- il y a 2 jours
Lundi 4 mai 2026, retrouvez Véronique Riches-Flores (Présidente, RF Research), Pierre-Yves Dugua (Correspondant américain), Hervé Amourda (Économiste, ProBTP Finance et membre de BSI Economics) et Emeric Blond (Gérant fonds actions, Tailor AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Bourse, Smart Bourse, votre rendez-vous bourse en direct sur
00:13Bsmart for Change tous les jours à 17h.
00:16Une émission que vous pouvez également retrouver en replay sur bsmart.fr ou également écouter en podcast sur toutes les
00:22plateformes de podcast.
00:23Au sommaire de cette édition, alors que les annonces de ce week-end laissaient entrevoir une alcalmie, voire même un
00:28semblant de réouverture du détroit d'Hormuz.
00:31Donald Trump s'était engagé à faire escorter les navires bloqués dans le détroit par la marine américaine.
00:36Les espoirs des investisseurs ont été douchés un peu plus tard aujourd'hui alors que l'Iran a annoncé avoir
00:41tiré plusieurs missiles contre un bâtiment américain.
00:45Un revirement qui n'a pas manqué de faire revenir le sujet iranien sur le devant de la scène boursière
00:50alors que ces derniers jours avaient plutôt été marqués par la publication des entreprises tech,
00:56notamment aux Etats-Unis. On voit le pétrole qui oscille à l'heure actuelle aux alentours des 110 dollars pour
01:03le baril de Brent et 102 dollars pour le WTI.
01:06Et en matière de pétrole, justement, l'OPEP Plus a fait savoir ce week-end qu'elle maintenait son cap
01:10et qu'elle augmenterait sa production à partir de juin de 188 000 barils par jour.
01:16Une augmentation qui devrait avant tout être théorique alors que les sources de production que l'OPEP pourrait mobiliser se
01:22situent avant tout dans les pays du Golfe,
01:25impactés par le blocage du détroit d'Hormuz.
01:27Mais on notera quand même que l'OPEP Plus ne mentionne nullement le départ des Émirats arabes unis préférant donner
01:34l'image de l'unité quelques jours seulement après l'annonce du départ.
01:38Vous en aurez le résumé complet dans un instant.
01:41On parlera également de l'ouverture des marchés américains avec un S&P 500 et un Nasdaq qui évoluent dans
01:47le vert porté par les valeurs technologiques.
01:50On évoquera dans un instant également aussi le secteur automobile européen qui recule alors que Donald Trump a annoncé ce
01:56week-end passer les droits de douane sur l'automobile européenne de 15% à 25%.
02:02Et dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, on reviendra sur la situation aux États-Unis, la guerre
02:07en Iran bien sûr, mais aussi les prochaines échéances de la Fed avec notamment l'arrivée à sa tête de
02:13Kevin Warch.
02:13On en parlera avec Pierre-Yves Dugas. On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Bourse.
02:27Et nous commençons tout de suite avec Tendance, mon ami, le résumé complet de l'actualité boursière du jour proposé
02:31par Pauline Grattel.
02:32Bonsoir Pauline.
02:33Bonsoir.
02:34Les indices, Pauline, évoluent toujours au rythme de la géopolitique.
02:38Oui, commençons avec les derniers développements géopolitiques au Moyen-Orient alors que le dialogue entre Téhéran et Washington reste dans
02:45l'impasse après trois mois de conflits.
02:47Donald Trump annonce le lancement du Project Freedom. L'objectif est simple, briser le blocus du Détroit d'Hormuz en
02:53escortant les navires neutres piégés dans le Golfe.
02:56Qualifié de geste humanitaire par le président américain, cette opération vise à secourir près de 20 000 marins répartis sur
03:04900 navires dont certains manquent de vivre après des semaines d'immobilisation.
03:08Ça, c'était les certitudes qu'on avait ce matin très tôt. Et puis ensuite, Téhéran a immédiatement rejeté l
03:12'initiative et dénonce une violation de la trêve.
03:14Oui, les autorités iraniennes préviennent que toute intrusion des forces armées étrangères dans le Détroit sera accueillie par des frappes
03:21directes.
03:22Donald Trump a répliqué avec la même fermeté, promettant de répondre à toute interférence par la force.
03:28La tension est déjà montée d'un cran. Selon des médias locaux, deux missiles auraient visé une frégate américaine.
03:34Cette instabilité met le feu au marché. Le baril de Brent repasse la barre de 110 dollars, tandis que le
03:39WTI bondit de 3% pour franchir les 100 dollars.
03:42Autre signe de nervosité, les rendements obligataires américains se tendent, avec notamment un 10 ans au-delà de 4,40%.
03:51Et les indices actions, notamment européens, évoluent en repli.
03:54Oui, ils évoluent déjà dans le rouge en début de séance, mais les indices ont creusé leur perte après ces
03:59nouvelles annonces.
04:00L'Eurostox 50 cède 1%. En France, le CAC 40 chute de 1% également et repasse autour de 8
04:06000 points.
04:06Aux Etats-Unis, les indices sont ouverts en ordre dispersé. Le Dow Jones était en baisse.
04:11Le S&P 500 et le Nasdaq à l'équilibre dans les premiers échanges.
04:16Enfin, l'indice VIX de la volatilité remonte de plus de 6% autour de 20 au cours de la
04:21séance.
04:21C'est aussi le retour des tarifs, Pauline.
04:24Oui, Donald Trump a accusé l'Union européenne de trahir l'accord sur les droits de douane automobiles négociés l
04:31'été dernier.
04:31Alors que le tarif de 15% semblait acté, le président américain annonce un passage brutal à 25% dès
04:38cette semaine.
04:39Ce revirement intervient dans un climat déjà glacial, après son différent avec le chancelier allemand Friedrich Merz
04:45concernant la guerre en Iran entre guerre commerciale et tensions militaires.
04:50L'axe transatlantique est sous tension. Affaire à suivre.
04:52Un mot des actualités, notamment en Asie, au Japon, c'est le Front monétaire qui inquiète.
04:58Oui, sur le marché d'échange, la nervosité est palpable.
05:01Les investisseurs soupçonnent une intervention imminente des autorités japonaises pour soutenir le Yen.
05:06La devise nippone stagne à des niveaux historiquement bas depuis plusieurs semaines.
05:11Les responsables japonais multiplient les avertissements et soulignent que cet effritement de la monnaie pèse lourdement sur le pouvoir d
05:18'achat
05:18et alimente une inflation devenue préoccupante pour les ménages.
05:21En revanche, la technologie, le bloc technologique ne s'est jamais aussi bien porté, notamment en Corée du Sud.
05:27Oui, le Kospi sud-coréen se distingue ce matin avec une clôture en hausse de 5%.
05:32Un bond porté par ces deux fleurons technologiques, Samsung et SKNX, portés eux-mêmes par l'euphorie continue autour de
05:39l'intelligence artificielle.
05:41SKNX s'est envolé de 10% tandis que Samsung progressait de 5%.
05:46A eux seuls, ces deux géants pèsent 40% de l'indice et jouent le rôle de moteur.
05:51Depuis le 1er janvier, le Kospi affiche une très bonne santé et est en hausse de plus de 60%.
05:57Un mot valeur également, Pauline.
06:00Ce week-end se tenait l'Assemblée Générale de Berkshire Hathaway.
06:03Que retenir de cette Assemblée Générale ?
06:05Le groupe continue d'accumuler des liquidités à près de 400 milliards de dollars pour le premier trimestre de Greg
06:12Abel en tant que directeur général.
06:14Les revenus progressent eux de 4% et sont supérieurs aux attentes.
06:18Enfin, le bénéfice net de 10 milliards de dollars est également supérieur aux attentes.
06:21Le titre est à l'équilibre.
06:23Enfin, GameStop a formulé une offre de rachat non sollicité sur eBay à 56 milliards de dollars avec un objectif
06:31clair.
06:31Concurrence est Amazon.
06:32Le titre eBay bondit de plus de 5% dans les premiers échanges.
06:36Et on conclut avec l'agenda de demain, Pauline.
06:38Les investisseurs arbitreront demain les résultats de Palantir publiés ce soir après la clôture des marchés.
06:44Demain, on attend les comptes d'AMD, Pfizer et Paypal aux Etats-Unis.
06:48En France, ceux d'AXA sont au programme.
06:50Côté macro, la balance commerciale américaine du mois de mars est attendue ainsi que l'ISM Service du mois d
06:56'avril.
06:56On regardera aussi l'enquête Jolt du mois de mars qui intervient en préambule du rapport américain sur l'emploi
07:02du département du travail.
07:04C'était Tendance, mon ami.
07:05Merci beaucoup, Pauline Grattel.
07:07Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Planète Marché.
07:19Et c'est parti pour Planète Marché.
07:22Nous avons une quarantaine de minutes ensemble pour décrypter les actualités mais aussi les tendances qui animent la Planète Marché.
07:30Nous avons le plaisir d'être en plateau avec Véronique Riche-Fleurès.
07:32Bonsoir Véronique.
07:33Bonsoir.
07:34Vous êtes présidente de RF Research.
07:36Nous avons le plaisir également d'être accompagnée par Hervé Amourda.
07:38Bonsoir Hervé.
07:39Bonsoir.
07:40Vous êtes responsable de la recherche chez Pro BTP Finance et membre de BSI Economics.
07:46On va commencer avec vous deux.
07:48Émeric Blond nous rejoindra peut-être un petit peu plus tard.
07:51Peut-être commencer avec vous Véronique.
07:54Alors, je ne sais pas tellement par quoi vous lancer sur la situation dans le détroit d'Hormuz
07:59puisque je ne sais pas ce qui sera toujours la réalité dans quelques heures.
08:03Mais on a cru à une accalmie ce week-end.
08:05On a cru que potentiellement on allait vers des négociations qui avançaient, vers des navires
08:10qui allaient pouvoir sortir du détroit d'Hormuz escorté par la marine américaine.
08:14Finalement, le scénario est remis en cause à l'heure actuelle.
08:17Quand on analyse ça d'un point de vue économique et d'un point de vue boursier,
08:22qu'est-ce que ça amène de nouveau au scénario qu'on avait déjà depuis plusieurs semaines,
08:25à savoir l'Iran et les États-Unis, qui se renvoient la balle de négociations qui n'ont pas l
08:29'air d'avancer ?
