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  • il y a 6 semaines
Depuis 25 ans, Easy Cash s’impose comme un pionnier de la seconde main en permettant aux particuliers et aux professionnels de vendre leurs objets et d’acheter des produits reconditionnés. Anne Catherine Péchinot son PDG est portée par une conviction : grossir n’est pas grandir. Elle prône un modèle durable qui continue de se réinventer.

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Transcription
00:04Prêt pour l'impact, c'est la question que nous posons tous les jours à une personnalité qui compte dans
00:08notre économie.
00:09Aujourd'hui, je reçois Anne-Catherine Péchineau. Bonjour.
00:11Bonjour.
00:11Vous êtes la PDG d'EasyCash. Alors, vous allez nous en parler dans un instant,
00:15mais vous proposez en particulier aux professionnels de vendre leurs objets d'occasion
00:18et d'acheter des produits reconditionnés ou de seconde main.
00:21Vous êtes vraiment un pionnier, on va dire, dans le secteur.
00:23Mais tout d'abord, une question qu'a m'y a aussi posée Thomas Hugues.
00:26Comme je suis à sa place, je vais vous la poser.
00:28Qu'est-ce que ça veut dire pour vous, impact ?
00:31Impact, c'est ce qui compte. C'est ce qui va faire changer les lignes.
00:36Et c'est également ce qui va vraiment avoir du poids.
00:39Donc, l'impact, pour moi, se mesure.
00:42C'est une intention et puis c'est quelque chose qui se mesure.
00:45C'est quelque chose qui se mesure.
00:46Alors, c'est ce que je disais, vraiment une entreprise pionnière.
00:49Ça fait 25 ans que vous êtes dans la seconde main, là où maintenant, c'est un sujet dont on
00:52parle beaucoup.
00:53Qu'est-ce qui a déclenché finalement toute cette aventure ?
00:56Alors, au démarrage, ça a été une envie d'entrepreneur.
01:00Parce que, bon, la seconde main ou l'occasion, ça existe depuis toujours.
01:04Il y avait des brocantes, il y avait des trocues.
01:06C'est ça, c'est-à-dire qu'on revient au...
01:07Voilà, donc ça a toujours existé.
01:09Mais à un moment donné, ou en tout cas il y a 25 ans, c'était plutôt quelque chose qui
01:13était subi.
01:14Et les gens qui consommaient d'occasion, parce qu'on parlait d'occasion à ce moment-là,
01:17ils le faisaient souvent pour des raisons financières, parce qu'ils ne pouvaient pas accéder au neuf.
01:22Et il y avait vraiment un choix militant de dire qu'on pouvait redonner à la seconde main, à l
01:27'occasion, ces lettres de noblesse.
01:28D'où la volonté de créer Easy Cash, avec des magasins, alors qu'ils étaient des magasins très volumiques à
01:33l'époque.
01:35Mais sur lequel il y avait une attention particulière qui était donnée au merchandising.
01:40Je me rappelle des vendeurs qui étaient en cravate pour montrer que c'était bien.
01:46Et un choix militant de dire que la seconde main, ce n'était pas de la paupérisation.
01:50Et que c'était pour tout le monde, et que tout le monde pouvait consommer de seconde main.
01:53Et alors, est-ce que vous l'avez vu justement, vous disiez avant, on parlait occasion.
01:56Maintenant, on parle seconde main.
01:57Est-ce qu'en 25 ans, vous l'avez vu évoluer ?
01:59Et comment vous l'avez vu ? J'imagine, oui, mais comment vous l'avez vu évoluer ?
02:01Alors, les choses ont effectivement beaucoup évolué.
02:05Il y a 25 ans, on était un peu monsieur Jourdain de l'économie circulaire.
02:09Parce qu'on en faisait sans que vraiment le terme soit même évoqué.
02:13Et on a vu effectivement des consommateurs qui se sont mis à acheter de la seconde main par choix et
02:20par volonté.
02:20En grande partie avec la Gen Z qui consomme.
02:24Et puis également par l'arrivée des plateformes qui a démocratisé la seconde main.
02:28Parce que c'est un peu comme en sport.
02:31Moi, je fais de l'alpinisme.
02:32Quand vous passez la première fois au-dessus d'une crevasse, vous êtes tétanisé.
02:36Parce que vous vous dites, ah là, qu'est-ce qui va se passer ?
02:37Ça ne va pas.
02:38Puis finalement, avec l'arrivée des plateformes, les gens se sont mis à consommer de seconde main.
02:42Et donc, c'est désormais tout à fait...
02:45La confiance est là et la réassurance du client est quand même beaucoup plus facile.
02:50Et alors là, évidemment, dans cette émission, on est là aussi pour parler business.
02:53Donc, on a quelques chiffres aussi sur votre entreprise.
02:55322 millions de chiffres d'affaires.
02:58Un peu plus de 2 millions de chiffres d'affaires moyens par magasin.
03:02Plus 14% au premier trimestre de cette année.
03:05Avec une croissance annuelle durable entre 9 et 10%.
03:08Et 25 ans de rentabilité.
03:10Comme quoi, la seconde main, c'est vraiment rentable.
03:13Anne-Catherine Péchineau.
