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  • il y a 2 jours
Lundi 4 mai 2026, retrouvez Hervé Amourda (Économiste, ProBTP Finance et membre de BSI Economics), Emeric Blond (Gérant fonds actions, Tailor AM) et Véronique Riches-Flores (Présidente, RF Research) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:09Et c'est parti pour Planète Marché, nous avons une quarantaine de minutes ensemble pour décrypter les actualités mais aussi
00:17les tendances qui animent la Planète Marché.
00:20Nous avons le plaisir d'être en plateau avec Véronique Riche-Fleurès. Bonsoir Véronique.
00:24Bonsoir.
00:24Vous êtes présidente de RF Research, nous avons le plaisir également d'être accompagné par Hervé Amourda. Bonsoir Hervé.
00:30Bonsoir.
00:30Vous êtes responsable de la recherche chez ProBTP Finance et membre de BSI Economics.
00:37On va commencer avec vous deux, Émeric Blond nous rejoindra peut-être un petit peu plus tard.
00:41Peut-être commencer avec vous Véronique.
00:44Alors, je ne sais pas tellement par quoi vous lancez sur la situation dans le détroit d'Hormuz puisque je
00:49ne sais pas ce qui sera toujours la réalité dans quelques heures.
00:53Mais on a cru à une accalmie ce week-end. On a cru que potentiellement on allait vers des négociations
00:59qui avançaient, vers des navires qui allaient pouvoir sortir du détroit d'Hormuz escortés par la marine américaine.
01:05Finalement, le scénario est remis en cause à l'heure actuelle.
01:08Quand on analyse ça d'un point de vue économique et d'un point de vue boursier, qu'est-ce
01:13que ça amène de nouveau au scénario qu'on avait déjà depuis plusieurs semaines,
01:16à savoir l'Iran et les États-Unis qui se renvoient à la balle de négociations qui n'ont pas
01:19l'air d'avancer ?
01:20Alors, ça fait un petit moment qu'on croit que ça va s'améliorer et finalement c'est assez vital
01:26pour les marchés parce qu'on s'aperçoit que ça permet quand même de maintenir un certain degré de confiance
01:31et encore un petit appétit pour le risque, enfin un petit ça dépend de où on regarde d'ailleurs, parfois
01:36même très sensible.
01:39Et je dirais surtout ça évite aux marchés obligataires d'entamer un cycle de hauts et taux trop violents.
01:48D'accord.
01:49Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de hauts et taux, il y en a, mais
01:50ça grappille doucement.
01:51Ce qu'on voit c'est que les anticipations d'inflation, par exemple 5 ans dans 5 ans, qui est
01:56quand même une référence sur les marchés,
01:58eh bien celui-là a très peu bougé au regard de ce qu'on a connu sur les prix du
02:02pétrole.
02:04Et plus ce scénario d'enlisement quand même perdure, plus pour notre part on va regarder du côté des marchés
02:13obligataires
02:14et en particulier ce risque que la patience ait des limites et que finalement les anticipations d'inflation finissent par
02:21réellement décaler,
02:22ce qui pourrait pousser les taux beaucoup, enfin significativement plus haut qu'aujourd'hui.
02:27Au moins 50 points de base qu'aujourd'hui sur les 10 ans par exemple, que ce soit aux Etats
02:31-Unis ou en Europe.
02:32Parce qu'on rentre dans le troisième mois du conflit et on entend effectivement qu'un conflit qui durerait trois
02:37mois,
02:37ça commencerait à avoir des sérieuses conséquences sur une inflation en Europe ou aux Etats-Unis.
02:42Et on est toujours dans un contexte où, alors moi j'essaye de, c'est pas toujours facile,
02:46mais de comparer à ce qui s'est passé en 2001, 2021, 2022,
02:50où on voit bien que les premiers temps des hausses des prix des matières premières,
02:55eh bien ne se voient quasiment pas dans l'inflation sous-jacente.
02:58Et à l'époque c'était le cas aussi,
03:00c'est d'ailleurs la raison pour laquelle les banquiers centraux se sont quand même fait avoir,
03:04c'est que finalement on avait même des signaux de légère détente sur l'inflation sous-jacente, etc.
03:10ou le détail des chiffres d'inflation.
03:12Aujourd'hui, si vous regardez, finalement à chaque publication c'est,
03:16ah youpi, il n'y a pas d'inflation, enfin si, il y a de l'énergie,
03:19et puis les coûts des transports, mais tout le reste ça ne bouge pas,
03:21ou très peu, voire ça décélère.
03:23– Donc dès que la situation se réglera, ça reviendra à la normale,
03:26c'est un peu le scénario aujourd'hui.
03:27– Exactement, et à mon humble avis, c'est quand même probablement une énorme erreur.
03:33C'est-à-dire qu'on le sait, les effets de ce type de chocs me prennent du temps.
03:38Le temps ce n'est pas un ou deux mois, c'est plutôt trois à six mois.
03:41Et donc là, on est déjà à trois mois de conflit,
03:44d'un pétrole au-dessus, grosso modo, en moyenne de 100,
03:47ce n'est pas tout à fait exact, mais de 100 dollars.
03:49Et effectivement, les effets vont finir par apparaître.
03:53Et plus on reste sur ce niveau-là, on le voit dans des tas de secteurs,
03:58alors bien évidemment dans l'aéronautique en premier lieu,
04:00enfin le transport aérien, mais pas que.
04:03Et plus on va voir les effets à la fois sur l'inflation et l'activité.
04:08Et je pense qu'aujourd'hui, les marchés, pour l'essentiel, ignorent ce risque.
04:14Ils ignorent cette réalité, ne veulent pas le voir ou le sous-estiment
04:18par rapport à ce qui semble être quand même la réalité.
04:22Est-ce que vous avez un scénario, c'est très compliqué d'avoir un scénario
04:25sur la durée d'un conflit ou sur l'impact sur l'économie.
04:28Est-ce qu'il y a un scénario, selon vous, qui se dégage sur une situation
04:32qui se réglerait de manière courte ou qui viendrait à durer un petit peu ?
04:35Nous, on a fait très tôt, effectivement, trois scénarios.
04:39Bon, le premier, une résolution rapide.
04:41Donc, on a fait ça à peu près, je ne sais plus, fin mars.
04:45Oui, fin mars d'ailleurs, le 27 mars, en disant,
04:47bon, on arrive à envisager une issue du conflit sous huit jours.
04:52Donald Trump fait marche arrière.
04:55Et auquel cas, bon, l'effet est mineur.
04:57On a peut-être quand même un pic d'inflation à 5%,
05:00mais ça ne dure pas.
05:02Et dans 12 mois, on peut imaginer qu'on revienne vers 3%.
05:05Deuxième scénario, nettement plus ennuyeux, celui d'un enlisement.
05:10Alors, à l'époque, on ne savait pas trop quel type d'enlisement.
05:12Mais en gros, on avait titré Donald Trump s'enlise.
05:16Et ça ressemble un petit peu quand même à ça.
05:18Et auquel cas, les prix du pétrole restent durablement au-dessus de 100 dollars.
05:21Et l'impact économique est beaucoup plus significatif,
05:24à la fois en termes d'activité, avec une récession à la clé,
05:28certainement en Europe, voire à l'échelle mondiale.
05:31Et des hausses de taux, enfin, une inflation beaucoup plus durablement supérieure,
05:37bien évidemment, aux objectifs,
05:39qui veut dire des réponses monétaires.
05:42Et là, on a des réponses monétaires, ce n'est plus du tout la même histoire.
05:45On est, par exemple, aux États-Unis, plutôt au-dessus de 300 points de base
05:48de hausses des Fed Funds.
05:49Oui, bien sûr.
05:50Oui, et avec des implications sur les résultats des entreprises également,
05:55qu'on chiffrait à l'époque entre 5 et 7% par rapport à la base de départ.
