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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo

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00:00:00Le meilleur de l'info sur CNews, bonsoir à tous.
00:00:03Je vous prépare le programme de notre émission dans un instant,
00:00:05mais d'abord on commence avec le journal d'Isabelle Piboulot.
00:00:07Bonsoir Isabelle.
00:00:10Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous.
00:00:12C'est la une.
00:00:13Après une dégradation de son état de santé,
00:00:15la française testée positive à Antavirus est en réanimation
00:00:19dans un état stable, a confirmé Sébastien Lecornu.
00:00:22Les quatre autres passagers sont toujours négatifs
00:00:25mais font l'objet d'un processus d'isolement renforcé à l'hôpital.
00:00:28Les évacuations du MV Hondius se sont terminées à Ténérife.
00:00:33Le navire est attendu à Rotterdam dimanche soir.
00:00:36Le cessez-le-feu avec l'Iran ne tient qu'à un fil.
00:00:39D'après Donald Trump, le président américain a fustigé plutôt
00:00:43la réponse de Téhéran à son plan visant à mettre fin à la guerre durablement.
00:00:48Auprès de Fox News, Donald Trump a dit envisager
00:00:51de relancer son opération de protection des navires bloqués par l'Iran
00:00:56pour traverser le détroit d'Orbouz.
00:00:59Conformément aux réquisitions du parquet antiterroriste,
00:01:01un Tunisien a été mis en examen ce soir et placé en détention provisoire.
00:01:06L'homme de 27 ans est soupçonné de fomenter un projet d'action violente
00:01:10d'inspiration djihadiste contre un musée parisien
00:01:13ainsi que des membres de la communauté juive.
00:01:16Il est aussi suspecté de vouloir rejoindre l'Iran du groupe Etat islamique
00:01:20en Syrie ou au Mozambique.
00:01:22Le narcotrafic sévit dans la banlieue lyonnaise.
00:01:25Trois résidents d'un immeuble sont morts à des signes charpieux
00:01:28après un incendie criminel.
00:01:30Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour homicide volontaire en bande organisée.
00:01:35La piste d'un règlement de compte entre narcotrafiquants est étudiée.
00:01:39Un couvre-feu est imposé ce soir aux mineurs.
00:01:42Dans le quartier populaire du Prénais,
00:01:44deux compagnies de CRS et des effectifs de police sont mobilisées en renfort.
00:01:48Enfin, première journée de réquisitoire à Paris pour le procès libyen en appel.
00:01:53L'accusation requiert la confirmation de la condamnation en première instance
00:01:58de Nicolas Sarkozy pour association de malfaiteurs.
00:02:01Demain matin seront abordées notamment la corruption
00:02:04et le financement illégal de la campagne électorale.
00:02:07Les peines seront demandées mercredi en fin de journée.
00:02:12Merci Isabelle.
00:02:13On vous retrouvera à 23h pour un nouveau point sur l'actualité.
00:02:15À la une du Meilleur de l'Info, deux personnes tuées,
00:02:19trois autres blessées à Nice lors d'une fusillade sur fond de narcotrafic.
00:02:22Ça s'est passé dans le quartier sensible des Moulins.
00:02:25Dans le même temps, nous reviendrons sur les propos du directeur général de la police nationale
00:02:29qui, dans le Figaro, assure qu'il n'y a pas de zone de non-droit en France.
00:02:33Décryptage à suivre dans un instant.
00:02:35Dans le Meilleur de l'Info, également un tournoi de football amateur
00:02:37a viré au drame dans les Hauts-de-France lorsqu'un jeune joueur âgé de 9 ans
00:02:41a été roué de coups par cinq autres enfants de l'équipe adverse.
00:02:45Le président du club parle d'un déchaînement de violence.
00:02:47On sera avec un entraîneur sportif, avec un pédopsychiatre également
00:02:51pour essayer de comprendre.
00:02:53Mais d'abord, sommes-nous aujourd'hui aux prémices d'une nouvelle épidémie mondiale.
00:02:57Alors qu'une première française a été testée positive à l'antavirus,
00:03:02les experts, eux, se veulent rassurants.
00:03:04Pour l'Organisation mondiale de la santé, ce n'est pas un nouveau Covid.
00:03:09Même chose du côté du gouvernement.
00:03:11La porte-parole Maude Bréjohn assure que même s'il n'y a pas lieu de s'inquiéter,
00:03:14la France est prête à une pandémie.
00:03:16Écoutez.
00:03:18Pour autant, la responsabilité de l'État, c'est évidemment d'être prêt.
00:03:21Et nous sommes prêts, le cas échéant.
00:03:23Mais attention, tout en répondant à votre question, je le redis,
00:03:27il n'y a pas lieu aujourd'hui d'affoler les Françaises et les Français.
00:03:32Les mesures les plus strictes sont prises.
00:03:34Là encore, c'est bien normal.
00:03:35C'est ce qu'on peut attendre de l'État.
00:03:37Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance,
00:03:39sur la base d'un virus que l'on connaît,
00:03:42d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés,
00:03:45et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français.
00:03:49On est avec Yoann Usaï du service politique de CNews.
00:03:51Bonsoir Yoann.
00:03:52Bonsoir Mickaël.
00:03:52Bonsoir également à Karim Abry, Calin-Bensoussan.
00:03:55Bonsoir également à Stéphane Clerget, vous êtes pédopsychiatre,
00:03:59et Roger Rua, médecin généraliste.
00:04:02Merci d'être avec nous sur ce plateau.
00:04:04Alors, première question.
00:04:05Yoann, je m'adresse à vous.
00:04:05Est-ce qu'il faut croire Maude Bréjeon lorsqu'elle assure que la France est prête ?
00:04:08Vous me posez une question bien difficile, cher Mickaël.
00:04:11Est-ce qu'il faut les croire ?
00:04:12C'est difficile parce que les gouvernements nommés par Emmanuel Macron
00:04:16ont beaucoup bâti aux Français durant la pandémie de Covid,
00:04:19ou en tout cas n'ont pas dit la vérité.
00:04:22Ils ont caché le fait que nous n'avions pas de masque,
00:04:24que les masques n'étaient pas utiles.
00:04:26Il n'y avait que pour le Covid.
00:04:27Non mais j'entends bien, mais ils ont dit que les masques n'étaient pas utiles, etc.
00:04:31Bon, donc la parole politique, quand il s'agit notamment de crise sanitaire,
00:04:35mais c'est vrai pour quasiment tout,
00:04:36mais quand il s'agit particulièrement de crise sanitaire,
00:04:38la parole politique est très démonétisée, dévalorisée.
00:04:42Ils ne sont plus crédibles.
00:04:44Donc, je veux les croire quand ils disent que nous sommes prêts,
00:04:47que nous avons pris les bonnes décisions,
00:04:49que des réunions sont en cours à Matignon.
00:04:51D'accord, c'est exact.
00:04:52Mais est-ce que nous pouvons leur faire confiance ?
00:04:55Honnêtement, ça n'est pas à moi de répondre à cette question.
00:04:57Je crois que chaque Français, chaque téléspectateur qui nous regarde
00:05:00va pouvoir se faire une idée par lui-même dans les prochains jours.
00:05:04J'espère que ça n'ira pas trop loin.
00:05:06Mais en tout cas, il y a une véritable inquiétude au sommet de l'État,
00:05:10puisque le Premier ministre, M. Lecornu, a décidé dorénavant
00:05:14de convoquer deux fois par jour
00:05:16une réunion interministérielle de coordination à Matignon.
00:05:19Une réunion qui se tient d'ailleurs actuellement,
00:05:22qui est toujours en cours, donc, présidée par Sébastien Lecornu.
00:05:25Évidemment, on parlait de la situation sanitaire,
00:05:27mais vous avez raison, c'est la même chose aussi sur la situation économique.
00:05:30Souvenez-vous que pour le carburant,
00:05:32la même Maude Brégeon, la même porte-parole du gouvernement
00:05:34nous avait dit au début de la guerre qu'il ne fallait pas s'inquiéter.
00:05:36D'où ma question tout à l'heure.
00:05:38Docteur Roger Rua, l'Organisation mondiale de la santé
00:05:40se veut rassurante également.
00:05:43D'un autre côté, on a affaire à un virus
00:05:45qui semble particulièrement virulent.
00:05:48Alors, on a affaire déjà à un virus que l'on connaît,
00:05:51ce qui n'était pas le cas il y a 5-6 ans.
00:05:53Du coronavirus.
00:05:53C'est la meilleure chose.
00:05:54Deuxièmement, l'OMS, c'est un petit peu comme nos politiques.
00:05:57Sa parole est un petit peu démonétisée
00:05:59par rapport à la crise Covid que nous avons connue.
00:06:02Et aujourd'hui, bon, on ne sait pas vraiment
00:06:05si on peut lui accorder toute notre confiance.
00:06:09Après...
00:06:09C'est grave ce que vous êtes en train de dire quand même.
00:06:11Parce qu'on parle de l'Organisation mondiale de la santé,
00:06:15donc on est censé...
00:06:17On parle d'un collège de médecins
00:06:19qui sont censés avoir une parole qui est justement écoutée,
00:06:24qui est entendue sur ces questions-là.
00:06:26Absolument.
00:06:26Mais depuis 5 ans, c'est aperçu quand même que,
00:06:30rétrospectivement et même sur d'autres épisodes infectiaux
00:06:33ou autres d'ailleurs,
00:06:34que cette parole d'expert n'était pas aussi scientifiquement responsable
00:06:41et qu'il y avait une certaine notion de politique
00:06:44qui entrait en jeu dans les démarches de l'OMS.
00:06:47On l'a vu avec l'attitude des États-Unis aussi.
00:06:50On comprend pourquoi.
00:06:52Donc, pour revenir à la question initiale,
00:06:55c'est qu'aujourd'hui, on ne sait pas grand-chose.
00:06:57Voilà, c'est déjà une première chose
00:06:59et il faudrait que les gouvernements sachent dire on ne sait pas.
00:07:02On ne sait pas grand-chose sur un virus qu'on connaît.
00:07:05Voilà.
00:07:05C'est d'un côté paradoxal aussi.
00:07:06Oui, parce que jusqu'à présent, il n'y a jamais eu d'épidémie d'antavirus reconnue.
00:07:14Il y a des foyers pandémiques,
00:07:16enfin, endémiques en Argentine, en Amérique du Sud,
00:07:20mais il n'y a jamais eu d'épidémie de ce type-là.
00:07:23Donc, on ne sait pas quel va être le parcours de ce virus
00:07:27quand il va être, s'il est propulsé,
00:07:30dans une réaction de type épidémique.
00:07:33La notion de létalité, par exemple,
00:07:37elle est aussi liée au fait de la croissance de l'épidémie.
00:07:44Concernant les dernières informations,
00:07:46ce qu'on sait pour le moment,
00:07:47cinq croisiéristes français rapatriés dimanche
00:07:49ont été placés à l'isolement à l'hôpital Bichat,
00:07:52où notre journaliste François Tiskevitch se trouvait aujourd'hui.
00:07:55On l'écoutera tout à l'heure.
00:07:57Alors, les ARS doivent assurer le suivi des personnes exposées,
00:08:03mais asymptomatiques, c'est ce qu'on nous dit,
00:08:04pendant les six semaines de leur isolement à domicile.
00:08:08Cinq croisiéristes français, ça je le disais,
00:08:09une Française testée positive,
00:08:11ça c'est évidemment l'information de la journée,
00:08:13testée positive à l'antavirus en réanimation dans un état stable.
00:08:1722 Français identifiés comme des cas contacts.
00:08:20Sauf que sur ces 22 Français,
00:08:22il y en a beaucoup pour le moment qu'il faut retrouver.
00:08:24Oui, évidemment, et ça c'est une autre histoire.
00:08:27Dans un instant, on sera avec Christian Bréchaud,
00:08:30qui est virologue, vice-président de Global Virus Network.
00:08:33Mais d'abord, que sait-on de ce virus, de cet antavirus ?
00:08:36Voyez le sujet de Viviane Hervier.
00:08:40Voici au microscope à quoi ressemble l'antavirus.
00:08:43Il existe 38 souches connues à ce jour.
00:08:46Ces virus ont été identifiés pour la première fois dans les années 50,
00:08:49lors d'une épidémie survenue pendant la guerre de Corée.
00:08:52Plus de 3000 soldats avaient été infectés.
00:08:55Le nom d'antavirus vient d'ailleurs de la rivière coréenne, Antan.
00:08:59Les antavirus circulent principalement chez les rongeurs sauvages,
00:09:02pour qui l'infection est le plus souvent asymptomatique.
00:09:06En revanche, ils peuvent transmettre le virus à l'être humain
00:09:08via leur urine ou excrément.
00:09:11Une seule souche est transmissible entre humains,
00:09:14la souche des Andes.
00:09:15C'est celle qui a été identifiée à bord du navire de croisière Hondius.
00:09:19Cette maladie est grave, avec un taux de létalité relativement élevé.
00:09:23Néanmoins, la contagiosité n'est pas similaire au SARS-CoV-2.
00:09:28Le virus ne se propage pas par les aérosols à des distances importantes.
00:09:32Il faut des contacts relativement proches.
00:09:34Il n'y a pas de raison de penser que ceci se dégénère en pandémie mondiale.
00:09:39Après une phase d'incubation pouvant durer de une à six semaines,
00:09:43les premiers symptômes apparaissent.
00:09:44fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, tout, difficultés respiratoires.
00:09:49Si les analyses de sang confirment le diagnostic,
00:09:52dans les cas les plus graves,
00:09:53le patient doit être placé sous assistance respiratoire.
00:09:56La prise en charge précoce des patients est vitale,
00:09:59car à ce jour, il n'existe pas de traitement spécifique
00:10:02ni de vaccin validé contre les antivirus.
00:10:06Stéphane Clergy, je rappelle que vous êtes pédopsychiatre.
00:10:08Tout ça rappelle de bien mauvais souvenirs et évidemment vient réveiller le traumatisme du Covid-19 et du confinement.
00:10:17Oui, déjà dans les cabinets, les gens commencent à exprimer leur inquiétude.
00:10:21C'est vrai qu'il y a une mémoire émotionnelle collective liée à l'épidémie de Covid,
00:10:25ce qui rend les gens aujourd'hui particulièrement réactifs et un peu hyper vigilants,
00:10:31en sachant qu'ils ont aussi compris l'importance de la prévention en cas de pandémie.
00:10:36Donc les gens sont en alerte et il y a aussi une forme de défiance.
00:10:40Vous en avez parlé par rapport au message du gouvernement
00:10:44qui a pu, à tort ou à raison, apparaître contradictoire.
00:10:48Donc les gens ne sont pas facilement rassurables si le terme existe
00:10:55et la panique commence à monter.
00:10:58Ça apparaît dans les discours, ça apparaît déjà sur les réseaux sociaux
00:11:02où l'information, évidemment, est parcellaire, un peu pour alarmer les gens.
00:11:08Et donc, je ne sais pas s'il y a une pandémie dans ta virus.
00:11:12En tout cas, il y a une pandémie d'inquiétude qui est en train de se mettre en place.
00:11:15Pourquoi est-ce que ça réveille autant d'émotions, finalement, six ans après le Covid-19 ?
00:11:19On constate bien évidemment que tout ça a laissé des traces psychologiques chez les Français.
00:11:26Oui, tout à fait. D'abord, c'était sans précédent, cet enfermement, ce confinement.
00:11:33Ça a été vécu comme, on a parlé de guerre, mais ça a été vraiment vécu comme une guerre par
00:11:40les gens.
00:11:40Et puis, beaucoup, beaucoup d'angoisse aussi.
00:11:42Les gens étaient très, très angoissés par la situation.
00:11:46Les gens avaient très peur de mourir.
00:11:48Et à côté de ça, il y a des gens qui étaient aussi angoissés par les vaccins.
00:11:53Il y a eu comme ça un déferlement d'angoisse.
00:11:56Il y a eu vraiment un avant et un après.
00:11:57Et puis, je crois que la dimension aussi, ça a été vécu par beaucoup comme très liberticide.
00:12:04Ça aussi, ça a laissé des traces.
00:12:07Donc, quelle que soit la manière, si on adhérait au discours gouvernemental ou pas,
00:12:12tout le monde a été très, très marqué.
00:12:14Et dans tous les âges, puisque même les enfants ont été déscolarisés, ont dû porter des masques.
00:12:21Dans le scénario, évidemment, le plus pessimiste, le plus catastrophe,
00:12:24quels pourraient être les effets d'un nouveau confinement sur la population française aujourd'hui ?
00:12:31On a les effets du premier.
00:12:34Ça a eu quand même des conséquences.
00:12:37Il y a des gens qui ont décompensé à l'occasion de ce confinement.
00:12:43Donc, on peut imaginer qu'il en sera de même.
00:12:47On n'est pas devin.
00:12:48Est-ce qu'il y a eu des leçons tirées du...
00:12:50Est-ce qu'il y aura des leçons tirées du précédent confinement ?
00:12:54On ne sait pas.
00:12:55Ce qui est certain, c'est que ça...
00:12:57Tout n'a pas été parfait, si j'ose dire, à l'occasion du premier confinement.
00:13:01Donc, si confinement il y a, il faudra qu'il soit bien justifié, bien argumenté.
00:13:07On peut s'attendre quand même à un certain nombre de résistances et à la fois, dans une grande partie
00:13:12de la population, à beaucoup d'angoisse.
00:13:14Donc, on pourrait craindre aussi des affrontements.
00:13:17Karim Abri, qu'est-ce qu'on a vraiment appris, finalement, de la pandémie de COVID-19 ?
00:13:21Ça, c'est ce qu'on verra.
00:13:23Pour l'instant, on n'a pas l'impression, parce qu'on a l'impression qu'on réagit encore un
00:13:26peu dans cette forme de panique.
00:13:28Et parce que c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a le temps des réseaux sociaux, le temps médiatique,
00:13:33le temps politique.
00:13:34Et il y a aussi le temps que ça prend pour véritablement voir les effets de ce virus.
00:13:39Vous le mentionnez, ce n'est pas non plus un nouveau virus qu'on découvre.
00:13:43C'est un virus qui existe depuis quand même plus de 30 ans, qu'on connaissait ce virus.
00:13:48Maintenant, bon, sur cette propagation, il faudra voir.
00:13:51Mais je ne sais pas si on a bien retenu.
00:13:53Moi, ce que je me souviens, par ailleurs, de ce fameux traumatisme du COVID, c'est que parfois, le remède
00:13:59peut être, disons, peut faire plus mal, pratiquement, que le mal.
00:14:02Évidemment, je ne néglige pas et je n'oublie pas que le COVID a fait des morts, des blessés.
00:14:08Mais on a compris aussi que quand vous confinez à grande échelle, il y a un impact sur la santé
00:14:13psychologique, sur la santé mentale, sur la santé physique.
00:14:17Et il peut y avoir des répercussions aussi pendant des années.
00:14:21C'est fondamental.
