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Mardi 5 mai 2026, retrouvez Thibault Laconde (Fondateur, Callendar), François Geor (Directeur des Opérations Clients France, proLogistik), Antoine Noël (Cofondateur, Japet Medical) et Frédéric Coirier (PDG, Groupe Poujoulat) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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00:07Bonjour à toutes et à tous, c'est Smart Impact, l'émission de la transformation environnementale et sociétale de notre
00:13économie.
00:14Voici le sommaire, c'est Thierry Moza, le PDG d'Otégo, qui sera l'invité du grand entretien tout à
00:19l'heure.
00:1926 minutes pour découvrir comment le spécialiste mondial des textiles techniques et des matériaux souples de protection
00:25réduit son impact sur l'environnement et change de modèles.
00:29Mais d'abord, je reçois Sébastien Guillaume, le DG de CF Groupe France, spécialiste du traitement de l'eau et
00:34des piscines.
00:35Comment prendre en compte les enjeux environnementaux du secteur ?
00:39Le débat RSE de notre émission sera consacré à la convention CEC Monde Académique,
00:44une coopération au service de la transformation de l'enseignement supérieur.
00:48Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups éco-responsables, vous retrouverez Tilda,
00:53une plateforme pour permettre aux aidants de prendre des congés.
00:56Voilà, pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:06L'invité de ce Smart Impact, c'est Thibault Lacombe. Bonjour.
01:09Bonjour.
01:09Vous êtes le fondateur de Calendar, qui est une startup climat tech, on va dire, française.
01:14On va en parler avec vous dans un instant.
01:15On va voir comment la data peut se mettre au service de la durabilité des infrastructures.
01:20C'est un des grands enjeux avec un positionnement autour des risques climatiques.
01:25Alors, quelques mots pour présenter Calendar déjà.
01:27Oui, alors, on est parti en fait du problème.
01:30Quand vous avez un grand projet d'infrastructure ou un grand projet industriel,
01:33vous allez avoir plein d'hypothèses météo qui vont rentrer dans sa conception.
01:36Si vous avez des systèmes de refroidissement, vous allez avoir des températures maximales.
01:39Si vous avez des drains ou des bacs de rétention, des précipitations, etc.
01:43La façon dont c'est fait, historiquement, c'est qu'on regarde le passé.
01:45Oui.
01:46Et on se base sur la température maximale passée, les précipitations maximales passées.
01:49Mais avec le changement climatique, ces valeurs passées ne sont plus représentatives du futur.
01:53Et donc, les concepteurs de ces projets se trouvent face à un vrai problème.
01:57Quelle est mon hypothèse ? Sur quoi je dois m'appuyer pour dimensionner mon infrastructure ou mon projet ?
02:00Et nous, on essaye de répondre à ça en rendant ces études beaucoup plus accessibles
02:04et beaucoup plus faciles pour les ingénieurs qui en ont besoin.
02:07Alors là, vous avez été fondé, c'est ça, en 2019, je ne me trompe pas.
02:10C'était peut-être un moment où on ne parlait pas encore trop de ces enjeux.
02:13Mais j'imagine qu'avec, malheureusement, tout ce qu'on voit, même en France,
02:16en termes de catastrophes naturelles, l'anticipation des risques climatiques a monté en puissance.
02:20Alors, très clairement, il y a eu une inflexion, je pense, il y a un an, deux ans,
02:24peut-être dans la suite de la canicule de 2022, la sécheresse de 2022,
02:27qui a eu beaucoup d'impact.
02:29On se souvient des centrales nucléaires arrêtées, on se souvient des arrêtés sécheresses
02:32qui ont eu un impact sur plein d'activités, des brasseurs jusqu'aux data centers.
02:36Et aujourd'hui, c'est un sujet dans lequel il y a beaucoup d'intérêt.
02:38Et des grandes entreprises, même des géants internationaux,
02:41qui sont en train de se demander, est-ce qu'à la prochaine canicule,
02:45au prochain cyclone, au prochain feu de forêt, c'est moi qui serai du côté des perdants ?
02:49Donc, pour anticiper, vous avez créé une solution, c'est Climate Vision,
02:53pour bien parler français, c'est ça ?
02:54C'est une plateforme d'évaluation des impacts climatiques, comment ça fonctionne ?
02:58Oui. En fait, on est parti du principe que beaucoup d'entreprises ont besoin
03:01d'une expertise en climatologie, mais très peu ont la capacité à l'acquérir.
03:06Simplement, arithmétiquement, ça ne passe pas.
03:07Vous avez, ne serait-ce qu'en France, de l'ordre de 10 000 sites industriels un peu importants,
03:12et en face, on a quelques dizaines de climatologues.
03:15La plupart font de la recherche, ils ne sont pas disponibles pour les entreprises.
03:17Donc, il faut trouver une solution plus efficace.
03:19Nous, ce qu'on a fait, c'est qu'on a automatisé le processus de traitement de la donnée climatique,
03:23de façon à pouvoir produire à la demande des projections climatiques locales,
03:27adaptées aux besoins des entreprises partout dans le monde.
03:30Et on a aussi travaillé sur la mutualisation de l'expertise scientifique,
03:34puisque nos abonnés peuvent aussi accéder à des climatologues pour les soutenir dans leur décis.
03:38Alors, vous disiez tout à l'heure que finalement, on s'appuyait sur le passé.
03:41Ça veut dire que les données météorologiques, on va dire telles qu'on les connaît,
03:44ne suffisent pas finalement pour mieux calculer ces risques ?
03:48Oui. Effectivement, si vous voulez, mettons que vous êtes en train de concevoir un hôpital
03:53et que vous avez une climatisation qui doit maintenir la température à 20 degrés,
03:56sinon vous êtes obligé d'évacuer.
03:58Vous allez, dans la conception de ce système, devoir prendre une hypothèse de température maximale extérieure.
04:03Si elle est dépassée, vous ne pourrez plus maintenir la température à l'endroit où vous le souhaitez.
04:07Donc, il faut pouvoir dire, si votre hôpital est destiné à fonctionner jusqu'en 2050 ou 2070,
04:13quelle va être la température maximale que je peux atteindre en 2050 ou 2070 ?
04:17Et c'est là que nous, on rentre, en faisant des études qui ne sont pas fondamentalement nouvelles,
04:20mais simplement en les rendant beaucoup plus accessibles.
04:22À la place de semaines d'études, vous allez pouvoir avoir des résultats en quelques heures.
04:26Donc, j'imagine que ça peut être tout type de risque climatique qu'on peut anticiper,
04:29que ce soit, vous en parliez, les inondations, la chaleur, la sécheresse qui peut être analysée ?
04:35Oui, tout à fait.
04:36Et vous partez d'où ? Comment on parle de quelles données pour y arriver ?
04:41Parce que justement, moi, je vois ça, je me dis qu'il y a des données météorologiques,
04:44mais il y a besoin d'autres choses, d'après ce que je comprends.
04:46Alors, ce qui est important de comprendre, c'est que ce qu'on fait en soi n'est pas nouveau.
04:49C'est des techniques scientifiques qui se sont maîtrisées depuis les années 90, au moins.
04:55Mais nous, on le rend accessible.
04:57Le principe, en fait, c'est qu'on s'appuie sur des modèles climatiques globaux
05:00qui font schématiquement de la simulation du climat à long terme.
05:03Après, il y a plein d'étapes scientifiques pour rendre ces résultats fiables
05:06et pour les rendre exploitables par l'utilisateur final.
05:08Mais on part de ça, on part de simulation du climat sur des horizons de temps très loin
05:13et qui vont nous permettre de donner les réponses dont nos utilisateurs ont besoin.
05:16Alors, à l'heure actuelle, sur cette solution, vous avez combien de clients pour vous, pour Calendar ?
05:22Alors, on a encore assez peu de clients.
05:24La solution reste assez nouvelle.
05:25Mais on a des très grands comptes industriels,
05:29comme Orano ou Total Energy, qui aujourd'hui nous font confiance.
05:32Et c'est vraiment une marque de la qualité de ce qu'on fait,
05:34puisque lorsqu'on est capable de fournir des projections climatiques pour le nucléaire, par exemple,
05:39on est capable de les fournir partout.
05:40Est-ce qu'il y a quand même des secteurs, on va dire, à l'heure actuelle,
05:43qui sont plus demandeurs de ce type où vous parlez des centrales nucléaires,
05:46peut-être plus l'énergie, où il y a finalement tout type d'infrastructures pour être concernées ?
05:52Alors nous, on est très focalisés sur l'énergie, mais c'est opportuniste.
05:55C'est parce que c'est des projets qui sont très chers,
05:57qui ont des durées de vie très longues, qui sont très exposés aussi.
06:00Mais en réalité, tout le monde est concerné.
06:04Vous êtes concerné dans l'achat de votre maison.
06:06Vous allez peut-être vous retrouver dans une zone de retrait-gonflement d'argile.
06:09Vous allez peut-être vous retrouver dans une zone qui est inondable.
06:12Une entreprise agricole ou agroalimentaire est concernée.
06:15L'hôpital, que je citais tout à l'heure, est concerné.
06:18Tout le monde est concerné, simplement.
06:20Il faut faire un choix en tant que start-up.
06:21Et nous, on a choisi d'aller sur ce secteur de l'énergie
06:24et des grandes infrastructures qui est particulièrement exposée
06:26et particulièrement sensible aux risques.
06:28Et vous accompagnez ces entreprises, vous proposez cette solution.
06:32Est-ce qu'au-delà de cette solution, il y a aussi un autre accompagnement,
06:35on va dire aussi un peu pédagogique, on va dire, pour mieux comprendre ces enjeux-là ?
06:39Alors, on met à disposition, comme je vous disais tout à l'heure, une expertise scientifique.
06:42Donc, on ne vous laisse pas dans la nature avec vos données et vos résultats.
06:46On vous les livre sous un format qui est exploitable sans que vous ayez une expertise en interne.
06:50Et on vous fournit un support scientifique pour vous aider à valider votre compréhension
06:54et à prendre des décisions.
06:55Par contre, on n'a pas, nous, vocation à aller sur l'adaptation ou l'évaluation des risques,
07:00qui sont des domaines complètement différents.
07:02Et là, on va passer la main à d'autres entreprises dans ces métiers.
07:04D'accord, dans ces métiers.
07:05Et est-ce que, globalement, ce qui peut évoluer en termes de réglementation,
07:09ça peut vous aider ou vous guider un peu plus dans le développement de votre structure ?
07:13Alors, effectivement, il y a eu une évolution de la réglementation.
07:16On le voit notamment avec le plan national d'adaptation au changement climatique,
07:19le troisième, qui a été publié l'année dernière,
07:21et qui crée des obligations d'études de vulnérabilité pour un certain nombre d'organisations,
07:27notamment les exploitants de grandes infrastructures.
07:29Mais nous, on essaye de s'affranchir de ça.
07:30C'est-à-dire que, nous, on ne parle pas aux services réglementaires
07:34ou aux services développement durable.
