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Lundi 9 mars 2026, retrouvez Louis de Fels (Directeur Général - Responsable de la gestion collective, Gay-Lussac Gestion), Sébastien Lalevée (Directeur général, Montpensier Arbevel), Alain Durré (Chef économiste Europe, Natixis CIB) et Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart4Change pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous retrouvez en direct à 17h à la télévision via vos box et vous nous retrouvez chaque
00:18soir en rattrapage,
00:19soit en replay sur notre plateforme bsmart.fr, soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, les marchés, les investisseurs qui attaquent une nouvelle semaine perturbée évidemment par la
00:34guerre contre l'Iran et l'embrasement au Moyen-Orient.
00:38Marché crise énergétique, c'est bien sûr le thème du moment qui anime les marchés avec la flambée des prix
00:44du pétrole et d'un certain nombre de produits issus du pétrole ou du gaz.
00:49Toute la question étant de savoir si ce choc d'approvisionnement énergétique est un choc temporaire ou durable et évidemment
00:57les scénarios en fonction du facteur temps ne sont pas les mêmes pour les économistes,
01:02pour les investisseurs sur les marchés. Nous en discuterons avec nos invités dans quelques instants alors que le G7 semble
01:10prêt à réfléchir à une action coordonnée,
01:12et quand bien même le G7 Finance aujourd'hui n'a pas abouti à un accord sur l'idée de
01:18coordonner une action pour libérer des réserves stratégiques.
01:22D'autres discussions sont prévues cette semaine, à commencer par une réunion téléphonique des ministres de l'énergie du G7
01:28demain,
01:28et sans doute un sommet ou une réunion à distance qui réunira les leaders et les dirigeants du groupe des
01:357.
01:36L'agence internationale de l'énergie recommande au pays du G7 de mettre sur le marché 3 à 400 millions
01:43de barils issus de leur réserve stratégique qui s'élève à plus d'un milliard de barils.
01:48Le pétrole qui a beaucoup flambé au cours de la nuit avec au final, pour cette journée en tout cas,
01:54une hausse qui reste modérée par rapport à ce qu'on a connu pendant les dernières heures,
01:58puisqu'on voit des cours du Brent et du WTI qui sont en train de repasser sous la barre des
02:03100 dollars, symboliquement au moins, en cette fin de journée.
02:07Pauline Grattel vous apportera plus de détails sur les mouvements de cette séance,
02:11et puis nous retrouverons comme chaque lundi Pierre-Yves Dugas, notre correspondant américain,
02:15pour expliquer, analyser la situation du point de vue américain.
02:22Pierre-Yves Dugas sera avec nous bien sûr dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse.
02:25Notez que les Etats-Unis sont au passage passés à l'heure d'été, pardon, le week-end dernier,
02:32ce qui réduit le différentiel de temps à 5 heures entre la côte est des Etats-Unis et l'heure
02:39parisienne par exemple.
02:40Donc tout est avancé d'une heure du point de vue de l'ouverture des marchés américains et de la
02:44fermeture des marchés US.
02:45Quart d'heure américain à retrouver donc à 17h45 en direct.
02:59Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline
03:04Grattel.
03:04Bonsoir Pauline.
03:05Et des marchés qui restent passablement secoués encore en ce début de semaine par le conflit au Moyen-Orient.
03:11Oui, cela fait plus d'une semaine désormais que le conflit au Moyen-Orient dure.
03:14Est-ce que les investisseurs redoutés est arrivé ?
03:17Les prix du pétrole ont poursuivi leur envolée et le baril de Brent et le WTI ont flirté avec les
03:23120 dollars.
03:24Le baril de Brent s'est envolé de plus de 25% ce matin.
03:28Le détroit d'Hormuz qui achemine habituellement 20% de la production mondiale reste paralysé.
03:33Plusieurs pays producteurs du Golfe comme les Émirats Arabes-Unis ont réduit leur production face à la saturation de leur
03:40capacité de stockage.
03:41Au final, je le disais en introduction, on est loin des 25-30% de hausse intraday qu'on connaissait
03:47il y a encore quelques heures sur les cours du pétrole
03:48avec notamment une information du Financial Times ce matin qui a un peu apaisé la situation.
03:54Information selon laquelle le G7 pourrait envisager une action coordonnée pour approvisionner le marché pétrolier via les réserves stratégiques.
04:01Oui, à ce stade, le G7 n'a pas réussi à s'accorder pour agir.
04:05Néanmoins, toutes les options restent sur la table.
04:07Après les ministres des Finances, aujourd'hui, ce sont les ministres de l'énergie du G7 qui se parleront demain
04:13avant une réunion des dirigeants, sans doute dans les prochains jours.
04:16Ce matin, le FT évoquait la possibilité de mettre 3 à 400 millions de barils sur le marché.
04:21Le pétrole qui gagne moins de 10% désormais aujourd'hui au cours de cette séance par rapport à la
04:26clôture de vendredi soir.
04:28Côté actions, où en est-on, Pauline ? Sachant que les indices actions en Asie et en Europe restent les
04:35plus pénalisés pour l'instant par le conflit au Moyen-Orient.
04:38Oui, en Asie, le Nikkei a fini en repli de plus de 5%.
04:41Le Cospi cède à nouveau 6% en clôture après son plongeon spectaculaire de la semaine dernière.
04:47En Europe, les indices sont également en repli.
04:49Le CAC 40 enchaîne sa sixième séance de recul et évolue désormais autour de 7800 points.
04:56L'indice parisien cède plus de 2% au cours de la séance avant de réduire un petit peu ses
05:01pertes.
05:01Et après, un repli de 8% la semaine dernière.
05:04Les Etats-Unis n'échappent pas au repli généralisé des indices, mais toujours dans une moindre ampleur.
05:10Le Dow Jones est en repli de plus de 1% dans les premiers échanges.
05:13Enfin, l'indice VIX s'envole à nouveau de 10% et dépasse le seuil de 30%.
05:17Et puis les marchés obligataires continuent aussi bien sûr de réagir à ce choc énergétique
05:22ou cette crise d'approvisionnement du pétrole avec des taux qui continuent de se tendre.
05:27Oui, le rendement américain à 10 ans se tend à nouveau légèrement pour évoluer autour de 4,15%.
05:32Le rendement à 2 ans se traite autour de 3,60%.
05:36En Europe, le rendement allemand à 10 ans évolue autour de 2,90%.
05:40En revanche, le rendement allemand à 2 ans se tend d'une dizaine de points de base autour de 2
05:45,40%.
05:46Sur le marché des échanges, le dollar se renforce face à un panier de grandes devises
05:50ramenant l'euro-dollar autour de 1,15,50%.
05:53Sur le plan boursier, sur le plan sectoriel, la guerre commence à affecter à peu près tous les secteurs désormais.
05:59Oui, au sein du Stocks 600, tout est dans le rouge.
06:01Le secteur des matières premières cède 4% au cours de la séance.
06:05Le secteur de la défense abandonne plus de 3,5%.
06:08Du côté des banques, elle cède 3% environ.
06:11Et évidemment, la composante des voyages n'est pas épergnée, moins 2,5%.
06:15D'ailleurs, les compagnies aériennes poursuivent leur repli entamé la semaine dernière.
06:20Ainsi, Air France-KLM perd 4%.
06:22L'automobile est aussi en repli.
06:24En France, Renault et Stellantis cèdent 2%.
06:26Et les équipementiers Valeo et Forvia reculent de plus de 5%.
06:29Et puis, on notera sur une valeur spécifique au sein du CAC 40, la forte baisse d'un titre comme
06:35ArcelorMittal aujourd'hui.
06:36Oui, le titre cède près de 10% au pire de la séance.
06:39Il est pénalisé par un changement de recommandation de JP Morgan de deux crans,
06:42passant ainsi de surpondéré à sous-pondéré et abaissant largement son objectif de cours.
06:47Selon la banque, le producteur d'acier semble sous-estimer les effets défavorables de la hausse des prix mondiaux de
06:53l'énergie.
06:54Le titre cède 20% en une semaine.
06:56Dans les autres valeurs du CAC 40, même Total Energy est dans le rouge et cède 2%.
07:00Un mot de l'agenda et des événements prévus demain pour les investisseurs sur les marchés, Pauline.
07:05Ils prendront connaissance demain des balances commerciales françaises et allemandes pour le mois de janvier.
07:10Au Japon, on regardera la croissance du quatrième trimestre en seconde lecture.
07:14Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
07:16Pauline Grattel vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
07:53Sous-titrage Société Radio-Canada
07:56Comment est-ce qu'on y réfléchit aujourd'hui ?
08:00Partant de ce que nous dit le marché, quand on regarde évidemment le pétrole,
08:03qui est l'indicateur de la tension géopolitique et du conflit aujourd'hui au Moyen-Orient.
08:09La première question étant, que price le marché ?
08:12Quels sont les scénarios que le marché semble privilégier aujourd'hui ?
08:16Et partant de là, quelles sont les conséquences macroéconomiques possibles ?
08:21Alors au niveau des attentes, on voit maintenant que ça bouge un peu partout.
08:26Le marché attend deux hausses de taux de la BCE.
08:29Et ça, ça part d'un principe qu'on resterait avec des taux, des prix énergétiques assez élevés.
08:38Parce qu'il y a effectivement le pétrole, le gaz.
08:40Mais in fine, c'est l'électricité, le fuel pour le chauffage.
08:45Pour le moment, tout ce qu'on peut faire, c'est des scénarios.
08:48On a un scénario où on aurait cette volatilité des prix énergétiques sur un trimestre.
08:55Et donc là, on a quelque chose de relativement limité comme impact négatif.
09:02Et ça ne changerait pas du coup notre call de la BCE qui n'est pas de hausse de taux
09:06en 2026.
09:07En revanche, si on part plutôt sur des prix qui sont à 90 dollars pour le Brent en moyenne jusqu
09:14'à la fin de l'année,
09:15on retirerait 0,2 point de pourcentage de la croissance du PIB de la zone euro.
09:21On prévoit à 1,2.
09:23Donc on s'est à 1.
09:25Et on augmenterait de 0,4 point l'inflation en 2026.
09:30Et donc on passerait à 2,7% d'inflation.
09:34Ce qui est évidemment un game changer assez important.