03:14Exactement, parce qu'on entend souvent dire que la seconde main, c'est un business model, on va dire, vertueux,
03:19mais pas rentable.
03:20Et ce n'est pas le cas.
03:21Ils y cachent le monde.
03:22Ça fait 25 ans qu'on existe, 25 ans qu'on est en croissance.
03:25Qu'il y ait des crises économiques ou qu'il n'y ait pas de crise économique.
03:27Donc, ça montre également que c'est un mouvement de fonds et qui n'est pas uniquement lié à des
03:31problèmes de pouvoir d'achat,
03:32mais également à des problèmes de désirabilité de la seconde main.
03:35Et puis, effectivement, nous, on est dans un modèle, en plus, où on a des franchisés.
03:39Donc, on voit bien que c'est un modèle qui peut être vertueux et gagnant, gagnant, gagnant.
03:44Donc, on va dire gagnant pour le client qui vient vendre ou acheter des produits.
03:49Gagnant pour le commerçant franchisé qui a de la rentabilité.
03:52Et puis, gagnant également pour la tête de réseau qui arrive à pouvoir gagner sa vie.
03:57Et pourquoi ce choix, justement, de franchisé ?
03:59Parce qu'à la base, c'était des commerçants qu'on créait EasyCash.
04:02Donc, dans notre ADN, on a cet ADN de faire grandir des entrepreneurs.
04:09Donc, on a des magasins en intégré, mais on a surtout des franchisés,
04:14avec quasiment 50% de nos franchisés qui sont issus de l'interne,
04:17qui sont d'anciens salariés, qui sont rentrés comme vendeurs en rayon,
04:22et puis qui sont devenus directeurs de magasins,
04:24et puis qui, à un moment donné, passent le cap et deviennent chefs d'entreprise.
04:29Donc, finalement, mon métier, c'est de créer des chefs d'entreprise dans la seconde main.
04:32Donc, ça veut dire qu'ils se sentent aussi plutôt bien chez EasyCash.
04:35Et puis, vous le disiez en introduction, évidemment, des magasins physiques à l'origine.
04:39Et un choix de garder ce réseau, c'est important.
04:42À l'époque où on parle, maintenant, on parle beaucoup, évidemment, des modèles digitaux, etc.
04:47C'est important, ce réseau de magasins ?
04:48Oui, alors, nous, on croit beaucoup aux magasins physiques.
04:51Alors, d'abord, parce que chez EasyCash, on vend principalement de la téléphonie, du gaming, du luxe, de l'informatique.
04:59Et qu'on est quand même sur des produits sur lesquels voir le produit, le toucher, avoir un tiers de
05:03confiance.
05:03Un vendeur conseiller de l'humain sert de l'impact.
05:09Ensuite, actuellement, 90% du retail, les Français, ils consomment encore en magasin.
05:17On entend souvent dire que le magasin est mort.
05:20Mais 90% du retail, ils se font en magasin.
05:22Et moi, ma conviction, ou notre conviction, c'est que ça se fera de plus en plus.
05:26Et pour avoir de l'impact, puisqu'on parle d'impact aujourd'hui,
05:29il faut ouvrir des magasins physiques au plus près des territoires,
05:32de façon à ce que les Français aient des solutions pour pouvoir consommer de secondes mains à proximité de chez
05:37eux.
05:37Et le magasin, ce n'est pas simplement un endroit où on achète et où on vend des produits.
05:42C'est aussi un endroit où on a du lien physique, de l'humain, du conseil.
05:46On va réparer des produits, où on va transférer les données de votre iPhone sur le nouvel iPhone,
05:51si vous ne savez pas comment le faire.
05:52Et c'est bien autre chose que simplement un lieu où il y a du merchandising et des produits.
05:57Alors, on va en parler, cette notion de magasin et notamment de vivre ensemble que vous aimez bien utiliser.
06:02Mais on aime bien aussi, dans cette émission, avoir une citation.
06:04« La vôtre est relativement courte, mais efficace. Grossir n'est pas grandir. »
06:09Alors, pourquoi vous dites ça ? Qu'est-ce que ça signifie ?
06:13Alors, parce qu'on est dans un monde où nous, dirigeants, on a été éduqués sur le culte de la
06:20croissance et du toujours plus.
06:21D'ailleurs, nos tableaux de bord sont, en général, quand il y a du plus, c'est vert et quand
06:25il y a du moins, c'est rouge.
06:27Et dans un monde aux ressources finies, ce n'est pas parce qu'on va faire plus qu'on va
06:32faire mieux.
06:32Et donc, grossir n'est pas grandir. Vous pouvez faire toujours plus et devenir très fat et ce n'est
06:38pas pour autant que vous avez de l'impact.
06:40Donc, on peut vraiment concilier cette croissance économique avec, finalement, aussi des choix.
06:45Par exemple, vous, vous avez choisi de sortir progressivement des produits neufs.
06:50Exactement. Alors, on a fait, nous, la CEC, la Convention des entreprises pour le climat, qui est quand même, on
06:59va dire, un parcours de neuf mois.
07:01C'est quasiment le temps d'avoir un enfant.
07:03Exactement.