07:36On parle à l'ingénieur qui, encore une fois, a besoin simplement d'une hypothèse mise à jour
07:41pour concevoir un système qui marche et pour s'assurer que l'infrastructure qu'il va livrer
07:46soit en mesure de fonctionner comme il entend.
07:48Alors, vous disiez que vous fournissez des outils.
07:49J'imagine, en termes d'affichage, que c'est le plus simple possible,
07:53on va dire compréhensible de tout le monde,
07:54même si vous vous adressez peut-être à des ingénieurs
07:56qui ont déjà un petit peu une notion en la matière.
07:58Mais l'idée, c'est d'avoir un outil qui soit accessible pour le plus grand nombre.
08:02Alors, pour le plus grand nombre, on s'adresse quand même à des entreprises.
08:05On a, par ailleurs, une gamme d'applications grand public
08:06qui sont gratuites pour les particuliers, mais c'est un autre sujet.
08:10D'accord. Ça, on peut aller regarder aussi si on a envie de savoir
08:13si on est sur un terrain dangereux, j'allais dire,
08:15ou si on a des risques, on peut aussi aller regarder.
08:16Exactement.
08:17C'est ce qui nous a permis de valider une grande partie de notre technologie
08:20et de valider qu'on était capable de produire à grande échelle.
08:23Mais là, Climate Vision est vraiment adressée à un public entreprise.
08:26mais même au sein des entreprises, il y a des besoins
08:28et des compétences qui sont différentes.
08:31Donc, en fait, ce qu'on a mis en place, c'est une logique
08:33de présentation en tiroir, en quelque sorte.
08:35Sur les sites que vous avez étudiés,
08:37vous pouvez obtenir des résultats très synthétiques
08:39si vous avez juste besoin de comprendre les grandes évolutions.
08:41Et puis ensuite, vous avez différents niveaux.
08:43Vous pouvez rentrer plus dans le détail
08:45et aller jusqu'à un rapport scientifique
08:47avec l'ensemble des données, l'ensemble des méthodologies
08:49qui est très complet et qui, là, s'adresse
08:51à des ingénieurs ou à des gens
08:53qui ont des compétences en climatologie.
08:54Alors, j'imagine peut-être parfois, ça a réservé
08:57certaines surprises, entre guillemets,
08:58enfin, mauvaise surprise.
08:59Est-ce qu'on peut ne pas s'attendre,
09:01enfin, sur une infrastructure, se dire
09:02« Ah bon, je ne savais pas, par exemple,
09:04qu'elle était exposée à tel risque
09:05ou qu'il y avait tel ou tel danger ? »
09:07Alors ça, il suffit de regarder le passé.
09:09Prenez, par exemple, la vague de chaleur de 2022
09:11en Grande-Bretagne.
09:13En Grande-Bretagne, avant 2022,
09:15il n'avait jamais fait plus de 38 degrés.
09:16Et par conséquent, beaucoup de systèmes
09:19étaient dimensionnés sur une température maximale
09:20de 40 degrés, notamment des data centers.
09:23Et en 2022, pendant deux jours,
09:24il fait 42 degrés à Londres.
09:26Et le résultat, c'est Google, Oracle,
09:29le service de santé britannique
09:30perdent des data centers
09:31et se retrouvent avec des services
09:32qui sont interrompus.
09:33Et dans le cas du service de santé britannique,
09:35ça a perturbé le fonctionnement des hôpitaux
09:36pendant plusieurs mois.
09:37Donc, j'imagine, une fois qu'on a toutes ces données,
09:40l'idée aussi, ce n'est pas uniquement de les avoir.
09:41On dit souvent, il faut mesurer.
09:42L'idée, c'est aussi d'une aide
09:44à la décision vraiment stratégique aussi
09:46des entreprises que vous accompagnez.
09:48Alors, ça, ça va être le domaine d'activité
09:51d'autres personnes.
09:51Oui, bien sûr.
09:52Qui vont venir du conseil en adaptation.
09:54Une fois qu'ils ont les outils.
09:55Nous, on ne fait pas de conduite du changement.
09:58Par contre, c'est vrai que nous,
09:59c'est très important pour nous,
10:00on le dit souvent à nos clients,
10:02la valeur d'une donnée climatique,
10:05c'est l'usage que vous pouvez en faire.
10:07Est-ce que les projections qu'on vous livre
10:09vous permettent de prendre les décisions
10:11que vous pouvez prendre ?
10:12Et est-ce qu'elles vous permettent
10:12de les prendre avec un niveau de confiance
10:14qui vous paraît suffisant ?
10:16Alors, il y a une question qui revient souvent,
10:17parce que là, on traite des données,
10:18vous avez aussi une plateforme, etc.
10:20Est-ce que vous réfléchissez aussi
10:22à votre impact environnemental ?
10:24Oui, bien sûr.
10:25Alors, on est évidemment très sensibles à ça.
10:28On essaie d'optimiser nos calculs,
10:30même si on est très gourmands
10:32en termes de puissance de calcul.
10:34Nos outils sont localisés
10:35sur des data centers en France.
10:38Donc là, vous avez quand même
10:39une localisation française
10:40pour essayer de réduire au maximum
10:42votre impact.
10:42Et d'ailleurs, ça nous paraît important,
10:45c'est une des raisons pour lesquelles
10:46on pense que Calendart
10:48est important dans le paysage français.
10:50Ça nous paraît important
10:51d'avoir un acteur français
10:52et un acteur européen
10:53sur ces sujets qui sont
10:54quand même éminemment stratégiques
10:56et de ne pas laisser ce marché
10:57à des entreprises
10:58qui soient anglo-saxonnes.
11:00Et on voit aujourd'hui,
11:01avec la disponibilité
11:02des données américaines, par exemple,
11:03que cela peut poser des problèmes
11:04si on abandonnait ce sujet.
11:07Alors, clairement,
11:08Calendart créé en 2019,
11:09vous avez des perspectives encore,
11:10j'imagine, d'évolution,
11:11parce que le sujet, malheureusement,
11:13montre en puissance.
11:14Oui, on continue à développer
11:16notre plateforme
11:17pour essayer de suivre au maximum
11:19les besoins de nos utilisateurs.
11:21Récemment, on a ajouté des modules
11:22pour l'évaluation
11:22des produits tibli éoliens
11:23et solaires, notamment.
11:25Et en parallèle,
11:26on est en train de lancer
11:26notre internationalisation.
11:28Aujourd'hui, la plupart de nos clients
11:30sont des grands industriels français,
11:31mais on a la capacité
11:32à traiter des projets
11:32dans le monde entier.
11:33Donc, on est en train
11:35de lancer notre internationalisation
11:36avec à peu près un tiers
11:38des prospects
11:39sur lesquels on travaille actuellement
11:40qui sont à l'étranger.
11:41Eh bien, merci à vous.
11:42On va regarder ça de près,
11:43ce Climate Vision de Calendar,
11:46cette start-up
11:46qui est donc engagée
11:47sur ses enjeux importants
11:49d'adaptation aux risques climatiques.
11:50Merci à vous,
11:51Thibaut Lacan,
11:52donc le fondateur de Calendar,
11:54place à présent au Zoom RSE.
11:56On va rester d'ailleurs
11:56dans les sujets de plateforme.
11:58On va parler logistique, RSE
12:00et date limite de consommation
12:01avec ProLogistique France.
12:10Dans ce Zoom RSE,
12:11on va parler de logistique,
12:12de RSE
12:13et aussi des enjeux de DLC
12:14avec François Géor.
12:15Bonjour.
12:16Bonjour.
12:16Vous êtes directeur
12:17des opérations clients
12:18de ProLogistique France,
12:20qui est un éditeur français,
12:21un acteur majeur
12:22du marché des solutions logicielles.
12:24Bon, je n'ai pas tout dit,
12:26donc vous allez expliquer aussi
12:27parce que c'est dédié justement
12:28à la logistique
12:28et à la supply chain.
12:29Je présentez-vous en quelques mots.
12:31Oui, bonjour.
12:31Exactement.
12:32Donc, François Géor,
12:33directeur des opérations clients
12:34chez ProLogistique France.
12:36ProLogistique France,
12:37c'est la filiale française
12:38du groupe ProLogistique,
12:40un groupe pan-européen
12:41de solutions logistiques en SAS
12:44qui est présent en Allemagne,
12:46en France, en Suisse
12:47et aussi en Autriche
12:48avec 750 employés
12:50et dont 120 en France.
12:52La filiale française existe
12:53depuis plus de 35 ans maintenant,
12:55basée à Nantes,
12:56donc française
12:58et nos solutions permettent
13:01aux acteurs du retail,
13:03entre autres high-tech
13:04ou industriel,
13:06d'avoir des solutions performantes
13:09de production,
13:10de logistique
13:12avec nos outils.
13:13Alors, on va essayer
13:14de comprendre ça
13:14parce que maintenant,
13:15quels sont les principaux enjeux,
13:16on va dire,
13:17en termes de logistique
13:18pour les entrepôts,
13:19les plateformes de distribution,
13:21sachant qu'avec le commerce en ligne,
13:23on en a quand même largement besoin.
13:24Oui, le commerce en ligne,
13:26c'est un des gros pans
13:27de notre activité
13:28puisqu'on accompagne
13:29un acteur depuis bientôt 20 ans.
13:31Donc, on connaît bien
13:32toute la maîtrise.
13:34C'est drivé par la performance
13:36mais aussi par des process
13:39simples, clairs,
13:40qui peuvent être répliqués
13:42avec des préparateurs
13:45le plus rapidement possible.
13:47Donc, ça, c'est la première chose
13:48et surtout avec des enjeux
13:50de pas de perte de produits,
13:53ce qu'ils appellent la casse,
13:54avec notamment la gestion des DLC.
13:56Oui, alors ça, on va y arriver
13:57parce que vous avez publié
13:58un avis d'expert justement
13:59sur ce sujet-là.
14:00Mais concrètement,
14:01comment vos solutions finalement
14:02aident les acteurs
14:04de la distribution ?
14:05Finalement, il faut gagner
14:05en productivité,
14:07mais en fiabilité aussi
14:08puis en capacité d'absorption,
14:10on va dire,
14:10de toutes ces types d'activités.
14:12En fait, un de nos leitmotivs,
14:14c'est vraiment de designer
14:16pour le client ce qu'il espère
14:18et ce qu'il considère
14:20comme étant le plus performant.
14:21Donc, chacun de nos acteurs
14:23a des versions spécifiques.
14:25Je n'aime pas le terme
14:26parce qu'on a un standard,
14:27bien sûr,
14:27mais en tout cas,
14:28tout est designé
14:29en fonction de leur demande
14:30et c'est une de nos forces,
14:31c'est de vraiment proposer
14:34à nos clients
14:35la solution ultime
14:36qu'ils considèrent
14:37comme étant la meilleure.
14:39Et dans mes équipes,
14:40pour le coup,
14:41j'ai des experts
14:42qui ont passé du temps
14:43sur le terrain,
14:44donc ils peuvent
14:44se challenger le besoin aussi
14:46et avoir finalement
14:49une vision complémentaire
14:50de ce que le client souhaiterait
14:51et peut-être les amener
14:52à des améliorateurs.