06:03Dans ce scénario-là, il semble quand même qu'on s'oriente vers un scénario de cette sorte.
06:09Et peut-être d'ailleurs que Donald Trump finira par nous dire,
06:12comme il a commencé à le dire, il n'y a plus de guerre, c'est fini, c'est tout
06:15bon,
06:15mais qu'en réalité, on conserve un degré de tension dans la région telle
06:18que le prix du pétrole reste durablement au-dessus de 100 dollars.
06:22Et ça reste la référence quand même pour ce scénario, ce prix du baril.
06:28Et justement, sur ce 100 dollars, parce qu'effectivement, c'est du stress pour les marchés,
06:33mais on entend un certain nombre d'experts nous dire aussi,
06:36on a connu, ça peut revenir à la normale très vite,
06:39ce qu'il faut avoir en tête, en tout cas votre scénario, c'est de dire,
06:41chaque jour qui passe est un jour qui nous rapproche quand même d'un pacte durable sur l'économie.
06:46Exactement, et qui nous éloigne.
06:48Alors nous, on n'a jamais cru, même dans le scénario, c'est une guerre éclair,
06:52à un retour au niveau qui prévalait avant la crise.
06:54Tout simplement parce qu'on a considéré depuis l'automne dernier
06:58que les prix du pétrole étaient sous-évalués par rapport aux autres matières premières,
07:01notamment aux métaux industriels.
07:03Bien sûr.
07:03Vous avez une histoire globale, notamment de l'IA, du CAPEX, etc.,
07:06qui tire à la hausse les prix des métaux industriels.
07:09Et quand on regarde où était le pétrole par rapport à ce panier de valeurs,
07:14enfin de matières premières, on était très sous-évalués.
07:19Alors ça peut s'expliquer.
07:21Bien des analyses vous expliqueront que le pétrole s'est fini, etc.
07:24Bon, la preuve en est, c'est que ce n'est pas tout à fait l'histoire.
07:26Et qu'une décorrélation aussi forte, durable, n'est quand même pas le scénario le plus probable.
07:31Donc je pense que, finalement, la guerre, d'ailleurs, dans ses premiers temps,
07:35en ramenant le prix du baril aux 90 dollars,
07:38c'était presque une normalisation par rapport au prix des métaux.
07:41Là, au-dessus de 100, ça commence à être une autre histoire.
07:45Mais du coup, même en cas de résolution relativement rapide du conflit,
07:49nous, on n'a pas de retour.
07:50On revient à 85 dollars, dans le meilleur des cas.
07:53Emeric Blond nous a rejoint également.
07:55Bonsoir, Emeric Blond.
07:56Vous êtes gérant Fonds Action chez Taylor Asset Management.
07:58Bonsoir.
07:59Merci d'être avec nous.
08:00Hervé Amourda, on va continuer avec vous.
08:04Que dire de plus sur cette situation,
08:06cette compréhension de l'impact économique
08:09de ce qui se joue en Iran ?
08:11Alors, il y a effectivement les nouvelles qu'on a données au début,
08:14auxquelles on croit le dimanche et qui ne sont plus vraies le lundi.
08:17Mais chaque jour qui passe
08:19accentue les effets sur l'économie
08:22et potentiellement sur la performance boursière d'un certain nombre de valeurs.
08:25Oui, absolument.
08:27Alors, sans paraphraser ce qu'a dit Véronique,
08:29parce que c'est très juste, en tout cas, on est assez alignés dessus.
08:32Il y a plusieurs échelles de temps qui se croisent aujourd'hui.
08:35Il y a un temps immédiat des annonces de Donald Trump,
08:38mais aussi côté iranien et avec les divisions que l'on connaît
08:42et que l'on sous-estimait peut-être dans les discussions de cessez-le-feu,
08:48notamment entre les gardiens de la liberté et l'aspect gouvernement qui accepte de négocier.
08:52Et ça, pardon, je vous coupe là-dessus,
08:55mais les annonces iraniennes ou de Donald Trump sur un règlement imminent du conflit,
09:00on y croit encore quand on analyse la situation
09:04ou on attend de voir les effets réels et tangibles ?
09:08Je pense que le sujet, c'est déjà de considérer que c'est une bonne nouvelle qu'elles existent,
09:13qu'il y ait un dialogue et que de temps en temps,
09:15tous les cinq à six jours, on a une bonne nouvelle,
09:18on a une annonce positive qui est faite de part et d'autre.
09:21Donc il y a vraiment une volonté dans les deux camps, quelque part,
09:24que la situation s'améliore.
09:26Et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle
09:27et je pense que c'est ce qui nous empêche d'avoir justement un scénario catastrophe
09:30aujourd'hui sur les marchés.
09:32Mais ce que ça nous empêche également,
09:34c'est de voir finalement la réalité macroéconomique.
09:36Et cette impulsion économique, en fait, elle est difficile aujourd'hui à mesurer,
09:41mais il ne faut pas confondre finalement l'attentisme,
09:44quelque part, l'attentisme, pardon,
09:45des économistes actuels qui veulent attendre les dernières données,
09:50les dernières informations sur les données d'activité, pardon,
09:54ou sur les données de prix,
09:55pour revoir leur scénario et avoir les chiffres les plus justes.
09:58Parce qu'on a été fortement surpris en 2022
10:00et on ne veut pas que cet exercice se réplique.
10:02Il ne faut pas confondre cet attentisme
10:04avec l'absence d'impact économique.
10:06Il y aura un impact économique majeur,
10:08il y aura un impact économique très fort.
10:10Moi, je pense qu'il y a peut-être une donnée
10:11qui aujourd'hui est sous-estimée,
10:13c'est la croissance du crédit.
10:14On avait une croissance du crédit qui était très forte en 2022,
10:18au moment où il y a eu le départ du choc en Ukraine.
10:22Bien sûr.
10:23Et puis une demande de crédit de la part des ménages et des entreprises,
10:26donc vraiment du secteur privé au sens large,
10:28qui était en accélération.
10:30À trois mois, à six mois,
10:31on avait vraiment un besoin finalement de ressortir du Covid
10:34et donc d'investir davantage.
10:37Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
10:38Aujourd'hui, les perspectives sur le crédit
10:41à trois mois, à six mois sont à la baisse.
10:42Elles sont à un point le plus bas depuis deux ans.
10:46On approche vraiment du plus bas que l'on a connu
10:48pendant le choc de 2022.
10:49On n'est vraiment pas très loin.
10:51Et ça, c'est notre point de départ aujourd'hui.
10:53Or, quel est le grand mystère de 2022 ?
10:56C'était d'observer que la hausse des taux de la BCE
11:00n'a pas eu d'impact récessif sur l'économie.
11:02Mais si on part d'un point aussi bas sur le canal du crédit,
11:05alors que c'est le canal principal
11:06dans la transmission de la politique monétaire,
11:08alors cette fois-ci, les impacts récessifs
11:11ne doivent pas être écartés.
11:12Et au contraire, on devrait probablement en avoir.
11:14Et ça, on l'interprète par un manque de confiance
11:16des entreprises, une difficulté à lever de la dette,
11:19des coûts plus élevés par ailleurs,
11:21des projets d'investissement remis à plus tard ?
11:23Alors, sur le point de départ,
11:25on doit toujours faire cette dichotomie
11:27entre le secteur de la tech,
11:29l'IA, évidemment, est un monde à part.
11:31Qui lève de l'argent.
11:33Oui, c'est-à-dire qu'aucun des sujets, finalement,
11:35n'impacte cette sphère dans un microcosme.
11:39Et puis, le reste de l'économie.
11:41Et le reste de l'économie, c'est une économie
11:42qui a subi des hausses de taux majeures,
11:45qui avait une normalisation de la politique monétaire,
11:47qui n'a pas de projet d'investissement fastidieux
11:49quand on met de côté les plans d'infrastructure
11:51et de défense, qui sont des plans très long terme.
