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  • il y a 11 heures
Ce mardi 5 mai, la réunion des ministres du G7 à Paris consacrée aux surcapacités industrielles, aux minéraux critiques et aux petits colis, a été commentée par Dorothée Rouzet, cheffe économiste de la direction générale du Trésor, Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, et Nicolas Bouzou, fondateur du cabinet d'analyse économique et de conseil Asterès, dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Et pour parler de tout ça, j'ai le plaisir d'accueillir Dorothée Rouzé, je le disais en introduction.
00:04Bonjour Dorothée, chef économiste de la Direction Générale du Trésor, au cœur des discussions du G7 Finance, du G7 Commerce.
00:13Bien sûr, à vos côtés, Anthony Morlel, la vie d'Ali. Bonjour Anthony, économiste chez Rex & Code.
00:21Et face à vous, j'ai le plaisir d'accueillir Nicolas Bouzou.
00:23Bonjour Nicolas, fondateur du cabinet d'analyse économique et de conseil, Asterès.
00:30Quelle priorité économique pour le G7 sous présidence française ?
00:35Je le disais, les ministres du Commerce du G7 se retrouvent aujourd'hui et demain à Paris
00:40pour discuter sur capacité industrielle, minerais critiques et petits colis.
00:47Mais pas de droits de douane, Dorothée Rouzé, pas de droits de douane.
00:50Alors même que Donald Trump a à nouveau menacé les Européens et les Allemands,
00:55plus particulièrement de 25% supplémentaires sur les automobiles.
01:02Quels sont les enjeux, pour commencer, de la réunion de ce jour-là à Paris ?
01:07Oui, alors peut-être rappeler déjà, le G7, c'est un groupe de coordination ou de coopération
01:12entre sept grandes économies qui est créée dans les années 70.
01:15Donc il y a la France qui assure la présidence cette année.
01:18La présidence tourne chaque année entre les pays.
01:20l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada et le Japon,
01:24ainsi que l'Union Européenne également en tant que telle.
01:27Et donc chaque année, quelque part, la présidence définit les priorités,
01:30qui sont plus des sujets structurels ou de fond,
01:33qui sont travaillées par des groupes techniques,
01:36ensuite par les suppléants des ministres.
01:37Et je dirais dans chaque filière du G7,
01:40finance, commerce, intérieur, environnement, etc.
01:43Ça culmine par des réunions ministérielles,
01:45et ensuite par le sommet des chefs d'État qui aura lieu au mois de juin.
01:49Donc en fait, on travaille un petit peu en remontant la chaîne, je dirais,
01:55du niveau technique au niveau très politique,
01:58pour à la fois partager des informations, des analyses, des expériences,
02:03et trouver des réponses coordonnées au sujet qu'on a en commun,
02:06là dans le domaine commercial.
02:08On a aussi des discussions sur les crises,
02:11notamment en filière finance, évidemment la crise au Moyen-Orient,
02:14évidemment l'Ukraine, évidemment le Liban,
02:17donc les priorités urgentes au fil de l'année,
02:21on en parle évidemment aussi.
02:22En revanche, ce n'est pas vraiment une instance de négociation bilatérale,
02:25c'est-à-dire que ce n'est pas autour de la table du G7
02:27que l'Union Européenne va négocier avec les Etats-Unis
02:30ou parler de ces différents.
02:32Évidemment, pendant que les représentants sont là,
02:34ils se parlent aussi en marge,
02:35enfin il y a aussi des rencontres entre ministres en marge,
02:37mais on ne va quelque part pas faire notre négociation
02:39avec les Américains, avec les Canadiens et les Japonais dans la salle, etc.
02:42Donc ce n'est pas exactement cette instance-là,
02:45par contre c'est aussi l'occasion pour tout le monde de se parler.
02:48Donc une instance de dialogue, de réflexion,
02:50on se nourrit les uns les autres.
02:54Anthony Morley-Lavidali, je le disais,
02:57aujourd'hui c'est un G7, il y a deux piliers,
02:59il faut peut-être qu'on explique ça aussi,
03:01c'est-à-dire qu'il y a un pilier G7 commerce,
03:04en termes de questions économiques,
03:05il y a le G7 commerce et le G7 finance,
03:08qui sont les deux couloirs de discussion en quelque sorte.
03:14Aujourd'hui c'est un G7 commerce,
03:16quels sont les enjeux de cette réunion ?
03:18Ce qui est très frappant c'est qu'on va parler évidemment des déséquilibres mondiaux,
03:21je crois que c'est un peu la grande thématique,
03:24avec cette idée de surcapacité industrielle qu'on a à l'échelle mondiale,
03:27un peu au fond, alors qu'ils sont très localisés en Asie,
03:29mais qu'on retrouve un peu partout.
03:30Ce qui me frappe beaucoup c'est qu'il y a un petit peu un paradoxe,
03:33une schizophrénie entre à la fois l'idée de vouloir lutter
03:35contre des surcapacités industrielles,
03:37et en même temps tous les pays veulent réindustrialiser.
03:39Réindustrialiser c'est rajouter des surcapacités aux surcapacités.
