchés,
07:10mais l'anticipation de l'impact de ce conflit
07:14sur la croissance, l'inflation,
07:18les décisions des politiques monétaires des banques centrales
07:21aura un impact sur le marché.
07:23Et ça, j'en suis certaine.
07:24Donc, effectivement, c'est la durée de ce conflit
07:26qui est vraiment au cœur de nos décisions,
07:28nous, en tant qu'investisseurs, aujourd'hui.
07:30Et pour l'instant, ce conflit,
07:32on a considéré que c'était un conflit
07:34qui devait être court.
07:35Il est de moins en moins certain
07:37que ce conflit sera court.
07:40Néanmoins, pour l'instant,
07:41on a considéré qu'il devait l'être.
07:43Et on a considéré que le conflit
07:45aurait très certainement un impact
07:48sur la croissance économique mondiale modérée.
07:51Mais comme on avait déjà quelques billes,
07:52on ne partait pas de zéro,
07:54on ne devrait pas être en récession.
07:56Il aura un impact certainement sur l'inflation,
07:59mais cet impact devrait être transitoire.
08:01Et donc, aujourd'hui, le marché, en revanche,
08:05lui, ça, c'est ce que moi, je peux vous dire,
08:07le marché, lui, se demande quand même
08:10quel sera l'impact de ce conflit sur l'inflation
08:12et anticipe tout de même
08:14des politiques monétaires des banques centrales
08:16qui n'ont plus la même tête
08:17que celles que nous avions envisagées en début d'année.
08:20Et aujourd'hui, le marché anticipe
08:23quelques baisses des taux
08:24pour la Banque centrale américaine,
08:27mais très peu,
08:27moins que ce qui était prévu,
08:29des hausses de taux
08:30pour la Banque centrale européenne.
08:32Pourquoi pas ?
08:34Aujourd'hui, et ça, c'est l'opinion
08:35que nous avons chez LCL,
08:37nous considérons que ce sera transitoire
08:39et que la crainte de l'impact sur la croissance
08:43sera certainement retenue par les banques centrales
08:46et ne devrait pas nous amener
08:48à changer véritablement de paradigme
08:50en termes de politique monétaire.
08:51Et alors donc, si on va plus loin
08:52dans les choix d'investissement,
08:54vous êtes plutôt optimiste.
08:55Là, vous voyez dans chaque baisse de marché
08:57une opportunité.
08:57Je n'ai pas, effectivement,
08:59« je », ce n'est pas « je »,
09:00c'est que nous n'avons pas allégé
09:01nos positions, effectivement,
09:03au moment du début de la crise.
09:06Nous, ce que nous recherchons aujourd'hui,
09:08c'est effectivement trouver un point d'entrée
09:10un peu plus bas que maintenant
09:11pour renforcer sur certains thèmes,
09:14certaines classes d'actifs,
09:15certaines valeurs,
09:16certaines régions
09:17qui ont été lourdement impactées
09:20par ce conflit.
09:22Et vous nous direz lesquelles ?
09:22Un peu d'optimisme, effectivement,
09:24en disant que finalement,
09:25le marché sait quand même être cynique
09:27par rapport aux environnements géopolitiques,
09:29aux conflits géopolitiques.
09:31On l'a vu en Ukraine.
09:32Celui-là est un peu différent
09:33parce qu'il touche le commerce mondial.
09:35Et ça, on voit bien qu'à chaque fois
09:36qu'un conflit géopolitique touche
09:38le commerce mondial,
09:39les marchés sont touchés.
09:40C'est l'effet prix du baril de pétrole.
09:42C'est l'effet, comme je le disais,
09:43inflation et croissance.
09:44Oui, et le patron de Shell,
09:45qui s'est exprimé tout à l'heure,
09:46a expliqué, alors ça,
09:49qui est aujourd'hui le continent
09:50qui souffre le plus
09:51de la fermeture du Détroit d'Hormuz.
09:53Après l'Asie, en avril,
09:53ce sera l'Europe.
09:54L'Europe, le continent,
09:55la partie, la zone du monde
09:56qui souffrira le plus
09:57de la fermeture du Détroit d'Hormuz,
09:59nous dit le patron de Shell aujourd'hui.
10:01On rappelle que les stocks de l'AIE
10:02aujourd'hui sont prioritairement
10:03adressés à l'Asie.
10:05Peut-être qu'en avril,
10:06c'est en Europe qu'il faudra
10:08apporter un peu d'attention.
10:09En tout cas, c'est le signal,
10:11l'alerte du patron de Shell aujourd'hui.