08:30Alors, ça fait un petit moment qu'on croit que ça va s'améliorer.
08:34Et finalement, c'est assez vital pour les marchés parce qu'on s'aperçoit que ça permet quand même
08:38de maintenir un certain degré de confiance et encore un petit appétit pour le risque.
08:44Enfin, un petit, ça dépend de où on regarde d'ailleurs.
08:45Parfois même très sensible.
08:48Et je dirais, surtout, ça évite aux marchés obligataires d'entamer un cycle de haus et taux trop violent.
08:58Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de haus et taux, il y en a.
09:00Mais ça grappille doucement.
09:01Ce qu'on voit, c'est que les anticipations d'inflation, par exemple, 5 ans dans 5 ans,
09:05qui est quand même une référence sur les marchés,
09:08eh bien, celui-là a très peu bougé au regard de ce qu'on a connu sur les prix du
09:12pétrole.
09:14Et plus ce scénario d'enlisement, quand même, perdure,
09:19plus, pour notre part, on va regarder du côté des marchés obligataires
09:23et en particulier ce risque que la patience ait des limites
09:27et que finalement, les anticipations d'inflation finissent par réellement décaler,
09:32ce qui pourrait pousser les taux significativement plus haut qu'aujourd'hui.
09:37Au moins 50 points de base qu'aujourd'hui sur les 10 ans, par exemple,
09:40que ce soit aux États-Unis ou en Europe.
09:41Parce qu'on rentre dans le troisième mois du conflit
09:43et on entend effectivement qu'un conflit qui durerait trois mois,
09:47ça commencerait à avoir des sérieuses conséquences sur une inflation en Europe ou aux États-Unis.
09:52Et on est toujours dans un contexte où, moi, j'essaye de...
09:55Ce n'est pas toujours facile, mais de comparer à ce qui s'est passé en 2001, 2021, 2022,
09:59où on voit bien que les premiers temps des hausses des prix des matières premières,
10:04eh bien, ne se voient quasiment pas dans l'inflation sous-jacente.
10:08Et à l'époque, c'était le cas aussi.
10:10D'ailleurs, la raison pour laquelle les banquiers centraux se sont quand même fait avoir,
10:14c'est que finalement, on avait même des signaux de légère détente sur l'inflation sous-jacente, etc.,
10:19ou le détail des chiffres d'inflation.
10:22Aujourd'hui, si vous regardez, finalement, à chaque publication, c'est...
10:25Youpi, il n'y a pas d'inflation, enfin, si, il y a l'énergie, et puis les coûts des
10:29transports,
10:29mais tout le reste, ça ne bouge pas ou très peu, voire, ça décélère.
10:33Donc, dès que la situation se réglera, ça reviendra à la normale.
10:35C'est un peu le scénario aujourd'hui.
10:37Exactement.
10:38Et à mon humble avis, c'est quand même probablement une énorme erreur.
10:43C'est-à-dire qu'on le sait, les effets de ce type de chocs me prennent du temps.
10:48Le temps, ce n'est pas un ou deux mois, c'est plutôt trois à six mois.
10:51Et donc là, on est déjà à trois mois de conflit, d'un pétrole au-dessus, grosso modo,
10:56en moyenne de 100, ce n'est pas tout à fait exact, mais de 100 dollars.
10:59Et effectivement, les effets vont finir par apparaître.
11:02Et plus on reste sur ce niveau-là, on le voit dans des tas de secteurs.
11:07Alors, bien évidemment, dans l'aéronautique, en premier lieu, enfin, le transport aérien, mais pas que.
11:12Et plus on va voir les effets à la fois sur l'inflation et l'activité.
11:18Et je pense qu'aujourd'hui, les marchés, pour l'essentiel, ignorent ce risque.
11:24Ils ignorent cette réalité, veulent pas le voir ou le sous-estiment par rapport à ce qui semble être quand
11:30même la réalité.
11:31Est-ce que vous avez un scénario ?
11:33Alors, c'est très compliqué d'avoir un scénario sur la durée d'un conflit ou sur l'impact sur
11:37l'économie.
11:38Est-ce qu'il y a un scénario, selon vous, qui se dégage sur une situation qui se réglerait de
11:42manière courte
11:43ou qui viendrait à durer un petit peu ?
11:45Nous, on a fait très tôt, effectivement, trois scénarios.
11:48Bon, le premier, une résolution rapide.
11:50Donc, on a fait ça à peu près, je ne sais plus, fin mars.
11:55Oui, fin mars, d'ailleurs, le 27 mars, en disant, bon, on arrive à envisager une issue du conflit sous
12:00huit jours.
12:01Donald Trump fait marche arrière.
12:04Et auquel cas, bon, l'effet est mineur.
12:07On a peut-être quand même un pic d'inflation à 5 %, mais ça ne dure pas.
12:11Et dans 12 mois, on peut imaginer qu'on revienne vers 3 %.
12:14Deuxième scénario nettement plus ennuyeux, celui d'un enlisement.
12:19Alors, à l'époque, on ne savait pas trop quel type d'enlisement.
12:22Mais en gros, on avait titré Donald Trump sans lisse.
12:25Et ça ressemble un petit peu quand même à ça.
12:28Et auquel cas, les prix du pétrole restent durablement au-dessus de 100 dollars.
12:31Et l'impact économique est beaucoup plus significatif,
12:34à la fois en termes d'activité, avec une récession à la clé, certainement en Europe, voire à l'échelle
12:39mondiale.
12:40Et des hausses de taux, enfin, une inflation beaucoup plus durablement supérieure, bien évidemment, aux objectifs.
12:48qui veut dire des réponses monétaires.
12:52Et là, on a des réponses monétaires, ce n'est plus du tout la même histoire.
12:54On est, par exemple, aux États-Unis, plutôt au-dessus de 300 points de base de « os et fed
12:58funds ».
12:59Oui, bien sûr.
13:00Oui, et avec des implications sur les résultats des entreprises également,
13:05qu'on chiffrait à l'époque entre 5 et 7 % par rapport à la base de départ.
13:12Dans ce scénario-là, il semble quand même qu'on s'oriente vers un scénario de cette sorte.
13:18Et peut-être d'ailleurs que Donald Trump finira par nous dire, comme il a commencé à le dire,
13:23il n'y a plus de guerre, c'est fini, c'est tout bon,
13:25mais qu'en réalité, on conserve un degré de tension dans la région telle
13:28que le prix du pétrole reste durablement au-dessus de 100 dollars.
13:32Et ça reste la référence quand même pour ce scénario, ce prix du baril.
13:37Et justement, sur ce 100 dollars, parce qu'effectivement, c'est du stress pour les marchés,
13:43mais on entend un certain nombre d'experts nous dire aussi, on a connu, ça peut revenir à la normale
13:48très vite,
13:48ce qu'il faut avoir en tête, en tout cas, votre scénario, c'est de dire,
13:51chaque jour qui passe est un jour qui nous rapproche quand même d'impact durable sur l'économie.
13:56Et qui nous éloigne, alors nous, on n'a jamais cru, même dans le scénario,
14:00c'est une guerre éclair, à un retour au niveau qui prévalait avant la crise.
14:04Tout simplement parce qu'on a considéré depuis l'automne dernier
14:07que les prix du pétrole étaient sous-évalués par rapport aux autres matières premières,
14:11notamment aux métaux industriels.
14:12Bien sûr.
14:12Vous avez une histoire globale, notamment de l'IA, du CAPEX, etc.,
14:16qui tire à la hausse les prix des métaux industriels.
14:18Et quand on regarde où était le pétrole par rapport à ce panier de valeurs,
14:24enfin de matières premières, on était très sous-évalués.
14:29Alors ça peut s'expliquer.
14:30Bien des analyses vous expliqueront que le pétrole, c'est fini, etc.
14:33Bon, la preuve en est, c'est que ce n'est pas tout à fait l'histoire.
14:36Et qu'une décorrélation aussi forte, durable, n'est quand même pas le scénario le plus probable.
14:41Donc je pense que finalement, la guerre, d'ailleurs, dans ses premiers temps,
14:45en ramenant le prix du baril aux 90 dollars, c'était presque une normalisation par rapport au prix des métaux.
14:51Là, bon, au-dessus de 100, ça commence à être une autre histoire.
14:55Mais du coup, même en cas de résolution relativement rapide du conflit,
14:58nous, on n'a pas de retour, on revient à 85 dollars, dans le meilleur des cas.
15:02Emeric Blond nous a rejoint également.
15:04Bonsoir, Emeric Blond, vous êtes gérant Fonds Action chez Taylor Asset Management.
15:08Bonsoir.
15:09Merci d'être avec nous.
15:10Hervé Amourda, on va continuer avec vous.
15:13Que dire de plus sur cette situation, cette compréhension de l'impact économique
15:18de ce qui se joue en Iran ?
15:21Alors, il y a effectivement les nouvelles qu'on a données au début,
15:23auxquelles on croit le dimanche et qui ne sont plus vraies le lundi.
15:26Mais chaque jour qui passe accentue les effets sur l'économie
15:31et potentiellement sur la performance boursière d'un certain nombre de valeurs.
15:35Oui, absolument.
15:36Alors, sans paraphraser ce qu'a dit Véronique, parce que c'est très juste,
15:40en tout cas, on est assez alignés dessus.
15:42Il y a plusieurs échelles de temps qui se croisent aujourd'hui.
15:45Il y a un temps immédiat des annonces de Donald Trump,
15:48mais aussi côté iranien et avec les divisions que l'on connaît
15:52et que l'on sous-estimait peut-être dans les discussions de cessez-le-feu,
15:57notamment entre les gardiens de la liberté et l'aspect plus gouvernement
16:00qui accepte de négocier.
16:02Et ça, pardon, je vous coupe là-dessus,
16:04mais les annonces iraniennes ou de Donald Trump sur un règlement imminent du conflit,
16:10on y croit encore quand on analyse la situation
16:13ou on attend de voir les effets réels et tangibles ?
16:17Je pense que le sujet, c'est déjà de considérer que c'est une bonne nouvelle qu'elles existent,
16:22qu'il y ait un dialogue et que de temps en temps,
16:25tous les cinq à six jours, on a une bonne nouvelle,
16:27on a une annonce positive qui est faite de part et d'autre.
16:31Donc il y a vraiment une volonté dans les deux camps, quelque part,
16:33que la situation s'améliore.