07:04Où vous êtes un peu en gestation. Vous dites, comment est-ce que je vais faire pour que mon business
07:08model soit respectueux du vivant, on va dire, globalement.
07:12Parce que l'idée, c'est de réfléchir à repenser, finalement, son modèle d'affaires sur les 10 ou 15
07:16ans qui viennent. C'est un petit peu l'idée de ce parcours de CEC Entreprises.
07:20Nous, chez Easy Cash, on avait plutôt de la chance quand on est dans l'économie circulaire. Mais néanmoins, il
07:24y a quelque chose qui m'a sauté aux yeux.
07:26Je me suis dit, finalement, dans les magasins de seconde main, on a beaucoup de neufs.
07:31Et il y a finalement ce culte du neuf, vous savez, c'est presque neuf. Il y a quand même
07:34des tas de récits.
07:35Et on avait du neuf qui était OK. Je ne sais pas si vous jouez aux jeux vidéo, mais on
07:41va dire, globalement, les gamers, vos fils doivent casser beaucoup de manettes.
07:46Et donc, souvent, on a des consoles, mais on n'a pas de manettes.
07:51Donc, avoir de la manette neuve pour vendre de la manette de seconde main, l'impact écologique est positif.
07:58Donc, ça me paraît OK. Vendre des coques parce que ça permet de rallonger la durée de vie d'un
08:03iPhone pour éviter qu'il tombe, c'est OK.
08:04En revanche, on vendait beaucoup de plaques et or en produits d'appel pour pouvoir vendre de la bijouterie or
08:13ou empirée.
08:14Il se trouve que le plaquet or d'occasion, ça vieillit assez mal parce que ça devient vert.
08:18Et donc, on vendait du plaquet or neuf.
08:20Et on s'est dit, mais non, là, on n'est pas cohérent. Là, on n'est pas dans l
08:23'impact. Ce n'est pas OK.
08:25Ça représentait une marge non négligeable pour une partie des magasins.
08:28Et on a décidé, nous, de renoncer au neuf.
08:31On l'a annoncé à nos franchisés en faisant un renoncement progressif.
08:35Et la plupart des franchisés ont arrêté.
08:38Alors, parfois, au démarrage d'un magasin, ils en achètent un petit peu pour pouvoir remplir les rayons.
08:43Mais on s'aperçoit qu'il y a vraiment des choses complètement alternatives qu'on peut faire en produits d
08:47'appel pour avoir quand même,
08:48et on parlera peut-être du vivre ensemble ensuite,
08:51des gammes de produits qui permettent à tous les portefeuilles de pouvoir trouver quelque chose qui va leur plaire.
08:57Donc, ça veut dire aussi que si vous décidez de sortir progressivement des produits neufs,
09:00il y a de la matière largement en seconde main ?
09:03Oui, tout à fait.
09:04Alors, c'est vrai que dans la seconde main, une des particularités, c'est que notre fournisseur, c'est notre
09:09client.
09:10Et nous ne pouvons acheter que...
09:12Enfin, nous ne pouvons vendre que ce que nous achetons.
09:14Et donc, les achats sont vraiment cruciaux,
09:17beaucoup plus importants que la vente.
09:21Et nous avons des fonctions spéciales en magasin,
09:24qu'il y a une fonction d'acheteur,
09:25puisque les achats sont décentralisés dans chaque magasin.
09:28Donc, c'est cette particularité-là.
09:29Et justement, on va y arriver puisqu'on a commencé à en parler.
09:32Vous parlez de magasin, du vivre ensemble.
09:35Qu'est-ce que vous mettez finalement derrière cette notion
09:37que vous avez commencé évidemment à évoquer en début d'intervention ?
09:39Alors là, c'est un choix un peu militant.
09:41C'est vrai que souvent, les enseignes décident
09:43de aller cibler une typologie de clientèle,
09:46de se dire, je vais cibler la femme de plus de 55 ans
09:50avec un certain pouvoir d'achat.
09:51Nous, notre vraie volonté,
09:52alors on a des magasins dans tous les territoires,
09:55c'est de se dire que dans les magasins Easy Cash,
09:57n'importe qui peut venir et trouver un produit qui va lui convenir.
10:00Et qu'il faut que quelqu'un qui vienne de façon contrainte,
10:07parce qu'on a des clients qui viennent de façon contrainte,
10:08parce qu'ils n'ont tout simplement pas les moyens
10:10de pouvoir s'acheter autre chose,
10:11soit pour acheter, soit pour vendre,
10:13il faut qu'ils se sentent aussi bien accueillis
10:14et aussi bienvenus
10:16que quelqu'un qui vient avec un plus fort pouvoir d'acheter
10:18pour pouvoir s'acheter une montre de luxe
10:20ou quelque chose, un sac à main de collection.
10:24Donc ça veut dire que vous avez toutes les typologies.
10:26On a toutes les typologies de clients
10:27et on s'aperçoit finalement,
10:29ces typologies de clients,
10:30elles coexistent bien.
10:32Donc ça montre qu'on peut encore avoir des lieux de vivre ensemble,
10:35ce que je trouve plutôt encourageant.