10:14Les particuliers,
10:15quand on regarde leur comportement
10:17aux États-Unis,
10:19d'échanges dus aux particuliers
10:21à Wall Street ne sont qu'à 8%.
10:238% des volumes à Wall Street
10:24viennent des particuliers.
10:25On était à 15% en fin d'année dernière.
10:27Et on est même au plus bas,
10:28la part des particuliers
10:29dans les volumes aux États-Unis,
10:30un plus bas depuis 2019.
10:32Depuis le début de cette guerre.
10:33C'est vraiment le début de cette guerre
10:34qui a cassé le moral
10:35des investisseurs particuliers.
10:36Donc, c'est vraiment les institutionnels
10:37qui tiennent le marché aujourd'hui.
10:39C'est bon signe
10:40quand les particuliers n'y croient plus
10:41ou au contraire,
10:41c'est mauvais signe
10:42et il faut les suivre ?
10:45Historiquement, c'est plutôt bon signe.
10:47Les particuliers se trompent sur moi.
10:49En tout cas,
10:50le pic de l'intérêt des particuliers
10:53n'est rarement,
10:54en fait,
10:54est très rarement un signal d'achat
10:55pour l'ensemble du marché.
10:58Maintenant, ce qu'il faut voir,
11:00c'est qu'est-ce qui se passe
11:01aux États-Unis
11:02pour justifier
11:04un retrait des particuliers,
11:08retrait relatif néanmoins,
11:10mais retrait tout de même.
11:12On voit quand même aux États-Unis
11:14que le marché de l'emploi
11:15est en train
11:16de ralentir fortement.
11:19Et ce ralentissement,
11:21il pèse quand même
11:22sur le moral
11:22des consommateurs américains.
11:25Et quand vous regardez
11:26le détail
11:27des enquêtes d'opinion
11:28qui sont parues,
11:29en particulier sur
11:30l'Institut du Conférence Board,
11:33qui a une grande partie
11:33de son sondage
11:37qui porte sur les questions d'emploi,
11:39lorsqu'on dit
11:39est-ce que c'est une bonne
11:40ou une mauvaise période
11:42pour chercher un nouvel emploi
11:43ou pour changer d'emploi,
11:45il y a encore deux ans,
11:47il y avait à peu près
11:48deux tiers des Américains
11:49qui disaient
11:50que c'était une bonne période.
11:51Aujourd'hui,
11:52vous avez plus de 70%
11:53des Américains
11:54qui disent que c'est
11:54une mauvaise période.
11:56Donc, par rapport à ça,
11:57par rapport aussi,
11:58vous l'avez mentionné,
11:59à ce point extrêmement important
12:01de remonter très fort
12:02des taux d'intérêt
12:03qui pèsent quand même
12:04sur les capacités
12:06de consommation aux États-Unis,
12:07vous avez effectivement
12:09un moral global aux États-Unis
12:11qui est en train
12:12de s'affaisser et donc
12:13vous n'avez plus envie
12:14nécessairement
12:15de réinvestir,
12:18d'autant que...
12:19Ça n'est pas que dû
12:20à la guerre en Moyen-Orient,
12:21c'est aussi l'économie américaine.
12:23D'autant que vous avez
12:23beaucoup d'interrogations
12:25sur l'impact
12:26de l'intelligence artificielle
12:28sur des secteurs
12:28très importants
12:30à Wall Street.
12:31On parle beaucoup
12:32de secteurs du logiciel
12:34relativement étroits,
12:35mais vous avez
12:36des mastodontes
12:37du logiciel
12:38qui sont également impactés.
12:39Microsoft a quand même
12:40baissé depuis ses plus hauts
12:43de quasiment 30%.
12:44Ce n'est pas rien,
12:45y compris pour des investisseurs
12:47américains.
12:47Donc là aussi,
12:48on est en train
12:49de cumuler
12:50plusieurs zones
12:51d'incertitude
12:51et d'inquiétude
12:52et c'est totalement normal
12:54qu'effectivement
12:54on ait un petit mouvement
12:55de recul
12:56sur les marchés.
12:57Oui,
12:57et alors vous êtes
12:58des institutionnels,
12:59c'est vous les institutionnels
13:00face aux particuliers,
13:01mais les particuliers
13:01c'est vos clients.
13:02Donc voilà,
13:03on ne voit pas vous vous opposer,
13:04ça ne sert à rien,
13:04au contraire.
13:05Et les institutionnels
13:06sont nos clients aussi.
13:07Exactement.
13:07Non mais les institutionnels
13:08sont nos clients.
13:09Oui,
13:09tout le monde est votre client.
