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  • il y a 19 minutes
Mercredi 25 février 2026, retrouvez Thomas Uthayakumar (Directeur des programmes, Fondation pour la Nature et l’Homme), Philippe Poettoz (directeur, Office de Tourisme des Carroz), Valerie Guinaudie (Maire de Mombrier et présidente, intercommunalité Grand Cubzaguais), Xavier Dorchies (Directeur stratégie et développement, Avril) et Valérian Martin (PDG, Mycelium) dans SMART IMPACT, une émission présentée par Thomas Hugues.

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Transcription
00:01Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous, bienvenue, c'est Smart Impact, l'émission de celles et ceux qui font de
00:12la transformation environnementale et sociétale un axe fort de leur stratégie.
00:16Et voici le sommaire, c'est Xavier Dorchy, le directeur général délégué de Sophie Proteol, qui sera l'invité du
00:21grand entretien.
00:22Tout à l'heure, Sophie Proteol, c'est la société d'investissement et de développement du groupe Avril, géant de
00:27la filière des huiles et protéines végétales.
00:30Mais d'abord, je reçois Philippe Poetos, qui est le directeur de l'Office du tourisme des Carrosses, station de
00:36ski créée en 1936 et qui, 90 ans plus tard, doit faire face aux défis climatiques.
00:42Dans le débat de notre émission, on vous dévoilera une étude de la Fondation pour la nature et l'homme
00:47sur la place du vélo, sur le réseau routier.
00:50Peut-on le développer sans pénaliser les automobilistes ? Réponse dans une dizaine de minutes.
00:55Et puis dans notre rubrique consacrée aux startups éco-responsables, vous découvrirez Mycelium et ses solutions innovantes de reforestation.
01:04Voilà pour les titres, c'est l'heure de Smart Impact.
01:13L'invité de ce Smart Impact, il est avec nous en duplex, c'est Philippe Poetos, le directeur de l
01:17'Office du tourisme de la station de ski des Carrosses en Haute-Savoie.
01:21Bonjour, bienvenue.
01:23Les Carrosses qui fêtent leur 90 ans, fondation, création de la station en 1936.
01:29Elle est dans un domaine qui s'appelle le Grand Massif, c'est ça ? Expliquez-nous. Posez-nous le
01:34décor en quelque sorte.
01:36Bonjour à tous. Oui, donc la station est née en 1936, à l'automne 1936.
01:41Donc les Carrosses, c'est la porte d'entrée du domaine du Grand Massif qui comporte les stations de Samoen,
01:48Morillon, Flennes et Six-Ferrageval.
01:52Donc voilà, ce domaine fait partie, on va dire, des 5-6 plus grands domaines de France avec à peu
01:57près 250 km de ski au pied.
01:59Et la station des Carrosses est une des portes d'entrée du Grand Massif et qui permet, avec son village
02:07authentique, adossé à un grand domaine, d'avoir une activité hivernale et estivale pour permettre aux vacances de venir séjourner
02:16chez nous.
02:16Alors, il y a beaucoup de neige, j'imagine, là, en ce moment ?
02:21Oui, en effet, il y a énormément de neige. C'est vrai qu'on est sur des risques qui évoluent
02:25chaque jour entre 4 et 4 sur 5, qui posent pas mal de soucis.
02:31C'est vrai qu'on parle de dérèglement, de changement climatique et cette année, on est sur un hiver particulièrement
02:36enneigé, ce qui nous ravit tous.
02:39Mais cette semaine, nos vacanciers auront eu pratiquement 6 jours sous la neige.
02:44Avec, effectivement, ces enjeux climatiques dont on va parler, vous allez nous présenter un nouveau télésiège que vous avez inauguré
02:51il y a quelques semaines,
02:53qui est en quelque sorte dans une logique d'économie circulaire, vous nous raconterez tout ça.
02:58Mais sur l'avenir des stations de ski, c'est vrai qu'il y a un vrai questionnement sur, alors
03:05là, il y a beaucoup de neige,
03:06mais sur la régularité de la neige, sur l'utilisation des canons à neige et donc sur le partage de
03:11l'eau.
03:12Comment vous intégrez cette nouvelle donne à votre stratégie ?
03:18En fait, le maître mot, je dirais qu'aujourd'hui, c'est le maître mot, c'est l'adaptation.
03:22Aujourd'hui, on voit qu'avec ce dérèglement, ces changements climatiques, on voit l'année dernière ce manque de neige
03:28en fin de saison,
03:29ça nous demande tout le temps beaucoup, beaucoup de réflexion.
03:33Mais le maître mot, c'est vraiment s'adapter en permanence.
03:37Donc l'adaptation, c'est diversifier l'offre touristique, par exemple, proposer un tourisme peut-être pas toujours 4 saisons
03:44en fonction des territoires,
03:46mais au moins 3 saisons, c'est-à-dire l'été, l'hiver et les ailes de saison.
03:50Développer, vous le disiez, des formes de sobriété, donc on peut parler de sobriété énergétique,
03:54mais également sobriété financière, c'est-à-dire que les communes sont quand même pas mal impactées.
03:57Et puis enfin, adapter nos infrastructures par rapport à ces changements.
04:02Je donnerai un ou deux exemples, mais s'il y a moins de neige à 1200 mètres,
04:07certains équipements sont remontés à des altitudes vers 15-1600 mètres,
04:12ou par exemple, parfois, on va dire que le départ des écoles de ski,
04:17on l'a repensé avec l'espace débutant pour le remonter à 1800 mètres.
04:20Voilà ces adaptations, plus que la diversification,
04:23parce que la diversification, il faut qu'on se parle vrai, pas qu'on se mente.
04:27Les stations de sport d'hiver, depuis plusieurs décennies,
04:30on travaille dessus, puisqu'on avait des patinoires déjà,
04:33on avait d'autres activités, voilà.
04:36Donc, vraiment, c'est cette adaptation à ce changement, à cette évolution climatique.
04:41On est en plein jeu olympique qui se déroule en Italie,
04:45cette année à Cortina et Milan.
04:48Belle publicité pour les sports d'hiver, dans 4 ans, ce sera en France.
04:53Il y a un certain nombre d'associations qui critiquent le modèle même des Jeux d'hiver,
04:58en disant que ça nous maintient dans une illusion
05:01qu'on va pouvoir continuer de skier pendant encore des décennies et des décennies.
05:05Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
05:07Alors, nous, ce qu'on a fait, c'est qu'on a fait faire une étude par Climso.
05:11Climso, c'est quand même des chercheurs,
05:13des personnes qui ont le talent pour faire ça,
05:18qui sont indépendants,
05:19et qui nous ont dit quand même qu'il y avait quand même une économie envisable sur le ski
05:24jusqu'aux alentours des années 2050,
05:27qu'après, ça serait plus compliqué.
05:28Et que régulièrement, on va dire que la limite, ce qu'on appelle la limite pluie-neige,
05:32allait remonter 1200, 1300, 1400,
05:35mais qu'il y avait un ski durable au-delà de 1600 m.
05:38Après, il faut qu'on se parle toujours vrai,
05:42l'économie telle qu'on la connaît aujourd'hui dans nos stations,
05:45sans le ski, elle ne sera pas pérenne, elle ne sera pas durable.
05:48Donc, il y avait une phrase de quelqu'un du Domaine Ski-Affrance qui disait
05:51« Le tout ski, c'est fini. »
05:52C'est vrai que le 7 jours du ski du matin au soir, c'est terminé.
05:55Mais sans le ski, les villages ne tiendront pas,
05:58sauf ceux qui sont en très haute altitude.
05:59Donc, oui pour la diversification, oui pour les ailes de saison,
06:04oui sur l'été par exemple,
06:05mais en hiver, quelque chose qui va se substituer au ski n'existe pas encore.
06:11On ne l'a pas trouvé et, par exemple, on ne le trouvera pas.
06:14Oui, et ça veut dire qu'on ne peut pas se passer du ski.
06:17Et en termes d'attractivité, d'activité économique,
06:21c'est l'activité principale majeure de Vaux-Vallées, tout simplement.
06:26C'est ça. En fait, on va donner un chiffre.
06:29Le Domaine Ski-Affrance nous dit que pour 1 euro de remontée mécanique,
06:345,50 euros dans l'économie.
06:35Donc, nous, on a à peu près une remontée mécanique qui fait 14 à 15 millions.
06:39Vous faites le calcul, on n'est pas le moins de 80 millions d'euros
06:42dans l'économie circulaire de la station,
06:44près de 1 000 emplois saisonniers.
06:47Et il n'y a que le ski qui peut permettre ça.
06:49C'est vrai que le ski fait rêver, le ski a cet engouement-là.
06:51Pour remplacer le ski, on trouvera des activités de substitution,
06:55mais qui n'arriveront pas à générer une telle économie
07:00et de soutenir, on va dire, les bars, les restaurants, les loueurs,
07:04les prestataires d'activités, même des infrastructures.
07:07Alors, il y a un enjeu qui est quand même majeur,
07:10c'est l'enjeu des logements dans toutes les stations de ski,
07:12et pas seulement en France, parce que la plupart de ces logements,
07:15ils ont été conçus, construits à une époque
07:18où on se préoccupait peut-être moins de dérèglements climatiques.
07:22Donc, il y a quand même pas mal de passoires thermiques.
07:24Là, il y a un montant d'investissement qui est lourd à assumer.
07:30En fait, les collectivités, on savait que cette fameuse taxe d'habitation,
07:34cette surtaxe au niveau des résidences secondaires,
07:37beaucoup de collectivités l'ont fléchée vers l'habitat, le logement,
07:43et surtout par rapport au logement des saisonniers.
07:46C'est vrai que dans les années 70-80, on avait beaucoup d'appartements,
07:51vous savez, qui faisaient 16-17 mètres carrés, ces fameuses tudettes,
07:53où pour mettre le lit, il fallait fermer le frigidaire,
07:56ou des choses comme ça, et qu'aujourd'hui,
07:59ce n'est plus du tout dans l'air du temps,
08:00et que les consommations ont changé.