09:38Donc on est encore dans quelque chose, au bout de 10 jours de conflit, dans quelque chose qui est encore
09:44résorbable.
09:45Si jamais le conflit s'arrêtait demain, si Donald Trump proclamait une victoire et donc la fin des opérations,
09:55on pourrait se retrouver quand même dans une économie qui n'aurait pas trop de séquelles de cet événement.
10:01Oui, c'est vraiment la durée du conflit qui déterminera dans quel scénario on se trouve.
10:06Un mot, c'est qu'on est quand même dans une situation différente que de 2022, avec la guerre en
10:12Ukraine,
10:13parce qu'on n'était pas dans le même cycle économique.
10:16Ça tournait.
10:17Et surtout, en France en particulier, on avait des problèmes de production du nucléaire avec les entretiens des différents réseaux.
10:23Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
10:24On n'a pas les scorer du Covid qu'on avait en 2022, c'est ça ?
10:27Avec des problèmes de goulet, d'approvisionnement, etc.
10:31Et on a en plus une capacité nucléaire qu'on a retrouvée après les épisodes de maintenance.
10:36Tout à fait.
10:36Donc on pourrait avoir une pointe d'inflation si pendant 2-3 trimestres, on a cette hausse des prix énergétiques.
10:43Mais on aura un effet de base inversé en 2027 et dans un contexte où la probabilité d'une récession
10:50a fortement augmenté.
10:51Donc dans ce cas-là, dans ce cas de figure, ça me paraît difficile pour la BCE d'être très
10:56agressive avec des hausses de taux en 2026.
11:00Oui, effectivement.
11:01C'est toujours un casse-tête pour les banques centrales, mais particulièrement quand on a un choc positif sur les
11:08prix et négatif sur la croissance.
11:09Ce que les économistes décrivent comme étant un épisode de stagflation, c'est vraiment peut-être le pire des scénarios
11:16pour les banques centrales et pour les marchés d'ailleurs.
11:19Sébastien, quelles sont les réflexions qui vous animent là ?
11:22Effectivement, l'hypothèse qu'on ne maîtrise pas, c'est celle de la durée du conflit.
11:26Mais c'est quand même bien le facteur déterminant qui peut déterminer si le scénario change ou pas à la
11:33fin.
11:33Donc, il faut une guerre et un pétrole à sang pour ne pas parler d'IA pendant trois minutes.
11:38Donc, je noterai qu'on n'en a pas parlé au début de l'émission.
11:44Et je souligne que l'IA est toujours là.
11:47Il reste 33 minutes, Sébastien.
11:48On verra si on arrive à parler d'IA parce qu'il y a peut-être des choses à dire.
11:51Non, mais ce n'est pas ça.
11:52C'est que l'IA est toujours là et l'aspect déflationniste de l'IA majeur est toujours là.
11:57Donc, les 2,7% de croissance, j'y crois, malheureusement, pas le début d'une seconde.
12:01Après, on verra.
12:03Mais en fait, c'est quand même intéressant parce qu'avant l'épisode d'accélération du pétrole
12:09qui est donc arrivé à peu près au bout d'une semaine de conflit,
12:14le grand sujet sur les marchés, c'était la dichotomie entre les actifs réels
12:19qui étaient devenus le nouvel endroit où il fallait être
12:23et les actifs intangibles qui, eux, souffraient de l'IA.
12:25Oui, je crois que c'est l'IA qui fait deux paniers.
12:27Un à plus 20 et l'autre à moins 20 globalement depuis le début de l'année.
12:31Et puis là, on s'est rendu compte que tout ce qui était actif réel avait besoin de gaz et
12:34de pétrole.
12:35Donc, ça baisse parce que malheureusement, la chimie est très énergie sensitive.
12:40Et donc, tout ce qui se passe en ce moment fait que tout ça ne tient plus.
12:43Donc, sur les marchés, ce qui est compliqué, c'est que les marchés qui sont aujourd'hui,
12:48comme vous le savez, nous représentons avec, lui, malheureusement,
12:52une partie au-delà de la qualité intrinsèque de notre société.
12:55Une espèce en voie de disparition, c'est ça ?
12:56Une espèce en voie de disparition, c'est-à-dire que les flux que nous représentons sont liés,
13:00mais que c'est les algos, les paniers, le momentum qui fait le marché.
13:05Et le problème de ça, c'est qu'on est passé d'une rhétorique à l'autre
13:08et le momentum est passé, entre guillemets, d'une thématique à l'autre.
13:11Donc, le sujet qu'on a, nous, à la lumière de ce que vous pouvez dire,
13:17c'est de se dire, bon, et le marché, là, a commencé à le faire en fin de semaine dernière,
13:20c'est-à-dire qu'il est clairement rentré dans un narratif beaucoup plus noir économiquement,
13:25ce qui n'avait jamais été le cas jusqu'à présent,
13:27et donc parler de récession, et on voit que la chute des matières premières aujourd'hui hors pétrole,
13:32donc des métaux, de l'acier, ce genre de choses,
13:35c'est clairement lié à un risque récession, en fait.
13:38Et qui serait évidemment alimenté par un discours trop dur de la BCE,
13:45avec des volontés, parce qu'aujourd'hui, je crois que le marché price deux hausses des taux.
13:48Oui, jusqu'à deux hausses, c'est ce qu'on disait, bien sûr.
13:50Et deux hausses des taux, aujourd'hui, ça serait aussi stupide que de le faire.
13:53Alors qu'il y a trois semaines, un mois, on discutait de la possibilité d'une nouvelle et dernière baisse
13:57de taux.
13:58Je rappelle juste que Trichet, en 2008, avait monté les taux dans une période de risque économique majeur,
14:03alimenté par du pétrole qui montait, parce qu'il était monté à plus de 100 déjà à l'époque,
14:07et que sur cette base-là, il avait monté les taux, ce qui s'était avéré être une erreur de
14:11politique économique majeure.
14:13A l'inverse, en 2022, on a beaucoup critiqué la BCE pour ne pas avoir remonté suffisamment rapidement
14:19ses taux d'intérêt face à une inflation qu'elle voyait transitoire.
14:23Alors, non mais je vais vous laisser la parole.
14:26Dans un cas, il y a eu une crise mondiale, une crise économique majeure.
14:29Bon, ce prime avait un peu aidé.
14:32Voilà, donc en clair, en tant que...
14:36Avant que tu nous éclaires de tes vues,
14:41le sujet qu'on a en tant que gérant de fonds,
14:46c'est effectivement...
14:47L'histoire devient totalement différente si on se met dans un scénario de récession,
14:52ce qui n'est...
14:53Ce qui est celui de personne, en fait, aujourd'hui.
14:55Non, mais le marché est quand même obligé de commencer à mettre un prix dessus, alors.
14:58Exactement, ça commence à être un peu le cas.
15:00Et ce qu'on disait tout à l'heure, c'est qu'en l'espace d'une semaine,
15:03le fait que le conflit dure plus longtemps et que le pétrole...
15:07Je crois que le marché, c'était des probes, il y en a de partout maintenant.
15:11On était à 50% de chance que le pétrole soit au-delà de 100 dans trois semaines.
15:16Donc ça dure au moins un mois.
15:18Et en fait, c'est là où on met le curseur, de là où ça commence vraiment à refaire mal.
15:23Et après, là, ça devient de la guerre fiction, ce qui n'est pas notre spécialité.
15:27Non, non, non, j'essaie de vous amener trop loin dans la spéculation géopolitique.
15:33Malheureusement, en théorie, si tu veux battre un scénario,
15:35il faut avoir une réponse sur combien de temps ça dure.
15:37Ah oui.
15:38Et je terminerai juste là-dessus.
15:40Le sujet, c'est que la macro, en réalité,
15:43notamment aux Etats-Unis, elle n'est quand même pas très bonne.
15:45Les chiffres ne sont pas bons depuis un petit bout de temps.
15:48Alors le shutdown, l'arrêt de certaines stats à la Trump
15:51ont fait qu'on n'a pas...
15:53C'était un peu caché.
15:55Mais là, ça n'est plus du tout.
15:56L'emploi n'est pas bon.
15:57Ça fait un an qu'il n'y a plus de création d'emplois privés, on va dire.
16:00En dehors de certains secteurs.
16:01En dehors de quelques secteurs.
16:02Donc ce n'est pas très bon.
16:04Donc le seul truc pour Trump, c'est qu'à un moment,
16:06il ne les gagnera pas, ces élections.
16:07Mais il les perdra bien.
16:09Et s'il les perd, il a un vrai problème.
16:11Donc il y a aussi cet aspect-là, au-delà de la politique au Moyen-Orient.
16:15Il y a le coup politique de celui qui a institué ça.
16:18Ce qui plaide plutôt pour l'idée que,
16:20personne n'a intérêt à ce que ce conflit s'éternise,
16:23si je comprends bien.
16:24A commencer par Donald Trump, vu son agenda politique.
16:27Alors je donne juste la parole à Alain avant vous,
16:29Louis, pour revenir sur les erreurs,
16:32entre guillemets, de la Banque Centrale Européenne.
16:35C'est vrai que 2008 a marqué beaucoup les esprits.
16:37Certains en parlent encore aujourd'hui.
16:40Je ne suis pas coupable.
16:41J'étais à la Banque Centrale Européenne.
16:42Oui, Alain était à la Banque Centrale Européenne.
16:44C'était une dynamique à l'époque très compliquée
16:46au Conseil des Gouverneurs.
16:48Pour la petite histoire, en fait, la hausse avait été proposée en 2007.
16:53Et puis ça a perdu, c'est perduré.
16:55C'était compliqué au Conseil des Gouverneurs.
16:57Ils ont décidé en juillet.
16:58Mais bon, voilà.
17:00En revanche, en 2022, ce qui est important de souligner,
17:03c'est qu'on avait quand même dans le pipeline,
17:06dans les tuyaux,
17:08l'effet inflationniste de toutes les politiques de liquidité
17:11qui avaient été faites par la BCE.
17:12Et donc, la grande différence avec aujourd'hui,
17:15et je vous rejoins à ce niveau-là,
17:17c'est qu'en fait, la tendance de l'inflation sous-jacente est baissière.
17:21Alors qu'elle a été haussière en 2022.