10:37Là où quand même,
10:39souvent on a tendance à vouloir segmenter,
10:41vivre ensemble, hormis à l'école,
10:43encore quand on est...
10:45On le connaissait avant au service militaire pour les garçons,
10:49mais on le connaît finalement assez peu
10:51et nous c'est vraiment un choix volontaire
10:54et on fait très attention à avoir toujours des gammes de prix
10:57qui permettent vraiment à chacun de pouvoir avoir le choix.
11:02Est-ce que ça veut dire qu'à vos yeux,
11:03finalement les magasins jouent plus que jamais un rôle social ?
11:07C'est vraiment le cas.
11:08Dans certains magasins,
11:09on a des clients qui viennent tous les jours,
11:11parfois des personnes âgées.
11:12Oui, bien sûr.
11:13Parce qu'il y a quelqu'un avec qui échanger.
11:15Avec qui échanger,
11:16donc qui viennent à leur vendre des livres par exemple.
11:19Donc elles vont regarder,
11:20fouiller pendant des heures dans le lit
11:22pour acheter un livre,
11:23qu'elles reviennent revendre le lendemain.
11:25Et moi c'est la première fois,
11:26parce que j'ai vécu d'autres vies avant Easy Cash,
11:29où je vois des clients
11:30qui viennent apporter des gâteaux aux équipes,
11:33leur faire la bise,
11:34les appeler par leur prénom.
11:35Donc c'est également des lieux de sociabilisation,
11:38les magasins.
11:39C'est important à l'heure où on dit souvent,
11:41certains prennent leur voiture,
11:42vont dans un supermarché acheter,
11:45puis ils reviennent chez eux,
11:46et finalement il n'y a pas toujours du lien qui se crée.
11:47Et on a certains franchisés qui sont d'anciens clients.
11:51Décidément,
11:52on voit que vous attirez du monde autour de vos magasins.
11:55La question aussi qui revient,
11:57quand on parle aussi de la seconde main,
11:58c'est l'effet rebond.
12:00Vous avez étudié ça,
12:01c'est ça, à travers un livre blanc,
12:03Anne-Catherine Pétillon ?
12:04Oui, on a fait une mesure de notre effet rebond,
12:06parce qu'on s'est dit que si on voulait avoir de l'impact,
12:10il fallait le mesurer,
12:11et donc qu'il fallait qu'on balaye devant notre porte
12:14pour savoir quel était l'effet rebond.
12:15Il est forcément extrêmement différent
12:17selon la typologie de produits,
12:19parce qu'on ne se lève pas le matin en se disant
12:20il me faut un solitaire d'un carat,
12:22sinon ma vie va s'arrêter.
12:24Et ça nous a permis également de pouvoir faire certains choix.
12:28Je vais vous donner un exemple.
12:30On a des télévisions en magasin.
12:32Ces télévisions en magasin prennent des mètres linéaires
12:34de façon relativement importante.
12:36Nous, on garantit tous nos produits deux ans,
12:38et sur de la téléphonie, on garantit deux ans.
12:41Parfois, il y a de la télé qui revient au bout de 18 mois,
12:43parce que la LED est cassée.
12:45Et moi, je trouvais que ces télévisions,
12:46finalement, d'un point de vue purement rentable,
12:48si je raisonne en chef d'entreprise,
12:49elles occupaient beaucoup de mètres linéaires
12:51pour une rentabilité relativement faible,
12:53ou en tout cas plus faible d'autres produits.
12:55Et on s'est aperçu que nos télévisions,
12:58quand on les vendait, elles venaient vraiment
12:59en remplacement d'un produit neuf.
13:01Alors pourquoi ? Parce qu'une télévision, c'est lourd,
13:03et puis vous ne pouvez pas vous la faire livrer.
13:05Donc quand vous avez besoin d'une télévision,
13:07vous allez en magasin de seconde main
13:09pour pouvoir l'acheter,
13:10et s'il n'y en a pas, vous allez l'acheter en neuf.
13:12Donc on s'est dit, non, il faut qu'on continue
13:13à faire de la télévision.
13:14Et puis on s'est aperçu également d'autres choses,
13:16c'est qu'on avait des produits sur lesquels
13:18on avait intérêt à faire en sorte
13:20que les clients les gardent plus longtemps.
13:24Typiquement un téléphone,
13:26si on veut avoir un impact important,
13:28il faut que le client, au lieu de le changer
13:30tous les deux ans, il le change tous les trois ans,
13:32même en seconde main.
13:32C'est ce qu'on ne cesse de dire.
13:34Même en seconde main.
13:36Et donc il y avait sans doute des imaginaires
13:38autres à mettre en place.
13:39Et puis il y a des produits, au contraire,
13:40si on veut avoir un impact maximum
13:42sur lequel il faut accélérer la rotation,
13:44un jeu vidéo, vous l'achetez, vous jouez,
13:46vous n'avez plus besoin.
13:48Vous le revendez pour que quelqu'un d'autre
13:49puisse l'utiliser.
13:50Même chose pour les livres.
13:51Donc on a fait le distinguo
13:52entre les produits de seconde main
13:53et les produits de seconde vie.
13:54Et ensuite on va travailler
13:56sur la valeur de l'usage
13:57pour essayer de diminuer l'impact.