03:42Donc ça c'est quand même une grande problématique,
03:43c'est de se dire, est-ce qu'on est en...
03:45En fait ce qu'on demande,
03:47c'est que certains pays abandonnent pour partie des capacités industrielles,
03:50la force furie, l'Asie,
03:51ce qu'ils ne sont absolument pas prêts à faire,
03:52parce qu'aujourd'hui c'est devenu en plus une arme de rétorsion commerciale,
03:55et même de négociations diplomatiques.
03:57Et nous on aimerait retrouver un peu de souveraineté,
04:00parce que c'est un petit peu le mot à la mode,
04:01et de sécurité économique,
04:02ça revient aussi dans le verbatim,
04:05et c'est toute la difficulté,
04:06c'est est-ce qu'on est en capacité en réalité de revenir faire fleurir
04:09sur le territoire européen,
04:11et pas dans tous les pays,
04:12parce qu'on a certains pays comme l'Allemagne
04:13qui sont déjà en surcapacité,
04:15au fond, donc on a des pays qui nous-mêmes sont concernés.
04:18Et quand on parle aussi de déséquilibre,
04:19ce qui me frappe beaucoup,
04:20c'est que l'Europe contribue au déséquilibre mondiaux,
04:22on est en excédent d'épargne,
04:24alors qu'il faut prendre la zone euro dans son ensemble,
04:25pas la France,
04:26mais la zone euro dégage un excédent courant absolument gigantesque,
04:30donc on pourrait nous-mêmes, en quelque sorte,
04:32faire une partie du travail,
04:33en stimulant davantage la demande européenne,
04:35très souvent on se dit que
04:36on est dans des régimes de basse croissance,
04:38on a des marges de manœuvre,
04:39alors elles sont localisées dans certains pays,
04:41et malheureusement pas chez nous,
04:42mais probablement on pourrait faire une partie du travail,
04:44c'est-à-dire quand on demande aux autres de faire des efforts,
04:46la zone euro pourrait aussi regarder en son sein ce qui est capable de...
04:49C'est bien le but, c'est bien.
04:51Et les Pays-Bas par exemple,
04:52il faudrait arriver à...
04:53Mais faire des efforts,
04:53pour ceux qui nous écoutent,
04:54et qu'on explique bien ce que ça veut dire Nicolas Bouzou,
04:57faire des efforts, ça voudrait dire quoi ?
04:59C'est réorienter les flux d'investissement
05:03qui partent à l'étranger
05:04pour investir davantage chez nous, c'est ça ?
05:06Oui, ça veut sans doute dire quelque chose comme ça,
05:07mais je pense que c'est pas clair en réalité,
05:09que derrière toutes ces notions,
05:11on est fait de surcapacité, de déséquilibre, etc.
05:14En fait, ça fait...
05:15Moi, depuis que j'ai commencé ce métier,
05:17ça fait 25 ans,
05:18et ces problèmes sont toujours les mêmes,
05:20et on essaie toujours de les traiter
05:21dans le cadre des instances comme le G7.
05:24Néanmoins, je pense que c'est très important quand même,
05:27d'avoir ce type de structure de coordination,
05:30surtout à un moment où le multilatéralisme
05:33a un peu volé en éclats,
05:35je pense que c'est forcément positif,
05:37et le G7, sans doute plus que le G20.
05:41C'est un peu mort, non, le G20 ?
05:43En tout cas, les témoignages, quand vous écoutez,
05:44moi, j'ai beaucoup parlé...
05:47Dorothée connaît ça de l'intérieur,
05:49mais moi, je vois ça de l'extérieur,
05:50mais j'ai beaucoup...
05:51Je parle toujours avec les ambassadeurs, en fait,
05:54qui sont les ambassadeurs du pays,
05:56qui reçoivent le G20,
05:57et tous me disent que c'est devenu quelque chose,
06:00mais d'un ennui qu'on peine absolument à imaginer.
06:06Donc, le G7 et les verticales du G7 sont sans doute plus adaptées.
06:10Après, ce que je voudrais dire quand même,
06:13peut-être aussi pour donner le cadre,
06:15c'est qu'on va assez peu parler, a priori,
06:18des questions commerciales,
06:21mais c'est d'une certaine façon une bonne nouvelle.
06:24Non, mais ce que je veux dire par là,
06:25c'est qu'en fait,
06:27le Liberation Day a eu lieu il y a un petit peu plus d'un an,
06:30et il n'y a pas eu de guerre commerciale.
06:32Moi, j'ai été très impressionné par la lecture d'un livre d'un économiste
06:35qui s'appelle Richard Baldwin,
06:37qui est un spécialiste du commerce international,
06:39et qui explique dans son livre qui vient de sortir
06:40deux choses que je trouve tout à fait passionnantes.
06:42Première chose, c'est qu'il explique bien
06:44que les Américains ont déclenché une guerre commerciale,
06:48mais en fait, il n'y a pas eu de guerre commerciale,
06:50en raison de la réaction des acteurs.
06:52Les Chinois ont adopté la stratégie du fort au fort.
06:57On montrait des muscles.