17:24Et donc, ce que je pense que le marché sous-estime,
17:26c'est que dans la révision de la stratégie politique monétaire
17:30de la BCE qui a été publiée en juin dernier,
17:32la BCE a réintroduit le concept de moyen terme,
17:37orientation de moyen terme,
17:38qui avait été un peu tuée par le traguer.
17:41Oui, mis au second plan.
17:42Oui, et là, ils insistent beaucoup pour dire,
17:45en fait, ce qui nous intéresse, c'est l'inflation à 4 ans.
17:50On peut avoir un dépassement à gros,
17:54soit la baisse de la cible pendant 1 ou 2 ans.
17:56Si on est sûr que ça ne change pas notre objectif à 4 ans,
17:59c'est-à-dire la stabilité des prix,
18:01on n'a pas de raison.
18:02On regarde à travers.
18:03Et ça, je pense que le marché ne prend pas ça en compte suffisamment.
18:06Et vous dites là, il y a quand même beaucoup moins de risques,
18:08parce que c'est toujours cette question des effets de second tour
18:11à travers l'inflation énergétique.
18:13Vous dites là, il y a beaucoup moins de risques d'inflation,
18:15d'effets de second tour à travers une hausse des salaires
18:18qui rendrait une inflation plus entretenue,
18:21plus endogène, plus persistante,
18:23que ce qu'on a pu voir peut-être en 2022,
18:26craindre en 2022.
18:26Aux Etats-Unis, clairement, on a des destructions d'emplois maintenant.
18:30C'est vrai.
18:30En zone euro, on a quand même des taux de chômage
18:33qui sont plutôt la tendance à la hausse
18:35et des conditions de marché du travail qui s'allègent.
18:39C'est beaucoup moins tendu qu'avant.
18:41Et surtout, dans la plupart des pays,
18:43on a une décélération des salaires.
18:45Et donc, l'aspect récession est assez important,
18:48parce qu'en fait, aujourd'hui,
18:49le gros problème qu'on a en zone euro,
18:51c'est que les gens épargnent de trop.
18:53On est à des niveaux historiques de taux d'épargne.
18:56Et ça, c'est parce qu'il y a un manque de confiance
18:57qui était déjà présent avant la crise,
19:00et donc avant la guerre.
19:01Et donc, maintenant, ça ne fait que renforcer cet aspect-là.
19:03Et quand on regarde les enquêtes auprès des consommateurs,
19:05ils vous disent clairement en Europe,
19:07malgré le taux d'épargne élevé,
19:09mon intention sur les 12 prochains mois,
19:11c'est d'épargner davantage.
19:12Ça, c'est une mauvaise nouvelle pour la croissance.
19:14Donc, le risque est plus un risque de récession,
19:16quand même, qu'un risque de stagflation, au final.
19:18Oui.
19:19La stagflation, c'est une récession mélangée
19:21à une inflation un peu hors contrôle,
19:23ce qui n'est pas encore le cas.
19:26Mais le risque de récession, oui.
19:27Il a forcément augmenté ces derniers jours.
19:30Louis, vous avez la parole.
19:31Je fais ça en ligne avec ce qui a été dit,
19:33parce qu'il y a encore le week-end dernier,
19:35on pensait assez vite que ça allait être transitoire.
19:38Et c'est vrai qu'entre les chiffres de l'emploi,
19:39vendredi dernier, donc il y a destruction d'emplois,
19:41le chômage qui remonte, qui repasse de 4-3 à 4-4.
19:45Et c'est vrai que tout ce qui s'est passé,
19:46il y a eu un vrai sell-off ce week-end.
19:49Le baril qui prend plus de 20 dollars,
19:50les taux, notamment émergents,
19:52sont complètement partis dans l'écart.
19:53Il y a eu plus de 6 mois de performance.
19:55Il y a eu énormément de carry-trades
19:56qui ont été faits sur les émergents.
19:58C'était là où il fallait être dans les actifs.
19:59Il y a eu, en une journée,
20:01un balayage de 6 mois de performance.
20:03Donc ça, c'est plutôt assez sain.
20:05Et c'est vrai qu'en effet,
20:05tout le monde parle de stagflation.
20:07Mais le problème de la dérivée seconde
20:08de tout ce qui se passe,
20:09c'est que ce qui marche est hyper mis aux Etats-Unis,
20:11ce qu'on sait, que l'emploi est compliqué,
20:13que la consommation, en tout cas modeste, est là.
20:15Et là, c'est tenu, notamment,
20:16par les actifs, par le S&P,
20:18et par tout ce qui était...
20:20Les faits richesses, quoi.
20:20Les faits richesses.
20:21C'est sûr que le problème,
20:22c'est que si toute la pétrochimie en Asie est bloquée
20:25et que vous ne pouvez plus livrer les puces, etc.,
20:28ça va faire un petit sacré dégât.
20:30Et ça pourrait entraîner un effet un peu boule de neige
20:33qui serait négatif pour la tech
20:35et aussi les faits richesses aux Etats-Unis.
20:37C'est pour ça que là, il y a eu, selon nous,
20:40et on l'a vu,
20:41il y a eu vraiment un sell-off massif sur les taux.
20:44Les taux sont montés, même que ce soit européen et tout.
20:46Et comme par hasard, au moment du sell-off,
20:48c'était peut-être le moment ce matin
20:50d'acheter de la duration pour se protéger.
20:52En effet, en tout cas,
20:53la probabilité de récession avec tout ce qui se passe
20:56augmente de plus en plus aux Etats-Unis.
20:57Donc s'il y avait un dérapage sur les taux longs en US,
21:00je pense que ce serait une bonne façon de se couvrir.
21:02Mais vous dites qu'on retrouve finalement un risque
21:04qu'on sait gérer dans le marché.
21:06On a passé beaucoup de temps à expliquer
21:11que le 60-40 ne convenait plus au monde actuel,
21:15que les taux souverains, notamment,
21:18pour plein de raisons,
21:20un monde différent, un nouvel ordre économique
21:22et surtout des niveaux d'endettement très élevés,
21:26ne permettaient plus aux marchés souverains
21:28d'être forcément des marchés de refuge.
21:30De protection.
21:32Ça a été un jour, le premier jour,
21:34les taux longs ont baissé.
21:35Là, vous dites que dans des moments comme ça,
21:36on se dit quand même que d'aller chercher
21:38de la duration sur du taux d'Etat,
21:41du taux souverain,
21:41ça peut être quand même une forme
21:42de protection intéressante.
21:44Il fallait attendre un peu le sell-off.
21:45Oui.
21:46En tout cas, clairement, on l'a eu,
21:47c'était beaucoup trop risqué.
21:49C'est vrai qu'il n'y a pas de safe-fait-vote.
21:50Même l'or ne joue plus sa valeur de refuge relativement.
21:53Le dollar.
21:54Mais pareil, le dollar, normalement,
21:55quand il y a des chocs aussi importants,
21:57le dollar, il est censé prendre 10%.
21:58Il a pris quelques pourcents contre l'euro.
22:00On aurait pu penser qu'il y aurait eu
22:01un sell-off massif sur l'euro
22:02qu'on le retrouvait à un 12%.
22:04Eh bien non, il reste entre un 15% et un 16%.
22:06Donc voilà.
22:07Le problème, c'est que comme personne ne sait rien
22:09si ça va durer longtemps,
22:10les gens n'ont pas envie d'être non plus
22:12trop risk-off, risk-off,
22:13parce que vous connaissez la statistique.
22:14Chaque fois qu'il y a un choc géopolitique,
22:18très souvent, en moyenne,
22:19les marchés baissent 10%.
22:21Ça dure trois semaines, un mois.
22:23Et très souvent, trois mois après,
22:24vous êtes revenu all-time high.
22:26Donc les gens se disent,
22:26bon, est-ce que c'est peut-être le moment ?
22:28Et voilà, il y a peut-être l'UCEF.
22:29Donc à court terme,
22:29peut-être qu'on a touché les points bas
22:30peut-être ce week-end,
22:32cette nuit, ce matin.
22:33Mais il y a un risque de s'écarter
22:35trop du marché, quoi, d'une certaine manière.
22:36De trop s'écarter,
22:36parce que ça peut remonter très vite.
22:38Comme vous dites très justement,
22:39bon, pour l'instant,
22:39ça n'en prend pas...
22:41Le chemin.
22:41Le chemin, clairement,
22:42avec la nomination du fils du Mola,
22:45ça n'a clairement pas aidé.
22:47Et le président Trump a clairement dit
22:48que ça n'allait pas.
22:49Le président Poutine a soutenu
22:51et félicité la nouvelle nomination.
22:57de protéger les droits d'hormuz
22:59en mettant des bateaux
23:00qu'elle pourrait essayer de faire.
23:01Mais bon, moi, je ne suis pas
23:02un expert en géopolitique.
23:03Je ne sais pas si c'est faisable ou pas.
23:05Donc voilà, il suffit qu'il y ait un accord.
23:07On a parlé la semaine dernière,
23:09un accord avec la CIA.
23:10On a entendu un peu de twin.
23:11Donc à moins de bonnes nouvelles,
23:13ça repart.
23:14Mais là, clairement,
23:14il y a eu un premier sell-off.
23:16On verra la suite.
23:18Mais je pense que le sell-off d'aujourd'hui
23:19est assez intéressant
23:22pour les prochaines séances.
23:23Je ne sais pas si c'est avéré
23:24qu'ils ont effectivement enrichi
23:26l'équivalent de 11 bombes.
23:29L'Iran ?
23:29Oui.
23:30Je n'en sais rien.
23:31Si vous me demandez un mot,
23:31c'est confirmé.
23:33J'avais vu cette nouvelle-là.
23:36Si c'est avéré,
23:37ça ne va pas s'arrêter.
23:38Les Israéliens ne plaideront pas
23:40pour qu'on se calme.
23:44Alors si on regarde les courbes
23:45de marché à terme
23:46des futurs pétroliers,
23:48on voit peut-être qu'à trois semaines,
23:50comme le dit Goldman,
23:51il y a une chance sur deux
23:52que le baril soit au-delà
23:53des 100 dollars
23:54ou toujours à 100 dollars.
23:56En revanche,
23:57quand vous regardez les prix
23:58mars 2027,
23:59dans un an,
24:00on est nettement en dessous
24:02des prix spot aujourd'hui.