13:12Comment vous regardez
13:12quand les particuliers
13:13désertent,
13:14c'est un grand mot déserte,
13:15mais ils sont beaucoup
13:15moins nombreux dans le marché.
13:16C'est plutôt le signe
13:17qu'il faut déserter ce marché
13:19quand on est institutionnel
13:20ou au contraire
13:20c'est le moment d'y aller
13:21parce que souvent
13:22les particuliers se trompent
13:23et vont à rebours
13:23de ce qu'il faut faire ?
13:25La deuxième solution
13:26que je ne répéterai pas
13:28me semble être
13:28la solution
13:29qui est quelquefois
13:30qui est souvent suivie,
13:32qui souvent donne
13:35tort,
13:35j'allais dire
13:35donne tort
13:36aux particuliers,
13:38néanmoins
13:38je n'ai pas envie
13:39de raisonner
13:40comme ça.
13:41Je pense que
13:42le marché américain
13:43est spécifique.
13:44L'impact,
13:45le retail
13:46dans le marché américain
13:47ça relève
13:49du spécifique.
13:51Les Américains
13:52investissent
13:53significativement
13:53sur le marché
13:55action,
13:56ils sont venus
13:56sur le marché
13:57de l'or également.
13:59Il y a des effets
14:00richesses
14:00ce que nous n'avons pas
14:01en Europe
14:01qui leur permettent
14:02effectivement
14:03de dégager
14:04une épargne
14:05supplémentaire
14:05en tout cas
14:06pour les plus riches
14:06et la placer
14:07dans ce qui aujourd'hui
14:08est extrêmement rentable
14:09c'est-à-dire les marchés
14:10notamment les marchés
14:11d'action.
14:12En Europe
14:12c'est pas tout à fait
14:15la même chose
14:16et notre expérience
14:19actuelle
14:19des clients
14:21des clients retail
14:22ils ne paniquent pas
14:24c'est vrai
14:24aujourd'hui
14:24ils ne paniquent pas
14:25je pense que
14:26c'est aussi fort
14:27de l'expérience
14:28qu'ils ont pu avoir
14:28avec le Covid
14:30mais également
14:30la guerre en Ukraine
14:33il ne fallait pas vendre
14:34fin 2022
14:35il fallait rester investi
14:37et je pense
14:38qu'ils ont compris
14:39que le marché action
14:40c'est un marché
14:41qui s'adresse
14:42sur un temps long
14:43ce sont des cycles
14:44de 5 à 7 ans
14:45et aujourd'hui
14:47paniquer
14:48c'est très certainement
14:49et c'est un peu
14:50ce que nous pensons aussi
14:51risquer de se prendre
14:52ce qu'on appelle
14:53dans notre jargon
14:53une porte de saloon
14:54donc aujourd'hui
14:55je ne vois pas de panique
14:58à cause du conflit
15:00du conflit au Moyen-Orient
15:01de la part de mes clients
15:03vos clients
15:03justement
15:04ils vous posent
15:04plein de questions
15:05ils sont de plus en plus nombreux
15:06ou au contraire
15:07ils laissent passer le train
15:08et ils sont patients
15:09on communique
15:11on communique
15:11vis-à-vis de nos clients
15:12c'est la moindre des choses
15:13on est là pour communiquer
15:14vis-à-vis d'eux
15:15mais il n'y a pas plus d'appels
15:16que la normale
15:17sur ce sujet
15:18aujourd'hui
15:19je pense qu'il y a vraiment
15:19une certaine éducation
15:20de notre clientèle retail
15:22et une exemplarité
15:26qui a été donnée
15:26par les conflits passés
15:27on va reparler
15:28la grande différence
15:29entre l'investisseur américain
15:31je répondis à ce que dit Estelle
15:33un investisseur américain
15:34particulier
15:35l'investisseur européen
15:36c'est que l'investisseur américain
15:38utilise beaucoup les options
15:39et donc il est
15:41en termes d'exposition
15:43il est extraordinairement
15:45plus agressif
15:46que l'investisseur
15:47que l'investisseur européen
15:49et donc quand vous avez
15:49des mouvements de marché
15:51tels que ceux
15:51qu'on a connus
15:52un investisseur européen
15:53il n'est pas nécessairement effrayé
15:55parce que globalement
15:56on a eu au maximum 2%
15:57allez pratiquement 3% de baisse
15:59sur une journée
15:59c'est pas considérable
16:01quand vous êtes
16:01avec des effets de levier
16:03de x2 x3 x5
16:05pour certains
16:05x10 x20
16:07le choc
16:08le choc il est
16:09il est vraiment très important
16:10et donc là aussi
16:10on ne réagisse pas
16:11de la même façon
16:12mais Wilfried
16:12le levier c'est la problématique
16:14pas que sur l'investissement
16:15du retail
16:16sur tous les sujets
16:17sur tous les sujets
16:18tous les produits d'investissement
16:19c'est très intéressant
16:20parce que les marchés
16:21sont en phase baissière