06:58Et ce sont les Chinois qui ont gagné,
06:59les Américains qui ont perdu, schématiquement.
07:02Les autres, c'est-à-dire les Européens, Canadiens, Britanniques,
07:05ont plutôt fait profil bas,
07:07et ils ont eu raison, parce que d'une certaine façon,
07:09ils ont gagné aussi.
07:10C'est-à-dire que ça a réussi à calmer.
07:12Ils ont eu les taux les plus faibles.
07:14Oui, bien sûr, mais le Royaume-Uni, à peu près pareil.
07:19Donc ça, c'est la première chose.
07:20C'est quand même très intéressant, cette remarque.
07:24La deuxième chose que remarque Baldwin,
07:27c'est que, certes, le multilatéralisme a éclaté,
07:33provisoirement, à mon avis,
07:34mais en fait, il y a eu une multiplication des accords régionaux.
07:38Et aujourd'hui, beaucoup de pays,
07:40regardez le Canada, par exemple,
07:42beaucoup de pays cherchent à renforcer
07:45leurs relations économiques, commerciales surtout,
07:47mais pas seulement, avec des accords régionaux.
07:50Et Baldwin explique que ce n'est pas si idiot que ça,
07:54en fait, parce que ces accords régionaux,
07:55ils peuvent donner le sentiment d'un désordre général,
07:59parce qu'on n'a plus l'organisation mondiale du commerce.
08:01Et d'une fragmentation du monde.
08:02Mais en fait, ils sont assez efficaces,
08:05et ils ont des forces d'attraction qui sont importantes,
08:08si bien qu'il n'y a pas eu de guerre commerciale depuis un an,
08:11il n'y a pas eu véritablement de démondialisation non plus.
08:14Quand on regarde les flux commerciaux...
08:16Ils ont augmenté, hein ?
08:16Alors, ils sont plus coûteux.
08:19Ils empruntent des chemins différents,
08:21plus longs, plus compliqués, les routes.
08:22Alors, ce n'est pas que le protectionnisme,
08:24c'est aussi, bien évidemment, la crise géopolitique.
08:27Mais en fait, on voit plutôt une augmentation
08:29du coût de la mondialisation
08:31qu'une démondialisation.
08:34Tout ça pour dire qu'on a eu le protectionnisme,
08:37le protectionnisme, on a deux fronts
08:41en Russie-Ukraine et Proche et Moyen-Orient.
08:46Ben, finalement, la mondialisation, elle est toujours là
08:49et le commerce international est toujours là,
08:52dans un mode dégradé.
08:54Mais il est toujours là.
08:55Oui, puis qui augmente, encore une fois.
08:57Les chiffres 2025, Dorothée, vous avez corriger moi
09:00si je me trompe, mais les échanges internationaux
09:03ont progressé en valeur beaucoup,
09:06en volume aussi pas mal,
09:08en dépit de la guerre commerciale entamée par la France.
09:10Il y a eu plein d'effets assez spécifiques.
09:12Au début de l'année, il y a eu tous les effets
09:14d'anticipation avant les droits de donne.
09:16Donc, il y a beaucoup eu d'échanges et de stockage
09:19au premier trimestre 2025.
09:21Ensuite, il y a eu tout le commerce lié à l'IA,
09:22en fait, de tous les produits liés à l'IA
09:24qui a complètement boosté le commerce international
09:25l'année dernière.
09:27Et puis, il y a des pays émergents
09:29qui sont toujours en croissance,
09:30donc qui continuent d'importer.
09:31Enfin, voilà, il se passe toujours des choses
09:32dans le monde, même quand Trump impose
09:33des droits de donne, effectivement.
09:36Ensuite, pour revenir aux sujets qui sont
09:39en fait, les sujets aujourd'hui de coopération
09:41pour lesquels ça marche et c'est pertinent
09:43de se parler en G7 et qui vont être les sujets,
09:46la lutte contre les surcapacités industrielles.
09:48Alors, pour moi, je ne dirais pas
09:49la Chine est en surcapacité, l'Allemagne
09:51est en surcapacité parce que les deux ont un excédent.
09:53Là, l'idée, c'est de regarder les pratiques déloyales,
09:55les pratiques qui sont non marchandes
09:57et comment coordonner, à la fois les identifier,
09:59les mesurer, coordonner nos réponses.
10:01Je vous coupe Dorothée, je voudrais qu'on comprenne,
10:03moi je suis désolé, la lutte contre
10:04les surcapacités industrielles,
10:06je pense que personne ne comprend ce que ça veut dire.
10:09Si je donne un exemple concret,
10:10la Chine produit plus d'acier
10:12que l'ensemble de la demande mondiale en acier.
10:15Si c'est régi par les lois du marché,
10:18ça ne marche pas.
10:20Ça ne peut pas être le cas.
10:22Mais ce qu'on appelle
10:23les surcapacités industrielles,
10:25effectivement, ce n'est pas clair
10:26et ce n'est pas un terme que la Chine accepte non plus.
10:30Mais c'est la combinaison, je dirais,
10:32d'une offre surabondante sur le marché
10:34qui crée des risques non seulement industriels,
10:37mais aussi de sécurité pour les autres pays.