08:03Et donc, il y a vraiment des plans qui sont aujourd'hui pour la rénovation,
08:08pour racheter deux ou trois appartements,
08:11et en faire un beaucoup plus grand,
08:12et également essayer de, pour ce logement saisonnier,
08:16qui est vraiment crucial dans nos stations,
08:18vous en entendez beaucoup parler de booking, d'Airbnb,
08:21de location saisonnière,
08:23où les gens en une semaine ou deux semaines font des profits assez importants,
08:28et où on a vraiment beaucoup de mal à loger,
08:31même les habitants à l'année aujourd'hui,
08:33des villages comme nous,
08:35essayons vraiment d'attirer des personnes pour vivre ici à l'année,
08:40dans un très beau contexte, dans un milieu incroyable,
08:44il faut faire face à ces coûts,
08:47et à ces logements qui sont très très compliqués.
08:49Alors, on en vient à ce télésiège que vous avez inauguré il y a quelques semaines,
08:55alors il est un peu particulier, il est quoi ?
08:56Il est reconditionné, c'est ça ?
08:59Alors, c'est vrai que ça va venir quelque chose
09:02qui va vraiment être de plus en plus dans l'air du temps,
09:06avec les enjeux économiques,
09:08et comme nous, par exemple, nous sommes une sème au carreau,
09:11c'est-à-dire que c'est la collectivité qui est majoritaire
09:14de nos remontées mécaniques,
09:16et autour, l'autre opérateur, c'est la compagnie des apps,
09:19la caisse des dépôts et consignations.
09:20C'est vrai qu'on a fait le choix, dès le début,
09:24d'une réflexion autour d'un télésiège d'occasion.
09:28Donc, un télésiège d'occasion, ça voulait dire
09:30imaginer son reconditionnement.
09:34Voilà. Donc, qu'est-ce que ça voulait dire ?
09:36Ça voulait dire qu'on l'a acheté dans les Pyrénées,
09:40on l'a démonté, on l'a transporté chez nous,
09:43et après, on a gardé à peu près 70 à 80 % des pièces,
09:47mais qu'on a quand même toutes revérées d'une par une,
09:49et on a changé 15, 20 à 30 % des pièces,
09:55essentiellement les gardes de départ d'arrivée,
09:57le câble, les sièges, voilà.
10:00pour arriver à remonter un télésiège,
10:04et si vous le voyez, vous êtes bluffé,
10:06on dirait un neuf.
10:08Donc, voilà notre idée de départ.
10:10C'était concilier la performance,
10:13de quelque chose, d'un télésiège 6 places,
10:15qui a remplacé un 4 places fixe,
10:18avec un débit qui passait de 2 000 à presque 3 000 skieurs,
10:21d'une sobriété à la fois énergétique et puis financière,
10:25et en gardant quand même cette attractivité,
10:28parce qu'il fallait aussi penser expérience client et été, hiver.
10:33Voilà un petit peu pourquoi ce choix d'un télésiège reconditionné.
10:38Et bien évidemment, si on parle argent,
10:40ça coûte moins cher.
10:40Au final, un coût de 7 000 euros pour un oeuf qui serait au-delà de 10 millions.
10:46Oui, donc il y a aussi évidemment un intérêt économique.
10:49Vous avez pu évaluer en termes d'impact,
10:53d'impact matériel, émission de CO2,
10:56ce choix d'un télésiège reconditionné par rapport à un oeuf ?
11:01En fait, on a regardé et on a pratiquement divisé par 10 l'impact
11:11en achetant quelque chose plutôt que de le faire faire complètement
11:14et en utilisant 80% des pièces.
11:18Donc là, l'empreinte carbone liée à cette réalisation
11:20est quasiment divisé par 10,
11:22ce qui était vraiment important,
11:24plus une grosse économie financière.
11:26Voilà, donc c'était pour nous,
11:29c'était comme une évidence.
11:31Merci beaucoup Philippe Pouetos.
11:33Tiens, j'en profite pour annoncer un événement paddle
11:36puisqu'on parlait de diversification tout à l'heure.
11:38Ça va se passer au mois de mars,
11:39un tournoi et l'événement paddle sim
11:41qui aura lieu dans votre station des carreaux.
11:45Merci, bonne saison, bon ski, bonne neige
11:48et à bientôt sur Bsmart4Change.
11:50On passe tout de suite au débat de cette émission
11:52comment développer l'usage du vélo sur nos routes,
11:56en dehors des villes.
12:03On parle de la place du vélo sur nos routes
12:06dans le débat de ce Smart Impact
12:08avec Thomas Utayakumar, bonjour.
12:10Bienvenue, vous êtes directeur des programmes
12:12et du plaidoyer à la Fondation pour la Nature et l'Homme
12:15et puis on est également en duplex
12:16avec Valérie Guinaudi qui est maire du Montbrier.
12:19Bonjour, vous êtes présidente de l'Interco,
12:21de l'intercommunalité du Grand Cube Zaguet.
12:24On est en Nouvelle-Aquitaine, bienvenue à vous.
12:26Vous allez nous détailler le plan vélo que vous avez mis en place.
12:30Mais d'abord, Thomas, une étude qui est sortie il y a un mois
12:35sur le partage de la route.
12:36Comment mieux partager la route pour développer le vélo
12:38en territoire peu dense ?
12:40Quelle leçon principale vous tirez de cette étude ?
12:43Déjà, pourquoi faire une telle étude ?
12:45C'est parce qu'en France, on vit une crise de la mobilité silencieuse.
12:49C'est-à-dire qu'on ne parle pas assez des millions de personnes
12:51aujourd'hui qui sont coincées dans une précarité mobilité,
12:54c'est-à-dire qui ont des grandes difficultés à se déplacer
12:56et qui sont coincées dans un système tout voiture.
12:59La question qui se pose aujourd'hui, c'est que pour les sortir
13:01de cette dépendance à la voiture, qui est très chère,
13:03une voiture, c'est 4000 euros par an,
13:05en comparaison, un vélo, c'est 100 à 300 euros par an,
13:08pour un vélo électrique par exemple.
13:10Pour sortir de cette dépendance à la voiture,
13:12il faut des alternatives crédibles.
13:13Et c'est pour ça qu'on a réfléchi déjà sur la place du vélo
13:16pour le rentrer dans une mobilité du quotidien.
13:19Mais pour que ça marche, il faut des infrastructures
13:21qui soient continues, qui soient sécurisées
13:24et de les identifier là où c'est pertinent.
13:27Et c'est pour ça qu'on a fait un travail à deux échelles,
13:31au niveau national pour comprendre le potentiel
13:34et au niveau plus local avec trois collectivités.
13:37Des territoires tests en quelque sorte ?
13:38Avec des territoires tests exactement,
13:40dont le Grand Cube Zagué fait partie.
13:42Et à côté, on avait d'autres territoires,
13:44notamment Puys et Fortère,
13:45et puis également Blois, qui est en centre-val de Loire.
13:49Avec ce premier élément,
13:53plus de 68% des déplacements quotidiens
13:55font moins de 10 kilomètres.
13:57Un tiers des trajets domicile-travail
13:59font moins de 5 kilomètres.
14:02Donc, je lis ça, je me dis,
14:04ok, c'est la démonstration que le vélo a sa place
14:07en dehors des villes. C'est un premier constat
14:09qui est quand même très important.
14:10C'est surtout la démonstration que le problème,
14:12ce n'est pas la distance.
14:13Si on a autant de trajets qui font si peu de kilomètres,
14:16ça veut dire qu'on peut potentiellement
14:17se passer de la voiture.
14:19Et c'est là où le vélo peut prendre une place importante
14:21et pas être identifié comme un loisir,
14:24mais peut vraiment rentrer dans cette mobilité du quotidien
14:26et notamment domicile-travail.
14:29La question maintenant, c'est
14:30où peut-on avoir des infrastructures
14:32qui soient sécurisées ?
14:33Parce que, vous le savez très bien,
14:35on roule sur une route de campagne
14:37et brutalement, on se retrouve face
14:39à une nationale infranchissable,
14:41une départementale à 80 km heure
14:43ou un rond-point dangereux.
14:44Et c'est cette continuité
14:45qui est aussi le cœur de notre sujet.
14:48Oui, effectivement.
14:48Comment créer de la continuité ?
14:49Comment créer des pistes cyclables
14:51qui soient sécurisées ?
14:53Vous dites qu'il suffit de mobiliser
14:543,5% du réseau routier
14:57pour faire de la place au vélo.
14:58On y reviendra ensemble dans un instant.
15:01Mais Valérie Guilaudi,
15:02je veux bien que vous nous parliez
15:03de ce plan vélo
15:04que vous avez mis en place,
15:06je crois, il y a plusieurs années,
15:072021, si je ne me trompe.
15:09C'est quoi ?
15:10C'est une sorte de feuille de route
15:11que vous vous êtes donnée ?
15:13Exactement.
15:14Au regard du constat
15:18que je partage avec Thomas
15:20sur le fait qu'on est sur un système
15:24tout voiture,
15:25mais malgré tout,
15:25il y a des déplacements du quotidien
15:28pour certaines personnes
15:30qui ne vont pas très loin,
15:30qui travaillent à côté
15:32de leur lieu de résidence,
15:34qui sont susceptibles
15:35d'être faits à vélo.
15:36Et nos territoires
15:37n'étaient pas du tout
15:38et ne sont toujours pas
15:39d'ailleurs adaptés
15:41au vélo.
15:42Donc nous, en 2021,
15:43on a élaboré un plan vélo,
15:45mais dans une logique
15:45un peu à l'ancienne,
15:47effectivement,
15:47avec beaucoup d'aménagements.
15:49Et c'est l'intérêt
15:50de l'étude
15:51qui a été faite
15:52par la Fondation Nature et l'Homme
15:55de montrer qu'on peut faire
15:56maintenant différemment.
15:58Notre plan vélo,
15:58c'était beaucoup
15:59de pistes cyclables,
16:00mais c'est très cher.