14:54Alors, pour ces sujets-là,
14:55évidemment,
14:55il y a besoin de data
14:56et il y a la question
14:57des DLC dont vous avez parlé,
14:58des limites de consommation.
15:00Pourquoi c'est un sujet
15:00qui est devenu stratégique
15:02et pourquoi vous avez publié
15:04aussi cet avis d'expert
15:05sur ce sujet ?
15:06Deux choses.
15:07Déjà, la DLC
15:09chez Prologistique France,
15:11c'est quelque chose
15:12qui est à l'origine
15:13de Prologistique France.
15:16Et je connais bien l'histoire,
15:18même si je ne suis pas
15:19chez eux depuis 35 ans,
15:20vous imaginez,
15:20mais je connais bien l'histoire
15:22et les créateurs
15:22de Prologistique France
15:25avaient justement
15:26dans l'idée
15:26de manager la DLC
15:28parce que c'est quelque chose
15:29de primordial
15:30pour le consommateur final,
15:31vous comme moi,
15:32d'avoir des DLC
15:34les plus longues possibles
15:34au moment de l'achat,
15:36donc d'avoir
15:36des traçabilités déjà
15:39qui étaient demandées
15:40par nos clients
15:40et aussi de réduire
15:42les délais
15:42entre le moment
15:43où il y a la production
15:43du produit
15:44et le moment
15:44de l'arrivée en rayon.
15:46Bon, ça, ça a été la base
15:47et tous nos outils
15:49vraiment sont plutôt pointus
15:52et reconnus
15:52comme étant des bons challengers
15:56sur la partie gestion de la DLC.
15:58Récemment,
16:01la loi oblige les retailers
16:08à tracer leurs dons
16:09aux associations.
16:10Oui, c'est ça,
16:10parce qu'en fait,
16:11c'est ce sujet aussi
16:12des dons aux associations
16:13qui fait bouger,
16:14on va dire,
16:14un peu les lignes
16:15sur ces sujets des DLC
16:16parce que c'est à la limite
16:17de la date de consommation
16:19donc il faut gérer ça au mieux.
16:20Complètement.
16:21Alors, dans nos outils,
16:23vous avez en fait plusieurs données.
16:24Il y a ce qu'on appelle
16:25le contrat client.
16:26C'est le minimum de jours
16:27pour lequel l'entreprise
16:31qui vend les produits
16:33considère qu'il faut
16:34pour que le client
16:35puisse le consommer.
16:36Je prends un exemple
16:37pour les yaourts,
16:37c'est 7 jours.
16:38Donc ça,
16:39tout est tracé informatiquement.
16:40On sait que le produit,
16:41c'est un yaourt
16:41qu'on ne peut pas le vendre
16:43après 7 jours de date.
16:45Donc informatiquement,
16:45déjà,
16:46tout est fait
16:47pour que ce soit piloté
16:49et tracé.
16:49Mais là,
16:50il y a une nouvelle donne.
16:51Effectivement,
16:51c'est qu'une fois
16:52que le produit,
16:53il est sorti du stock
16:53parce que les clients
16:55ne veulent plus...
16:56ne les ont pas achetés.
16:57Voilà.
16:59En tout cas,
17:00l'entreprise considère
17:01que c'est plus vendable
17:02parce que le client
17:03n'aura pas assez de temps
17:05pour le consommer.
17:06on vient justement
17:07de développer
17:08et d'où la parole d'expert
17:09des process de traçabilité
17:11de gestion des dons
17:12pour que tout soit aussi piloté
17:15de manière informatique
17:16donc beaucoup plus tracé
17:17et beaucoup plus rapide aussi
17:19avec des process dédiés
17:20sur ce sujet-là.
17:21Et sur ce sujet-là
17:22et il y a aussi finalement
17:23le sujet de la gestion
17:25on va dire fiscale
17:26de cette question-là aussi
17:27parce que ça entre aussi
17:28en ligne de compte
17:28cette data aussi.
17:29C'est la data,
17:30effectivement,
17:30j'allais en parler.
17:31Justement,
17:31le dernier pan,
17:32c'est le côté data
17:33qui est finalement uniformisé
17:35et aussi via des flux
17:39transférés automatiquement
17:40donc une simplicité de gestion
17:42pour les points de vente
17:43alors qu'avant
17:44tout était fait au papier
17:45avec des signatures
17:47un peu à droite à gauche
17:48et quelques largesses peut-être.
17:51Alors vous l'avez dit aussi
17:52François Géant,
17:52la réglementation
17:53fait bouger les lignes
17:54aussi sur ce sujet des invendus.
17:55Est-ce qu'on peut considérer
17:56finalement un peu
17:56le marché français
17:57comme un laboratoire
17:58de ces sujets
17:59et notamment de cette gestion
18:00de la data ?
18:01Oui, je pense déjà
18:02que par naissance
18:04la DLC déjà
18:05c'est français.
18:06Je ne sais pas si vous connaissez
18:07un petit peu l'histoire
18:08mais grosso modo
18:09c'était pareil
18:10je n'étais pas chez eux
18:11et je n'ai jamais travaillé
18:12pour eux
18:12mais c'était chez Casino
18:14où en fait
18:15ils mettaient une date
18:16d'entrée du produit
18:17dans les magasins
18:18pour que le client soit au courant
18:19que le produit soit là
18:20depuis des années.
18:22Ensuite,
18:23ils ont forcé les industriels
18:24à mettre une DLC
18:25donc une date
18:26jusqu'à quand on puisse
18:27consommer le produit
18:29donc c'est vraiment déjà
18:30quelque chose de
18:30enfin on peut avoir une fierté
18:32c'est la DLC
18:33qui est aujourd'hui mondiale
18:33c'est quelque chose de français
18:34donc on est
18:37à la pointe de ce sujet là
18:39et du coup
18:40oui je pense
18:42qu'on est laboratoire
18:43sur le côté
18:44gaspillage aussi alimentaire
18:45mais je ne suis pas surpris
18:47que nous français
18:47on soit toujours en avance
18:49sur ce type de sujet là
18:50puisque vous n'êtes pas
18:51sans savoir
18:51que la grande distribution
18:52par exemple
18:53a été aussi inventée
18:54en France.
18:54Et sur cette gestion
18:55des DLC
18:56j'allais dire
18:56il y a une gestion
18:57on va dire un peu particulière
18:58ou différente
18:59d'autres points
19:00de gestion
19:01on va dire plus globale
19:02de la logistique
19:04particulière oui
19:05parce qu'il y a une date
19:06et à cause de la date
19:07voilà
19:07et du coup
19:08ça oblige à ce que
19:09dans nos solutions
19:11soit intégré
19:12ce qu'on appelle
19:12le FIFO
19:13enfin FEFO pardon
19:15First Expired First Out
19:16c'est à dire que
19:18nativement
19:18sans que les préparateurs
19:20ou même
19:20les gestionnaires
19:21d'entrepôt
19:22aient quelque chose à faire
19:23nos solutions
19:24leur diront
19:25il faut que tu ailles
19:25prendre ce produit là
19:26à cet emplacement là
19:27car c'est celui
19:27qui s'expire le plus tôt
19:29dans la globalité
19:30de ton stock
19:30donc oui
19:31c'est une gestion particulière
19:32mais des gestions particulières
19:34en supply chain
19:35je pense qu'on pourrait
19:36en citer facilement
19:38une quinzaine
19:39mais celle là
19:39est intéressante à gérer
19:40mais est-ce que ça veut dire
19:41qu'il y aurait aussi
19:42plus de données
19:42à gérer finalement
19:43à cause de cette contrainte
19:45de date
19:46nativement oui
19:47à partir du moment
19:47où on trace quelque chose
19:48il y aura forcément
19:49plus de données
19:50mais c'est pas quelque chose
19:51qui nous est étranger
19:52puisque je vous dis
19:52que ça fait à peu près
19:5335 ans qu'on fait
19:54donc nous on considère pas
19:56que ce soit
19:56quelque chose de nouveau
19:58mais c'est vrai que
19:59ça a été vraiment
20:01une particularité
20:01des solutions prologistique
20:03France
20:04pour la gestion
20:05de la DLC
20:06et c'est ce qui fait
20:07qu'aujourd'hui
20:07de nombreux de nos clients
20:09sont là depuis plus de 30 ans
20:10exactement
20:10et ce sont des fidèles
20:11alors on parlait de data
20:12on parlait de toute cette gestion
20:14ça veut dire derrière tout ça
20:16il faut des data centers
20:17et là on va parler un peu RSE
20:19avec vous
20:19prologistique France
20:21aussi s'engage
20:21sur ces sujets RSE
20:22bien sûr
20:23en particulier
20:23sur ces questions énergétiques
20:26bien sûr
20:26bien sûr
20:26mais déjà
20:27je voudrais revenir sur un point
20:28c'est hors norme
20:30d'avoir nos propres data centers
20:32je pense qu'on est une exception
20:33d'autant plus française
20:35bon ça c'est toujours plaisant
20:36donc il y a des data centers
20:37c'est un ou des data centers ?
