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  • il y a 18 heures
Jeudi 7 mai 2026, retrouvez Benjamin Prod’homme (Associé Gérant, Cézembre Capital), Guillaume Eyssette (Directeur associé, Géfinéo), Mikael Assayag (Ingénieur patrimonial, Montségur Family Office) et Philippe Moussaud (Cofondateur, Bonjour Patrimoine) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:11Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne dans la compréhension mais aussi le décryptage des tendances et des actualités du
00:16secteur de la gestion de patrimoine.
00:18Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart4Change, sur les réseaux sociaux de Bsmart4Change.
00:23Et bien sûr, vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:27Au sommaire de cette émission, émission dédiée à l'investissement en dettes privées, en infrastructures.
00:33Au sommaire de cette émission, nous poserons tout d'abord la question à Philippe Mousseau, cofondateur de Bonjour Patrimoine,
00:38sur les convictions que peut avoir un CGP sur la dette infra.
00:43Justement, ce sera la première partie de l'émission.
00:45Nous enchaînerons ensuite avec Enjeu Patrimoine.
00:46Un enjeu patrimoine où nous aurons le plaisir de retrouver Benjamin Prodom, associé gérant de Saisambre Capital,
00:51mais aussi Guillaume Essette, responsable de la gestion chez Géphineo,
00:54avec une question toujours autour de la dette infrastructure, bien sûr.
00:57Mais est-ce que l'argument pour faire de la dette infrastructure, c'est avant tout parce que c'est
01:01un produit de distribution ?
01:02Et comment y aller via des fonds Evergreen, notamment ? Nous en reparlerons.
01:06Et puis enfin, dans la dernière partie de l'émission, nous aurons le plaisir de retrouver Mickaël Assayag,
01:11ingénieur patrimonial chez Montségur, avec qui nous parlerons cette fois-ci de TRI pour la dette infrastructure.
01:16On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:22Et nous commençons tout de suite avec cette première partie dédiée aux convictions d'un professionnel de la gestion de
01:29patrimoine
01:29vis-à-vis de la dette privée investie en infrastructure.
01:34Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir Philippe Mousseau.
01:36Bonjour Philippe.
01:37Bonjour Nicolas.
01:38Merci d'être avec nous.
01:39Vous êtes cofondateur de Bonjour Patrimoine.
01:41Est-ce que vous pouvez nous dire quelles sont les convictions que vous avez en tant que professionnel de la
01:46gestion de patrimoine
01:47sur cette classe d'actifs amenée à se développer, portée par des plans de relance, notamment en Europe et en
01:53Allemagne,
01:54ces investissements en infrastructure au moyen de la dette privée qui s'ouvre aux particuliers ?
02:00Oui, c'est ça exactement.
02:02Je dirais que c'est le timing où toutes les planètes sont alignées un petit peu pour cette classe d
02:07'actifs.
02:09Pourquoi ? Alors déjà, l'infrastructure, effectivement, ça va être des actifs physiques,
02:14ça peut être du digital, ça peut être des transports, ça peut être du social.
02:17Mais si on se focus un petit peu sur le digital, on se rend compte que c'est quand même
02:20le moment.
02:21On va parler de quoi, notamment ? On va parler de data center.
02:24Oui, bien sûr.
02:25Aujourd'hui, l'intelligence artificielle, exactement.
02:29Et après, il y a le cadre réglementaire, que ce soit français, avec la loi industrie verte, fin 2024,
02:37que ce soit effectivement aussi la réglementation européenne avec LTIF 2.0, aussi fin 2024.
02:44Tout ça concourt à faire en sorte que, oui, on va parler de démocratisation, c'est un grand mot,
02:49ça reste une classe d'actifs institutionnels qui s'ouvre.
02:51Alors, la loi industrie verte, maintenant, permet effectivement, dans les mandats de gestion des PER ou des assurances vives,
02:57de mettre entre 4 à 8% sur les gestions profilées.
03:02Donc ça, c'est quand même un vrai point.
03:03Et il ne faut pas se tromper, si ça s'ouvre aux particuliers, c'est parce qu'il y a
03:06des besoins d'investissement
03:07et qu'on cherche l'épargne des particuliers pour accompagner ces besoins d'investissement,
03:11mais ça peut créer des opportunités pour les particuliers.
03:13Exactement.
03:13Il faut simplement savoir dans quoi on va.
03:15Exactement, il faut savoir dans quoi on va et comment on y va.
03:17D'accord.
03:18C'est pour ça que nous, en tant que CGP, on a vraiment une place prépondérante par rapport à ça,
03:22pour accompagner nos clients, pour sélectionner les meilleurs fonds de la classe d'actifs.
03:26Alors oui, il y a une profondeur.
03:28Aujourd'hui, les chiffres, à peu près, sur les 10, 15 prochaines années,
03:32on parle de 10 000 à 20 000 milliards d'investissements en data center.
03:35D'accord.
03:36C'est un chiffre absolument impressionnant pour illustrer la profondeur qu'on peut avoir.
03:42Donc oui, effectivement, la réglementation, pour une fois, va dans le bon sens.
03:45D'accord.
03:46OK.