10:39Quand on domine plus de la moitié
10:41de la production mondiale d'un bien,
10:43on a quand même des leviers de coercition
10:44sur les autres pays dont on voit qu'ils marchent
10:47et qui sont soutenus par des pratiques non marchandes.
10:51Alors on parle beaucoup de subventions,
10:52mais c'est aussi le coût du capital pas cher
10:55qui est facilité par la pression financière en Chine,
10:58le fait d'avoir du foncier quasi gratuit.
11:00En fait, c'est tout un ensemble de systèmes,
11:02mais ce n'est pas du tout facile de mesurer en fait
11:04quelles sont ces pratiques.
11:05Le CDE fait d'ailleurs un travail remarquable
11:08pour essayer de mesurer un peu dans tous
11:09et dans tous les différents domaines
11:11quels sont tous les avantages dont bénéficient
11:14les firmes dans certains secteurs et les pays.
11:17Donc de les identifier, de les mesurer
11:18et de coordonner notre réponse.
11:20Donc il y a cet aspect-là.
11:22De même sur les petits colis,
11:24on a tous le sujet des petits colis qui explosent
11:26avec des enjeux de protection du consommateur,
11:28des enjeux de l'environnement, etc.
11:30C'est relativement nouveau pour tout le monde.
11:31Donc ne serait-ce que partager les informations,
11:33les questions opérationnelles,
11:34la coopération entre nos douanes,
11:35c'est des sujets utiles.
11:38Et puis sur les sujets qu'on appelle de sécurité économique,
11:42qui veulent dire que là où on est vulnérable,
11:44notamment sur les minerais critiques,
11:45comment trouver des solutions ensemble ?
11:47Parce que ça a aussi beaucoup de sens,
11:51de se dire, essayons de trouver une réponse coordonnée,
11:53d'avoir des pratiques communes entre nous,
11:56de développer des partenariats avec d'autres pays
11:57pour divertifier nos sources,
11:59de réfléchir à davantage,
12:02investir, raffiner, recycler chez nous,
12:04mais dans une sorte de club de pays
12:06qui se font confiance et qui vont faire ça ensemble
12:08plutôt que d'essayer chacun d'avoir tout nos minerais
12:09dans notre propre économie.
12:10Là aussi, c'est un vrai sujet de coopération
12:12sur lequel il y a une vraie valeur à se parler.
12:15Ils sont très demandeurs de ça.
12:16Ce club de confiance, ils sont aussi concurrents.
12:18Je veux dire, les membres du G7,
12:20les uns contre les autres.
12:21Comment on fait dans ces cas-là ?
12:22Justement, si on laisse juste la concurrence entre nous,
12:25on va tous perdre.
12:26En gros, c'est qu'on va tous perdre,
12:28on va tous chercher à s'approvisionner un peu à la va-vite
12:31à n'importe quel prix.
12:32On paiera tous plus cher et on ne sera pas plus en sécurité.
12:34Et cette coordination, elle fonctionne aujourd'hui ?
12:35Elle avance pas mal.
12:36Un peu ?
12:37Oui.
12:37Il y a des pays qui sont très demandeurs.
12:39Regardez, il se trouve que j'ai une petite activité au Canada,
12:42je connais bien le Canada.
12:44C'est un pays qui est incroyablement demandeur de relations
12:46avec le Royaume-Uni et avec l'Union européenne.
12:49Et le Premier ministre canadien a été invité à la CPE aujourd'hui.
12:53C'est un économiste, c'est un banquier central.
12:55Il a une vision extrêmement précise de tous ces sujets-là.
12:59Et il voit bien que dans le domaine commercial,
13:01mais pas seulement dans le domaine militaire, par exemple,
13:04mais aussi dans le domaine, en effet, des minerais critiques.
13:06Le Canada a beaucoup d'hydrocarbures.
13:08Le nord du Canada, c'est des hydrocarbures et du pétrole.
13:11Ils savent très bien que nous, en Europe, en réalité,
13:14dans notre sous-sol, ça commence à se savoir,
13:16parce que la Commission européenne, d'ailleurs,
13:17fait un bon travail à ce niveau-là,
13:18mais on a beaucoup, nous, de minerais critiques.
13:21C'est un sujet absolument majeur pour nous,
13:24de les extraire et de les raffiner.
13:27C'est ça, oui.
13:28Je trouve vraiment que l'Union européenne, pour le coup,
13:31on avance bien sur ce sujet.
13:33Après, les Canadiens, ils voient parfaitement clair là-dessus.
13:37Vous voyez ?
13:37Mais le Royaume-Uni, pareil.
13:41Rendez-vous compte qu'en ce moment,
13:42j'élargis un tout petit peu par rapport aux G7,
13:44mais pas complètement.
13:46Les Britanniques, le Parlement britannique en ce moment,
13:48ils sont en train de faire passer des lois
13:50pour que le Parlement puisse intégrer les directives
13:54de l'Union européenne de façon quasiment automatique.
13:57Vous vous rendez compte de ça ?
