- il y a 5 heures
Ce mardi 3 mars, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur l'impact de la flambée du cours du pétrole sur l'inflation à cause de la situation au Moyen-Orient, la production de pétrole d'Exxon Mobil et de TotalEnergies menacée, les évolutions possibles des marchés en cas de conflit avec l'escalade en Iran, la hausse du dollar profitant de la guerre en Iran avec les rapatriements de capitaux US, l'Europe en baisse dans le sillage de l'Asie, ainsi que le MFS ravivant les tensions autour de la dette privée. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.
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00:00D'abord, Wall Street va donner le là aussi. On va voir si Wall Street nous aide à limiter un
00:05peu nos pertes.
00:06On perd quand même 3,3% à la bourse de Paris, ce qui se passe au Moyen-Orient,
00:09parce que c'est un conflit qui est en train vraiment de se généraliser.
00:11On n'est pas dans les mots, on est dans la réalité concrète d'une guerre régionale.
00:15C'est notre Dream Team qui va nous en parler et nous aider à vivre cette ouverture des marchés américains.
00:19Hier, Wall Street a bien résisté à l'ambiance. John Plassard est avec nous pour Cité Gestion.
00:23Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:25Bonjour, bonjour Guillaume.
00:26Et oui, c'est Aude qui va effectivement. Vous êtes observateur. John, c'est Aude Kersulek en fil rouge avec
00:30nous toute la semaine.
00:31Bonjour Aude.
00:32Bonjour Guillaume, bonjour John.
00:33Vous retrouvez Aude.
00:35Donc, c'est le moment, c'est le juge de paix.
00:37Hier, Wall Street avait plutôt résisté à l'embrasement boursier.
00:41Ce matin, l'Asie a fortement reculé. L'Europe encore aujourd'hui est là.
00:44Wall Street ouvre à nouveau. Est-ce que Wall Street résiste aussi bien qu'hier soir ?
00:47C'est la question. Ça y est, on a les premières tendances du jour sur le marché américain, Aude.
00:51Moins 1,8% pour le Nasdaq, alors qu'hier, on avait réussi à clôturer dans le vert pour l
00:57'indice technologique.
00:59Le Dow Jones, moins 1,8%. Le S&P, moins 1,5%.
01:03Donc, oui, on commence avec une ouverture quand même fortement dans le rouge, à voir si ça va se maintenir.
01:10C'est vrai qu'hier, on était finalement resté stoïque du côté des États-Unis.
01:14Ce n'était déjà pas le cas en Europe.
01:15C'est ça. Hier, le CAC 40 a perdu 2,4%.
01:18Et aujourd'hui, vous avez bien entendu 3,3% de baisse.
01:21En plus de la baisse d'hier, moins 3,3%.
01:23Le CAC, on va rentrer dans le détail dans quelques minutes.
01:25Toutes les valeurs reculent, sauf une.
01:26Alors, c'est un peu le petit astérisque, là, au milieu du village en baisse.
01:30Ce village, le titre Capgemini, on ne sait pas pourquoi, gagne 2,7% en ce moment à la Bourse
01:34de Paris.
01:35Vous tous qui nous suivez, qui nous regardez, si vous avez l'explication, n'hésitez pas.
01:38Vous nous le dites sur le Félix BFM Bourse et on bondira, bien sûr.
01:41John, donc, c'est impressionnant de voir ce qui est en train de se passer, là aussi, aux États-Unis,
01:45qui, à leur tour, les marchés américains reculent nettement.
01:48Il faut dire que les cours des matières premières, avec l'embrasement, donc, au Proche et Moyen-Orient.
01:52On a vu l'attaque de l'ambassade américaine à Riyad la nuit dernière.
01:55Plusieurs sites de production de pétrole attaqués par l'Iran aussi.
01:58Et parallèlement, Israël qui mène des actions simultanées, un peu partout, là, à Téhéran et à Beyrouth.
02:03Voilà, des actions simultanées, c'est un conflit régional.
02:06Les cours du pétrole montent encore.
02:07Le baril de Brent à 84 dollars.
02:10En ce moment, le cours du gaz aussi qui s'envole en Europe, les prix des denrées également,
02:15parce que beaucoup passent par cette région.
02:17Quel impact tout cela aura-t-il sur l'inflation ?