24:03C'est-à-dire qu'il y a quand même
24:04ce phénomène de contango,
24:05mais qui signale
24:06que le marché,
24:07à ce stade,
24:08estime qu'il y aura
24:09quand même de toute façon
24:10une fin
24:10et que d'ici 6-12 mois,
24:12on reviendra
24:12à une situation
24:14de prix de pétrole
24:15beaucoup plus normale.
24:16On était à 60 dollars
24:17en début d'année.
24:19Avec des prévisions
24:20à 30,
24:2140,
24:22même qu'il le prévoyait
24:24à 200,
24:25300,
24:26c'est assez amusant
24:27avec le pétrole.
24:28Il y a des gens
24:28très intelligents
24:29qui l'ont prévu
24:31à 30 et à 300
24:32et c'est les mêmes souvent.
24:33Non, mais bon,
24:34c'est vrai qu'il y a quand même
24:35beaucoup de contre-pieds
24:36dans ce marché.
24:39Peut-être que les taux souverains,
24:40c'est un point d'entrée.
24:41Le dollar a quand même
24:43progressé un peu,
24:44on va le dire,
24:44dans ce moment de tension.
24:46Et puis,
24:48la diversification
24:49hors action américaine
24:51a été un peu pénalisée
24:53pour le coup, Louis.
24:54Rappelez-vous de ce qu'il y a
24:55le plus baissé,
24:56c'est partant de l'Asie,
24:58c'est la Corée du Sud,
24:59Taïwan, etc.
25:00Enfin, tous ces marchés
25:00qui étaient plébiscités
25:02avec cette logique
25:03de diversification,
25:04d'aller acheter de la tech
25:05en dehors des Etats-Unis.
25:06C'est toujours pareil
25:06en début d'année.
25:08Dans ce que dit Sébastien,
25:09tout le monde privilégiait
25:10trois secteurs,
25:11les émergents,
25:12les bancaires
25:13et la défense.
25:14Bon, la défense,
25:15et évidemment,
25:16demande aussi
25:16tout ce qui était
25:16construction,
25:17infrastructure.
25:18Donc, c'est vrai que
25:20dans les quatre,
25:20je pense qu'il n'y a que
25:21la défense qui s'en s'est
25:22à peu près bien tenue.
25:23Mais tout le reste,
25:24les banques,
25:25c'est avec Fort Beta,
25:25ça s'est fait un peu massacrer,
25:26notamment avec l'augmentation
25:27des spreads de crédit.
25:28Les émergents,
25:29quand le dollar revient fort,
25:31ça a été un bain de sens,
25:32ça a été vraiment
25:32mais nettoyé.
25:33Il y a eu
25:34des mois de performance
25:35sur un jour.
25:36Je pense que ça fait
25:36très très mal
25:36pour ceux qui étaient
25:37un peu trop lévrigés
25:38sur le carry trade.
25:40Donc, voilà.
25:41Maintenant,
25:42la vraie question,
25:43c'est de dire
25:44que vont faire
25:44un peu les banquiers centraux.
25:45Est-ce que c'est vrai
25:46qu'aux Etats-Unis,
25:47on n'a pas parlé,
25:47on n'a pas parlé
25:48de hausses de taux en Europe.
25:50Là, on n'est plus qu'à
25:51moins d'une, je pense,
25:52aux Etats-Unis.
25:53On ne parle toujours pas d'une.
25:54Oui, oui.
25:54On parle de baisse.
25:55Oui, oui, c'est ça.
25:56Mais on les a reportées.
25:57On était à deux.
25:58On n'est passé plus qu'à une.
25:59Donc, voilà.
26:00C'est vrai qu'il ne peut pas
26:01encore parler,
26:02M. Warch,
26:03mais ce qui est assez intéressant
26:04pour la petite stade,
26:05j'en profite
26:05quand on parle
26:06des banquiers centraux,
26:07peut-être qu'ils vont rappeler
26:08notre ami Alan Greenspan
26:09qui a fêté ses 100 ans
26:10ce week-end.
26:11Il fait quand même
26:1219 ans aux têtes de la Fed.
26:14Il avait été bon en 87
26:15pour gérer
26:17le pétrolier, c'est ça ?
26:18Le pétrolier,
26:18avec l'inflation.
26:19Bon, il est un peu moins bon
26:20après,
26:21d'ici 2006,
26:22qu'il y ait donné
26:23la crise des subprimes.
26:24Peut-être qu'il y a une marche
26:25à l'appeler.
26:26Oui.
26:28C'était juste pour la petite stade.
26:31Effectivement,
26:31ça fait partie des parallèles
26:33qu'on dresse aujourd'hui.
26:34Alors, il y a 2022
26:35qui est le dernier épisode
26:36de crise énergétique en Europe,
26:37mais il y a le premier
26:38choc pétrolier,
26:39113, 114,
26:40et surtout le second choc pétrolier
26:41qui implique d'ailleurs
26:42l'Iran également.
26:45Est-ce que ces moments historiques
26:47sont encore des playbooks
26:48pour les banques centrales
26:49aujourd'hui, Alain ?
26:50Ils ont très certainement,
26:52enfin, ils ont tous
26:52ces épisodes en tête
26:54et ils essayent d'ajuster
26:57tant bien que mal
26:59au nouvel environnement.
27:01Je reviens vraiment
27:02sur ce concept
27:03d'orientation
27:04de moyen terme
27:05parce qu'on va avoir
27:06un choc...
27:07Donc, en fait,
27:08la vraie différence,
27:09c'est est-ce qu'on aura
27:10pendant deux trimestres
27:11ou pendant un an
27:12la hausse de taux ?
27:14De pétrole.
27:15Parce que là,
27:16ça change le scénario
27:18de croissance.
27:19Maintenant,
27:20si ces deux trimestres,
27:22on sait qu'on a
27:23un effet de base négatif
27:24en 2027,
27:26ça ne change pas
27:26l'orientation
27:27à 3-4 ans.
27:27est-ce que vous disiez ?
27:28Je pense que
27:29la première ligne de défense,
27:31ça sera de jouer
27:32sur la liquidité.
27:33Alors, je pense que
27:34là, je serais très intéressé
27:36d'avoir le point de vue
27:38des gérants,
27:39des collègues,
27:39mais je pense que
27:40une grosse partie
27:42de la volatilité
27:43des marchés,
27:43c'est qu'il y a encore
27:43beaucoup de liquidité
27:44dans le système.
27:46Et donc,
27:47aux Etats-Unis,
27:48nous...
27:49C'est la liquidité
27:50qui entretient
27:51la volatilité du marché, là.
27:52C'est-à-dire que
27:53parmi nos clients,
27:54il y a beaucoup de personnes
27:55qui vous disent
27:56je dois placer l'argent
27:57quelque part.
27:58Et donc,
27:59à la moindre bonne
28:00ou mauvaise nouvelle,
28:01ça chiste assez rapidement.
28:03Mais ce qui est important,
28:04c'est que
28:05par rapport à 2022,
28:07on est quand même
28:07dans un resserrement
28:09de la liquidité.
28:11La Fed a arrêté
28:12le quantitative tightening,
28:14donc le resserrement
28:16de l'injection de la liquidité.
28:18Oui, la réduction du bilan.
28:20La Banque d'Angleterre,
28:22probablement,
28:23avant une baisse de taux,
28:24elle choisira aussi
28:25d'arrêter son propre cutie.
28:27Et la BCE
28:28ne va pas pouvoir faire
28:29beaucoup de choses
28:31différemment.
28:32D'accord.
28:32Parce que la BCE
28:33est pour l'instant
28:34des trois banques centrales
28:35que vous avez citées,
28:36celle qui n'a pas changé
28:37son programme
28:38et son orientation
28:39de réduction du bilan
28:40au rythme indiqué
28:41mois par mois.
28:43Mais ça, vous dites
28:43que c'est une première ligne
28:44de défense
28:44qui va peut-être bouger
28:46en fonction de la durée
28:47du conflit notamment.
28:48Oui, parce que la probabilité
28:49de récession a augmenté.
28:50Et donc,
28:51s'il n'y a pas consensus
28:52au sein du Conseil des gouverneurs
28:53pour une baisse de taux
28:54des...
28:55Pour la politique monétaire,
28:56oui, je comprends.
28:56C'est très bien
28:57qu'ils pourraient se mettre
28:58d'accord,
28:58comme ils l'ont fait
28:58par le passé,
28:59une augmentation
29:00ou un arrêt du cutie
29:02ou voire
29:04une augmentation du bilan.
29:06D'accord.
29:07Ça, ça fait baisser
29:07le taux monétaire
29:08et donc, du coup,
29:09c'est un recepissement...
29:10C'est intéressant.
29:10Je rebondis sur ce que disait
29:11Louis Defels
29:12en rappelant que c'est
29:13Kevin Warch
29:13qui devrait normalement
29:15présider au destiné
29:15de la politique monétaire
29:16américaine
29:17dans les prochains mois.
29:18Un des points
29:19qu'il a soulevé,
29:21d'ailleurs,
29:22dès sa première fonction
29:23comme gouverneur,
29:25c'est que le QI
29:26n'est pas l'ami
29:27de Kevin Warch.
29:27Ou Kevin Warch
29:28n'est pas l'ami
29:29du QI
29:31aux Etats-Unis.
29:31Oui, même s'il assouplit
29:33un petit peu
29:33son point de vue
29:34sur sa question.
29:35C'est avant tout
29:35quelqu'un de pragmatique.
29:38Donc, il n'est pas dogmatique
29:40comme certains peuvent l'être.
29:42Oui, oui.
29:42Donc, je pense qu'il sera
29:44assez...
29:44Flexible.
29:45Adaptable.
29:45Oui, oui.
29:46Par rapport à la situation.
29:47Surtout, c'est peut-être
29:47le moment de parler de l'IA
29:48parce qu'en effet...
29:49Non, mais je voulais rebondir.
29:50Il a clairement dit,
29:51un peu comme ce que disait
29:52Sébastien en introduction,
29:54que l'IA était déflationniste.
29:55Donc, lui,
29:55il n'était peut-être pas pour le QI
29:57mais il ne serait pas contre
29:57de baisser les taux.
29:58Son grand pari,
29:59c'est le choc de productivité durable
30:00et qui va permettre
30:02à la FED de baisser ses taux.