20:38deux data centers
20:38puisqu'il faut répliquer les choses
20:40bien sûr
20:40puisque nous avons un directeur
20:42qui est passionné
20:43par la sécurité
20:44et la performance
20:45et aujourd'hui
20:46on peut
20:47comment dire
20:48mettre à l'honneur
20:50la disponibilité
20:51à 100%
20:51de nos data centers
20:52depuis bientôt
20:53plus de 15 ans
20:54donc c'est un travail quotidien
20:56c'est un travail d'expert
20:58et en fait
21:00nous sommes 120
21:01nous dans la filiale française
21:02et sur 120 personnes
21:03on a 30 personnes
21:04qui travaillent sur l'infrastructure
21:05pour que tout se passe bien
21:06et récemment
21:07nous avons été
21:08certifiés ISO 27001
21:10qui est comme la preuve
21:11que tout est fait
21:13pour que cela fonctionne
21:15et donc c'est pareil
21:16nativement
21:17on a deux data centers
21:19dans l'entreprise
21:20dans le bâtiment
21:22dont un qui est
21:23excentré du bâtiment
21:24au cas où il y a le feu
21:25malheureusement
21:26dans le bâtiment
21:28donc tout est répliqué
21:29et aujourd'hui
21:31c'est une de nos forces
21:32d'assumer
21:34100% de disponibilité
21:35du data center
21:36depuis bientôt 15 ans
21:37avec une optimisation énergétique
21:39bien sûr
21:40non seulement on est proche
21:41on va dire
21:41il est proche
21:42voilà
21:42bien sûr
21:43bien sûr
21:43j'allais y venir
21:46en fait
21:46il y a une loi
21:47qui s'appelle
21:48la loi Elan
21:48qui va obliger
21:51les entreprises
21:51à baisser de 40%
21:53l'utilisation
21:54des ressources énergétiques
21:55depuis 2021
21:56où on a pris un virage
21:58justement
21:58pour essayer
21:59d'accélérer les choses
22:00et en 2026
22:01on est déjà
22:01à l'objectif
22:02de 40%
22:04par différentes
22:07manières
22:07la première
22:08c'est en optimisant
22:10à chaque fois
22:10le matériel
22:11donc
22:12on est très au fait
22:13des nouvelles sorties
22:15notamment sur les onduleurs
22:16j'ai en mémoire
22:17des salles d'onduleurs
22:18avec des onduleurs
22:19à taille humaine
22:20aujourd'hui
22:20les onduleurs
22:21pourraient tenir
22:22dans les coffres
22:22de voitures
22:23sans aucun problème
22:23alors qu'ils sont
22:24bien plus performants
22:25et économisent
22:26et enfin pardon
22:27utilisent beaucoup moins
22:28d'énergie
22:28ça c'est le premier point
22:30mais aussi avec
22:30d'autres manières
22:31beaucoup plus triviales
22:32et naturelles
22:33avec la végétalisation
22:34par exemple
22:35du deuxième data center
22:36qui est un peu exporté
22:38pour le rafraîchir
22:39naturellement
22:39avec de l'air
22:40donc ça
22:41on est vraiment
22:43à la pointe aussi
22:45et très très régulièrement
22:47des investissements
22:49conséquents
22:50sont effectués
22:51par Prologistique France
22:52pour rester à la pointe
22:53sur ce sujet là
22:54voilà donc un modèle français
22:55aussi qui s'engage
22:56sur ces sujets là
22:57et alors ça
22:57c'est cet aspect RSE
22:58pour vous
22:59et consommation énergétique
23:00et du côté de vos clients
23:01qu'est-ce que vous proposez
23:03j'allais dire
23:03en termes de RSE
23:04et bien c'est pareil
23:05grâce aux experts
23:06qu'on a chez Prologistique
23:07qui sont dans mon équipe
23:09qui sont vraiment
23:10des experts métiers
23:11qui connaissent
23:12les clients parfaitement
23:12donc des évolutions
23:15sont faites
23:16pour que la fatigue
23:18des préparateurs
23:19se ressente moins
23:20j'ai deux exemples
23:21en tête
23:21un sur la partie
23:23entrepôt amont
23:24pour livraison au magasin
23:25où une robotisation
23:27a été interfacée
23:28avec nos solutions
23:30ça a permis
23:31une économie
23:32de 800 kilomètres
23:33soit un aller
23:34Paris-Marseille
23:35quand même
23:35par an
23:36ce qui n'est pas rien
23:36pour les préparateurs
23:38donc ça c'est en production
23:40ça fonctionne très bien
23:41et on va avoir
23:42un déploiement
23:43sur les années à venir
23:44de ce système là
23:45un autre
23:46où là on est encore
23:48à la phase d'époque
23:49mais ça va aller assez vite
23:50parce que je pense
23:50que durant l'été
23:51ce sera en production
23:52sur un autre acteur
23:53qui a d'autres soucis
23:55un acteur
23:56connu du retail
23:56qui fait du e-commerce
23:58et en fait là
23:59c'est des déplacements
23:59d'hommes
24:00à travers un entrepôt
24:01donc nous
24:02on a un algorithme
24:03qui est conçu
24:05depuis des années
24:06couplé à l'IA
24:07et ça c'est ce qui va arriver
24:08prochainement
24:10et bien on va réussir
24:11à réduire de 30%
24:12les déplacements
24:13de ces personnes là
24:14ce qui fait à peu près
24:143 kilomètres par jour
24:15donc je pense que vous n'avez pas fini
24:17d'innover encore
24:18sur ces sujets là
24:19en quelques secondes
24:21et il y a
24:21non vous allez
24:22continuer
24:22oui oui oui
24:23bien sûr bien sûr
24:24beaucoup beaucoup d'idées
24:25et puis on est quand même
24:26dans un monde
24:27où ça va très très vite
24:29c'est moi ce qui me plaît
24:30beaucoup dans la logistique
24:31c'est que
24:33je pense qu'il y a
24:34beaucoup de choses
24:35qui sont précurseurs
24:36et c'est toujours tourné
24:37vers soit la performance
24:39ou soit le bien-être
24:40et c'est quelque chose
24:41qui me marque
24:42moi
24:42et qui m'apporte
24:43en tout cas
24:43on a mieux compris
24:44avec vous aussi
24:45les enjeux de logistique
24:46de RSE
24:47et comment aussi
24:47un éditeur français
24:48de solutions
24:49peut aussi s'engager
24:51notamment à travers
24:51ces data centers
24:52merci à vous
24:53François Géor
24:54et à bientôt
24:54sur Bismarck for Change
24:56on va retrouver à présent
24:57Frédéric Coirier
24:58le PDG
24:59du groupe Poujoula
25:00pour le grand entretien
25:06Prêt pour l'impact
25:07c'est la question
25:07que nous posons
25:08tous les jours
25:08à une personnalité
25:09qui compte
25:10dans notre économie
25:10aujourd'hui
25:11je reçois Frédéric Coirier
25:12bonjour
25:13bonjour Nathalie
25:13vous êtes le PDG
25:14du groupe Poujoula
25:15vous allez nous présenter
25:16le groupe dans un instant
25:17et puis aussi
25:17vous intervenez
25:18vous allez d'ailleurs
25:19nous parler d'ETI
25:20en tant que coprésident
25:21du métier
25:22le mouvement des entreprises
25:23de taille intermédiaire
25:24parce que c'est important
25:24aussi de parler
25:25de ces entreprises-là
25:26et des ETI
25:27alors groupe Poujoula
25:28peut-être le présenter
25:29en quelques mots
25:30groupe industriel français
25:31si on veut résumer
25:33on appelle ça
25:34un spécialiste
25:34de la fumisterie
25:35c'est ça j'allais dire
25:36quand on entend le mot
25:37on peut se poser
25:38quand même des questions
25:39oui en fait
25:39nous proposons
25:40toutes les solutions
25:41d'évacuation de fumée
25:42pour les appareils
25:44individuels
25:44de logement
25:46logement collectif
25:46le tertiaire
25:47l'industrie
25:48le traitement
25:49aussi des déchets
25:50les réseaux de chaleur
25:51donc en fait
25:51dès lors qu'on produit
25:52de la chaleur
25:53de la vapeur
25:54de l'électricité
25:56on a besoin
25:57d'un générateur
25:57et donc sur ces générateurs
25:58on va installer un conduit
26:00Poujoula
26:01voilà de différentes technologies
26:03qui peuvent être modulaires
26:04pour les logements
26:05ou auto-stable
26:07c'est-à-dire des grands ouvrages
26:08pour la moyenne forte puissance
26:10ça c'est la première activité
26:11on fait également
26:12de la ventilation
26:13donc des circuits de ventilation
26:15pour le bâtiment
26:16du mobilier urbain
26:18à partir de nos techniques
26:19de métallurgie
26:20donc on fait du design
26:21etc.
26:22pour l'aménagement
26:23des villes
26:24cette activité
26:25c'est on va dire
26:25l'équipement
26:26et la deuxième partie
26:27c'est l'énergie
26:27on est aussi
26:28un petit énergéticien
26:29puisque nous sommes
26:30le premier acteur
26:31alors sur la partie
26:32industrielle
26:33conduit etc.
26:34nous sommes leaders
26:34en Europe
26:35et sur la partie énergie
26:36bois énergie en particulier
26:38granulés
26:39bûches etc.
26:39nous sommes leaders
26:40en France
26:41on commercialise
26:42et on produit
26:42environ 700 000 tonnes
26:43de combustible
26:44qui sont utilisées
26:45par les particuliers
26:46les collectivités
26:48voilà
26:48dès lors qu'il s'agit
26:49de se chauffer
26:49en énergie renouvelable
26:51donc c'est pas facile
26:51à résumer non plus
26:52cette entreprise
26:53parce qu'elle a justement
26:53un modèle un peu atypique
26:54entre l'équipementier
26:55et l'énergéticien
26:56et on va détailler tout ça
26:57quand même créé en 1950
26:59c'est aussi toute une histoire
27:01il y a une histoire aussi
27:02familiale au début
27:03il y a votre papa aussi
27:04dans l'aventure après
27:05aussi dans toute une longue histoire
27:07oui en fait
27:07Pujula a été créé en 1950
27:09au centre de New York
27:11c'était une quincaillerie
27:12chaudronnerie
27:13donc on s'adressait
27:14à des artisans
27:16à des petites entreprises
27:17monsieur Pujula
27:18ensuite
27:18puisque c'est de là
27:19que vient le monde
27:19de l'entreprise
27:20a monté une tôlerie
27:22qui faisait de la sous-traitance
27:24en fait
27:25pour différentes activités
27:26on va dire
27:27de produits blancs
27:28donc des machines à laver
27:29ou autres etc
27:29puis qui a voulu se lancer
27:31dans des produits de bâtiment
27:32avec quelques premières
27:33tentatives
27:34dans la fumisterie
27:35voilà
27:37pour évoluer
27:38vers d'autres produits
27:39il a voulu se lancer
27:40ensuite
27:40dans des générateurs
27:41d'air chaud
27:42au fuel
27:42dans les années 60-70
27:44crise pétrolière
27:45en 73
27:46l'entreprise
27:47est au bord
27:47du dépôt de bilan
27:49monsieur Pujula
27:50contacte mon père
27:51à l'époque
27:51qui avait un cabinet
27:52de conseil
27:53et d'organisation
27:55et de gestion
27:55qui était à Paris
27:56mais qui est originaire
27:56d'ailleurs
27:57de la région
27:58de New York
27:59des membres de la famille
28:00étaient dans l'entreprise
28:01et il lui a dit
28:02écoutez je dépose le bilan
28:03ou je trouve un repreneur
28:04mon père s'est dit
28:06de conseiller
28:06je voudrais aussi passer
28:07dans le vrai monde
28:09celui de l'entreprise
28:10et du développement
28:13il y met ses économies
28:15il relance une entreprise
28:16moribonde
28:17avec beaucoup d'efforts
28:18on loue du personnel
28:19les cas de baissent leur salaire
28:20mon père
28:21il ne se paye pas
28:22pendant au moins
28:226 ou 7 ans
28:25on arrête un peu
28:26la sous-traitance
28:27pour s'orienter plus
28:27vers les produits de bâtiment
28:29de la fumisterie
28:30on va vers les conduits de fumée
28:31donc là on commence
28:32à créer des systèmes
28:33avec des sorties de toits métalliques
28:35des produits qui finalement
28:36remplacent la maçonnerie
28:37habituellement utilisée
28:39pour faire des conduits de fumée
28:40donc des briques
28:40du béton
28:41on va créer des systèmes
28:42qui vont correspondre
28:43au système constructif
28:44de l'époque
28:45il fallait loger les gens
28:46c'était le baby boom
28:47on construisait des villages
28:48entiers de maisons individuelles
28:50avec des produits systèmes
28:52moins de maçonnerie
28:53donc le conduit métallique
28:54finalement par sa souplesse
28:55sa versatilité
28:56sa personnalisation
28:58correspondait parfaitement
28:59au système constructif
29:01et le système s'est imposé
29:02est devenu la référence
29:03et aujourd'hui un conduit de cheminée
29:05c'est métallique
29:05c'est plus un produit maçonné
29:08l'entreprise a trouvé son succès
29:09et a commencé à décoller
29:11on va dire
29:11à la fin des années 80
29:13alors décoller
29:14quelques chiffres
29:14comme toujours
29:15qu'on affiche
29:16350 millions d'euros
29:17sur l'exercice 2024-2025
29:19en 1700 salariés
29:21une quinzaine d'usines
29:23dans 9 pays
29:2325% de vos ventes
29:25à l'exportation
29:26en termes d'investissement
29:28plus de 125 millions d'euros
29:29depuis 2018
29:30donc 80% en France
29:32et puis vous ne cessez aussi
29:33de grandir
29:34avec une acquisition
29:35dans la maintenance aussi
29:36et les services
29:37parce que ça c'est un enjeu important aussi
29:39pour vous
29:39oui en fait
29:40d'abord
29:41bon
29:41l'activité
29:42l'activité du bâtiment
29:45est assez difficile
29:47comme tout le monde sait
29:48donc on est dans un creux
29:49un petit redémarrage
29:51mais la crise actuelle
29:51de l'énergie
29:53nous interroge quand même
29:55donc nous nous diversifions
29:56c'est à dire qu'on fait
29:57évidemment du produit
29:58mais on propose
29:59de plus en plus de services
30:00et surtout
30:02on veut accompagner le client
30:03sur toute la vie
30:04de l'expérience finalement
30:05de la pré-vente
30:07où on va le conseiller
30:08etc.