16:01Et finalement,
16:02il y a très peu de communes
16:03qui ont pu réaliser
16:05les aménagements
16:06qui étaient prévus
16:06dans ce plan vélo.
16:07Donc aujourd'hui,
16:08nous, on regarde
16:09très attentivement
16:11le sujet
16:12de la réaffectation,
16:13parce qu'effectivement,
16:14on a beaucoup
16:14de petites routes
16:15sur nos communes
16:16qui peuvent être réutilisées
16:19et partagées
16:20dans le cadre
16:21du développement
16:22du vélo.
16:23Donc ça veut dire,
16:24Thomas Utaïakumar,
16:25qu'il n'y a pas forcément,
16:26ce que je comprends,
16:27besoin de construire
16:28des pistes cyclables.
16:29C'est quoi l'alternative ?
16:30En fait, vous avez dit
16:30quelque chose d'important
16:31tout à l'heure.
16:32Théoriquement,
16:32au niveau national,
16:33les deux tiers
16:34du réseau routier
16:35pourraient être affectés
16:36à des infrastructures cyclables.
16:38Mais ce n'est pas
16:39parce qu'on peut les mettre
16:40qu'il faut les mettre.
16:41Dans cette période
16:41de contraction budgétaire,
16:42il faut être réaliste.
16:43Et grâce aux territoires
16:44comme le Grand Cube Zaguet
16:45et avec cette lunette
16:47et cette focale
16:48un peu plus territoire,
16:49on s'est rendu compte
16:49qu'en moyenne,
16:50seulement 3,5%
16:52du réseau routier
16:53permettrait de relier
16:53les pôles de vie,
16:54les commerces,
16:55les gares,
16:56les écoles.
16:57Donc déjà,
16:57il n'y a pas besoin
16:58de mettre des pistes
16:59cyclables partout.
17:00Et la réaffectation,
17:01c'est le terme clé.
17:02Pourquoi la réaffectation ?
17:03C'est l'utilisation
17:04de l'existant.
17:05C'est-à-dire utiliser
17:06des routes
17:07qui sont peu fréquentées
17:08par les voitures,
17:09qui ont des vitesses
17:10moyennes inférieures
17:11à 60 km heure,
17:12pour que ce ne soit pas dangereux
17:13quand même pour les vélos
17:13et faire en sorte
17:15que si on a des détours
17:16à mettre en place
17:17parce que le vélo
17:18sera roi,
17:19il ne faut pas
17:19que ça augmente
17:20le temps de trajet
17:20pour des automobilistes
17:21de plus de 5 minutes.
17:23Et dans cette période
17:23où la friction
17:25est très présente,
17:26les polarités se creusent,
17:28il faut absolument
17:29ne pas créer
17:30le conflit entre usagers.
17:31Mais ça veut dire,
17:32ce que je comprends,
17:33c'est qu'il y a des routes
17:33qui vont être dédiées
17:35aux vélos en fait.
17:35C'est ça l'idée ?
17:36Exactement,
17:36il y a des routes
17:37qui vont être dédiées
17:38aux vélos
17:38ou en partage de la voirie
17:40avec des voitures.
17:41Parce que comme les routes
17:42sont peu dangereuses,
17:43on va y mettre
17:44des voies sécurisées,
17:46ce partage de la voirie
17:47permettra justement
17:48une cohabitation saine
17:49et apaisée.
17:50Et lorsqu'on a travaillé
17:52à l'échelle des territoires,
17:53en collaboration justement
17:54par exemple
17:55avec le grand Cube Zagué,
17:56on se rend compte
17:57que c'est possible,
17:58c'est viable,
17:59ça va mériter aussi
17:59une concertation,
18:00mais que ça permettrait
18:01vraiment de trouver
18:02une solution crédible
18:03et opérationnelle
18:04dans un moment
18:05où tant de personnes
18:07ne peuvent plus
18:08se déplacer
18:08comme ils le voudraient
18:09à cause de la voiture.
18:10Alors je veux bien
18:10votre retour d'expérience,
18:12Valérie Guinaudy,
18:13vous en êtes toute
18:14de ce partage de la route,
18:16de cette réaffectation.
18:19Alors nous,
18:20on est enfin
18:23de premier plan vélo
18:24et on va avoir justement
18:25à le renouveler.
18:27Et le sujet vraiment
18:29sur ce qu'on peut tirer
18:31de notre précédent plan vélo,
18:33c'est qu'il y a à la fois
18:34les infrastructures
18:36à mettre en œuvre,
18:37mais aussi à redonner
18:39la culture du vélo,
18:40que ce soit pour ceux
18:41qui font du vélo,
18:42mais aussi pour ceux
18:42qui partagent la route
18:43avec le vélo.
18:44Et c'est bien le sujet
18:46pour nous aujourd'hui,
18:47c'est de pouvoir apaiser
18:50les voies de réaffectation
18:52et avoir une concertation
18:55avec à la fois
18:56les voitures
18:57qui utilisent ces routes,
19:00même si ce sont des routes
19:02à petit passage,
19:03et les vélos.
19:05Et je pense que cette culture
19:07du vélo
19:08et de la remise
19:09du vélo sur nos routes,
19:10c'est essentiel
19:11pour pouvoir développer
19:13le vélo sur nos territoires.
19:15La voiture a pris
19:17toute sa place
19:17avec tout ce que ça comporte
19:19comme comportement
19:21parfois un peu déviant.
19:22Aujourd'hui,
19:23le sujet,
19:24c'est bien de remettre
19:25à la fois du vélo,
19:26mais aussi de remettre
19:28des piétons
19:29sur nos routes,
19:31que nos jeunes puissent
19:32prendre le vélo,
19:34aller au collège,
19:34à l'école,
19:35à vélo,
19:36en toute sécurité
19:38et pour rassurer
19:41les parents
19:41et inciter vraiment
19:43au maximum
19:43à prendre ce vélo.
19:45Je comprends bien le principe,
19:46mais peut-être que c'est
19:47un peu trop tôt,
19:48mais je vais me faire
19:49l'avocat du diable.
19:50Il suffit qu'il y ait
19:5410 maisons d'un côté
19:55et 5 de l'autre
19:56pour dire
19:57mais cette route-là,
19:57on veut la garder
19:58pour la voiture.
19:59Vous voyez ce que je veux dire ?
20:00Il faut convaincre,
20:01c'est ça qui est
20:02le plus compliqué ?
20:03Le plus compliqué,
20:05c'est effectivement
20:05convaincre,
20:06mais je pense qu'aujourd'hui,
20:08on est dans une période
20:09où on peut convaincre
20:13les habitants
20:14de notre territoire.
20:15On l'a vu par exemple
20:17sur la tempête
20:18qu'on a eue
20:19ces derniers jours,
20:20il y a eu plein
20:20de routes coupées.
20:22Les arbres sont tombés,
20:23les routes sont coupées,
20:24les gens sont obligés
20:25de faire un détour
20:26et on voit qu'on peut
20:27passer par ailleurs.
20:29C'est aussi malheureusement
20:33les contraintes
20:34qui font qu'on réfléchit
20:36différemment aujourd'hui
20:37et qu'on peut engager
20:39cette discussion
20:40avec nos habitants.
20:41Effectivement,
20:41l'objectif,
20:42ce n'est pas de leur faire
20:43faire un détour
20:43d'un quart d'heure,
20:44mais il y a tellement
20:46de voies sur nos territoires
20:47qu'avec un petit détour,
20:50on peut aussi faciliter
20:51la vie des gens.
20:53Avec ce que vous disiez Thomas,
20:55c'est-à-dire moins de 5 minutes
20:56ou 5 minutes max
20:57pour le détour.
20:59Exactement.
20:59Et puis surtout,
21:00il y a un terme qui est clé,
21:01c'est la continuité.
21:02C'est-à-dire qu'il y a des routes,
21:03ça va se faire en réaffectation
21:04parce qu'elles sont adaptées
21:05au vélo,
21:06seules ou en partage
21:07avec la voiture.
21:08Mais il y a des tronçons
21:09qui ne seront pas adaptés
21:10au vélo.
21:10La fameuse route
21:11dont vous parliez,
21:12vous disiez
21:12mais attendez,
21:12les voitures vont très vite,
21:14là on ne pourra pas mettre
21:14du vélo.
21:15Il va falloir faire
21:15des infrastructures
21:17dédiées au vélo,
21:17c'est-à-dire des pistes cyclables
21:18qui là vont être artificialisantes.
21:20Il va falloir bétonner.
21:22L'avantage de notre étude,
21:23c'est justement de maximiser
21:24l'existant,
21:25la réaffectation.
21:26Lorsqu'on est face
21:27à une rupture brutale,
21:28on ne va pas pouvoir y aller
21:29à vélo parce que c'est dangereux,
21:30là on met en place
21:31des infrastructures.
21:32C'est ça qui va coûter cher.
21:33C'est pour ça que notre modèle
21:34par EPCI,
21:38les établissements publics
21:39intercommunaux,
21:39on va se retrouver
21:40avec des montants
21:41autour de 10 à 15 millions d'euros
21:43et moins de 1%,
21:44c'est le prix de la réaffectation.
21:46Tout le reste,
21:47c'est de l'infrastructure
21:48dédiée aux vélos.
21:50Au niveau national,
21:51ce sera une dizaine
21:52de milliards d'euros.
21:53Ça paraît énorme,
21:54mais lorsque vous voyez
21:55que par an,
21:57les coûts publics,
21:58c'est-à-dire nos impôts,
22:00financent le système
22:00tout voiture
22:01à autour de 25 milliards
22:02d'euros par an,
22:03on se rend très bien compte
22:04que l'investissement dédié
22:06à notre projet
22:07au niveau des collectivités
22:09mais au niveau national
22:09est plus que crédible.