00:14:22Et il faut aussi se rappeler qu'il y a des choix, les choix politiques.
00:14:26Oui, il y a l'avis des experts.
00:14:28Et d'ailleurs, les experts ne s'entendent pas toujours, d'où la grande difficulté.
00:14:31Moi, je ne suis pas une épidémiologiste.
00:14:33Et même quand j'écoute des épidémiologistes, on voit qu'il peut y avoir des divergences.
00:14:37Ils n'ont pas toujours la même idée de comment gérer la chose.
00:14:41Donc, il y a déjà...
00:14:42C'est ce que nous disait d'ailleurs le Dr Roger Rua, effectivement.
00:14:44Voilà. Et quand on pose des questions, peut-être faire, si on peut retenir une chose aussi de la période
00:14:50COVID,
00:14:51quand il y avait des personnes qui posaient des questions ou des médias qui posaient des questions,
00:14:54on disait, bien attention, vous allez être complotistes.
00:14:56Donc, peut-être qu'on devrait apprendre de ça et se dire qu'il n'y avait pas nécessairement aussi
00:15:00une seule façon de gérer les choses.
00:15:02Comme, par exemple, en Chine, on avait décidé de faire un confinement très sévère.
00:15:06Il y a d'autres endroits, notamment endroits aux États-Unis, où certains États n'avaient pas fait ce type
00:15:10de confinement.
00:15:11Donc, il faut garder ça.
00:15:12Après, on sait que le confinement a permis aussi d'empêcher la propagation du virus.
00:15:16Il y a une différence majeure, si vous me permettez.
00:15:18Ça n'est évidemment pas l'hypothèse privilégiée.
00:15:20C'est très, très peu probable que nous en arrivions là.
00:15:22Mais s'il devait s'agir d'une épidémie, d'une véritable épidémie, avec le taux de mortalité concernant ce
00:15:30virus,
00:15:30les Français se confineraient d'eux-mêmes.
00:15:32Le gouvernement n'aurait même pas besoin de décréter un confinement.
00:15:35Vous imaginez une épidémie avec un virus qui tue 40% des personnes infectées.
00:15:40Ça serait une panique généralisée.
00:15:42Plus personne ne voudrait sortir de chez soi pour aller travailler.
00:15:45Il est évident que là, nous serions dans une toute autre situation.
00:15:48Mais encore une fois, nous parlons de cela ce soir.
00:15:50Mais ce n'est pas du tout l'hypothèse privilégiée et nous n'en sommes absolument pas là.
00:15:55Écoutez ce que disait justement notre spécialiste santé, le docteur Brigitte Millot, ce midi sur CNews.
00:16:01Ce qui est surtout troublant, c'est qu'après ce que nous avons vécu avec le Covid,
00:16:06on n'ait pas tiré les leçons de cette épidémie et qu'on laisse, comme vous disiez très justement, des
00:16:12trous dans la raquette.
00:16:13Alors on a voulu, quand c'est arrivé déjà, on a voulu rassurer absolument immédiatement
00:16:18en disant qu'en fait, ce n'étaient que les rongeurs qui pouvaient transmettre cette maladie.
00:16:23Or, on sait qu'il y a dans ces grandes familles d'antavirus, il y a une cinquantaine d'espèces
00:16:28qui sont sur tous les continents.
00:16:30Mais on sait aussi qu'il y a parmi ces antavirus, l'antavirus des Andes, qui lui, se transmet d
00:16:38'homme à homme.
00:16:38Donc on savait qu'il y avait une transmission interhumaine et on a voulu rassurer en disant que non, non,
00:16:45ça se transmettait qu'à partir des rongeurs.
00:16:47Après, il y a eu des trous dans la raquette, effectivement.
00:16:50On est sur un bateau, on laisse partir les gens.
00:16:54Il y a une trentaine de personnes qui ont quitté le navire tout de même.
00:16:57Il y en a d'autres qui sont venues.
00:16:58On a laissé partir une femme dont le mari était décédé, une néerlandaise, dans un avion avec 80 passagers, du
00:17:05personnel de bord.
00:17:07Enfin, voilà, il y a eu plein de choses qui sont assez étonnantes et on s'aperçoit surtout qu'on
00:17:14n'a pas suffisamment tiré de leçons de ce qui s'est passé avec le Covid.
00:17:19Alors la situation en France, pour le moment, une première française testée positive, 22 cas contacts identifiés, dont 8 considérés
00:17:26comme à risque.
00:17:27Pour le moment, 5 seulement ont été placés à l'isolement à l'hôpital Bichat à Paris.
00:17:32Dr Roger Rua, comment est-ce que ça se passe concrètement pour ces 5 patients qui sont actuellement à l
00:17:36'isolement ?
00:17:38D'abord, ils sont asymptomatiques pour l'instant.
00:17:42C'est ça qui est intéressant.
00:17:43A l'exception de celles, évidemment, qui ont été testées positives.
00:17:47Et ceux qui, les autres, donc, sont asymptomatiques, ils vont être suivis au niveau des symptômes, bien sûr, pour savoir
00:17:53si la maladie se déclare.
00:17:54Et d'autre part, au niveau des analyses, on va vérifier que la positivité reste la même et qu'il
00:18:01n'y ait pas de changement.
00:18:02Et c'est très intéressant de savoir à quel moment la virulence du virus est importante.
00:18:09Est-ce en phase symptomatique ou est-ce en phase asymptomatique ?
00:18:12Parce que pour les cas contacts, ça change un petit peu tout.
00:18:15Moi, la question que je me pose, c'est dans quel contexte ces patients-là ont-ils été accueillis à
00:18:21l'hôpital Bichat ?
00:18:22Est-ce qu'un service a été fermé pour les accueillir ?
00:18:25Parce qu'on a appris il y a quelques minutes que le personnel d'un hôpital néerlandais traitant un patient
00:18:29infecté par l'antavirus a été mis en quarantaine après des erreurs de procédure.
00:18:34Donc, qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?
00:18:36Alors, nous, de notre côté, on a quand même un petit peu appris de la crise Covid au niveau hospitalier.
00:18:40Et donc, il y a des protocoles qui sont assez rigoureux.
00:18:43Et les malades sont mis dans des chambres qui ont été isolées par rapport au reste de l'hôpital.
00:18:49Le personnel est également isolé.
00:18:51C'est-à-dire que ce n'est pas le personnel tout venant du service qui va venir.
00:18:54Il va être bien suivi.
00:18:58Ils ont bien entendu tout le matériel nécessaire à l'isolement, le masque, etc.
00:19:05Et puis, le suivi même des examens biologiques passe par des circuits spéciaux qui, donc, mettent cette unité en dehors
00:19:14de l'hôpital, en quelque sorte.
00:19:15Qu'est-ce qu'un isolement strict ?
00:19:18C'est ce qu'a recommandé, enfin, c'est ce qu'a annoncé le Premier ministre en disant que tous
00:19:22les cas contacts, sans exception, seront désormais mis en quarantaine forcée, en isolement strict, donc en milieu hospitalier.
00:19:28Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:19:29Un strict, ça veut dire qu'il n'y a aucun contact avec des personnes extérieures.
00:19:32D'accord.
00:19:32Ces patients n'auront un seul contact, c'est le personnel de soins, et donc, avec les précautions nécessaires dans
00:19:40l'interface, si on peut dire, pour qu'il n'y ait aucun contact,
00:19:44y compris au niveau des plateaux repas, de tout ce qui est logistique dans une journée d'un malade hospitalisé,
00:19:52tout va être isolé et mis en quarantaine en même temps.
00:19:56Et on précise qu'encore une fois, ce sont des patients qui n'ont pas de symptômes pour le moment.
00:20:02Pour l'instant, il n'y en a aucun, enfin, hormis la personne en réanimation, les autres n'ont aucun
00:20:05symptôme.
00:20:06Et certains sont considérés comme plus à risque que d'autres.
00:20:09Oui, alors vous savez que le fait d'être à risque ou pas, ça dépend aussi du contact qu'il
00:20:15y a eu.
00:20:16Oui, pas simplement des contacts, mais aussi de la santé personnelle des gens qui sont sujets contacts, asymptomatiques,
00:20:23c'est-à-dire s'ils ont des antécédents médicaux particuliers, s'ils sont diabétiques, hypertendus, s'ils ont un
00:20:29traitement,
00:20:30le facteur de risque change. Le risque change avec l'état sanitaire de la personne.
00:20:36Donc c'est ça qui fait la différence. Sinon, le contact reste pareil.
00:20:40C'est-à-dire que ça dépend de la charge virale au moment où il y a eu un contact.
00:20:45Alors il y a évidemment une question qui se pose lorsqu'on se dit, on parle de tout ça, évidemment.
00:20:49C'est-à-dire qu'on voit qu'il y a énormément d'attention, énormément de précautions qui sont prises
00:20:54autour de ces patients.
00:20:57Fallait-il les rapatrier en France ? Fallait-il finalement, est-ce qu'il ne fallait pas peut-être organiser
00:21:02quelque chose à bord de ce bateau ?
00:21:05Ou est-ce qu'il ne fallait pas peut-être mettre en place un bateau médicalisé ?
00:21:12Ça aussi, c'est évidemment beaucoup de questions qui se posent aujourd'hui.
00:21:15Absolument. Alors à bord, on ne sait pas trop ce qui s'est passé pour l'instant.
00:21:20On n'a pas toutes les informations sur comment les patients qui sont décédés ont été détectés.
00:21:24Comment est-ce qu'on a éventuellement pensé à un antivirus ? Parce que ça y est, dans une croisière...
00:21:30On sait que les derniers passagers ont été évacués, là. Ça y est, il y a quelques heures.
00:21:33Oui, il était temps.
00:21:35Et donc, on ne sait pas quelles ont été les mesures sanitaires immédiates au moment où ces patients ont été
00:21:40symptomatiques.
00:21:41Et c'est ça qui est important parce que s'ils étaient symptomatiques et avec les contacts sur une surface
00:21:48close,
00:21:49comme un navire, il est évident que quasiment l'ensemble des passagers sont des contacts.
00:21:57Et évidemment, la question que je vous posais, c'est-à-dire de faire venir un bateau médicalisé, ça aurait
00:22:01été compliqué ?
00:22:02Ça aurait été très compliqué, mais c'est vrai que ça aurait été une solution idéale, c'est-à-dire
00:22:05d'éviter qu'il y ait des contacts secondaires
00:22:08des passagers du bateau avec d'autres passagers d'avion, par exemple, ou d'autres passagers à terre.
00:22:17Alors, on va continuer, bien sûr, d'en parler dans un instant.
00:22:19On reviendra aussi sur cette question parce qu'évidemment, on voit que beaucoup de précautions sont prises autour de ces
00:22:25patients
00:22:25qui sont mis à l'isolement forcé actuellement à l'hôpital Bichat à Paris.
00:22:30Et le fait que des cas contacts, d'autres cas contacts, et des cas contacts considérés comme à risque,
00:22:35se baladent dans la nature, ne doit-il pas inquiéter davantage et inquiéter davantage les Français ?
00:22:40Restez bien avec nous pour la suite du Meilleur de l'Info sur CNews.
00:22:43On reviendra également sur cette fusillade à Nice, dans un quartier sensible lié au narcotrafic.
00:22:47A tout de suite.
00:22:52De retour sur le plateau du Meilleur de l'Info sur CNews.
00:22:55On est avec Amaury Bucco qui vient de nous rejoindre, journaliste Polyjustice.
00:22:58Bonsoir Amaury. On parlera avec vous dans un instant de ce qui s'est passé dans les Hauts-de-France
00:23:04avec ce match de foot amateur qui a viré au drame.
00:23:07Et cet enfant de 9 ans qui a été roué de coups par 5 enfants de l'équipe adverse.
00:23:11Une histoire absolument folle. On en parlera dans un instant.
00:23:14Alors que le père, je crois, c'est ce qu'on vient de me dire, c'est ça ?
00:23:19C'est le papa de ce garçon qui a décidé de porter plainte.
00:23:22On en parlera dans un instant.
00:23:23Mais d'abord, deux personnes tuées, trois autres blessés à Nice,
00:23:26lors d'une fusillade sur fond de narcotrafic.
00:23:28Ça s'est passé dans le quartier sensible des Moulins.
00:23:30Les victimes ont entre 23 et 57 ans, précise le procureur.
00:23:34Écoutez les précisions de Tanguiamont.
00:23:37Une fusillade a éclaté dans le quartier des Moulins à Nice.
00:23:40Un endroit connu comme étant un haut lieu du trafic de stupéfiants
00:23:43est largement touché par les règlements de compte.
00:23:46Les faits se sont déroulés en plein après-midi.
00:23:48Autour de 15h, un véhicule a d'abord déposé le tireur
00:23:52avec une arme de type kalachnikov.
00:23:54Il est monté sur une trottinette, s'est approché d'un groupe de personnes,
00:23:58a fait feu, puis a pris la fuite, toujours au guidon de cette trottinette,
00:24:02avant d'être récupéré par un autre véhicule.
00:24:05Deux personnes ont été tuées.
00:24:06Six autres ont été blessés, dont trois grièvement.
00:24:09Les victimes sont âgées de 23 à 57 ans.
00:24:13Cette fusillade s'inscrit dans un contexte extrêmement tendu dans la ville de Nice.
00:24:17Vendredi et samedi soir, des coups de feu avaient déjà retenti
00:24:20dans le quartier des Moulins, déjà, puis dans le quartier Saint-Roch,
00:24:24lui aussi gangréné par le trafic de drogue.
00:24:26Des armes identiques ont été utilisées, a indiqué le procureur.
00:24:30Ces faits sont évidemment liés, a-t-il ajouté.
00:24:33Le préfet des Alpes-Maritimes avait d'ailleurs demandé dimanche
00:24:37un renfort d'effectifs pour rétablir la sécurité.
00:24:42Bonsoir Axel Ronde, président du syndicat de police CFTC.
00:24:46Le trafic de stupéfiants qui continue, on le voit encore une fois,
00:24:49de faire des victimes ?
00:24:50Oui, toujours.
00:24:51C'est malheureusement le quotidien des habitants de ce quartier,
00:24:57des Moulins.
00:24:58Vous avez des points de deal comme la laverie
00:25:00qui rapportent énormément d'argent
00:25:02et vous avez bien évidemment des personnes
00:25:05qui veulent récupérer ces points de deal.
00:25:08Donc c'est des mafias qui s'entretuent au final
00:25:11pour contrôler les points.
00:25:13Mais au-delà de ça, ils vont aussi tirer un petit peu
00:25:16à la Kaléchnikov au hasard.
00:25:17Ça, c'est vraiment une spécificité, j'ai envie de dire, locale.
00:25:21C'est qu'ils vont tirer sur à peu près n'importe qui
00:25:23pour dissuader finalement les consommateurs
00:25:26de venir dans ce quartier.
00:25:27Donc faire tomber le point de deal.
00:25:29Ils n'arrivent pas à le récupérer par les armes réellement.
00:25:32Donc ils vont dissuader les consommateurs
00:25:34de venir sur cette zone.
00:25:36Les services de police ont bien identifié ces points de deal.
00:25:41On les contrôle, on les ferme de temps en temps.
00:25:45Mais malheureusement, on voit qu'ils arrivent tout de suite
00:25:48à se restructurer.
00:25:49Les CRS, les super CRS type 8 sont souvent sur place.
00:25:54Ils font beaucoup de contrôles.
00:25:57Encore une fois, les CRS, on en a besoin un petit peu partout
00:25:59sur tout le territoire national
00:26:00puisqu'il y a une explosion de la violence, de la délinquance
00:26:02comme vous le constatez chaque jour dans les différents médias
00:26:07que vous mettez en place.
00:26:08On est vraiment sur cette zone en guerre.
00:26:14Il semblerait que la situation soit particulièrement tendue
00:26:18en ce moment à Nice.
00:26:19Est-ce qu'on sait pourquoi ?
00:26:20Parce qu'il y a eu différents événements,
00:26:22notamment ces derniers jours.
00:26:23Oui, c'est tout simplement pour pouvoir essayer
00:26:25de contrôler ces points de deal,
00:26:27pour pouvoir prendre possession.
00:26:30C'est une guerre de territoire, en fait.
00:26:32Oui, on a déstabilisé ces derniers mois,
00:26:34ces dernières années, l'ensemble des trafiquants de tank
00:26:37puisque beaucoup de têtes de réseau ont été interpellées
00:26:39ou se sont réfugiées à l'étranger.
00:26:41Donc, vous avez des petits lieutenants
00:26:42qui essayent de les récupérer.
00:26:44Et après, si vous voulez, ça génère tellement d'argent
00:26:48qu'ils en veulent toujours plus, au final.
00:26:50Donc, vous avez une multitude de petits gangs,
00:26:53de petites structures mafieuses
00:26:54qui sont, qui éclosent sur place
00:26:58et qui veulent faire finalement contrôler
00:27:00des petites enclaves, en fait, carrément.
00:27:02Écoutez ce que disait aujourd'hui
00:27:03le procureur de la République de Nice.
00:27:06On le dit toujours, en matière de lutte
00:27:08contre le trafic de stupéfiants,
00:27:09il faut être déterminé et il faut être humble.
00:27:12Déterminé, nous le sommes, nous sommes humbles aussi
00:27:13parce qu'on sait qu'on peut avoir des résultats.
00:27:16Et dans la lutte contre le trafic de stupéfiants au Moulin,
00:27:19il y a des résultats puisque nous démantelons
00:27:20des points de deal, mais les démantèlements
00:27:24réduisent la part du gâteau,
00:27:26exacerbent des tensions
00:27:27et sont de nature à provoquer
00:27:29des passages à l'acte violents
00:27:30comme nous le voyons aujourd'hui.
00:27:32Donc, face à une violence totalement débridée
00:27:34en lien avec le trafic de stupéfiants,
00:27:36on peut avoir effectivement le démantèlement.
00:27:38Vous évoquez un démantèlement récent,
00:27:40l'étroité, juste à côté, un démantèlement complet.
00:27:43On peut avoir ces actions de démantèlement,
00:27:44on peut avoir ces actions quotidiennes
00:27:45et on peut avoir malheureusement l'effet tragique
00:27:48comme nous les connaissons aujourd'hui
00:27:49parce qu'encore une fois, on a associé
00:27:51au trafic de stupéfiants
00:27:52une violence totalement débridée
00:27:53et des passages à l'acte extrêmement rapides.
00:27:56Maître Alain Bensoussan,
00:27:58il semblerait que le procureur qui nous parle,
00:28:02le procureur de la République,
00:28:02il nous dit qu'il y a des actions régulièrement
00:28:04et qui sont quotidiennes.
00:28:06C'est ce qu'il dit.
00:28:06Et pourtant, on constate malheureusement
00:28:08que ça ne suffit pas.
00:28:09Ça ne suffira jamais
00:28:10tant qu'on n'arrête pas vraiment la dépense,
00:28:13c'est-à-dire le consommateur.