11:53Ce ne sont pas des plans immédiats pour les entreprises.
11:56Alors, bien sûr, ce sont des bonnes nouvelles
11:57pour le projet européen,
11:58et là-dessus, j'abonde dans le même sens.
12:00Mais en tout cas, ce n'est pas un boost
12:01pour la croissance économique.
12:03Et donc, ça, c'était le point de départ.
12:04Et c'est la raison pour laquelle
12:05on a des perspectives peut-être un peu plus ternes,
12:08cette fois-ci.
12:09Avant de poser la question à Aymeric
12:11sur comment est-ce qu'on intègre ça
12:12dans une stratégie de gestion,
12:14un mot, alors, l'OPEP+, reste sur la même stratégie,
12:18affiche une unité de façade.
12:20Mais on a quand même les Émirats Arabes Unis
12:21qui ont quitté l'OPEP,
12:23justement pour s'affranchir des quotas
12:26imposés par l'OPEP
12:27et qui ambitionnent, alors, d'ici un an,
12:30d'augmenter drastiquement sa production de pétrole.
12:32Est-ce que ça peut venir contrebalancer
12:34ce qu'on voit actuellement
12:36avec un baril de pétrole
12:38aux alentours des 100 dollars
12:39où, de toute façon,
12:41le sujet principal reste quand même
12:42l'acheminement et la réouverture
12:44du détroit d'Hormuz ?
12:44Vous avez tout dit.
12:46C'est-à-dire qu'à très court terme,
12:48physiquement, on n'a pas la capacité
12:50de monter, finalement, cette production.
12:52Enfin, on peut la monter,
12:52mais on ne peut pas la cheminer,
12:53on ne peut pas la livrer.
12:54Donc, c'est sans impact.
12:55En revanche, là où c'est plutôt à prendre en compte,
12:58pour moi, c'est le prix
13:00auquel le prix du baril
13:01va se stabiliser à la sortie du conflit
13:03et, effectivement, avec une abondance
13:05de l'offre
13:07qui n'est pas la même que celle
13:08que l'on avait en amont.
13:10Alors, pareil, encore une fois,
13:11on est très aligné avec ce qu'a dit Véronique
13:13puisque, pour nous,
13:13le vrai prix du baril de pétrole
13:16est plutôt autour de 90 dollars.
13:17D'accord.
13:17Si on fait cette correction-là
13:19et qu'on intègre, finalement,
13:21cette abondance de production,
13:23en sachant qu'il y a aussi des investissements
13:25qui sont là,
13:26donc ça va mettre un petit peu de temps
13:27à venir sur le marché.
13:28Je crois que les Émirats
13:29tablent sur 5 millions de barils le jour
13:31en 2027.
13:333 millions et demi aujourd'hui.
13:34Donc, c'est quand même significatif.
13:36Et s'ils arrivent à le faire,
13:37effectivement, ça pourra avoir
13:38des pressions baissières
13:39sur ce prix d'équilibre,
13:40quelque part, du baril de pétrole.
13:42Mais aujourd'hui,
13:42on n'est pas encore dans cette situation.
13:44– Émeric Blond,
13:46comment est-ce que vous analysez
13:48la situation ?
13:49On évoquait les dernières actualités
13:51en provenance du détroit d'Hormuz
13:53ce week-end,
13:54qui laissait entendre
13:55une accalmie dimanche,
13:57une reprise potentiellement de...
14:00En tout cas, il y a eu deux tirs de missiles
14:01d'un point de vue iranien
14:02sur une frégate américaine.
14:05Comment est-ce que vous analysez ça
14:07avec cet objectif
14:08de réaliser des investissements
14:10ou de gérer un portefeuille
14:12et donc d'essayer de se tromper
14:13le moins possible
14:14par rapport à l'impact du conflit
14:15sur des investissements boursiers ?
14:18– Je crois qu'il ne faut pas l'analyser, en fait.
14:20– OK.
14:21– Non, mais c'est tout simple.
14:22C'est qu'aujourd'hui,
14:24les gérants qui ont essayé
14:25de jouer l'actualité à brûle pour point
14:28en prenant des positions
14:29en fonction de l'actualité,
14:30se sont tous mordus les doigts.
14:32C'est les portes de sa lune à répétition
14:35parce que ça va trop vite.
14:36Ça va trop vite.
14:37C'est trop volatile.
14:38Les prises de décisions de Trump
14:40sont complètement incohérentes
14:41et irrationnelles.
14:43Et on est dans un schéma
14:44où, effectivement,
14:46on est dans des effets d'annonce permanents
14:47et qui peuvent aller faire des virages
14:49à 180 degrés instantanément.
14:52Donc, prendre le risque
14:53de faire des paris comme ça,
14:55effectivement,
14:55à très court terme
14:56sur un fonds d'actualité,
14:58à mon avis,
14:58c'est vraiment quelque chose
14:59qu'il ne faut pas faire
14:59dans le cadre d'une construction
15:01de portefeuille.
15:01Il faut, effectivement,
15:02s'inscrire un peu plus dans la durée,
15:04avoir des paris un peu plus moyens,
15:05long terme,
15:06essayer d'anticiper des trajectoires
15:07ou des leçons
15:08qu'on peut tirer,
15:09par exemple,
15:10de cette crise énergétique.
15:11Aujourd'hui,
15:12on a eu, effectivement,
15:13comme vous soulignez tous les deux,
15:14la crise énergétique
15:15qu'on avait connue en 2022
15:16avec l'avasion de l'Ukraine
15:18où on avait coupé
15:20les robinets du gaz
15:20et du pétrole russe.
15:22Qu'est-ce qui s'était passé ?
15:23Effectivement,
15:24les prix avaient beaucoup monté
15:26parce que l'Europe
15:26était principal client
15:28de la Russie
15:28et que c'était
15:29notre principal fournisseur.
15:30Aujourd'hui,
15:31c'est moins le cas.
15:32On s'est quand même
15:32beaucoup un peu désensibilisés
15:34de cette géopolitique.
15:36On n'utilise plus la Russie
15:37déjà comme fournisseur.
15:38Et puis,
15:38le premier travail
15:39qu'on a fait post-invasion,
15:41c'était de diversifier
15:42les sources d'approvisionnement
15:43et de changer un peu
15:45le mix énergétique.
15:46Alors,
15:46ça a eu des impacts positifs,
15:49mais on n'a pas pu
15:50tout régler d'un coup.
15:51Mais là,
15:51effectivement,
15:53les trains de retard
15:54qu'on avait continué
15:54un petit peu à avoir
15:55à l'issue de cette crise énergétique
15:57de 2022,
15:58on voit qu'il va falloir
15:59accélérer encore un peu plus
16:00la cadence
16:01pour encore un peu plus
16:02automatiser,
16:03autonomiser
16:05l'Union européenne
16:06par rapport effectivement
16:06à sa consommation
16:07de son mix énergétique
16:08et de son sourcing
16:10de matières premières
16:11énergétiques.
16:12Et on voit,
16:13le comportement des marchés
16:14américains et européens
16:16n'ont pas du tout
16:17été le même.
16:18Aux Etats-Unis,
16:18on est sur des considérations
16:19autres que l'énergie.
16:20Les problématiques énergétiques,
16:22c'est parce qu'effectivement,
16:22les data centers
16:23consomment beaucoup d'énergie
16:24et prennent l'énergie
16:25du consommateur local.
16:26Bien sûr.
16:26Mais en Europe,
16:28on a juste la contrainte
16:29de moins d'énergie.
16:32Et data centers,
16:33ça viendra après.
16:34Donc effectivement,
16:35ce n'est pas du tout
16:35la même considération.