30:08où on va former
30:09les installateurs
30:10à l'installation
30:11du produit technique
30:12mais aussi
30:13toute la partie entretien
30:14voire l'alimentation combustible
30:16l'idée c'est quand même
30:17de pouvoir apporter
30:18la qualité
30:19tout du long
30:19de l'utilisation du produit
30:22on a fait
30:23d'énormes progrès
30:23techniques sur les produits
30:24il s'agit d'avoir
30:25des installateurs
30:26bien formés
30:27mais il s'agit d'avoir
30:28des consommateurs
30:29bien informés
30:29bien formés aussi
30:30à l'utilisation
30:31de leurs équipements
30:32et puis l'entretien
30:33joue un rôle très important
30:34parce que la performance
30:34dans la durée
30:35l'entretien
30:36est un élément
30:37incontournable
30:38donc nous venons
30:39effectivement de racheter
30:40l'entreprise Pro Galva
30:41qui est spécialisée
30:43dans tout ce qui est
30:44équipement
30:44pour l'entretien
30:46des systèmes de chauffage
30:47et en général
30:49de génie climatique
30:50donc pour le chaud
30:50la chaleur
30:51le froid
30:51l'eau
30:52donc avec des brosses
30:54avec des caméras
30:55avec des produits chimiques
30:57avec des produits techniques
30:58qui vont permettre
30:59effectivement
30:59de garantir
31:00une bonne performance
31:01de l'installation
31:02dans la durée
31:02alors vous disiez
31:03tout à l'heure
31:04la contexte
31:04quand même un peu difficile
31:05ça tangue un peu
31:06c'est pas très évident
31:08c'est pour ça que se diversifier
31:09c'est un peu la solution
31:10oui bah de toute façon
31:11quand vous avez une construction neuve
31:13qui se divise par deux
31:13c'est sûr
31:14depuis 2022
31:15c'est évident que
31:16même en étant très performant
31:18on peut pas faire de miracle
31:19mais on se maintient bien
31:20je dirais
31:21on arrive à gagner
31:21des parts de marché
31:22on arrive à progresser
31:23ceci étant
31:24c'est aussi des périodes
31:25où il faut s'interroger
31:26où il faut rebondir
31:27où il faut transformer son modèle
31:29bon s'il y a moins de neuf
31:30on va plus vers la rénovation
31:32c'est ce qu'on fait
31:32depuis une dizaine d'années
31:33parce que la construction neuve
31:35à une époque
31:36représentait 75%
31:37de notre activité
31:38heureusement qu'on a muté
31:39sans ça
31:40on serait vraiment
31:40dans la difficulté
31:41et puis il y a effectivement
31:43des services
31:44les clients attendent
31:45plus en plus de services
31:46de confort
31:48de garantie aussi
31:49donc le fait
31:50d'apporter
31:51à la fois du combustible
31:52activité qui n'a été créée
31:53qu'il y a une quinzaine d'années
31:54dans le groupe
31:55et qui fera cette année
31:56quasiment 50%
31:57du chiffre d'affaires
31:57donc vous voyez
31:58c'est une transformation
31:59assez massive
32:00du groupe Pujula
32:01mais on reste évidemment
32:03fidèle à nos valeurs
32:04on reste investi
32:06on continue d'innover
32:06dans nos produits
32:07dans la personnalisation aussi
32:09c'est une attente consommateur
32:10les conduits
32:11ça se voit dans le salon
32:12ça se voit sur les façades
32:13donc on propose aussi
32:15du design
32:15de la plus en plus
32:17de nos produits
32:17sont peints
32:18donc 50% de nos pièces
32:20donc c'est
32:20voilà
32:21on apporte de la valeur ajoutée
32:22on diversifie
32:23par le service
32:24on continue d'innover
32:25et puis on continue
32:27de diversifier l'activité
32:28en termes de produits
32:30et en termes de géographie
32:31avec des acquisitions
32:32aussi il y a deux ans
32:32en Espagne par exemple
32:33c'est ce qu'on appelle aussi
32:34la robustesse
32:35la capacité aussi
32:36à s'adapter
32:37dont on parle de plus en plus
32:38alors parlons aussi
32:39décarbonation
32:40puisque c'est aussi
32:41largement le sujet
32:42de Smart Impact
32:43et vous avez une phrase
32:44courte
32:44décidément cette fois-ci
32:45j'ai des phrases courtes
32:46de la part de mes intervenants
32:48rendre la décarbonation
32:50désirable
32:51alors comment ça peut se faire
32:52dans le contexte actuel
32:53puisque justement
32:54on parlait des difficultés
32:55désirables
32:56c'est un mot qu'on emploie
32:57aussi de plus en plus
32:57pour aller vers
32:59des nouveaux récits
33:00puis une autre façon
33:01d'aborder ces enjeux
33:02de décarbonation
33:03en fait on a souvent
33:04tendance à dire
33:05décarbonation
33:06égale contrainte
33:07égale surcoût
33:08égale renoncement
33:10en fait
33:10au confort
33:11etc
33:11nous on considère
33:13qu'elle doit se faire
33:14en même temps
33:14donc on travaille
33:15finalement sur
33:16toutes les solutions
33:17qui peuvent permettre
33:18d'améliorer l'existant
33:20il faut jouer
33:21sur les deux côtés
33:21parce qu'on ne peut pas
33:22tout faire en verre
33:23tout de suite
33:24c'est trop coûteux
33:25c'est trop lourd
33:25par contre
33:26on peut jouer
33:27sur la sobriété
33:28et si on peut faire
33:29donc le premier choix
33:29c'est quoi ?
33:30c'est la sobriété
33:31efficacité énergétique
33:32oui il faut faire
33:33de la sobriété
33:34et en même temps
33:34verdir
33:35si on fait les deux
33:36on peut aller vite
33:37finalement
33:38sans être trop coûteux
33:39sans être trop contenant
33:40je prends un exemple
33:41par exemple
33:42on dit le gaz
33:42il faut sortir du gaz
33:43trop vite
33:44on en vient d'entendre ça
33:45par le Premier ministre
33:46c'est un peu incantatoire
33:47il y a 50% des logements
33:48qui sont chauffés au gaz
33:49on ne va pas pouvoir
33:50comme ça
33:50en 20 ans
33:51tout transformer
33:53sauf à faire
33:53des investissements
33:54que nous ne sommes pas capables
33:55de faire
33:55par contre
33:56il y a 50% du parc
33:57de chaudière à gaz
33:58qui est inefficace
33:59si déjà
34:00on remplaçait
34:00ces 50%
34:01par des nouveaux systèmes
34:02on pourrait économiser
34:0350% d'énergie
34:04et pendant ce temps-là
34:06pendant les 20 ans
34:06qui viennent
34:07on va verdir le gaz
34:07le gaz
34:08dans 20 ans
34:09sera peut-être
34:10à 50 ou 60%
34:11verdis
34:11donc si on réduit
34:13considérablement
34:13les consommations
34:14et qu'en même temps
34:15on verdis
34:15le bilan global
34:17du gaz
34:18on peut le diviser
34:19par 5
34:19par 6
34:20en ayant des investissements
34:21raisonnables
34:22et en accompagnant
34:23correctement
34:24les consommateurs
34:24avec la sensation
34:26de faire quelque chose
34:26de bien
34:26voilà
34:27si on dit
34:28il faut tout transformer
34:29tout mettre à la benne
34:30et passer à la pompe à chaleur
34:31sans discernement
34:32pour vous mettre des pompes
34:33à chaleur partout
34:34c'est une aberration
34:35en dehors du fait
34:35qu'on dit
34:36il ne faut pas en mettre
34:36dans des passoires thermiques
34:37parce que là
34:38ça sert encore plus
34:39en fait
34:39la pompe à chaleur
34:40l'électrification des usages
34:41elle est lancée
34:42et c'est normal
34:43là-dessus
34:43on ne s'oppose pas du tout
34:44à ce mouvement-là
34:45mais on ne peut pas
34:46en mettre partout
34:47dans le collectif
34:48c'est compliqué
34:49dans les régions
34:50les plus rurales
34:52c'est compliqué
34:52parce que les réseaux
34:53ne sont pas forcément adaptés
34:54mais il faut faire
34:55un peu d'électrification
34:57un peu de verdissement du gaz
34:58un peu de biomasse
34:59le bois énergie
35:00c'est 25%
35:01voilà
35:0225% de la chaleur consommée
35:03on l'ignore souvent
35:04mais en combinant tout ça
35:05on peut finalement
35:06avec des efforts raisonnables
35:08des investissements
35:10corrects
35:10et une véritable efficacité
35:12et puis une véritable
35:12souveraineté française
35:13parce que
35:14encore une fois
35:15plus on va produire
35:15d'énergie locale
35:16plus on va se déconnecter
35:17de ces problèmes mondiaux
35:19on voit bien la crise
35:20en Iran actuelle
35:20nous percute énormément
35:21et bien
35:22on peut faire un parcours
35:24rapide
35:24et encore une fois
35:27accepté, désirable
35:27avec le sentiment
35:28d'avoir fait
35:29un bon travail
35:31sans être
35:32complètement accablé
35:33par la charge
35:33donc pour vous
35:34le bon axe
35:35c'est vraiment
35:35le mix énergétique
35:36c'est sûr
35:37qu'on ne pourra pas
35:37tout faire
35:38avec une seule solution
35:39sachant que
35:39ceux qui ont fait
35:40ce choix-là
35:41regardez les Allemands
35:41quand ils ont choisi
35:42le gaz russe
35:43quand le gaz russe
35:44s'est arrêté
35:44l'Allemagne s'est trouvée
35:45dans une situation
35:46terrible
35:46qu'elle paye aujourd'hui
35:48et la freine considérablement
35:50dans sa décarbonation
35:51voilà
35:51donc les solutions uniques
35:52c'est un peu dangereux
35:53il faut mixer les énergies
35:55alors puisqu'on parle
35:56de mix des énergies
35:57il y a le fameux
35:58bois énergie
35:58dont vous parliez
35:59qui est en train
35:59de monter en puissance
36:00puisque vous êtes
36:01devenu énergéticien
36:02quel est le potentiel
36:03en la matière
36:04alors vous-même
36:04j'allais dire
36:05vous montrez l'exemple
36:06puisque vos usines
36:06aussi sont chauffées
36:08à la biomasse
36:09oui 80% de la chaleur
36:10que nous consommons
36:11elle est déjà décarbonée
36:12grâce aux différentes chaufferies
36:14que nous avons