02:20C'est la clé, Guillaume.
02:22La clé, c'est vraiment l'énergie.
02:24On sait qu'il y a une transmission directe au prix.
02:26Si vous avez une hausse durable du prix du baril, pas seulement sur certains jours,
02:31eh bien, ça va renchérir immédiatement les coûts du transport, la production et la logistique.
02:38Et évidemment, ça va avoir un impact sur une inflation par ce qu'on appelle les coûts.
02:43La deuxième chose, c'est les effets de second tour.
02:45Parce que si vous avez une inflation qui dure, eh bien évidemment, vous allez avoir des salariés à juste titre
02:53qui vont réclamer des ajustements salariaux.
02:57Donc ça, ça va aussi alimenter les anticipations d'inflation.
03:02Et puis, évidemment, vous l'avez mentionné, Guillaume, eh bien, il y a un impact sur les denrées alimentaires.
03:08Pourquoi ? Parce que l'énergie entre dans la chaîne agricole, notamment sur les engrais, l'irrigation et le transport.
03:16Et donc, on est dans une situation où ce n'est pas seulement les prix à la pompe qui vont
03:21monter,
03:21c'est aussi potentiellement les salaires et les denrées alimentaires.
03:26Donc, on pourrait potentiellement être dans un espèce de choc qui serait induit par plusieurs éléments.
03:34Donc, effectivement, la chose qu'il faut surveiller ces prochains jours et ces prochaines semaines,
03:39c'est bien évidemment l'évolution du prix du gaz, comme vous l'avez dit,
03:43et l'évolution du prix de l'or, pardon, du pétrole.
03:46Mais de l'or aussi, pourquoi pas, bien sûr, puisque l'or a pas mal progressé ces derniers jours.
03:50Là, il repart un peu la baisse, l'once d'or, 5 146 dollars.
03:53Vous le disiez, baril de pétrole qui flambe, cours du gaz aussi.
03:56On se demandera dans quelques minutes, avec Benjamin Louvet, il sera avec nous pour parler de tout cela.
03:59On se demandera s'il a flambé des cours du gaz pour être entraîné ici en Europe aussi,
04:03un rebond des prix de l'électricité.
04:05Parce que oui, on est sur une réforme en cours du marché de l'électricité
04:08pour le rendre un peu moins dépendant des cours du gaz.
04:10Vous savez que les prix de l'électricité en Europe dépendent aussi des cours du gaz.
04:13Ce sera moins le cas à l'avenir, mais c'est encore quand même partiellement le cas.
04:16Et donc, ce qui se passe pourrait avoir un impact à terme, si ça dure, sur votre facture d'électricité,
04:21sur celle des entreprises aussi.
04:23Et les small caps du marché européen pourraient particulièrement souffrir plus que les large caps.
04:28On en parlera aussi.
04:29Et c'est vrai que depuis hier, les small caps souffrent particulièrement en Europe
04:31de cette hausse des cours du gaz parce que ça pourrait entraîner un rebond aussi de la facture d'électricité.
04:36On va en parler.
04:37Et du coup, qui sont les gagnants ?
04:39On se le demande.
04:40Hier, c'est Total Energy, les acteurs pétroliers qui progressaient, par exemple,
04:43qu'on voyait comme les évidents gagnants de tout ce qui est en train de se passer.
04:46Aujourd'hui, c'est l'inverse.
04:47Total Energy recule.
04:48Selon les analystes, la production de Total Energy, comme celle d'Exxon,
04:51sera menacée par la guerre en cours.
04:53John ?
04:54Oui, on y réfléchit à deux fois.
04:56Évidemment, on se disait que lorsque le prix du pétrole montait,
05:00les marges de ces entreprises montaient aussi.
05:03Mais on se pose un peu plus de questions parce que si on parle de Total Energy,
05:0930 % de la production se situe au Moyen-Orient et 20 % de la production pour Exxon,
05:1520 % pour Shell.
05:17Évidemment, ça va rendre une partie de leur volume vulnérable à toute escalade dans cette région.
05:24Ce qui est intéressant de noter aussi, c'est le gaz naturel liquéfié,
05:30puisqu'il y a une forte sensibilité.
05:34Près de 60 % des activités de gaz naturel liquéfié d'Exxon sont concentrées au Moyen-Orient.