16:37Et c'est vrai
16:37qu'en termes de géopolitique
16:40ou de construction
16:40du portefeuille,
16:41c'est très compliqué
16:42de se positionner comme ça.
16:43C'est intéressant
16:43ce que vous nous dites
16:44parce qu'en fait,
16:44ça veut dire que
16:45vous ne réfléchissez pas
16:46ou il ne faut pas réfléchir
16:47en termes d'impact
16:49d'une hausse du pétrole
16:50ou d'une hausse
16:51des coûts de l'énergie
16:51sur des investissements,
16:52mais plus en termes
16:53de un peu plus long terme,
16:54qu'est-ce qui va
16:55vers une autonomisation
16:56on va y arriver énergique.
16:58Souveraineté énergétique en fait.
16:59On va effectivement,
17:00je pense,
17:02prendre la pleine mesure
17:03de ce qui nous manquait là
17:03à l'issue de cette crise iranienne
17:05et continuer à investir,
17:06voire faire la bouche,
17:07investir,
17:11avancer à marge forcée
17:12et doubler vraiment,
17:14ou même tripler,
17:15quadripler
17:15les investissements
17:16qu'on peut avoir
17:16sur la partie transition énergétique
17:18pour effectivement
17:19s'autonomiser le plus possible,
17:20avoir cette souveraineté énergétique
17:22le plus possible
17:23pour ne plus avoir
17:24ces aléas géopolitiques
17:26dont on souffre en fait.
17:27On est les victimes collatérales
17:28d'un conflit
17:29qui ne nous concerne pas du tout au final.
17:31Donc voilà.
17:32Donc la construction du portefeuille,
17:33c'est par anticipation
17:34de ce qui est en train
17:35de se passer actuellement
17:36et pas pour jouer l'actualité.
17:38Bien sûr.
17:38À l'instant T,
17:39au moment où l'actualité s'est passée,
17:41on a nous par exemple
17:41renforcé tout ce qui était
17:42transition énergétique.
17:43Ok.
17:44En se disant,
17:44voilà effectivement,
17:45il faut aller encore plus vite.
17:46Mais on n'a pas dit,
17:47c'est pour jouer
17:48ce qui va se passer dans deux mois.
17:49Non mais en revanche,
17:52sans parler de valeur,
17:53mais si on rentre dans la micro,
17:54il y a quand même des impacts
17:55sur le coût du transport.
17:56On voit des compagnies aériennes
17:58qui annulent des vols.
17:59Donc on voit un impact
18:00très concret
18:00sur l'activité économique.
18:02Ce qui a fait
18:02que certains secteurs d'activité
18:03ne sont plus investissables
18:06pour nous,
18:06en tout cas à court terme,
18:08parce qu'effectivement,
18:08polluer par cette aléa
18:10géopolitique
18:10et d'actualité
18:14est volatile
18:14et qu'on peut avoir.
18:15Véronique Ristlores.
18:16C'est intéressant
18:16parce que quand on regarde
18:17un petit peu
18:18la performance
18:20des différents secteurs
18:21ou typologie d'action,
18:25on voit que le segment
18:26ESG européen
18:27a largement surperformé
18:29l'Eurostox
18:30et qu'il surperforme
18:32d'autant plus
18:33depuis le début
18:34du conflit en Iran.
18:35Et là,
18:36on rejoint,
18:37parce que l'EG européen,
18:38il y a quand même,
18:38je ne connais pas bien
18:39le détail,
18:39mais a priori,
18:40il doit y avoir
18:40quand même pas mal
18:41d'énergie renouvelable,
18:43etc.,
18:43toutes ces choses-là.
18:44et du coup,
18:46ça fait des segments
18:47porteurs
18:48avec peut-être
18:49l'histoire de Trump.
18:50Nous,
18:50ce qu'on a fait,
18:51on a procédé finalement
18:52un peu de la même manière
18:53en se disant,
18:53bon,
18:54OK,
18:54il y a tous les aléas
18:55et les annonces
18:56incontrôlables
18:57de Donald Trump,
18:58donc si on commence
18:59à le suivre,
18:59on ne va jamais
19:00s'en sortir.
19:01Donc,
19:01quelles sont
19:02les grandes lignes,
19:03les lignes directrices
19:04de l'économie mondiale
19:05aujourd'hui ?
19:06La première grande
19:07ligne directrice,
19:08c'est qu'on est dans
19:08un monde à court
19:09de ressources
19:09et que la problématique
19:11de l'accès à la ressource
19:12fait la géopolitique
19:14et qu'elle fait
19:15finalement,
19:16elle va faire l'économie
19:18parce qu'elle va faire
19:18les prix,
19:19etc.,
19:19et les politiques monétaires.
19:20Donc,
19:21ça,
19:21c'est notre axe,
19:22notre point de repère
19:24et ça permet effectivement
19:26de trouver des directions
19:28beaucoup plus claires
19:29dans cette pagaille
19:30parce que sinon,
19:31et moi,
19:32je suis assez convaincue
19:33que la surperformance
19:36du secteur ESG,
19:37parce que je suis convaincue
19:38par l'histoire
19:39que vous venez
19:39de raconter,
19:40elle va se poursuivre
19:42et que là,
19:43on a sans doute
19:43un domaine d'investissement
19:44qui protège un petit peu
19:45des aléas justement
19:46qui permet d'aller voir
19:48un peu plus loin.
19:49Vous évoquez
19:50l'extrait financier
19:50et justement,
19:51effectivement,
19:51ce sont des acteurs
19:52qui ont massivement investi
19:53sur des sujets
19:54d'environnement
19:55au-delà du social
19:56et de la gouvernance
19:56qui ont investi
19:57sur des sujets environnementaux,
19:59génération d'énergie,
20:00décarbonation,
20:01consommation d'énergie,
20:02mix énergétique
20:03sur énergie renouvelable
20:04ou pas
20:04et effectivement,
20:05qui probablement
20:06s'en sortent mieux
20:06aujourd'hui
20:07en avant d'un thèse
20:08d'inflation énergétique.
20:09Donc, oui,
20:09je suis tout à fait d'accord.
20:11Hervé Amourda,
20:12un mot sur,
20:12effectivement,
20:13cette souveraineté énergétique
20:15qui passe aussi
20:16peut-être par plus
20:17d'énergie renouvelable
20:18même si on est sur
20:19de l'investissement
20:19dans le temps long
20:20mais ça relance aussi
20:21la dynamique
20:21ce qu'on vit actuellement
20:23depuis deux mois
20:24en Iran ?
20:26Totalement,
20:26totalement.
20:27De toute façon,
20:27on se construit
20:27sur des chocs.
20:292022,
20:30ça a été très bien
20:31expliqué
20:31et effectivement,
20:33le seul mauvais choix
20:34quelque part de 2022
20:35dans la diversification
20:36des sources énergétiques,
20:37c'était finalement
20:38le Qatar,
20:39mais on ne pouvait pas
20:39le prévoir
20:40et effectivement,
20:41du coup,
20:41maintenant,
20:42on paye un petit peu
20:43ce prix-là.
20:44Mais bon,
20:45si on commence
20:45à éliminer
20:46les acteurs
20:46et les producteurs
20:47de gaz naturel
20:48liquéfiés,
20:49on va finir
20:50par n'avoir
20:51que les États-Unis
20:51et on a compris aussi
20:52qu'avoir une relation
20:53commerciale unique
20:54avec les États-Unis,
20:55c'était risqué.
20:56Ce n'est pas nécessairement
20:57la solution.
20:59Donc, oui,
20:59le mix énergétique,
21:00c'est une solution
21:01mais regardez
21:02quelques contre-exemples.
21:03la France,
21:03la France a priori
21:04sur un choc
21:06d'offres pétroliers
21:07aurait dû être immunisée.