00:28:14Il faut être clair,
00:28:15on a la justice qui est surchargée,
00:28:17on a la police qui les arrête,
00:28:20on a les narcotrafiquants
00:28:21qui passent de zone en zone
00:28:23avec, malgré ce qu'on dit,
00:28:25des zones de long droit
00:28:26ou en tout cas de droit très difficile
00:28:28et en tout cas asymétrique.
00:28:30Mais tant qu'on ne prendra pas
00:28:32la question par rapport aux consommateurs,
00:28:34je ne pense pas qu'on arrivera
00:28:35à résoudre la question.
00:28:36Et pour vous, la réponse,
00:28:37elle doit passer justement
00:28:38par les consommateurs ?
00:28:40La réponse, c'est qu'il doit y avoir
00:28:41absence de points de deal
00:28:42et pas destruction des points de deal
00:28:44et l'absence de points de deal,
00:28:45c'est qu'il n'y a pas de possibilité
00:28:46effectivement d'acheter.
00:28:47Il faut s'occuper de la demande, en fait.
00:28:49Exactement,
00:28:50parce que c'est un marché par la demande.
00:28:51Alors, et ce marché,
00:28:52en général, il est en haut,
00:28:53c'est-à-dire que plus il y a
00:28:55effectivement des trafiquants,
00:28:57plus la police va intervenir,
00:28:59plus la police intervenue,
00:29:00plus c'est difficile pour les trafiquants
00:29:02et puis ça augmente le prix.
00:29:04Et donc, à chaque fois,
00:29:05on n'arrête pas la situation.
00:29:06Et donc, c'est d'abord par la consommation
00:29:08et par l'obligation de soins.
00:29:10L'obligation de soins
00:29:12et aussi la sanction fiscale associée.
00:29:15Johan Uzay, sur le sujet des consommateurs,
00:29:17Emmanuel Macron avait eu des propos
00:29:19très forts justement ces derniers mois
00:29:21au sujet justement des consommateurs.
00:29:24Il avait eu des mots qu'on entend,
00:29:26disons-le, rarement.
00:29:28Jusque-là, on avait rarement entendu
00:29:29de la bouche d'un président de la République.
00:29:31Oui, il avait dit, me semble-t-il,
00:29:32pour être exact,
00:29:33ceux qui fument un pétard le soir
00:29:35doivent savoir que ce pétard
00:29:37a le goût du sang.
00:29:37C'est ce qu'avait dit
00:29:38le président de la République.
00:29:39Donc, des mots extrêmement forts,
00:29:40effectivement.
00:29:41Il faut dire que le président de la République,
00:29:43il est en échec sur cette question-là.
00:29:44Il en a fait une grande priorité.
00:29:46Il est allé à Marseille
00:29:47un nombre incalculable de fois.
00:29:49Je n'ai même plus le chiffre en tête.
00:29:50Mais en tout cas,
00:29:50il s'est rendu à Marseille
00:29:51plus d'une dizaine de fois,
00:29:53plus d'une quinzaine de fois,
00:29:54même, me semble-t-il.
00:29:55C'est la ville dans laquelle
00:29:56il s'est le plus rendu.
00:29:57Absolument.
00:29:57Plus d'une quinzaine de fois,
00:29:58il s'est rendu à Marseille.
00:29:59Le plan Marseille en grand,
00:30:00qui devait également lutter
00:30:02contre le narcotrafic,
00:30:03il n'y est pas parvenu.
00:30:05À sa décharge,
00:30:06c'est un phénomène
00:30:06qui est un phénomène mondial,
00:30:08qui n'est pas un phénomène
00:30:08franco-français.
00:30:10Et on voit que malgré
00:30:11quand même quelques moyens,
00:30:12alors pas suffisants malgré tout,
00:30:14on nous dit qu'à Marseille,
00:30:15par exemple,
00:30:15il y a moins de policiers aujourd'hui
00:30:16qu'il y en avait en 2017,
00:30:18malgré les annonces fracassantes.
00:30:20Donc, on voit quand même
00:30:21qu'il y a un manque de moyens,
00:30:22notamment pour les enquêteurs.
00:30:24Et tout cela traduit naturellement,
00:30:26tout cela conduit à un manque de résultats.
00:30:29C'est évident.
00:30:29Stéphane Clerget,
00:30:30cette violence dont parlait à l'instant
00:30:32le procureur de la République de Nice,
00:30:34qui parle de violence débridée,
00:30:36est-elle liée à l'évolution
00:30:38de cette criminalité,
00:30:39l'évolution finalement
00:30:40de ce narcotrafic
00:30:41ou est-ce que c'est un problème
00:30:42plus global de notre société aujourd'hui ?
00:30:45Les chiffres montrent
00:30:45qu'effectivement,
00:30:46la violence augmente,
00:30:47pas seulement chez les jeunes,
00:30:49elle augmente aussi chez les jeunes,
00:30:51mais c'est finalement
00:30:51le reflet d'une violence
00:30:53un peu généralisée,
00:30:54qu'elle soit physique, verbale,
00:30:57et les comportements de délinquance
00:30:59ne cessent de croître également.
00:31:01Donc oui,
00:31:02c'est un phénomène de société
00:31:03dont les racines sont évidemment plurielles.
00:31:06Elles sont économiques,
00:31:10éducationnelles, sociétales.
00:31:13C'est très compliqué
00:31:14d'en comprendre les origines.
00:31:17Mais en tout cas,
00:31:18elles touchent tous les champs
00:31:20de la société
00:31:21et les enfants
00:31:22sont les premières victimes
00:31:23puisque ce sont des éponges
00:31:24et ils vont ensuite
00:31:26par leur comportement
00:31:27exprimer cette violence
00:31:29qui leur apparaît normale.
00:31:31Je précise que samedi soir,
00:31:33des tirs avaient éclaté
00:31:34dans un autre quartier de Nice,
00:31:36également touché par le narcotrafic,
00:31:37le quartier Saint-Roch,
00:31:39visant des jeunes gens
00:31:40réunis à un carrefour.
00:31:41Le procureur qui dit aussi
00:31:43qu'on a les trois mêmes armes,
00:31:44les trois mêmes calibres
00:31:45sur les trois épisodes
00:31:46des derniers jours,
00:31:47c'est évidemment lié
00:31:48et pourtant,
00:31:49on n'y arrive pas à Moribuco.
00:31:51Ils vont peut-être recommencer demain,
00:31:54ces gens-là,
00:31:55puisqu'ils n'ont toujours pas été attrapés.
00:31:56Et d'ailleurs,
00:31:57même s'ils étaient attrapés,
00:31:58ils pourraient continuer probablement
00:31:59depuis leur cellule
00:32:00puisqu'on sait qu'il y a
00:32:01des moyens de communication.
00:32:02C'est ça qui est un peu désespérant.
00:32:03Mais ce que je trouve vraiment désespérant,
00:32:04moi,
00:32:05dans ce que dit ce procureur
00:32:06et ce qu'on entend souvent aussi
00:32:07de la bouche de la police
00:32:08et des autorités,
00:32:10c'est qu'on a l'impression
00:32:12qu'on perd dans tous les cas.
00:32:13C'est-à-dire que
00:32:14quand il y a du trafic de drogue
00:32:15et que ça prospère,
00:32:16on sait qu'il y a une économie parallèle,
00:32:17que les gens ne peuvent pas rentrer
00:32:18comme ils veulent dans les quartiers,
00:32:19qu'ils font la loi
00:32:20dans les halls d'entrée.
00:32:22Et quand la police mène des actions
00:32:24et que ça marche,
00:32:25eh bien ça déclenche des fusillades.
00:32:27Donc on a l'impression
00:32:27que quoi qu'il arrive,
00:32:28il y a de la violence
00:32:29et des fusillades
00:32:30et que finalement,
00:32:31il faudrait presque se réjouir
00:32:32qu'il y ait des fusillades
00:32:33dans les quartiers
00:32:34parce que ça voudrait dire
00:32:35que finalement,
00:32:35il y a des règlements de comptes
00:32:36parce qu'on a arrêté des personnes.
00:32:38Donc c'est assez effectivement
00:32:40désespérant le trafic de drogue
00:32:41pour ça
00:32:41parce qu'on a l'impression
00:32:42que ça ne s'arrête pas
00:32:43et que même quand ça va mieux,
00:32:44en fait c'est pire.
00:32:45Écoutez le secrétaire départemental
00:32:47du syndicat de police unité
00:32:49des Alpes-Maritimes
00:32:49qui parle lui de marseillisation.
00:32:52On a eu l'occasion de dire
00:32:54à un moment donné
00:32:54qu'on franchissait des caps
00:32:56et on a eu aussi l'occasion
00:32:57de dire qu'à un moment donné,
00:32:59ça tirerait dans la foule.
00:33:01Eh bien cet après-midi,
00:33:02ça a tiré dans la foule.
00:33:03C'est précisément ce qui s'est passé.
00:33:05On en saura un petit peu plus
00:33:06dans les heures à venir,
00:33:06dommages collatéraux ou pas.
00:33:08Ce qu'on sait,
00:33:08c'est qu'aujourd'hui,
00:33:09on a franchi un cap.
00:33:10Encore une fois,
00:33:11on a ce sentiment
00:33:12de voir apparaître
00:33:15une forme de marseillisation
00:33:17ici des événements
00:33:18liés probablement.
00:33:19Là aussi,
00:33:19on attendra d'en savoir
00:33:20un peu plus
00:33:21au niveau de l'enquête.
00:33:22Mais en tous les cas,
00:33:22on est probablement
00:33:23sur un fond de trafic de stupes.
00:33:24C'est épouvantable là
00:33:25ce qui est en train
00:33:25de se passer à Nice.
00:33:27Axel Ronde,
00:33:27vous avez le sentiment
00:33:28qu'on a encore franchi
00:33:29un cap.
00:33:30C'est ce que dit
00:33:30votre collègue d'Unité ?
00:33:32Évidemment,
00:33:33quand vous tirez
00:33:33sur des personnes au hasard,
00:33:36on est vraiment
00:33:36dans une espèce d'attentat
00:33:37finalement via le narcotrafiquant,
00:33:40via le narcoterrorisme même
00:33:42puisqu'on peut lier tout cela.
00:33:44En tout cas,
00:33:44c'est une mafia
00:33:45qui est en train
00:33:46de s'installer
00:33:46sur tout le territoire national.
00:33:47On peut parler
00:33:48de marseillisation,
00:33:49mais on peut parler
00:33:50de réellement
00:33:51cette mafia
00:33:52qui vient
00:33:54vraiment défier
00:33:55les autorités
00:33:57puisque malgré
00:33:58le renfort
00:33:59des CRS
00:34:00qui viennent
00:34:01sur zone,
00:34:03dès qu'ils repartent,
00:34:04vous avez des fusillades
00:34:05qui commencent.
00:34:06Donc oui,
00:34:06effectivement,
00:34:07pendant des années,
00:34:07on a laissé faire.
00:34:08Pendant des années,
00:34:09on s'est dit
00:34:10on va acheter
00:34:10la paix sociale,
00:34:11il n'y aura pas
00:34:12de fusillades,
00:34:13ça va être tranquille,
00:34:13on va laisser un petit peu
00:34:14les trafiquants de drogue
00:34:15faire ce qu'ils veulent.
00:34:17C'est ça qu'on a fait.
00:34:18Mais ce n'était pas possible
00:34:19parce que si vous voulez,
00:34:20quand vous avez une mafia
00:34:21qui vraiment s'installe,
00:34:22qui vont pouvoir corrompre
00:34:23à droite et à gauche
00:34:24des fonctionnaires,
00:34:25que ce soit des policiers,
00:34:26mais que ce soit aussi
00:34:27au niveau de la justice,
00:34:28on va se retrouver
00:34:29avec la mexicanisation.
00:34:31C'est ça la réalité.
00:34:32je vais peut-être me répéter,
00:34:34mais c'est certainement
00:34:35ce que se disent
00:34:36les téléspectateurs
00:34:37qui nous regardent ce soir.
00:34:38C'est-à-dire que malheureusement,
00:34:39ça se passe dans un quartier
00:34:40bien connu,
00:34:41ça n'est malheureusement
00:34:41pas la première fois,
00:34:42ça veut dire qu'on sait
00:34:43où ça se passe.
00:34:44J'imagine aussi
00:34:45qu'on a des informations
00:34:46sur les personnes.
00:34:47Vous ne voulez pas me dire
00:34:47qu'on ne connaît pas
00:34:48les personnes
00:34:48qui sont incriminées
00:34:50et pourtant,
00:34:51on reste dans l'incapacité
00:34:52d'agir une bonne fois pour toutes.
00:34:53On reste dans l'incapacité
00:34:54parce que vous,
00:34:55comme a dit M. Bucot,
00:35:00qu'ils continuent
00:35:02quand ils sont interpellés,
00:35:03quand ils sont en prison,
00:35:04ils continuent le trafic,
00:35:05ils donnent des instructions,
00:35:07ils vont commettre
00:35:08des exactions
00:35:09depuis les cellules.
00:35:10Donc,
00:35:10que ce que vous voulez faire ?
00:35:11Alors,
00:35:11M. Darmanin
00:35:12a bien compris
00:35:13cette situation
00:35:14parce qu'il a créé
00:35:16des nouvelles prisons
00:35:17super sécurisées.
00:35:18Très bien,
00:35:19mais vous savez,
00:35:19elles sont quand même décriées.
00:35:21Elles vont tenir ces prisons.
00:35:23Peut-être que
00:35:23le prochain gouvernement,
00:35:25ces prisons
00:35:27ne seront plus autant
00:35:28Si c'est Mélenchon,
00:35:29ça c'est sûr.
00:35:29Ça c'est certain,
00:35:30ça n'existera plus.
00:35:31Mais en tous les cas,
00:35:32nous,
00:35:33on est obligé
00:35:33de travailler
00:35:33dans une stabilité.
00:35:34On nous a dit
00:35:34qu'on était en guerre.
00:35:35Mais en guerre,
00:35:36malheureusement,
00:35:37ça prendra des années.
00:35:38On gagne
00:35:39quelques petites batailles,
00:35:40mais on ne va pas
00:35:41gagner tout de suite la guerre.
00:35:42Johan Uzaï.
00:35:43Oui,
00:35:44d'abord,
00:35:44ces prisons,
00:35:45elles montrent
00:35:45qu'elles ont une grande utilité
00:35:46et c'est une décision
00:35:47de Gérald Darmanin
00:35:48qui est vraiment une décision
00:35:49qui était la bienvenue.
00:35:50Qui va dans le bon sens,
00:35:51mais c'est que le début finalement
00:35:52de ce qu'il faut faire.
00:35:53Non mais espérons,
00:35:54espérons que ça va se poursuivre
00:35:55et qu'il y aura
00:35:56d'autres prisons
00:35:56de haute sécurité,
00:35:57etc.
00:35:58Parce que naturellement,
00:35:59on voit bien
00:36:00que les narcotrafiquants,
00:36:01dès lors qu'ils sont incarcérés
00:36:03dans cette prison
00:36:03de très haute sécurité,
00:36:05ne peuvent plus faire
00:36:05leur business.
00:36:06C'est d'ailleurs pour cela
00:36:07que Gérald Darmanin
00:36:08reçoit des menaces,
00:36:09que des préfectures
00:36:10sont taguées,
00:36:12vandalisées,
00:36:13justement pour dénoncer
00:36:14cette politique carcérale
00:36:16et pénale
00:36:16mise en oeuvre
00:36:17par Gérald Darmanin.
00:36:18Donc ça montre bien
00:36:19qu'il va dans le bon sens.
00:36:20Je pense que ça va se poursuivre,
00:36:21sauf si effectivement
00:36:22l'extrême gauche
00:36:23parvenait au pouvoir
00:36:24puisque vous savez
00:36:24que la France insoumise
00:36:25a pesé de tout son poids
00:36:28pour que ces quartiers
00:36:29de haute sécurité
00:36:29ne voient pas le jour
00:36:31parce que la France insoumise
00:36:32considère que les narcotrafiquants
00:36:33sont traités
00:36:34avec beaucoup d'inhumanité
00:36:35dans ces prisons.
00:36:36Mais voilà,
00:36:37si la France insoumise
00:36:38n'est pas en pouvoir en 2027,
00:36:40évidemment que ces quartiers
00:36:41de haute sécurité,
00:36:42ces prisons de haute sécurité
00:36:44vont continuer à exister.
00:36:45Et évidemment
00:36:46qu'encore une fois
00:36:49les consommateurs
00:36:50doivent à un moment donné
00:36:51il doit y avoir
00:36:51une prise de conscience
00:36:52qui doit passer par là.
00:36:53Et on faisait référence
00:36:54évidemment au propos
00:36:55d'Emmanuel Macron
00:36:56de tout à l'heure.
00:36:56Il faut évidemment savoir
00:36:58que lorsqu'on consomme
00:36:59eh bien
00:37:00on participe
00:37:01à ces fusillades.
00:37:02On participe
00:37:04finalement
00:37:04aujourd'hui
00:37:05à ces meurtres
00:37:06parce que
00:37:06juste pour rappeler
00:37:08dans le même quartier
00:37:09le 4 octobre 2025
00:37:10des assaillants
00:37:10à bord d'une voiture
00:37:11avaient ouvert le feu
00:37:12apparemment au hasard
00:37:13sur une place
00:37:14provoquant la mort
00:37:15d'un père de famille
00:37:15de 57 ans
00:37:16et d'un jeune de 20 ans
00:37:17ni l'un ni l'autre
00:37:18n'étaient liés
00:37:19au trafic de drogue
00:37:20juillet 2024
00:37:21sept personnes
00:37:22d'une même famille
00:37:22dont trois enfants
00:37:23et un adolescent
00:37:24avaient péri
00:37:24dans un incendie criminel
00:37:26visant un autre étage
00:37:28sur fond de trafic
00:37:29de drogue.
00:37:30Ça veut dire
00:37:30Karim Abrik
00:37:31aujourd'hui
00:37:32que les personnes
00:37:34qui se retrouvent
00:37:35au milieu
00:37:36et qui sont
00:37:37des victimes collatérales
00:37:38de ces trafics
00:37:39sont malheureusement
00:37:40trop nombreuses
00:37:41aujourd'hui.
00:37:42Oui absolument
00:37:42il y a eu des cas
00:37:43absolument atroces
00:37:45on se rappelle
00:37:47de cette jeune fille
00:37:47qui est morte
00:37:48dans sa chambre
00:37:49elle était en train
00:37:50d'étudier
00:37:50et elle est décédée
00:37:52après avoir reçu
00:37:53une balle perdue
00:37:54de ce narcotrafic
00:37:55donc on voit
00:37:56à quel point
00:37:57oui maintenant
00:37:58non seulement
00:37:58les riverains
00:38:00un peu partout
00:38:00sont touchés
00:38:01mais oui
00:38:02on peut se retrouver
00:38:03dans une situation
00:38:04et être une victime
00:38:05collatérale
00:38:06parce qu'il y a
00:38:07cette banalisation
00:38:08de la violence
00:38:09il n'y a même plus
00:38:09de...