16:22ils se confient au Moyen-Orient
16:23mais au pire
16:24sur une séance
16:25on descende 2 marches
16:26au pire on descende 2%
16:27pas de 5-6%
16:28il n'y a pas une séance
16:29depuis le début de ce conflit
16:30où on est descendu d'un étage
16:31on a juste au maximum
16:32descendu 2 marches
16:33c'est là où on aura le vrai test
16:34on a l'impression
16:35que les marchés là
16:36les investisseurs
16:37hésitent à véritablement capituler
16:38parce qu'ils se disent
16:39il suffira d'un tweet de Trump
16:40pour que cette guerre s'arrête
16:41et que d'un seul coup
16:42en 10 secondes sur un tweet
16:43l'année boursière soit faite
16:45il faudra être dans le marché
16:46à ce moment là
16:46donc on n'ose pas le quitter
16:48le marché
16:48j'ai le sentiment
16:49que c'est ça en ce moment
16:49qui retient les marchés
16:50c'est surtout que
16:52lorsqu'on parle
16:53de crise géopolitique
16:55il est extrêmement difficile
16:58de faire du timing de marché
16:59c'est extrêmement compliqué
17:01donc il faut effectivement
17:02arriver à avoir
17:04ces équilibres d'investissement
17:08relativement agiles
17:08néanmoins
17:09il ne faut pas rester
17:10absolument sans rien faire
17:12mais en tout cas
17:13le risque effectivement
17:14c'est que d'un seul coup
17:16on ait des nouvelles
17:17un peu comme
17:18il y avait eu la nouvelle
17:18du vaccin au moment
17:19de la pandémie
17:20où d'un seul coup
17:20le marché rebondisse
17:21tellement fort
17:22que ceux qui sont sortis
17:23n'arrivent plus à rentrer
17:23donc là effectivement
17:25on a cette crise là
17:28il ne faudrait pas
17:29qu'on ait en plus
17:30de cette crise géopolitique
17:31une crise financière
17:32qui se déclenche
17:33avec ses effets de levier
17:34avec le crédit privé
17:36avec un certain nombre
17:37d'éléments
17:37qui là effectivement
17:38feraient
17:41agir les investisseurs
17:43d'une façon probablement
17:44un peu différente
17:44parce qu'on aurait
17:45véritablement
17:46une crise bilantaire importante
17:48pour l'instant
17:48on a une crise
17:49qui est une crise
17:50de compte de résultats
17:52donc on va l'absorber
17:54si derrière
17:55on se met à avoir
17:56des crises d'actifs
17:57véritablement
17:58de savoir
17:58qu'est-ce qui est
17:59véritablement
18:00dans les bilans
18:01et comment est-ce qu'on doit
18:01les évaluer
18:02là c'est autre chose
18:03pour l'instant
18:03on n'en est pas là
18:04ce qui arrive
18:04ce qui arrive au crédit privé
18:05justement
18:05c'est une vraie alerte
18:06où on joue
18:06à se faire peur
18:07aujourd'hui on a appris
18:07qu'un autre fonds
18:08Apollo
18:09Apollo avait limité
18:10la retraite de ses clients
18:11et encore un autre
18:12Ares également
18:13ça se multiplie
18:14et dans le crédit privé aussi
18:15il semble qu'il y ait
18:16des leviers justement
18:19le seul point d'inquiétude
18:20c'est le levier
18:21parce que
18:21que le crédit privé
18:25se porte très mal
18:26je suis désolé
18:26pour les investisseurs
18:27du crédit privé
18:28on a des fonds crédit privé
18:29chez nous
18:31mais quand il y a un problème
18:33justement c'est le principe
18:34c'est que c'est l'investisseur privé
18:35qui porte le risque
18:36le problème
18:37c'est les effets de levier
18:39successifs et en cascade
18:40qui sont adossés
18:41à ces produits
18:42vous en avez trois
18:42vous avez les effets de levier
18:44qui sont en fait
18:45directement dans le fond
18:48ensuite vous avez
18:48les effets de levier
18:49des produits
18:50qui sont adossés
18:51à ces fonds là
18:53et ensuite vous avez
18:54les effets de levier
18:55des clients
18:56qui ont souscrit
18:56les produits
18:57qui sont adossés
18:58à ces fonds
18:58donc vous avez
18:59un triple niveau
19:00d'effet de levier
19:00et c'est ça effectivement
19:02qui est compliqué à regarder
19:03et c'est ça effectivement
19:04qu'il va falloir suivre
19:05en plus de ces outils géopolitiques
19:06là dessus
19:07et surtout sur le marché du crédit
19:09les alertes qu'on voit
19:09notamment le marché du crédit
19:10américain
19:11pas encore européen
19:12c'est pas parce que c'est écrit
19:13en anglais
19:14que ça n'arrivera pas ici
19:15vous leur dites quoi
19:16à vos clients là dessus
19:17est-ce qu'ils vous interrogent
19:18dessus d'ailleurs Estelle
19:18et c'est quoi le discours ?