21:09On ne devrait pas
21:10finalement parler
21:11de conséquences néfastes
21:12en France
21:12parce que nous,
21:13on a un poids du nucléaire
21:14qui est très important,
21:14on a développé le nucléaire
21:15à cet effet
21:17et donc,
21:18on aurait dû finalement
21:18être protégés.
21:20Le pays qui a la plus faible
21:21croissance au T1,
21:22sans rentrer trop
21:23dans le détail,
21:23ça reste la France
21:24parmi les grandes économies
21:25aujourd'hui de la zone euro.
21:27La France voit
21:28son rythme d'inflation
21:29qui accélère
21:30parce qu'on a un système
21:31de subventions
21:32et de calculs
21:33de tarifs
21:34et de TVA
21:35et de taxes
21:35sur les carburants
21:36qui sont encore indexés
21:38et qui font un effet
21:39d'entraînement
21:39assez important.
21:41Donc,
21:41c'est vrai,
21:42je suis entièrement d'accord
21:43sur le mix énergétique
21:44mais il n'y a pas que ça
21:45bien évidemment.
21:46La politique budgétaire
21:47structurelle,
21:48donc la politique économique
21:49accompagne ça
21:50et pour moi,
21:50le vrai frein,
21:51il est là
21:51parce que sur les idées
21:53et sur l'innovation technologique
21:54et sur les différentes énergies
21:56renouvelables
21:57dont on a parlé
21:57et qui d'ailleurs reçoivent
21:58beaucoup d'investissements
21:59aujourd'hui,
22:00là-dessus,
22:00je pense qu'on va y arriver
22:01mais sur le capital économique
22:03et le capital politique
22:04pour avoir des politiques
22:05économiques durables
22:06qui encadrent ça,
22:08je pense que là-dessus
22:08on pêche beaucoup.
22:09Véronique Riche-Flores aussi,
22:10on parle de technologie
22:11mais cette fois-ci
22:12d'intelligence artificielle
22:13à la lumière
22:14de la publication
22:15des GAFAM,
22:16de résultats des GAFAM
22:17la semaine dernière.
22:18Quelle analyse vous faites
22:20de ces résultats
22:21plus exponentiels
22:22les uns que les autres
22:23avec des CAPEX
22:24et des investissements
22:25en IA
22:26ou plus impressionnants
22:28les uns que les autres
22:29pour presque tous
22:29sauf Apple ?
22:31Quelle analyse
22:32on en fait
22:33et quelles questions
22:33ça peut poser
22:34sur la suite
22:35du parcours boursier
22:36de ces valeurs ?
22:38Alors,
22:39quelle analyse ?
22:40Je vais essayer
22:40de ne pas me tromper
22:41et d'être suffisamment synthétique.
22:43pas tout à fait surpris
22:45quand même
22:46par ces résultats.
22:47On a bien vu
22:48même depuis le début
22:49du conflit
22:49finalement
22:50ce qui se passe
22:51et les tensions géopolitiques
22:53sont plutôt favorables
22:54au secteur.
22:55Le développement accéléré
22:57du secteur de la défense
22:57également bénéficie
22:59à l'IA, etc.
23:01Et non seulement
23:02c'est un secteur
23:03relativement protégé
23:04par rapport
23:04à ces développements
23:06ou ces événements immédiats
23:08mais qui en plus
23:09en tire profit.
23:10La principale interrogation
23:12qu'on avait
23:13c'était
23:14quelle est la sensibilité
23:15du secteur
23:15à la hausée taux ?
23:16Au risque de hausée taux.
23:18Secteur endetté
23:19enfin pas encore complètement
23:20mais on voit
23:21d'endettement extrêmement rapide
23:23avec des besoins
23:24de financement
23:24extrêmement élevés
23:25pour financer
23:26ces projets d'investissement.
23:28Est-ce que ça
23:28c'est à risque ?
23:29Pour l'instant
23:30c'est pas trop.
23:31On n'a pas de conséquences
23:32on ne voit pas
23:33de révision
23:34et pour la bonne
23:36et simple raison
23:36c'est que les taux d'intérêt
23:37n'ont pas beaucoup monté.
23:38D'abord
23:39il y a eu des résultats
23:40effectivement
23:40qui permettent
23:41quand même
23:42de voir
23:44relativement confortable
23:45les projets
23:46qui ont été mis en place
23:48et qui continuent
23:49à se développer d'ailleurs
23:51mais j'ai envie de dire
23:52surtout
23:52les taux d'intérêt
23:53n'ont quand même
23:54pas beaucoup bougé.
23:55Et c'est là
23:56tout à l'heure
23:57je disais
23:57le risque
23:58qu'à un moment donné
23:59il y ait eu
24:00une accélération
24:01à la hausse
24:02parce que les marchés
24:03sont peut-être
24:03un petit peu indulgents
24:04avec les perspectives
24:05d'inflation
24:07et c'est peut-être là
24:08effectivement
24:09que ça pourrait devenir
24:10plus compliqué
24:11mais on n'y est pas
24:11tout de suite
24:12on n'y est pas encore
24:12donc aujourd'hui
24:14l'IA se développe
24:15de manière extrêmement rapide
24:16avec un début
24:17de conséquence
24:18au niveau de
24:19l'organisation
24:20de nos sociétés
24:20qui commence à être
24:21perceptible
24:22et analysable
24:23je ne suis pas sûre
24:23qu'on ait toutes les clés
24:24d'ailleurs encore
24:25mais on commence
24:26à avoir
24:27des effets
24:29massifs
24:29la grande question
24:30est où est l'équilibre
24:32entre
24:33CAPEX
24:34d'abord
24:34est-ce que ces promesses
24:35de CAPEX
24:35vont aller jusqu'au bout
24:36et soutenir l'activité
24:37autant qu'on l'attend
24:39et où est le contrepoids
24:42en termes d'emploi
24:44est-ce qu'on arrive
24:45à une situation
24:45qui peut être équilibrée
24:46on a moins d'emplois
24:48mais on a plus de gains
24:49de productivité
24:49qui sont nécessaires
24:50et finalement
24:51comment la croissance
24:52de la population active
24:53est aussi
24:53quand même assez raréfiée
24:56on arrive à un mix
24:57à peu près correct
24:58ou est-ce qu'il y a
25:00vraiment des hémorragies
25:01d'emploi dans le tuyau
25:02qui viennent faire
25:04que le truc
25:05qui est in fine
25:06est complètement bancal
25:06avec du surinvestissement
25:08massif
25:09par rapport
25:09aux perspectives de demande
25:10je ne suis pas sûre
25:11qu'on ait aujourd'hui
25:12les réponses
25:13à ces questions
25:14qui seront sans doute
25:16majeures
25:16et absolument centrales
25:17pour les années
25:19et à venir d'ailleurs
25:20Emmerick Blond
25:21on voit
25:21Alphabet
25:22qui annonce
25:23des investissements
25:24records en IA
25:25qui est applaudi
25:27par le marché
25:28Amazon
25:28qui annonce
25:29aussi des investissements
25:31impressionnants
25:31en intelligence artificielle
25:33qui en plus
25:33est positionné
25:34sur les services
25:34mais aussi
25:35sur les semi-conducteurs
25:35qui présentent des puces
25:37et qui ne voient pas
25:38une réaction aussi
25:39enthousiaste du marché
25:40Apple
25:41qui n'investit pas
25:42en IA
25:43et qui est applaudi
25:44par le marché
25:44comment est-ce qu'on comprend
25:45l'analyse
25:46qui sont faites
25:47de ces différentes valeurs
25:48qui ont finalement
25:48des stratégies assez différentes
25:50quand même
25:50sur la thématique
25:51intelligence artificielle
25:52c'est du perceptif
25:53en fait
25:54ce qu'on a vu
25:56on n'a pas parlé de Microsoft
25:58mais Microsoft
25:58a publié