36:15dans nos sites
36:15de production de bois
36:16et très souvent
36:17nous avons un site
36:18industriel à coller
36:19et donc on chauffe
36:20avec la chaleur résiduelle
36:22nos bâtiments
36:23dans l'Indre
36:25à New York
36:25nous avons aujourd'hui
36:26à peu près
36:27deux tiers de nos bâtiments
36:28qui sont chauffés
36:29à la biomasse
36:30au même temps
36:31nous avons aussi
36:32mis du solaire photovoltaïque
36:34sur nos principaux sites
36:35notre électricité
36:36est déjà pratiquement décarbonée
36:38donc c'est vrai que
36:39quand on regarde
36:40en scope 1
36:40c'est un peu technique
36:41le bilan carbone
36:43le scope 1 du groupe
36:44c'est 7%
36:45donc on est déjà
36:46on a déjà traité
36:47bien sûr il faut qu'on traite
36:48tous les intrants
36:50qui aujourd'hui
36:51les aciers etc
36:52qui ne viennent pas forcément
36:53de sites
36:54qui sont eux-mêmes
36:55décarbonés
36:55mais c'est en route
36:56oui la biomasse
36:57c'est une vraie solution
36:58aujourd'hui
36:59qui est peu identifiée
37:01puisqu'on n'a pas de compteur
37:02comme le gaz
37:03d'électricité
37:03mais 25% de la chaleur
37:05consommée dans le logement
37:06en France
37:07vient de la biomasse
37:08principalement en appareil
37:09de chauffage indépendant
37:11dans les maisons
37:128 millions de maisons équipées
37:13c'est pratiquement 50%
37:15puis il y a les réseaux de chaleur
37:16pour les villes
37:17cette énergie
37:18elle est souvent sous-estimée
37:20elle progresse
37:21elle avance
37:22et puis avec la performance
37:24du parc qui s'améliore
37:26avec la qualité du combustible
37:27que nous poussons
37:28notamment avec notre production
37:30de bois qui est déjà sec
37:31prête à l'emploi
37:32etc
37:32on se rend compte finalement
37:34qu'on va être capable
37:34dans les 10 ans
37:3615 ans qui viennent
37:36de chauffer beaucoup plus
37:37de logements
37:38sans consommer plus
37:39voire même en consommant moins
37:40donc on a cet avantage
37:42d'avoir
37:43de la capacité
37:45à participer encore plus
37:47au mix de demain
37:48on va peut-être pouvoir passer
37:49de 25 à 30%
37:50sans consommer plus
37:51donc en combinaison
37:53avec du gaz vert
37:53et puis de l'électrification
37:55des usages
37:55finalement
37:56le bâtiment en France
37:57va pouvoir être décarboné
37:59rapidement
38:00avec encore une fois
38:01des investissements
38:02tout à fait raisonnables
38:03et un bon mix
38:04sachant qu'aujourd'hui
38:05la biomasse consommée
38:06en France
38:06c'est 99%
38:08de consommation locale
38:09oui c'est ça
38:10il y a cet enjeu local
38:11alors il y a quand même
38:11deux points qui sont soulevés
38:12quand on parle de biomasse
38:14on va parler dans un instant
38:15des usages
38:15parce que ça c'est souvent
38:16mis en avant
38:17et puis alors sur les histoires
38:18de cheminées
38:19souvent on se sent un peu
38:20pointé du doigt
38:21en parlant notamment
38:22de démission de particules fines
38:23et des enjeux de qualité de l'air
38:24vous vous avez
38:26mené des études
38:27vous ne mettez pas le sujet de côté
38:28il faut vraiment l'aborder
38:29qu'est-ce qui en ressort
38:31parce qu'on a
38:32beaucoup d'interdictions
38:33il y a des zones
38:33qui interdisent aussi
38:34qui disent
38:34il faut vraiment que ça soit fermé
38:36parce que c'est dangereux
38:37pour la qualité de l'air
38:38etc
38:38alors peut-être juste
38:39deux petites infos
38:40ou deux trois infos
38:40pour pas trop vous noyer
38:42vos téléspectateurs
38:44la première chose
38:45c'est que le bois énergie
38:46représente
38:47moins de 20%
38:48des particules
38:49déjà c'est important
38:51de le dire
38:51sur l'année
38:52alors pendant la saison
38:53en hiver
38:54on en émet un peu plus
38:55mais sur l'année
38:55c'est 20%
38:56donc c'est un sujet important
38:58d'ailleurs que nous ne mettons pas
38:59du tout de côté
39:00mais il y a 80%
39:01d'autres sujets
39:02dont il faut aussi s'occuper
39:03dont on ne parle pas beaucoup
39:04on nous stigmatise beaucoup
39:0620%
39:08ces émissions
39:09de
39:10ces concentrations
39:11de particules
39:12elles baissent rapidement
39:14ça aussi c'est important
39:15de le dire
39:15elles représentaient
39:16dans la première enquête
39:17que nous avions fait
39:18en fait on avait monitoré
39:1990 stations Atmo
39:21qui sont en fait des stations
39:22qui sont positionnées en France
39:23et qui mesurent en continu
39:25les émissions de CO2
39:26de NOx
39:27etc
39:28et de particules
39:30grâce à ça
39:30on a pu regarder
39:31ce qui se passait
39:32pendant l'année
39:32et on a pu établir
39:33qu'en 2021-22
39:3520%
39:36encore une fois
39:37des particules
39:38sont issues
39:39d'usages hivernaux
39:40donc potentiellement
39:41du bois énergie
39:43on a refait la même enquête
39:44sur 23-24-25
39:46et qu'est-ce qu'on a constaté
39:48que les concentrations
39:50de particules
39:51ont baissé de 23%
39:52en hiver
39:53contre 7%
39:54en moyenne générale
39:55donc on baisse
39:56trois fois plus vite
39:57que la moyenne
39:58ce qui veut dire
39:59qu'on est sur une excellente
40:00trajectoire
40:01on s'est fixé
40:02comme objectif
40:03enfin la France
40:04s'est fixé
40:04de baisser de 50%
40:05ses émissions
40:07de particules
40:07entre 2020-2030
40:09au rythme où nous allons
40:10on va y être
40:11facilement
40:12donc on est sur
40:12la bonne trajectoire
40:13maintenant
40:14quelles sont les sources
40:15finalement
40:15d'émissions
40:16parce que c'est important
40:17de le dire
40:18on a aussi regardé
40:19par typologie d'appareil
40:21par usage
40:21qui était émetteur
40:23les éléments
40:24les plus émetteurs
40:25c'est les foyers ouverts
40:26évidemment
40:26et les vieux équipements
40:28c'est à dire que
40:2980% des émissions
40:31viennent de 30% du parc
40:32qui est le plus ancien
40:33qu'il faut remplacer rapidement
40:35alors il ne s'agit pas
40:35d'interdire
40:36je pense que ce n'est pas
40:37la bonne solution
40:37parce que interdire
40:39ça ne réglera pas
40:40les sujets
40:40et on ne mettra pas
40:41un policier
40:41derrière tous les français
40:42ce qu'il faut plutôt
40:43c'est encourager
40:44l'évolution du parc
40:45tout ce que nous posons
40:47en France depuis 10 ans
40:48ne pose plus de problème
40:49on est sur des appareils
40:50performants
40:51qui demandent
40:52un combustible de qualité
40:53qui sont mieux utilisés
40:55qui sont plus petits
40:55et un poil aujourd'hui
40:57c'est 4-5 kW
40:58les appareils anciens
41:00consomment 20-25 kW
41:01donc on consomme
41:02beaucoup moins
41:02et les appareils
41:04demandent un combustible
41:05de meilleure qualité
41:05donc encore une fois
41:07remplacement rapide
41:08des équipements
41:09ça c'est vraiment
41:10les plus anciens
41:10c'est vraiment
41:11la priorité des priorités
41:12usage de bons combustibles
41:14éducation du consommateur
41:16et bon entretien
41:17la France a cette stratégie
41:18qui est déjà écrite
41:19l'État a fait ça
41:21en 2022
41:21donc il suffit
41:22d'appliquer la stratégie
41:23à la lettre
41:24continuer de remplacer
41:25le parc
41:26et on est sur
41:27la très bonne voie
41:28alors il nous reste
41:29une dizaine de minutes
41:29le temps file sur ce sujet
41:31on va parler dans un instant
41:32aussi des ETI
41:32et puis plus globalement
41:33la question territoriale
41:35juste un mot quand même
41:36de ce sujet
41:37de la biomasse
41:38et souvent les conflits
41:39d'usage
41:40où on dit
41:40oui mais on ne pourra pas
41:40mettre de la biomasse partout
41:42alors il y a eu
41:43effectivement
41:43il y a 2-3 ans
41:45et notamment
41:46il y a eu un travail
41:46du SGPE
41:47qui est raccroché
41:48au Premier ministre
41:48qui a demandé
41:50à toutes les filières
41:50combien de biomasse
41:51avez-vous besoin
41:52alors quand on fait ça
41:53généralement les gens
41:54font leurs courses
41:55ils demandent 3 fois
41:56ce dont ils ont besoin
41:56et on s'est retrouvé
41:57avec d'énormes besoins
41:58pour le transport
41:59pour l'industrie
42:00pour l'aviation etc
42:01la réalité aujourd'hui
42:03c'est que les usages
42:05chaleur
42:05pour le bâtiment
42:06consomment de moins
42:07en moins de biomasse
42:09et ça c'est une réalité
42:10il y a 2012
42:12je vais vous donner
42:13quelques chiffres
42:1390 TWh de consommation
42:15alors ça ne dit pas
42:16grand chose
42:17à vos auditeurs
42:18mais on est aujourd'hui
42:19à 75
42:20donc on a déjà baissé
42:21de l'ordre de 15%
42:22en 10 ans
42:23et la projection
42:24en 2035
42:25c'est de passer à 60
42:26donc on aura baissé
42:27de 2012 à 2035
42:29de 1 tiers
42:32en chauffant
42:33plus de logements
42:35en alimentant
42:36plus de réseaux de chaleur
42:36donc c'est plutôt
42:38positif
42:38et on voit
42:39qu'on consommera
42:39de moins en moins
42:40de chaleur
42:40l'industrie a besoin
42:41aussi de biomasse
42:43mais les projections
42:44qui ont été faites
42:45ne se vérifient pas
42:47et les projets
42:48qui avaient été annoncés
42:49ne se font pas tous
42:50il faudra beaucoup
42:52plus de temps
42:52pour faire ce qui a été annoncé
42:54ce qui fait que
42:55la tension
42:55qu'on pouvait supposer
42:56dès 2030
42:57ne se passera pas