22:11Non seulement,
22:12il est peu artificialisant,
22:13il ne va pas beaucoup bétonner,
22:14d'autre part,
22:15il ne coûte pas cher
22:16et dans cette période,
22:17on a besoin de projets crédibles
22:18et de faire en sorte
22:20que les gens puissent
22:20se mouvoir plus librement
22:22et puis,
22:22d'un point de vue carbone,
22:24évidemment,
22:24on sera sur une économie
22:26très significative
22:27grâce à ce projet-là.
22:28Oui, effectivement,
22:28le bilan carbone,
22:29on le voit sur l'acceptabilité,
22:31c'est quand même un mot-clé
22:32sur tous les projets
22:34liés à l'environnement,
22:36ça suppose quoi ?
22:38Les premiers retours
22:39des territoires test
22:40que vous avez,
22:41c'est facile de convaincre,
22:42ça suppose de réunir tout le monde,
22:45de bien définir
22:46les voies qu'on va réaffecter
22:49100% vélo ?
22:49Oui, il y a la théorie,
22:51c'est-à-dire ce que nous,
22:51on a commencé à faire
22:52et la force de ce travail,
22:53c'est de l'avoir fait
22:54avec le Grand Cube Zaguet,
22:55avec Puy-Zé-Forter,
22:55avec Blois,
22:56pour voir déjà
22:57si c'était crédible.
22:58Ensuite, au niveau des habitants,
23:00c'est des concertations,
23:01leur demander si
23:02toutes les routes
23:03qui vont faire l'objet
23:04d'une infrastructure
23:04ou d'une réaffectation
23:06pour le vélo,
23:07elle est crédible.
23:08Et ça, c'est important
23:09parce que si vous,
23:10je vous pose la question
23:11et que vous prenez la voiture
23:12et que pour aller à l'école,
23:14aller dans un commerce
23:15ou aller à la poste,
23:16par exemple,
23:17un pôle de service,
23:18vous avez une infrastructure
23:19sécurisée, sécurisante
23:21et qui est à moins
23:22de 5 km,
23:23est-ce que vous diriez
23:25bah oui, en fait,
23:26le vélo, c'est possible ?
23:27Évidemment,
23:27tous les habitants
23:28nous répondent ça.
23:29Ce qu'ils ont besoin,
23:30c'est de continuité,
23:31ce qui n'existe pas aujourd'hui
23:32et c'est d'être en sécurité.
23:34Et c'est toute la force,
23:35justement,
23:35de ce travail
23:35qu'on a mené à la FNH
23:37avec ces collectivités
23:38et en partenariat
23:39avec le cabinet Visea
23:40avec qui on a construit
23:41tout ce travail-là.
23:42Avec une dernière question,
23:44Valérie Guignaudi,
23:44sur cette précarité,
23:46la mobilité dont on parle,
23:48des Français très nombreux
23:50qui, soit sont
23:51au sentiment d'isolement,
23:53soit on n'a vraiment
23:54pas d'autre choix
23:54que la voiture.
23:56Ça représente
23:57beaucoup d'habitants
23:58d'une région
23:59comme la vôtre ?
24:01Alors, oui,
24:03d'ailleurs,
24:03on voit sur nos territoires
24:04ruraux le développement,
24:06par exemple,
24:06des voitures sans permis
24:07qui sont effectivement
24:10des véhicules
24:11pas chers
24:12et puis,
24:13quand on n'a pas le permis,
24:15on peut quand même
24:17accéder à une forme
24:18de mobilité.
24:19Mais peut-être que moi,
24:19ce que je voudrais rajouter,
24:21aujourd'hui,
24:22quand on développe
24:24des projets,
24:25je crois qu'il faut
24:26être transparent
24:27avec nos habitants
24:28sur le coût
24:29des projets.
24:30Et cette solution
24:31de réaffectation,
24:34c'est aussi
24:35une manière
24:36de ne pas mettre
24:37de préserver
24:38l'argent public
24:39qui, aujourd'hui,
24:40est rare
24:40pour nos collectivités.
24:42C'est quand même
24:43beaucoup moins cher
24:43que créer des pistes
24:44cyclables
24:46et que si on arrive
24:47à faire un petit effort,
24:49on peut développer
24:50des choses,
24:51non pas à moindre coût
24:52parce que ça reste
24:54quand même
24:54des enveloppes conséquentes,
24:56mais en tout cas,
24:57on peut mettre en place
24:58des choses
24:58qui améliorent
25:01la pratique du vélo
25:02sur notre territoire
25:03en espérant quand même
25:05que le plan
25:06vélo au niveau national
25:07pourra nous apporter
25:09des financements
25:10et des financements
25:11pérennes
25:11pour qu'on puisse
25:12construire
25:12sur du long terme
25:14ces nouveaux
25:15schémas vélo.
25:16Merci beaucoup,
25:17merci à tous les deux
25:18et à bientôt
25:19sur Bsmart4Change.
25:21On passe tout de suite
25:21au grand entretien
25:22de ce Smart Impact
25:23avec Xavier Dorchik,
25:25directeur stratégie
25:26et développement
25:26du groupe Avril.
25:32Prêt pour l'impact ?
25:33C'est la question
25:33que je pose chaque jour
25:34à une personnalité
25:35qui compte
25:36dans notre économie.
25:37J'accueille aujourd'hui
25:38Xavier Dorchy,
25:39bonjour.
25:40Bonjour Thomas.
25:41Bienvenue,
25:41vous êtes le directeur
25:42stratégie et développement
25:43du groupe Avril
25:43et directeur général délégué
25:45de Sophie Proteol.
25:47Si vous deviez présenter
25:49le groupe Avril
25:49pour commencer,
25:50en quelques mots,
25:51peut-être l'ADN
25:52ou la philosophie du groupe,
25:53c'est quoi ?
25:54Alors le groupe Avril,
25:55c'est un groupe
25:57qui a été construit
25:58par les agriculteurs
25:59pour les agriculteurs.
26:01Nous avons été fondés
26:02il y a une quarantaine
26:03d'années,
26:04en 1983,
26:05en un moment
26:06de crise agricole
26:07et de crise
26:07sur les débouchés
26:08des plantes riches
26:09en huile et en protéines.
26:11Et à ce moment-là,
26:12les organisations
26:13professionnelles agricoles
26:14se sont dit
26:15soit on va être condamnés
26:16à exporter nos productions
26:18avec des enjeux
26:20de coûts de transport,
26:21de logistique, etc.
26:22Soit au contraire,
26:23on prend notre destin
26:24en main,
26:25on défend
26:26l'outil industriel
26:27et on investit
26:29pour l'avenir
26:30et pour l'économie
26:31de notre filière.
26:32Donc notre groupe
26:32a été conçu
26:33pour assurer
26:35le développement économique,
26:37garantir des débouchés
26:38qui soient performants
26:39et compétitifs
26:40à cette filière
26:40au bénéfice ultime
26:42de la défense
26:42du revenu des producteurs.
26:43Avec quelques chiffres.
26:45Alors on a le chiffre d'affaires
26:462024
26:47de 7,7 milliards,
26:4857% réalisés en France,
26:508400 collaborateurs
26:51dont 5000 en France
26:53et 82 sites industriels
26:54dont 62 en France.
26:56Quand on parle
26:56de sites industriels,
26:57de quoi on parle ?
26:59Ça ressemble à quoi
26:59un site industriel
27:00du groupe Avril ?
27:01Alors le cœur
27:02de notre métier,
27:04c'est la transformation
27:05des oléagineux.
27:06Donc le point de départ,
27:07vous recevez des graines
27:09en flux plus ou moins importants
27:10suivant la taille
27:11de l'usine
27:12et cette graine,
27:13vous allez la partager
27:14en deux éléments.
27:15Un flux qui va être
27:16les huiles
27:17que l'on va valoriser
27:18évidemment
27:19sur les marchés alimentaires
27:20et on est un groupe
27:22qui s'est petit à petit
27:23intégré dans l'aval.
27:24Donc on va aller
27:24jusqu'à des usines
27:26de conditionnement d'huile
27:27pour mettre l'huile
27:27en bouteille.
27:28Donc ça,
27:28c'est l'activité
27:29qu'on a au sein
27:30de l'ossieur.
27:31Fabrique de mayonnaise
27:32également.
27:33Donc ça,
27:33c'est votre marque phare,
27:34l'ossieur.
27:35Exactement.
27:35Et c'est vraiment
27:36le débouché majeur
27:38sur l'alimentaire.
27:40Mais à côté
27:41de ce débouché
27:42huile alimentaire,
27:44quand on écrase
27:45la graine,
27:45donc on produit aussi
27:46une fraction solide
27:48qui en reste,
27:48qui est riche en protéines
27:49et donc qui elle
27:50va être également
27:51pour la nutrition,
27:53nutrition des animaux
27:55et on travaille
27:56de plus en plus aussi
27:57sur évidemment
27:57nutrition humaine
27:59en amenant directement
28:00les protéines végétales
28:01dans l'assiette
28:02des consommateurs.
28:03Sous quelle forme ?
28:04Alors,
28:05ça peut être
28:07des protéines
28:09concentrées,
28:10ingrédients
28:10et puis on travaille
28:12aussi sur tout
28:13ce qui est
28:13les légumineuses
28:14qui sont d'autres plantes
28:16riches en protéines,
28:17là il y a moins d'huile
28:18et qu'on va trouver
28:19donc c'est les lentilles
28:21qu'on va trouver
28:22soit directement
28:23dans notre assiette
28:24soit dans des plats
28:26préparés.
28:27Alors il y a
28:27les huiles,
28:28la nutrition animale,
28:29alors il y a aussi
28:30une activité biodiesel,
28:32c'est ça ?
28:32Oui, parce qu'on a
28:34parlé des huiles alimentaires
28:35qui ont
28:38comme débouchés
28:39collatérales
28:40cette protéine.
28:42en France
28:43et même en Europe
28:44on est déficitaires
28:45en protéines
28:45et en protéines végétales.
28:47On a un taux
28:47d'autosuffisance
28:48en France
28:49qui doit être
28:49de l'ordre
28:50de 55%.
28:51C'est une quinzaine
28:53de pourcents
28:53de plus
28:54que l'Union Européenne
28:56dans son ensemble.