05:43Et on sait que l'arrêt temporaire de la production de Qatar Energy,
05:46qui représente quand même 20 % de l'offre mondiale de gaz naturel liquéfié,
05:53accentue le risque.
05:54Évidemment, malgré ce qui est en train de se passer sur les volumes,
05:58on imagine que plus les prix du baril montent,
06:02et bien plus, comme je disais avant, les marges montent,
06:05il va falloir savoir à partir de quel niveau cette baisse de volume
06:10pourrait être concentrée par la hausse du prix du baril.
06:14Et on est aussi dans une situation assez cocasse,
06:19parce que vous savez que certains projets hors de cette région,
06:23comme le Golden Pass LNG,
06:26qui est un endroit au Texas pour Exxon,
06:32où on a du gaz naturel liquéfié,
06:34et bien peuvent devenir des endroits qui peuvent compenser les perturbations aux États-Unis.
06:41Et vous voyez évidemment mon sourire,
06:44parce que ça doit être le même de celui de Donald Trump,
06:48qui voit une partie de la production du gaz naturel liquéfié,
06:53qui revient aux États-Unis.
06:55Voilà, et Wall Street qui vient d'ouvrir en net repli le S&P-R,
06:58on rappelle 1,5 % après 7 minutes de cotation,
07:01le Nasdaq moins 1,8 %, Aude.
07:03Oui, comme disait John,
07:05pour le gaz naturel,
07:07la référence européenne est en forte hausse,
07:09plus 33 %,
07:10mais même aux États-Unis,
07:11le Henry Hub qui était hier assez flat,
07:15il prend 7 %.
07:16Donc effectivement,
07:17même si les États-Unis sont exportateurs nets de gaz naturel,
07:21ils vont être impactés notamment par cet afflux de production
07:24qu'ils vont devoir compenser quelque part.
07:26Oui, effectivement.
07:27Toutes ces questions, on les met sur la table,
07:29on les pose,
07:29on sera avec Benjamin Louvet dans quelques minutes.
07:32Et cette question,
07:32parce qu'aujourd'hui les marchés souffrent énormément,
07:34cette question, pardon,
07:35elle peut paraître cynique,
07:36elle pourra paraître cynique,
07:37mais c'est celle que se posent forcément les investisseurs.
07:40Est-ce qu'il faut acheter la baisse là aujourd'hui ?
07:42Enfin, quand on regarde historiquement, John,
07:43les conflits sont-ils en bourse des opportunités d'achat ?
07:47Oui, malheureusement,
07:49au-delà des drames humains,
07:50bien évidemment,
07:51si vous regardez depuis 1928,
07:53vous savez que j'aime bien parler aussi de l'histoire,
07:55eh bien, on a vu que le S&P 500
07:56avait traversé des énormes guerres mondiales,
07:59des crises, des attentats, etc.,
08:01tout en conservant une trajectoire haussière sur long terme.
08:05Si on parle de Père Larbourg,
08:07alors on voulait me dire Père Larbourg,
08:08ce n'était pas hier,
08:08mais après Père Larbourg,
08:10eh bien, les marchés,
08:12le S&P 500,
08:13ou le Dow Jones à l'époque,
08:14avaient perdu moins 20%
08:16avant de repartir à la hausse.
08:19On se souvient du 11 septembre,
08:20eh bien,
08:21on avait perdu 12% avant une certaine stabilisation.
08:24Et si on revient,
08:25eh bien,
08:26à des événements dramatiques
08:28qui sont un peu plus récents,
08:30notamment l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022,
08:34eh bien,
08:34la performance sur un an
08:35ressortait à seulement moins 5%.
08:38Donc, en fait,
08:39ce qu'on remarque,
08:40et ce qui est assez intéressant
08:41pour ceux qui veulent rentrer dans les marchés,
08:44malgré la tempête qu'on a actuellement,
08:47eh bien,
08:47depuis 1900,
08:491980,
08:50après des baisses d'au moins 10%,
08:52eh bien,
08:53la moyenne,
08:54après un an sur le point bas,
08:57est de plus 24%,
08:59avec près de 90%
09:02de cas positifs.
09:04C'est-à-dire que lorsque le marché
09:05baisse de plus de 10%,
09:07eh bien,
09:08un an après,
09:08vous avez 90% de chances
09:10que le marché soit plus haut.