25:59effectivement
26:00publication correcte
26:02mais
26:02en fait
26:03la problématique
26:04de Microsoft
26:05c'est qu'ils sont exposés
26:06à Azure
26:06donc une plateforme
26:07de SaaS
26:08ou de IaaS
26:09et à OpenAI
26:11donc effectivement
26:13dès que OpenAI
26:14dérape un petit peu
26:15ou qu'on a des problématiques
26:17effectivement
26:18de publication
26:18de ce côté-là
26:19Microsoft en souffre
26:20en fait
26:22OpenAI éternue
26:23Microsoft en Rhum
26:24donc ça c'est la problématique
26:26de Microsoft
26:28autre problématique
26:29c'est
26:31donc on évoquait
26:32Apple
26:32bon Apple
26:33eux
26:33en fait
26:34ils ont appris
26:35de l'Apple Car
26:37ils se sont dit
26:38bon ok
26:39il y a des choses
26:39qu'on ne sait pas faire
26:40donc on ne va pas les faire
26:42et on ne va pas chercher
26:43à investir
26:43des monceaux d'argent
26:44ce qu'ils vont faire
26:45c'est très naturellement
26:47utiliser
26:48l'IA
26:49qui sortira
26:50par le haut
26:51de la compétition globale
26:52qu'on a actuellement
26:53et ils utiliseront
26:55moyennant
26:56finance
26:56auprès du prestataire
26:58qui peut être
26:59Amazon
26:59X
27:00ou Meta
27:01ou qui d'autre
27:03donc voilà pour Apple
27:05concernant Alphabet
27:06Alphabet
27:06c'est probablement pour ça
27:08que c'est eux
27:08qui ont le mieux performé
27:09post-publication
27:10c'est qu'ils ont monté
27:12un écosystème
27:12autour de ça
27:13une énorme partie
27:14des besoins
27:16en infrastructure
27:16en investissement
27:17sur l'IA
27:18il ne faut pas l'oublier
27:19c'est pour le référencement
27:20internet pour l'instant
27:22aujourd'hui
27:23il y a à peu près
27:2395% d'investissements
27:25qui sont faits
27:25pour re-référencer
27:26internet
27:26d'accord
27:27donc c'est pas pour
27:28effectivement faire
27:29des requêtes
27:30pour des robots
27:31de l'autopilote
27:32pour les voitures
27:33c'est vraiment
27:34pour l'instant
27:35des sujets
27:35extrêmement bas de plafond
27:36entre guillemets
27:38donc c'est du référencement
27:39de base de données
27:40c'est de l'archivage internet
27:41et ce que disait
27:42effectivement le patron
27:43d'NVIDIA
27:43c'est qu'aujourd'hui
27:43pour l'instant
27:44on est vraiment cantonné
27:45sur le bas de l'échelle
27:47de l'infrastructure
27:47IT
27:48donc
27:50et l'usage d'application
27:51ce sera pour plus tard
27:52l'industriel
27:53etc
27:54tout ça
27:54ce sera effectivement
27:55en application plus tard
27:56et donc l'Alphabet
27:57ils en profitent
27:58parce que eux
27:59justement
27:59les investissements
28:00ils auto-investissent
28:02dans leur
28:02dans leur infrastructure
28:04bien sûr
28:04avec leur moteur de recherche
28:06et en plus
28:06effectivement
28:07ils ont Gemini
28:08qui en parallèle
28:09développe
28:09et ils ont
28:10une infrastructure
28:12data center
28:13qui était déjà
28:13très bien en place
28:14et très efficiente
28:15c'était les premiers
28:16à mettre en place
28:17des data centers
28:17à base d'énergie renouvelable
28:18etc
28:18donc effectivement
28:19ils ont des problématiques
28:19complètement différentes
28:20et je termine avec
28:23Meta
28:24Meta
28:25qui eux ont des problèmes
28:26de capex
28:26en fait
28:26ils ne savent pas faire du capex
28:27on l'a vu
28:28avec le metaverse
28:29on l'a vu
28:29ils investissent trop
28:31voilà
28:31ils investissent trop
28:32trop fort
28:32selon le marché en tout cas
28:33et voilà
28:34en fonction du feeling de marché
28:35que pourraient avoir
28:36effectivement les dirigeants
28:37et donc on ne sait jamais
28:38vraiment si le capex
28:39est bien placé
28:40donc on est toujours
28:41dans une attente
28:42d'une logique de
28:42on attend de voir
28:44ce que ça va apporter
28:45et il y a toujours
28:45effectivement une temporalité
28:47un peu différente
28:47sur le meta
28:48malgré souvent
28:49des résultats
28:49qui sont plutôt
28:50au rendez-vous
28:51mais oui
28:52la partie capex
28:53est effectivement
28:53scrutée par tous les acteurs
28:55et ce que deviennent
28:56ces capex
28:57et comment ils sont utilisés
28:58d'autant plus
28:59mais c'est vrai que
28:59la partie dette
29:02inquiétude
29:02par rapport à
29:03comment on finance
29:04avec la génération de cash
29:06avec les endettements
29:06avec les levées de fonds
29:07etc
29:07tout ça c'est un peu passé
29:09au second rang
29:10on en parlait beaucoup
29:11en septembre dernier
29:12et peu à peu
29:13ça s'est dilué dans l'actualité
29:15et on n'en parle plus du tout
29:16et les capex pourtant
29:17ne font qu'augmenter
29:18et que progresser
29:19donc on verra
29:20mais effectivement bon
29:21un mot avant d'entendre
29:23Hervé Amorda
29:24sur ce sujet
29:24dans les publications
29:26de Microsoft
29:26le marché a également
29:28regardé
29:28le nombre de licences
29:30co-pilot
29:30qui avaient été vendues
29:31on a appris ce matin
29:33via le Wall Street Journal
29:34si je ne dis pas de bêtises
29:35que Anthropik
29:35va créer une genre de voiture
29:37avec notamment
29:37Blackstone et Goldman Sachs
29:39pour vendre des licences
29:41d'intelligence artificielle
29:41aux entreprises
29:42on sent qu'il y a quand même
29:43cette attente aussi du marché
29:44de regarder si c'est rentable
29:46et la rentabilité passe
29:47par l'équipement
29:48aux entreprises aujourd'hui
29:49bien sûr
29:50en fait
29:50c'est
29:52les plus gros contrats
29:53ou les plus gros montants
29:54de chiffre d'affaires
29:55qui aujourd'hui sont générés
29:56dans l'IA
29:56sont liés à du corporate business
29:58c'est pas
29:59nous qui payons
30:00l'abonnement
30:00à ChatGPT
30:019 euros par mois
30:02c'est
30:03c'est les entreprises
30:04qui effectivement
30:05dépensent aujourd'hui
30:06mais en prospectif
30:07parce qu'elles ne savent pas
30:07vraiment comment faire
30:09même chez Microsoft
30:10il y avait des consignes
30:11pour utiliser Copilot
30:11en interne
30:13et il y avait des primes
30:13d'utilisation
30:14d'accord
30:15de Copilot
30:15et ça n'a pas très bien marché
30:17parce qu'ils n'avaient pas trop
30:18à mettre
30:18les points sur l'IA
30:20savoir comment ils allaient
30:21effectivement utiliser Copilot
30:22et c'est un peu partout pareil
30:23on cherche des cas pratiques
30:24d'application
30:25comment effectivement
30:26améliorer les process
30:27comment effectivement
30:27simplifier le workflow
30:30peut-être effectivement
30:31réduire les emplois
30:32notamment sur la partie
30:33Colblanc malheureusement
30:34donc tout ça
30:36c'est un peu encore
30:37du prospectif
30:37on ne sait pas encore trop
30:38sur Clépidancé
30:39mais effectivement
30:39on a investi un petit peu
30:40à tout va aujourd'hui
30:41pour implémenter dans une entreprise
30:42pour voir les cas de figure