28:57On a beaucoup progressé
28:58grâce
28:59effectivement
29:00au développement
29:01du colza,
29:02du tournesol
29:03qui sont des plantes
29:04qui produisent
29:05de l'huile
29:05et de la protéine.
29:06Donc pour répondre
29:07au déficit
29:08en protéines végétales,
29:09on produit de plus en plus
29:10d'huile.
29:11Et ce surplus
29:12qui dépasse largement
29:14la consommation alimentaire
29:16on le valorise
29:17différemment
29:17et on le valorise
29:18sur des marchés
29:20d'énergie
29:20ou de chimie renouvelable.
29:22Donc ça nous amène
29:24sur de l'agriculture
29:25sur une planète
29:26complètement diverse
29:28de métiers
29:28on a dit
29:29la nutrition humaine
29:30l'énergie renouvelable
29:32la chimie renouvelable
29:34et bien sûr
29:34la nutrition animale.
29:35Effectivement
29:36on a les quatre pays.
29:37Alors Sophie
29:39Prothéole c'est quoi ?
29:39C'est quoi le rôle
29:40de Sophie Prothéole ?
29:41Alors Sophie Prothéole
29:41c'est la société financière
29:43des protéagineux
29:44et des oléagineux.
29:45D'accord.
29:45C'est une activité
29:46d'investissement
29:48dans les filières
29:49qui agit un peu
29:50comme un fonds d'investissement
29:51ou je dirais même
29:52plutôt une banque
29:53de développement.
29:55Et on va prendre
29:55des participations
29:57minoritaires
29:58au capital
29:59d'entreprises
30:00de la filière
30:01de l'amont
30:02à l'aval
30:02de la filière.
30:03Et ça c'est
30:04lié également
30:05à notre vocation
30:08initiale
30:09de développement
30:09de ces filières
30:10agricoles
30:11issues des huiles
30:12et protéines végétales
30:13à la fois
30:14par l'activité industrielle
30:16et le débouché
30:16qu'on génère
30:17mais également
30:18par le financement
30:19des acteurs
30:20de la filière
30:20pour avoir
30:21une filière forte
30:22une filière
30:22qui soit performante
30:24et compétitive
30:24pour que les agriculteurs
30:26aient
30:28des débouchés
30:29et des moyens
30:30de production
30:31à leur disposition.
30:33On approche
30:34du salon
30:35de l'agriculture
30:35qui est en train
30:37de démarrer.
30:39C'est évidemment
30:39un rendez-vous
30:40majeur
30:40pour une entreprise
30:42comme la vôtre
30:43et pour les agriculteurs
30:44que vous représentez.
30:46Il n'y aura pas
30:47de bovins
30:48cette année
30:48parce qu'il y a eu
30:49la crise
30:50de la dermatose.
30:51Ce n'est pas
30:52vos métiers
30:52mais est-ce que
30:53ça a du sens
30:54un salon de l'agriculture
30:55sans vache ?
30:56Vous voyez ce que je veux dire ?
30:57C'est triste ?
30:57Alors effectivement
30:58et on le regrette tous.
31:00Après, chacun a pris
31:03ses décisions
31:04en conscience.
31:06Je pense
31:06le fait qu'il n'y ait pas
31:07de bovins
31:08finalement ça doit aussi
31:09aider
31:11à sensibiliser
31:12le grand public
31:13à tous ces enjeux
31:15à toutes les difficultés
31:16auxquelles le monde
31:17agricole
31:17peut être
31:19confronté aujourd'hui.
31:20Nous à travers
31:21notre groupe
31:21on est au cœur
31:22de ces enjeux
31:22que ce soit
31:24des enjeux économiques
31:25que ce soit
31:26des enjeux
31:27environnementaux.
31:28On a beaucoup travaillé
31:29cette année avec
31:31certains de nos partenaires
31:33le groupe Crédit Agricole
31:35Unigrain
31:35et Invivo
31:36qui sont des grands acteurs
31:38aussi du monde agricole
31:39sur l'adaptation
31:40des exploitations agricoles
31:42au changement climatique
31:43l'impact économique
31:44du changement climatique.
31:45On va en parler en détail
31:46parce que c'est un enjeu
31:47bonheur évidemment.
31:47Et donc on a tous ces sujets
31:49de transition
31:50qui peuvent parfois
31:51peser
31:52sur les enjeux
31:53de revenus
31:54et donc nous
31:55on est un acteur
31:56du développement économique
31:57de ces filières
31:58agricoles et alimentaires
31:59et on va
32:01apporter
32:02des solutions
32:03à ces problématiques.
32:04Nous autres Français
32:05on a quand même
32:05un rapport
32:06un peu parfois paradoxal
32:08au monde agricole
32:09c'est-à-dire que
32:10le salon de l'agriculture
32:11c'est des millions
32:13de Français
32:14qui y vont
32:15il y a un amour
32:16de l'agriculture
32:18on a tous
32:19dans nos aïeux
32:20vous connaissez
32:21le discours
32:22et puis à côté de ça
32:23il y a aussi
32:23les critiques
32:24l'agribashing
32:25etc.
32:26C'est quoi ?
32:28C'est un yo-yo
32:29émotionnel
32:29pour les agriculteurs ?
32:31Comment vous le disez ?
32:32Alors
32:33effectivement
32:34il y a cet enjeu
32:35d'imaginaire
32:37collectif
32:38effectivement
32:40qui est
32:40sans doute
32:41un peu
32:42éloigné
32:42de la réalité
32:44On a une ferme rêvée
32:46qui n'est plus vraiment
32:47la ferme française
32:47c'est ça ?
32:48Je pense qu'on a
32:50une déconnexion
32:53croissante
32:53entre
32:55l'agriculture
32:56et la société
32:58et
32:59des groupes
33:00comme le nôtre
33:01contribuent
33:02effectivement
33:02à cette
33:03reconnexion
33:05par aussi
33:06un peu
33:07la transparence
33:08de
33:09ce qu'on fait
33:10par la sensibilisation
33:12aux enjeux
33:13des producteurs
33:15et par
33:16la connaissance
33:17de nos
33:17produits
33:18Alors
33:18on n'a pas parlé
33:19du modèle
33:20parce que c'est
33:20une coopérative
33:21agricole
33:22le groupe Avril ?
33:23Non
33:24c'est pas
33:24une coopérative
33:26agricole
33:26donc
33:27c'est un groupe
33:27qui a été fondé
33:28par des organisations
33:30professionnelles
33:30agricoles
33:31effectivement
33:32dans cet objectif
33:33de développement
33:34économique
33:35des filières
33:36et avec
33:38une grande
33:39originalité
33:40c'est à dire
33:40qu'on ne distribue
33:42pas de dividendes
33:43mais pourquoi
33:44est-ce qu'on ne distribue
33:45pas de dividendes ?
33:46Alors
33:46ça ne veut pas dire
33:47qu'on n'est pas rentable
33:48et de toute manière
33:49on doit être rentable
33:50pour réinvestir
33:51pour continuer
33:53d'exister
33:53et remplir
33:54cette mission
33:55et nos fondateurs
33:56en fait
33:57ont eu la vision
33:58de se dire
33:59mais nous
33:59ce n'est pas
34:00du retour financier
34:02ce n'est pas du cash
34:02qu'on veut récupérer
34:04c'est en fait
34:05sécuriser
34:06et développer
34:07le revenu
34:08de notre travail
34:08donc nous
34:10notre mission
34:11c'est de créer
34:12du retour économique
34:14dans les filières
34:15au bénéfice ultime
34:17du revenu
34:18des producteurs
34:18mais par
34:19leur activité
34:20et par
34:21ce que nos investissements
34:24permettront
34:24comme dynamique
34:26économique
34:27dans ces filières
34:28qui doivent encore une fois
34:29rester performantes
34:30compétitives
34:31et durables
34:32et c'est vraiment
34:33ça
34:33les trois impacts
34:34que l'on veut avoir
34:35sur le monde agricole
34:36Alors on va commencer
34:37à parler plus
34:38en détail
34:39justement de ces enjeux
34:40de durabilité
34:42d'agriculture durable
34:43de transformation
34:44de l'agriculture
34:45et Henri Godron
34:46qui était à votre place
34:47la semaine dernière
34:47le président de Biocop
34:48a justement
34:49une question là-dessus
34:50sur la diversité génétique
34:53notamment
34:53écoutons
34:54Bonjour Xavier
34:55ma question
34:56c'est de savoir
34:57comment vous favorisez
34:58la diversité génétique
34:59pour répondre aux enjeux
35:00que nous avons actuellement
35:02de dérèglement climatique
35:03de baisse de la biodiversité
35:06Alors déjà
35:07quand on parle de diversité génétique
35:09de quoi on parle ?
35:10On parle en fait
35:12d'avoir des plantes
35:14qui soient suffisamment variées
35:17suffisamment complémentaires
35:20pour être à la fois
35:21productives
35:22adaptées aux enjeux
35:24de terroir
35:25aux enjeux climatiques
35:26aux enjeux aussi économiques
35:28et de revenus
35:29des producteurs
35:30Et donc comment vous favorisez
35:31cette diversité génétique
35:32comment t'as Henri Godron ?