13:59Et sur justement la téléphonie,
14:00est-ce que vous voyez une évolution ?
14:02Parce qu'on n'arrête pas de dire,
14:02évidemment, toujours,
14:03tout le monde cherche parfois
14:04le dernier téléphone, dernier cri,
14:07où ça commence un petit peu à changer.
14:09Ça dépend vraiment des populations.
14:11Nous, on vend vraiment
14:12toutes les typologies de téléphones.
14:13On vend encore des iPhone 4,
14:15alors qu'ils ne servent plus qu'à téléphoner.
14:18Mais qui sont tout à fait OK
14:19pour un enfant qui rentre en sixième,
14:22parce que c'est souvent en sixième
14:23qu'on achète un téléphone à son enfant,
14:25où les parents veulent juste
14:27qu'il ait un téléphone pour téléphoner.
14:30Donc ce que l'on voit,
14:32c'est que les gens gardent
14:34un tout petit peu plus leur téléphone.
14:36On n'est pas sur un an de plus,
14:38on est plutôt sur quelques mois,
14:39mais on voit qu'il y a quand même
14:40des changements d'usage.
14:40Il y a peut-être une évolution.
14:42Et alors, dans cette émission,
14:43on a une tradition aussi,
14:44c'est que l'invité de la semaine précédente
14:45vous pose une question.
14:47Et là, on était avec Jean-Paul Torris,
14:48qui est le président du pôle agri-agro
14:50de MEDEF International.
14:51Donc là, on est vraiment
14:52dans l'agroalimentaire.
14:54Et il se pose quand même des questions
14:56sur la seconde main.
14:57Écoutez-le.
14:59Bonjour Anne-Cladrine, Jean-Paul.
15:01Je suis dans l'industrie agroalimentaire.
15:04Et je voulais vous demander,
15:06vous qui êtes une grande experte
15:08de l'économie circulaire,
15:10qu'est-ce que ça peut être pour vous
15:12une application dans notre domaine alimentaire ?
15:15Parce que vous voyez,
15:16nous avons beaucoup de mal
15:17à revendre des aliments
15:20entre guillemets usagés
15:22ou de seconde main.
15:23Donc notre problème numéro un,
15:26c'est les excédents.
15:29On considère qu'aujourd'hui,
15:3030% de ce qui est produit
15:32de façon agricole dans le monde
15:35est gaspillé.
15:37Et nous cherchons un moyen
15:39de résoudre ça.
15:40Quelle est votre opinion
15:41sur la question ?
15:43Voilà, une question très pointue.
15:45Vous avez posé beaucoup de questions,
15:46évidemment, sur le sujet
15:47de l'agroalimentaire.
15:47Alors parfois, on parle d'anti-gaspi.
15:49D'ailleurs, on va en parler
15:50dans les prochaines émissions.
15:52Est-ce qu'il y a des solutions ?
15:54Alors, c'est forcément
15:55plus difficile de transposer
15:57puisque en seconde main,
15:58on donne une seconde vie
15:59à des produits
15:59qui ont déjà été usagés.
16:00On voit bien que dans l'alimentaire,
16:02c'est sans doute
16:02un peu plus difficile.
16:03Néanmoins, je pense
16:04qu'il y a un point commun
16:05qui est un point commun
16:06sur la désirabilité
16:07et la désacralisation
16:08du produit parfait.
16:09C'est la même chose
16:10avec le neuf.
16:11Tant qu'on n'est pas en train
16:11de déconstruire des imaginaires,
16:14on n'y arrivera pas.
16:15On le voit, je crois,
16:16dans l'alimentaire,
16:17il y a certaines gueules cassées
16:20ou des choses comme ça.
16:21Oui, des légumes moches.
16:22Des légumes moches.
16:23Le tout go tout go,
16:24également avec des DLC
16:25qui sont courtes.
16:25Donc, je pense que là,
16:26il y a un travail collectif
16:27de l'alimentaire
16:28sur le fait
16:28qu'un produit
16:30peut être moins bien,
16:32avoir déjà été ouvert,
16:35emballé,
16:35je ne sais trop quoi,
16:36et que ça va quand même fonctionner.
16:39Donc, il y a beaucoup de travail
16:40pour pouvoir éduquer
16:41le client et le consommateur.
16:43Ensuite, le meilleur gaspillage
16:45est celui qui n'a pas été créé.
16:46Mais j'imagine
16:48qu'il travaille déjà dessus.
16:51Et puis après,
16:52il y a probablement
16:53le fait de trouver des filières
16:54pour pouvoir revendre
16:55ces produits-là.
16:56Je sais qu'ils s'en occupent
16:59globalement.
16:59Et puis, de se dire
17:00est-ce que ces produits
17:01ne peuvent pas servir
17:02à d'autres usages
17:03que des usages alimentaires
17:04comme on le voit
17:05dans certaines brasseries
17:07ou sur certaines boulangeries
17:08où ils vont utiliser
17:09un certain nombre de choses.
17:10Et je pense qu'effectivement,
17:11c'est plutôt sur des coopérations
17:13que ces solutions
17:15vont se trouver
17:16parce qu'il faut
17:18que la filière
17:18travaille ensemble
17:19pour pouvoir réduire
17:21ces excédents
17:21qui sont effectivement problématiques.