16:35Et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle
16:37et je pense que c'est ce qui nous empêche d'avoir justement
16:39un scénario catastrophe aujourd'hui sur les marchés.
16:42Mais ce que ça nous empêche également,
16:43c'est de voir finalement la réalité macroéconomique.
16:46Et cette impulsion économique, en fait, elle est difficile aujourd'hui à mesurer,
16:50mais il ne faut pas confondre finalement l'attentisme des économistes actuels
16:57qui veulent attendre les dernières données,
16:59les dernières informations sur les données d'activité ou sur les données de prix
17:04pour revoir leur scénario et avoir les chiffres les plus justes.
17:07Parce qu'on a été fortement surpris en 2022
17:09et on ne veut pas que cet exercice se réplique.
17:12Il ne faut pas confondre cet attentisme avec l'absence d'impact économique.
17:15Il y aura un impact économique majeur,
17:17il y aura un impact économique très fort.
17:19Moi, je pense qu'il y a peut-être une donnée qui aujourd'hui est sous-estimée,
17:23c'est la croissance du crédit.
17:24On avait une croissance du crédit qui était très forte en 2022
17:27au moment où il y a eu le départ du choc en Ukraine.
17:32Bien sûr.
17:32Et puis une demande de crédit de la part des ménages et des entreprises,
17:36donc vraiment du secteur privé au sens large,
17:38qui était en accélération.
17:39À trois mois, à six mois,
17:41on avait vraiment un besoin finalement de ressortir du Covid
17:44et donc d'investir davantage.
17:46Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
17:47Aujourd'hui, les perspectives sur le crédit à trois mois, à six mois sont à la baisse.
17:52Elles sont à un point le plus bas depuis deux ans.
17:55Mais on approche vraiment du plus bas que l'on a connu pendant le choc de 2022.
17:59On n'est vraiment pas très loin.
18:00Et ça, c'est notre point de départ aujourd'hui.
18:02Or, quel est le grand mystère de 2022 ?
18:06C'était d'observer que la hausse des taux de la BCE
18:09n'a pas eu d'impact récessif sur l'économie.
18:11Mais si on part d'un point aussi bas sur le canal du crédit,
18:15alors que c'est le canal principal dans la transmission de la politique monétaire,
18:18alors cette fois-ci, les impacts récessifs ne doivent pas être écartés.
18:22Et au contraire, on devrait probablement en avoir.
18:24Et ça, on l'interprète par un manque de confiance des entreprises,
18:27une difficulté à lever de la dette, des coûts plus élevés par ailleurs,
18:31des projets d'investissement remis à plus tard ?
18:33Alors, sur le point de départ, on doit toujours faire cette dichotomie
18:37entre le secteur de la tech, l'IA, évidemment, est un monde à part.
18:41Qui lève de l'argent.
18:43Où aucun des sujets, finalement, n'impacte cette sphère dans un microcosme.
18:49Et puis, le reste de l'économie.
18:50Et le reste de l'économie, c'est une économie qui a subi des hausses de taux majeures,
18:54qui avait une normalisation de la politique monétaire,
18:56qui n'a pas de projet d'investissement fastidieux
18:59quand on met de côté les plans d'infrastructure et de défense,
19:01qui sont des plans très long terme.
19:03Ce ne sont pas des plans immédiats pour les entreprises.
19:06Alors, bien sûr, ce sont des bonnes nouvelles pour le projet européen.
19:08Et là-dessus, j'abonde dans le même sens.
19:10Mais en tout cas, ce n'est pas un boost pour la croissance économique.
19:13Et donc, ça, c'était le point de départ.
19:14Et c'est la raison pour laquelle on a des perspectives peut-être un peu plus ternes cette fois-ci.
19:18Avant de poser la question à Aymeric sur comment est-ce qu'on intègre ça dans une stratégie de gestion,
19:23un mot.
19:24Alors, l'OPEP+, reste sur la même stratégie, affiche une unité de façade.
19:30Mais on a quand même les Émirats Arabes Unis qui ont quitté l'OPEP,
19:33justement pour s'affranchir des quotas imposés par l'OPEP,
19:37et qui ambitionnent, d'ici un an, d'augmenter drastiquement sa production de pétrole.
19:42Est-ce que ça peut venir contrebalancer ce qu'on voit actuellement avec un baril de pétrole
19:47aux alentours des 100 dollars, où, de toute façon, le sujet principal reste quand même
19:52l'acheminement et la réouverture du détroit d'Hormuz ?
19:54Vous avez tout dit.
19:56C'est-à-dire qu'à très court terme, physiquement, on n'a pas la capacité de monter finalement
20:00cette production.
20:01Enfin, on peut la monter, mais on ne peut pas la cheminer, on ne peut pas la livrer.
20:04Donc, c'est sans impact.
20:05En revanche, là où c'est plutôt à prendre en compte, pour moi, c'est le prix du baril
20:11va se stabiliser à la sortie du conflit, et effectivement, avec une abondance de l'offre
20:16qui n'est pas la même que celle que l'on avait en amont.
20:19Alors, pareil, encore une fois, on est très aligné avec ce qu'a dit Véronique,
20:22puisque pour nous, le vrai prix du baril de pétrole est plutôt autour de 90 dollars.
20:27Si on fait cette correction-là et qu'on intègre finalement cette abondance de production,
20:32en sachant qu'il y a aussi des investissements qui sont là, donc ça va mettre un petit
20:36peu de temps à venir sur le marché.
20:38Je crois que les Émirats tablent sur 5 millions de barils le jour, en 2027, oui.
20:43Donc, c'est quand même significatif.
20:45Et s'ils arrivent à le faire, effectivement, ça pourra avoir des pressions baissières
20:48sur ce prix d'équilibre, quelque part, du baril de pétrole.
20:51Mais aujourd'hui, on n'est pas encore dans cette situation.
20:54Emeric Blond, comment est-ce que vous analysez la situation ?
20:58On évoquait les dernières actualités en provenance du détroit d'Hormuz,
21:03ce week-end, qui laissait entendre une accalmie dimanche,
21:06une reprise potentiellement de...
21:09En tout cas, il y a eu deux tirs de missiles d'un point de vue iranien
21:12sur une frégate américaine.
21:15Comment est-ce que vous analysez ça avec cet objectif de réaliser des investissements
21:19ou de gérer un portefeuille et donc d'essayer de se tromper le moins possible
21:24par rapport à l'impact du conflit sur des investissements boursiers ?
21:28Je crois qu'il ne faut pas l'analyser, en fait.
21:30Non, mais c'est tout simple.
21:32C'est qu'aujourd'hui, les gérants qui ont essayé de jouer l'actualité à brûle pour point
21:37en prenant des positions en fonction de l'actualité,
21:40se sont tous mordus les doigts.
21:41C'est les portes de saloon à répétition.
21:44Parce que ça va trop vite.
21:45Ça va trop vite.
21:46C'est trop volatile.
21:48Les prises de décisions de Trump sont complètement incohérentes et irrationnelles.
21:53Et on est dans un schéma où, effectivement,
21:55on est dans des effets d'annonce permanents
21:57et qui peuvent aller faire des virages à 180 degrés instantanément.
22:01Donc, prendre le risque de faire des paris comme ça,
22:04effectivement, à très court terme sur un fonds d'actualité,
22:07à mon avis, c'est vraiment quelque chose qu'il ne faut pas faire
22:09dans le cadre d'une construction de portefeuille.
22:11Il faut, effectivement, s'inscrire un peu plus dans la durée,
22:13avoir des paris un peu plus moyens, long terme,
22:16essayer d'anticiper des trajectoires ou des leçons
22:18qu'on peut tirer, par exemple, de cette crise énergétique.
22:21Aujourd'hui, on a eu, effectivement,
22:22comme vous soulignez tous les deux,
22:24la crise énergétique qu'on avait connue en 2022
22:26avec l'avasion de l'Ukraine,
22:28où on avait coupé les robinets du gaz et du pétrole russe.
22:32Qu'est-ce qui s'était passé ?
22:33Effectivement, les prix avaient beaucoup monté
22:35parce que l'Europe était principal client de la Russie
22:38et que c'était notre principal fournisseur.
22:40Aujourd'hui, c'est moins le cas.
22:41On s'est quand même beaucoup un peu désensibilisés
22:44de cette géopolitique.
22:45On n'utilise plus la Russie, déjà, comme fournisseur.
22:48Et puis, on a, effectivement,
22:48le premier travail qu'on a fait post-invasion,
22:51c'était de diversifier les sources d'approvisionnement
22:52et de changer un peu le mix énergétique.
22:56Alors, ça a eu des impacts positifs,
22:58mais on n'a pas pu tout régler d'un coup.
23:00Mais là, effectivement,
23:02les trains de retard qu'on avait continués un petit peu à avoir
23:05à l'issue de cette crise énergétique de 2022,
23:07on voit qu'il va falloir accélérer encore un peu plus la cadence
23:10pour encore un peu plus autonomiser l'Union européenne
23:15par rapport à sa consommation de son mix énergétique
23:18et de son sourcing de matières premières énergétiques.
23:22Et on voit, le comportement des marchés américains et européens
23:26n'ont pas du tout été le même.
23:27Aux États-Unis, on est sur des considérations autres que l'énergie.
23:30Les problématiques énergétiques, c'est parce qu'effectivement,
23:32les data centers consomment beaucoup d'énergie
23:33et prennent l'énergie du consommateur local.
23:36Bien sûr.
23:36Mais en Europe, on a juste la contrainte de...
23:39Où est-ce qu'on trouve l'énergie ?
23:40Où est-ce qu'on trouve l'énergie ?
23:41Donc, les data centers, ça viendra après.
23:43Donc, effectivement, ce n'est pas du tout la même considération.
23:46Et c'est vrai qu'en termes de géopolitique
23:49ou de construction du portefeuille,
23:51c'est très compliqué de se positionner comme ça.
23:52C'est intéressant ce que vous nous dites
23:53parce qu'en fait, ça veut dire que vous ne réfléchissez pas
23:56ou il ne faut pas réfléchir en termes d'impact
23:59d'une hausse du pétrole ou d'une hausse des coûts de l'énergie
24:01sur des investissements,
24:02mais plus en termes de, un peu plus long terme,
24:04qu'est-ce qui va vers une autonomisation,
24:06on va y arriver, énergique...
24:08Souveraineté énergétique, en fait.