00:38:10on ne peut pas
00:38:10qu'il y avait
00:38:10nécessairement des codes
00:38:12par le passé
00:38:12mais on a l'impression
00:38:13que maintenant
00:38:13il n'y a vraiment
00:38:14aucune limite
00:38:14il n'y a aucune limite
00:38:15on peut faire
00:38:17n'importe quoi
00:38:17d'ailleurs
00:38:18c'est une défiance
00:38:20on va aller
00:38:21un peu
00:38:21s'en prendre
00:38:22aux policiers
00:38:23on s'en prend
00:38:23maintenant
00:38:23à des innocents
00:38:24donc ça montre
00:38:25quand même
00:38:26cette idée
00:38:26donc je pense
00:38:27qu'il faut aussi
00:38:28aller plus loin
00:38:28s'en prendre
00:38:30directement au portefeuille
00:38:31on en parle
00:38:32régulièrement
00:38:33mais ça prend
00:38:33quand même
00:38:34des moyens
00:38:34sur la question
00:38:35du renseignement
00:38:36si on veut aller
00:38:36toucher
00:38:37vraiment où ça fait mal
00:38:38pour les narcotrafiquants
00:38:40c'est se donner
00:38:41les moyens
00:38:41peut-être
00:38:42de saisir
00:38:43plus rapidement
00:38:43des avoirs
00:38:44qui auraient été
00:38:46accumulés
00:38:47à partir
00:38:47de ce commerce
00:38:49illicite
00:38:50de drogue
00:38:51et pour ce qui est
00:38:52du consommateur
00:38:52pour répondre aussi
00:38:53à votre question
00:38:54là-dessus
00:38:54je pense que c'est
00:38:55dans le message
00:38:55la communication
00:38:56ça part de très tôt
00:38:57en fait
00:38:58c'est une question
00:38:59d'éducation
00:39:00ça va pour les
00:39:01ça commence
00:39:02avec la jeunesse
00:39:03mais c'est aussi
00:39:04pourquoi la vie
00:39:05ne se consomme-t-elle
00:39:07plus à froid
00:39:08pour certains aussi
00:39:09donc ça peut-être
00:39:10c'est une vaste question
00:39:11un peu plus philosophique
00:39:12mais quand on décide
00:39:13de consommer aussi
00:39:14certains diront
00:39:15bon c'est consommation
00:39:17plaisir et tout ça
00:39:18mais je pense qu'au-delà
00:39:18de ça
00:39:19il y a beaucoup de gens
00:39:19aussi qui décident
00:39:21de consommer
00:39:21parce qu'ils ne supportent
00:39:22pas la vie à froid
00:39:23et ça c'est un vrai sujet
00:39:24aussi
00:39:25juste une question
00:39:26avant de passer
00:39:26à l'autre sujet
00:39:27Axel Ronde
00:39:28dans le même temps
00:39:29il y a le directeur général
00:39:29de la police nationale
00:39:31qui était en interview
00:39:32dans le Figaro
00:39:33aujourd'hui
00:39:34il assure qu'il n'y a pas
00:39:34de zone de non-droit
00:39:35en France
00:39:36Louis Loger assure
00:39:36que les policiers
00:39:37n'y vont pas forcément
00:39:38dans les mêmes conditions
00:39:39selon les heures
00:39:40les lieux
00:39:40pour ne pas créer
00:39:41de tensions supplémentaires
00:39:42une réaction
00:39:43sur ces propos
00:39:44de Louis Loger
00:39:46oui alors il n'y a pas
00:39:47de zone de non-droit
00:39:47mais en tous les cas
00:39:48on est obligé
00:39:48de débarquer
00:39:49dans certaines zones
00:39:50avec énormément d'effectifs
00:39:51sinon ça part
00:39:52effectivement
00:39:52à l'affrontement
00:39:54donc on peut aussi
00:39:55choisir des créneaux horaires
00:39:56où ces personnes
00:39:56vont dormir
00:39:57donc la journée
00:39:57et donc oui
00:39:59on peut y aller
00:40:00tranquillement
00:40:00mais la nuit
00:40:01dans certaines zones
00:40:02c'est extrêmement compliqué
00:40:03de se mouvoir
00:40:04d'y aller
00:40:05évidemment
00:40:05donc là-dessus
00:40:07on sent quand même
00:40:08qu'il y a une forme
00:40:09de discours un peu
00:40:10Luan Uzaï
00:40:11évidemment qu'il y a
00:40:12en France
00:40:12des jeunes de non-droit
00:40:13et elles sont nombreuses
00:40:14enfin quand vous avez
00:40:15dans certaines cités
00:40:16des checkpoints
00:40:17à l'entrée
00:40:18pour vérifier
00:40:19qui entre et qui sort
00:40:20et si vous n'habitez pas
00:40:20dans la cité
00:40:21si vous n'êtes pas capable
00:40:22de prouver
00:40:22où est-ce que vous habitez
00:40:24dans quel tour
00:40:25est-ce que vous vous rendez
00:40:25vous n'êtes pas autorisé
00:40:26à entrer
00:40:27pardon
00:40:27il fait de la politique
00:40:28moi j'appelle ça
00:40:29le directeur général
00:40:31de la police nationale
00:40:32en disant ça
00:40:33il ne peut pas dire autre chose
00:40:34parce que s'il dit
00:40:35effectivement la vérité
00:40:36c'est-à-dire oui
00:40:36il existe des zones
00:40:37de non-droit en France
00:40:38son téléphone sonne
00:40:40dans la seconde
00:40:40et il est limogé
00:40:42par le ministre de l'Intérieur
00:40:44donc évidemment
00:40:44il ne peut pas dire autre chose
00:40:46mais oui
00:40:46c'est un discours politique
00:40:47ça n'est pas un discours
00:40:48de vérité me semble-t-il
00:40:49un tournoi de football
00:40:51amateur a viré
00:40:52au drame aujourd'hui
00:40:53dans les Hauts-de-France
00:40:54un joueur de l'AS
00:40:55au Chili-les-Mines
00:40:55âgé de 9 ans
00:40:56a été roué de coups
00:40:58par 5 enfants
00:40:58de l'équipe adverse
00:40:59le président du club
00:41:00parle d'un déchaînement
00:41:01de violence
00:41:02nous l'écouterons
00:41:02dans un instant
00:41:03et puis on fera le point
00:41:06mais d'abord
00:41:07le récit des faits
00:41:08est signé
00:41:08Julia Ferrand
00:41:09c'est au moment
00:41:12du coup de sifflet final
00:41:13que la situation
00:41:14a dégénéré
00:41:16ce vendredi
00:41:17lors d'un tournoi
00:41:19de football
00:41:19avant d'un le vieil
00:41:20l'équipe des 9-10 ans
00:41:23d'Auchile-Mines
00:41:24se qualifie en finale
00:41:25face à l'AFC Creil
00:41:27ces derniers
00:41:28remportent le match
00:41:292-0
00:41:30au coup de sifflet final
00:41:31un attroupement
00:41:33se forme au milieu
00:41:34du terrain
00:41:34c'est à ce moment
00:41:35que Matteo
00:41:36aurait été bousculé
00:41:38par un joueur de Creil
00:41:39il l'aurait poussé
00:41:40à son tour
00:41:41avant qu'un autre
00:41:42ne le mette à terre
00:41:43au sol
00:41:44Matteo se fait rouer
00:41:46de coups de pied
00:41:46au torse
00:41:47et à la tête
00:41:48par 5 joueurs
00:41:49de l'équipe adverse
00:41:51l'agression
00:41:52dure 15 secondes
00:41:54l'éducateur de Creil
00:41:55puis les parents
00:41:56et le président
00:41:57de l'AS
00:41:58Auchile-Mines
00:41:58interviennent
00:41:59pour séparer la bagarre
00:42:01peu de temps après
00:42:02Matteo est évacué
00:42:04sur un brancard
00:42:05et amené
00:42:06à l'hôpital de Lens
00:42:07sous une haie d'honneur
00:42:08de la part
00:42:09des autres équipes
00:42:10tandis qu'au même moment
00:42:12les joueurs de Creil
00:42:13fêtaient seuls
00:42:14leur victoire
00:42:15sur le terrain
00:42:16Matteo
00:42:17qui joue sa 3ème saison
00:42:19dans le club
00:42:19est ressorti
00:42:20rétabli
00:42:21après une batterie
00:42:22d'examens
00:42:22son club
00:42:24ne souhaite pas
00:42:24s'arrêter là
00:42:25et compte saisir
00:42:26la ligue de football
00:42:27des Hauts-de-France
00:42:30Et avec nous également
00:42:31pour en parler
00:42:31Rachid Chebli
00:42:32arbitre de football
00:42:33écrivain
00:42:34bonsoir
00:42:34merci d'être en direct
00:42:35avec nous ce soir
00:42:36sur CNews
00:42:37d'abord une réaction
00:42:38monsieur Chebli
00:42:39sur ce qui s'est passé
00:42:42C'est terrible
00:42:43de voir des images pareilles
00:42:46et ce qui est encore
00:42:47plus terrible
00:42:47c'est l'âge
00:42:48de ces gamins
00:42:509-10 ans
00:42:53il n'y a pas d'autre
00:42:53terme que terrible
00:42:54et en voyant
00:42:56cet enfant
00:42:57emporté par l'ambiance
00:42:58je ne peux pas
00:42:59m'empêcher
00:43:00de penser aussi
00:43:01à certains
00:43:01de mes collègues
00:43:02arbitres
00:43:03à qui c'est arrivé
00:43:04moi-même
00:43:05d'ailleurs
00:43:05il y a 4 ans
00:43:06j'ai été frappé
00:43:07par un joueur
00:43:09de quel âge
00:43:10quel âge
00:43:11avait le joueur
00:43:12qui vous a frappé
00:43:13ah bah c'était
00:43:14un adulte
00:43:15il avait
00:43:15la trentaine
00:43:16oui oui
00:43:18donc c'est
00:43:19sans commune mesure
00:43:20avec ce qu'on voit là
00:43:20mais enfin la violence
00:43:21c'est la violence
00:43:22quelque soit l'âge
00:43:23et moi
00:43:25j'aime le football
00:43:27c'est ma passion
00:43:28je trouve ça terrible
00:43:29vraiment
00:43:30c'est d'une tristesse
00:43:34insupportable
00:43:35insupportable
00:43:35Amor et Bucco
00:43:36quelles sont les informations
00:43:37dont vous disposez
00:43:38sur ce qui s'est passé
00:43:39la famille a été
00:43:40particulièrement choquée
00:43:41on l'imagine
00:43:42votre garçon de 9 ans
00:43:43frappé devant eux
00:43:44qui repart
00:43:45en brancard
00:43:46d'un match de foot
00:43:47c'est évidemment
00:43:49hallucinant
00:43:49en fait c'est ça
00:43:50c'est pour ça que pour moi
00:43:51l'affaire elle a pris une tournure
00:43:52si nationale et médiatique
00:43:54c'est parce que d'abord
00:43:55effectivement
00:43:55voir un enfant de 9 ans
00:43:56qui sort en brancard
00:43:58d'un stade
00:43:58non pas parce qu'il s'est blessé
00:43:59sur le stade
00:44:00mais parce qu'il a été blessé
00:44:02agressé par d'autres joueurs
00:44:03c'est évidemment très choquant
00:44:04il n'y a que 9 ans
00:44:05il faut aussi
00:44:06s'imaginer que tout ça
00:44:07se fait sous les yeux
00:44:08de ses parents
00:44:08sa mère est là
00:44:09d'ailleurs sa mère l'accompagne
00:44:10avec le brancard
00:44:10son père est entraîneur
00:44:11de l'équipe
00:44:12donc il assiste à toute la scène
00:44:14l'autre point très choquant
00:44:15dans cette affaire
00:44:16c'est que selon
00:44:17le président du club
00:44:21les éducateurs
00:44:21les encadrants
00:44:22de l'équipe adverse
00:44:23n'aurait pas voulu désigner
00:44:24les bourreaux
00:44:25donc on se dit
00:44:26que là-dessus
00:44:27il y a un total décalage
00:44:29et enfin
00:44:30on apprend aussi
00:44:31que l'équipe adverse
00:44:33continue à fêter sa victoire
00:44:34alors là-dessus
00:44:36il y a eu une réaction
00:44:37assez unanime
00:44:37des deux clubs
00:44:38de football
00:44:39il y a néanmoins
00:44:41le président du club
00:44:42de Creil
00:44:42qui a tenu
00:44:43à nuancer
00:44:44en rappelant
00:44:45deux éléments
00:44:46d'abord
00:44:46le contexte de l'agression
00:44:48c'est-à-dire qu'il dit
00:44:49qu'en fait
00:44:49ce sont d'abord
00:44:50les joueurs
00:44:51de l'équipe
00:44:52d'Oshilemin
00:44:52qui auraient provoqué
00:44:54l'équipe de Creil
00:44:55et puis
00:44:56qui n'auraient pas eu
00:44:57véritablement de lynchage
00:44:58parce que
00:44:58l'agression n'aurait duré
00:45:01que quelques secondes
00:45:01et c'est vrai
00:45:02quand on voit
00:45:02ça c'est l'entraîneur
00:45:03de l'équipe adverse
00:45:04c'est le président
00:45:06de l'équipe du Creil
00:45:07et alors il y a
00:45:08effectivement des images
00:45:09en fait
00:45:09qui ont été diffusées
00:45:11de l'agression
00:45:12et effectivement
00:45:13qui nuancent un peu
00:45:13cette
00:45:15j'allais dire
00:45:16la version des faits
00:45:16c'est-à-dire qu'effectivement
00:45:17on voit qu'au départ
00:45:18ce sont deux rivalités
00:45:19entre les deux équipes
00:45:20c'est-à-dire que
00:45:21je les ai vues les images
00:45:22on voit quand même
00:45:22c'est filmé quand même
00:45:23de très très loin
00:45:24oui tout à fait
00:45:24on n'entend pas ce qui se dit
00:45:25on va continuer
00:45:27d'en parler dans un instant
00:45:28évidemment
00:45:28il y a une enquête
00:45:30voilà alors ce qui est sûr
00:45:31c'est qu'il y a une enquête
00:45:32il y a eu des plaintes
00:45:33alors je ne sais pas
00:45:33j'ai interrogé le parquet de Béthune
00:45:35mais je n'ai pas la réponse
00:45:36il y a une plainte
00:45:37et une enquête en cours
00:45:37parce qu'évidemment
00:45:38l'agression est violente
00:45:40et elle a entraîné
00:45:40ce garçon à l'hôpital
00:45:42restez bien avec nous
00:45:42merci beaucoup à Johan Uzaï
00:45:43qu'on retrouve bien sûr demain
00:45:45la pause
00:45:46le meilleur de l'info
00:45:46on va revenir sur cette affaire
00:45:47Mathéo
00:45:48on parlera de Mickaël Younes également
00:45:49et de sa famille
00:45:50victime d'un homejacking
00:45:52près de Aix en Provence
00:45:53ce sera dans un instant
00:45:54dans le meilleur de l'info
00:45:55sur CNews
00:46:00le meilleur de l'info
00:46:01sur CNews
00:46:02merci de nous rejoindre
00:46:03quasiment 23h
00:46:04on fait le point sur l'actualité
00:46:05avec Isabelle Piboulot
00:46:06et on reparlera
00:46:07dans un instant
00:46:07de cette affaire
00:46:09Mathéo
00:46:09avec ce tournoi
00:46:10de football amateur
00:46:11qui a viré au drame
00:46:12ça s'est passé
00:46:13dans les Hauts-de-France
00:46:13mais d'abord
00:46:14le flash
00:46:17à la une
00:46:18la française testée
00:46:19est positive
00:46:20à l'antavirus
00:46:21est en réanimation
00:46:22dans un état stable
00:46:23a confirmé ce soir
00:46:24Sébastien Lecord
00:46:25les quatre autres passagers
00:46:27sont toujours négatifs
00:46:28mais font l'objet
00:46:29d'un processus
00:46:30d'isolement renforcé
00:46:31à l'hôpital Bichat
00:46:32à Paris
00:46:32un total de 22 cas contacts
00:46:35ont été identifiés
00:46:36d'après la ministre
00:46:37de la Santé
00:46:38dans ce contexte
00:46:39deux réunions d'urgence
00:46:40se sont tenues
00:46:41à Matignon
00:46:41une première concertation
00:46:43en présence de ministres
00:46:44autour du chef
00:46:45du gouvernement
00:46:46la seconde
00:46:47à rassembler
00:46:47des épidémiologistes
00:46:48les règles d'isolement
00:46:50ont été durcies
00:46:51avec l'annonce
00:46:52d'une quarantaine
00:46:52renforcée
00:46:53en milieu hospitalier
00:46:54pour tous les cas contacts
00:46:56deux réunions interministérielles
00:46:58auront lieu
00:46:58chaque jour
00:46:59pour suivre l'évolution
00:47:00de la situation
00:47:01aux Pays-Bas
00:47:0312 membres du personnel
00:47:04d'un hôpital néerlandais
00:47:05qui traitent un patient positif
00:47:07ont été placés
00:47:08en quarantaine
00:47:09un isolement
00:47:10de six semaines
00:47:11à titre de précaution
00:47:13des erreurs de procédure
00:47:14ont été commises
00:47:15pendant un prélèvement sanguin
00:47:17et l'élimination
00:47:18de l'urine du patient
00:47:19le risque d'infection
00:47:21du personnel
00:47:21reste faible
00:47:22précise l'hôpital
00:47:23de Nimeig
00:47:24dans le reste
00:47:25de l'actualité
00:47:26fusillade en plein jour
00:47:28à Nice
00:47:28un tireur à trottinette
00:47:30a ouvert le feu
00:47:31cet après-midi
00:47:32sur une place
00:47:33très fréquentée
00:47:34du quartier