09:12Oui,
09:12et parfois même beaucoup plus haut.
09:13Ce qui est frappant,
09:14c'est de voir que,
09:15quand même,
09:15Wall Street surperforme les autres marchés,
09:17même si aujourd'hui,
09:17Wall Street recule nettement.
09:18Wall Street,
09:19comme hier,
09:19recule moins que l'Europe.
09:20Wall Street recule aussi moins que l'Asie ce matin.
09:22Et le dollar,
09:23lui,
09:23carrément remonte.
09:24il remonte non seulement face à l'euro,
09:26mais aussi face au yen
09:27et même face à vous,
09:28John,
09:28face au franc suisse.
09:29Le dollar remonte face à toute paire de devises.
09:31Qu'est-ce qui se passe ?
09:32Qu'est-ce que ça dit
09:33et quelles seront les conséquences ?
09:35Vous savez que tout le monde,
09:37tous les analystes,
09:38pariaient sur un euro-dollar à 1,25.
09:40Et il n'y a pas si,
09:42il y a quelques minutes,
09:43on était sous les 1,16 à 1,15, 95.
09:47Et on est dans une situation
09:49où les investisseurs reviennent sur le dollar
09:52comme un réflexe refuge.
09:55Et donc,
09:55quand on dit un réflexe refuge,
09:57vous avez les capitaux mondiaux
09:59qui sont en train de revenir sur le dollar.
10:02Vous vous souvenez de la dédollarisation,
10:04de la mort du dollar ?
10:05Ce n'est plus du tout le cas.
10:07On a aussi un différentiel de taux
10:09qui est toujours attractif.
10:11Et puis,
10:12aussi,
10:12une chose qui est très importante,
10:13c'est qu'on a un effet mécanique
10:15sur les matières premières.
10:16Parce que,
10:16si vous avez un dollar qui est plus fort,
10:19eh bien,
10:19ça pèse en général
10:20sur les devises émergentes.
10:22Et puis,
10:22ça renchérit le coût
10:24des matières premières
10:25pour les pays importateurs.
10:26Et quand je vous dis ça,
10:28eh bien,
10:28je parle une nouvelle fois
10:29d'inflation
10:30pour les pays importateurs aussi.
10:34Et puis,
10:34dernière chose
10:35qui pourrait faire
10:36assez mal
10:37si le dollar
10:38continuait à s'apprécier,
10:40eh bien,
10:40c'est une pression
10:41sur les marchés émergents
10:42qui ont,
10:43pour la majeure partie,
10:45eh bien,
10:45des dettes
10:46qui sont libérées en dollars
10:48qui est en train de progresser.
10:49Donc,
10:50la hausse du dollar
10:51n'est pas si bonne
10:52malgré tout ce qu'on peut dire
10:54sur la faiblesse potentielle
10:56de l'euro,
10:57sur les valeurs exportatrices,
10:58parce qu'elle pèse
11:00d'une certaine manière
11:01sur l'inflation
11:02et puis sur la dette en dollars.
11:04Et tout ça fait monter quoi ?
11:05Eh bien,
11:05les taux souverains
11:06parce que les risques
11:07de retour d'inflation,
11:08ça entraîne effectivement
11:09peut-être la perspective,
11:11on verra,
11:11de hausse de taux,
11:12qui sait,
11:12on en parle un peu ici en Europe,
11:14on verra.
11:14En tout cas,
11:14on voit les taux obligataires,
11:15que ce soit en Europe
11:16ou aux États-Unis,
11:17assez nettement progresser,
11:18John,
11:19depuis le début de ce conflit.
11:21Oui,
11:21tout à fait.