19:20Bien sûr
19:20quand nous sommes interrogés
19:21dessus
19:22le discours aujourd'hui
19:23est de dire
19:23oui vous avez raison
19:24il y a un risque
19:25oui effectivement
19:26on voit bien
19:27que certains fonds
19:28savent close
19:29oui certains fonds
19:30qui font face
19:30à des rachats
19:31qui peuvent être
19:32de 6-8%
19:32j'ai même vu quelques fois
19:33presque 11 ou 12%
19:34c'est important
19:35pour des fonds
19:37qui sont des fonds illiquides
19:38oui l'opacité
19:39de ces fonds là
19:40la problématique
19:41du levier
19:43tout ce que vient de dire
19:44Wilfried
19:44je ne vais pas revenir dessus
19:45c'est une problématique
19:47néanmoins
19:47nous ne sommes plus en 2008
19:49parce que la problématique
19:50que l'on a
19:50c'est la comparaison
19:51que l'on peut faire
19:52avec 2008
19:52nous ne sommes plus en 2008
19:54des réglementations
19:54sont passées par là
19:55le levier global
19:56même s'il se trouve
19:57à plusieurs endroits
19:58au global
19:59il est quand même
19:59moins important
20:00que ce qu'il n'était
20:01sur les soft-primes
20:02et c'est vrai
20:02que ce qui a aussi
20:04été un peu le déclencheur
20:05c'est quand même
20:05un secteur en particulier
20:06le secteur des softwares
20:08dans lequel on a vu
20:09des baisses
20:09de prix significatives
20:1130 à 40%
20:12c'est un secteur
20:13qui représente
20:13je crois facilement
20:1515% du crédit privé
20:16mais finalement
20:17à ce stade
20:18est-ce que ces valeurs-là
20:20sont en risque ?
20:22Est-ce que ces valeurs-là
20:23ne génèrent pas assez
20:25de cash
20:26de free cash flow
20:27pour payer
20:28leurs dettes ?
20:29Ce n'est pas certain
20:30donc je pense qu'il faut
20:31là encore une fois
20:32raison garder
20:33il faut prendre un peu
20:34de recul
20:34il est normal
20:35que dans une phase
20:36de crise
20:37on s'inquiète
20:38sur les actifs
20:39les moins liquides
20:39c'est tout à fait logique
20:41il n'y a pas de liquidité
20:42on essaie quand même
20:43d'en sortir
20:44comme ce n'est pas liquide
20:45ça a posé problème
20:46mais gardons
20:48il faut raison garder
20:49encore une fois
20:49nous ne sommes pas en 2008
20:51nous avons des réglementations
20:53qui sont différentes
20:53et très certainement
20:55des sociétés
20:55sur lesquelles
20:56ces crédits sont
20:57mais ce marché-là
20:58du crédit privé
20:58s'est peut-être développé
20:59plus vite
20:59que la réglementation
21:00s'est développée
21:01autant sur
21:01oui mais le point Guillaume
21:03dans les bilans
21:04quand on fait
21:05quand on fait un peu
21:06les calculs aujourd'hui
21:07alors on peut avoir
21:07de mauvaises surprises
21:08mais quand on fait les calculs
21:09dans le bilan des banques
21:10l'important c'est ce qu'il y a
21:11dans le bilan des banques
21:12pas ce qu'il y a
21:13dans les fonds de crédit privé
21:14dans le bilan des banques
21:15on serait à peu près
21:16sur 300 milliards
21:17pour donner un ordre
21:18de grandeur
21:19le crédit hypothécaire
21:20c'est 13 000 milliards
21:22voilà
21:22donc oui
21:23ça n'est pas négligeable
21:25ça n'est pas négligeable
21:26et il faut suivre
21:26cet élément-là
21:27mais si c'est limité
21:30à cette poche du marché
21:32aujourd'hui
21:33il n'y a pas de crise
21:33systémique à craindre
21:34si je peux me permettre
21:36ce risque systémique
21:37que l'on ne voit pas
21:38c'est aussi parce que
21:39justement la réglementation
21:40a fait sortir
21:41les banques
21:42de ces produits-là
21:43vous voyez ce que je veux dire
21:45c'est qu'ils sont allés chercher
21:46d'autres acteurs
21:47pour les financer
21:48et donc
21:49les bancaires
21:50les valeurs bancaires
21:51sont
21:51j'allais dire