24:09On va, effectivement, je pense,
24:11prendre la pleine mesure de ce qui nous manquait là
24:13à l'issue de cette crise iranienne
24:14et continuer à investir, voire faire la bouche,
24:20avancer à marge forcée
24:22et doubler vraiment,
24:23ou même tripler, quadripler les investissements
24:25qu'on peut avoir sur la partie transition énergétique
24:28pour, effectivement, s'autonomiser le plus possible,
24:30avoir cette souveraineté énergétique le plus possible
24:33pour ne plus avoir ces aléas géopolitiques
24:36dont on souffre, en fait.
24:37On est les victimes collatérales d'un conflit
24:38qui ne nous concerne pas du tout, au final.
24:41Donc, voilà.
24:41Donc, la construction du portefeuille,
24:43c'est par anticipation de ce qui est en train
24:45de se passer actuellement
24:46et pas pour jouer l'actualité.
24:47Bien sûr.
24:48À l'instant T, au moment où l'actualité s'est passée,
24:50on a, nous, par exemple,
24:51renforcé tout ce qui était transition énergétique.
24:53Ok.
24:53En se disant, voilà, effectivement,
24:54là, il faut aller encore plus vite.
24:56Mais on n'a pas dit,
24:57c'est pour jouer ce qui va se passer dans deux mois.
24:59Non, mais en revanche,
25:02sans parler de valeur,
25:03mais si on rentre dans la micro,
25:04il y a quand même des impacts
25:05sur le coût du transport.
25:06Bien sûr.
25:06On voit des compagnies aériennes
25:07qui annulent des vols.
25:09Donc, on voit un impact très concret
25:10sur l'activité économique.
25:11Et ce qui a fait que certains secteurs d'activité
25:13ne sont plus investissables pour nous,
25:16en tout cas à court terme,
25:17parce qu'effectivement,
25:18pollués par cette aléa géopolitique
25:20et d'actualité volatile
25:24et qu'on peut avoir.
25:25Véronique Christorese.
25:25C'est intéressant,
25:26parce que quand on regarde un petit peu
25:28la performance des différents secteurs
25:30ou typologie d'action,
25:34on voit que le segment ESG européen
25:37a largement surperformé l'Eurostox
25:40et qu'il surperforme d'autant plus
25:43depuis le début du conflit en Iran.
25:45Et là, on rejoint,
25:46parce que l'EG européen,
25:47il y a quand même,
25:48je ne connais pas bien le détail,
25:49mais a priori,
25:49il doit y avoir quand même pas mal
25:51d'énergie renouvelable, etc.,
25:53toutes ces choses-là.
25:54Et du coup,
25:56ça fait des segments porteurs,
25:57avec peut-être l'histoire de Trump.
25:59Nous, ce qu'on a fait,
26:00on a procédé finalement
26:02un peu de la même manière
26:03en se disant,
26:03bon, OK,
26:04il y a tous les aléas
26:05et les annonces incontrôlables
26:07de Donald Trump,
26:07donc si on commence à le suivre,
26:09on ne va jamais s'en sortir.
26:11Donc, quelles sont les grandes lignes,
26:12les lignes directrices
26:14de l'économie mondiale aujourd'hui ?
26:15La première grande ligne directrice,
26:17c'est qu'on est dans un monde
26:18à court de ressources
26:19et que la problématique
26:20de l'accès à la ressource
26:22fait la géopolitique
26:23et qu'elle fait finalement,
26:26elle va faire l'économie
26:27parce qu'elle va faire les prix,
26:28etc.,
26:29et les politiques monétaires.
26:30Donc, ça,
26:31c'est notre axe,
26:32notre point de repère
26:33et ça permet effectivement
26:36de trouver des directions
26:38beaucoup plus claires
26:39dans cette pagaille
26:40parce que sinon,
26:41et moi,
26:42je suis assez convaincue
26:43que la surperformance
26:45du secteur ESG,
26:46parce que je suis convaincue
26:48par l'histoire
26:48que vous venez de raconter,
26:50elle va se poursuivre
26:51et que là,
26:52on a sans doute
26:53un domaine d'investissement
26:54qui protège un petit peu
26:55des aléas justement
26:56qui permet d'aller voir
26:58un peu plus loin.
26:59Vous évoquez extra-financiers
27:00justement,
27:00effectivement,
27:01ce sont des acteurs
27:01qui ont massivement investi
27:03sur des sujets d'environnement
27:05au-delà du social
27:05et de la gouvernance,
27:06qui ont investi
27:07sur des sujets environnementaux,
27:08génération d'énergie,
27:09décarbonation,
27:10consommation d'énergie,
27:11mix énergétique
27:12sur énergie renouvelable
27:13ou pas,
27:14et effectivement,
27:15qui probablement
27:15s'en sortent mieux aujourd'hui
27:17en vant un point de thèse
27:17d'inflation énergétique.
27:18Donc oui,
27:19je suis tout à fait d'accord.
27:20Hervé Amourda,
27:21un mot sur,
27:22effectivement,
27:23cette souveraineté énergétique
27:25qui passe aussi
27:26peut-être par plus
27:26d'énergie renouvelable,
27:28même si on est sur
27:28de l'investissement
27:29dans le temps long,
27:29mais ça relance aussi
27:30la dynamique,
27:31ce qu'on vit actuellement
27:33depuis deux mois
27:34en Iran ?
27:35Totalement,
27:36totalement.
27:36De toute façon,
27:37on se construit
27:37sur des chocs.
27:392022,
27:39ça a été très bien expliqué
27:41et effectivement,
27:42le seul mauvais choix
27:43quelque part de 2022
27:44dans la diversification
27:45des sources énergétiques,
27:47c'était finalement
27:47le Qatar.
27:48Mais on ne pouvait pas
27:49le prévoir.
27:50Et effectivement,
27:51du coup,
27:51maintenant,
27:51on paye un petit peu
27:52ce prix-là.
27:54Mais bon,
27:54si on commence
27:55à éliminer les acteurs
27:56et les producteurs
27:56de gaz naturel liquéfiés,
27:59eh bien,
27:59on va finir par n'avoir
28:00que les États-Unis.
28:01Et on a compris aussi
28:02qu'avoir une relation
28:03commerciale unique
28:04avec les États-Unis,
28:05c'était risqué.
28:06Ce n'est pas nécessairement
28:07la solution.
28:08Donc oui,
28:09le mix énergétique,
28:10c'est une solution.
28:11Mais regardez
28:11quelques contre-exemples.
28:13La France,
28:13la France a priori
28:14sur un choc d'offres pétroliers,
28:17aurait dû être immunisée.
28:19On ne devrait pas finalement
28:20parler de conséquences
28:21néfastes en France
28:22parce que nous,
28:22on a un poids du nucléaire
28:23qui est très important.
28:24On a développé le nucléaire
28:25à cet effet.
28:26Et donc,
28:27on aurait dû finalement
28:28être protégé.
28:29Le pays qui a la plus faible
28:30croissance,
28:31OT1,
28:31sans rentrer trop
28:32dans le détail,
28:33ça reste la France
28:33parmi les grandes économies
28:35aujourd'hui de la zone euro.
28:36La France voit son rythme
28:38d'inflation qui accélère
28:39parce qu'on a un système
28:41de subvention
28:42et de calcul de tarifs
28:44et de TVA
28:44et de taxes
28:45sur les carburants
28:46qui sont encore indexés
28:47et qui font un effet
28:48d'entraînement
28:49assez important.
28:50Donc,
28:50c'est vrai,
28:51je suis entièrement d'accord
28:52sur le mix énergétique
28:53mais il n'y a pas que ça
28:54bien évidemment.
28:55Et il faut que la politique
28:56budgétaire structurelle,
28:57donc la politique économique,
28:59accompagne ça.
28:59Et pour moi,
29:00le vrai frein,
29:01il est là
29:01parce que sur les idées
29:02et sur l'innovation technologique
29:04et sur les différentes énergies
29:06renouvelables
29:06dont on a parlé
29:07et qui d'ailleurs reçoivent
29:08beaucoup d'investissements
29:09aujourd'hui,
29:10là-dessus,
29:10je pense qu'on va y arriver.
29:11Mais sur le capital économique,
29:13le capital politique,
29:14pour avoir des politiques économiques
29:15durables
29:16qui encadrent ça,
29:17je pense que là-dessus,
29:18on pêche beaucoup.
29:19Véronique Richflores aussi,
29:20on parle de technologie
29:21mais cette fois-ci
29:21d'intelligence artificielle
29:23à la lumière
29:23de la publication
29:24des GAFAM,
29:25de résultats des GAFAM
29:26la semaine dernière.
29:28Quelle analyse vous faites
29:30de ces résultats
29:31plus exponentiels
29:32les uns que les autres
29:32avec des CAPEX
29:34et des investissements
29:35en IA
29:36ou plus impressionnants
29:38les uns que les autres
29:38pour presque tous
29:39sauf Apple ?
29:41Quelle analyse on en fait
29:42et quelles questions
29:43ça peut poser
29:43sur la suite
29:45du parcours boursier
29:46de ces valeurs ?
29:47Alors,
29:48quelle analyse ?
29:50Je vais essayer
29:50de ne pas me tromper
29:51et d'être suffisamment synthétique.
29:53Pas tout à fait surpris
29:54quand même
29:55par ces résultats.
29:57D'accord.
29:57On a bien vu
29:57même depuis le début
29:58du conflit finalement
29:59ce qui se passe
30:00et les tensions géopolitiques
30:02sont plutôt favorables
30:04au secteur.
30:05Le développement accéléré
30:06du secteur de la défense
30:07également bénéficie
30:09à l'IA, etc.
30:11Et non seulement
30:12c'est un secteur
30:12relativement protégé
30:13par rapport
30:14à ces développements
30:15ou ces événements immédiats
30:17mais qui en plus
30:19en tire profit.
30:20Alors,
30:20la principale interrogation
30:22qu'on avait
30:22c'était
30:23quelle est la sensibilité
30:24du secteur
30:25à la hausse étau,
30:26au risque de hausse étau.
30:27Secteur endetté,
30:29enfin,
30:29pas encore complètement
30:30mais on voit
30:31d'endettement extrêmement rapide
30:32avec des besoins
30:33de financement
30:34extrêmement élevés
30:35pour financer
30:35ces projets d'investissement.
30:37Est-ce que ça,
30:38c'est à risque ?