35:34Nous
35:36évidemment
35:37nous n'avons pas
35:38au sein de notre groupe
35:39toutes les expertises
35:40nous ne sommes pas
35:41généticiens
35:41nous ne sommes pas
35:42semenciers
35:43en revanche
35:43avec Sophie Protéole
35:44nous finançons
35:45les entreprises de la filière
35:46donc par exemple
35:47nous sommes actionnaires
35:48de la plupart
35:49des entreprises
35:50semencières françaises
35:51qui elles
35:52vont développer
35:54les graines
35:55adaptées
35:55aux besoins
35:56des agriculteurs
35:57non seulement
35:58pour aujourd'hui
35:58mais surtout pour demain
35:59puisque la sélection génétique
36:01c'est quelque chose
36:02qui se passe
36:02dans le temps
36:03donc d'un côté
36:04nous sommes actionnaires
36:05de ces sociétés
36:06de l'autre côté
36:07nous mobilisons des fonds
36:09toujours à travers
36:09Sophie Protéole
36:10pour les accompagner
36:12dans certains
36:13programmes
36:14de recherche
36:15et de développement
36:16pour avoir
36:16effectivement
36:17des variétés
36:18robustes
36:18adaptées aux conditions
36:20climatiques
36:21ou à leur évolution
36:23adaptées aussi
36:23à l'évolution
36:24des maladies
36:24parce que quand on parle
36:25de transition agricole
36:26on sait aussi
36:27qu'il y a un certain nombre
36:28de molécules
36:28qui aujourd'hui
36:29sont utilisées
36:30dans le traitement
36:31des plantes
36:32qui ne seront plus
36:33autorisées
36:33donc ça
36:34il faut avoir
36:34des plantes
36:34qui du coup
36:35ont une forme
36:36de robustesse
36:38différente
36:39et la variété génétique
36:40nos partenaires
36:41ils vont aussi
36:42la chercher
36:42dans la nature
36:43en fait
36:43dans des variétés
36:45sauvages
36:46on va dire
36:46ou encore moins
36:48domestiquées
36:49mais qui sont
36:50des mêmes familles
36:51que nos plantes
36:52ça veut dire aussi
36:54adapter
36:54adapter
36:56les cultures
36:57les semences
36:58à ce changement
36:59climatique
37:00qu'on subit
37:00adapter
37:01les cultures
37:01adapter les semences
37:03adapter aussi
37:04les modes de production
37:05et ça
37:07c'est le
37:08c'est le résultat
37:10de l'étude
37:11que j'évoquais
37:11tout à l'heure
37:12qui nous a permis
37:13de faire un point
37:14très précis
37:15sur les enjeux
37:17économiques
37:18aussi
37:18du changement climatique
37:21sur le revenu
37:22des exploitations agricoles
37:23et les leviers
37:24d'adaptation
37:25les leviers
37:25d'adaptation
37:26ils sont techniques
37:27ils sont agronomiques
37:28ils sont globalement
37:29tous connus
37:30l'enjeu
37:31c'est d'avoir
37:31la capacité financière
37:33à les déployer
37:34suffisamment
37:35rapidement
37:35et ça va être
37:37de l'agriculture
37:38de précision
37:38qui permet au lieu
37:39d'épandre
37:40de manière
37:41généralisée
37:42d'aller épandre
37:43juste
37:43la goutte de produit
37:45sur la mauvaise herbe
37:46qui a été identifiée
37:47par
37:49par reconnaissance
37:50d'image
37:50par exemple
37:51oui c'est
37:52quand on n'a pas
37:52enfin moi ça m'est arrivé
37:53de monter dans un tracteur
37:55d'aujourd'hui
37:55je parlais de l'image
37:57un peu épinale
37:58qu'on avait
37:58des exploitations agricoles
38:00c'est des concentrés
38:01de technologies
38:01maintenant
38:02exactement
38:03donc
38:04technologie
38:06agronomie
38:06on a parlé
38:08diversité génétique
38:09c'est aussi
38:10diversité
38:10des cultures
38:11et nos cultures
38:12oléoprothéagineuses
38:14ont aussi
38:14une grande valeur
38:17environnementale
38:18par exemple
38:18si vous mettez
38:19du poids protéagineux
38:20dans la technique
38:22désolé
38:23mais si vous mettez
38:23du poids protéagineux
38:25dans un champ
38:26vous pourrez limiter
38:28les apports
38:28d'azote minéral
38:29de la culture suivante
38:30et en même temps
38:31vous produisez
38:32une plante
38:33qui a une grande vertu
38:34agro-environnementale
38:35et aussi une vertu alimentaire
38:36très intéressante
38:37oui alors
38:37ça rejoint
38:38la question
38:38des sols
38:40de la qualité des sols
38:41ou de l'appauvrissement
38:41des sols
38:42on va parler de ça
38:42ça rejoint
38:43d'une certaine façon
38:44votre raison d'être
38:45que vous avez définie
38:46en 2022
38:47elle est toute simple
38:48et elle claque
38:49cette raison d'être
38:50on va la voir
38:51servir la terre
38:52on a eu des raisons d'être
38:54qui occupaient
38:55beaucoup plus de lignes
38:56dans nos écrans
38:57là on aurait pu
38:58l'écrire plus gros
38:58servir la terre
39:00déjà
39:00comment vous l'avez définie
39:01et qu'est-ce qu'il y a derrière
39:03alors
39:04servir la terre
39:05quand on l'a défini
39:06on a essayé de se dire
39:07mais si on veut qualifier
39:08notre impact
39:09justement
39:09ou notre mission
39:11le plus simplement possible
39:13qu'est-ce que l'on fait
39:14et servir la terre
39:16il faut le regarder
39:16dans toutes ses dimensions
39:17on vient de parler
39:19d'agriculture
39:19etc
39:19servir la terre
39:21c'est la planète
39:22sur laquelle
39:23nous vivons tous
39:24mais c'est aussi
39:25ceux qui la travaillent
39:27et donc là
39:27on illustre bien
39:28notre mission
39:29au service
39:31du monde agricole
39:33c'est aussi
39:34servir
39:35ceux qui l'habitent
39:36en les nourrissant
39:37et évidemment
39:39protéger la planète
39:40avec ce qu'on a évoqué
39:41tout à l'heure
39:41en carburant
39:43et chimie renouvelable
39:44et donc je viens
39:44sur la question
39:45de l'appauvrissement des sols
39:46c'est vrai que c'est une critique
39:48sans doute en grande partie
39:49justifiée
39:50qui est faite
39:50au monde agricole
39:51ou en tout cas
39:53au modèle
39:53qui était celui
39:54du monde agricole
39:55pendant des décennies
39:57est-ce qu'il y a
39:58effectivement aujourd'hui
40:01un défi
40:02de faire marche arrière
40:04d'inverser la logique
40:06c'est-à-dire
40:06est-ce qu'on a appauvri
40:07nos sols ?
40:07Alors aujourd'hui
40:08il y a un défi
40:10qui est généralisé
40:11dans tous les secteurs
40:12de l'économie
40:14ou dans tous les secteurs
40:15industriels
40:15c'est effectivement
40:16protéger la planète
40:18réduire les émissions
40:19de carbone
40:20et on sait bien
40:21que dans toutes
40:22les industries
40:23alimentaires
40:24il y a
40:25évidemment
40:26une part
40:27de ces émissions
40:29qui viennent
40:30de la matière première
40:32et donc
40:33plus on va produire
40:35de manière vertueuse
40:37plus on va
40:39résoudre
40:40ces sujets
40:42et
40:43on travaille beaucoup
40:44justement
40:45on vient d'évoquer
40:47allongement des rotations
40:48en gré organique
40:50quand on parle aussi
40:51d'énergie renouvelable
40:52il peut y avoir aussi
40:53des retours
40:53de coproduits
40:55ou de matières premières
40:56dans les sols
40:57donc je pense que
40:58pour limiter
41:00les intrants
41:02chimiques
41:02autant que possible
41:04mais on est toujours
41:05attrapé aussi
41:05par des enjeux économiques
41:07et en fait
41:08tout l'enjeu
41:09de nos filières
41:10et c'est sur quoi
41:11toutes les filières
41:13agricoles
41:13travaillent d'arrache-pied
41:15c'est finalement
41:16de concilier
41:17le bénéfice
41:18environnemental
41:19avec les enjeux
41:21économiques des filières
41:22et on a aussi
41:23bien sûr
41:24toujours
41:24à la fin
41:25l'enjeu du consentement
41:26à payer
41:27par le consommateur
41:28final
41:28donc il y a des marchés
41:30sur lesquels
41:31ça se fait
41:32il y a des marchés
41:33sur lesquels
41:33c'est beaucoup plus difficile
41:35on parlait tout à l'heure
41:36de l'imaginaire collectif
41:37de l'agriculture
41:39entre
41:42l'agriculture
41:44de notre enfance
41:45et certains éléments réels
41:47c'est un peu pareil
41:48entre
41:48le consommateur
41:50et le citoyen
41:51c'est à dire que
41:52le consommateur
41:53va être le premier
41:54à vouloir promouvoir
41:55des sujets
41:56de protection
41:57de l'environnement
41:58de
41:59de production
42:01différente
42:01mais souvent
42:02plus coûteuse
42:03la question à la fin
42:04c'est comment est-ce qu'on arrive
42:06à répercuter
42:07l'évolution
42:07de ces modes de production
42:09au sein
42:11de nos chaînes de valeur
42:12sachant que
42:13en Europe
42:14et encore plus en France
42:15on se fixe
42:16des standards
42:16qui sont
42:17beaucoup
42:17beaucoup plus élevés
42:19que dans le reste du monde
42:20mais alors je simplifie
42:21en parlant du bio
42:22même s'il y a
42:23évidemment
42:24beaucoup d'autres façons
42:25de pratiquer
42:25l'agriculture durable
42:26mais
42:27si le bio est plus cher
42:29est-ce qu'il n'y a pas
42:29une part de responsabilité
42:30de la grande distribution
42:32qui prend plus de marge
42:33sur le bio
42:35je pense qu'il faut regarder
42:37en filière
42:38de l'amont
42:39à la valeur
42:39et dans toutes nos filières
42:41agricoles
42:42les enjeux sont
42:43effectivement
42:44agricoles et agroalimentaires
42:45des enjeux
42:46de partage
42:47de la valeur
42:48sur l'ensemble
42:49de la chaîne
42:50j'ai coutume de dire
42:51finalement
42:52la force d'une filière
42:54donc que ça soit
42:55en termes techniques
42:56en termes économiques
42:57c'est en fait
42:58la résistance
42:59de son maillon
43:00le plus faible
43:01parce que c'est une chaîne
43:03si le maillon faible
43:04craque
43:04c'est fini
43:05donc
43:06c'est bio le maillon faible
43:07aujourd'hui ?