13:58C'est le Brexit, hein ?
13:59Non, non, non, non.
14:00C'est-à-dire qu'en fait, si j'étais un Brexiteur,
14:04en réalité, c'est une soumission à l'Union européenne
14:06plus importante que quand le Royaume-Uni
14:09était à l'intérieur de l'Union européenne,
14:11parce que là, ils n'auront pas leur mot à dire
14:12sur les directives.
14:14Mais donc, ils sont en train de demander à leurs parlementaires.
14:17Oui, mais enfin, non, mais ce que je veux vous dire par là,
14:19c'est qu'en fait, l'isolationniste américain
14:23et le fait qu'il est difficile de discuter avec la Chine,
14:25parce que les surcapacités chinoises,
14:27en fait, le FMI nous dit, les subventions à l'économie chinoise,
14:31ça représente 10% du PIB chinois.
14:33Bon, c'est juste gigantesque.
14:36Mais en effet, c'est un sujet dont on ne peut pas parler
14:37avec les Chinois.
14:39Ils ne veulent pas parler.
14:40Donc, on a des incitations extrêmement fortes
14:43à la coopération entre pays avec lesquels,
14:47alors certes, il y a de la concurrence, etc.
14:48Bien sûr, mais enfin, vous voyez,
14:50Canada, Royaume-Uni, Union européenne,
14:52l'incitation à la coopération,
14:53elle n'a jamais été aussi forte qu'aujourd'hui.
14:55Là, on est sur le volet commercial.
14:57Je voulais qu'on parle du volet finance aussi,
14:59Dorothée Rouzé.
15:01Il y a trois priorités françaises pour le G7 Finance.
15:04C'est un peu, bon, c'est un peu des exercices classiques.
15:07C'est réduire les déséquilibres macroéconomiques,
15:10renforcer la sécurité économique,
15:13soutenir une croissance équilibrée, durable
15:15et préservant la stabilité financière.
15:18Quels sont précisément les objectifs de la France
15:21sur le volet financier ?
15:24Alors, effectivement, il y a trois grandes priorités.
15:28Donc, ça peut paraître un peu éthéré de dire,
15:30alors Anthony a commencé à en parler,
15:31de dire qu'on veut réduire les déséquilibres macroéconomiques.
15:33En fait, il y a un côté...
15:34C'est scisif, quoi.
15:35En tout cas, moi, ça fait 20 ans que j'entends la même chose.
15:37Alors, qu'est-ce qu'on appelle les déséquilibres macroéconomiques ?
15:39C'est le fait qu'on a des positions extérieures
15:44qui divergent de plus en plus.
15:45Donc, ce n'est pas sans lien avec ce dont on vient de parler.
15:47Les positions extérieures.
15:48C'est-à-dire, les États-Unis sont en déficit commercial,
15:53déficit courant qui persiste.
15:56La Chine est en excédent qui persiste.
15:59Et la zone euro est en excédent qui persiste.
16:01En gros, c'est ces trois régions qui comptent.
16:03Alors, pourquoi c'est inquiétant ?
16:07Déjà, parce que si on regarde,
16:08alors ces divergences, elles s'accroissent.
16:10Je dirais, la dernière fois qu'on était à peu près à ce niveau-là,
16:12c'était juste avant la crise de 2008.
16:13Et historiquement, ces épisodes de divergence,
16:15ils se résolvent par des crises.
16:17Pourquoi ?
16:18Parce qu'en face, il y a des flux de capitaux
16:19qui financent ces déficits, mais qui peuvent se retourner.
16:22Ou qui peuvent financer la mauvaise chose.
16:25Typiquement, aux États-Unis, avant la crise de 2008,
16:28ils allaient vers les subprimes.
16:30Des crédits hypothécaires auxquels plus personne ne comprenait.
16:33Et donc, ces flux de capitaux, ils peuvent se retourner
16:35et créer une crise financière.
16:36Ou par ailleurs, l'autre chose qu'on voit bien,
16:38c'est que ces déficits, ils alimentent pas mal de ressentiments,
16:42des tensions, du protectionnisme,
16:43parce que les pays en déficit,
16:46je dirais, choisissent des réponses
16:48qui ne sont pas forcément les bonnes
16:49à un problème qui est véritable.
16:51Donc, pour éviter que ça se résolve
16:52par une crise économique ou financière,
16:54qui est effectivement très efficace
16:55pour réduire les déséquilibres,
16:56mais à un coût économique très élevé,
16:59la question, c'est,
17:00est-ce qu'on peut chercher une approche plus coopérative ?
17:02En fait, ces déséquilibres extérieurs,
17:04ils sont toujours le reflet d'un déséquilibre
17:07dans le modèle de croissance de chaque pays.
17:08En gros, en Chine, c'est un modèle de croissance
17:10qui est tourné à fond vers l'investissement,
17:11vers l'export, en réprimant la consommation.
17:15En Europe, on n'a pas assez d'investissement,
17:18pas assez de productivité
17:18par rapport à notre niveau de départ,
17:20donc on manque d'investissement,
17:22et c'est ça qui est à la source
17:24de notre excédent courant,
17:25pas français, mais européen.