03:46Notre job, d'où maintenant, c'est d'accompagner nos clients par rapport à ça.
03:49Quand on parle de 10 000 à 20 000 milliards d'investissements en data center,
03:52est-ce que ça ne risque pas de créer aussi une sorte de forie et de concentration,
03:59ou même de manque de sélectivité ?
04:01Comment est-ce qu'on accompagne des clients et comment est-ce qu'on développe des convictions sur la dette
04:04infra, Philippe Moussot ?
04:05Oui, exactement.
04:06Je vais faire un amalgame, une analogie qui est rigolote ou pas,
04:10quand on a un peu de recul maintenant.
04:11Non, mais on pourrait dire, effectivement, que les fonds Evergreen et l'infrastructure sont les SCPI,
04:17si on remonte dans les années 80.
04:19D'accord, dans les années 80, oui.
04:20Au début, parce qu'on démocratise une classe d'actifs institutionnels sur un fonctionnement où,
04:28oui, Evergreen, parce qu'il y a un peu plus de liquidité à la SCPI.
04:32Sur le principe, c'était ça, on a vu les dérives.
04:36Et effectivement, par rapport à la concentration, au début, c'était essentiellement des SCPI de bureau.
04:40D'accord.
04:41Maintenant, ça s'est largement ouvert et on peut tomber dans le même fonctionnement.
04:47Donc, il faut être très vigilant par rapport à ça.
04:48Il faut bien comprendre l'analogie, parce que les SCPI ont eu des moments très porteurs et des moments plus
04:53douloureux.
04:54Comment est-ce que vous la positionnez, cette analogie, vis-à-vis des SCPI ?
04:59Je reviens, allez, 30 ans en arrière, au tout début.
05:02Là où l'idée première des SCPI, c'était effectivement permettre d'avoir accès à une classe d'actifs
05:08dont les particuliers ne pouvaient pas avoir accès en temps normal.
05:11D'accord, donc là, on est dans la même dynamique.
05:12Voilà, exactement.
05:13Mais effectivement, il y a eu des dérives, parce qu'il y a eu de la concentration,
05:15parce qu'il y a eu des très belles années.
05:17Et maintenant, en 2026, on a un regard différent.
05:21Et bien, justement, c'est une très bonne analogie pour rappeler qu'il faut regarder dans quoi on investit
05:26et aller plus loin, effectivement, que le terme générique dédié à la classe d'actifs.
05:29Il faut regarder les stratégies de gestion aussi, du coup.
05:31Exactement.
05:32C'est le métier du professionnel de gestion de batterie.
05:34Et c'est pour ça qu'on est là.
05:36Exactement, oui, oui, effectivement, il faut regarder dans quoi on investit.
05:38Les fonds, alors, ça reste très simple comme classe d'actifs.
05:41La profondeur, aujourd'hui, de marché, elle n'est pas énorme.
05:44Mais on commence, effectivement, à avoir des grands noms.
05:46Schroeder, Tikeo, AXA, Eiffel, sur lesquels on peut analyser, vraiment,
05:51et avoir une belle diversification.
05:54C'est une classe d'actifs, aujourd'hui, qui doit s'analyser dans le cadre d'un patrimoine global
05:57pour nos clients, au même titre que le private equity, au même titre que, pourquoi pas,
06:03les cryptos, que les actions, que les obligations.
06:05Donc, voilà, c'est une classe d'actifs qui peut représenter jusqu'à 10% d'un patrimoine.
06:08Il y a un argument qui revient souvent, c'est dans une stratégie de diversification,
06:11c'est cet aspect décorrélé d'autres classes d'actifs.
06:15Ça fait partie des arguments ?
06:16Ça fait partie des arguments, c'est un des arguments, mais je dirais, ça peut être le premier.
06:22Le deuxième, je dirais, c'est plutôt le fait de lutter contre l'inflation,
06:27parce que souvent, effectivement, c'est une classe d'actifs sur lequel il va y avoir des revenus
06:31qui vont être indexés, pourquoi pas.
06:32Donc, pour un particulier investisseur, c'est une décorrélation par rapport au marché.
06:37D'accord.
06:38C'est, voilà, quand on regarde deux ans en arrière, c'est une classe d'actifs
06:41qui va moins bien performer que les marchés actions.
06:43C'est normal, les marchés actions sur les deux dernières années sont quand même bien montés.
06:48Bien sûr.
06:49Mais, effectivement, lutte contre l'inflation, décorrélation, et, malgré tout,
06:54on n'a qu'une valeur liquidative qui reste, je dirais, assez, bon, transparente,
07:00mais qui permet, effectivement, d'investir et de ne pas stresser, comme sur les marchés actions.
07:06La liquidité, très rapidement, permise, enfin, en tout cas, les fenêtres de liquidité,
07:13soyons précis, permises par les fonds Evergreen, c'est un argument aussi,
07:16ou au contraire, il ne faut pas y aller pour cette raison-là ?
07:19C'est un peu des deux.
07:21D'accord.
07:23Ça peut être un argument, mais ça ne doit pas être l'argument principal.
07:25Exactement.