30:39Pour l'instant,
30:39c'est pas trop.
30:41On n'a pas de conséquences,
30:42on ne voit pas
30:42de révision
30:44et pour la bonne
30:45et simple raison,
30:46c'est que les taux d'intérêt
30:47n'ont pas beaucoup monté.
30:48D'abord,
30:48il y a eu des résultats
30:49effectivement
30:50qui permettent
30:51quand même
30:51de voir
30:53relativement confortable
30:55les projets
30:56qui ont été mis en place
30:58et qui continuent
30:58à se développer d'ailleurs.
31:00Mais j'ai envie de dire
31:01que surtout,
31:02les taux d'intérêt
31:03n'ont quand même
31:03pas beaucoup bougé.
31:05Et c'est là,
31:06tout à l'heure,
31:06je disais,
31:07le risque
31:07qu'à un moment donné,
31:09il y a eu
31:10une accélération
31:11à la hausse
31:12parce que les marchés
31:12sont peut-être
31:13un petit peu indulgents
31:14avec les perspectives
31:15d'inflation
31:16et c'est peut-être là
31:18effectivement
31:18que ça pourrait
31:19devenir plus compliqué.
31:20Mais on n'y est pas
31:21tout de suite,
31:21on n'y est pas encore.
31:22Donc aujourd'hui,
31:23l'IA se développe
31:25de manière extrêmement rapide
31:26avec un début de conséquence
31:28au niveau de l'organisation
31:29de nos sociétés
31:30qui commence à être
31:31perceptible et analysable.
31:33Je ne suis pas sûre
31:33qu'on ait toutes les clés
31:34d'ailleurs encore
31:34mais on commence
31:36à avoir des effets
31:38massifs.
31:39La grande question
31:40est où est l'équilibre
31:42entre CAPEX,
31:43d'abord est-ce que
31:44ces promesses de CAPEX
31:45vont aller jusqu'au bout
31:45et soutenir l'activité
31:47autant qu'on l'attend
31:49et où est le contrepoids
31:51en termes d'emploi ?
31:53Est-ce qu'on arrive
31:54à une situation
31:55qui peut être équilibrée ?
31:56On a moins d'emplois
31:57mais on a plus de gains
31:58de productivité
31:59qui sont nécessaires
32:00et finalement
32:01comment la croissance
32:02de la population active
32:02est aussi quand même
32:04assez raréfiée ?
32:05On arrive à un mix
32:07à peu près correct
32:08ou est-ce qu'il y a vraiment
32:09des hémorragies d'emploi
32:11dans le tuyau
32:12qui viennent faire
32:14que le truc
32:14qui est in fine
32:15est complètement bancal
32:16avec du surinvestissement
32:18massif par rapport
32:19aux perspectives de demande.
32:20Je ne suis pas sûre
32:21qu'on ait aujourd'hui
32:22les réponses
32:23à ces questions
32:24qui seront sans doute
32:25majeures
32:25et absolument centrales
32:26pour les années
32:28à venir d'ailleurs.
32:29Emmerick Blond
32:30on voit Alphabet
32:32qui annonce
32:33des investissements
32:34records en IA
32:35qui est applaudi
32:36par le marché
32:37Amazon
32:38qui annonce aussi
32:39des investissements
32:40impressionnants
32:41en intelligence artificielle
32:42qui en plus
32:43est positionné
32:43sur les services
32:44mais aussi
32:44sur les semi-conducteurs
32:45qui présentent des puces
32:46et qui ne voient pas
32:48une réaction aussi
32:48enthousiaste du marché
32:50Apple
32:50qui n'investit pas
32:52en IA
32:52et qui est applaudi
32:53par le marché
32:54comment est-ce qu'on comprend
32:55l'analyse
32:56qui sont faites
32:57de ces différentes valeurs
32:58qui ont finalement
32:58des stratégies
32:59assez différentes
32:59quand même
32:59sur la thématique
33:00intelligence artificielle ?
33:01C'est du perceptif
33:03en fait
33:04ce qui
33:04on a vu
33:06on n'a pas parlé
33:07de Microsoft
33:07mais Microsoft
33:08a publié
33:09effectivement
33:09publication correcte
33:11mais
33:12en fait
33:13la problématique
33:14de Microsoft
33:14c'est qu'ils sont exposés
33:15à Azure
33:16donc une plateforme
33:16de SaaS
33:18ou de IaaS
33:18et à OpenAI
33:21donc effectivement
33:22dès que OpenAI
33:24dérape un petit peu
33:25ou qu'on a des problématiques
33:27effectivement
33:27de publication
33:28de ce côté-là
33:29Microsoft en souffre
33:30en fait
33:32OpenAI éternue
33:33Microsoft en rhum
33:34donc ça c'est
33:34la problématique
33:35de Microsoft
33:37autre problématique
33:38c'est
33:40donc on évoquait
33:41Apple
33:42bon Apple
33:42eux
33:43en fait
33:43ils ont appris
33:44de l'Apple Car
33:47ils se sont dit
33:48bon ok
33:48il y a des choses
33:49qu'on ne sait pas faire
33:50donc on ne va pas les faire
33:51et on ne va pas
33:52chercher à investir
33:53des monceaux d'argent
33:54ce qu'ils vont faire
33:54c'est très naturellement
33:57utiliser
33:57l'IA qui sortira
33:59par le haut
34:01de la compétition globale
34:02qu'on a actuellement
34:03et ils utiliseront
34:04moyennant
34:05finance
34:06auprès du prestataire
34:07qui peut être
34:08Amazon
34:09X
34:09ou Meta
34:10ou qui d'autre
34:12donc voilà pour Apple
34:14concernant Alphabet
34:15Alphabet
34:16c'est probablement pour ça
34:17que c'est eux
34:18qui ont le mieux performé
34:19post-publication
34:20c'est qu'ils ont monté
34:21un écosystème
34:22autour de ça
34:22une énorme partie
34:24des besoins
34:25en infrastructures
34:26en investissement
34:27sur l'IA
34:27il ne faut pas l'oublier
34:28c'est pour le référencement
34:30internet pour l'instant
34:32aujourd'hui
34:32il y a à peu près
34:3395% d'investissements
34:34qui sont faits
34:35pour re-référencer
34:36internet
34:37donc ce n'est pas
34:38pour effectivement
34:38faire des requêtes
34:40pour des robots
34:41de l'autopilote
34:42pour les voitures
34:43c'est vraiment
34:44pour l'instant
34:44des sujets
34:45extrêmement bas de plafond
34:46entre guillemets
34:48donc c'est du référencement
34:49de base de données
34:50c'est de l'archivage internet
34:50et ce que disait
34:51effectivement le patron
34:52d'NVIDIA
34:52c'est qu'aujourd'hui
34:53pour l'instant
34:53on est vraiment
34:54cantonné sur le bas
34:56de l'échelle
34:56de l'infrastructure
34:57IT
34:58donc
35:00et les usages
35:00d'applications
35:01ce sera pour plus tard
35:02l'industriel
35:03etc
35:03tout ça ce sera
35:04effectivement
35:04en application
35:05plus tard
35:06et donc l'Alphabet
35:07ils en profitent
35:08parce que eux
35:09justement
35:09les investissements
35:10ils auto-investissent
35:12dans leur infrastructure
35:14bien sûr
35:14avec leur moteur de recherche
35:15et en plus
35:16effectivement
35:16ils ont Gemini
35:17qui en parallèle
35:19développe
35:19et ils ont
35:20une infrastructure
35:22data center
35:22qui était déjà
35:23très bien en place
35:24et très efficiente
35:25c'était les premiers
35:26à mettre en place
35:26des data centers
35:27à base d'énergie renouvelable
35:28etc
35:28donc effectivement
35:28ils ont des problématiques
35:29complètement différentes
35:30et je termine
35:31avec
35:33Meta
35:34Meta
35:34qui eux ont des problèmes
35:35de CAPEX
35:35en fait
35:36ils ne savent pas faire du CAPEX
35:37on l'a vu
35:38avec le Metaverse
35:39on l'a vu
35:39ils investissent trop
35:40voilà
35:41ils investissent trop
35:41trop fort
35:42enfin selon le marché
35:43en tout cas
35:43et voilà
35:43en fonction du feeling
35:44de marché
35:45que pourraient avoir
35:45effectivement les dirigeants
35:46et donc on ne sait jamais
35:48vraiment si le CAPEX
35:49est bien placé
35:50donc on est toujours
35:51dans une attente
35:51d'une logique
35:52de on attend de voir
35:53ce que ça va apporter
35:54et il y a toujours
35:55effectivement une temporalité
35:56un peu différente
35:57sur le Meta
35:58malgré souvent
35:58des résultats
35:59qui sont plutôt
35:59au rendez-vous
36:00mais oui
36:02la partie CAPEX
36:02est effectivement
36:03scrutée
36:03par tous les acteurs
36:04et ce que deviennent
36:06ces CAPEX
36:07et comment ils sont utilisés
36:07d'autant plus
36:08mais c'est vrai que
36:09la partie dette
36:12inquiétude
36:12par rapport à
36:13comment on finance
36:14avec la génération de cash
36:15avec les endettements
36:16avec les levées de fonds
36:17etc
36:17tout ça
36:17c'est un peu passé
36:19au second rang
36:20on en parlait beaucoup
36:21en septembre dernier
36:22et peu à peu
36:23ça s'est dilué dans l'actualité
36:24et on n'en parle plus du tout
36:26et les CAPEX pourtant
36:26ne font qu'augmenter
36:27et que progresser
36:28donc on verra
36:29mais effectivement
36:30bon
36:31un mot avant d'entendre
36:32Hervé Amourda
36:33sur ce sujet
36:34dans les publications
36:35de Microsoft
36:36le marché a également
36:37regardé le nombre
36:39de licences copilot
36:40qui avaient été vendues
36:40on a appris ce matin
36:42via le Wall Street Journal
36:44si je ne dis pas de bêtises
36:44que Anthropic
36:45va créer une genre de voiture
36:46avec notamment
36:47Blackstone et Goldman Sachs
36:48pour vendre des licences
36:50d'intelligence artificielle
36:51aux entreprises
36:52on sent qu'il y a quand même
36:53cette attente aussi
36:53du marché
36:54de regarder si c'est rentable
36:55et la rentabilité passe
36:57par l'équipement
36:57aux entreprises aujourd'hui
36:58bien sûr
36:59en fait
37:00c'est
37:01les plus gros contrats
37:02ou les plus gros montants
37:04de chiffres d'affaires