00:47:34des Moulins
00:47:35deux personnes
00:47:36de 38 et 57 ans
00:47:38ont été tuées
00:47:39six autres ont été blessées
00:47:40dont trois grièvements
00:47:42certaines victimes
00:47:43sont connues
00:47:44de la police
00:47:44pour narcotrafic
00:47:45une enquête
00:47:46a été ouverte
00:47:47notamment pour assassinat
00:47:48en bande organisée
00:47:50et puis après
00:47:51un ultime vote au Sénat
00:47:53le Parlement
00:47:54a adopté définitivement
00:47:55une proposition de loi
00:47:57renforçant l'accès
00:47:58aux soins palliatifs
00:47:59soit l'un des deux textes
00:48:01composant la réforme
00:48:02de la fin de vie
00:48:03une adoption
00:48:03à 325 voix
00:48:05contre 18
00:48:06prochaine étape
00:48:07plus ardue
00:48:08les débats
00:48:08sur la proposition de loi
00:48:10créant un droit
00:48:11à l'aide à mourir
00:48:13Merci Isabelle
00:48:14à tout à l'heure
00:48:14on vous retrouve à minuit
00:48:15pour l'édition de la nuit
00:48:17sur CNews
00:48:18on continue de parler
00:48:19de ce jeune joueur
00:48:20du club de foot
00:48:21d'Oshilemin
00:48:21âgé de 9 ans
00:48:23roué de coups
00:48:23par 5 enfants
00:48:24de l'équipe adverse
00:48:25le président du club
00:48:26parle d'un déchaînement
00:48:27de violence
00:48:28on est toujours avec
00:48:29Rachid Chabli
00:48:30qui est arbitre de foot
00:48:31écrivain également
00:48:32on est avec
00:48:33Amaury Buco
00:48:35et puis Stéphane Kerger
00:48:36pédopsychiatre
00:48:37Stéphane
00:48:37comment est-ce qu'on en arrive
00:48:38à 9 ans
00:48:39à ne plus savoir régler
00:48:40ces problèmes
00:48:40autrement que
00:48:41que par la violence
00:48:42parce que c'est
00:48:43ce qui s'est passé
00:48:43oui c'est pas spécialement
00:48:45le football
00:48:45le football c'est une caisse
00:48:46de résonance
00:48:47émotionnelle
00:48:48d'une violence
00:48:49un peu générale
00:48:50ce qui est certain
00:48:51c'est que là
00:48:51il y a un problème
00:48:52d'encadrement
00:48:53à 9 ans
00:48:53on imite clairement
00:48:54les adultes
00:48:55en particulier
00:48:56les jeunes adultes
00:48:57je ne sais pas
00:48:58si on a en tête
00:48:59ce qui s'est passé
00:49:00après la victoire
00:49:01du PSG
00:49:01mais ce qui peut surprendre
00:49:03c'est qu'on va exprimer
00:49:04une joie
00:49:04parce qu'encore une fois
00:49:06les violents ont été gagnants
00:49:07c'est-à-dire qu'on va exprimer
00:49:08sa joie en étant violent
00:49:09c'est quand même
00:49:10très paradoxal
00:49:11auparavant
00:49:12on chantait
00:49:13on dansait
00:49:14et là depuis peu
00:49:15on exprime sa joie
00:49:16en tapant
00:49:17en frappant
00:49:18comme si ce n'était pas
00:49:19possible d'exprimer
00:49:20sa joie
00:49:21son bien-être
00:49:22la victoire
00:49:24sans passer
00:49:25comme si la violence
00:49:26était une émotion
00:49:28parmi tant d'autres
00:49:29et une émotion
00:49:29qui n'était pas forcément
00:49:30négative pour ces personnes
00:49:31comme si c'était
00:49:32la seule émotion
00:49:33peut-être finalement
00:49:33la seule émotion
00:49:34qui peut s'exprimer
00:49:35quand on est un garçon
00:49:37comme si c'était
00:49:38la seule façon
00:49:39d'être vraiment
00:49:40un garçon
00:49:40alors après évidemment
00:49:41on se pose la question
00:49:42de l'éducation
00:49:43est-ce que les parents
00:49:44derrière
00:49:45peuvent un peu soutenir
00:49:46on sait que dans
00:49:47les matchs de foot
00:49:48les parents parfois
00:49:49moi j'ai accompagné
00:49:50mon fils à des matchs de foot
00:49:51je suis toujours surpris
00:49:52quand je vois les parents
00:49:52aller sur le terrain
00:49:53et se quereller avec l'arbitre
00:49:55c'est des choses
00:49:55qu'on ne voyait pas
00:49:56il y a 20 ans
00:49:59Rachid Chebli
00:49:59c'est quelque chose
00:50:00que vous observez
00:50:01vous justement
00:50:01en tant qu'arbitre de foot
00:50:03vous avez senti
00:50:04une évolution
00:50:05dans les comportements
00:50:07que ce soit des parents
00:50:08ou des enfants
00:50:09oui oui tout à fait
00:50:10je suis tout à fait d'accord
00:50:11avec le docteur
00:50:13avec Stéphane Clerget
00:50:16on remarque ça
00:50:18donc il y a eu
00:50:19une évolution
00:50:21malheureuse
00:50:22depuis quelques années
00:50:23on assiste
00:50:24il parle
00:50:25Stéphane Clerget
00:50:26parle des parents
00:50:26par exemple
00:50:27on a de plus
00:50:28on a un véritable problème
00:50:29avec les parents
00:50:30autour des terrains de football
00:50:32je peux vous donner
00:50:33des dizaines et dizaines
00:50:35d'exemples
00:50:36moi-même
00:50:36alors que j'arbitrais
00:50:37des 15
00:50:38des noms
00:50:39des gamins
00:50:41et bien
00:50:42je suis obligé
00:50:45d'arrêter le match
00:50:47pour aller
00:50:48calmer les parents
00:50:49qui se trouvent
00:50:51autour du terrain
00:50:51et donc
00:50:52ce que je voudrais ajouter
00:50:54moi par rapport
00:50:55à ce que dit
00:50:55Stéphane Clerget
00:50:56c'est qu'il y a
00:50:58malheureusement
00:50:58malheureusement
00:50:59il y a une banalisation
00:51:00aussi de l'agressivité
00:51:01alors est-ce que
00:51:03ces jeunes
00:51:05effectivement
00:51:07n'ont pas
00:51:07d'autre moyen
00:51:08que d'exprimer
00:51:09leur joie
00:51:10c'est terrible quand même
00:51:12parce que
00:51:12le football
00:51:13doit être avant tout
00:51:14une fête
00:51:16et donc
00:51:18l'agressivité
00:51:20elle
00:51:20gangrène
00:51:21le football
00:51:23alors
00:51:23mais ce qu'on voit
00:51:24ce qu'on voit
00:51:24Rachid Chebli
00:51:25c'est ce que disait
00:51:26Stéphane Clerget
00:51:27c'est que cette agressivité
00:51:28cette violence
00:51:28effectivement
00:51:29on la constate
00:51:30aussi en dehors du terrain
00:51:32on a pu la voir
00:51:33notamment
00:51:33la semaine dernière
00:51:34lors de la victoire
00:51:35du Paris Saint-Germain
00:51:36en quart de finale
00:51:36de la Ligue des Champions
00:51:37et puis
00:51:38sur le terrain
00:51:39ça paraît
00:51:40également
00:51:40totalement dingue
00:51:42c'est-à-dire
00:51:42lors de la demi-finale
00:51:43je ne sais plus ce que j'ai dit
00:51:44j'ai dû dire
00:51:44quart de finale
00:51:45ou
00:51:45la demi-finale
00:51:47de la Ligue des Champions
00:51:48le sport
00:51:49c'est justement
00:51:49l'endroit
00:51:50où on se canalise
00:51:51Monsieur Chebli
00:51:52où on respecte
00:51:53les règles de jeu
00:51:54de fair play
00:51:55ses réactions
00:51:56elles sont totalement
00:51:57opposées
00:51:57aux valeurs du sport
00:51:58finalement
00:52:00exactement
00:52:01et je pense
00:52:01qu'il y a un problème
00:52:02alors le football
00:52:03ce n'est pas une bulle
00:52:04au-dessus de la société
00:52:04on voit bien en fait
00:52:06il n'y a pas qu'une seule cause
00:52:07pour expliquer
00:52:08ce qui se passe
00:52:08dans le football
00:52:09le football
00:52:10nous sommes
00:52:11il fait partie de la société
00:52:12et malheureusement
00:52:13alors j'ai été là
00:52:15pendant que vous parliez
00:52:16de ce qui se passe
00:52:17des trafics
00:52:17etc
00:52:18des morts
00:52:20ici ou là
00:52:20en France
00:52:21malheureusement
00:52:22mais le football
00:52:23il est
00:52:26nous baignons tous
00:52:27dans cette atmosphère
00:52:31qui
00:52:32vous voulez dire
00:52:33qu'il est en phase
00:52:33avec la société
00:52:34en fait
00:52:35et que ce n'est pas
00:52:35forcément un problème
00:52:36de football
00:52:36c'est un problème
00:52:37qui est plus
00:52:37un problème de société
00:52:39aujourd'hui
00:52:40Exactement
00:52:41donc
00:52:42de ce point de vue là
00:52:43mais il y a
00:52:44un autre aspect
00:52:45c'est peut-être
00:52:46au niveau de l'éducation
00:52:48je pense qu'il faut
00:52:49il faut
00:52:49que nous mettions
00:52:50l'accent sur le respect
00:52:52c'est-à-dire que
00:52:52comme vous l'avez dit
00:52:54normalement
00:52:54le football
00:52:55il y a des règles
00:52:56il faut respecter les règles
00:52:57et quand on ne respecte pas
00:52:58les règles
00:52:59à l'intérieur
00:53:00d'un terrain de football
00:53:02il n'y a pas de raison
00:53:02de les respecter ailleurs
00:53:03et vice-versa
00:53:04vous voyez ce que je veux dire
00:53:06A Maury
00:53:06les réactions
00:53:07elles sont nombreuses
00:53:07parmi les politiques
00:53:08sur les réseaux
00:53:09sociaux
00:53:09plus globalement
00:53:10parce que
00:53:11évidemment ces faits
00:53:11ils font écho
00:53:12à ce dont on parle
00:53:14à l'instant
00:53:14à l'ensauvagement
00:53:16de la société
00:53:16y compris dans le sport amateur
00:53:18Oui c'est exactement
00:53:19c'est un peu ce que je vous disais
00:53:20tout à l'heure
00:53:20alors moi je pense que
00:53:21pour cette histoire particulière
00:53:23il faut la prendre
00:53:23avec des pincettes
00:53:24c'est une histoire singulière
00:53:25qui est à mon avis
00:53:25un peu plus nuancée
00:53:26mais si elle fait
00:53:27elle a ce retentissement
00:53:29effectivement
00:53:29c'est pour deux raisons
00:53:30d'abord il y a effectivement
00:53:31je pense qu'on peut qualifier
00:53:33d'ensauvagement
00:53:34de la société
00:53:34c'est-à-dire
00:53:35ce déploiement
00:53:36de violences
00:53:37qui s'expriment
00:53:39particulièrement
00:53:40dans certaines banlieues
00:53:42que ce soit
00:53:42d'ailleurs dans le football amateur
00:53:44mais aussi envers
00:53:45les policiers
00:53:45les professeurs
00:53:46n'importe quel membre
00:53:48du service public
00:53:49des chauffeurs
00:53:50et le deuxième point
00:53:51c'est aussi un tabou
00:53:52mais qui est en train
00:53:54de l'aide de moins en moins
00:53:55heureusement
00:53:55c'est la question
00:53:56du racisme anti-blanc
00:53:57dans le football
00:53:58alors là c'est pareil
00:53:59dans cette affaire
00:54:00il n'en est pas forcément question
00:54:01d'ailleurs à ce stade
00:54:02rien ne le prouve
00:54:04il n'y a pas de propos
00:54:05tels qui ont été rapportés
00:54:06mais on sait
00:54:07qu'il y a
00:54:08du racisme anti-blanc
00:54:09dans le football
00:54:11que c'est un sujet
00:54:12malheureusement
00:54:13qui est tabou
00:54:14parce qu'une partie
00:54:15de la gauche
00:54:16et des associations
00:54:16antiracistes
00:54:17ne veulent pas traiter
00:54:18ce sujet
00:54:18explique que ça n'existe pas
00:54:21et donc je crois
00:54:22que c'est pour ça
00:54:23que sur ces deux points
00:54:24cette affaire fait écho
00:54:25c'est qu'on voit
00:54:25un petit garçon
00:54:26de 9 ans
00:54:28qui effectivement
00:54:29reçoit des coups
00:54:30sur un terrain
00:54:30et ça fait écho
00:54:31avec le reste
00:54:32de tous ces phénomènes
00:54:34qu'on voit dans la société
00:54:35La ministre des Sports
00:54:36appelle à des sanctions
00:54:38après l'agression
00:54:39de Mathéo
00:54:40dans un communiqué
00:54:41c'est ce qu'elle déclare
00:54:42toutes les sanctions
00:54:42nécessaires
00:54:43doivent être prises
00:54:44par les instances fédérales
00:54:45et puis le père
00:54:46de Mathéo
00:54:47qui porte plainte
00:54:48pour violences aggravées
00:54:50Maître Alain Bensoussan
00:54:51qui est responsable
00:54:53dans des cas comme ça
00:54:54aujourd'hui ?
00:54:54En tout cas pas les enfants
00:54:55les mineurs sont
00:54:56totalement irresponsables
00:54:58Donc ce sont les parents ?
00:55:00Là ils ont 12 ans
00:55:01Alors ils peuvent
00:55:05avoir des mesures
00:55:06d'éducation
00:55:07bien évidemment
00:55:08judiciaires provisoires
00:55:09ça c'est possible
00:55:11donc quelque part
00:55:11ils peuvent être
00:55:12en relation
00:55:13à une certaine responsabilité
00:55:15éthique
00:55:15vis-à-vis de la société
00:55:16par ces mesures
00:55:17d'éducation
00:55:17c'est les parents
00:55:18dans un premier temps
00:55:19clairement
00:55:20responsabilité civile
00:55:21et puis ça peut être
00:55:23bien évidemment
00:55:23les clubs
00:55:24dans leur capacité
00:55:25à gérer la situation
00:55:27tout à fait aussi
00:55:28donc il y a
00:55:30une responsabilité
00:55:31civile
00:55:32pour la responsabilité
00:55:33pénale
00:55:33c'est beaucoup
00:55:34plus compliqué
00:55:35je ne la vois pas
00:55:35très bien
00:55:36directement
00:55:37mais la responsabilité
00:55:39civile
00:55:39des parents
00:55:39et des clubs
00:55:40oui
00:55:40Écoutez ce que disait
00:55:41la journaliste
00:55:42Hélène Rouet
00:55:42aujourd'hui
00:55:43sur CNews
00:55:43qui s'inquiétait
00:55:44justement
00:55:44de cette violence
00:55:47c'est évidemment
00:55:48Mathéo
00:55:48et par ailleurs
00:55:49aussi la violence
00:55:50dont sont capables
00:55:50aujourd'hui
00:55:51les enfants de 9 ans
00:55:51ça aussi
00:55:52c'est quelque chose
00:55:53qui est quand même
00:55:53très inédit
00:55:54alors évidemment
00:55:54le niveau de violence
00:55:55dans ce genre
00:55:56d'événement anodin
00:55:57prouve le niveau
00:55:57de violence
00:55:58qui existe
00:55:58dans notre pays
00:55:59ça évidemment
00:55:59mais on ne parle pas
00:56:00de jeunes individus
00:56:01vous savez
00:56:02on parle très souvent
00:56:02de la violence
00:56:03des mineurs
00:56:0314, 15, 16 ans
00:56:04ce sont des enfants
00:56:06tous
00:56:06que ce soit Mathéo
00:56:07ou précisément
00:56:08les membres
00:56:08du club de Creil
00:56:10donc ça
00:56:11il faut aussi
00:56:11s'interroger
00:56:12véritablement
00:56:12sur cette violence-là
00:56:13il est entre 9 et 10 ans
00:56:15c'est absolument hallucinant
00:56:16Marine Le Pen
00:56:17disait que c'était
00:56:17le produit
00:56:18des dizaines d'années
00:56:19de laxisme
00:56:20si vous voulez
00:56:21de mentalité
00:56:22où on écoute
00:56:23on justifie
00:56:24on analyse
00:56:25on essaye de comprendre
00:56:26effectivement ce que
00:56:27ces enfants peuvent ressentir
00:56:28on essaye de dire
00:56:29ah oui mais de toute façon
00:56:30on ne va pas te punir
00:56:31on va te faire ci
00:56:31on va te mettre un médiateur
00:56:32on va donner des associations
00:56:34pour essayer d'expliquer
00:56:35les grands mal-être
00:56:36de ces enfants-là
00:56:36sauf qu'en fait
00:56:37en ayant ce comportement-là
00:56:38on produit véritablement
00:56:40des monstres
00:56:40quand on est capable
00:56:41d'une telle violence
00:56:42à 9 ans
00:56:42mais vous faites quoi à 15
00:56:43vous faites quoi à 20
00:56:44il y a un vrai sujet là-dessus
00:56:47Hélène Rouet
00:56:48dans 100% Frontières
00:56:49sur CNews
00:56:49Stéphane Cargé
00:56:50c'est vrai
00:56:50c'est-à-dire
00:56:51là on parle d'enfants
00:56:52qui ont 9-10 ans
00:56:52qu'est-ce que ce sera
00:56:53à 15 ans ?