30:43qu'on va pouvoir mettre en place
30:44et comment ça va se traduire
30:46en espèces
30:47tendantes et trébuchantes
30:47notamment sur la partie bénéfice
30:49mais voilà
30:50c'est des gains de productivité
30:51qu'on va voir
30:51mais probablement pas tout de suite
30:53Hervé Amourda
30:54que n'a-t-on pas dit
30:55sur ce sujet
30:57d'intelligence artificielle
31:00notamment à la lumière
31:01des publications
31:03des GAFAM
31:04j'entendais un expert
31:05ce matin
31:06me dire
31:08maintenant le sujet
31:09c'est comment valoriser
31:10des résultats aussi exponentiels
31:11quoi
31:11c'est à quel moment
31:12ça devient trop cher
31:14puisqu'à chaque fois
31:15finalement ça finit
31:16par délivrer
31:17ce qui était attendu
31:19oui absolument
31:20en fait sur le secteur
31:22et l'IA
31:23d'une manière générale
31:24je pense que le sujet
31:25c'est que
31:26contrairement à toutes
31:27les autres ruptures technologiques
31:28qu'on a connues
31:29dans l'histoire
31:30celle-ci
31:31elle se fait
31:32sur le secteur
31:34qui a le coût du capital
31:35le plus faible
31:36parce qu'on est sur l'immatériel
31:37on est sur l'intangible
31:38et ça historiquement
31:40c'est très difficile à préciser
31:41parce que
31:42je sais pas
31:42le chemin de fer
31:43ou toutes les révolutions
31:44qui ont amené
31:45des usines massives
31:46de construction
31:47ont s'évalorisé
31:48des actifs physiques
31:49sur des actifs immatériels
31:50c'est compliqué
31:51notamment à la lumière
31:52de ce qui vient d'être dit
31:53parce que les utilisations
31:54aujourd'hui
31:54elles sont multiples
31:55mais à la fois
31:56elles sont multiples
31:57et en même temps
31:57on ne sait pas
31:58dans quel sens on va
31:59on sait que c'est une révolution
32:00on sait qu'il y a potentiellement
32:02des gains de productivité
32:02là-dessus
32:03c'est difficile
32:03de ne pas convaincre
32:05assez facilement
32:06mais quelle va être
32:07la direction prise
32:08est-ce qu'on est justement
32:09sur une stratégie d'entreprise
32:11et donc
32:11c'est l'entreprise
32:12qui va déployer
32:13les solutions d'IA
32:13et vraisemblablement
32:14quand on prend
32:15les deux géants
32:15que vous avez cités
32:16c'est plutôt la stratégie
32:18qu'ils sont en train
32:19de creuser aujourd'hui
32:20ou bien est-ce qu'on est
32:21sur une stratégie
32:22plus individuelle
32:23mais à ce moment-là
32:23on a cette rupture
32:24avec l'aspect réglementaire
32:26sécuritaire des données
32:27et le partage d'informations
32:28donc pour l'instant
32:30on est un peu dans ce flou
32:32la première étape
32:32ça a été une adoption
32:34très forte
32:34je pense que tous les géants
32:35ont voulu avoir
32:36un taux d'adoption
32:37parce que c'est comme ça
32:37qu'elles fonctionnent
32:38depuis le début
32:39que ce soit Google
32:40que ce soit Facebook
32:41le but c'était d'avoir
32:41le plus d'abonnés
32:42et donc elles ont poursuivi
32:43de cette stratégie
32:44est-ce que c'est la bonne stratégie
32:46dans le cadre de l'IA
32:46peut-être pas
32:47et là on se rend compte
32:48qu'effectivement
32:49il y a une stratégie
32:49plutôt B2B
32:50plutôt qu'une stratégie
32:51de toucher un nombre
32:52de personnes directement
32:53pour faire le lien
32:54avec l'économie
32:55quand on voit que
32:56la croissance américaine
32:57est essentiellement portée
32:58par l'IA
32:58je crois que c'est 75%
32:59de la croissance
33:00qui est portée par l'IA
33:01aujourd'hui
33:01vous nous dites
33:02qu'on sait que c'est
33:02une révolution
33:03mais on ne sait pas
33:03où ça va
33:03ça pose quand même
33:04des questions
33:05sur la manière
33:06dont on va dessiner
33:06nos économies demain
33:08oui absolument
33:09alors après
33:10c'est 75%
33:11mais alors ça dépend
33:11vraiment comment
33:12on le calcule
33:13je dirais moi
33:14ce qui me choque
33:15quelque part
33:16c'est que le moteur
33:17de croissance historique
33:18des Etats-Unis
33:18c'est la consommation
33:19des ménages
33:19et c'est vrai qu'au dernier trimestre
33:21l'investissement
33:22au sens large
33:23pèse autant
33:24contribue autant
33:24que la consommation
33:25des ménages
33:26et donc si ça devait durer
33:27et là on est sur le T4
33:29on a eu un chiffre très fort
33:30au T1
33:30on a à nouveau
33:31une contribution très forte
33:32si ça devait durer
33:33effectivement
33:34ça deviendrait
33:35un enjeu majeur
33:36mais l'investissement
33:37ce n'est pas une fin en soi
33:37il faut prendre du recul aussi
33:38par rapport aux chiffres
33:39et à l'impact des CAPEX
33:41à l'instant T
33:42quand on analyse
33:44un mot peut-être
33:45je vois l'heure qui tourne
33:46tous les trois
33:47on a parlé d'intelligence artificielle
33:49je vais continuer avec vous
33:50Hervé Amourda
33:50on peut ne pas parler que de ça
33:52aussi sur les marchés financiers
33:54qu'est-ce que vous regardez
33:55à l'heure actuelle
33:56sans parler de valeur
33:57mais de secteur
33:58de thématiques
33:59qui vous semblent intéressants
34:00à la lumière de la saison des résultats
34:02ou du contexte économique
34:03alors nous on a un gros focus
34:05sur les banques centrales
34:07et je pense qu'effectivement
34:07dont on n'a pas parlé aujourd'hui
34:08bien sûr
34:09et dont l'action a toujours été
34:11primordiale pour les marchés
34:13elle est peut-être encore sous-estimée
34:15parce qu'effectivement
34:16côté BCE
34:17on va parler des deux hausses de taux
34:18qui sont déjà pressées par le marché
34:20que Christine Lagarde
34:21confirme du bout des lèvres
34:22mais ce n'est pas tellement ça l'enjeu
34:24moi je pense qu'outre-Atlantique
34:27aux Etats-Unis
34:28on a quand même
34:28un nouveau président de la Fed
34:30qui remet en question
34:31la taille du bilan
34:32qui voudrait baisser
34:33la duration du bilan
34:35et ça
34:36alors certes
34:37la taille du bilan
34:37il va le faire de façon graduelle
34:38et donc ça ne va pas vraiment
34:40choquer le marché
34:40on a de la liquidité
34:42côté bancaire
34:42ils ont bien pris le pouls
34:43de la situation
34:45au T4
34:45lorsqu'ils ont mis leurs mesures
34:46pour racheter finalement
34:47et pour ouvrir
34:48du quantitative easing
34:49à court terme
34:50donc sur ce sujet
34:50il n'y a pas de problème
34:51mais sur la composition du bilan
34:53si on veut baisser
34:54la duration du bilan
34:55quelque part
34:55ça revient à faire
34:56ce que l'on a connu
34:57après la crise financière
34:58les operations twists
34:59donc on va swapper
35:00des maturités longues
35:01contre des maturités courtes
35:02et donc ça peut avoir
35:03un impact majeur
35:04sur les taux longs
35:04et quand on sait
35:05que le gouvernement américain
35:06au S2 2025
35:07s'est essentiellement financé
35:09avec des T-Bids
35:10ou des maturités très courtes