17:23En tout cas,
17:23on le voit,
17:24ces sujets d'économie circulaire
17:25de seconde main,
17:26ça peut concerner aussi
17:27tous les secteurs.
17:28Il y a un autre sujet aussi,
17:28j'allais dire,
17:29qui monte en puissance
17:30et vous vous en emparez,
17:31c'est la question
17:32de la réparation.
17:33En quoi c'est aussi
17:34un pilier stratégique
17:36pour vous,
17:36pour Easy Cash ?
17:37C'est un pilier stratégique
17:38pour plusieurs raisons.
17:39La première raison,
17:40c'est que pour pouvoir vendre,
17:42il faut acheter
17:42et pour pouvoir acheter,
17:44il faut être capable
17:44de pouvoir acheter
17:45des produits non fonctionnels.
17:47Et quand vous n'avez pas
17:48de fonction réparation
17:49dans votre magasin,
17:50vous allez prendre
17:50moins de risques
17:51si vous devez confier
17:52cette réparation
17:53à quelqu'un d'extérieur
17:54parce que vous n'allez pas
17:55forcément très bien savoir
17:56à combien ça va coûter.
17:58Donc nous,
17:59notre souhait,
17:59c'est de pouvoir racheter
18:00des produits également
18:01non fonctionnels
18:01sur lesquels il y a
18:02des réparations à faire.
18:03Et puis ensuite,
18:04dans un monde
18:05aux ressources finies,
18:06à un moment donné,
18:07il va quand même
18:08pouvoir réparer les produits
18:09pour pouvoir leur donner
18:10une seconde vie.
18:11En France,
18:12ces métiers-là existaient,
18:13ils ont complètement débarré,
18:15enfin ils sont partis,
18:16du temps de...
18:17Mes grands-parents,
18:18il y avait des réparateurs
18:19partout,
18:19maintenant il n'y en a plus.
18:20Et nous pensons
18:21qu'il y a une vraie nécessité
18:23de pouvoir recréer
18:24cette filière de réparation.
18:25Et donc nous avons maintenant
18:26des réparateurs
18:27dans à peu près 40%
18:28de nos magasins
18:29avec la volonté
18:30d'en avoir dans 100%
18:31des magasins assez vite.
18:33Ce qui nous oblige
18:34à pouvoir,
18:35enfin à travailler
18:35sur des nouveaux métiers
18:36parce qu'il faut qu'on apprenne
18:37un nouveau métier
18:37qui est celui de réparateur.
18:38Oui, parce que vous le disiez,
18:39c'est le gros souci.
18:40On parle beaucoup
18:41de faire de la réparation
18:42mais on n'a pas nécessairement
18:43la main d'oeuvre derrière.
18:44Il y a plein de gens
18:45qui sont en train de travailler
18:46là-dessus.
18:47Il y a des écoles
18:47qui sont en train
18:48de se monter
18:49et on a d'ailleurs
18:51souvent des jeunes
18:51en alternance
18:52en réparation
18:53mais c'est vrai
18:54que c'est compliqué
18:55pour un commerçant
18:56qui n'a jamais fait
18:56de réparation
18:57de manager un jeune
18:58qui fait de la réparation
18:59parce que souvent
19:00il n'a pas les capiers
19:01et métiers.
19:02Puis il y a un réparateur
19:03ce qu'il aime
19:04c'est réparer.
19:04Donc il peut passer
19:05une journée à réparer
19:06un objet
19:07et il va être content
19:08et parfois les rentabilités
19:09ne sont pas toujours
19:10au rendez-vous.
19:11Et quand vous parlez
19:12d'atelier de réparation
19:13c'est-à-dire que les gens
19:14viennent avec un objet
19:15à réparer
19:16ou est-ce qu'on peut
19:17leur apprendre aussi
19:17comme on le fait
19:18à certains endroits
19:19un peu dans des Fab Labs
19:20ou voilà.
19:20Pour l'instant
19:21on n'a pas de Riper Café
19:23mais ça ferait
19:25oui.
19:26Ça pourrait être
19:26une prochaine étape.
19:27Si je rêve de demain
19:28je rêve de choses comme ça
19:29effectivement
19:30vous avez raison.
19:32Alors vous avez commencé
19:33déjà aussi à parler
19:34vous en avez parlé
19:34tout à l'heure
19:35de la CEC Entreprise
19:36et de ce parcours
19:37que vous avez mené
19:39et finalement
19:39pour aller un petit peu
19:40vers une transformation
19:42quand même
19:42de votre modèle
19:44vous n'y pensiez pas
19:45avant
19:46vous commenciez à y penser
19:47qu'est-ce que ça vous a
19:48apporté de supplémentaire ?
19:50Alors ça nous a fait
19:50accélérer
19:51et être plus exigeants
19:52sur la feuille de route
19:53qu'on avait créée.