00:56:54Oui je ne suis pas certain
00:56:55je voudrais quand même
00:56:56rebondir là-dessus
00:56:56je ne suis pas certain
00:56:57que ces enfants
00:56:58aient bénéficiés
00:56:58d'une éducation
00:57:00absolument bienveillante
00:57:01et tout à fait
00:57:02contemporaine
00:57:03et moderne
00:57:04ça on ne peut pas
00:57:05du tout
00:57:06en être sûr
00:57:06ce qui est certain
00:57:07par contre
00:57:08c'est qu'ils peuvent sentir
00:57:10qu'implicitement
00:57:13ça ne gêne pas
00:57:14Dans ces violences
00:57:15ce qu'on voit aussi régulièrement
00:57:16c'est les effets de groupe
00:57:17les effets de masse
00:57:18Exactement
00:57:19bien sûr que le groupe
00:57:21délégitime
00:57:22déresponsabilise
00:57:24les auteurs
00:57:24c'est vrai chez les adultes
00:57:25On peut imaginer
00:57:26que ces enfants individuellement
00:57:27ne se comportent pas
00:57:27forcément de la même façon
00:57:29Exactement
00:57:29ils ne s'autoriseraient pas
00:57:30moi ce qui me surprend
00:57:31c'est qu'en présence
00:57:32des éducateurs sportifs
00:57:33ils se comportent
00:57:34de cette manière-là
00:57:35est-ce qu'on leur a enseigné
00:57:36le respect de l'autre
00:57:37est-ce qu'on leur a dit
00:57:38que c'était important
00:57:39ou est-ce qu'on leur a dit
00:57:40il faut absolument
00:57:41les écraser
00:57:42on va les humilier
00:57:44je ne sais pas
00:57:45quel discours est tenu
00:57:46mais parfois
00:57:46au groupe
00:57:47un peu
00:57:48pour les solidariser
00:57:49on peut tenir
00:57:49des propos un peu guerriers
00:57:51et c'est mal interprété
00:57:53par les enfants
00:57:54Amoré Bucot
00:57:55Moi ce que je trouve
00:57:56assez paradoxal
00:57:57si vous voulez
00:57:57c'est qu'effectivement
00:57:58on l'a dit
00:57:58sur le plan pénal
00:57:59quand vous avez moins de 13 ans
00:58:00vous ne pouvez pas être sanctionné
00:58:01mais ces jeunes joueurs
00:58:03qui ont commis l'agression
00:58:05vont probablement
00:58:06être sanctionnés
00:58:06sur le plan
00:58:07j'allais dire
00:58:07footballistique
00:58:09sportif
00:58:09puisqu'on peut leur mettre
00:58:10des sanctions
00:58:11et c'est ce que je trouve
00:58:12assez paradoxal
00:58:13dans la justice
00:58:14sans l'état actuel
00:58:15c'est le sens de l'appel
00:58:15de la ministre des sports
00:58:16voilà
00:58:17non mais c'est qu'un enfant
00:58:19à l'école
00:58:19qui fait une bêtise
00:58:20on va le punir
00:58:21parce qu'on estime
00:58:21quand même
00:58:22qu'il a une part de responsabilité
00:58:23si sur un terrain de foot
00:58:24il fait une bêtise
00:58:25il peut quand même
00:58:25être sanctionné par son club
00:58:26mais par contre
00:58:27sur le plan pénal
00:58:28on estime que non
00:58:29on ne peut pas punir un élève
00:58:30même avec
00:58:30j'allais dire
00:58:31une peine symbolique
00:58:32et c'est ça que je trouve paradoxal
00:58:33il doit y avoir des conséquences
00:58:34il doit y avoir des conséquences
00:58:36mais on est dans un cas concret
00:58:37c'est l'ensauvagement de la société
00:58:39parce que ce qu'aurait dû être
00:58:39une petite bagarre
00:58:40entre deux gamins
00:58:41c'est transformer en un véritable lynchage
00:58:43et c'est ça
00:58:44qu'on constate de plus en plus
00:58:45c'est qu'on va mettre à terre
00:58:46l'adversaire
00:58:47et on va le lyncher au sol
00:58:48pour lui faire le maximum de dégâts
00:58:50merci beaucoup Moribuco
00:58:51merci pour ces précisions
00:58:53Mickaël Youn et sa famille
00:58:54victime d'un home-jacking
00:58:55près d'Aix-en-Provence
00:58:56deux hommes cagoulés et armés
00:58:58ont cambriolé le domicile
00:59:00de l'humoriste
00:59:01ce lundi matin
00:59:01ils ont dérobé près de 100 000 euros
00:59:04en liquide
00:59:04des bijoux et des montres
00:59:06une enquête pour extorsion
00:59:07avec arme
00:59:08en bande organisée
00:59:09a été ouverte
00:59:09les précisions
00:59:10de notre journaliste police-justice
00:59:11Sabrina Birlin-Bouillet
00:59:13les faits se sont produits
00:59:14ce lundi matin
00:59:15vers 8h15
00:59:16au domicile de l'acteur
00:59:18Mickaël Youn
00:59:18tout près d'Aix-en-Provence
00:59:20l'acteur était présent
00:59:21ainsi que sa compagne
00:59:22la comédienne Isabelle Funaro
00:59:24et leurs deux enfants
00:59:25âgés de 14 et 6 ans
00:59:27c'est là que deux individus
00:59:29cagoulés et gantés
00:59:30ont pénétré dans leur domicile
00:59:32l'un d'eux avait une arme d'épaule
00:59:34il s'agirait d'un fusil
00:59:36de type 22 longs rifles
00:59:38et l'un des individus
00:59:39aurait d'ailleurs utilisé
00:59:40ce fusil
00:59:41pour mettre en joue
00:59:42l'adolescente de 14 ans
00:59:44les individus
00:59:45ont ensuite eu accès
00:59:46au coffre-fort
00:59:47ils ont dérobé
00:59:48de l'argent liquide
00:59:49des bijoux
00:59:50et des montres
00:59:50de grande valeur
00:59:51selon nos informations
00:59:53au CNews
00:59:53le butin serait estimé
00:59:54à 100 000 euros
00:59:55alors heureusement
00:59:56il n'y a aucun blessé
00:59:58à déplorer
00:59:58mais surtout
00:59:59un immense traumatisme
01:00:01concernant les individus
01:00:02ils ont fui
01:00:03à moto
01:00:04il faut savoir
01:00:04que le domicile
01:00:06de Michael Youn
01:00:06est équipé
01:00:07d'un système
01:00:08de surveillance
01:00:08et les images
01:00:09de vidéos
01:00:10surveillance
01:00:11vont également
01:00:11être utilisées
01:00:12par les enquêteurs
01:00:13l'enquête
01:00:13elle ne fait
01:00:14que commencer
01:00:15Michael Youn
01:00:16avait déjà subi
01:00:17un cambriolage
01:00:18c'était en 2011
01:00:19à son domicile
01:00:20parisien
01:00:20cette fois-ci
01:00:21mais il n'était pas présent
01:00:23lors de ces faits
01:00:24il avait depuis décidé
01:00:25de déménager
01:00:26et de vivre
01:00:27dans le sud
01:00:27de la France
01:00:29et on est avec
01:00:30Sabrina Mathéos
01:00:31du syndicat de police
01:00:31alliance
01:00:32des Bouches-du-Rhône
01:00:33bonsoir
01:00:33merci d'être en direct
01:00:34avec nous
01:00:35sur CNews
01:00:36quelles sont les informations
01:00:37Sabrina Mathéos
01:00:38quelles sont les informations
01:00:39dont vous disposez
01:00:40ce soir
01:00:40d'abord
01:00:40à ce que vous avez eu
01:00:41des nouvelles
01:00:42de Michael Youn
01:00:43et de sa famille
01:00:44alors ce que l'on sait
01:00:45c'est que
01:00:46bon ils se portent bien
01:00:47en revanche
01:00:48la famille
01:00:49est assez traumatisée
01:00:50par ce qui s'est produit
01:00:51vous pouvez l'imaginer
01:00:52des délinquants
01:00:53qui s'introduisent
01:00:54à votre domicile
01:00:55qui sont armés
01:00:57qui sont cagoulés
01:00:59et là
01:00:59comme de l'horreur
01:01:00qui menace
01:01:02la jeune fille
01:01:03de 14 ans
01:01:04donc vous imaginez bien
01:01:05le traumatisme
01:01:05subi par cette famille
01:01:06est-ce qu'on sait
01:01:07comment se sont pris
01:01:08les braqueurs
01:01:10pour pénétrer
01:01:11dans le domicile
01:01:12de l'acteur
01:01:13alors
01:01:14on va garder
01:01:15ces éléments
01:01:16pour l'enquête
01:01:17en revanche
01:01:17ce qu'on peut
01:01:18d'ores et déjà
01:01:20imaginer
01:01:20c'est que
01:01:21ces délinquants
01:01:22ont fait des repérages
01:01:23puisqu'ils sont entrés
01:01:25en toute discrétion
01:01:25personne ne les a remarqués
01:01:27aux alentours
01:01:27au moins des faits
01:01:29et bien entendu
01:01:30ils ont attendu
01:01:31le moment
01:01:32du départ à l'école
01:01:33pour surprendre la famille
01:01:35donc on sait en tout cas
01:01:36que c'était
01:01:37des délinquants
01:01:37qui étaient organisés
01:01:38on sait aussi
01:01:39que visiblement
01:01:40le domicile
01:01:41était quand même protégé
01:01:42il y avait un système
01:01:42de vidéosurveillance
01:01:44même ça
01:01:44ça ne suffit plus
01:01:46à arrêter
01:01:47ce genre de délinquants
01:01:50alors effectivement
01:01:51ça ne suffit plus
01:01:52dans la mesure
01:01:52où vous possédez
01:01:54un système de surveillance
01:01:55à votre domicile
01:01:56mais est-ce que
01:01:57vous activez
01:01:58les alarmes
01:01:58quand on est chez soi
01:01:59on a tendance
01:02:00à désactiver les alarmes
01:02:01pour pas que ça sonne
01:02:02sans cesse
01:02:02lorsqu'on est dans son jardin
01:02:03par exemple
01:02:03pour autant
01:02:04aujourd'hui
01:02:05il est important
01:02:06de laisser
01:02:08ces systèmes de surveillance
01:02:09actifs
01:02:10même quand on est chez soi
01:02:11puisque bien entendu
01:02:12la délinquance
01:02:13n'hésite pas
01:02:13à pénétrer au domicile
01:02:14des gens
01:02:15lorsqu'ils sont là
01:02:15et surtout
01:02:17lorsqu'on cible
01:02:17des personnalités
01:02:18tels que Myaïn Calioun
01:02:19et il n'est pas le premier
01:02:21avant lui
01:02:21Christophe Beaugrand
01:02:22Cyril Lignac
01:02:23la chanteuse Vita
01:02:25ou encore Jean-Luc Rechman
01:02:26avait été victime
01:02:27de Aum Jekin
01:02:29Stéphane Clerget
01:02:30c'est extrêmement
01:02:32traumatisant
01:02:32déjà
01:02:33même
01:02:34on parle souvent
01:02:35de cambriolage
01:02:35c'est quelque chose
01:02:36on a l'impression
01:02:37finalement
01:02:37d'avoir quelqu'un
01:02:38qui pénètre
01:02:39d'une certaine façon
01:02:40notre intimité
01:02:41la maison
01:02:42c'est un peu
01:02:43notre intimité
01:02:44finalement
01:02:45
01:02:45ce que nous expliquait
01:02:47Sabrina Matteo
01:02:48c'est que
01:02:48la fille de l'acteur
01:02:50la fille de Michael Youn
01:02:51qui a 14 ans
01:02:52a été menacée
01:02:54on lui a pointé
01:02:55une arme sur elle
01:02:56une arme longue
01:02:57comment est-ce qu'on se remet
01:02:58de ça après un tel
01:03:00événement
01:03:01après un tel traumatisme ?
01:03:02vous avez raison
01:03:02vous avez raison d'utiliser
01:03:03le mot traumatisme
01:03:04c'est particulièrement violent
01:03:05sur l'instant
01:03:06mais il y a aussi
01:03:07des suites en général
01:03:08parce qu'effectivement
01:03:09c'est un lieu
01:03:10où on est en sécurité
01:03:11on est chez soi
01:03:12on se croit en sécurité
01:03:13en tous les cas
01:03:14on est avec ses parents
01:03:15on a 14 ans
01:03:18et on est soumis
01:03:20à une tentative
01:03:22de meurtre
01:03:22en tout cas
01:03:23c'est comme ça
01:03:23qu'on le perçoit
01:03:25on voit sa dernière heure
01:03:26arriver
01:03:27donc c'est évidemment
01:03:29très très douloureux
01:03:30et ça va imposer
01:03:31une prise en charge
01:03:33de cette jeune fille
01:03:35très probablement
01:03:35une prise en charge
01:03:36psychologique
01:03:37parce que le risque
01:03:38c'est évidemment
01:03:39des cauchemars
01:03:40à répétition
01:03:41on revisite la scène
01:03:43c'est la peur
01:03:44d'entrer chez soi
01:03:45c'est la peur
01:03:46au moindre bruit
01:03:47c'est une angoisse
01:03:48permanente
01:03:50et donc ça va nécessiter
01:03:52des entretiens
01:03:52et peut-être même
01:03:53un traitement médicamenteux
01:03:56Sabrina Matteo
01:03:57les individus
01:03:58pour le moment
01:03:58n'ont pas été retrouvés
01:04:00est-ce qu'on a
01:04:00des informations
01:04:01à communiquer
01:04:02concernant leur profil
01:04:04ce soir ?
01:04:05Non alors
01:04:06vous savez
01:04:06les informations
01:04:07concernant le profil
01:04:09ne seront bien entendu
01:04:10pas communiquées
01:04:10puisqu'on va laisser
01:04:11nos collègues travailler
01:04:12et évoluer dans l'enquête
01:04:14pour essayer d'identifier
01:04:14au plus vite
01:04:15ces individus
01:04:15pour autant
01:04:16ce qu'on sait
01:04:17c'est que ça peut toucher
01:04:18n'importe quel individu
01:04:19ça peut toucher
01:04:20de jeunes personnes
01:04:22on a déjà vu des mineurs
01:04:23commettre des home jacking
01:04:24d'une violence sans nom
01:04:25pour parfois
01:04:26quelques centaines d'euros
01:04:27ça peut très bien
01:04:28concerner des délinquants
01:04:30beaucoup plus aguerris
01:04:31qui appartiennent déjà
01:04:32à des plus structurés
01:04:33en fait
01:04:34aujourd'hui
01:04:34ce qu'il faut savoir
01:04:35c'est que la délinquance
01:04:36n'a plus du tout
01:04:37de limite
01:04:38Alliance Police Nationale
01:04:39n'a de cesse
01:04:39de le répéter
01:04:40d'alerter
01:04:40les responsables politiques
01:04:41et cette violence
01:04:43elle touche absolument
01:04:44tous les délinquants
01:04:45des jeunes délinquants
01:04:47très très jeunes
01:04:48mais aussi
01:04:49des délinquants
01:04:50très aguerris
01:04:51un dernier mot peut-être
01:04:52sur cette commune
01:04:53est-ce qu'il y a déjà eu
01:04:53des événements
01:04:55de ce type
01:04:55dans le passé
01:04:57qui ont touché
01:04:57des habitants
01:04:59de cette commune
01:05:00Oui bien entendu
01:05:01on a eu des événements
01:05:02dans le passé
01:05:02alors c'est vrai
01:05:03qu'Aix-en-Provence
01:05:04c'est un petit peu
01:05:05la ville qui souvent
01:05:06est épargnée
01:05:07où il fait bon vivre
01:05:08et pour autant
01:05:09sachez qu'on a des incidents
01:05:12enfin des incidents
01:05:13d'effets très graves
01:05:13comme celui-ci
01:05:14qui touchent
01:05:15d'autres personnes
01:05:16des particuliers
01:05:16on a
01:05:17pas plus tard
01:05:18qu'il y a quelques semaines
01:05:19une dame très âgée
01:05:20qui a fait l'objet
01:05:21également d'un homejacking
01:05:23en fait ça touche
01:05:24les célébrités
01:05:25mais pas que
01:05:25alors on parle des célébrités
01:05:26puisqu'on les connaît bien
01:05:28et que ça fait un petit peu
01:05:30le buzz
01:05:30mais pour autant
01:05:30ça touche des particuliers
01:05:32et souvent même
01:05:33les homejacking
01:05:34sont encore plus violents
01:05:35Merci beaucoup
01:05:36Sabrina Mathéos
01:05:37pour ces précisions
01:05:38du syndicat de police
01:05:39Alliance
01:05:39des Bouches-du-Rhône
01:05:41Axel Ronde
01:05:42comment vous entendiez
01:05:44votre collègue
01:05:45du syndicat Alliance
01:05:46qui nous disait
01:05:47finalement qu'aujourd'hui
01:05:48même un système
01:05:49de vidéosurveillance
01:05:50ne suffit plus
01:05:51comment prévenir
01:05:52ces attaques
01:05:53d'une manière générale
01:05:54comment se prémunir
01:05:55des cambriolages
01:05:56on approche des vacances
01:05:57on sait que c'est une période
01:05:58aussi où souvent
01:06:01les guetteurs
01:06:02les cambrioleurs
01:06:03sont à l'affût
01:06:04Oui alors
01:06:05déjà on va remettre
01:06:05dans le contexte
01:06:06les homejacking
01:06:06c'est à peu près
01:06:07600 homejacking
01:06:08chaque année
01:06:09sur les 212 000
01:06:10à peu près
01:06:10ou 218 000
01:06:11cambriolages
01:06:12qu'il y a en France
01:06:14c'est vrai
01:06:14ce que nous constatons
01:06:15c'est que maintenant
01:06:16il y a des cambrioleurs
01:06:17qui viennent
01:06:17quand vous êtes à domicile
01:06:18alors pas forcément
01:06:19pour vous séquestrer
01:06:20ou vous menacer
01:06:22souvent ils prennent la fuite
01:06:23quand ils sont repérés
01:06:25mais en tout cas
01:06:25ils essayent de venir
01:06:26discrètement
01:06:27à l'intérieur du domicile
01:06:28pour dérober
01:06:29de l'argent
01:06:31et des bijoux
01:06:32mais au-delà de ça
01:06:34il faut bien évidemment
01:06:35essayer
01:06:36de fermer
01:06:36ses portes à clés
01:06:37mettre des systèmes
01:06:39d'alarme
01:06:39il y a aussi
01:06:41des dispositifs
01:06:42où vous avez
01:06:43un bouton
01:06:44d'alerte
01:06:45sur soi
01:06:46je sais que c'est
01:06:47contraignant
01:06:47mais malheureusement
01:06:48quand on a
01:06:49beaucoup de liquidités
01:06:51d'argent
01:06:51de valeur
01:06:52dans son domicile
01:06:53il faut être
01:06:54préparé
01:06:55à se faire
01:06:56homme-jaquer
01:06:57c'est quelque chose
01:06:58d'extrêmement violent
01:06:59parce que ce qu'on ne dit pas
01:07:00c'est que quand
01:07:01les individus y viennent
01:07:02ils viennent tout de suite
01:07:03pour aller très vite
01:07:04donc ils vont vous sidérer
01:07:05si vous voulez
01:07:06donc ils vont vous menacer
01:07:07ils vont peut-être
01:07:08même vous violenter
01:07:09ils vont vous dire
01:07:10des choses terribles
01:07:12en disant que
01:07:12s'ils ne coopèrent pas
01:07:14ils vont être exécutés
01:07:15on va leur couper une main
01:07:16et j'en passe
01:07:17donc c'est vrai qu'après
01:07:18comme vous avez dit
01:07:19cette jeune fille
01:07:20elle va être extrêmement traumatisée
01:07:21et vous savez
01:07:22souvent on nous dit
01:07:22ce sont carrément des viols
01:07:24quand on pénètre
01:07:25dans les domiciles
01:07:26les gens se sentent
01:07:27comme ça
01:07:28ont un profond traumatisme
01:07:30pendant des mois
01:07:31et des mois
01:07:31Karim Abrik
01:07:32on parlait de la violence
01:07:34évidemment
01:07:34dont ça arrive
01:07:35évidemment on pense
01:07:36à cette jeune fille
01:07:37de 14 ans
01:07:37qui a eu une arme
01:07:38pointée sur elle
01:07:39pendant ce home-jacking
01:07:41on a du mal
01:07:43finalement à imaginer
01:07:44à quel point
01:07:44c'est absolument terrible
01:07:47de vivre ça
01:07:48ça a quelque chose
01:07:49de particulièrement traumatisant
01:07:50ce que je trouve aussi
01:07:52extrêmement traumatisant
01:07:53déjà le fait
01:07:54ce qu'on appelle justement
01:07:55ces home-jacking
01:07:57en fait c'est des viols
01:07:59de domicile
01:08:00littéralement
01:08:01donc vous avez raison
01:08:01de mentionner
01:08:02que c'est perçu
01:08:03comme ça par les victimes
01:08:04il y a quelque chose
01:08:04on vient attaquer
01:08:05finalement cet endroit
01:08:07où vous vous sentez
01:08:08en sécurité
01:08:09habituellement
01:08:10où c'est votre refuge
01:08:11mais ce qui me frappe
01:08:12et ce que je trouve
01:08:13extrêmement choquant
01:08:14c'est le degré
01:08:15aussi de cette violence
01:08:16quand vous
01:08:17c'est-à-dire
01:08:18cette espèce de limite
01:08:19il n'y a plus de limite
01:08:20quand vous vous en prenez
01:08:22finalement à une jeune fille
01:08:23de 14 ans
01:08:24vous la mettez en joue
01:08:25quelle est finalement
01:08:27la violence
01:08:28de cette jeune fille
01:08:28c'est une victime
01:08:30elle est sans défense
01:08:32et c'est ça
01:08:33que je trouve
01:08:33particulièrement terrible
01:08:34et sur cette banalisation
01:08:36de cette violence
01:08:37et même de cette forme
01:08:39de jouissance
01:08:40aujourd'hui
01:08:40qu'on voit
01:08:41même chez des jeunes
01:08:42à utiliser la violence
01:08:43c'est ça que je trouve
01:08:44inquiétant
01:08:45et ce degré
01:08:46on l'a vu
01:08:46que ce soit aussi
01:08:47avec des faits
01:08:48extrêmement terribles
01:08:49avec Elias
01:08:50avec Thomas
01:08:51ce degré
01:08:52de sauvagerie
01:08:55dans la performance
01:08:56de la violence
01:08:56c'est ce qu'on observe