07:26C'est un argument parce qu'effectivement, par rapport à un fonds fermé classique,
07:30on va écraser un peu la courbe en J.
07:32D'accord.
07:33Les fonds, au lieu d'avoir des appels de fonds,
07:34alors déjà, souvent, les tickets, ce n'est pas les mêmes.
07:36Sur des fonds fermés, ça va être plutôt aux alentours de 100 000.
07:38Sur les fonds Evergreen, ça va être des tickets plus petits.
07:41Une performance souvent moins importante, quand même, que les fonds fermés.
07:45Mais le gros avantage, c'est que ça écrase la courbe en J,
07:49parce qu'en fait, le fonds est déjà investi en lui-même,
07:51donc l'investisseur rentre déjà dans une solution qui tourne, entre guillemets.
07:55Donc ça, c'est quand même une force en tant que telle.
07:59Et derrière, c'est effectivement les portes de sortie,
08:01qui peuvent être mensuelles, trimestrielles, organisées, de toute façon,
08:04par la société de gestion.
08:05Mais attention, ce n'est pas un livret A non plus.
08:08Ce n'est pas parce qu'elles sont organisées que, de toute façon, elles se passeront.
08:11Voilà.
08:12Ça ne reste qu'une possibilité offerte par rapport à un fonds fermé,
08:15mais ce n'est pas certain non plus.
08:17Merci beaucoup, Philippe Mousseau, de nous avoir accompagnés
08:19dans la première partie de cette émission.
08:20Je rappelle que vous êtes le cofondateur de Bonjour Patrimoine.
08:22Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Enjeu Patrimoine.
08:29Et nous continuons dans cette émission spéciale dédiée à la dette privée en infrastructure,
08:34à recueillir les convictions des professionnels de la gestion de patrimoine
08:39sur la classe d'actifs, mais aussi sur les moyens de s'y exposer.
08:42Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Patrimoine
08:45Benjamin Prodom. Bonjour Benjamin.
08:47Bonjour Nicolas, merci pour votre invitation.
08:49Merci d'être avec nous. Vous êtes associé gérant de Cézambres Capitane.
08:51On a le plaisir d'accueillir également Guillaume Essette.
08:54Bonjour Guillaume.
08:54Bonjour Nicolas.
08:55Merci d'être avec nous. Vous êtes directeur associé de Géphineo.
08:58Question ouverte à tous les deux. On va peut-être commencer avec vous Benjamin.
09:01La dette privée en infrastructure s'ouvre aux particuliers,
09:06notamment en lien avec des enjeux de financement,
09:09des plans de relance portés au niveau européen.
09:12Quelle conviction développez-vous en tant que professionnel
09:15de la gestion de patrimoine sur l'accompagnement ou non de particuliers
09:19sur la classe d'actifs ?
09:20C'est vrai que chez Cézambres Capitale, c'est une classe d'actifs
09:23dans laquelle on croit particulièrement,
09:24parce qu'il y a des gros besoins aujourd'hui de financement
09:26au niveau français et européen,
09:29que ce soit à la fois sur les sujets d'énergie renouvelable,
09:33sur de l'éolien, du solaire.
09:35Ça peut être aussi sur tous les sujets de souveraineté nationale.
09:39Aujourd'hui, dans le digital, avec les data centers,
09:41le déploiement de la 5G, 6G, il faut que ce soit protégé.
09:44Et ça, il y a des plans de relance qui ont été mis au niveau européen important,
09:48notamment un plan allemand de 500 milliards d'euros sur une dizaine d'années.
09:53Il y a des gros besoins et il y a beaucoup de financement,
09:55à la fois public, mais aussi privé, sur cette classe d'actifs
10:00qui est assez rémunératrice et qui est relativement sécurisée
10:03par rapport à d'autres sous-jacents.
10:05Pourquoi aller chercher des particuliers, du coup,
10:07s'il y a beaucoup de financement déjà sur la classe d'actifs ?
10:10Et pourquoi accompagner des particuliers vers ces types d'investissements ?
10:13Parce qu'aujourd'hui, les pouvoirs publics sont quand même fortement endettés.
10:17C'est un sujet évidemment d'actualité.
10:20Et il y a beaucoup de financements qui sont accompagnés par des particuliers.
10:26Et investir aux côtés de grands institutionnels,
10:29que ce soit des fonds d'investissement reconnus au niveau européen
10:33ou internationales, plus les pouvoirs publics,
10:35je pense que c'est assez sécurisant pour les investisseurs sur cette classe d'actifs.
10:40Surtout que sur la thématique infra,
10:42la plupart des loyers et des revenus sont indexés sur l'inflation.
10:46Donc, dans cette période qu'on connaît actuellement,
10:48c'est vraiment fortement sécurisant pour les investisseurs.
10:51Vous en faites, vous, beaucoup de la dette privée à l'infrastructure ?
10:53Oui, moi, j'en fais régulièrement chez ces hommes capitales.
10:56Guillaume Esset, même question.
10:57Vous en faites chez Géphineo ?
10:58Oui, on en fait. Alors, ce n'est pas du cœur de portefeuille,
11:01mais néanmoins, au titre de la diversification, de la décorrélation,
11:05il nous semble que c'est une brique intéressante.