30:04Mais je reviens sur l'IA.
30:05Vous disiez qu'on ne parle pas d'IA
30:06mais ce qu'on voit en Asie
30:07sur des grands fabricants
30:09de puces de mémoire
30:10alors qu'ils ont vu
30:10leur cours flamber.
30:12On est dans un déséquilibre
30:13offre-demande majeur
30:14mais tout ça demande
30:15de l'électricité,
30:16tout ça demande de l'hélium
30:17également.
30:18Il y a donc bien quand même
30:19un chemin aussi
30:22derrière le conflit
30:23et la crise énergétique
30:23qui nous amène
30:24à parler du sujet technologique.
30:26Sébastien ?
30:27Qui nous amène
30:28à parler du fait
30:29qu'en Europe,
30:30on n'a rien préparé.
30:33Pour ceux qui propusent
30:34les équipements,
30:35on se retrouve dans cette logique
30:36hard asset aussi
30:38d'assauts digital asset.
30:39Je te disais,
30:39Louis,
30:39le sujet,
30:40c'est notamment
30:40dans les émergences,
30:41c'est que tu as eu
30:42ta TSMC,
30:43tu as quelques par boîte
30:44en Corée.
30:46Inix.
30:46En fait,
30:47ce qui se passe,
30:47c'est que les indices là-bas
30:49sont extraordinairement concentrés.
30:51Très tech
30:51et très concentrés
30:52sur peu de noms.
30:54Donc les baisses,
30:56ça reste à moins baisser
30:57parce que la tech US,
30:58elle baisse depuis octobre en fait.
31:00Oui, oui, oui.
31:00En haut de la tech,
31:01c'est en octobre.
31:02Oui, oui.
31:02Et US.
31:04Oui.
31:04Et ça a continué de monter
31:05en dehors des US
31:07et puis là,
31:08il y a eu effectivement
31:10un rattrapage
31:10qui a été assez violent.
31:13Mais non,
31:14si on réfléchit un peu
31:15en havre de paix potentielle,
31:17en leçons,
31:18les leçons,
31:19c'est que le risque
31:20de récession augmenter,
31:21ça,
31:22on ne sait pas
31:23comment le gérer aujourd'hui
31:24parce qu'on ne sait pas
31:25s'il est avéré.
31:26Mais en tout cas,
31:27c'est une réflexion
31:28qu'on n'avait pas
31:28et qu'on est obligé d'avoir
31:29parce qu'on est bien placés
31:31tous les deux
31:32en tant que gérants.
31:32C'est que là,
31:33il y a beaucoup de sociétés
31:34et que quel que soit le prix,
31:35tu n'en veux pas
31:36par principe
31:38tant que ce schéma
31:40est dans celui du marché.
31:42après,
31:42sur les secteurs,
31:45par exemple,
31:46tu as la santé
31:47qui, historiquement,
31:48est un secteur défensif
31:49et qui, là,
31:50à cause de la baisse du dollar,
31:52n'a pas eu
31:53ces vertus-là.
31:55Alors que c'est quand même
31:55un secteur
31:56avec une forte visibilité,
31:57avec une meilleure visibilité,
31:58qui sera un bénéficiaire net
32:00de l'IA
32:01pour la recherche.
32:02Donc,
32:02c'est un secteur
32:03à privilégier.
32:04Et tu as
32:05tout ce qui est
32:06sur la transition énergétique.
32:08La S&P Clean Energy
32:10est encore
32:10à plus d'un de cinq,
32:11je crois,
32:12du début de l'année.
32:12Et comme il se doit.
32:14Parce que
32:14ce qui se passe
32:16en Iran
32:17et sur le pétrole
32:18nous dit
32:18qu'il faut se diversifier,
32:20que le nucléaire
32:21n'en déplaise
32:21à la Commission européenne
32:23est une énergie
32:24plus propre
32:25que la plupart
32:26et nécessaire
32:27pour la souveraineté.
32:28Et pilotable.
32:29Et pilotable
32:29et que la souveraineté
32:32est aujourd'hui
32:32encore plus qu'hier
32:34une notion fondamentale
32:35et c'est là
32:36qu'en Europe
32:36on peut déplorer
32:37le fait
32:38que nous ne soyons
32:38pas souverains
32:39beaucoup
32:41on l'est
32:42sur le nucléaire.
32:43C'est peut-être
32:43le début
32:43d'une histoire
32:44de souveraineté
32:46européenne
32:46renforcée.
32:47En tout cas
32:47on ne l'est pas
32:48sur l'IA.
32:50Je ne sais pas
32:50si vous avez vu
32:50c'est Trump
32:51qui a dit
32:51que maintenant
32:52sur les semi-conducteurs
32:53ou sur des sujets
32:54comme ça
32:54il fallait
32:55une autorisation
32:58du département
32:59d'Etat
32:59pour exporter.
33:00Ce qui n'est
33:01ni plus ni moins
33:02qu'un contrôle
33:02de l'IA
33:03et c'est
33:04Bannon
33:04je crois
33:05qui a dit
33:05en parlant
33:06d'anthropique
33:06parce que
33:07les frappes
33:07en Iran
33:08auraient été
33:09coordonnées
33:09les premières
33:10par anthropique
33:11C'est ce qu'on a lu
33:12que Claude
33:13aurait été utilisé
33:14effectivement
33:14et qu'ils auraient
33:15refusé
33:16parce que
33:17le fondateur
33:18a quitté
33:19OpenAI
33:20pour des raisons
33:20de divergence
33:22philosophique
33:23sur le rôle
33:24de l'IA
33:25et qu'il a refusé
33:27de donner
33:27un accès total
33:28au département d'Etat
33:29donc s'est fait
33:31virer par Trump
33:31parce qu'il n'aime pas
33:32tellement qu'on lui résiste
33:34et ce qui lui a valu
33:35d'ailleurs beaucoup
33:36de succès
33:37et de souscription
33:38à l'inverse
33:39OpenAI
33:39qui a remplacé
33:41Anthropique
33:41est aujourd'hui
33:42très décrié
33:43et Bannon
33:45qui est un peu
33:45une éminence
33:46plus lors du premier mandat
33:48mais qui est toujours
33:48un flot
33:49chez les républicains
33:50a expliqué globalement
33:51que l'IA
33:52c'était du style
33:53c'est tellement important
33:54qu'à un moment
33:55il faut le nationaliser
33:57enfin tout ça
33:57on est dans la souveraineté
33:58la vraie
33:59la dure
34:00donc
34:01au-delà de la politique européenne
34:03sur la souveraineté
34:03IA et défense
34:04oui
34:04on parle beaucoup de l'IA
34:05nous à travers
34:06les modèles
34:08le GPT
34:09etc
34:10ce que ça peut nous apporter
34:11en productivité
34:11mais une des premières
34:13utilisations
34:14des premiers usages
34:14de l'IA
34:15c'est quand même bien
34:16sur le champ de bataille
34:17entre guillemets
34:18c'est sur tout
34:18oui oui oui
34:20mais c'est aussi
34:20sur le champ de bataille
34:21si Microsoft
34:22si Trump explique à Microsoft
34:23qu'il faut arrêter Windows
34:24et
34:25qu'il explique à Google
34:26qu'il faut arrêter
34:27je sais pas quoi
34:28et machin
34:28la terre
34:29on revient
34:30dans le ravage de Barjavel
34:32nos économies
34:33ne tournent plus
34:33donc l'étape numéro 1
34:36de la souveraineté
34:36serait de contrôler ça
34:37ce qu'on ne contrôle pas
34:38donc en tout cas
34:39sur l'énergie
34:41sur tous ces sujets là
34:42et bon
34:43je laisse la parole à Louis
34:44mais sur la
34:45la partie
34:47la partie souveraineté
34:48on est vraiment
34:49dans un vrai sujet
34:51qu'on doit explorer
34:52encore plus
34:53on en parle beaucoup
34:55et on essaye de le faire
34:56mais sans doute pas
34:57assez vite
34:57mais je redonne la parole
34:58à Alain
34:59un mot quand même
34:59de ce qui se passe
35:01au G7
35:02et quel peut être
35:04l'impact
35:04d'une libération
35:06des stocks stratégiques
35:07alors le FT
35:08évoquait
35:08sur l'agence
35:10nationale de l'énergie
35:11recommande au G7
35:12de libérer
35:12les stocks stratégiques
35:14alors qu'ils sont
35:15au global
35:15de 1,2 milliards
35:16de barils
35:17je crois
35:18le FT
35:19nous dit
35:19qu'on pourrait libérer
35:20jusqu'à 300
35:21400 millions
35:22de barils
35:22il n'y a pas eu
35:23d'accord aujourd'hui
35:24mais on voit bien
35:24demain que c'est
35:25une discussion
35:25au niveau du G7
35:26énergie
35:27sans doute en fin de semaine
35:28avec les dirigeants
35:29est-ce qu'on parle là
35:31d'une ligne de défense
35:32pour reprendre votre terme
35:33qui peut permettre
35:33d'accommoder la situation
35:35sur le plan des prix
35:37de l'énergie
35:38et puis derrière
35:39est-ce qu'on imagine
35:40à nouveau
35:41une accommodation
35:42budgétaire
35:43fiscale
35:43de la part des états
35:45importateurs
35:45consommateurs
35:47consommateurs d'énergie
35:48est-ce qu'on en a encore
35:49la possibilité aujourd'hui
35:50Alain ?