42:58ne se passera pas
42:59parce que
42:59à la fois
43:00le bâtiment
43:01baisse ses consommations
43:02tout en alimentant
43:03plus de logements
43:04l'industrie peut consommer plus
43:05les réseaux de chaleur
43:07passent plus de temps
43:07aujourd'hui
43:08à allonger leur réseau
43:09qu'à se développer
43:11donc
43:11et l'aviation
43:12et les transports
43:13finalement
43:14les biocarburants
43:15dont on parle
43:16coûtent
43:16il faut savoir
43:17entre 3 et 4 fois plus
43:20que l'essence aujourd'hui
43:21vous voyez déjà
43:22ce que provoque l'Iran
43:23aujourd'hui
43:24avec une augmentation
43:25de 50% du coup
43:26on dit déjà
43:26qu'on n'y arrive plus
43:27alors multiplier par 4
43:28ça ne marche pas
43:29il faut 9 tonnes
43:31de biomasse
43:31pour faire
43:321 d'énergie
43:33sur de l'aviation
43:34ça ne boucle pas
43:35il faut être réaliste
43:36donc il y a de toute façon
43:38un problème technique
43:38un problème de coût
43:41nous ce qu'on dit
43:41c'est qu'il y aura
43:42de la biomasse
43:42pour tout le monde
43:43pourvu qu'on ait
43:44un usage raisonné
43:45et efficace
43:46la chaleur
43:46c'est 80 à 90%
43:48de rendement
43:49et ça consomme
43:50de moins en moins
43:51donc ne la sacrifions pas
43:52et en tout cas
43:53ne bridons pas
43:53les moyens
43:54qui aujourd'hui
43:54de toute façon
43:55ne sont pas limités
43:56alors c'est évidemment
43:56un sujet dont on pourrait
43:58parler pendant longtemps
43:59mais on va s'intéresser
44:01maintenant particulièrement
44:02aux ETI
44:02et puis aussi
44:02à vos enjeux globaux
44:04avec une question
44:05comme chaque fois
44:06une question
44:06de l'invité de la semaine
44:07précédente
44:08c'est Jeanne Lemoyne
44:09la co-dirigeante du groupe
44:10Lemoyne
44:10qui a une question
44:11à vous poser
44:11on va dire
44:12en tant que co-président
44:13du métier
44:13on l'écoute
44:14Bonjour Frédéric
44:15j'aimerais te poser
44:17une question
44:18en tant que co-président
44:20du métier
44:22nous savons que
44:23les ETI
44:24sont le véritable
44:25coeur économique
44:27de notre pays
44:28la France
44:29mais que nous manquons
44:30d'ETI
44:30nous en avons moins
44:31qu'en Italie
44:32qu'en Allemagne
44:32alors quelles seraient
44:34pour toi
44:35les mesures
44:36phares
44:37qui permettraient
44:38de développer
44:39plus d'ETI
44:41en France
44:41pour qu'en effet
44:43notre économie
44:44soit plus souveraine
44:45et plus développée
44:47notamment
44:48puisque dans l'industrie
44:49nous avons perdu
44:50entre les années 80
44:52et aujourd'hui
44:53nous sommes passés
44:54de 20%
44:55du PIB
44:56à 9% du PIB
44:58Alors cette question
44:59de Jeanne Lemoyne
45:00sur les ETI
45:01Alors déjà
45:01on va remercier Jeanne
45:02que vous connaissez
45:04cette question
45:04que je connais évidemment
45:06elle a tout à fait raison
45:07sur le constat
45:10en 1982
45:11la France
45:12et la RFA
45:13à l'époque
45:13parce qu'ils n'étaient pas réunis
45:14avaient le même nombre
45:15d'ETI
45:16et la même structure économique
45:1720% du PIB
45:19d'industrie
45:19effectivement
45:20même taux de chômage
45:22des excédents commerciaux
45:23que nous n'avons plus vu
45:24depuis longtemps
45:26et puis la France
45:27a fait des choix
45:27l'Allemagne a fait des choix
45:28la France a fait
45:29malheureusement
45:30un choix
45:31qui a
45:33fragilisé
45:34considérablement
45:34son industrie
45:35et ses ETI
45:35qu'est-ce qui s'est passé
45:36on a doublé
45:37les droits de succession
45:38on a mis en place
45:39l'ISF
45:39et à partir de ce moment-là
45:40on a aussi augmenté
45:41considérablement
45:42les charges
45:43coût du travail
45:44et impôts de production
45:45ce qui fait que
45:46produire en France
45:47est devenu de plus en plus compliqué
45:48d'un point de vue compétitivité
45:49et on ne pouvait plus
45:51transmettre nos entreprises
45:52ce qui fait qu'à l'époque
45:53et ça j'en ai été témoin
45:54pour partie
45:55mon père avant moi
45:57des pans entiers
45:58de notre industrie
45:58se sont vendus
45:59et le plus souvent
46:00à des acteurs étrangers
46:01qui surpayaient évidemment
46:02pour rentrer sur le marché français
46:04et malheureusement
46:05quelques années après
46:06on voyait les conséquences sociales
46:08avec des fermetures de sites
46:09etc.
46:10parce que quand il n'y a plus
46:11d'actionnariat français
46:12quand il n'y a plus
46:13de centre de décision en France
46:14on ne se comporte pas
46:15de la même manière
46:16que quand on est à l'étranger
46:17et qu'on a des difficultés
46:18on forme généralement
46:19d'abord ailleurs que chez soi
46:20alors ça ça a été évidemment
46:2320 ans de grandes difficultés
46:26avec une liste que nous tenions
46:29au métier
46:30enfin à l'ESMEP à l'époque
46:31d'entreprises qui disparaissaient
46:33la filière ski
46:34nous étions leader mondial
46:36tout s'est vendu
46:37la filière médicale
46:39on a perdu beaucoup d'acteurs
46:40et on a commencé à changer les choses
46:43en 2000
46:44début des années 2000
46:45quand les gouvernements successifs
46:47et d'ailleurs socialistes
46:48en premier lieu
46:48se sont rendu compte
46:49qu'il fallait absolument
46:50remettre la transmission
46:50sur le devant de la scène
46:51sans ça
46:52on n'arrivait pas
46:53à ce que nos entreprises
46:55atteignent une certaine taille
46:56puisque pour être ETI
46:57il faut plusieurs générations
46:58ça ne se fait pas en 10 ans
46:59il faut
47:00particulièrement
47:01quand on est dans l'industrie
47:02qui est un secteur de temps long
47:04donc on a mis en place
47:05ce qu'on appelle des pactes
47:06des pactes d'Utreil
47:07et depuis que les pactes d'Utreil
47:08ont été remis en place
47:09le nombre d'ETI
47:11réaugmente en France
47:12on est descendu à 2300 ETI
47:15début 2000
47:16en 2019
47:17on en avait 5000
47:18aujourd'hui on en a plus de 7000
47:20donc il n'y a pas de malheur français
47:22ou de génial allemand
47:23c'est tout simplement
47:24du pragmatisme
47:25en se disant
47:26les entreprises doivent pouvoir
47:27se transmettre
47:28il ne faut pas qu'elles se vendent
47:29pour une mauvaise raison
47:30c'est tout
47:30après ça se transmet
47:32ou ça se vend
47:32peu importe
47:32c'est un choix
47:33mais il y a tellement de gens
47:35qui souhaitent pérenniser
47:36leur entreprise
47:37auprès de leur famille
47:38avec leur cadre
47:39qu'il faut pouvoir
47:40ouvrir cette transmission
47:41ça c'est le premier sujet
47:43assurer la pérennité
47:44et le long terme
47:44de l'actionnariat
47:45le deuxième sujet
47:46c'est la compétitivité
47:47encore une fois
47:48la France a fait des choix
47:49le coût du travail
47:50et notamment qualifié
47:51en France
47:52est deux fois plus taxé
47:53qu'en moyenne européenne
47:5445% de charges patronales
47:5523%
47:57en moyenne européenne
47:58et les impôts de production
47:59sont deux fois plus importants
48:01en France
48:01qu'en moyenne européenne
48:01six fois plus qu'en Allemagne
48:03quand vous avez
48:04ce sujet
48:05récurrent
48:06pendant 10 ans
48:0715 ans
48:0720 ans
48:07ce sont des milliards
48:09et des milliards
48:09d'investissements
48:10qui n'ont pas été faits
48:10dans nos entreprises
48:12nous avons mis au métier
48:13une entreprise française
48:14dans un milieu anglais
48:15et un milieu allemand
48:16on s'est rendu compte
48:16qu'elle avait
48:17trois fois plus de résultats
48:18bon
48:19quand vous êtes athlète
48:20que vous êtes sur
48:20la ligne de départ
48:21si vous avez un sac de pierre
48:23sur le dos
48:23vous courez moins vite
48:24c'est exactement la même chose
48:26depuis qu'on a commencé
48:28à réaligner
48:28l'écosystème français
48:30sur la moyenne européenne
48:31donc depuis 2017
48:322014
48:33ça a commencé sous Hollande
48:34le président Macron
48:36l'a poursuivi
48:37et bien qu'est-ce qu'on voit
48:38plus d'investissements
48:39plus de développement
48:39un nombre d'ETI qui augmente
48:41qui se développe
48:43alors on en a toujours
48:43trois fois moins que les allemands
48:44il y en a 20 000
48:45on en a plus de 7 000
48:46mais on progresse
48:47il ne faut pas casser la dynamique
48:49donc surtout
48:50ce que nous appelons
48:51pour les prochains
48:52projets de loi de finances
48:53et puis surtout
48:54les prochaines présidentielles
48:55c'est ne cassons pas
48:57la dynamique
48:58de transmission
49:00et continuons
49:00le réalignement compétitif
49:02parce qu'il a
49:02un véritable retour
49:03sur investissement
49:04économique
49:05social
49:06territorial
49:06parce que des ETI
49:08ancrés dans le territoire
49:09c'est très important
49:10j'allais aborder ce sujet
49:11pour terminer
49:12dans les deux minutes qui viennent
49:13on aurait pu balayer
49:13beaucoup de choses
49:14dans le groupe Poujolet
49:14parce que vous faites
49:15beaucoup de choses
49:15notamment un programme
49:17à relations positives
49:18là si on est vraiment
49:18sur le social
49:19et pour pouvoir engager
49:20évidemment les salariés
49:21dans la démarche
49:22il y a aussi
49:23Plantons pour l'avenir
49:24Agir pour la forêt
49:25puisqu'on parlait aussi
49:26finalement de bois énergie
49:27vous avez aussi
49:28cette contribution
49:29avec la plantation