11:07D'accord, c'est le premier argument, c'est la diversification.
11:10Si on regarde un peu les arguments du professionnel de la gestion de patrimoine
11:12ou de la manière dont on traite l'actif,
11:14c'est diversification, décorrélation.
11:16C'est ça les mots qui reviennent régulièrement ?
11:19Dans quel cas ça correspond à un besoin client, en fait ?
11:21C'est nous, en tant que professionnels, la question qu'on se pose.
11:24Ça correspond à trois besoins. Essentiellement, un, la recherche de performance,
11:30quasiment tous les placements.
11:32Deux, une forme de décorrélation, puisqu'en effet, on ne va pas être directement corrélé
11:37à ce qui se passe, par exemple, sur les marchés actions.
11:40Et trois, la recherche de sens pour certains clients,
11:44pour qui c'est important, au-delà des aspects purement performance
11:47et ratio risque-rendement, c'est important de financer des changements de société
11:54qui leur semblent cruciaux, comme la transition énergétique, par exemple,
11:59ou la souveraineté numérique.
12:01C'est les deux thèmes qui reviennent quand même très régulièrement.
12:04C'est transition énergétique ou transition digitale, souveraineté numérique.
12:07Le marché de l'infra est fait que de ça aujourd'hui,
12:09ou principalement que de ça en Europe ?
12:11En fait, derrière ce mot infrastructure, il y a un univers immense.
12:14On pourrait aller très loin et dire, qu'est-ce que c'est qu'un fonds de private equity
12:19qui investit dans l'immobilier ?
12:20C'est un fonds d'infrastructure de logement ou d'infrastructure de bureau ?
12:24Donc derrière ce mot-là, on retrouve franchement énormément de choses.
12:27Le gros du marché, que ce soit en dette ou en equity,
12:30c'est en effet sur les infrastructures liées à l'énergie,
12:34les infrastructures liées au digital, les infrastructures liées au transport.
12:38Infrastructures, on imagine facilement un pont, une route à péage.
12:43Donc l'infrastructure, c'est un monde très vaste.
12:45Et quand on sélectionne un ou des fonds d'infrastructure,
12:48en fonction du profil financier recherché,
12:52mais aussi du type d'investissement qui fait sens aux yeux du client
12:55qu'on est en train de conseiller,
12:57on ne va pas forcément sélectionner exactement le même.
13:00Benjamin Prodom, quels arguments en tant que professionnel de la gestion de patrimoine
13:04dans une stratégie d'investissement pour la dette d'infrastructure ?
13:09C'est souvent des produits qui correspondent quand même à des clients
13:11qui recherchent des revenus complémentaires.
13:13Donc ça, c'est un point qui est important aujourd'hui pour beaucoup de Français,
13:19notamment sur des chefs d'entreprise qui vendent leur société.
13:21Il faut qu'ils aient des revenus complémentaires,
13:23soit via leur holding, soit en direct.
13:26Comme l'évoquait Guillaume,
13:28ce sont des produits qui sont totalement décorrélés
13:30des autres produits et des marchés cotés notamment.
13:32Donc ça, pour une diversification, c'est très intéressant.
13:35Et finalement, des produits financiers qui distribuent des revenus,
13:38vous n'en avez pas tant que ça.
13:39Vous avez de la SCPI,
13:40vous avez éventuellement des produits structurés
13:42qui sont avec une distribution.
13:45Et la dette privée, je pense qu'en termes de diversification
13:47pour des clients qui veulent des revenus complémentaires,
13:50c'est très intéressant.
13:51D'accord.
13:51Donc l'argument, c'est aussi produits de distribution ?
13:54Tout à fait.
13:54Ce sont des produits qui ont parfois plusieurs parts.
13:57Une part qui va distribuer,
13:59donc on peut espérer une distribution entre 5 et 7 % à peu près.
14:04et une part qui va capitaliser.
14:06Donc ça peut correspondre à plusieurs typologies de clients.
14:09Dans un contexte économique
14:11où le mot inflation revient sur le devant de la scène,
14:14est-ce que la dette infra a une carte à jouer aussi ?
14:17Oui, tout à fait.
14:18C'est vrai que comme on l'évoquait,
14:21les prix et les revenus sont souvent indexés sur l'inflation.
14:25Donc dans l'environnement dans lequel on est,
14:26c'est, je pense, assez sécurisant
14:28pour des clients d'investir sur de la dette infra.
14:30Après, sécurisant par rapport à d'autres produits
14:33qui pourraient être un peu sur la même classe d'actifs.
14:36Ça reste un produit avec un niveau de risque
14:38qui est quand même modéré
14:40et qui sont des produits qui ne sont pas liquides.
14:42Donc c'est vraiment un produit de diversification.
14:44Guillaume Esset, la troupe.
14:46L'important, c'est d'avoir un horizon de temps qui est long.
14:50Pourquoi ?
14:51D'abord, quels que soient les mécanismes de possibilité de liquidité
14:55offerts par certains fonds Evergreen,
14:57il faut rester aux sous-jacents.
14:59Le sous-jacent n'est pas liquide.