35:50alors très clairement
35:52donc tout d'abord
35:54oui je pense
35:54sur les réserves
35:55sur les réserves
35:56ça aurait un impact
35:58assez important
35:59notamment sur les anticipations
36:01d'inflation
36:02donc ça c'est important
36:05maintenant ça dure
36:08les marges de manœuvre
36:09quand même budgétaires
36:10sont extrêmement étroites
36:12on a aujourd'hui
36:14dans nos prévisions
36:15une augmentation mécanique
36:17de toutes les dettes publiques
36:19en zone euro
36:20à l'exception de l'Espagne
36:21et du Portugal
36:23sur les trois prochaines années
36:24simplement parce que
36:25la croissance économique
36:26est trop faible
36:27par rapport aux taux d'intérêt
36:28qui sont payés
36:29par les gouvernements
36:30sur leurs dettes publiques
36:31donc on n'est quand même
36:33pas dans un scénario
36:34catastrophe
36:35de dérapage budgétaire
36:37mais on voit bien
36:38qu'on a
36:40on a quand même
36:41une contrainte forte
36:42même si
36:45volontairement
36:45la commission européenne
36:46a un peu relâché
36:47le contrôle
36:50des règles budgétaires
36:52c'est très bien
36:53maintenant
36:53il y a une sorte
36:54d'accord
36:55implicite
36:56comme quoi
36:56laisser filer
36:58mais pas trop
36:58les déficits publics
37:01mais néanmoins
37:01si on arrive
37:03vraiment à un scénario
37:04proche du scénario
37:04catastrophe
37:05je pense qu'on va revenir
37:06avec des subventions
37:07des chèques inflation
37:08machin truc
37:08mais comme le dit
37:11Cristina Georgieva
37:12du FMI
37:12ce week-end
37:14le monde
37:14les économies
37:15développées
37:16notamment
37:18entrent dans
37:18chaque nouvelle crise
37:19un peu plus fragile
37:20qu'elles ne l'étaient
37:21dans la précédente
37:22oui parce qu'à la sortie
37:23de la crise
37:23ils sont encore plus
37:24endettés
37:25c'est ça
37:26qui est un véritable
37:28véritable problème
37:29mais pourquoi
37:30justement pour la BCE
37:31c'est pas les gouverneurs
37:32c'est pas le sujet central
37:34de se dire que finalement
37:35c'est le sentiment
37:36qu'on a à nous
37:37de l'extérieur
37:37c'est à dire qu'en fait
37:37la politique
37:40de taux d'intérêt
37:40de la BCE
37:41est restrictive
37:42en réalité
37:43et on est dans une zone
37:44où il n'y a pas de croissance
37:45donc intellectuellement
37:46j'avoue que c'est la question
37:47que je me suis toujours posée
37:48et j'ai jamais eu de réponse
37:49qui me dit
37:51il y a l'inflation
37:51mais en tout cas
37:52l'inflation
37:53il y a un jeu de démographie
37:54il n'y a pas de raison
37:56je crois que c'est très politique
37:58aussi
37:58au niveau européen
38:00on a dit que le QOI
38:01avait fortement enrichi
38:02les riches
38:03donc je pense que c'est aussi
38:04pour ça
38:04qu'ils ont du mal
38:05à aller sous les 2%
38:06c'est le principal argument
38:07politique
38:08je ne sais pas ce qu'on est
38:09alors moi ma vision
38:10c'est que
38:10au sein du conseil
38:12du gouverneur
38:14il y a des gouverneurs
38:15qui ont été traumatisés
38:16par la période
38:17des taux d'intérêt négatifs
38:18politiquement
38:18ça les a fragilisés
38:20et ils ne veulent pas
38:21revenir dans cette situation là
38:22c'est pour ça
38:23qu'ils s'accommodent très bien
38:23d'un plancher
38:24à 2%
38:26et comme je le disais
38:27ça s'est vu
38:28par le passé
38:29c'est que si
38:30on ne parvient pas
38:31à se mettre d'accord
38:32sur une baisse de taux
38:33on peut trouver
38:35plus facilement
38:35un compromis
38:36pour augmenter
38:37la liquidité dans le système
38:38qui de facto
38:39est un assouplissement
38:40d'accord
38:40mais pour répondre
38:42à votre question
38:44c'est que
38:46pendant la période
38:47justement
38:47des taux d'intérêt négatif
38:48des pays comme la France
38:49touchaient annuellement
38:5120 milliards
38:52qui tombaient du ciel
38:53parce qu'ils
38:53se mettaient à taux
38:55de taux d'intérêt négatif
38:57alors ici
38:59le 2%
39:01correspond
39:02plus ou moins
39:03à 1%
39:04de croissance réelle
39:05de long terme
39:06et une inflation
39:08entre
39:091 et 2%
39:11donc voilà
39:12on est dans cette situation là
39:15mais on sait très bien
39:16qu'à long terme
39:17on est plutôt
39:19dans une baisse
39:19de la croissance potentielle
39:20sauf évidemment
39:22si on a un miracle
39:23de productivité
39:24un choc de productivité
39:26qui nous tomberait dessus
39:27également
39:27c'est aussi un peu
39:28l'objectif
39:29pour l'instant
39:30on était déjà
39:30dans une position
39:31de Widency
39:32de la Banque Centrale Européenne
39:33je crois que
39:34les messages
39:35qu'on a vu envoyés
39:36par les banquiers centraux
39:37ces derniers jours
39:38pendant ce conflit
39:41suggèrent là aussi
39:42qu'il n'y a pas
39:42de décision urgente
39:43à attendre
39:44pour l'instant
39:45non
39:45et puis ce qui est intéressant
39:47c'est quand même
39:48c'est qu'on a eu
39:49pas mal aussi
39:49avant la guerre en Iran
39:51on a eu des fluctuations
39:51aussi des prix énergétiques
39:53si on regarde
39:54les minutes
39:55le compte-rendu
39:56des réunions
39:56de la BCE
39:57depuis le mois de septembre
39:58en fait
39:59le sujet énergétique
40:01n'est pas mis de côté
40:02mais c'est surtout
40:03l'évolution du taux de change
40:04qui les tracasse
40:06parce que ça
40:07c'est un impact
40:08durable
40:08sur la compétitivité
40:10des entreprises
40:11et sur la croissance
40:13bon voilà effectivement
40:15on a eu un petit
40:16contre-pied
40:16quand même
40:17sur le dollar
40:18comment on navigue
40:20dans ces phases
40:20de marché
40:21en attendant
40:22d'y voir plus clair
40:23sur l'issue
40:24de long terme
40:25est-ce que le scénario
40:26de long terme change
40:27ou est-ce que le scénario
40:28de long terme
40:28reste valable
40:29c'est sans doute
40:30encore trop tôt
40:30pour le dire
40:31du coup
40:32comment est-ce qu'on navigue
40:32tactiquement
40:33dans ces marchés
40:34à ce stade
40:36tactiquement nous
40:36sur les marchés actions
40:38en tout cas nous
40:39principalement
40:39avec Sébastien
40:40sur le small et mid cap
40:41ce qui était très compliqué
40:42c'est qu'on a eu
40:43un mois de février
40:44affreux
40:45parce que notamment
40:45vous savez quand vous êtes
40:46sur le small cap
40:47vous avez 4 grands secteurs
40:48dont un c'est la tech
40:49c'est souvent 25% des indices
40:50et il y a eu un peu
40:52un massacre
40:52à travers des sociétés
40:53de services
40:54des sociétés de services
40:54informatiques
40:55et aussi des sociétés
40:56ce qu'on appelle
40:57des softwares
40:57des sociétés
40:59de software
41:00qui ont très prisé
41:02des gens de small cap
41:03parce que ça donnait
41:04beaucoup de visibilité
41:05ça donnait des cash flows
41:06récurrents etc
41:07et tout ça
41:07avec l'arrivée
41:08et la sortie d'Enthropic
41:10voilà tout a été
41:11envoyé un peu
41:12avec l'eau du bain
41:12c'est compliqué
41:13on a appelé
41:14beaucoup de patrons
41:15d'entreprises
41:15certains disent
41:16que les ESN
41:17disent que les softwares
41:18sont finis
41:18les softwares
41:19disent que les ESN
41:19sont finis
41:20en fait personne
41:20ne sait exactement
41:21ce qu'il en est
41:22c'est le sas maguedon
41:24voilà
41:24il y a maintenant
41:25avant vous avez
41:26dans les services informatiques
41:27avant vous payiez
41:28un peu au tout journalier
41:30donc maintenant
41:31on est en train de dire
41:32ça c'est fini
41:32maintenant
41:33quand on va travailler
41:34dans le groupe
41:34ça va être payé
41:35pas la mission
41:36mais genre
41:37tiens je veux
41:37que mon informatique
41:38maintenant marche
41:39et c'est ce qu'on appelle
41:40le sas
41:40mais pas en software
41:41mais service à ce service
41:43maintenant
41:43on serait plus payé que ça
41:44on entend un peu tout
41:45et n'importe quoi
41:46on est un peu perdu
41:46donc là heureusement
41:47il y a pas mal
41:48de sociétés français
41:49de services informatiques
41:50qui vont publier
41:51les infotels
41:52les neurones etc
41:53donc on va pouvoir
41:54les voir
41:54notamment en neurones
41:55qu'on aime beaucoup
41:56qui a quasiment perdu
41:57plus d'un quart de sa valeur
41:59depuis l'année
41:59alors qu'il y a 70%
42:00de chiffre d'affaires récurrents
42:02un tiers de la market cap
42:03en cash
42:03donc c'est vrai que
42:04c'est un peu compliqué
42:05donc comme beaucoup
42:05je sais pas
42:06Sébastien
42:06on a un peu désensibilisé
42:08ce secteur
42:08parce que voilà
42:09il y a un moment
42:10on n'est pas plus intelligent
42:11que les autres
42:11on dit attention
42:13pour venir vers
42:14l'asset réel
42:15bah ouais
42:15il y a la guerre
42:17carréno
42:17donc c'est vrai que
42:17le début d'année
42:18est un peu compliqué
42:19donc voilà
42:20aujourd'hui
42:21on n'en sait pas plus
42:23c'est vrai que je pense
42:23que l'IA
42:24c'est peut-être quelque chose
42:25un peu plus problématique
42:27il y aura les gagnants
42:27je pense que voilà
42:28une valeur comme neurones
42:29ça fait 20 ans
42:30qu'à chaque fois
42:30on leur dit que c'est la fin
42:31et à chaque fois