11:22Et puis,
11:22on voit,
11:23vous savez que
11:24les anticipations d'inflation,
11:25on avait dit,
11:26par exemple,
11:27on avait regardé
11:28le 10 ans américain
11:29qui était passé
11:29sous les 4 %,
11:30et tout d'un coup,
11:31eh bien,
11:32ce qui s'est passé,
11:33ce qu'on a dit
11:33sur le prix du baril de pétrole
11:35qui potentiellement
11:36pourrait amener
11:37les banques centrales mondiales
11:39à remonter leurs taux
11:40ou en tout cas
11:41à ne pas les baisser,
11:42eh bien,
11:42ça fait remonter
11:44cette courbe de taux,
11:45ça fait remonter
11:47les rendements
11:48et on voit,
11:49on a certains analystes
11:51qui commencent à parler
11:52du 10 ans américain
11:53à 4,5 ans
11:54et vous l'avez bien entendu,
11:56Guillaume,
11:564,5 %
11:58alors qu'il n'y a pas très longtemps,
12:00eh bien,
12:01on avait un 4 ans,
12:02comme je disais,
12:03un 10 ans,
12:03pardon,
12:04comme je disais,
12:04qui était sous les 4 %.
12:05Il y a eu des mouvements
12:06aussi assez amples
12:07sur le marché obligataire,
12:09c'est vrai,
12:09si on regarde depuis hier,
12:11sur le marché actions,
12:13le VIX,
12:13il atteint un niveau
12:14de 27 points aujourd'hui,
12:17alors,
12:18c'est un niveau
12:19de plus haut
12:20depuis novembre 2025,
12:22alors,
12:22novembre 2025,
12:23on n'avait pas eu cette guerre,
12:24mais quand même,
12:26ce n'est pas des niveaux
12:27habituels,
12:28on était habitué
12:29à un VIX assez mou,
12:30assez en dessous de 20.
12:31En revanche,
12:32la volatilité,
12:32il y en a eu ce matin
12:33en Asie,
12:33en Corée du Sud,
12:34puisque l'opérateur
12:36de la bourse du COSPI
12:38a même dû enclencher
12:39un mécanisme spécial,
12:41le sidecar,
12:42parce que justement,
12:43il y avait trop
12:43de volatilité
12:44sur les produits dérivés,
12:46il y avait vraiment
12:47des volumes importants,
12:48donc c'est une intervention
12:49technique
12:50pour calmer le jeu,
12:53ça ne l'a pas empêché
12:53quand même de terminer
12:54en forte baisse
12:55à moins 7 %,
12:55le COSPI à Séoul.
12:57Effectivement,
12:58voilà,
12:58l'état des marchés aujourd'hui
12:59en étant net repli partout,
13:01même aux Etats-Unis,
13:02Wall Street a ouvert
13:02il y a 13 minutes,
13:03les trois indices reculent
13:04d'un à 2%,
13:05moins 2 le Nasdaq,
13:06moins 1 sur le S&P,
13:07c'est quand même une baisse
13:08une nouvelle fois moindre,
13:09moindre qu'en Europe
13:09et qu'en Asie ce matin.
13:10Est-ce que c'est un signe
13:11que les Américains
13:12peut-être rapatrisent,
13:13sont en train,
13:13John,
13:13de rapatrier leurs capitaux,
13:15ce qui permet à Wall Street
13:15au dollar
13:16de faire mieux
13:17que les autres marchés ?
13:18Ça expliquerait aussi
13:18du coup
13:19la baisse des autres marchés.
13:21Vous avez tout à fait raison,
13:22c'est exactement ça.
13:23Et puis,
13:23lorsqu'on regarde
13:24les différentes crises
13:26et si on prend
13:27les crises pétrolières,
13:29historiquement,
13:29dans les crises pétrolières,
13:30vous avez les marchés américains
13:32qui performent beaucoup mieux
13:35que les marchés européens,
13:36en tout cas,
13:37dans les six premiers mois
13:38qui suivent
13:39le déclenchement
13:41d'une crise.
13:42Alors,
13:42on revient vers les entreprises.
13:44Vous savez qu'aujourd'hui,
13:45alors c'est assez rare
13:47pour le signaler,
13:48aujourd'hui,
13:48on n'a pas encore parlé
13:49d'intelligence artificielle,
13:50mais vous savez,
13:50quand on parle
13:51d'intelligence artificielle,
13:52on regarde du côté
13:54des États-Unis
13:54où il y a toujours
13:55de la croissance,
13:56bien évidemment.