37:04qui aujourd'hui
37:05sont générés dans l'IA
37:05sont liés
37:06à du corporate business
37:08ce n'est pas
37:08nous qui payons
37:10l'abonnement
37:10à ChatGPT
37:119 euros par mois
37:11c'est
37:13les entreprises
37:13qui effectivement
37:15dépensent aujourd'hui
37:15mais en prospectif
37:16parce qu'elles ne savent pas
37:17vraiment comment faire
37:18même chez Microsoft
37:19il y avait des consignes
37:20pour utiliser copilote
37:21en interne
37:22et il y avait des primes
37:23d'utilisation
37:24d'accord
37:24de copilote
37:25et ça n'a pas très bien marché
37:26parce qu'ils n'avaient pas
37:27trop à mettre
37:28les points de soleil
37:29savoir comment ils allaient
37:30effectivement utiliser copilote
37:31et c'est un peu partout pareil
37:32on cherche des cas pratiques
37:34d'application
37:34comment effectivement
37:36améliorer les process
37:36comment simplifier
37:37le workflow
37:40peut-être effectivement
37:41réduire les emplois
37:42notamment sur la partie
37:43col blanc malheureusement
37:45donc tout ça
37:45c'est un peu encore
37:46du prospectif
37:47on ne sait pas encore
37:47trop sur que les pédancés
37:48mais effectivement
37:49on investit un petit peu
37:50à tout va aujourd'hui
37:50pour implémenter
37:51dans une entreprise
37:52pour voir les cas de figure
37:53qu'on va pouvoir mettre en place
37:54et comment ça va se traduire
37:55en espèces
37:56sonantes et trébuchantes
37:57notamment sur la partie bénéfice
37:59mais voilà
37:59c'est des gains de productivité
38:01qu'on va voir
38:01mais probablement pas tout de suite
38:02Hervé Amourda
38:04que n'a-t-on pas dit
38:05sur ce sujet
38:07d'intelligence artificielle
38:10notamment à la lumière
38:11des publications
38:12des GAFAM
38:13j'entendais un expert
38:15ce matin
38:15me dire
38:17maintenant le sujet
38:19c'est comment valoriser
38:19des résultats
38:20aussi exponentiels
38:21à quel moment
38:22ça devient trop cher
38:23puisqu'à chaque fois
38:24finalement ça finit
38:25par délivrer
38:27ce qui était attendu
38:28oui absolument
38:30en fait sur le secteur
38:31et l'IA
38:33d'une manière générale
38:33je pense que le sujet
38:35c'est que
38:35contrairement à toutes
38:37les autres ruptures technologiques
38:38qu'on a connues
38:39dans l'histoire
38:40celle-ci
38:41elle se fait
38:42sur le secteur
38:43qui a le coût du capital
38:44le plus faible
38:45parce qu'on est sur
38:46l'immatériel
38:46on est sur l'intangible
38:48et ça historiquement
38:49c'est très difficile
38:50à préciser
38:51parce que
38:51je sais pas
38:52le chemin de fer
38:53ou toutes les révolutions
38:54qui ont amené
38:55des usines massives
38:56de construction
38:56ont s'évalorisé
38:57des actifs physiques
38:58sur des actifs immatériels
38:59c'est compliqué
39:00notamment à la lumière
39:01de ce qui vient d'être dit
39:02parce que les utilisations
39:03aujourd'hui
39:04elles sont multiples
39:05mais à la fois
39:06elles sont multiples
39:07et en même temps
39:07on ne sait pas
39:07dans quel sens on va
39:09on sait que c'est une révolution
39:10on sait qu'il y a potentiellement
39:11des gains de productivité
39:12là-dessus
39:12c'est difficile
39:13de ne pas convaincre
39:14assez facilement
39:15mais quelle va être
39:16la direction prise
39:17est-ce qu'on est justement
39:18sur une stratégie d'entreprise
39:20et donc
39:21c'est l'entreprise
39:21qui va déployer
39:22les solutions d'IA
39:23et vraisemblablement
39:24quand on prend
39:25les deux géants
39:25que vous avez cités
39:26c'est plutôt la stratégie
39:27qu'ils sont en train
39:28de creuser aujourd'hui
39:29ou bien est-ce qu'on est
39:30sur une stratégie
39:31plus individuelle
39:32mais à ce moment-là
39:33on a cette rupture
39:34avec l'aspect réglementaire
39:35sécuritaire des données
39:37et le partage d'informations
39:38donc pour l'instant
39:39on est un peu dans ce flou
39:41la première étape
39:42ça a été une adoption
39:43très forte
39:44je pense que tous les géants
39:45ont voulu avoir
39:46un taux d'adoption
39:46parce que c'est comme ça
39:47qu'elles fonctionnent
39:48depuis le début
39:48que ce soit Google
39:49que ce soit Facebook
39:50le but c'était d'avoir
39:51le plus d'abonnés
39:52et donc elles ont poursuivi
39:53cette stratégie
39:54est-ce que c'est la bonne stratégie
39:55dans le cadre de l'IA
39:56peut-être pas
39:57et là on se rend compte
39:58qu'effectivement
39:58il y a une stratégie
39:59plutôt B2B
40:00plutôt qu'une stratégie
40:01de toucher un nombre
40:02de personnes directement
40:03pour faire le lien
40:04avec l'économie
40:05quand on voit
40:05que la croissance américaine
40:06est essentiellement portée
40:07par l'IA
40:08je crois que c'est 75%
40:09de la croissance
40:09qui est portée par l'IA
40:10aujourd'hui
40:11vous nous dites
40:11qu'on sait que c'est
40:12une révolution
40:12mais on ne sait pas
40:13où ça va
40:13ça pose quand même
40:14des questions
40:14sur la manière
40:15dont on va dessiner
40:16nos économies demain
40:17oui absolument
40:18alors après
40:19c'est 75%
40:20mais alors ça dépend
40:21vraiment comment
40:21on le calcule
40:23j'irais moi
40:24ce qui me choque
40:25quelque part
40:26c'est que le moteur
40:26de croissance historique
40:27des Etats-Unis
40:28c'est la consommation
40:28des ménages
40:29et c'est vrai qu'au dernier
40:30trimestre
40:30l'investissement
40:32au sens large
40:32pèse autant
40:33contribue autant
40:34que la consommation
40:35des ménages
40:35et donc si ça devait durer
40:37et là on est sur le T4
40:38on a eu un chiffre très fort
40:39au T1
40:40on a à nouveau
40:40une contribution très forte
40:41si ça devait durer
40:43effectivement
40:43ça deviendrait
40:44un enjeu majeur
40:45mais l'investissement
40:46c'est pas une fin en soi
40:47il faut prendre du recul aussi
40:48par rapport aux chiffres
40:49et à l'impact
40:50des CAPEX
40:51à l'instant T
40:52quand on analyse
40:53un mot peut-être
40:54je vois l'heure qui tourne
40:56tous les trois
40:57on a parlé d'intelligence artificielle
40:59je vais continuer avec vous
40:59Hervé Amourda
41:00on peut ne pas parler
41:02que de ça aussi
41:02sur les marchés financiers
41:03qu'est-ce que vous regardez
41:04à l'heure actuelle
41:06sans parler de valeur
41:06mais de secteur
41:08de thématiques
41:09qui vous semblent intéressants
41:10à la lumière
41:10de la saison des résultats
41:11ou du contexte économique
41:13alors nous on a un gros focus
41:15sur les banques centrales
41:16et je pense qu'effectivement
41:17dont on n'a pas parlé aujourd'hui
41:18bien sûr
41:19et dont l'action
41:20a toujours été primordiale
41:22pour les marchés
41:23elle est peut-être
41:24encore sous-estimée
41:25parce que
41:25effectivement
41:26côté BCE
41:26on va parler des deux hausses de taux
41:28qui sont déjà prises
41:29par le marché
41:29que Christine Lagarde
41:30confirme du bout des lèvres
41:32mais c'est pas tellement ça l'enjeu
41:34moi je pense que
41:35outre-Atlantique
41:36aux Etats-Unis
41:37on a quand même
41:38un nouveau président de la Fed
41:40qui remet en question
41:41la taille du bilan
41:42qui voudrait baisser
41:43la duration du bilan
41:44et ça
41:45alors certes
41:46la taille du bilan
41:47il va le faire
41:47de façon graduelle
41:48et donc ça ne va pas
41:49vraiment choquer le marché
41:50on a de la liquidité
41:51côté bancaire
41:52ils ont bien pris
41:53le pouls de la situation
41:54au T4
41:55lorsqu'ils ont mis
41:56leurs mesures
41:56pour racheter finalement
41:57et pour ouvrir
41:58du quantitative easing
41:59à court terme
41:59donc sur ce sujet
42:00il n'y a pas de problème
42:01mais sur la composition du bilan
42:02si on veut baisser
42:03la duration du bilan
42:04quelque part
42:05ça revient à faire
42:06ce que l'on a connu
42:06après la crise financière
42:07les operations twists
42:08donc on va swapper
42:10des maturités longues
42:10contre des maturités courtes
42:12et donc ça peut avoir
42:12un impact majeur
42:13sur les taux longs
42:14et quand on sait
42:15que le gouvernement américain
42:16au S2 2025
42:17s'est essentiellement financé
42:19avec des T-Bits
42:19ou des maturités très courtes
42:21peut-être que finalement
42:22ça ne serait pas contradictoire
42:23avec la stratégie
42:24de Donald Trump
42:25et bon
42:26Kevin Walsh a quand même
42:26été nommé par Donald Trump
42:27donc c'est pas totalement
42:28illogique comme raisonnement
42:30voilà
42:30pour moi c'est un peu
42:31la thématique
42:32qui potentiellement
42:32a pris l'impact
42:33et qu'il faudrait surveiller d'avant
42:34et en fait
42:35il n'y a pas que le sujet
42:35d'indépendance ou non
42:36de la Fed
42:37il y a aussi
42:37il faut regarder dans le détail
42:38comment on réduit le bilan
42:40de la Fed
42:41Emmerich Blond
42:42même question
42:42alors on peut continuer
42:43sur les banques centrales
42:43ou qu'est-ce que vous regardez
42:44sur le marché à l'heure actuelle