15:01L'infrastructure, ce n'est pas liquide.
15:03C'est long et compliqué à revendre.
15:05Un data center, un parc éolien,
15:07ça ne se revend pas en quelques jours.
15:10Tout comme l'immobilier,
15:12ça ne se revend pas en quelques jours.
15:14Il faut quelques temps pour revendre un patrimoine immobilier.
15:17Donc ça, c'est la première chose.
15:19On n'est pas sur du liquide.
15:20On n'est pas sur du liquide,
15:21mais il existe des fonds pour y aller
15:23qui proposent des fenêtres de liquidité.
15:25Et il est facile de mettre cet argument en avant
15:27justement pour proposer l'investissement.
15:30Donc vous vous dites, attention,
15:31ça n'est pas du liquide,
15:32même si certains produits proposent de la liquidité.
15:36L'important pour que le marché se développe bien
15:38auprès des investisseurs particuliers,
15:42c'est que cette solution soit bien expliquée.
15:46Et donc, ce qui est important à avoir en tête,
15:49c'est que fenêtre de liquidité ne veut pas dire garantie de liquidité.
15:54C'est-à-dire qu'il est possible,
15:55à un certain moment dans le fonds,
15:57généralement au bout de quelques années,
15:58pour éviter les pénalités de sortie,
16:00de demander une liquidité.
16:02Et dans des circonstances normales,
16:05le fonds est organisé pour servir cette liquidité.
16:09Mais en l'absence de souscription future,
16:12au moment où on veut sortir,
16:13il faut qu'il y ait du cash dans le fonds
16:14pour qu'il puisse verser la liquidité.
16:17La plupart des fonds sont organisés
16:18pour avoir une réserve de cash.
16:20Néanmoins, si cette réserve était insuffisante,
16:22il faudra simplement patienter.
16:24Comme sur tous les fonds de private equity,
16:26quand le sous-jacent n'est pas liquide,
16:29les sorties se font en fonction des possibilités.
16:31Donc si on a du temps devant soi,
16:33ce n'est pas nécessairement un problème.
16:35Tout comme on achète une maison,
16:36on se dit « je la revendrai peut-être un jour,
16:37je mettrai peut-être un an à la vendre. »
16:39Est-ce que c'est grave ?
16:40C'est peut-être contrariant,
16:41mais si on le sait à l'avance,
16:42ce n'est pas dramatique.
16:44Si on imagine que c'est l'équivalent d'un fonds euro,
16:47ça peut devenir dramatique.
16:48Donc c'est important que ça soit bien expliqué.
16:49D'accord.
16:50Et deuxième chose,
16:51vous parliez de l'inflation.
16:53L'inflation, en effet,
16:55augmente les revenus des infrastructures sous-jacentes
16:57et donc leur capacité à payer de la dette
16:59ou la rentabilité des equity.
17:01Néanmoins, qui dit inflation,
17:02dit le plus souvent « hausse des taux d'intérêt »
17:05et la hausse des taux d'intérêt,
17:08ça peut mettre une pression baissière
17:10sur la valeur des infrastructures en cas de revente.
17:13Ce qui n'est pas grave si on a du temps devant soi,
17:15mais si on imagine revendre dans trois ans
17:17et que manque de chance,
17:19possiblement on est dans un scénario
17:21où ce n'est pas le bon moment pour vendre,
17:23ça peut rester problématique.
17:25On est quand même sur des objets
17:26avec des cash flows très très longs.
17:28Donc quand les taux montent,
17:29ça baisse la valeur de l'objet.
17:31Et donc ça c'est à avoir en tête aussi quand même,
17:34donc d'un côté ça protège de l'inflation
17:38dans un sens puisque ça augmente les loyers,
17:41enfin pas forcément les loyers,
17:41mais en tout cas les revenus,
17:42mais de l'autre la valeur liquidative
17:44peut s'en trouver affectée.
17:45Ça protège de l'inflation
17:46si on a du temps devant soi.
17:48D'accord.
17:48Parce qu'avec le temps...
17:49On vient avec le sujet de temps.
17:50Voilà, mais c'est du long terme.
17:52Et puis ça dépend si on investit en equity ou en dette.
17:54C'est-à-dire que sur la dette,
17:55l'inflation elle est positive.
17:56Sur l'equity comme l'évoque Guillaume,
17:58effectivement ça peut avoir un côté négatif
18:00sur la valorisation des actifs.
18:03Alors, pour rejoindre ce que disait Benjamin,
18:06on est sur un produit qui possiblement distribue.
18:09Oui.
18:10Et donc qui intéresse en effet les chefs d'entreprise,
18:12par exemple,
18:13qui sont soumis au mécanisme de la port session,
18:17donc qui doivent réemployer dans des fonds éligibles.
18:19Certains de ces fonds peuvent l'être.
18:21Et la deuxième chose,
18:22c'est que c'est horrifié.
18:23Parce que quand on pense à un actif réel...
18:26On pense à l'immobilier.
18:27...semi liquide,
18:29et qui distribue assez naturellement,
18:31les gens se disent
18:31j'achète un immeuble,
18:32je perçois les loyers,
18:33j'ai des revenus.