42:32en effet
42:32il y a des métiers
42:33qui vont disparaître
42:34mais il y a des nouveaux
42:35métiers qui vont arriver dedans
42:36donc grâce à l'IA
42:37ils vont avoir
42:38des puissances de calcul
42:38beaucoup plus fort
42:39donc des nouveaux services
42:40à offrir à leurs clients
42:42qui eux ont de la compétition
42:43et qui auront de l'argent
42:44aussi à dépenser
42:45ce qu'il ne faut pas comprendre
42:46que les donneurs d'ordre
42:47souvent c'est les banques
42:48et les banques vont énormément
42:49gagner de l'argent par l'IA
42:51donc ils auront l'argent
42:51très consommatrice
42:52de services informatiques
42:53bien sûr
42:54donc c'est pour ça
42:55il ne faut pas être à RT
42:55les valorisations étaient peut-être
42:56trop chères
42:57là il y a des points d'entrée
42:58c'est clairement
42:59un euro à ce prix-là
43:01ça se regarde
43:03mais néanmoins
43:04voilà
43:04ce qui va être hyper difficile
43:06c'est de savoir en effet
43:07le scénario récessionniste
43:09est-ce que la guerre
43:10va durer très peu de temps
43:10et tout
43:11donc c'est vrai que
43:11de temps en temps
43:12dans tout ça
43:13c'est faisons pas grand choix
43:17restons sereins
43:18dans nos belles sociétés
43:19qu'on connait depuis des années
43:21et suivons le mieux possible
43:23mais de temps en temps
43:23trop vouloir changer
43:24c'est pas forcément
43:25une bonne décision
43:26il faut lire le rapport
43:28de Citrini Research
43:29qui a fait baisser
43:30les marchés
43:31il y a deux semaines
43:32c'est intéressant à lire
43:33c'est une forme de dystopie
43:35c'est un rapport écrit
43:36enfin c'est une dystopie
43:37c'est une projection
43:38une projection
43:39d'un rapport écrit en 2028
43:41expliquant la crise
43:42économique sociétale
43:44qui est en cours à l'époque
43:46enfin dans le futur
43:47en expliquant
43:48et 2028 c'est réaliste
43:50ou c'est
43:52que le fond du rapport
43:53soit intéressant à lire
43:55à découvrir
43:56j'ai pas de doute
43:57la question c'est
43:58est-ce que ça s'est créé
43:59en juin 2028
44:00comme ils le font
44:01ou est-ce que ça s'est créé
44:02en juin 2035
44:04j'ai envie de dire
44:06parce que juin 2028
44:07c'est ce qu'ils décrivent
44:08c'est quelque chose
44:09qu'on imaginait
44:09un processus
44:10beaucoup plus graduel
44:11déjà par essence
44:13les ruptures technologiques
44:15sont exponentielles
44:15et pas linéaires
44:16donc l'esprit humain
44:17n'est pas fait
44:18pour appréhender
44:19l'exponentiel
44:20donc on se rompe toujours
44:21et moi je prends
44:22pour meilleur exemple
44:23les courbes de pénétration
44:25de McKinsey
44:26et du BCG
44:27sur la pénétration
44:29du téléphone mobile
44:30dans les années 2000
44:31donc c'est McKinsey
44:32et BCG
44:33donc c'est pas des peintres
44:34et c'était donc
44:36il y a 20 ans
44:36et vous regardez
44:37les courbes de pénétration
44:38à l'époque
44:38ils se sont plantés
44:39tout le temps
44:40parce qu'ils passaient
44:42leur temps à faire ça
44:43et c'est toujours comme ça
44:44et ils s'étaient trompés
44:45en 2005
44:45donc ils ont refait
44:46leur stat
44:47pareil
44:47ils se sont retrompés
44:48en 2006
44:49pareil
44:49donc en fait
44:50c'est ça qui a ces créances
44:52toujours cette idée
44:52qu'on sous-estime
44:53l'impact à court terme
44:55c'est ça ?
44:55non on sous-estime
44:56l'impact à court terme
44:57et on sous-estime
44:58l'impact à long terme
44:58sauf que là
44:59ça va quand même
44:59beaucoup plus vite
45:00et qu'en réalité
45:02tout ce qu'on voit maintenant
45:03est en gestation
45:04depuis 4-5 ans
45:06et que ça commence à sortir
45:07et ça commence à sortir vite
45:08et il y a une vraie
45:10et il y a une vraie accélération
45:13et puis il y a aussi
45:13et c'est un autre sujet
45:15une énorme captation
45:17de toute cette valeur
45:18par très très très peu de sociétés
45:19ça pose la question
45:20de la répartition de cette valeur
45:21et qui continue
45:23la grande peur
45:24de toutes les boîtes
45:24de soif du monde
45:25c'est de se dire
45:26que du jour au lendemain
45:27ils peuvent se retrouver
45:29concurrents
45:30d'un nouvel applicatif
45:31de cloud
45:32ou bien de GPT
45:33enfin surtout d'eux en fait
45:36et face à ça
45:37c'est dur
45:38parce que Microsoft
45:38et Google
45:39ils vont tout aussi vite
45:40et ils sont en ressources
45:41financières illimitées
45:42QI
45:44pas illimitées
45:45mais en tout cas
45:45avec beaucoup de gens
45:46qui vont très vite
45:47et c'est dur
45:48de lutter contre eux
45:49donc
45:52ils ont plutôt bien navigué
45:53toutes les dernières
45:54révolutions technologiques
45:55ces groupes-là
45:56ce sont les premiers
45:57je l'ai déjà dit
45:57ce sont les premiers
45:58qui sont les leaders
45:59de quasiment Microsoft
46:00sur les 3-4 dernières révolutions
46:01Microsoft est leader
46:02des 3 dernières générations
46:03c'est jamais arrivé
46:05et ça n'a pas changé
46:06malgré effectivement
46:08cette dimension géopolitique
46:09qui nous a occupé
46:10une bonne partie
46:11de l'émission aujourd'hui
46:11merci beaucoup messieurs
46:12merci d'avoir été les invités
46:14de Planète Marché ce soir
46:15Sébastien Lalevé
46:16Montpensier Arbevel
46:17Alain Duré
46:18Natixi C.I.B.
46:19et Louis de Fels
46:20Gaelussac Gestion
46:32Le dernier quart d'heure
46:33de Smart Bourse
46:33chaque soir
46:34c'est le quart d'heure thématique
46:35chaque lundi soir
46:36c'est le quart d'heure américain
46:38un point sur l'actualité
46:40politique, économique
46:42et financière américaine
46:43avec Pierre-Yves Dugas
46:44notre correspondant américain
46:45avec nous
46:46à distance
46:47en visioconférence
46:48on parle avec vous
46:49bien sûr
46:50des conséquences potentielles
46:51de ce conflit
46:53de cette guerre
46:54au Moyen-Orient
46:56sur l'économie américaine
46:58Pierre-Yves
46:59alors on l'a beaucoup détaillé
47:00et discuté
47:00dans la partie précédente
47:01personne ne maîtrise
47:03le facteur temps
47:04alors il faut basculer
47:06dans la spéculation géopolitique
47:08et le facteur temps
47:09la durée du conflit
47:10évidemment
47:10est un facteur déterminant
47:12pour la suite
47:13du scénario économique
47:14mais qu'est-ce qu'on peut dire
47:15quand même à ce stade
47:17de la sensibilité
47:18de l'économie américaine
47:20à un conflit
47:21qui implique
47:21évidemment
47:22une région
47:23productrice d'énergie
47:26je ne sais pas
47:27si nos précédents
47:28intervenants
47:29ont évoqué
47:30les contrats
47:31de livraison
47:32de pétrole
47:33des prochains mois
47:33je trouve que c'est
47:35très intéressant
47:35de voir ce que
47:36les marchés de futur
47:38attribuent
47:39à la valeur du pétrole
47:40pour juin
47:40juillet
47:41août
47:42cela ne veut pas dire
47:44que les spéculateurs
47:45sur le NYMEX
47:46aient raison
47:46mais aujourd'hui
47:48on est en gros
47:49avec le contrat
47:50pour livraison de pétrole
47:51en avril
47:51on est autour de 100
47:53au mois de mai
47:54j'ai les chiffres
47:55sous les yeux
47:56on est à 92
47:58pour la livraison
48:00du baril
48:00au mois de juin
48:01on est à 85
48:03et juillet
48:04on tombe à 80
48:06ces chiffres
48:07peuvent évidemment
48:07énormément évoluer
48:08en fonction de la situation
48:09sur place
48:10mais ça veut dire
48:10qu'au moment
48:11où nous parlons
48:13le marché
48:14anticipe une résolution
48:15de cette situation
48:17dans le détroit d'Hormoz
48:18et où
48:19un retour
48:21sur le marché
48:22d'une partie
48:23de l'offre russe
48:24qui était écartée
48:25qui devrait
48:26un petit peu
48:27rééquilibrer les choses
48:28donc
48:29de ce point de vue là
48:31j'ai envie de dire
48:32on se calme
48:33le pire
48:34n'est pas encore
48:35acquis
48:36le prix
48:37de l'essence
48:38pour l'américain
48:39moyen
48:40a bondi
48:41de quelques 12%
48:42en une semaine
48:43l'américain
48:45moyen
48:45s'apprête
48:46à payer
48:47on ne rit pas
48:49à peu près
48:501 dollar
48:50le litre
48:51merci de convertir
48:53merci de convertir
48:55Pierre-Yves
48:55voilà
48:57donc on est
48:58on va
48:58on s'alarme
49:00parce que bientôt
49:00ça sera
49:014 dollars
49:02le galon
49:024 dollars
49:04le galon
49:04d'ici une dizaine
49:05de jours
49:06un galon
49:06c'est 3 litres
49:07vous voyez
49:08les américains
49:09et surtout
49:10le coeur
49:11des journalistes
49:12de New York Times
49:13qui n'ont pas de voiture
49:14et qui saignent
49:16pour tous ces gens
49:16qui ont voté
49:17pour Donald Trump
49:18et qui ont des pick-up trap
49:19et bien
49:20voilà où on en est
49:21ils vont devoir payer
49:22pendant quelque temps
49:25à un prix
49:26qui reste quand même
49:27assez bas
49:29ce que représentait
49:31le budget
49:32de l'énergie
49:33pour le consommateur
49:34américain
49:34moyen
49:35a considérablement
49:36baissé
49:36au cours des 20
49:37dernières années
49:37parce que l'américain
49:39continue de consommer
49:40beaucoup
49:41deux fois plus
49:42en énergie
49:43que le consommateur
49:44européen
49:44mais néanmoins
49:45la consommation
49:46a baissé
49:46en termes de