19:54Nous on a eu un parcours
19:55un petit peu différent
19:56parce qu'on a fait
19:57la CEC
19:58j'étais rentrée
19:59depuis quelques mois
20:01dans l'entreprise
20:02j'avais écrit
20:03une feuille de route
20:04stratégique
20:05qui mettait vraiment
20:05l'ESG
20:06ou les sujets RSE
20:08au cœur du dispositif
20:09avec
20:09on avait travaillé
20:11sur notre raison d'être
20:11on voulait passer
20:12on avait décidé
20:13de devenir
20:13entreprise à mission
20:14et on avait une feuille
20:15de route écrite
20:16et la CEC
20:17nous a permis
20:17de nous challenger
20:18d'aller plus loin
20:19de faire on va dire
20:20les étapes d'après
20:21et je pense que
20:22sans la CEC
20:23on n'aurait pas
20:24renoncé au neuf
20:25moi je ne serais pas
20:26allée me questionner
20:26sur mes renoncements
20:27au volume
20:28sur lesquels je dis souvent
20:29que je suis encore
20:29en convalescence
20:30parce que c'est des
20:31déconstructions
20:32qu'il faut faire
20:33et ça nous a permis
20:34également d'embarquer
20:35beaucoup plus vite
20:36les ateliers de réparation
20:38un certain nombre
20:39d'écoles de formation
20:40de travailler
20:41sur des coopérations
20:42qui étaient des choses
20:43sur lesquelles
20:44on n'avait pas
20:45travaillé
20:46puis ça nous a également
20:47engagé
20:47c'est-à-dire qu'on s'est dit
20:48qu'on avait beaucoup de chance
20:49chez Easy Cash
20:50d'être dans l'économie circulaire
20:51parce qu'on était une partie
20:54de la solution
20:54et pas que le problème
20:55et que ça nous engageait
20:56également vis-à-vis
20:57de nos camarades de promotion
21:00qui étaient dans des industries
21:02ou dans des business models
21:04qui étaient plus difficiles
21:05à transformer
21:06et puis qu'on avait la chance
21:07d'être également
21:08dans un secteur porteur
21:09et c'est plus facile
21:10de se transformer
21:11quand ça va bien
21:12que quand ça va mal
21:13donc on a vraiment décidé
21:15d'accélérer à ce moment-là
21:16Et alors donc
21:16vous êtes entreprise à mission
21:18c'est ce qu'on avait souligné
21:19j'allais dire
21:19dans l'introduction globale
21:20de l'émission
21:21quelle est votre raison d'être ?
21:23Alors c'est partageons
21:25nos envies d'entreprendre
21:26pour un monde
21:27plus écologique
21:29et plus humain
21:30en rendant la seconde main
21:31désirable à tous
21:32Seconde main
21:33alors le mot désirable
21:34ça on l'entend
21:34de plus en plus
21:35dans les sujets
21:36ça va faire partie
21:38de ce qu'on dit
21:39quand on parle
21:39de nouveaux récits
21:40finalement
21:40d'aborder l'écologie
21:42autrement
21:42plus sous la forme
21:44d'une contrainte
21:44qui fait qu'il y a
21:45énormément de critiques
21:46sur l'écologie
21:47mais d'appréhender
21:48différemment ce sujet
21:49Oui
21:50c'est des récits positifs
21:51c'est sûr que c'est plus facile
21:52de faire ça dans la joie
21:53que dans la contrainte
21:55et on s'aperçoit
21:56que ça fonctionne
21:57assez bien
21:58quand on fait ça
21:59de façon positive
22:00Et d'être entreprise à mission
22:02d'avoir aussi un comité
22:03qui est là
22:04qui est présent
22:04qui vous accompagne
22:05ça a changé quelque chose
22:07dans votre mode de fonctionnement
22:08puisque vous avez un parcours
22:09de 25 ans
22:10comme on le disait
22:11Oui c'est très précieux
22:12alors d'abord
22:13ça sanctuarise la mission
22:14donc ça permet
22:15de ne pas l'oublier
22:16et de la remettre
22:17toujours au milieu des choses
22:18et puis surtout
22:19au qu'on construit
22:20nous on a fait le choix
22:21d'avoir un comité de mission
22:22avec
22:24en s'ouvrant
22:25à d'autres
22:25à d'autres acteurs
22:27donc dans notre comité de mission
22:28on a quelqu'un
22:29qui a fait la CEC avec nous
22:30de façon à pouvoir s'assurer
22:32que ce qu'on a dit
22:33à la CEC
22:33on est bien en train
22:34de le mettre en place
22:35mais on s'est également ouvert
22:37au monde académique
22:39au monde
22:40des recycleries
22:41de façon à pouvoir
22:43co-construire également
22:44avec eux
22:45et puis au monde du retail
22:47et c'est assez intéressant
22:48d'avoir
22:48ces aspects-là
22:50parce que
22:50ça nous
22:51ça nous
22:52ça nous
22:53ça nous permet
22:54d'aller plus loin
22:55et à travers ce que vous dites
22:56on entend beaucoup
22:57vous avez parlé
22:57de vos franchisés
22:58qui parfois sont des anciens clients
23:00parfois des anciens
23:01ils sont venus dans les magasins
23:03enfin voilà
23:04il y a toute une histoire
23:04aussi derrière
23:05ça veut dire que
23:06chez Easy Cash aussi