01:08:58aujourd'hui
01:08:58et on n'observe
01:08:59pas nécessairement ça
01:09:00partout
01:09:01c'est ça qui est
01:09:01quand même
01:09:02extrêmement choquant
01:09:02Sommes-nous aux prémices
01:09:04d'une nouvelle épidémie mondiale
01:09:05la première française
01:09:06a été
01:09:08une première française
01:09:09a été testée positive
01:09:10à l'antavirus
01:09:11c'est la ministre
01:09:12de la santé
01:09:13Stéphanie Risse
01:09:14qui l'a annoncé
01:09:14ce matin
01:09:15en tout
01:09:165 français
01:09:16sont placés
01:09:17à l'isolement
01:09:1722 cas contacts
01:09:19on va essayer
01:09:20d'en savoir plus
01:09:21sur ce virus
01:09:21qui n'est pas nouveau
01:09:22c'est ce qu'on disait
01:09:23qu'on connaît
01:09:24depuis les années 90
01:09:25pour ce qui est
01:09:26de cette souche
01:09:26des Andes
01:09:27quels sont les risques
01:09:28de transmission
01:09:28on sera dans un instant
01:09:30avec Christian Bréchot
01:09:31qui est virologue
01:09:32le vice-président
01:09:32de Global Virus Network
01:09:34et puis
01:09:35le docteur Roger Roya
01:09:36qui vient de nous rejoindre
01:09:37mais d'abord
01:09:37focus sur les français
01:09:38dans cette épidémie
01:09:39qui prend de l'ampleur
01:09:41avec ce sujet
01:09:41signé Kylian Salé
01:09:43et François Tiskevitch
01:09:455 français
01:09:46sont placés
01:09:46à l'isolement
01:09:47ici
01:09:47à l'hôpital Bichat
01:09:48à Paris
01:09:48jusqu'à Nouvel Ordre
01:09:50parmi eux
01:09:50une femme a présenté
01:09:52des symptômes
01:09:52dans l'avion retour
01:09:53son état s'est dégradé
01:09:55elle a été testée
01:09:56positive à l'antavirus
01:09:57devenant le premier cas
01:09:58sur notre sol
01:09:59les autres croisiéristes
01:10:01vont bien
01:10:01et ont été testés négatifs
01:10:03mais d'autres examens
01:10:04vont être effectués
01:10:05tous étaient à bord
01:10:06du bateau de croisière
01:10:07MV Ondus
01:10:09considérés comme à haut risque
01:10:10ils vont rester isolés ici
01:10:11pendant au moins 15 jours
01:10:13une mise en quarantaine
01:10:14qui pourrait aller
01:10:14jusqu'à 42 jours
01:10:16soit les 6 semaines
01:10:17de la durée
01:10:17d'incubation du virus
01:10:18les autorités
01:10:20s'attachent désormais
01:10:21à retrouver
01:10:21tous les cas
01:10:22contacts français
01:10:23ils sont 22
01:10:24selon la ministre de la santé
01:10:25il y a eu un vol
01:10:27le 25 avril
01:10:28dans lequel il y avait
01:10:298 français
01:10:30dans lequel la patiente
01:10:32a voyagé
01:10:32qui est ensuite
01:10:33décédée après
01:10:34ces 8 français
01:10:36sont en isolement
01:10:37c'est en effet
01:10:38dans ce premier vol
01:10:39qui reliait l'île de Saint-Hélène
01:10:40à Johannesburg
01:10:41que 8 français
01:10:42ont été au contact
01:10:43de la croisiériste
01:10:44néerlandaise
01:10:44infectée
01:10:46et depuis décédée
01:10:47un deuxième avion
01:10:48a relié
01:10:48quelques jours plus tard
01:10:49Johannesburg
01:10:50à Amsterdam
01:10:51dans lequel
01:10:51cette croisiériste
01:10:52est brièvement montée
01:10:5314 français étaient
01:10:54à l'intérieur
01:10:55il a été décidé
01:10:56aujourd'hui
01:10:57de renforcer
01:10:58l'isolement
01:10:58de ces 22 cas contacts
01:10:59en les plaçant
01:11:00en milieu hospitalier
01:11:01avec effet immédiat
01:11:04Alors concernant
01:11:05l'état de santé
01:11:06de cette française
01:11:07testée positive
01:11:08donc au virus
01:11:08François Tisquivitch
01:11:09était aujourd'hui
01:11:10devant l'hôpital Bichat
01:11:11à Paris
01:11:14C'est un protocole
01:11:15sanitaire
01:11:16très strict
01:11:16qui a été mis en place
01:11:17ici à l'hôpital Bichat
01:11:19où 5 personnes
01:11:20sont hospitalisées
01:11:20jusqu'à Nouvelle Ordre
01:11:22parmi elles
01:11:22une dame a été testée
01:11:23positive
01:11:24à l'antavirus
01:11:25elle est actuellement
01:11:25en service de réanimation
01:11:27dans un état stable
01:11:28à préciser
01:11:29le premier ministre
01:11:30Sébastien Lecornu
01:11:31les 4 autres personnes
01:11:32vont bien
01:11:33ils ne présentent
01:11:34aucun symptôme
01:11:35mais ont été testés
01:11:36négatifs
01:11:37ils ont tous été placés
01:11:38à l'isolement strict
01:11:39dans des chambres
01:11:40séparées
01:11:41des chambres
01:11:41qui sont faites exprès
01:11:43pour ce genre de situation
01:11:44avec des flux d'air
01:11:45contrôlés
01:11:46pour éviter
01:11:47toute contamination
01:11:48ils sont encadrés
01:11:49par des professionnels
01:11:50soignants
01:11:51qui ont l'habitude
01:11:52de prendre en charge
01:11:53des malades contagieux
01:11:55ils sont équipés
01:11:55de lunettes
01:11:56de protection
01:11:57de masques
01:11:58de gants
01:11:58et de combinaisons
01:11:59des équipements
01:12:00qui sont systématiquement
01:12:02incinérés
01:12:03ou alors soigneusement
01:12:04désinfectés
01:12:05à chaque contact
01:12:05avec les patients
01:12:07des patients
01:12:08qui effectuent
01:12:08régulièrement
01:12:09des tests PCR
01:12:10ou alors des prises de sang
01:12:12pour éventuellement
01:12:13détecter
01:12:14l'apparition
01:12:14du virus
01:12:16ils seront ici
01:12:16pour au minimum
01:12:1815 jours
01:12:19une mise en quarantaine
01:12:20qui pourrait même
01:12:20durer jusqu'à
01:12:2142 jours
01:12:22soit le temps
01:12:23d'incubation
01:12:24du virus
01:12:25François Tisquivitch
01:12:26devant l'hôpital
01:12:27Bichat à Paris
01:12:29on est avec
01:12:29Christian Bréchaud
01:12:30qui est virologue
01:12:31vice-président
01:12:31de Global Virus Network
01:12:33bonsoir
01:12:34merci d'être en direct
01:12:35avec nous
01:12:35sur CNews
01:12:38faut-il s'inquiéter
01:12:39la situation
01:12:40est-elle grave
01:12:40selon vous
01:12:41et est-elle surtout
01:12:42maîtrisée ?
01:12:44je pense qu'il faut
01:12:45vraiment qu'on trouve
01:12:46l'équilibre entre deux choses
01:12:47c'est une situation
01:12:49qui est évidemment sérieuse
01:12:50il y a eu plusieurs décès
01:12:52il y a plusieurs cas contacts
01:12:55antivirus
01:12:56c'est une infection
01:12:57virale grave
01:12:58et donc
01:13:00il est clair
01:13:01qu'il doit y avoir
01:13:02des mesures
01:13:02importantes prises
01:13:03je pense personnellement
01:13:05que les mesures
01:13:07qui sont prises en France
01:13:08mais aussi dans les autres pays
01:13:09sont logiques
01:13:10ce sont des mesures
01:13:12très strictes
01:13:14qui vont conduire
01:13:15à ce que cette situation
01:13:17va être maîtrisée
01:13:18donc on est devant
01:13:20une situation
01:13:21qui effectivement
01:13:22pose un réel problème
01:13:24on n'est pas du tout
01:13:25dans la même situation
01:13:26que Covid-19
01:13:28mais ce que je comprends
01:13:29parfaitement
01:13:30c'est une inquiétude
01:13:32parce qu'au début
01:13:33de l'épidémie
01:13:33à Covid-19
01:13:35il y a eu certains experts
01:13:37qui malheureusement
01:13:37étaient trop rassurants
01:13:38on sait que
01:13:40l'OMS
01:13:41a pu avoir
01:13:41des dysfonctionnements
01:13:42donc il est parfaitement
01:13:44compréhensible
01:13:45qu'il y ait
01:13:46une inquiétude
01:13:47et que même
01:13:48si encore une fois
01:13:49la situation
01:13:50n'est pas la même
01:13:51que Covid-19
01:13:53les choses
01:13:54se
01:13:56les personnes
01:13:57soient
01:13:58inquiètes
01:13:58vous faisiez référence
01:14:00à l'OMS
01:14:01à l'Organisation Mondiale
01:14:02de la Santé
01:14:02donc finalement
01:14:03aujourd'hui
01:14:04on a un peu
01:14:06l'impression
01:14:06de se retrouver
01:14:07au début
01:14:07de la pandémie
01:14:08de Covid-19
01:14:08c'est-à-dire
01:14:09que les déclarations
01:14:10de l'OMS
01:14:10sont un peu
01:14:11les mêmes
01:14:11que celles
01:14:11qui se voulaient
01:14:13également rassurantes
01:14:14au début
01:14:14de la pandémie
01:14:16de coronavirus
01:14:17je comprends
01:14:19mais d'un autre côté
01:14:20moi je voudrais dire
01:14:21parce que
01:14:21j'ai fait partie
01:14:23des gens
01:14:23qui ont critiqué
01:14:24l'OMS
01:14:24sur Covid-19
01:14:26l'OMS
01:14:27a bien réagi
01:14:29sur
01:14:30ce qui se passe
01:14:31actuellement
01:14:33donc effectivement
01:14:34on peut toujours
01:14:35je comprends
01:14:36votre point
01:14:36on peut dire
01:14:37oui mais c'était
01:14:38ce qu'on disait
01:14:38au début
01:14:39mais la réalité
01:14:40il faut quand même
01:14:41repartir
01:14:41sur des fêtes
01:14:43scientifiques
01:14:43antavirus
01:14:44on connaît
01:14:46ce virus
01:14:46on le connaît
01:14:47bien
01:14:48Covid-19
01:14:48on ne le connaissait
01:14:49absolument pas
01:14:50au début
01:14:50tout était inconnu
01:14:51donc la situation
01:14:53est vraiment
01:14:54complètement différente
01:14:55on sait que la transmission
01:14:56interhumaine
01:14:57elle est très rare
01:14:58elle peut arriver
01:14:59la preuve
01:15:01encore une fois
01:15:02je voudrais vraiment
01:15:03être clair
01:15:03il ne s'agit absolument
01:15:04pas de minimiser
01:15:05j'ai commencé
01:15:06en disant
01:15:07que c'était
01:15:08une situation
01:15:08sérieuse
01:15:09et que
01:15:10on était
01:15:11le Global Virus Network
01:15:13est un réseau
01:15:14de 90 centres
01:15:15de recherche
01:15:15dans le monde
01:15:16je suis ancien
01:15:17directeur général
01:15:18d'Institut Pasteur
01:15:20on suit ça
01:15:21de façon
01:15:21très précise
01:15:23donc il n'y a pas
01:15:23du tout
01:15:24il ne s'agit pas
01:15:24de minimiser
01:15:25pas du tout
01:15:26mais je comprends
01:15:27très très bien
01:15:28le rapprochement
01:15:29mais la situation
01:15:30n'est pas la même
01:15:31la situation n'est pas
01:15:32la même
01:15:32là on connaît
01:15:33c'est un virus
01:15:34qu'on connaît
01:15:35qui n'est pas nouveau
01:15:36en revanche
01:15:37la létalité
01:15:38est très élevée
01:15:40ça évidemment
01:15:41ça a tendance
01:15:42à inquiéter
01:15:43on parle de cas contacts
01:15:44sur lesquels
01:15:45il y a une vigilance
01:15:47particulière
01:15:47qui est prise
01:15:48très particulière
01:15:49même puisqu'ils sont mis
01:15:50pour le moment
01:15:50à l'isolement forcé
01:15:51dans un service hospitalier
01:15:53sauf qu'il y en a
01:15:5417 autres
01:15:55qui pour le moment
01:15:55sont dans la nature
01:15:56donc là aussi
01:15:57on peut se poser
01:15:58des questions
01:15:59oui tout à fait
01:16:00et là
01:16:01le point que vous venez
01:16:02de faire
01:16:02est très important
01:16:03c'est effectivement
01:16:04celui des cas contacts
01:16:05qui pour reprendre
01:16:07votre expression
01:16:07se promènent dans la nature
01:16:09par exemple
01:16:09aux Etats-Unis
01:16:10il y a plusieurs personnes
01:16:12qui ont débarqué
01:16:13sur l'île de Sainte-Hélène
01:16:14avant qu'on réalise
01:16:16qu'il y avait ce antivirus
01:16:17et il faut absolument
01:16:20les tracer
01:16:21aux Etats-Unis
01:16:22et c'est pas facile
01:16:23forcément
01:16:24de les tracer
01:16:24et il y a effectivement
01:16:25le risque
01:16:26qu'ils induisent
01:16:28quelques cas contacts
01:16:29supplémentaires
01:16:30durant cette période
01:16:31donc c'est une situation
01:16:33qui est sérieuse
01:16:35mais ça n'est pas
01:16:36une situation
01:16:37qui va donner
01:16:37une pandémie
01:16:38mais je voudrais
01:16:38profiter de votre question
01:16:39pour dire que
01:16:41je crois que
01:16:42ce qu'on voit actuellement
01:16:43c'est qu'il y a quand même
01:16:43eu des progrès
01:16:44par rapport à 2020
01:16:45c'est indiscutable
01:16:46dans la prise en charge
01:16:47mais il y a quelque chose
01:16:49qui manque complètement
01:16:50et moi
01:16:50on l'avait beaucoup souligné
01:16:52pendant le Covid
01:16:52et malheureusement
01:16:53on n'y a pas
01:16:54à mon avis remédié
01:16:55c'est les tests diagnostiques
01:16:57il y a des progrès
01:16:59technologiques
01:16:59dans les tests diagnostiques
01:17:00énormes
01:17:01qui permettent
01:17:02d'avoir des tests rapides
01:17:03qui peuvent être faites
01:17:04en 10-15 minutes
01:17:06c'est incroyable
01:17:07qu'on ait 147 personnes
01:17:09dans un bateau
01:17:10et il faut
01:17:11qu'ils remontent
01:17:12jusqu'à Ténérife
01:17:13qu'ensuite
01:17:14on les transporte
01:17:15en avion
01:17:15à l'Institut Pasteur
01:17:16j'ai dit que je suis
01:17:17un ancien directeur
01:17:18de Pasteur
01:17:18je suis très heureux
01:17:19de ça pour Pasteur
01:17:20et qu'on les teste
01:17:22alors qu'il y a
01:17:23des tests rapides
01:17:25enfin il devrait y avoir
01:17:27pardon
01:17:27des tests rapides
01:17:28qui permettent pas
01:17:29de dire qu'il faut
01:17:30laisser tous les autres
01:17:32personnes partir
01:17:33mais qui permettent déjà
01:17:34de rapidement dire
01:17:36devant un foyer
01:17:37où il y a un confinement
01:17:38très important
01:17:39entre les personnes
01:17:40quelle est l'ampleur
01:17:41du problème
01:17:42et ça je crois
01:17:43que ça
01:17:43ça reste une leçon
01:17:45à garder
01:17:46donc là dessus
01:17:47vous pensez que
01:17:48là il y a eu
01:17:49un loupé de ce côté là
01:17:51je pense que
01:17:52c'est un loupé général
01:17:53c'est pas un loupé
01:17:54spécifique
01:17:55d'une organisation
01:17:55et d'une autre
01:17:56encore une fois
01:17:57je pense que
01:17:58docteur est-ce qu'on a pris
01:17:59un risque peut-être
01:18:00en rapatriant
01:18:02ces personnes
01:18:03sur le territoire national
01:18:04non je pense pas
01:18:06qu'on ait pris un risque
01:18:07dans la manière
01:18:07dont ça a été fait
01:18:09parce que justement
01:18:10il y a eu vraiment
01:18:11des mesures d'isolement
01:18:12je pense que
01:18:13le problème
01:18:13s'est situé avant
01:18:14sur les cas contacts
01:18:15c'est ce qui a été dit
01:18:16c'est-à-dire que
01:18:18il y a des personnes
01:18:19qui effectivement
01:18:19n'ont pas été repérées
01:18:21au départ
01:18:21et donc ces personnes-là
01:18:23ne sont pas suivies
01:18:24moi je pense
01:18:25qu'on peut toujours
01:18:27dire qu'on pourrait
01:18:28faire un peu mieux
01:18:28etc. Je pense pas
01:18:30qu'on puisse vraiment
01:18:31critiquer
01:18:32les procédures
01:18:33qui sont prises
01:18:34en Europe
01:18:35et en particulier
01:18:36en France
01:18:37je crois que
01:18:37ce que j'ai voulu dire
01:18:39c'est qu'il doit y avoir
01:18:40un effort
01:18:42global
01:18:42comme il y a eu
01:18:43sur les vaccins
01:18:45il y a quelques années
01:18:46sur les tests
01:18:47diagnostiques
01:18:48c'est ça que je suis
01:18:48en train de dire
01:18:49Roger Rua
01:18:50oui ce qui est surprenant
01:18:52est-ce que probablement
01:18:53l'enquête devra
01:18:53nous préciser
01:18:54c'est que
01:18:55à partir du moment
01:18:56où sur ce bateau
01:18:57il y a eu des cas
01:18:58où on a évoqué
01:18:59Antavirus
01:19:00voire les décès
01:19:02comment se fait-il
01:19:03qu'il n'y ait pas eu
01:19:04des mesures
01:19:04à ce moment-là
01:19:05pour isoler
01:19:06complètement
01:19:07et prendre les mesures
01:19:08rigoureuses
01:19:08d'isolement
01:19:09de tous les passagers
01:19:11parce que le bateau
01:19:11est une enclave
01:19:12on savait très bien
01:19:14qu'il y aurait des contacts
01:19:15entre certains
01:19:16passagers et d'autres
01:19:17et là
01:19:17à partir du moment
01:19:18où on avait
01:19:19la suspicion
01:19:20en tout cas
01:19:20d'Antavirus
01:19:22augmenter du fait
01:19:23qu'il y avait un décès
01:19:24ou deux décès
01:19:25on aurait dû
01:19:26isoler le bateau
01:19:27et prendre des mesures
01:19:29à ce moment-là
01:19:29effectivement
01:19:30ce qui est sûr
01:19:30c'est que les mesures
01:19:31prises
01:19:31la mise en scène
01:19:32évidemment
01:19:33autour de ce virus
01:19:33on voit déjà
01:19:34ces images
01:19:35avec ces personnes
01:19:36qui se promènent
01:19:37en scaphandre
01:19:38évidemment
01:19:38qui montent
01:19:39dans ce bateau
01:19:40tout ça
01:19:41est particulièrement
01:19:42angoissant
01:19:42et on a un peu
01:19:43l'impression
01:19:44de revoir
01:19:44un mauvais film
01:19:45en fait
01:19:45et c'est là-dessus
01:19:47qu'on est tous
01:19:48on parlait de traumatisme
01:19:49tout à l'heure
01:19:49on est tous
01:19:49un petit peu
01:19:51contaminés
01:19:51par ce traumatisme-là
01:19:53merci beaucoup
01:19:54Christian Bréchaud
01:19:55d'avoir été avec nous
01:19:55virologue
01:19:56vice-président
01:19:56de Global Virus Network
01:19:58vous souhaitez ajouter
01:19:59un mot
01:20:00allez-y
01:20:01docteur Bréchaud
01:20:01il faudrait juste dire
01:20:02par rapport à ce que vous disiez
01:20:04qu'il y a un paradoxe
01:20:05pour l'instant aux Etats-Unis
01:20:06c'est que
01:20:07le CDC est très critiqué
01:20:09parce qu'on leur dit
01:20:10qu'ils n'ont pas pris
01:20:11des mesures suffisantes
01:20:13et eux ce qu'ils disent
01:20:14c'est
01:20:14nous faisons ça
01:20:15pour ne pas angoisser
01:20:16tout le monde
01:20:17comme le font
01:20:18les autres pays
01:20:19et ça
01:20:19ça va être
01:20:20une chose intéressante
01:20:21à suivre
01:20:21vous pouvez nous dire
01:20:22ce que c'est que le site
01:20:23le Center for Disease Control
01:20:25l'organisme de santé
01:20:26excusez-moi
01:20:27américain
01:20:27merci beaucoup
01:20:28aux Etats-Unis
01:20:30prend des mesures
01:20:31un peu plus strictes
01:20:31en disant
01:20:32comme justification
01:20:33qu'ils ne souhaitent pas
01:20:34angoisser tout le monde
01:20:35c'est juste une réaction
01:20:36à votre point
01:20:37merci docteur Bréchaud
01:20:38merci à vous
01:20:39merci au docteur Roger Rua
01:20:41également d'avoir été avec nous
01:20:41sur ce plateau
01:20:42la pause
01:20:42et un mot
01:20:43on parlera de l'actualité internationale
01:20:45dans un instant
01:20:45avec les dernières déclarations
01:20:47de Donald Trump
01:20:4873ème journée de guerre
01:20:49contre la République islamique d'Iran
01:20:51restez avec nous
01:20:51sur CNews
01:20:56le meilleur de l'info
01:20:57sur CNews
01:20:58dernière partie
01:20:59l'actualité internationale
01:21:01ce soir
01:21:0173ème jour de guerre
01:21:03contre la République islamique d'Iran
01:21:04on va revenir
01:21:05sur les dernières déclarations
01:21:06de Donald Trump
01:21:07qui promet une victoire complète
01:21:09contre le régime iranien
01:21:10et on revendique même
01:21:11une victoire
01:21:13déjà d'un point de vue
01:21:14militaire
01:21:15le président américain
01:21:16a pris la parole
01:21:17aujourd'hui
01:21:17lors d'un point presse
01:21:18on en parle avec
01:21:20le correspondant de CNews
01:21:21aux Etats-Unis
01:21:22Ramzi Malouki
01:21:23bonsoir Ramzi
01:21:24alors que faut-il
01:21:25retenir de ces dernières déclarations
01:21:28du président américain
01:21:29Ramzi ?