13:57Donc,
13:58effectivement,
13:58on commence à y réfléchir
14:00à deux fois
14:01et avant,
14:01vous parliez de la Suisse,
14:02Guillaume,
14:04normalement,
14:04le marché suisse
14:05qui est un marché refuge aussi,
14:08ce matin,
14:09baissait de plus de 3%,
14:11ce qui est assez rare
14:13pour le noter
14:13parce qu'on a des entreprises
14:15comme Nestlé,
14:16on a des entreprises
14:16aussi pharmaceutiques
14:17qui étaient aussi
14:18touchées de plein fouet
14:20par ce rapatriement,
14:21comme vous le disiez,
14:22des capitaux
14:23vers les États-Unis notamment.
14:25C'est ça qui explique
14:25peut-être la surperformance
14:26des actions américaines
14:27et la hausse du dollar,
14:29c'est vrai depuis hier.
14:30Une question quand même,
14:31c'est Étienne Braque,
14:32en discutant comme ça
14:33ce matin dans la rédaction,
14:33qui m'a lerté là-dessus.
14:34Est-ce que dans ces périodes
14:36où il y a énormément
14:37de vacarme et de bruit,
14:38certaines annonces
14:39qui habituellement
14:40feraient frémir le marché
14:41la passe inaperçue ?
14:42Il se trouve que dans le secteur
14:43financier,
14:43il se passe des choses.
14:45MFS,
14:46une banque hypothécaire britannique,
14:47a été placée sous administration,
14:48c'est-à-dire qu'elle fait défaut
14:49en fait,
14:49cette banque britannique,
14:51ce qui d'ailleurs peut-être
14:52est l'explication principale
14:53de la chute du secteur bancaire.
14:55Encore aujourd'hui,
14:55Société Générale perd 6%,
14:56par exemple,
14:57Crédit Agricole aussi perd 6%.
14:59Est-ce que l'arbre de la guerre
15:01ne cache pas la forêt
15:02des autres mauvaises nouvelles
15:03parmi lesquelles
15:04donc le risque de crédit
15:05à travers ce défaut
15:06d'une banque britannique
15:07qui nous a été annoncé
15:08il y a quelques heures,
15:09John ?
15:10Oui,
15:11clairement,
15:11l'arbre de la guerre,
15:12comme vous l'avez dit,
15:12ne doit pas cacher
15:14la forêt du crédit.
15:16Évidemment,
15:16c'était une crise
15:17qui avait commencé
15:18la semaine passée
15:19et on se souvient,
15:20on avait mis en avant
15:21le fait que plusieurs banques
15:23avaient investi
15:25dans des entreprises,
15:26notamment de software,
15:27durant le Covid,
15:28qui n'avaient plus du tout
15:30la même valorisation
15:31à cause de la cannibalisation
15:33de l'intelligence artificielle
15:35dont on en avait déjà parlé.
15:36Évidemment,
15:37ça passe au second plan
15:38puisque les risques
15:39de crédit émergent
15:41mais dans l'arrière-plan.
15:43On n'en parle plus
15:43mais ce n'est pas pour ça
15:45que c'est un sujet
15:47qu'il faut oublier
15:48et lorsque la mer
15:50se sera retirée,
15:52eh bien,
15:53évidemment,
15:53il faudra compter
15:54les entreprises
15:55et notamment les banques
15:56comme Apollo,
15:57Goldman Sachs
15:57et d'autres
15:58et en Europe,
15:59bien évidemment,
16:00qui ont investi
16:01dans ces private equity
16:04qui sont exposés
16:06à des fonds
16:07qui potentiellement
16:09feront faillite
16:09par la suite.
16:10C'est ça,
16:11ne pas oublier le reste
16:11de l'actu
16:12et donc cette banque britannique,
16:13banque hypothécaire
16:14placée sous sauvegarde
16:15qui fait défaut.
16:16Donc,
16:16des fonds comme
16:16Elliott Management
16:17avaient une exposition
16:18de 268 millions de dollars
16:19mais d'autres banques
16:20comme Barclays,
16:20St-Hander,
16:21Jeffries
16:22sont exposées
16:22à plus de 2 milliards de dollars
16:24peut-être de pertes.
16:25On va suivre,
16:26ce n'est pas énorme
16:26à leur échelle
16:27mais c'est un signal
16:27de plus,
16:28peut-être un domino de plus
16:29qui montre ces fragilités,
16:30ces nombreuses fragilités
16:31du marché du crédit
16:32en ce moment.
16:33Merci John
16:33de nous avoir accompagné,
16:34John Plassard
16:35depuis Cité Gestion.
16:36On vous salue.
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