21:52un peu plus hermétiques
21:52à ce risque
21:53on est aussi là
21:54à BFM Bourse
21:54pour donner la vraie mesure
21:56la vraie échelle
21:57des risques
21:57pas pour se complaire
21:59dans les peurs
21:59pour regarder le marché
22:00tel qu'il est en face
22:01grâce aux acteurs
22:02qui le font
22:02qui le font grandir
22:04qui le font parfois souffrir
22:05c'est vrai
22:05et dans la séance du jour
22:06on est à 9 minutes de la clôture
22:07on essaie de grandir un peu
22:09un peu
22:09pas beaucoup
22:10mais quand même
22:10on gagne 2 millimètres
22:11le CAC 40 gagne 0,2%
22:13c'est toujours ça
22:14Stellantis gagne 3%
22:15en tête du CAC
22:16Air Liquide gagne 2%
22:17repli pour Cap Gemini
22:18Lanterne Rouge
22:19moins 2
22:19et LVMH aussi
22:20qui recule
22:21d'1,6%
22:22aujourd'hui on en parle
22:23avec Estelle Ménard
22:24et Wilfried Galland
22:25le Qatar affirme
22:26c'est l'une des infos
22:27de l'après-midi
22:27l'un des grands commentaires
22:29de la journée
22:29sur la guerre au Moyen-Orient
22:30le Qatar affirme
22:31que cette guerre
22:31a provoqué
22:32je cite
22:32l'effondrement
22:33des systèmes de sécurité
22:34dans toute la région du Golfe
22:36voilà ce que nous dit le Qatar
22:36c'est un vrai sujet
22:38pour l'immobilier
22:38dans les Émirats
22:39dans la région du Golfe
22:40les Moyen-Orientaux
22:41voient le prix
22:42la valeur de leur bien
22:43de leur immobilier
22:43sur lequel ils avaient tant misé
22:46s'effondrer
22:46il y a à la fois
22:48l'architecture de sécurité
22:49l'architecture économique
22:51et c'est aussi pour ça
22:52que je pense
22:54que cette guerre
22:55ne peut pas durer
22:56trop longtemps
22:57y compris du côté iranien
22:58c'est qu'on a vu
22:59suite à ces commentaires là
23:01d'autres commentaires
23:02de pays du Golfe
23:03disant qu'ils étaient
23:04sur le point
23:05de rentrer dans le conflit
23:07aux côtés
23:09des américains
23:09et des israéliens
23:10ce qui serait quand même
23:11un changement
23:11voilà un changement majeur
23:13incroyable
23:13donc
23:14là c'est les accords d'Abraham
23:15avant l'heure pour le coup
23:16en fait
23:17quand vous êtes un pays
23:18totalement isolé
23:18comme l'Iran
23:19à un moment vous aussi
23:19vous avez intérêt
23:21et effectivement
23:22les pays du Golfe
23:22voient leur richesse
23:25être largement attaqués
23:26aujourd'hui
23:28en tout cas leur perspective
23:29et au point qu'on se demande
23:30si la baisse de l'or
23:31n'est pas
23:32la suite logique
23:33finalement
23:34de la baisse des prix
23:34de l'immobilier au Moyen-Orient
23:35c'est-à-dire que la valeur
23:36des biens immobiliers
23:37baisse
23:37du coup
23:38tous ces gens
23:38qui avaient beaucoup investi
23:39sur leur immobilier
23:40viennent chercher
23:41capter la valeur
23:42de leur or
23:42l'or qui a tant progressé
23:43ces derniers trimestres
23:44on est très surpris
23:45de voir alors qu'il y a
23:46un conflit énorme
23:47géopolitique
23:47l'or reculer
23:48mais en fait
23:49l'or monte quand un risque
23:50apparaît
23:50une fois que le risque
23:51se matérialise
23:52l'or baisse
23:57mais pas que
23:58en fait
23:59effectivement on a quand même
24:00une hausse du dollar
24:01donc la hausse du dollar
24:02c'est effectivement
24:03c'est un impact négatif
24:05sur le prix de l'or
24:06on a des anticipations
24:07d'inflation
24:08effectivement
24:09qui se redressent
24:10à cause de l'environnement
24:12des prix énergétiques
24:14donc des taux d'intérêt réels
24:16qui sont en train
24:16de se ressaisir aussi
24:18tout ça c'est négatif
24:19pour l'or
24:21et là où je vous rejoins
24:22par contre Guillaume
24:23c'est qu'effectivement
24:24l'or
24:24c'est un actif