01:21:33Ben écoutez
01:21:33une rhétorique
01:21:34toujours aussi forte
01:21:35et une pression maximale
01:21:36sur le régime de Téhéran
01:21:38un langage fleuri aussi
01:21:39il parle d'une déclaration stupide
01:21:42d'une réponse pardon
01:21:43stupide dans ses déclarations
01:21:45il parle je cite
01:21:46de tas d'ordures
01:21:47il dit même
01:21:48qu'il n'a pas terminé
01:21:48de lire la réponse de Téhéran
01:21:50tellement encore une fois
01:21:51je cite
01:21:51c'est inapproprié
01:21:52il reproche à Téhéran
01:21:53en fait de gagner du temps
01:21:54et de ne pas céder
01:21:55sur le point
01:21:57le plus crucial
01:21:58de ces négociations
01:21:59à savoir le nucléaire
01:22:01alors il dit aussi
01:22:02que le cessez-le-feu
01:22:03est fragile
01:22:04ce qui voudrait dire
01:22:05que la pression militaire
01:22:06est toujours là
01:22:07que l'armée est toujours prête
01:22:08l'armée américaine
01:22:09à reprendre les frappes
01:22:11et en même temps
01:22:12en même temps
01:22:13il essaye de rassurer
01:22:14les américains
01:22:14puisque le prix à la pompe
01:22:16continue de grimper
01:22:17ici aux Etats-Unis
01:22:18que le dernier sondage
01:22:19montre que
01:22:19aujourd'hui
01:22:209 américains sur 10
01:22:21estiment qu'il est absolument
01:22:23absolument crucial
01:22:24de mettre fin au conflit
01:22:26d'ailleurs Donald Trump
01:22:27envisage de mettre
01:22:28une pause
01:22:28sur la taxe fédérale
01:22:29pour essayer
01:22:30de faire baisser
01:22:31ce prix
01:22:32à la pompe
01:22:33avec l'espoir
01:22:34on le sait
01:22:35tout le monde y croit
01:22:36l'espoir
01:22:37de voir ce voyage
01:22:37à Pékin
01:22:38pour Donald Trump
01:22:39de voir la Chine
01:22:40essayer d'influencer
01:22:42son allié iranien
01:22:43voilà ce qu'on peut
01:22:44retenir
01:22:45de ces déclarations
01:22:46Donald Trump
01:22:47qu'on va bien entendu
01:22:48écouter
01:22:55et Donald Trump
01:22:56oui on va l'écouter
01:22:57au sujet
01:22:57du cessez-le-feu
01:22:58avec l'Iran
01:23:01alors il est
01:23:03incroyablement
01:23:03faible
01:23:04je dirais
01:23:05qu'il s'agit
01:23:05à l'heure actuelle
01:23:06du cessez-le-feu
01:23:07le plus faible
01:23:09après ce document
01:23:11poubelle
01:23:11qu'ils m'ont envoyé
01:23:12j'ai même pas perdu
01:23:13de temps
01:23:13à finir de le lire
01:23:14je dirais
01:23:15qu'il s'agit
01:23:16à l'heure actuelle
01:23:17du cessez-le-feu
01:23:18le plus faible
01:23:19qui soit
01:23:19il est en
01:23:21sous perfusion
01:23:21je pense qu'il a
01:23:26environ 1%
01:23:27de chance
01:23:28de survivre
01:23:28ce cessez-le-feu
01:23:30bonsoir Alexandre Delval
01:23:32merci d'être avec nous
01:23:32sur CNews
01:23:34le cessez-le-feu
01:23:35entre les Etats-Unis
01:23:36et le régime islamique
01:23:37d'Iran
01:23:38ne tient plus qu'à
01:23:39un fil
01:23:39à en croire
01:23:40les dernières déclarations
01:23:41de Donald Trump
01:23:43oui à en croire
01:23:45les déclarations
01:23:45vous avez bien fait
01:23:46de préciser
01:23:47cette phrase
01:23:48parce qu'avec Trump
01:23:49il y a toujours
01:23:49des déclarations
01:23:50qui ont contredit
01:23:51une autre
01:23:51mais ce qui est certain
01:23:52c'est que la visite
01:23:54de M. Trump
01:23:57en Chine
01:23:58à Pékin
01:23:58récemment
01:23:59pour voir M. Xi Jinping
01:24:01quand même
01:24:02a été maintenue
01:24:03ça veut dire
01:24:04que le dialogue
01:24:05existe
01:24:06et quand il y a
01:24:07une visite de ce type
01:24:07il y a aussi
01:24:08des accords
01:24:09sur un certain
01:24:10nombre de points
01:24:11la guerre tarifaire
01:24:12qui a été suspendue
01:24:14mais aussi
01:24:15la question
01:24:15des négociations
01:24:16qui ont lieu
01:24:17à Islamabad
01:24:18grand allié
01:24:19de la Chine
01:24:20donc au moment
01:24:21où on nous fait croire
01:24:22que le cessez-le-feu
01:24:23va peut-être être sauté
01:24:24que l'accord
01:24:25est inacceptable
01:24:26il n'a même pas lu
01:24:27il a mis la poubelle
01:24:28en même temps
01:24:29on discute
01:24:30énormément
01:24:31à Islamabad
01:24:33sous responsabilité
01:24:34sous conseil
01:24:36chinois
01:24:36les Chinois
01:24:38ont envie
01:24:38de se présenter
01:24:39comme une puissance
01:24:40stabilisatrice
01:24:41et ont un intérêt
01:24:42à la paix
01:24:43parce qu'ils sont aussi
01:24:43concernés par Hormuz
01:24:45où ils importent
01:24:46beaucoup de leur pétrole
01:24:47et de leur gaz
01:24:47donc je pense
01:24:48quand même
01:24:49que M. Trump
01:24:51est quand même
01:24:52attaché
01:24:53à essayer
01:24:54de trouver un deal
01:24:55qui va être
01:24:56très compliqué
01:24:57mais il est encore
01:24:58plus compliqué
01:24:59d'obtenir
01:25:00une victoire
01:25:01totale
01:25:02dans la perspective
01:25:04des mid-terms
01:25:04dans la perspective
01:25:05de la montée
01:25:07du prix du baril
01:25:09et aussi du galon
01:25:10aux Etats-Unis
01:25:10et s'il voulait
01:25:12avoir cette victoire
01:25:13totale
01:25:14et reprendre
01:25:15la guerre
01:25:16ça voudrait dire
01:25:18envoyer
01:25:18des centaines
01:25:20de milliers d'hommes
01:25:21pour saisir
01:25:22les 450 kilos
01:25:23d'uranium enrichi
01:25:24mais ça ne suffirait pas
01:25:25puisque de l'aveu même
01:25:27des services israéliens
01:25:28les Iraniens
01:25:29ont une tonne 5
01:25:31au moins
01:25:32certains disent
01:25:328 tonnes
01:25:33mais ils ont au moins
01:25:34une tonne 5
01:25:35d'uranium enrichi
01:25:36qui lui n'est pas
01:25:37comment dirais-je
01:25:38officialisé
01:25:39par l'AEA
01:25:40et parmi
01:25:41cette une tonne 5
01:25:42d'uranium enrichi
01:25:44il y a une partie
01:25:45qui est déjà
01:25:46à au moins
01:25:4620%
01:25:47et c'est beaucoup
01:25:48plus facile
01:25:49d'aller de 20 à 90
01:25:50que de 0 à 20
01:25:51donc vous voyez
01:25:52c'est extrêmement
01:25:53complexe
01:25:54il y a une sorte
01:25:55de piège ici
01:25:56quoi que l'on fasse
01:25:57et les Israéliens
01:26:01ne sont pas contents
01:26:01d'ailleurs
01:26:02de la volonté
01:26:02de Trump
01:26:03de poursuivre
01:26:04le cessez-le-feu
01:26:05et les négociations
01:26:06qui est quand même
01:26:06une réalité
01:26:07alors pour qu'on comprenne bien
01:26:08lorsque le président américain
01:26:10parle de documents
01:26:11poubelles
01:26:12il fait référence
01:26:13à la réponse de l'Iran
01:26:14à la proposition américaine
01:26:16concrètement
01:26:16qu'est-ce qui continue
01:26:18de bloquer aujourd'hui ?
01:26:20Alors bien sûr
01:26:20pour l'uranium
01:26:21enrichi
01:26:22il était question
01:26:24d'une vingtaine
01:26:25d'années
01:26:26pour les américains
01:26:27et les iraniens
01:26:28disent
01:26:28qu'ils veulent bien
01:26:29un moratoire
01:26:31sur une période
01:26:33plus courte
01:26:35les iraniens
01:26:36voulaient un moment
01:26:36même carrément
01:26:37deux ans et demi
01:26:38ce qui était
01:26:39ce qui était une farce
01:26:40puisque ça voulait dire
01:26:41en gros
01:26:41attendre la fin
01:26:43du mandat
01:26:43de Trump
01:26:44ça avait déjà
01:26:44achoppé
01:26:45en mars dernier
01:26:46puis en février dernier
01:26:47etc.
01:26:48Donc il y a une question
01:26:49de la durée
01:26:50de la mise
01:26:51en sommeil
01:26:52du programme
01:26:53nucléaire
01:26:54iranien
01:26:55il y a bien sûr
01:26:57la question
01:26:58du programme
01:26:59nucléaire civil
01:26:59que les uns
01:27:00veulent voir
01:27:01absolument équivalent
01:27:03à zéro
01:27:03et les iraniens
01:27:04revendiquent
01:27:05le droit
01:27:05au nucléaire civil
01:27:07en prétendant
01:27:08qu'ils ne veulent pas
01:27:09aller au nucléaire militaire
01:27:10il y a les questions
01:27:11aussi des proxys
01:27:12les iraniens
01:27:14veulent inclure
01:27:14dans un préalable
01:27:15de négociation
01:27:16le fait qu'Israël
01:27:18ne cherche plus
01:27:20à annihiler
01:27:21le Hezbollah
01:27:22ce qui est inacceptable
01:27:23pour Donald Trump
01:27:24pour qui c'est une question vitale
01:27:26donc il y a le problème
01:27:27des proxys
01:27:28les missiles
01:27:29c'est quelque chose
01:27:30qui n'est toujours pas réglé
01:27:31l'uranium
01:27:32et bien sûr
01:27:32Hormuz
01:27:33il est question
01:27:34de libérer
01:27:35à nouveau
01:27:36la circulation
01:27:37à Hormuz
01:27:38de la part
01:27:38des Iraniens
01:27:40en échange
01:27:40d'une levée réciproque
01:27:42américaine
01:27:43mais avec des préconditions
01:27:44que l'Amérique
01:27:45n'accepte pas
01:27:46notamment
01:27:46la question
01:27:47du nucléaire
01:27:48et la question
01:27:49du Hezbollah
01:27:50donc les préconditions
01:27:51iraniennes
01:27:52et le timing
01:27:52pour ce qui concerne
01:27:54le moratoire
01:27:54sur le nucléaire
01:27:55sont absolument
01:27:57inacceptables
01:27:58donc pour l'instant
01:27:59on est dans
01:28:00une pré-négociation
01:28:01où chacun
01:28:02a mis au plus haut
01:28:04le seuil
01:28:05mais il y a
01:28:06une souplesse
01:28:06puisqu'il y a déjà
01:28:07un accord
01:28:08sur le fait
01:28:08que la question
01:28:10du nucléaire
01:28:10il y aura un moratoire
01:28:11sur un certain
01:28:12nombre d'années
01:28:12les uns veulent 20 ans
01:28:14les autres veulent
01:28:143 ou 5 ou 15 ans
01:28:16il y a quand même
01:28:17un progrès
01:28:17par rapport
01:28:18à un certain
01:28:18nombre de mois
01:28:19sur certains points
01:28:23notamment
01:28:24on va terminer
01:28:25on va terminer là-dessus
01:28:25juste un mot
01:28:25parce que ça a coupé
01:28:27au moment où vous parliez
01:28:28des proxys iraniens
01:28:29vous disiez que sur ce sujet
01:28:31évidemment
01:28:32Israël n'était pas d'accord
01:28:34Donald Trump également
01:28:35est sur la même ligne
01:28:37qu'Israël
01:28:37sur la question
01:28:38des proxys
01:28:39c'est là qu'il y a
01:28:40une dissociation
01:28:41ça reste des années
01:28:42indéfectibles
01:28:43mais il y a quand même
01:28:44une petite divergence
01:28:45d'objectifs
01:28:46et d'exigences
01:28:47aujourd'hui
01:28:48Israël voit
01:28:49la destruction
01:28:49du Hezbollah
01:28:50comme un impératif
01:28:52vital
01:28:52existentiel
01:28:53d'accord
01:28:56qu'Israël
01:28:57continuera d'ailleurs
01:28:58à mettre en oeuvre
01:28:59quoi qu'il arrive
01:28:59tandis que
01:29:00les américains
01:29:02monsieur Trump
01:29:02avaient accepté
01:29:03dans les derniers
01:29:04pourparlers
01:29:05qui avaient commencé
01:29:06à Islamabad
01:29:07et qui n'ont pas été reconduits
01:29:08il avait accepté
01:29:09de mettre en suspens
01:29:10la question
01:29:11de l'éligation
01:29:11du Hezbollah
01:29:13Merci beaucoup
01:29:14Alexandre Delval
01:29:14merci à vous
01:29:15d'avoir été avec nous
01:29:16je précise le titre
01:29:18de votre livre
01:29:19le nouvel ordre
01:29:20post-occidental
01:29:20aux éditions
01:29:21L'artilleur
01:29:21merci à Stéphane Clerget
01:29:23pédopsychiatre
01:29:24les mots de vos ados
01:29:25c'est aux éditions Solar
01:29:26merci à Karim Abrik
01:29:27et à Maître Alain Bensoussan
01:29:30l'actualité continue
01:29:31avec Isabelle Piboulot
01:29:32pour l'édition de la nuit
01:29:33et moi je vous dis
01:29:33à demain
01:29:3422h sur CNews
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