17:27Et aux États-Unis,
17:28c'est un modèle de croissance, en gros,
17:30qui est alimenté par la surconsommation,
17:32la dette et le déficit budgétaire.
17:33Donc, si chaque pays rééquilibre un peu
17:36son propre modèle de croissance
17:37pour se rendre lui-même
17:38dans un modèle de croissance un peu plus stable
17:40et un peu plus soutenable,
17:42en fait, on gagne en stabilité mondiale.
17:44Alors évidemment,
17:45est-ce qu'on est prêt à faire pour le G7
17:48des choses qu'on n'aurait pas faites pour nous ?
17:49Non.
17:50Mais si on écoute la rhétorique
17:52plus que la pratique côté américain,
17:53ils disent qu'ils sont très attentifs
17:55à leur situation budgétaire
17:56et qu'ils veulent réduire le déficit.
17:57Pour la première fois,
17:59le déficit fédéral va dépasser
18:01les 100% du PIB aux Etats-Unis.
18:02De la dette, oui.
18:03De la dette, pardon.
18:04En Europe, l'Allemagne réinvestit massivement.
18:07On investit dans la défense, etc.
18:08Donc, on est sans doute
18:09ceux qui prennent le plus
18:10le chemin du rééquilibrage.
18:12Alors, en Chine, c'est pareil.
18:13Si vous lisez le 15e plan quinquennal,
18:15ils disent que la consommation
18:16est une priorité.
18:17Dans les faits, on n'y est pas.
18:18Mais c'est une base de discussion.
18:19Et en fait, ne serait-ce que d'avoir,
18:21d'arriver à un point...
18:22Alors évidemment, la Chine n'est pas au G7,
18:23mais dans ce cadre,
18:24on discute avec la Chine.
18:26Si on arrive à un point
18:27où chaque zone reconnaît sa contribution
18:30à ce risque sur la stabilité mondiale
18:32et s'engage à mettre en œuvre des actions
18:35pour essayer de les réduire,
18:36il vaut mieux le faire de manière coordonnée.
18:38Parce que si l'un agit et pas l'autre,
18:40on peut avoir des effets
18:41sur la demande mondiale
18:42ou des effets sur les taux d'intérêt
18:43qui vont rendre les choses
18:44plus coûteuses pour tout le monde.
18:45Donc en fait, on a tous intérêt
18:46à agir de manière coordonnée.
18:48Évidemment, on ne le fera pas juste
18:49pour le G7
18:49si on n'y voit pas notre propre intérêt.
18:51Ça, ça n'existe pas.
18:52Mais ne serait-ce que d'avoir
18:53cette discussion,
18:55j'irais d'admettre
18:55que dans les trois grandes zones,
18:56on en est collectivement responsables
18:58et qu'on a tous intérêt
18:59à éviter que ça se résolve
18:59par une crise
19:00et de trouver les moyens de le faire.
19:02C'est déjà un objectif
19:02certes ambitieux,
19:03mais important,
19:04y compris à relativement court terme.
19:06Donc je résume.
19:06Pour les Chinois,
19:09stimuler la demande intérieure.
19:11Pour les Européens,
19:13investir sur le sol européen.
19:16Et pour les États-Unis,
19:17rétablir un peu leur déficit.
19:20Je le disais,
19:21la dette américaine
19:23vient de passer
19:24les 100% du PIB américain.
19:261000 milliards de charges
19:28sur la dette.
19:29Payez chaque année,
19:30c'est des chiffres
19:31qui paraissent
19:33totalement délirants.
19:34Est-ce qu'on se dirige
19:35globalement
19:36vers une résorption
19:37de ces déséquilibres ?
19:38Malheureusement,
19:39je ne crois pas.
19:39Je suis parfaitement d'accord
19:40avec le diagnostic
19:41et c'est même sain
19:42d'essayer d'en parler.
19:43Mais les Américains,
19:44aller leur expliquer
19:45qu'ils consomment de trop,
19:46bon courage.
19:47Politiquement,
19:48c'est infaisable.
19:49Alors que la réalité,
19:50c'est qu'il y a
19:50un énorme problème
19:51de surconsommation
19:52du côté des ménages.
19:54La Chine,
19:54le vieux serpent de mer,
19:55c'est l'idée de dire
19:56qu'il faut stimuler
19:56la consommation.
19:57Mais ils sont dans une logique
19:59où ils veulent dominer
19:59les technologies,
20:00donc la production.
20:01Et on peut les comprendre
20:02parce que c'est aussi
20:03une arme de rétorsion.
20:04Alors maintenant,
20:04ça devient une grande
20:05puissance militaire,
20:06mais ça n'était pas le cas avant.
20:07Donc ils ont d'abord dominé,
20:09on va dire,
20:09ils ont assis leur domination
20:10sur une industrie
20:11sur laquelle ils peuvent
20:12faire pression
20:13sur l'ensemble des pays
20:14dans le reste du monde.
20:14Donc leur dire
20:15qu'il faut davantage consommer
20:16et relâcher une partie
20:17des contraintes
20:18qu'ils exercent
20:18sur le reste du monde
20:19via la production,
20:20j'y crois assez peu.