24:25qui avait très bien performé
24:27l'or aujourd'hui
24:28c'est un actif liquide
24:30mais pas que pour
24:31vis-à-vis de l'immobilier
24:32de ce qui se passe
24:33sur l'immobilier
24:34mais également
24:34ce qui se passe
24:35sur les marchés financiers
24:35si vous avez des appels
24:37de marge
24:38à financer
24:38il faut effectivement
24:40prendre là
24:41où il est plus facile
24:42d'aller rechercher
24:43ses plus-values
24:44et l'or
24:45la prise de profit
24:47est facile
24:47c'est liquide
24:48donc il y a quand même
24:49plusieurs éléments
24:50qui concourent
24:51à faire baisser
24:52le prix de l'or
24:53aujourd'hui
24:53ne pas oublier
24:54que dans la crise de 2008
24:56l'or a baissé de 40%
24:58sur la crise de 2008
24:59et ensuite
25:00il a monté
25:00pareil pendant la guerre
25:02en Ukraine
25:02au début de la guerre
25:02en Ukraine
25:03l'or
25:03c'est un tout petit marché
25:05et donc si vous avez
25:06des retraits
25:07l'or
25:08a des variations
25:10et c'est bien
25:11de le rappeler
25:11l'or c'est un actif
25:12qui peut avoir
25:13des variations
25:14extrêmement fortes
25:15et donc au Moyen-Orient
25:16la valeur de l'immobilier
25:17baisse
25:17on vient compenser
25:18en allant chercher
25:19du cash
25:20de l'argent
25:20dans la valeur
25:21de l'or
25:22je voyais ces lignes
25:22d'un écrivain
25:23Kamel Daoud
25:24vous connaissez peut-être
25:25à propos de Dubaï
25:25et des Émirats
25:26il écrit
25:27Kamel Daoud
25:28là-bas sur la valeur
25:28de l'immobilier
25:29pile sur les lignes
25:30de faille
25:30de la géopolitique
25:31se dressent
25:32les villes étincelantes
25:33du Golfe
25:33comme des casinos
25:34construits au bord
25:35d'un volcan
25:36prospèrent au milieu
25:37d'un champ de force
25:38géopolitique
25:39qui les dépasse
25:39et comme tout mirage
25:45l'image commence à trembler
25:46c'est exactement
25:47ce qui leur arrive
25:48tu as la date
25:50à laquelle il a écrit ça ?
25:51c'était il y a une semaine
25:52c'est dans le point
25:53c'est une chronique
25:53dans le point
25:54non mais c'est ce qu'on disait
25:55quand ça a commencé
25:56à chauffer malheureusement
25:58pour la zone des Émirats
26:00on a juste
26:01totalement oublié
26:02par l'effet richesse
26:03par la géographie
26:05c'est juste
26:06une zone dangereuse
26:07on suit des Moyen-Orient
26:09il y a Moyen-Orient aussi
26:09et voilà c'est ça
26:10on passe nos vies
26:11devant nos écrans
26:12mais pendant qu'on est
26:13sur nos écrans
26:13il y a le volcan
26:14on est des êtres physiques
26:15les amis
26:15la guerre c'est physique
26:17la géopolitique
26:17nos besoins
26:18nos intérêts
26:18tout part du physique
26:20l'économie
26:20même c'est la transformation
26:21de l'énergie
26:22c'est physique
26:23le monde est physique
26:24c'est ainsi
26:24le CAC 40 gagne 0,3%
26:26et les conflits d'intérêts
26:27les délits d'initié
26:28c'est physique ou pas
26:29là aux Etats-Unis
26:30quand même
26:30parce qu'on a vu des gens
26:31s'enrichir sur le mouvement
26:32d'hier
26:32l'aller-retour des marchés
26:33d'hier
26:33et on apprend aujourd'hui
26:36que la patronne
26:37des enquêtes de la SEC
26:39a démissionné
26:39il y a quelques jours
26:40elle voulait mener
26:41des enquêtes plus rugueuses
26:42vis-à-vis des proches
26:42de Donald Trump
26:43elle a dû démissionner
26:44sous pression
26:45nous disent les médias américains
26:46voilà
26:48c'est pas ça
26:49qui va redonner confiance
26:49aux particuliers
26:50pour investir en bourse
26:51d'ailleurs
26:51j'imagine
26:51on savait que par exemple
26:53Nancy Pelosi
26:54l'ancienne speaker démocrate
26:55avait fait entre deux et trois fois
26:57la performance de Warren Buffett
26:59sur la durée de ses mandats