49:47proportion
49:48dans le budget
49:49en 2007
49:51on était à
49:515,7%
49:53du budget
49:54qui passait
49:54dans l'énergie
49:55aujourd'hui
49:55on est à
49:563,7%
49:57donc c'est un élément
49:58aussi de modération
49:59de cet esprit
50:01panique
50:02qui est en train
50:02de s'étendre
50:04dans la presse
50:05américaine
50:08vous savez que
50:09depuis 2007
50:12en tenant compte
50:13de l'inflation
50:13le PIB américain
50:15par rapport
50:16à 2025
50:16a augmenté
50:17de 42%
50:19cette augmentation
50:21de 42%
50:22s'est faite
50:23sur une période
50:24où dans le même temps
50:25la consommation
50:25d'essence
50:26par l'américain
50:29a chuté
50:29de 4%
50:31donc oui
50:32cette situation
50:33est inquiétante
50:34elle va mordre
50:35sur le pouvoir
50:35d'achat
50:36à court terme
50:36et en particulier
50:37des gens
50:37qui doivent prendre
50:38leur voiture
50:39pour les travailler
50:41si elle se prolonge
50:42elle aura un effet
50:44négatif
50:44sur la consommation
50:45parce que c'est
50:46une taxe de plus
50:47qui s'ajoute
50:48aux augmentations
50:49de droits de douane
50:50pour venir pénaliser
50:51les consommateurs
50:52américains
50:53et en particulier
50:54les moins aisés
50:55mais
50:56si cette situation
50:58dure encore
50:59un mois
51:00un mois et demi
51:01et que les choses
51:02se rééquilibrent
51:04plus ou moins
51:04d'ici la fin du printemps
51:08on aura connu
51:10un épisode traumatisant
51:12mais pas nécessairement
51:13un épisode catastrophique
51:15Que la réalité
51:16soit celle
51:16que vous décriviez
51:17Pierre-Yves
51:18évidemment
51:18j'en ai pas de doute
51:19que le budget
51:21que le ménage
51:22moyen américain
51:23soit moins sensible
51:25économiquement parlant
51:26au prix à la pompe
51:26aujourd'hui
51:27j'ai pas de doute
51:27en revanche
51:28j'ai l'impression
51:29que le prix à la pompe
51:30reste quand même
51:31une variable politique
51:33toujours aussi centrale
51:34peut-être
51:35dans la vie politique américaine
51:37Les américains étaient
51:39de mauvaise humeur
51:39avant
51:40le prix de l'essence
51:41s'envole
51:42et Donald Trump
51:44leur avait dit
51:44que l'impression
51:45avait disparu
51:46qu'il n'allait pas
51:47se lancer dans des guerres
51:48à l'étranger
51:49et il se produit
51:50exactement le contraire
51:51le prix de l'essence
51:51s'envole
51:52et les Etats-Unis
51:54sont embarqués
51:54dans une aventure
51:55dont on ne peut pas
51:57déterminer
51:57à quel moment
51:59elle va pouvoir s'arrêter
52:00parce que Donald Trump
52:01ne nous a pas expliqué
52:02clairement
52:03quel était
52:04l'objectif
52:05des hostilités
52:06vous voyez
52:07j'emploie le terme
52:08hostilité
52:08parce que c'est le terme
52:10auquel
52:11les républicains
52:12au congrès
52:13sont obligés
52:13de se référer
52:14parce qu'ils ne veulent pas
52:15parler de guerre
52:16le mot war
52:17le mot guerre
52:18ne leur plaît pas
52:19parce qu'ils n'ont pas voté
52:21le pouvoir
52:22de faire la guerre
52:23à l'Iran
52:23donc on parle de conflit
52:25on parle d'hostilité
52:27on parle de combat
52:28on parle d'opérations
52:30les mauvaises langues disent
52:31tiens ils sont en train
52:32de nous faire du Poutine
52:33oui une passion spéciale
52:34voilà
52:36en fait
52:37qu'est-ce que ça veut dire
52:38même pour le monde
52:39maga
52:39même pour les plus
52:41trumpistes
52:41des trumpistes
52:42qu'est-ce que c'est
52:43qu'une guerre
52:44une guerre
52:45c'est deux choses
52:45d'abord c'est
52:49une situation catastrophique
52:50qui fait mourir
52:51des américains
52:52jeunes et innocents
52:55et pour le moment
52:56on n'en envoie pas
52:58sur le terrain
52:59la deuxième chose
53:00c'est quelque chose
53:01qui est de nature
53:02à faire s'envoler
53:04l'inflation
53:04à réduire
53:06le pouvoir d'achat
53:06on n'en est pas là
53:08mais les américains
53:09étaient de mauvaise humeur
53:10et indiscutablement
53:11cette affaire
53:12complique
53:13politiquement
53:14et électoralement
53:15la situation
53:16des républicains
53:17et accroît les chances
53:18qu'il perde le contrôle
53:19du congrès
53:20en novembre prochain
53:21pour autant
53:22pour autant
53:23regardons les sondages
53:25ceux qui détestaient
53:26trump
53:26avant-hier
53:27le détestent encore plus
53:28aujourd'hui
53:28ceux qui étaient hésitants
53:30sont un peu plus déçus
53:32mais ceux qui ont voté
53:33pour trump
53:33à 70%
53:35soutiennent
53:35les opérations
53:37engagées
53:37contre l'Iran
53:38et donc
53:40pour la base
53:41de la base
53:41du parti républicain
53:42Donald Trump
53:43fait le job
53:44vous évoquiez
53:45les droits de douane
53:46un autre aspect
53:47évidemment
53:47de la politique trumpienne
53:48Pierre-Yves
53:50avec l'idée
53:50qu'il y a peut-être
53:51des réclamations
53:52portant sur
53:53160 milliards
53:55de dollars
53:55de droits de douane
53:56qui ont été
53:57collectés
53:58jusqu'à présent
53:59est-ce qu'on a
54:00le début d'une solution
54:01pour savoir
54:01comment ces remboursements
54:02pourront être effectués
54:03auprès des entreprises
54:04importatrices américaines
54:06qui ont payé
54:06elles ces droits de douane
54:08alors on commence
54:09à avoir des chiffres
54:10clairs
54:10parce que jusqu'à présent
54:11on se reportait
54:11à des estimations
54:12qui se révèlent
54:14assez correctes
54:15mais les services
54:16américains
54:17des douanes
54:18qui doivent plaider
54:19maintenant
54:20leur dossier
54:21devant le tribunal
54:23de première instance
54:24d'où la révolte
54:26est partie
54:26The Court of International Trade
54:29qui est à Manhattan
54:31donc le service
54:33des douanes
54:33nous a dit
54:34en gros
54:35cette affaire
54:36des droits de douane
54:37qui ont été invalidés
54:38par la Cour suprême
54:39pour ceux qui concernent
54:40cette catégorie-là
54:41de droits de douane
54:42couvre
54:43tenez-vous bien
54:43330 000
54:45importateurs
54:4853 millions
54:50de transactions
54:52d'importation
54:53et un montant total
54:55de droits de douane
54:56illégalement perçu
54:58de
54:58166 milliards
55:01rendez-nous l'argent
55:02disent
55:03ces
55:0453 millions
55:06d'importateurs
55:06et
55:07le trésor américain
55:09qui a la tutelle
55:10sur cette partie-là
55:10sur cette partie-là
55:11des opérations
55:11des douanes
55:12dit
55:14oui
55:15mais il faut d'abord
55:16vérifier la
55:17documentation
55:18des importations
55:19allez-vous
55:21véritablement
55:22rendre au consommateur
55:23le surplus
55:24qui a été perçu
55:27ils traînent des pieds
55:28ils saisissent
55:29toutes les procédures
55:31possibles
55:32d'appel
55:32et de recours
55:33pour ralentir les choses
55:35parce que bien sûr
55:36le trésor ne veut pas
55:37se débarrasser
55:38de 166 milliards de dollars
55:40même pour le budget américain
55:42c'est quand même beaucoup
55:42et le compteur tourne
55:44le compteur tourne
55:46parce que
55:46on sait très bien
55:47cela a été annoncé
55:49que d'autres
55:50manières
55:51de relever
55:51les droits de douane
55:52qui n'ont pas été contestées
55:54jusqu'à présent
55:55et qui n'ont pas été invalidées
55:56jusqu'à présent
55:57sont en marche
55:58alors devant le juge
56:01Richard Eaton
56:02de la
56:03Cour internationale
56:04du commerce
56:04à Manhattan
56:05les services des douanes
56:07ont fini par dire
56:08il y a
56:09quelques jours
56:10la semaine dernière
56:10ok
56:12on ne peut pas payer
56:14aujourd'hui
56:15on ne peut pas payer
56:16c'est trop compliqué
56:17c'est trop énorme
56:18donnez-nous 45 jours
56:20dans 45 jours
56:21on aura mis en place
56:22un nouveau système électronique
56:24qui va nous permettre
56:25de rembourser
56:26non pas
56:27c'est ça qui est important
56:29non pas
56:30les importateurs
56:32au niveau
56:32de chaque transaction
56:33les droits de douane
56:34illégaux ont été perçus
56:35mais qui va nous permettre
56:37de rembourser
56:37avec intérêt
56:38les importateurs
56:40par importateur
56:42et pas par transaction
56:43on va sortir
56:44de 53 millions
56:46et on va tomber
56:47dans 60-30 000
56:47ce qui est quand même
56:49un peu plus rassurant
56:50le congrès
56:51pourrait toujours intervenir
56:52pour obliger
56:53les services des douanes
56:54à établir une priorité
56:55dans ces remboursements
56:56et faire passer
56:57les petites entreprises
56:58qui sont le plus en difficulté
57:00qui ont des problèmes
57:01de liquidité
57:01avant les grosses
57:03qui leur attribuent
57:04en tout cas
57:04la capacité de trésorerie
57:06d'attendre un peu plus
57:07bon ben voilà
57:08166 milliards
57:09effectivement
57:10qui alors
57:10peut-être que
57:11les choses
57:12ne vont pas assez vite
57:13mais en tout cas
57:14qui devraient
57:14in fine
57:15être remboursées
57:15à ces entreprises
57:16importatrices américaines
57:17merci beaucoup
57:18Pierre-Yves
57:18Pierre-Yves Dugas
57:19avec nous chaque lundi
57:20pour faire le point
57:22sur l'actualité
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57:26américain
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