18:34Mais dans certains cas,
18:35ils l'ont déjà fait par le passé,
18:36et ils commencent à avoir une note d'IFI
18:38qui les tracasse.
18:39Donc ce type de solution
18:42permet d'avoir des revenus
18:43sur des actifs réels
18:44avec une forme d'indexation sur l'inflation
18:47en étant en dehors du périmètre de l'IFI,
18:49ce qui est parfois appréciable.
18:50Benjamin Prodom,
18:52dernier sujet,
18:53j'ai entendu dans une émission précédente
18:57que lorsque l'on investit
18:58via des fonds evergreen,
18:59du fait de cette nécessité
19:01de garder une poche de liquidité,
19:02on doit accepter aussi
19:03une rentabilité un peu inférieure
19:05que si on était sur des fonds
19:07complètement fermés
19:07lorsqu'on investissait.
19:08C'est à voir en tête quand on investit ?
19:10Oui, tout à fait.
19:11On perd à peu près 2%.
19:13Je pense que sur un fonds fermé,
19:16l'objectif sur un fonds equity,
19:17ça va peut-être de faire 10-12%.
19:20de TRI sur un fonds evergreen
19:23avec des gates de liquidité
19:25qui vont être à peu près de 5% par trimestre,
19:28qui sont une possibilité,
19:30mais pas assurée.
19:32Vous allez plutôt avoir un objectif
19:34de faire un TRI de 8-10%.
19:38Donc, c'est à prendre en compte
19:40au moment de l'investissement.
19:41Tout en gardant en tête
19:43qu'il ne faut pas l'utiliser,
19:44cette liquidité.
19:45Donc après, c'est aussi comme ça
19:46qu'on peut arbitrer entre evergreen
19:48ou fonds fermés.
19:49C'est une possibilité,
19:50mais il n'y a pas de certitude là-dessus.
19:53D'accord.
19:53Et le fonds est structuré
19:54dans ce sens-là, en tout cas.
19:56Ça se met en place
19:57dans le cadre d'une stratégie globale
19:58d'un plan avec une poche plus liquide
20:00qui va être investie autrement.
20:02Et puis, cette éventuelle allocation
20:06sur un fonds infrastructure
20:07qui sera dans la poche
20:08plutôt long terme,
20:10semi-liquide.
20:11Et donc, je pense qu'on a fait le tour
20:13et qu'on a donné un petit peu
20:14tous les éléments
20:15pour prendre la décision.
20:18Je vous ai demandé à vous
20:19si vous en faisiez.
20:19Vous m'avez tous les deux répondu oui.
20:21Est-ce que c'est une demande
20:22des clients aujourd'hui
20:23ou est-ce qu'il y a encore
20:25un peu de pédagogie à faire
20:26pour leur dire que ça existe ?
20:27Alors, je pense que non.
20:28Le grand public ne connaît pas
20:29forcément encore trop
20:31cette classe d'actifs.
20:32Mais bon, on en parle
20:33de plus en plus dans la presse.
20:35Et avec tout ce qu'on peut voir
20:37au niveau international
20:39et notamment les sujets
20:40de souveraineté,
20:41c'est un sujet, je pense,
20:42qui va continuer à se développer
20:43dans les années à venir.
20:44Guillaume Esset,
20:45même question rapidement.
20:45Oui, c'est une classe d'actifs
20:46émergente dans l'esprit
20:48de la plupart des investisseurs
20:49particuliers.
20:50Cette émission peut-être
20:51partie de cette découverte,
20:54mais c'est émergent.
20:56Merci à tous les deux.
20:57Merci Guillaume Esset,
20:57directeur associé de Géphineo.
20:59Merci Benjamin Prodom,
21:00associé gérant
21:01de Sésambres Capital.
21:02Et quant à nous,
21:02on se retrouve tout de suite
21:03dans la dernière partie de l'émission
21:04L'œil de l'expert.
21:09Et pour finir cette émission,
21:11L'œil de l'expert
21:11où nous allons passer en revue
21:13cet investissement
21:14d'aides privées
21:15en infrastructures
21:16en moyen,
21:16notamment,
21:17des fonds Evergreen.
21:18Et pour décrypter
21:19la classe d'actifs,
21:20nous avons le plaisir
21:20d'accueillir en plateau
21:22Mickaël Assayag.
21:23Bonjour Mickaël.
21:23Bonjour Nicolas.
21:24Merci d'être avec nous.
21:25Vous êtes ingénieur patrimonial
21:26chez Montségur Family Office.
21:28On va parler des fonds Evergreen
21:29qui permettent d'investir
21:31en dette infrastructure.
21:33On va parler du théorie
21:34de cet investissement.
21:36Mais avant,
21:36peut-être une question
21:36un peu plus globale.
21:37Pourquoi est-ce qu'il est intéressant
21:38de regarder la classe d'actifs
21:40à l'heure actuelle ?
21:41Alors à l'heure actuelle,
21:42on voit que c'est une classe d'actifs
21:43qui répond quand même
21:44à un besoin essentiel
21:45au niveau des actifs
21:47qui sont financés
21:47comme le maritime,
21:48les transports
21:50ou encore le numérique.