35:11peut-être que finalement
35:12ça ne serait pas contradictoire
35:14avec la stratégie
35:14de Donald Trump
35:15et bon
35:16Kevin Warsh
35:16a quand même été nommé
35:17par Donald Trump
35:18donc c'est pas totalement
35:19illogique comme raisonnement
35:20voilà pour moi
35:21c'est un peu la thématique
35:22qui potentiellement
35:23à surveiller de près
35:24et en fait
35:25il n'y a pas que le sujet
35:26d'indépendance
35:26ou non de la Fed
35:27il y a aussi
35:28il faut regarder dans le détail
35:28comment on réduit
35:29le bilan de la Fed
35:32Emmerick Blond
35:32même question
35:32alors on peut continuer
35:33sur les banques centrales
35:34ou qu'est-ce que vous regardez
35:34sur le marché à l'heure actuelle
35:36qu'on a peut-être
35:36moins mis en avant aujourd'hui
35:44c'est dans
35:47la manière dont on a construit
35:48le portefeuille
35:49et les opportunités
35:51qu'on veut
35:53on veut saisir
35:54dans les mois qui viennent
35:55c'est effectivement
35:56des choses qui sont
35:58connexes à des thèmes
35:59comme le secteur bancaire
36:01on en parlait
36:01il y a l'actualité
36:02sur les taux
36:03il faut savoir dans les taux
36:04il y a une particularité
36:05sur les banques
36:05c'est qu'après avoir fait
36:07les plans massifs
36:07de restructuration
36:08après avoir vécu
36:10appris à vivre
36:11dans un environnement
36:11extrêmement hostile
36:14digitalisation des paiements
36:15banque en ligne
36:17les taux en baisse
36:19très bas
36:19à zéro
36:20négatif
36:21la restructuration
36:22des agences bancaires
36:23les banques sont devenues
36:24des animaux extrêmement efficients
36:25et on peut encore l'améliorer
36:27probablement grâce à l'IA
36:28mais en tout cas
36:29elles sont devenues
36:29des animaux extrêmement efficients
36:30et commencent maintenant
36:31aujourd'hui à gagner de l'argent
36:32même dans un tronc de taux bas
36:34donc on le voit actuellement
36:35les taux sont bas
36:36les banques
36:37on n'a jamais gagné
36:38autant d'argent
36:38donc là c'est intéressant
36:40mais si on a un contexte
36:41de baisse de taux
36:42ou de hausse de taux
36:42quelque part
36:43on s'en moque
36:44d'accord
36:44pour les banques
36:45non mais parce que
36:46effectivement
36:47la rentabilité
36:47des produits de taux
36:48effectivement
36:49contribue aux bénéfices
36:50par exemple
36:51mais quand les taux baissent
36:53par exemple
36:53la contribution
36:55des produits de taux
36:56baisse
36:56mais l'effet volume augmente
36:57et quelque part
36:58compense
36:59donc au final
37:00c'est un jeu à somme nulle
37:01mais pour l'instant
37:03toujours gagnant
37:03donc on fait les banques
37:05beaucoup
37:06infrastructure
37:07rénovation
37:07ça beaucoup
37:08on aime beaucoup
37:09ça c'est des thèmes
37:10qui touchent les Etats-Unis
37:11et l'Europe
37:13et on a beaucoup parlé
37:14effectivement
37:14de souveraineté énergétique
37:17bah effectivement
37:18consommation
37:18production
37:20efficience énergétique
37:20réseau électrique
37:22équipement électrique
37:23tout ça c'est des choses
37:23dans lesquelles on investit
37:24massivement
37:24on a les mêmes problèmes
37:26mais pour des raisons
37:27différentes
37:28eux c'est parce qu'il y a
37:29de l'IA qui se développe
37:30à plein
37:31nous parce qu'on a
37:31une crise énergétique
37:32en devenir
37:33et donc effectivement
37:34il y a des investissements
37:35colossaux qui sont en train
37:36de déployer
37:36et on pense qu'effectivement
37:38à moyen terme
37:38on va pouvoir en profiter
37:39Véronique Riche-Flores
37:40pour conclure
37:41qu'est-ce que vous regardez
37:42rapidement
37:42moi je regarde
37:43comme beaucoup
37:43comme tout le monde
37:44à peu près
37:45tous les flux de nouvelles
37:47etc
37:47après il y a deux points
37:48d'interrogation
37:49un point sur la Chine
37:50je ne suis pas
37:51je ne suis pas certaine
37:53du diagnostic
37:53qu'on peut porter aujourd'hui
37:55sur les effets
37:56de cette crise
37:57sur l'économie chinoise
37:58moi j'avais plutôt
37:59le sentiment
37:59qu'in fine
38:00l'Empire du Milieu
38:01s'en sortait plutôt pas mal
38:02par le gain
38:04en termes d'influence
38:07stratégique
38:07sur le reste du monde
38:08je reste convaincue
38:10et puis les avancées
38:11technologiques
38:11qui sont
38:13très importantes
38:14et c'est des avancées
38:17environnementales
38:18également
38:18qui munisent
38:20un peu le pays
38:20est-ce que c'est vraiment
38:21ça l'histoire
38:22enfin moi j'en étais convaincue
38:23et j'ai plutôt mis en avant
38:24voilà
38:25maintenant je pense
38:26que potentiellement
38:27les conclusions
38:28sont énormes
38:28et donc il faut être prudent
38:30et j'essaye
38:31encore de défricher
38:32et je pense
38:33qu'il y a encore
38:34à défricher
38:34deuxième sujet
38:35plus anecdotique
38:36mais quand même intéressant
38:38au mois de mars
38:39on a eu aussi
38:39une matriculation automobile
38:40la semaine dernière
38:42sur le mois de mars
38:43donc voilà
38:44et avec
38:45j'ai regardé le détail
38:46un petit peu
38:46les ventes
38:48de véhicules électriques
38:49bien sûr
38:50ça part partout
38:51alors c'est pas tellement
38:52surprenant
38:52c'est logique
38:53mais ça va vite
38:54ça va vite
38:54et le mouvement
38:55est très fort
38:56et ça c'est plutôt
38:58réconfortant
38:58alors on a vu
38:59que la consommation
38:59les achats de biens
39:00en France
39:02mensuels
39:02ont été portés
39:03par le secteur automobile
39:04ça a sauvé
39:05l'ensemble
39:06de la donnée
39:06ça veut dire
39:07qu'on a peut-être
39:08une petite poche
39:08de baisse du taux d'épargne
39:09peut-être quelque part
39:10
39:10un petit peu
39:11parce que
39:12et ça
39:13ça peut être intéressant
39:14après quand on décline
39:16au niveau européen
39:16la Pologne
39:18ça part très vite
39:19en fait
39:20ça redémarre partout
39:21c'est bien
39:22c'est plutôt sympathique
39:23pour l'industrie automobile
39:24il vaut mieux
39:25que ce ne soit pas
39:26que des véhicules chinois
39:27qui profitent
39:28de ce
39:29cet appel d'air
39:30mais je pense
39:31qu'on a commencé
39:31à prendre
39:32des mesures
39:32de protection
39:33reste à savoir
39:34si Donald Trump
39:35va tout casser
39:36avec ses mesures
39:36de rétorsion
39:37sur l'automobile européenne
39:38mais voilà
39:39un petit truc
39:40un petit peu sympathique
39:41derrière
39:41des données
39:42conjoncturelles
39:43qui ne sont pas très
39:44merci beaucoup
39:45merci Véronique Riche-Flores
39:46merci Hervé Amourda
39:48merci Emmerick Blond
39:49merci à tous les trois
39:50et quant à nous
39:51on se retrouve tout de suite
39:52dans le dernier quart d'heure
39:53de Smart Bourse
39:54merci à tous
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