23:07la notion de social
23:09et d'engagement social
23:10il est fort aussi
23:11oui
23:11il est important
23:13il est essentiel
23:14d'abord
23:15quand on a un réseau de franchisés
23:16on construit avec eux
23:17donc on construit avec
23:18on ne construit pas contre
23:21et on a nous
23:22dans notre mode de fonctionnement
23:23un mode de fonctionnement
23:24très collaboratif
23:26où il y a beaucoup de sujets
23:27qu'on travaille
23:28avec les franchisés
23:29sur lesquels
23:30on va mesurer notre impact
23:31que ça soit notre impact social
23:32sur les collaborateurs
23:34même les collaborateurs
23:35de nos franchisés
23:36et on aide nos franchisés
23:38également à travailler
23:39sur ces sujets-là
23:39donc ça veut dire
23:40à vous écouter
23:41que vous avez finalement
23:42des remontées
23:42entre guillemets
23:43d'informations
23:44de la part des franchisés
23:44qui peut vous-même
23:46vous faire bouger
23:47finalement dans ce que vous faites
23:48oui tout à fait
23:49on a un comité stratégique
23:52avec des franchisés
23:54représentatifs des autres
23:54et quand on travaille
23:55sur des sujets
23:56on va dire importants
23:57qui vont impacter le réseau
23:58on travaille avec eux
23:59de façon à trouver
24:01une solution
24:02qui convienne à tout le monde
24:03et parfois effectivement
24:05on a
24:05l'avantage d'avoir
24:07170 magasins en France
24:08c'est qu'on a
24:09170 lieux d'expérimentation
24:11et que parfois
24:11il y a des choses
24:11qui se passent
24:12dans certains magasins
24:13que nous on n'a pas
24:13forcément vu
24:14et sur lesquels
24:15on peut décider
24:16typiquement
24:17d'avoir certaines familles
24:18de produits
24:19qu'on n'avait pas avant
24:20parce qu'on s'aperçoit
24:21qu'il y a une demande
24:21ou de travailler autrement
24:23ou d'aller tester
24:24un certain nombre de choses
24:25oui oui
24:26donc ça veut dire
24:26à vous écouter
24:27que vous êtes dans un modèle
24:28en mutation permanente
24:30vous avez encore
24:31des projections
24:32j'allais dire
24:33dans les années à venir
24:34ou des axes
24:35sur lesquels
24:35vous aimeriez travailler
24:36plus particulièrement
24:37il y a forcément
24:38il y a forcément la réparation
24:39qui est un gros sujet
24:39mais on en a déjà parlé
24:40ensuite on veut continuer
24:42à ouvrir des magasins
24:43parce qu'on s'aperçoit
24:43qu'on n'a pas du tout
24:44maillé le territoire
24:46le territoire français
24:47ensuite il y a forcément
24:48beaucoup de choses
24:48qui se passent actuellement
24:49avec l'IA
24:51donc nous
24:52chez Easy Cash
24:53on a 14 milliards
24:54de produits
24:54qu'on a déjà
24:55pricés
24:56et vendus en magasin
24:57donc on a quand même
24:58une donnée
24:59très importante
25:00mais l'IA doit nous permettre
25:01de pouvoir acheter
25:02plus rapidement encore
25:02des produits
25:03alors on en a déjà
25:03dans nos machines
25:05nos machines learning
25:06nos prédictifs
25:07depuis 2013
25:08mais là
25:09avec l'IA génératif
25:10et le visuel
25:10la création d'une fiche technique
25:12puisqu'on a une fiche technique
25:13différente pour chaque produit
25:14est quand même
25:15beaucoup plus rapide
25:16et va permettre
25:16aux collaborateurs
25:17en magasin
25:18de pouvoir gagner du temps
25:19de pouvoir changer les prix
25:20de façon plus rapide
25:21le métier de la seconde main
25:23c'est un métier
25:24sur lequel vous touchez
25:24quand même beaucoup
25:25beaucoup de fois
25:26votre produit
25:26puisque chaque produit
25:27est unique
25:27donc quand vous devez
25:28baisser les prix
25:29de votre rayon
25:31ça fait du travail
25:32donc on est beaucoup
25:34en train de travailler
25:35sur les sujets d'IA
25:36et de travailler
25:37sur les sujets d'IA
25:38avec les collaborateurs
25:39en magasin
25:39parce que ça sert à rien
25:40d'avoir un truc merveilleux
25:41si personne ne l'utilise
25:43il faut vraiment
25:43faire quelque chose
25:44qui permette de gagner du temps
25:45de gagner de la rapidité
25:46de faire de la rapidité
25:47et bien très bien
25:48on connait tout maintenant
25:49sur Easy Cash
25:49et tous ces enjeux
25:51et votre engagement
25:52et l'importance aussi
25:53de la seconde main
25:54merci à vous Anne-Catherine Péchineau
25:56on passe à notre rubrique
25:57dédiée aux startups
25:58éco-responsables
25:59et vous allez retrouver
26:00pour l'occasion
26:01Thomas Hugues
26:02il reçoit Olivier Sibuet
26:03qui est le fondateur
26:04de FEDCHEF
26:06C'est parti pour l'occasion
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