27:00donc c'est pas quelque chose
27:02qui est inconnu aux Etats-Unis
27:05ce serait bien effectivement
27:07de traiter le sujet
27:08à un moment donné
27:08parce qu'aux Etats-Unis
27:09effectivement ça renforce
27:11le côté
27:11il y a ceux qui savent
27:14et il y a ceux qui travaillent
27:17et la fracture
27:18entre les deux sociétés
27:19est en train de s'élargir
27:21même aux Etats-Unis
27:22ça finit par poser
27:23quand même de gros gros problèmes
27:24oui
27:25mais alors vous êtes ici
27:26parce que vous en savez
27:26un morceau quand même
27:27sur les marchés financiers
27:28moi j'ai une question
27:28à vous poser
27:29pour nos éditeurs
27:30nos téléspectateurs
27:31tout le monde regarde
27:32les taux qui progressent
27:33on est toujours très tendu
27:34aujourd'hui sur les taux
27:35le 10 ans allemand
27:35il est à 3,01
27:36le 10 ans américain
27:37à 4,38
27:39est-ce qu'il y a un niveau de taux
27:40au-delà duquel
27:41on est certain
27:42que le marché va basculer
27:43que Donald Trump
27:43fera machine arrière
27:44est-ce qu'il y a un niveau de taux
27:45au-delà duquel
27:46le marché obligataire
27:47apportera plus de rendement
27:48que le marché action
27:49le marché action
27:50c'est 3,5-4%
27:51de rendement en moyenne
27:51est-ce qu'il y a un niveau de taux
27:52comme ça
27:53que vous avez en tête
27:55et dont vous savez
27:55que c'est celui-là
27:56qu'il faudra surtout pas franchir
27:57une question si précise
27:57il faut Estelle
27:58j'ai envie de dire
28:01et c'est un niveau
28:02dont on a toujours parlé
28:05aux Etats-Unis
28:05on n'y est pas
28:06c'était 5%
28:07on était sur le 10 ans
28:105% sur le 10 ans américain
28:13voilà
28:13c'est un niveau
28:14effectivement
28:14à partir duquel
28:16très honnêtement
28:17il faut se poser la question
28:18de revenir
28:19sur de la duration longue
28:20voilà
28:21et c'est la raison
28:21c'est pour ça
28:22que je parle de ce niveau-là
28:23si on est à 5%
28:24sur le 10 ans américain
28:25il faut peut-être remettre
28:26de la sensibilité
28:27et racheter des taux longs
28:29oui
28:29mais du coup
28:29si on approche
28:30le seuil critique
28:31des 5%
28:32si on approche
28:32la zone rouge
28:33il ne faut surtout pas
28:34vendre ses actions
28:35au contraire
28:35il faut revenir
28:36parce qu'on se dit
28:36que Donald Trump
28:37fera machine arrière
28:38que ce ne sera pas tolérable
28:39et donc quelqu'un agira
28:40la fête peut-être
28:41peut-être le moment
28:41de revenir sur les actions
28:43historiquement
28:43il y a 4 seuils
28:44il y a 3 seuils
28:45sur les taux
28:45il y a effectivement
28:46le seuil de 5%
28:47et donc il y a le seuil
28:48de 4,5%
28:49parce que ça veut dire
28:49qu'on va y aller
28:50à ce seuil de 5%
28:51et ce seuil de 4,5%
28:52quand il a été tapé
28:54après le
28:55Family Liberation Day
28:56et les tarifs
28:56de Donald Trump
28:57tout de suite
28:58Donald Trump
28:58est revenu en arrière
28:59et il y a le seuil
29:01le seuil majeur
29:02celui de 6%
29:03et à 6%
29:04historiquement
29:04depuis la crise de 29
29:06jusqu'à la crise des subprimes
29:07c'est ce niveau-là
29:07qui déclenche
29:08les très grandes crises financières
29:09et donc effectivement
29:10au fur et à mesure
29:11qu'on s'approche
29:12de cette zone de douleur
29:12tout le monde commence
29:13à devenir nerveux
29:14et c'est le moment
29:15effectivement où il faut
29:15commencer à regarder
29:16les opportunités
29:16c'est pour ça qu'on n'ira pas
29:17qu'on n'ira pas à 6%
29:18ni peut-être à 5%
29:20mais d'abord
29:20les opportunités
29:21sur les taux
29:22et pas encore
29:23les opportunités
29:24sur les actions
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