43:08je parle de la filière
43:11bio dans son ensemble
43:12ou des autres filières
43:13donc en termes
43:14vous évoquiez
43:15le sujet
43:15de la marge
43:16de distribution
43:17mais il y a aussi
43:18encore une fois
43:19la rémunération
43:20des producteurs
43:21avec les aléas
43:22de production
43:24etc
43:24donc
43:26pour moi
43:27le vrai sujet
43:27et sur toutes les filières
43:29c'est cet enjeu
43:29de partage
43:30de la valeur
43:31qui doit être à la fois
43:32suffisamment
43:33transparent
43:34et équitable
43:34et c'est comme ça
43:35en fait
43:36que les filières
43:37vont
43:39bien se développer
43:40est-ce qu'il y a plus
43:41je reste un peu
43:42sur le bio
43:42est-ce qu'il y a
43:43plus de déconversion
43:45que de conversion ?
43:46alors
43:47c'est ce qui s'est passé
43:48dans
43:50dans les années
43:52précédentes
43:52on revoit
43:54une dynamique
43:55positive
43:57sur le bio
43:58dans notre groupe
43:59nous travaillons
44:00sur le bio
44:01comme sur le conventionnel
44:03y compris à travers
44:04les investissements
44:05de Sophie Proteol
44:06et avec une logique
44:07de structuration
44:08sur le long terme
44:09donc
44:10un acteur
44:11comme Sophie Proteol
44:12par exemple
44:12sur nos investissements
44:13dans le bio
44:14puisqu'on a un certain
44:14nombre d'investissements
44:16dans le bio
44:17plutôt au niveau
44:18de la collecte
44:18ou de la première
44:19transformation
44:20justement
44:21on apporte des ressources
44:22de long terme
44:22aux entreprises
44:23pour le long terme
44:24justement
44:25et pour leurs investissements
44:26de long terme
44:27et leur permettre alors
44:28justement de faire face
44:30un peu
44:30aux aléas
44:31du marché
44:32et de
44:33finalement
44:34qu'elles aient une structure
44:35financière
44:36qui leur permettent
44:37de s'affranchir
44:38de la volatilité
44:39du marché
44:40on amène cette vision
44:41long terme
44:42le bio
44:42on est convaincu
44:43qu'il a sa place
44:45il a son marché
44:46vis-à-vis des consommateurs
44:47des agriculteurs
44:49aussi
44:49qui sont
44:51un agriculteur
44:53qui fait du bio
44:54il est aussi
44:56convaincu
44:56de ce qu'il fait
44:57donc il faut
44:57qu'il trouve
44:59son débouché
45:00dans le mode
45:00de production
45:01qui lui convient
45:02et nous
45:02à travers
45:03les financements
45:04de Sophie Prothéol
45:05ou les débouchés
45:06qu'on peut apporter
45:07grâce au groupe Avril
45:09on veille effectivement
45:10à ce que chaque mode
45:11de production
45:12ait sa place
45:14sa compétitivité
45:16à la taille
45:17de son marché final
45:17parce qu'à la fin
45:18on répond
45:19à des consommateurs
45:19ou des clients
45:20évidemment
45:20et on y reviendra
45:21aux consommateurs
45:22on a tous
45:23des comportements
45:24parfois un peu paradoxaux
45:25effectivement
45:25ça représente
45:26quel montant
45:26ce que vous investissez
45:29pour justement
45:29favoriser
45:30ces pratiques
45:31agricoles durables
45:32Alors on a plusieurs
45:35plusieurs axes
45:37sur les pratiques
45:41agricoles durables
45:42on a un axe
45:44immédiatement économique
45:45dans le revenu
45:45du producteur
45:46par exemple
45:48sur la production
45:50de graines
45:51à destination
45:51des biocarburants
45:52on a des niveaux
45:56de prime
45:57qui représentent
45:58entre 25 et 30 millions
46:01d'euros
46:01par an
46:03répartis
46:03sur
46:05nos fournisseurs
46:07D'accord
46:07ça c'est un axe
46:09sur la rémunération
46:10directe de la graine
46:11ensuite
46:13dans nos investissements
46:15on investit aussi
46:16dans des entreprises
46:17qui sont
46:18des entreprises
46:19qui vont
46:21préparer
46:21ces modes
46:22de production
46:23qui vont développer
46:25des alternatives
46:26plus naturelles
46:27à la chimie
46:29conventionnelle
46:29et donc là
46:30on investit
46:31dans un certain
46:33nombre
46:33d'entreprises
46:34c'est des prises
46:35de participation
46:36en capital
46:37le montant
46:38d'investissement
46:38annuel
46:39de Sophie Proteol
46:41dans les entreprises
46:41de la filière
46:42c'est de l'ordre
46:43de 80 à 100 millions
46:44d'euros
46:45par an
46:45on a un portefeuille
46:47complet
46:47d'investissement
46:49qui aujourd'hui
46:49représente plus de
46:50600 millions
46:51d'euros
46:52d'investissement
46:54sur la partie
46:55production végétale
46:56qu'on développe
46:58de plus en plus
47:01ça doit représenter
47:02une vingtaine
47:02de pourcents
47:03de nos investissements
47:04sur à la fois
47:08la sélection variétale
47:09on l'a évoqué
47:10tout à l'heure
47:10c'est aussi un moyen
47:11de produire
47:13différemment
47:13et puis aussi
47:14sur ces solutions
47:15qu'on appelle
47:16biosolutions
47:18alternatives
47:18à la chimie
47:19conventionnelle
47:20et sur les produits
47:21donc les produits
47:22de la marque Le Cieur
47:22la demande de bio
47:24parce qu'il y a eu
47:25un vrai coup d'arrêt
47:27dans la foulée
47:28de la crise Covid
47:28et puis dans la période
47:29inflationniste
47:30mais la demande de bio
47:31elle est repartie
47:32c'est un vrai critère
47:35d'achat
47:35aujourd'hui ?
47:37Alors la demande
47:38de bio
47:39elle est
47:40sur les huiles
47:41elle est encore
47:42relativement
47:44relativement stable
47:45C'est quoi ?
47:46C'est quel pourcentage ?
47:48C'est de l'ordre
47:50de 5%
47:51C'est pas énorme
47:53quand même
47:53Dans les huiles
47:54on parle
47:55des huiles de sueur
47:56des huiles de graines
47:59on a aussi
48:00un marché
48:01très développé
48:02sur l'huile d'olive
48:03qui porte aussi
48:04vis-à-vis du consommateur
48:05cette dimension
48:07de naturalité
48:09Ça veut dire
48:10si je vous comprends bien
48:11quand on achète
48:12de l'huile d'olive
48:13on demande plus de bio
48:14que quand on achète
48:15les autres huiles
48:16C'est intéressant
48:17parce que c'est une huile
48:18c'est intéressant
48:20Vous avez peut-être
48:21analysé ça
48:21le réflexe consommateur
48:23On parlait tout à l'heure
48:24aussi de l'imaginaire collectif
48:25c'est-à-dire que
48:26vous avez aussi
48:28tout l'imaginaire
48:30méditerranéen
48:32véhiculé
48:32par l'huile d'olive
48:35et donc
48:37voilà
48:38qui connecte
48:39beaucoup plus
48:39l'univers
48:40à l'univers du bio
48:41Il y a un mot
48:42qu'on n'a pas encore
48:42ou quasiment
48:43je crois pas encore
48:43prononcé
48:44et qui est pourtant
48:45qui va certainement
48:46être au cœur
48:46de ce salon
48:48international de l'agriculture
48:49c'est le mot
48:50souveraineté
48:52On est en perte
48:54de souveraineté alimentaire
48:55en ce moment
48:56on est dans une pente
48:57de réduction
48:59de notre souveraineté alimentaire
49:00La souveraineté
49:02effectivement
49:04on est au cœur
49:05des enjeux
49:05du moment
49:06et c'est intéressant
49:08qu'on en parle
49:09puisque
49:09vous l'avez vu
49:10tout à l'heure
49:11quand je vous ai
49:11décrit notre modèle
49:12nous on a été
49:13créés
49:14pour répondre
49:15à des enjeux
49:15de souveraineté
49:16défendre cette souveraineté
49:19notamment
49:20en protéines végétales
49:23la souveraineté
49:23elle est
49:25elle est impactée
49:26ou elle est menacée
49:27par quoi ?