20:21Et même nous,
20:22au sein de la zone euro,
20:23ce qui moi me frappe,
20:24c'est qu'on n'est pas capable
20:25de dire aux Pays-Bas
20:2510% d'excédent courant,
20:27c'est inadmissible,
20:28vous ne pouvez pas
20:28roi de faire ça.
20:29Ça ne devrait pas
20:30pouvoir exister.
20:31Et pourtant,
20:32on le fait.
20:32Donc même dans des pays
20:33qui normalement...
20:33Ça fait partie des déséquilibres
20:34agro-interne à l'Europe,
20:35ça, normalement.
20:36Et on peut aussi...
20:38La Commission pourrait...
20:40Et surtout dans des pays
20:40qui normalement
20:41se ressemblent,
20:41se parlent,
20:42on devrait avoir
20:42une capacité
20:43à me converger rapidement.
20:44On n'y arrive déjà pas
20:45au sein de la zone euro.
20:46Donc je suis assez pessimiste
20:47sur...
20:48Et je comprends, moi,
20:48les intérêts de chaque pays.
20:49C'est-à-dire qu'il faut bien voir
20:50que même les Pays-Bas
20:51n'ont pas du tout envie.
20:52C'est chacun pour soi,
20:52finalement,
20:52le règne des nations.
20:53Bien sûr.
20:54Et puis il vaut mieux
20:54être à la fin un pays
20:55qui a une position extérieure nette
20:58extraordinairement...
20:59Vous prenez l'Allemagne,
20:59par exemple,
21:00ces 80 points de PIB
21:02de position extérieure nette positive.
21:04Nous, on doit être
21:04à moins 30, moins 35.
21:05C'est sûr que
21:06quand vous êtes détenu
21:07par le reste du monde,
21:08vous êtes un peu
21:09vassalisé, en réalité.
21:10Et à l'inverse,
21:11quand vous détenez
21:11le reste du monde,
21:12vous avez une capacité
21:12d'agir, en tout cas,
21:13ou de faire la décision.
21:14Il y a plus de pouvoir.
21:15C'est ce qui faisait dire
21:15à Jean-Marc Daniel ce matin
21:17que les États-Unis
21:18étaient un pays
21:19du tiers-monde,
21:20en réalité,
21:20puisque c'est l'Europe
21:22qui détient Manhattan.
21:23Ils ont d'autres moyens
21:24d'autres leviers.
21:25On est d'accord aussi,
21:26Nicolas Bouzou.
21:27C'est très difficile,
21:28politiquement, évidemment,
21:30mais aussi concrètement,
21:34conscients des problèmes
21:36de surproduction.
21:37Ils l'ont parfaitement
21:38théorisé,
21:39c'est-à-dire que
21:39cette surproduction
21:40qui génère des baisses
21:41de prix,
21:42qui génère des baisses
21:43de marge,
21:44voire beaucoup d'entreprises.
21:45C'est très frappant
21:46quand vous faites
21:47un peu de micro,
21:47vous regardez les très
21:48grandes entreprises chinoises
21:50qui nous impressionnent
21:51dans le numérique,
21:51dans l'automobile, etc.
21:52En fait, il y en a plein
21:53qui ne gagnent pas d'argent.
21:54Ils ne sont pas profitables.
21:54Parce que les prix sont très bas.
21:56Personne ne voudrait
21:56investir là-dedans,
21:57avec nous,
21:58nos critères financiers
21:59d'investissement.
22:00Et alors ça,
22:01les Chinois,
22:05simplement,
22:07comment faudrait-il faire
22:08en pratique ?
22:09Il faudrait supprimer
22:10les subventions,
22:11enfin en tout cas
22:11les diminuer,
22:12c'est-à-dire assumer
22:13le fait qu'au fond,
22:15vous avez tout un tas
22:15d'entreprises
22:16qui vont disparaître.
22:17Alors intellectuellement,
22:19c'est parfait,
22:20mais c'est exactement
22:21comme la réception
22:22de la consommation
22:23aux Etats-Unis.
22:24On va mettre plein d'impôts
22:26sur la consommation.
22:27Vous allez consommer moins
22:27parce que c'est bon pour vous.
22:29On va supprimer
22:31les subventions comme ça,
22:31enfin diminuer les subventions
22:32comme ça.
22:33Il y a plein d'entreprises
22:34qui vont disparaître
22:34et c'est formidable.
22:35Vous voyez que c'est
22:38ça la solution technique,
22:40mais c'est difficile
22:41pour ces pays à présenter.
22:42On a un peu du mal
22:43à avoir un point d'atterrissage
22:44effectivement.
22:45Là, vous prenez la face nord,
22:46c'est-à-dire que les Etats-Unis
22:47dire on va diminuer
22:48la consommation,
22:48effectivement,
22:49c'est indicible.
22:50Dire que les Etats-Unis
22:51ont un problème de dette
22:52et de soutenabilité
22:53de la dette,
22:53et en fait,
22:54ils ont,
22:54d'ailleurs,
22:55si on reprend leurs annonces
22:57de l'année dernière,
22:58ils allaient réduire
22:59drastiquement leurs déficits.