21:52C'est une classe d'actifs
21:53qui est assez résiliente
21:54aujourd'hui,
21:56qui permet de passer
21:57avec des revenus stables
21:59et des contrats long terme
22:01et donc une visibilité
22:02qui est assez rare aujourd'hui
22:03en ces temps incertains
22:05et qui permet
22:06une bonne diversification
22:07et donc forcément
22:08une volatilité
22:09par rapport à son couple
22:11risque-rendement
22:11plutôt en faveur de l'investisseur.
22:13Et une classe d'actifs
22:14portée par des décisions
22:16politiques,
22:18nationales,
22:19européennes même ?
22:19Européennes,
22:20exactement,
22:20où on voit effectivement
22:22la commission
22:23qui a une stratégie
22:24de décarbonation importante
22:26qui veut effectivement
22:27doubler le trafic ferroviaire
22:29d'ici 2030.
22:30Donc on a une visibilité
22:31également au niveau politique
22:33et donc forcément
22:34derrière,
22:34c'est assez simple
22:35de faire suivre
22:37l'investisseur
22:37sur ces classes d'actifs.
22:39Alors je pensais moi
22:40plutôt au plan de relance
22:41aussi en Allemagne
22:42qui avait été en avant
22:43aussi effectivement
22:44cette nécessité.
22:45Avant de parler
22:46du côté professionnel
22:48de la gestion de patrimoine
22:48et d'accompagnement
22:49des particuliers,
22:50il faut rappeler aussi
22:50que si on en parle
22:52aujourd'hui,
22:53c'est parce que
22:53la classe d'actifs
22:54elle-même s'ouvre
22:54aux particuliers
22:55parce qu'il y a des besoins
22:56de financement
22:56qui augmentent
22:57d'année en année
22:58tout simplement.
22:58Exactement.
22:59Et le cadre relative 2
22:59permet aujourd'hui
23:00d'intégrer des fonds
23:02Evergreen
23:03au sein des allocations
23:05de nos clients.
23:06D'ailleurs nous,
23:06on en met à peu près
23:07entre 8 et 10%
23:08dans nos allocations.
23:10Alors pourquoi Evergreen
23:11ou pourquoi fonds fermés ?
23:13Evergreen est un peu
23:14plus flexible.
23:15On a une gestion
23:16un peu plus forcément
23:17long terme.
23:18On n'a pas forcément
23:20en le gérant en tout cas
23:21on n'a pas forcément
23:22un besoin d'investir
23:24rapidement les fonds.
23:25D'accord.
23:25Il a un temps assez long.
23:27Là on parle d'Evergreen.
23:28Effectivement.
23:28D'accord.
23:29D'Evergreen.
23:30Et donc il a une particularité
23:31c'est qu'il a forcément
23:32une gestion du cash
23:33importante dans son fonds.
23:35D'ailleurs c'est un peu
23:36la question qui vient
23:37entre le TRI
23:38et la valeur liquidative
23:41du choix des fonds.
23:42Alors avant d'aller justement
23:43sur TRI vs valeur liquidative
23:45c'est intéressant
23:46parce que souvent
23:46quand on me parle
23:47d'Evergreen
23:48on me parle de fenêtre
23:49de liquidité
23:49là vous amenez
23:50un aspect un peu différent
23:51c'est que vous dites
23:52qu'on a un peu plus le temps
23:53aussi pour réaliser
23:54les investissements
23:55donc peut-être
23:55qu'on peut être
23:56un peu plus sélectif
23:57dans la manière
23:57dont on alloue les fonds
23:58si on y va
23:59via des fonds Evergreen.
24:01Exactement.
24:02Tout comme l'achat
24:03comme la vente
24:04le fonds Evergreen
24:05est beaucoup plus souple
24:06et donc n'a pas forcément
24:08une durée prédéterminée
24:09et donc le gérant
24:11se doit effectivement
24:12d'avoir une sélectivité
24:14plus forte
24:15par rapport au temps
24:16qui lui est convié
24:18sur les fonds
24:19qui lui sont confiés.
24:20Et après votre métier à vous
24:21c'est de sélectionner
24:22les gérants
24:23qui sont les plus sélectifs
24:23c'est ça ?
24:24Exactement c'est ça
24:25alors on va peut-être
24:26pas forcément parler
24:27des différents produits
24:28mais c'est effectivement ça
24:29qui est notre particularité.
24:31Et parmi les arguments
24:32il y a TRI
24:33ou valeur liquidative
24:35est-ce que vous pouvez
24:36nous expliquer
24:37le match entre les deux
24:38quand on parle
24:39de dette infra
24:39enfin oui
24:40de dette infra.