49:28Elle est menacée
49:28par des enjeux
49:29de compétitivité
49:30compétitivité économique
49:31on en a parlé aussi
49:32un peu tout à l'heure
49:33et donc l'enjeu
49:34de produire
49:35à armes égales
49:36en fait
49:36ou avec des modes
49:38de production
49:39identiques
49:40nous par exemple
49:41sur certains de nos marchés
49:42on est très exposé
49:44à une concurrence
49:45déloyale
49:46chinoise
49:47c'est le cas
49:49sur les marchés
49:50des biocarburants
49:51nous on produit
49:52des biocarburants
49:53à base
49:54d'huile
49:54végétale
49:55on peut aussi
49:57produire des biocarburants
49:58à base
49:59d'huile de friture
50:00usagée
50:01et c'est très intéressant
50:02puisqu'il y a aussi
50:03cette vertu
50:04du recyclage
50:05en revanche
50:06le marché européen
50:07est inondé
50:08de fausses
50:09huiles
50:09de friture usagée
50:10ou alors les chinois sont tous mis
50:11à manger beaucoup
50:12beaucoup de frites
50:13et d'aliments
50:14exactement
50:15mais en tout cas
50:16le marché européen
50:17est inondé
50:17d'une quantité
50:18d'huile de friture usagée
50:19qui est bien plus importante
50:20que ce qu'on peut imaginer
50:21on a un cas équivalent
50:25dans le domaine
50:27de la nutrition animale
50:28en nutrition animale
50:29on utilise
50:31des acides aminés
50:31qui viennent
50:32complémenter
50:33l'aliment
50:35pour
50:37avoir
50:38une nutrition
50:38optimale
50:39de l'animal
50:40nous
50:42nous avons
50:42racheté
50:43il y a 18 mois
50:44à la barre du tribunal
50:46la dernière entreprise
50:48européenne
50:49de production
50:49d'acides aminés
50:52en France
50:53donc c'est
50:54dernière usine française
50:55dernière usine européenne
50:56sur la production
50:58de certains acides aminés
51:00cette usine était en faillite
51:02face à une concurrence
51:05chinoise déloyale
51:06nous avons repris cette usine
51:08nous avons travaillé
51:09avec les autorités
51:09et la commission européenne
51:10pour avoir des mesures
51:11anti-dumping
51:12de protection
51:12par rapport
51:14encore une fois
51:14à du dumping chinois
51:16et bien aujourd'hui
51:18cette anti-dumping
51:19se révèle
51:20ces mesures anti-dumping
51:21se révèlent
51:22totalement inopérantes
51:22parce que les chinois
51:23ont encore baissé leur prix
51:24donc la souveraineté
51:27c'est au coeur de nos enjeux
51:28nous on est
51:29on s'implique
51:31pour la défendre
51:32mais il y a des enjeux
51:33politiques
51:34tarifaires
51:35économiques
51:36qui doivent être
51:37sur lesquels on doit être
51:39accompagné
51:39Merci beaucoup
51:40Xavier Dorchy
51:41et à bientôt
51:41sur Bsmart Fortune
51:43bon salon de l'agriculture
51:44on passe à notre
51:45rubrique
51:45start-up
51:46et innovation
51:53Smart Ideas
51:54c'est notre rubrique
51:55consacrée aux start-up
51:55éco-responsable
51:56j'accueille
51:57Valérian Martin
51:58bonjour
51:58bonjour
51:59bienvenue
52:00vous êtes le président
52:01de Mycelium
52:02co-fondateur
52:02avec Mathieu Penay
52:04idée qui est lancée
52:05en 2023
52:05entreprise créée
52:06il y a un an
52:07avec quelle idée
52:08racontez-moi
52:09alors l'idée qu'on a eue
52:10la première idée
52:11c'est de la reforestation
52:13par drone
52:14notre objectif
52:15c'est d'apporter
52:16de l'innovation
52:17en forêt
52:17en fait
52:18si on retrace un peu
52:19l'histoire
52:19dans l'agriculture
52:20on a beaucoup innové
52:21parce que
52:22disons
52:22la scalabilité
52:23était plus facile
52:24à apporter
52:25alors que dans la forêt
52:26il y a un petit peu
52:26de retard
52:27et c'est aussi
52:28de l'agriculture
52:29et donc nous
52:30on avait la vocation
52:31d'apporter le plus
52:31d'innovation possible
52:32on a commencé
52:33par celle-là
52:33qui consiste à fabriquer
52:35des enrobages biodégradables
52:36qu'on appelle
52:36des seedballs
52:37et qu'on vient mettre
52:38dans un système de largage
52:39plugé sur un drone
52:40et qui nous permet
52:41d'aller reforester
52:42dans des zones
52:43qui sont parfois
52:44difficiles d'accès
52:44ou sur des grandes étendues
52:46beaucoup plus rapidement
52:47que si on le faisait à la main
52:48et donc c'est ce que
52:49vous avez déjà commencé
52:50à mettre en place
52:51ça y est
52:51c'est opérationnel
52:52oui c'est déjà opérationnel
52:53on était sur le terrain
52:55cette semaine d'ailleurs
52:56dans quelle région ?
52:57on était dans le massif central
52:59et alors
53:00c'est donc
53:00de la reforestation
53:02par drone
53:03avec
53:04quel modèle économique
53:05qui sont vos clients
53:06qui travaillent avec
53:07Mycelium
53:08en quelque sorte ?
53:09on travaille avec
53:10des gestionnaires
53:11et des experts forestiers
53:12en fait
53:12ce sont des acteurs
53:14qui regroupent
53:14un grand nombre
53:15de propriétaires
53:16qui ont délégué
53:17la gestion des forêts
53:18à des cabinets spécialisés
53:19et nous du coup
53:20on vient travailler
53:21avec eux
53:22sur des parcelles
53:23qui peuvent être
53:23un petit peu difficiles
53:24où on va leur apporter
53:26justement un complément
53:27par rapport à ce qu'ils feraient
53:28de manière traditionnelle
53:28ça coûte cher
53:29de reforester par drone
53:31ou alors
53:32c'est peut-être
53:34moins cher
53:34je ne sais pas
53:34je ne me rends pas compte
53:35c'est moins cher
53:36plus cher
53:36qu'une reforestation
53:37classique
53:38en fait justement
53:39ça dépend vachement
53:40du contexte
53:40ça dépend déjà
53:41de la région en France
53:42bien sûr
53:42et les prix varient
53:43d'à peu près
53:44750 euros à l'hectare
53:45au plus bas
53:46pour la plantation classique
53:47et ça peut monter
53:48à 2-3 000 euros
53:50de l'hectare
53:50suivant la difficulté
53:52du contexte
53:53et donc nous
53:53on vient proposer
53:54un prix qui est
53:55aux alentours
53:55de 1500 euros
53:56suivant le choix
53:57des essences
53:58et donc ça nous permet
53:59d'avoir un prix
54:01qui est moins élevé
54:01dans les contextes
54:02qui sont justement
54:03très compliqués
54:03où les prix
54:04auraient pu gonfler
54:06quel défi technique
54:07vous avez rencontré
54:08parce qu'il y a
54:08l'idée de départ
54:09et puis après
54:09il faut réussir
54:10à en faire en sorte
54:11que ce soit opérationnel
54:12et que ça devienne
54:13une entreprise
54:13alors ça des défis
54:15on en a tous les jours
54:16depuis le début
54:17depuis qu'on a commencé
54:18des défis
54:19je dirais tout d'abord
54:20d'un point de vue
54:21de la biologie végétale
54:22la germination
54:22comment optimiser
54:23la germination d'une graine
54:24vu qu'on ne plante pas
54:25des plants
54:25alors que d'habitude
54:26c'est que des plants
54:27qui sont plantés en forêt
54:29et donc
54:29on doit trouver
54:30ensuite
54:31tous les paramètres
54:32optimaux
54:33pour réussir
54:34à augmenter
54:35au maximum
54:35les taux de survie
54:36pour ensuite
54:37arriver au même taux
54:38que si on avait
54:38planté à la main
54:39ça c'était le premier défi
54:40très compliqué à résoudre
54:42et on ne l'a toujours
54:43pas totalement résolu
54:44on est encore en train
54:44de travailler dessus
54:45et je pense que ça va
54:46encore nous prendre
54:46pas mal de temps
54:47avant d'arriver
54:47au résultat final
54:48et après le deuxième défi
54:49c'est l'industrialisation
54:50parce qu'on met
54:51environ
54:5210 000 enrobages
54:53par hectare
54:55fabriquer 10 000 enrobages
54:56biodégradables
54:57il faut trouver la recette
54:57et après il faut trouver
54:58comment en fabriquer autant
54:59là pour vous dire
55:01on avait 6 hectares de projet
55:02ça fait 60 000 enrobages
55:04à produire
55:04il faut trouver comment le faire
55:07donc ça veut dire
55:08avoir des partenaires
55:08qui vont produire
55:09ces enrobages
55:10c'est ça ?
55:10on fait tout nous-mêmes
55:11pour l'instant
55:11d'accord
55:12et donc vous faites ça
55:14comment ?
55:15c'est un atelier ?
55:17ça pourrait devenir
55:18une industrie
55:19mais vous n'en êtes pas encore là ?
55:21en fait on a la chance
55:21d'être accompagné
55:22depuis le début du projet
55:23par le Fab Lab
55:23de Centrale Supélec
55:24qui nous a permis
55:26justement
55:26d'avoir accès
55:27à énormément
55:28de machines
55:29d'outils
55:29et aussi de compétences
55:31d'ingénieurs
55:31de recherche
55:32qui sont présents
55:32dans l'école
55:33et qui nous ont permis
55:35de commencer
55:35à pré-industrialiser
55:36en détournant
55:37des machines
55:37par nous-mêmes
55:38il y a un peu
55:39de bricolage aussi
55:40si je comprends
55:40vous êtes le lauréat
55:42du Woodtech Startup Challenge
55:43qu'est-ce que ça représente
55:44pour une jeune entreprise
55:45comme vous ?
55:46ça nous a permis
55:47d'avoir de la visibilité
55:48dans la forêt
55:49grâce justement
55:50à la Woodtech
55:51on a déjà participé
55:51à un premier salon
55:52cet été
55:53et ensuite
55:54on a participé
55:55à un second salon
55:56justement récemment
55:57où on a été lauréat
55:58et ça nous a permis
55:59d'être au contact
56:00de toute la filière
56:00et de rencontrer
56:02les personnes
56:02les plus hautes
56:04hiérarchiquement
56:04dans la filière
56:05et de pouvoir discuter
56:06avec eux
56:06comprendre leurs problématiques
56:07et également
56:08se faire un petit nom
56:09et un petit réseau
56:10dans le milieu
56:10et donc ça vous ouvre
56:12des marchés potentiellement ?
56:13oui en France
56:14ça nous a bien ouvert
56:15le marché français
56:16de pouvoir discuter
56:17directement
56:17avec les directeurs généraux
56:19d'être mis en lumière
56:21on va dire
56:21et on commence aussi
56:22à réfléchir
56:23à d'autres marchés
56:23à l'international
56:24comme la Scandinavie
56:25merci beaucoup
56:27Valérian Martin
56:27et bon vent
56:28à Mycelium
56:29voilà c'est la fin
56:30de ce Smart Impact
56:31merci à toutes et à tous
56:32de votre fidélité
56:34à Be Smart for Change
56:35la chaîne des affaires
56:36je vous dis à demain
56:37salut
56:37merci !
56:38Sous-titres par Jérémy
56:41Merci.
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