23:00C'était l'objectif aussi
23:01des tarifs douaniers.
23:02En tout cas,
23:02c'est un objectif
23:03à moyen terme
23:04qu'ils affichent,
23:05à défaut de prendre
23:06pour l'instant
23:06les actions
23:08sur la consommation
23:09ou de dire
23:10il faut un peu moins
23:10de dérégulation financière
23:11parce qu'il y a des risques
23:12financiers dans votre système.
23:13C'est indicible,
23:14ça je suis d'accord.
23:15Pour les Chinois,
23:16ce n'est pas indicible
23:17de parler de consommation.
23:18Dire réduire les subventions
23:19et laisser vos entreprises mourir
23:20et renoncer à dominer
23:21l'industrie mondiale,
23:22c'est plus compliqué.
23:23En revanche,
23:24ce qui plombe aussi
23:25la consommation chinoise,
23:26c'est le fait
23:26que la crise immobilière
23:27continue à traîner en longueur
23:32nettoyer le bilan
23:32du secteur immobilier
23:34et redonner un peu
23:36de visibilité
23:37aux ménages là-dessus,
23:39investir davantage
23:40dans la santé
23:40et l'éducation,
23:41c'est aussi dissible.
23:42Donc en fait,
23:42c'est aussi là
23:43qu'il faut trouver
23:44les voies
23:45où on peut s'entendre,
23:46ne pas forcément partir
23:47sur les chiffons rouges
23:48de chaque pays,
23:49mais plutôt trouver
23:49les moyens
23:50qui sont entendables
23:51dans le contexte national
23:52avec les contraintes
23:53nationales, économiques
23:54et politiques et sociales
23:55de chaque pays.
23:57Et c'est ça le travail
23:57qu'on fait aussi
23:58je dirais à tous les niveaux
24:00pour essayer
24:01de trouver un chemin d'entente.
24:02Il nous reste 30 secondes,
24:03une dernière question Dorothée
24:04pour clôturer
24:07cette partie G7.
24:08Je répète ma question,
24:09quelles seraient
24:10les trois réussites,
24:13les trois objectifs
24:13que vous considérez
24:15réussis
24:15en fin de G7,
24:17en fin d'année ?
24:19Alors,
24:19ce qui est difficile,
24:20je ne vais même pas répondre
24:22à ma question
24:22en tant que second,
24:23parce que quelque part
24:23ce qui sort des G7
24:24en général,
24:24c'est des communiqués.
24:25Donc on peut se dire
24:26bon,
24:26c'est que un texte,
24:28mais c'est communiqué
24:30qui sont ceux
24:31qui font bouger des lignes
24:31au niveau des ministres
24:32du Commerce,
24:32au niveau des ministres
24:33des Finances
24:33et ensuite au niveau
24:34des chefs d'État,
24:34ce qui est le plus important.
24:36Et donc ces communiqués
24:37montrent un peu
24:37là où on a avancé
24:38dans notre compréhension commune,
24:39dans notre diagnostic commun,
24:40ce qu'on est prêt à faire,
24:41ce qu'on demande
24:41aux organisations internationales
24:43de faire aussi,
24:43ça donne des feuilles de route
24:44aux organisations internationales.
24:46Et donc quelque part,
24:46il faut savoir lire le texte
24:47ensuite pour voir
24:50les points sur lesquels
24:51on s'est entendus,
24:52typiquement sur le sujet
24:53dont je parlais.
24:53si on a que les trois zones
24:54reconnaissent leurs responsabilités
24:55dans les déséquilibres mondiaux
24:57et s'engagent à agir
24:58pour les réduire,
24:59en fait,
24:59de notre point de vue,
25:00ce sera un succès.
25:01On pourra se dire
25:01que c'est juste deux phrases,
25:02mais c'est une ligne qui bouge.
25:04De même,
25:05sur les sujets commerciaux,
25:08c'est une question
25:09de faire bouger des lignes
25:10et d'agir dans la même direction.
25:11Et en fait,
25:12ça donne une feuille de route
25:13pour la suite,
25:14le prochain G7,
25:15le prochain G20,
25:16etc.
25:16Et voilà.
25:17Et la montagne
25:18qui remont des années,
25:19des semaines,
25:20des mois,
25:20une année de travail
25:21pour que ces quelques lignes
25:23puissent bouger
25:24et c'est très important.
25:25Merci à tous les trois.
25:26On revient dans une
25:27toute petite minute.
25:28On va revenir maintenant
25:29en France.
25:30La situation française,
25:31la lettre de François Villeroy de Gallo,
25:32la dernière au président
25:34de la République
25:35pour parler
25:36de l'état de l'économie française.
25:38Est-ce qu'il faut craindre
25:38une récession ?
25:40Et puis,
25:40on reviendra sur le débat
25:41du moment
25:42sur les pétroliers,
25:44les surprofits,
25:45évidemment,
25:45peut-être les taxes
25:46qui vont avec.
25:47A tout de suite.
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