42:45qu'on a peut-être
42:46moins mis en avant aujourd'hui
42:54c'est dans
42:55nous dans la manière
42:57dont on a construit
42:58le portefeuille
42:59et les opportunités
43:00qu'on veut
43:01on veut saisir
43:04dans les mois qui viennent
43:05c'est effectivement
43:06des choses qui sont
43:08connexes à des thèmes
43:08comme le secteur bancaire
43:10on en parlait
43:11il y a l'actualité sur les taux
43:12il faut savoir
43:13dans les taux
43:14il y a une particularité
43:14sur les banques
43:15c'est qu'après avoir fait
43:16les plans massifs
43:17de restructuration
43:18après avoir vécu
43:19appris à vivre
43:20dans un environnement
43:21extrêmement hostile
43:23digitalisation des paiements
43:24banques en ligne
43:26les taux en baisse
43:28très bas
43:29à zéro
43:29négatif
43:31la restructuration
43:32des agences bancaires
43:32les banques sont devenus
43:33des animaux
43:34extrêmement efficients
43:35et on peut encore
43:36l'améliorer
43:36probablement grâce à l'IA
43:38mais en tout cas
43:39sont devenus des animaux
43:39extrêmement efficients
43:40et commencent maintenant
43:41aujourd'hui à gagner de l'argent
43:42même dans un troncès
43:42de taux bas
43:43donc on le voit actuellement
43:44les taux sont bas
43:45les banques
43:47on n'a jamais gagné
43:47autant d'argent
43:48donc là c'est intéressant
43:49mais si on est dans un contexte
43:51de baisse de taux
43:51ou de hausse de taux
43:52quelque part
43:52on s'en moque
43:53d'accord
43:54pour les banques
43:54non mais parce qu'effectivement
43:56la rentabilité
43:57des produits de taux
43:58effectivement
43:59contribue aux bénéfices
44:00paration
44:01mais quand les taux
44:02baissent par exemple
44:03la contribution
44:04des produits de taux
44:05baisse
44:06mais l'effet volume
44:07augmente
44:07et quelque part
44:08compense
44:08donc au final
44:10c'est un jeu à somme nulle
44:11mais pour l'instant
44:12toujours gagnant
44:13donc on fait les banques
44:15beaucoup
44:16infrastructure
44:16rénovation
44:17ça beaucoup
44:18on aime beaucoup
44:19ça c'est des thèmes
44:20qui touchent les Etats-Unis
44:21et l'Europe
44:22et on a beaucoup parlé
44:24effectivement
44:24de souveraineté énergétique
44:28production
44:29efficience énergétique
44:30réseau électrique
44:32équipement électrique
44:32tout ça
44:33c'est des choses
44:33dans lesquelles
44:33on investit massivement
44:34on a les mêmes problèmes
44:36mais pour des raisons différentes
44:37eux c'est parce qu'il y a de l'IA
44:38qui se développe à plein
44:40nous parce qu'on a une crise énergétique
44:41en devenir
44:43et donc effectivement
44:44il y a des investissements
44:44colossaux
44:45qui sont en train de déployer
44:46et on pense qu'effectivement
44:47à moyen terme
44:48on va pouvoir en profiter
44:49Véronique Riche-Floerez
44:50pour conclure
44:50qu'est-ce que vous regardez
44:51rapidement
44:52je regarde comme beaucoup
44:53comme tout le monde
44:54à peu près
44:54tous les flux de nouvelles
44:56etc
44:57après il y a deux points
44:58d'interrogation
44:59un point sur la Chine
45:00je ne suis pas
45:01je ne suis pas certaine
45:02du diagnostic
45:03qu'on peut porter aujourd'hui
45:04sur les effets
45:06de cette crise
45:06sur l'économie chinoise
45:07moi j'avais plutôt
45:08le sentiment
45:09qu'in fine
45:09l'empire du milieu
45:10s'en sortait plutôt pas mal
45:12par le gain
45:14en termes d'influence
45:16stratégique
45:17sur le reste du monde
45:18je reste convaincue
45:20et puis les avancées
45:20technologiques
45:21qui sont
45:23très importantes
45:24et c'est des avancées
45:27environnementales
45:27également
45:28qui immunisent un peu
45:29le pays
45:30est-ce que c'est vraiment
45:31ça l'histoire
45:31enfin moi j'en étais convaincue
45:33et je l'ai plutôt mise en avant
45:34voilà maintenant je pense
45:35que potentiellement
45:37les conclusions sont énormes
45:38et donc il faut être prudent
45:40et j'essaye
45:41encore de défricher
45:42et je pense qu'il y a
45:43encore à défricher
45:44deuxième sujet
45:45plus anecdotique
45:46mais quand même intéressant
45:47en mois de mars
45:48on a eu aussi
45:49une matriculation automobile
45:50la semaine dernière
45:52sur le mois de mars
45:53donc voilà
45:53et avec
45:54j'ai regardé le détail
45:56un petit peu
45:56les ventes
45:58de véhicules électriques
45:59bien sûr
46:00ça part partout
46:01alors c'est pas tellement surprenant
46:02c'est logique
46:03mais ça va vite
46:03ça va vite
46:04et le mouvement
46:05est très fort
46:06et ça c'est plutôt
46:07réconfortant
46:08alors on a vu
46:08que la consommation
46:09les achats de biens
46:10en France
46:12mensuels
46:12ont été portés
46:13par le secteur automobile
46:14ça a sauvé
46:15l'ensemble de la donnée
46:16ça veut dire qu'on a
46:17peut-être une petite poche
46:18de baisse du taux d'épargne
46:19peut-être quelque part
46:20là un petit peu
46:21parce que
46:22et ça
46:23ça peut être intéressant
46:24après quand on décline
46:25au niveau européen
46:26la Pologne
46:27ça part très vite
46:29en fait ça redémarre partout
46:31c'est bien
46:32c'est plutôt sympathique
46:33pour l'industrie automobile
46:34il vaudrait mieux
46:35que ce ne soit pas
46:35que des véhicules chinois
46:36qui profitent
46:37de cet appel d'air
46:39mais je pense
46:40qu'on a commencé
46:41à prendre des mesures
46:42de protection
46:43reste à savoir
46:44si Donald Trump
46:45va tout casser
46:45avec ces mesures
46:46de rétorsion
46:47sur l'automobile européenne
46:48mais voilà
46:48un petit truc
46:49un petit peu sympathique
46:50derrière des données
46:51conjoncturelles
46:52qui ne sont pas très
46:54merci beaucoup
46:55merci Véronique Riche-Flores
46:56merci Hervé Amourda
46:58merci Emmerick Blond
46:59merci à tous les trois
47:00et quant à nous
47:00on se retrouve tout de suite
47:01dans le dernier quart d'heure
47:03de Smart Bourse
47:31et nous enchaînons à présent
47:33pourquoi Donald Trump
47:35pense que son blocus
47:36de l'Iran fonctionne
47:37c'est le premier sujet
47:38que vous avez choisi
47:39de traiter ce soir
47:42oui alors
47:42je dirais que par définition
47:44Donald Trump
47:45est toujours très content
47:46de tout ce qu'il fait
47:47même quand ça ne marche pas
47:48donc il faut quand même
47:49rappeler ce principe
47:50de base du trumpisme
47:51pour autant
47:53je cherche désespérément
47:55des raisons
47:55pour rationaliser
47:56l'extrême sang-froid
47:58et le maintien
47:59de l'euphorie des marchés
48:00notamment des marchés
48:00d'action
48:01mais même des marchés
48:02obligataires
48:03alors que la situation
48:05dans le Golfe
48:05est absolument catastrophique
48:07on vient d'apprendre
48:08il y a quelques minutes
48:09que des drôles iraniens
48:10avaient attaqué
48:11des infrastructures
48:12aux émirats
48:12donc ça ressemble
48:13à la fin du cessez-le-feu
48:15mais Donald Trump
48:16lui est convaincu
48:18que son blocus marche
48:20et il a tout de même
48:22quelques arguments
48:25en fait le blocus
48:27tel qu'il est conçu
48:28vise à interdire
48:29à l'Iran
48:30d'exporter du pétrole
48:32en positionnant
48:34des navires
48:34jusqu'à présent
48:35en dehors du détroit
48:36pour intercepter
48:38des navires iraniens
48:39qui en sortiraient
48:40on a appris
48:41en outre tout à l'heure
48:43qu'au moins
48:43deux destroyers américains
48:45chargés de missiles guidés
48:47étaient rentrés
48:48dans le Golfe
48:50que désormais
48:51explicitement
48:52d'ailleurs
48:52Donald Trump appelle
48:53le Golfe Arabique
48:54c'est important
48:56il y a trois
48:58canaux de distribution
49:00du mal
49:01que les Etats-Unis
49:02cherchent à faire subir
49:04à l'Iran
49:04en imposant
49:05ce blocus
49:06le premier
49:07est celui
49:08dont on parle
49:09tout le temps
49:09mais c'est celui
49:11qui intervient
49:13le plus lentement
49:14et je reprends là
49:15la typologie
49:16de Robert Brooks
49:18le bien nommé
49:19puisqu'il était
49:20la Brookings Institution
49:21cet analyste
49:22nous dit
49:23ce premier élément
49:24est évidemment
49:25l'interdiction
49:28de l'Iran
49:29d'exporter du pétrole
49:31c'est-à-dire
49:31l'interdiction
49:32de l'Iran
49:33de recevoir
49:34des devises
49:34qui lui seront
49:35versées
49:36par ses clients
49:37qui sont essentiellement
49:38chinois
49:38ce canal-là
49:40fonctionne de manière
49:41très lente
49:42parce qu'encore
49:43beaucoup de cargos
49:44chargés de pétrole
49:44iranien ne sont
49:45toujours pas arrivés
49:46en Chine
49:46depuis le début
49:47du blocus
49:48il y a un deuxième
49:49canal
49:49qui est beaucoup
49:50plus douloureux
49:51encore que les analystes
49:53se demandent
49:53s'il s'agit
49:54de mois
49:54ou de semaines
49:55c'est celui
49:56qui empêche
49:57à l'Iran
49:58de remplir
49:59de nouveaux cargos
50:00et qui vont
50:02finalement
50:03interdire
50:04à l'Iran
50:05de stocker
50:07davantage
50:08de pétrole
50:08parce que l'Iran