24:41Le TRI est quand même
24:42beaucoup plus spécifique
24:43et dédié
24:45au fonds fermé
24:46puisqu'on a quand même
24:47une date
24:47prédéfinie
24:48du fonds
24:49on a des flux
24:50qui sont assez tracés
24:51pour le TRI
24:52donc c'est beaucoup
24:52plus adapté
24:54par contre
24:54pour un fonds
24:55Evergreen
24:56qui n'a pas
24:56de période prédéfinie
24:58on est sur des temps
24:59très longs
24:59bien sûr
25:00et donc forcément
25:01on a des investissements
25:02qui sont progressifs
25:04et ce qui fait
25:05que le gérant
25:06a une poche de cash
25:07structurelle
25:08qui vient en fait
25:09régulier
25:10et si on regarde
25:11le TRI
25:12qui ne met pas forcément
25:13en avant la poche de cash
25:14va forcément biaiser
25:15le calcul
25:16et abaisser
25:17la valeur réelle
25:18effectivement du fonds
25:19c'est-à-dire que le fonds Evergreen
25:20va être plus sur
25:21la valeur liquidative
25:23pour avoir
25:23une vision
25:25beaucoup plus claire
25:26de la valeur réelle
25:27du portefeuille
25:28donc c'est ça
25:28qu'on va beaucoup plus
25:29se mettre en avant
25:30et de voir la progressivité
25:32la régularité
25:33la stabilité du fonds
25:34et c'est ça
25:34qu'on va regarder
25:35sur la valeur liquidative
25:36du fait de la nécessité
25:37de garder une poche de cash
25:39pour les fonds Evergreen
25:40il serait faux
25:42de se focaliser
25:43que sur le TRI
25:44puisque le mécanisme
25:46même du fonds
25:47implique peut-être
25:48un TRI un peu moins important
25:50mais qui s'explique
25:51et donc la valeur
25:52il faut regarder
25:53la valeur liquidative
25:54qui est plus juste
25:55dans l'appréciation
25:56si je comprends bien
25:57plus juste dans l'appréciation
25:58et encore une fois
25:59donc un peu
25:59le biais positif
26:01et négatif de l'Evergreen
26:02c'est que quand on va faire
26:02la sélectivité
26:03effectivement
26:03la sélection du fonds
26:05il faut regarder
26:06le gérant
26:07comment il gère
26:08cette poche
26:09de liquidité
26:10ça peut être un avantage
26:11comme un inconvénient
26:12sur le long terme
26:14si on en regarde trop
26:15par exemple
26:16si on en regarde trop
26:16effectivement
26:17tout comme dans les SCPI
26:18c'est un peu le même sujet
26:20où plus une société de gestion
26:22plus un véhicule
26:23a des liquidités non investies
26:24plus c'est négatif
26:26pour le fonds
26:27bien sûr
26:27forcément il y a le temps
26:28mais là aussi
26:29il ne faut pas forcément
26:31dormir sur ses lorries
26:32vous nous avez dit tout à l'heure
26:34que vous en faites
26:34vous en mettez entre 8 et 10%
26:36dans les stratégies d'allocation
26:37là on parle quoi
26:38de fonds Evergreen
26:39d'aide privée infrastructure
26:40oui un peu d'étroit
26:42on essaye d'avoir
26:43alors on essaye de viser
26:44des fonds qui sont diversifiés
26:46dans lesquels il y a
26:47un peu de numérique
26:47un peu d'éolienne
26:48un peu d'énergie renouvelable
26:49un peu de transport
26:52on essaye d'être le plus diversifié
26:53qui sont les trois grandes thématiques
26:54du moment dans l'infrastructure
26:56exactement
26:56et si on n'arrive pas
26:57à trouver ça
26:57effectivement on va chercher
26:59des fonds fermés
27:00des fonds ouverts
27:00mais qui remplissent
27:03cette diversification
27:04diversification
27:05j'entends aussi souvent
27:06parler de décorrélation
27:08quand on parle
27:08de dette infra
27:09c'est un argument
27:10que vous regardez aussi
27:11alors effectivement
27:13c'est une classe d'actifs
27:14qui passe les cycles
27:16beaucoup plus
27:17beaucoup plus facile
27:19il y a effectivement
27:21un aspect décorrélé
27:23mais pour autant
27:23là on a vu récemment
27:24qu'un des fonds
27:26a quand même baissé
27:27était à moins 1,5%
27:29alors que normalement
27:30il n'y avait pas
27:30de raison logique
27:33donc oui c'est décorrélé
27:35mais pour autant
27:36il faut rester diversifié
27:37sur toutes les classes d'actifs
27:38pour être sûr
27:38d'être décorrélé
27:39quoi qu'il arrive
27:39d'accord
27:40bon c'est important
27:41à avoir en tête
27:41effectivement
27:42quand on met en place
27:42une stratégie dédiée
27:43aux fonds de dette privée
27:46dédiée aux infrastructures
27:47merci beaucoup
27:48Mickaël Assayag
27:48merci beaucoup Nicolas
27:49je rappelle que vous êtes
27:50ingénieur patrimonial
27:51chez Montségur
27:52Family Office
27:52merci à vous également
27:54de nous avoir suivis
27:55je vous rappelle
27:56que vous pouvez retrouver
27:57l'émission
27:58Smart Patrimoine
27:59en replay
27:59sur bsmart.fr
28:01que vous pouvez nous écouter
28:02en podcast
28:03sur toutes les plateformes
28:04de podcast
28:05et quant à moi
28:05je vous dis à très vite
28:06sur bsmart for change
28:08Sous-titrage Société Radio-Canada
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