49:30de plus de 150 000 arbres
49:32alors juste un mot
49:33parce que ce qui est fort aussi
49:34et important selon vous
49:35c'est l'ancrage territorial
49:36Oui en fait c'est là
49:38qu'on tire nos racines
49:39comme un arbre
49:39effectivement qui grandit
49:42le groupe Poujola
49:43et ses différentes implantations
49:44on essaie en tout cas
49:45sur les territoires
49:46d'agir positivement
49:47donc effectivement
49:48on est dans le bois énergie
49:50on parle de sobriété
49:52on s'applique à nous-mêmes
49:53mais aussi on participe
49:54avec des associations
49:55avec l'ONF
49:56avec les coopératives
49:58à des programmes
49:58de plantation
49:59de recherche
50:00de biodiversité
50:01on a un beau programme
50:03aussi actuellement
50:04par exemple à Niort
50:05où on va créer un parc urbain
50:06donc là on va être acteur
50:08avec la ville
50:09de replantation
50:10au centre de la ville
50:12pour recréer un poumon vert
50:13voilà c'est important
50:14en tout cas
50:14avec les associations
50:16dans le domaine éducatif
50:17dans le domaine culturel
50:19aussi pour des associations
50:20qui ont des actions caritatives
50:22d'agir le plus possible
50:23et c'est vrai que
50:24ça fait sens
50:25c'est bon pour la marque employeur aussi
50:27j'ai à un moment donné
50:28voilà c'est identifié
50:30mais c'est dans l'ADN du groupe
50:32que d'essayer
50:33en tout cas partout où il est
50:34d'apporter un peu
50:35de sa contribution
50:36avec d'autres acteurs
50:37parfois en coalition
50:38à créer des projets
50:39qui ont du sens
50:40et qui associent aussi
50:41les collaborateurs
50:41Merci beaucoup à vous
50:43Frédéric Croirier
50:44donc le PDG du groupe Poujoula
50:45de nous avoir montré
50:46cette entreprise
50:47finalement à ce modèle atypique
50:49qui ne cesse d'évoluer
50:50évidemment qui est à l'écoute
50:51des territoires
50:52on va passer à la rubrique
50:53Smart Ideas
50:54et on va découvrir
50:55des exosquelettes médicaux
51:04Dans Smart Ideas
51:05on va découvrir
51:06Jappé Médical
51:07et on reçoit Antoine Noël
51:08bonjour
51:08vous êtes donc le cofondateur
51:10de cette entreprise française
51:12qui a été fondée en 2016
51:14alors d'où est venue l'idée
51:15on va parler
51:16d'exosquelettes médicaux
51:18Alors moi j'avais eu la chance
51:19de développer des exosquelettes
51:20pour l'armée française
51:21et l'armée américaine
51:23et très rapidement
51:24je me suis rendu compte
51:24qu'il y avait un réel potentiel
51:26de ces technologies
51:26dans un usage quotidien
51:28et initialement
51:29on s'est lancé
51:30sur une application
51:31beaucoup plus médicale
51:32mais rapidement
51:33on s'est rendu compte
51:34que le potentiel
51:35était plutôt
51:35dans la santé au travail
51:36et la prévention
51:37Exactement
51:38c'est quand même
51:38plus d'une personne sur deux
51:40qui est concernée
51:41par ce qu'on appelle aussi
51:41les TMS
51:42ça a quand même
51:4390% des maladies professionnelles
51:45reconnues
51:46donc il y a un vrai enjeu
51:47qu'est-ce qu'apporte
51:48cet exosquelette ?
51:50Aujourd'hui
51:51si vous regardez
51:51le marché des TMS
51:52c'est un marché
51:523 cinquième
51:54des travailleurs européens
51:55sont impactés par les TMS
51:56ce qui est énorme
51:56surtout les douleurs lombaires
51:57le dos c'est
51:58ce qui montre
51:59qu'on a beau avoir
52:00mis en place
52:00des automatisations
52:01de l'aménagement
52:02de postes de travail
52:03aujourd'hui
52:04il reste un vrai fossé
52:05qu'on n'a pas réussi
52:06à compléter
52:06et c'est ce qui a drivé
52:08aujourd'hui
52:08la croissance
52:09de ce marché
52:09des exosquelettes
52:10et la demande
52:11aujourd'hui
52:11il y a un vrai besoin
52:14pour ces solutions
52:15pour lesquelles
52:16aujourd'hui
52:17on a beaucoup d'entreprises
52:17qui n'arrivent pas
52:18à recruter
52:19qui sont en réelle détresse
52:21à cause de ces problématiques
52:22alors j'imagine
52:23qu'il a fallu quand même
52:23un peu de temps
52:24pour le développer
52:25ça ne se fait pas comme ça
52:26un exosquelette
52:26alors ça nous a pris
52:28quasiment 4 à 5 ans
52:29de R&D
52:30d'autant plus que notre exosquelette
52:31est un exosquelette médical
52:34médical
52:34ça veut dire
52:35des lourds investissements
52:36en termes de qualité
52:37d'études cliniques
52:39d'audits externes
52:41mais qui aujourd'hui
52:42prouvent
52:42et valident
52:43l'impact concret
52:44de ce produit
52:45alors comment ça fonctionne
52:46j'allais dire
52:46il ne faut pas aussi
52:47qu'il faut que ça soit
52:48au service
52:48justement de ce
52:49et pas
52:51entre guillemets
52:51un fardeau
52:52j'imagine que vous avez fait en sorte
52:53que ça soit
52:53le plus invisible possible
52:55alors l'exosquelette
52:57je tiens à mettre
52:58aussi un cadre
52:58très rapidement
52:59l'exosquelette
53:00ce n'est pas une solution
53:00parfaite
53:01qui coûte 1000 euros
53:02et qui s'intègre
53:03sans problème
53:03l'exosquelette
53:05c'est
53:05c'est un produit
53:08qui va venir apporter
53:09un bénéfice
53:09mais qui va venir aussi
53:11se voir
53:12c'est quelque chose en plus
53:13il faut que le ratio
53:14entre la contrainte
53:15et le bénéfice
53:15soit important
53:16et c'est pour ça
53:17que nous on s'est basé
53:17sur une structure textile
53:19qui rend le produit
53:20très confortable
53:21tout en intégrant
53:22de la robotique
53:23qui rend le produit
53:24très efficace
53:24et donc le ratio
53:25est très bon
53:26de notre côté
53:27et c'est ce qui fait
53:28qu'aujourd'hui
53:29on est l'exosquelette
53:30actif le plus diffusé
53:31en Europe
53:32alors j'imagine
53:32que vous avez mené
53:33aussi des études
53:34pour mesurer
53:35l'efficacité
53:36on a mené
53:37plusieurs études cliniques
53:38d'abord sur les
53:39utilisateurs
53:40qui ont des problématiques
53:42de dos
53:42sur lesquels
53:42on a validé
53:43un soulagement immédiat
53:44de 85% des utilisateurs
53:46on a des très
53:46très belles histoires
53:49mais les personnes
53:49qui ont mal au dos
53:50c'est un peu le bout
53:50de la chaîne
53:51et donc on a voulu
53:52étudier aussi l'impact
53:53sur les personnes
53:53qui n'ont pas encore
53:54mal au dos
53:54et donc là récemment
53:55on a fait une étude
53:56qui a validé
53:57qu'on pouvait monter
53:57jusqu'à 50%
53:58de réduction
53:58des arrêts de travail
53:59qui est aussi
54:00le retour qu'on a
54:01de nos clients
54:01donc des retours
54:02très positifs
54:03de clients
54:03qui nous disent
54:04aujourd'hui
54:04depuis qu'on a
54:05intègre l'exosquelette
54:06plus aucun arrêt de travail
54:07ils ne sont pas réticents
54:08comme ça
54:08ça ne fait pas un peu peur
54:11le terme exosquelette
54:12quand le marché a commencé
54:13ça faisait un peu peur
54:14on avait tout le temps
54:15la blague
54:16Robocop
54:16comment ça va
54:17bon bref
54:17et c'est aussi pour ça
54:18qu'on a passé beaucoup de temps
54:19à accompagner les clients
54:21de la compréhension
54:22on vient aussi faire un tour
54:23avec toutes les équipes
54:24pour expliquer pourquoi
54:25et pour éviter la stigmatisation
54:27et de manière générale
54:29c'est très bien accepté
54:30et utilisé sur le long terme
54:32alors vous en êtes
54:33tout de votre développement
54:33je sais qu'en 2025
54:34vous avez fait partie
54:35des entreprises françaises
54:36mises à l'honneur
54:37par Choose Friends
54:38c'est ça
54:39pour bien parler français
54:41développement
54:41combien d'exosquelettes
54:42commercialisés
54:43alors on a aujourd'hui
54:45un exosquelette actif
54:46qu'on a commercialisé
54:47entre un peu plus
54:48de 2500 exemplaires
54:49et là on développe
54:50de plus en plus
54:51une gamme
54:51de produits textiles
54:53une gamme complète
54:54et si on prend tout ça
54:55on arrive pratiquement
54:55aux 5000 exosquelettes
54:57aux 5000 personnes
54:59impactées dans leur quotidien
55:00donc vous avez encore
55:01de belles perspectives
55:02de développement
55:02pour JAPE Médical
55:042 millions de personnes
55:06impactées par les TMS
55:08uniquement lombaires
55:09dans leur quotidien
55:10dans leur activité professionnelle
55:11aujourd'hui
55:12il y a un boulevard
55:13à prendre
55:13les technologies
55:14arrivent progressivement
55:15elles deviennent
55:15de plus en plus matures
55:16mais le marché
55:17exponentiel
55:18avec le vieillissement
55:18de la population active
55:19notamment
55:19voilà donc vous avez
55:20un beau potentiel
55:21pour une start-up
55:22qui va devenir
55:22un groupe mondial
55:23on va dire bientôt
55:24merci à vous
55:25Antoine Noël
55:26d'être venu
55:26dans cette émission
55:27et dans Spart Impact
55:28je tiens à remercier
55:29Alexis Mathieu
55:30à la prod
55:31Pierre-Louis Bergogné
55:33qui était à la réalisation
55:34et Alexis Oustabacidis
55:35ingénieur son
55:36merci en tout cas
55:37à vous tous
55:38de nous suivre
55:38sur Bismarck for Change
55:40et puis on se retrouve
55:41très bientôt
55:41pour de nouveaux
55:42Smart Impact
55:43et toujours plus
55:44d'entreprises
55:44engagées sur ces enjeux
55:47environnementaux
55:47et sociétaux
55:48Sous-titrage Société Radio-Canada
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