50:09n'a plus la capacité
50:10de stockage
50:11d'ores et déjà
50:12l'Iran
50:12à Prenton
50:13a recours
50:15à des vieux
50:15cargos pétroliers
50:17rouillés
50:18abîmés
50:19qui mouillent
50:20au large
50:20de ses côtes
50:21pour stocker
50:22du pétrole
50:23mais
50:23si les puits
50:25de pétrole
50:25à basse pression
50:27qui sont
50:28encore assez
50:28nombreux
50:29en Iran
50:29parce que
50:30la modernisation
50:31et l'entretien
50:32des puits de pétrole
50:33iraniens
50:33n'a pas pu se faire
50:34en raison des sanctions
50:35si ces puits de pétrole
50:36doivent être coupés
50:37cela va porter
50:39un coût
50:40important
50:40à l'industrie
50:41pétrolière iranienne
50:42quant aux puits de pétrole
50:44à haute pression
50:45s'il faut
50:46les couper
50:47parce qu'on ne sait plus
50:48où stocker ce pétrole
50:49il faudra
50:50de toute façon
50:51des mois
50:51pour les remettre en place
50:52donc ce deuxième canal
50:54de la distribution
50:54de la sanction américaine
50:56du blocus
50:56est en train de faire mal
50:57mais il y a un autre canal
50:59qui a un impact
50:59le plus rapide
51:00qui est
51:01que l'on avait déjà
51:03observé
51:03lorsque l'on a commencé
51:04à imposer des sanctions
51:05à la Russie
51:06suite à son invasion
51:08de l'Ukraine
51:09c'est le canal
51:10purement financier
51:11de l'accès aux capitaux
51:12et de la fuite
51:12des capitaux iraniens
51:14on le voit
51:15sur le marché parallèle
51:16de la devise iranienne
51:18le Rial
51:19qui est en train
51:20de s'effondrer
51:21les iraniens
51:22ne peuvent plus
51:23financer leurs importations
51:25parce que si
51:25leurs navires
51:26ne peuvent plus sortir
51:27du Golfe
51:27ils ne peuvent plus
51:28rentrer non plus
51:29dans le Golfe
51:29or l'Iran doit
51:30dépenser beaucoup d'argent
51:32pour importer
51:32notamment de la nourriture
51:33et on a des situations
51:35de pénuries
51:36qui sont en train
51:37de s'instaurer
51:38et qui sont aggravées
51:39par des difficultés
51:40d'accès au financement
51:42dernier point important
51:44on l'a vu tout à l'heure
51:45la Chine
51:46a donné des instructions
51:47à ses établissements financiers
51:49de ne plus respecter
51:51les dictates américains
51:53et les sanctions américaines
51:55qui visent
51:55les institutions financières
51:57qui feraient du commerce
51:58avec l'Iran
51:59il y a des raffineurs chinois
52:01qui ont besoin
52:02de financement
52:03qui ont besoin
52:03de payer leurs achats
52:04de pétrole iranien
52:06le président Xi
52:07à Pékin
52:08leur a dit
52:08un banque
52:09qui travaillait
52:10avec ses raffineurs
52:11ignorait les américains
52:12nous méprisons
52:13leurs sanctions
52:14ce qui prouve
52:15à contrario
52:16que l'effort américain
52:17de blocus
52:18qui est aussi financier
52:19est en train
52:20de faire du mal
52:20aux exportations iraniennes
52:22un mot rapide
52:23Pierre-Yves
52:24sur les quelques minutes
52:25qui nous restent
52:26de la Fed
52:27la Fed
52:27qui est en pleine transition
52:29à tous les niveaux
52:31à commencer
52:31par la nomination
52:33d'un nouveau président
52:34et oui
52:35alors
52:35je vois au moins
52:37trois niveaux
52:37d'abord
52:38il y a l'arrivée
52:38d'un nouveau patron
52:39qui a un nouveau framework
52:41c'est-à-dire
52:42qui prétend avoir
52:42une nouvelle approche
52:43de la manière
52:44dont l'économie américaine
52:47gère
52:47les deux grandes variables
52:49qui intéressent la Fed
52:50l'emploi
52:51et l'inflation
52:52il veut changer tout ça
52:53vous savez combien
52:54il y a d'économistes
52:55rien qu'au siège
52:56de la réserve fédérale
52:57à Washington
52:59400
53:00400
53:02docteurs
53:02en économie
53:03je ne parle pas
53:04des économistes
53:05rien que des docteurs
53:06en économie
53:06il y en a 400
53:07vous rajoutez
53:08dans les 12 districts
53:09fédéraux
53:10régionaux de la Fed
53:11il y en a plus de 600
53:12d'où la question
53:13que a posée
53:14Scott Besson
53:15le secrétaire au trésor
53:16qui s'entend très bien
53:17avec le futur patron
53:19de la Fed
53:19Kevin Walsh
53:21mais que fait
53:21cette armée
53:22d'économistes
53:23plus de 1000
53:25docteurs
53:26en économie
53:26qui nous produisent
53:28des prévisions
53:29qui jusqu'à présent
53:30sont assez mauvaises
53:31voilà 6 ans
53:32que la Fed
53:33se trompe
53:33sur son objectif
53:34d'inflation
53:34qu'elle se trompe
53:35sur ses prévisions
53:36de croissance
53:37il y a un problème
53:38Kevin Walsh
53:39veut changer tout ça
53:41deuxième élément
53:42important
53:43il y a évidemment
53:44le fait que
53:45Jérôme Powell
53:45c'est une surprise
53:46nous en parlions
53:47la semaine dernière
53:47avec Grégoire
53:48Jérôme Powell
53:49va rester comme gouverneur
53:50bien sûr
53:51simple gouverneur
53:52dit-il
53:52il ne veut pas faire
53:54de l'ombre
53:54au nouveau patron
53:55mais sa présence
53:56trahit non seulement
53:57son inquiétude personnelle
53:58quant aux futures
53:59tentatives
54:00de restrictions
54:01de l'indépendance
54:02de la Fed
54:03que veut imposer
54:03Donald Trump
54:04mais il va probablement
54:06influencer
54:06pendant quelques semaines
54:08voire quelques mois
54:10les décisions clés
54:11que va devoir prendre
54:12la Fed
54:13en matière de taux
54:14troisième élément
54:15de la transition
54:16l'environnement
54:17a changé
54:17il est très difficile
54:19d'envisager maintenant
54:20des baisses de taux
54:21par la réserve fédérale
54:22on voit que la BCE
54:24a pratiquement fait
54:24ses décisions
54:25et va relever ses taux
54:26et il va falloir
54:27que Kevin Walsh
54:28qui a un biais
54:30favorable
54:30à des baisses de taux
54:31s'entende
54:33face à cette dissidence
54:34qui est manifeste
54:35au sein du conseil
54:36des gouverneurs
54:37de la réserve fédérale
54:38il y a maintenant
54:39au moins trois présidents
54:40régionaux
54:41de la réserve fédérale
54:42qui s'opposent
54:43au biais
54:45favorable
54:45à une réduction
54:46des taux
54:47et l'environnement
54:48nous a déjà montré
54:49que compte tenu
54:50de la hausse des prix
54:50de l'énergie
54:51l'inflation aux Etats-Unis
54:52dépasse 3,3%
54:54il est difficile
54:55de justifier
54:56à court terme
54:57une baisse de taux
54:58Kevin Walsh
54:59a du pain
54:59sur la planche
55:00avec notamment
55:02et on en parlait
55:02juste avant
55:03dans Planète Marché
55:04cette possibilité
55:05Kevin Walsh
55:07d'agir différemment
55:08et notamment
55:09directement sur la réduction
55:11du bilan de la Fed
55:12et en fonction des outils
55:13mis en place
55:14il pourrait atteindre
55:15quand même
55:15l'objectif
55:16de faire baisser
55:18les taux longs
55:19comme le souhaite
55:21Donald Trump
55:22Pierre-Yves
55:23alors Kevin Walsh
55:25a quitté
55:26la réserve fédérale
55:29en 2011
55:30parce qu'il n'était
55:31pas d'accord
55:31sur l'assouplissement
55:32quantitatif
55:33voilà quelqu'un
55:34qui a une grande expérience
55:36de la manière
55:36dont fonctionne
55:37la réserve fédérale
55:38qui a géré
55:39avec Ben Bernanke
55:40la grande crise financière
55:42et qui était opposé
55:43à la poursuite
55:44de l'assouplissement
55:45quantitatif
55:45il ne veut pas
55:46que l'on continue
55:47de gonfler
55:48le bilan
55:49de la réserve fédérale
55:50il veut procéder
55:53à une forte réduction
55:55graduelle évidemment
55:56pour ne pas
55:57bouleverser les marchés
55:58et comme le disait
55:58un de nos invités
55:59tout à l'heure
56:00il veut réduire
56:00la duration
56:01il va falloir
56:02renégocier
56:05cet accord
56:06qu'il y a
56:06entre la réserve fédérale
56:07et le trésor
56:08sur le type
56:10d'instrument
56:11que la réserve fédérale
56:12peut accumuler
56:13dans son bilan
56:14en particulier
56:15sur les hypothèques
56:17Kevin Walsh
56:18voudrait que
56:19la réserve fédérale
56:20n'accumule que
56:22des titres
56:22du trésor
56:23et cesse de jouer
56:25car il veut limiter
56:26ses montants
56:28de rachat de titres
56:29cesse de jouer
56:30une politique
56:31qu'il considère
56:32comme intrusive
56:32dans les circuits
56:33du crédit américain
56:34et cesse de financer
56:36indirectement
56:36le déficit américain
56:39en ne stockant
56:40que le minimum
56:41de créances
56:42du trésor
56:43de courte durée
56:44sur le bilan
56:45de la Fed
56:45Merci beaucoup
56:46Pierre-Yves Dugas
56:47de nous avoir accompagné
56:48dans le dernier quart d'heure
56:49de Smartbourg
56:50je rappelle que vous êtes
56:51le correspondant américain
56:52de Smart Bourse
56:53merci beaucoup
56:54merci à vous également
56:55d'avoir suivi
56:56Smart Bourse
56:57en direct
56:57sur Bsmart
56:58je vous rappelle
56:59que vous pouvez retrouver
57:00l'émission
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57:01sur Bsmart.fr
57:03nous écouter en podcast
57:04et quant à moi
57:04je vous dis
57:05à demain
57:06à 17h
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