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  • il y a 32 minutes
Mardi 28 avril, Hedwige Chevrillon a reçu Ylias Akbaraly, PDG de Redland et de Thomson Broadcast, Stéphane Manigold, président du groupe Eclore, ainsi que Bertrand Martinot, économiste et ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, dans l'émission La grande interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edwige Chevrillon
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:13Un invité un peu exceptionnel ce soir, c'est Ilyas Akbar Ali,
00:17il est président de Redland et notamment de Thomson Broadcast.
00:21C'est l'homme considéré comme l'homme le plus riche de Madagascar.
00:25Il a été aussi sacré consacré le patron le plus influent d'Afrique.
00:29Il nous verra un peu comment il voit l'impact de cette guerre au Moyen-Orient
00:33sur le continent africain.
00:35Et puis bien sûr, on parlera de son groupe.
00:37Ensuite, je recevrai Stéphane Manigol,
00:39qui est le président du groupe de restauration Eclore.
00:41Il a la grande gueule, Stéphane Manigol.
00:43Face à lui, c'est Bertrand Martineau,
00:45qui est le ex-conseiller social de Nicolas Sarkozy.
00:47Avec eux, on reviendra sur les chiffres qui viennent de tomber sur le premier trimestre,
00:51qui sont plutôt bons, chiffres du chômage.
00:52Mais c'est une baisse à confirmer.
00:54On parlera aussi de consommation, d'anticipation, de l'inflation.
00:58On a vu que la Banque Centrale Européenne dit « Attention ! »
01:01Elles sont en forte augmentation.
01:03Et puis on parlera des restaurants.
01:04Tiens, est-ce que les restaurants ne sont-ils pas un peu trop chers ?
01:07Mais tout de suite, Stéphanie Collot, l'essentiel de l'info.
01:14Il est pile 18h, vous regardez BFM Business.
01:18Bonsoir Stéphanie.
01:18Bonsoir Edwige.
01:19Et les Émirats Arabes Unis quittent l'OPEP.
01:22C'est à la surprise générale, sacrée nouvelle.
01:24Ils quittent l'OPEP et l'OPEP+.
01:26Les deux principales organisations regroupant les producteurs de pétrole
01:30à compter du 1er mai prochain.
01:33Ils en étaient un membre historique.
01:34Les autorités émiratis expliquent cette décision
01:37par un réalignement stratégique suite à la guerre au Moyen-Orient
01:40afin notamment d'augmenter leur production.
01:43Le pétrole qui repart à la hausse.
01:45Le WTI est repassé aujourd'hui au-dessus des 100 dollars le baril.
01:49Le Brent dépasse les 110 dollars.
01:52C'est lié aux négociations entre l'Iran et les Etats-Unis qui patinent.
01:56Une nouvelle proposition iranienne est en cours d'examen à la Maison Blanche.
02:01Dans le même temps, un navire chargé de GNL, de gaz naturel liquéfié,
02:05a réussi à quitter le détroit d'Hormuz.
02:07C'est une première depuis le début de la guerre.
02:10Il doit rejoindre la Chine d'ici mi-mai.
02:12De son côté, la Banque mondiale estime que les prix de l'énergie
02:15pourraient augmenter de 24% cette année.
02:18ils pourraient atteindre leur plus haut niveau
02:20depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie il y a 4 ans.
02:24En France, une bonne nouvelle sur le front de l'emploi.
02:26Le nombre de chômeurs sans aucune activité baisse de 1,2%
02:30au premier trimestre par rapport au trimestre précédent.
02:33Et si on ne prend pas compte des effets des lois
02:36demandant l'inscription automatique des allocataires du RSA à France Travail
02:39ou modifiant certaines règles de France Travail,
02:43la baisse est encore plus marquée, moins 2,4%.
02:46Ça représente un recul de 60 000 inscrits sur les trois premiers mois de l'année.
02:52Autre bonne nouvelle, les permis de construire bondissent de 33% en mars
02:56par rapport au mois précédent,
02:58tirés surtout par les autorisations de construction des logements collectifs.
03:01Mais sur 12 mois, la tendance reste à la baisse.
03:04Le gouvernement veut atteindre 400 000 logements neufs par an pour répondre à la crise.
03:10Il y aura un nouveau procès Lafarge.
03:13Bruno Laffont, ex-PDG, fait appel de sa condamnation à 6 ans de prison
03:17avec incarcération immédiate, ainsi que le groupe et les autres prévenus.
03:22L'entreprise et les anciens dirigeants ont été reconnus coupables par le tribunal de Paris
03:27d'avoir versé 5,6 millions d'euros à des groupes djihadistes en Syrie
03:32entre 2013 et 2014 pour continuer à faire tourner l'une de ces cimenteries.
03:38Les résultats d'Airbus.
03:40Le groupe débute en 2026 sous pression.
03:42Au premier trimestre, l'avionneur a livré 114 appareils,
03:46moins qu'un an plus tôt, ce qui pèse sur les résultats.
03:50Le chiffre d'affaires est en baisse à 12,7 milliards d'euros.
03:52Et le bénéfice opérationnel est divisé par deux en cause des tensions persistantes
03:57dans la chaîne d'approvisionnement, notamment sur les moteurs Pratt et Whitney.
04:01Malgré cela, la demande reste solide avec près de 400 commandes nettes
04:05et un carnet record de plus de 9000 avions.
04:08Soutenu par la Défense et l'espace, Airbus maintient ses objectifs pour cette année.
04:13Et puis ça ne va pas mieux pour BYD.
04:14Le champion de l'électrique chinois affiche un bénéfice net en chute de 55% sur un an.
04:20Son chiffre d'affaires est en baisse pour le troisième trimestre d'affilée.
04:24Le constructeur souffre tout particulièrement sur son marché domestique
04:28avec une demande en berne et une concurrence de plus en plus forte.
04:3118h03 sur BFM Business, les marchés.
04:35Les marchés avec Antoine Larigauderie.
04:36Bonsoir Antoine.
04:37Bonsoir Stéphanie, bonsoir Edwina.
04:38Bonsoir Antoine.
04:39Et le CAC termine en baisse ce soir ?
04:410,46%, 8104 points.
04:43Alors un petit peu de pessimisme ambiant avec une grosse semaine en matière de décision de banque centrale,
04:49en matière de publication de résultats.
04:51Et c'est évidemment ce qui a animé la cote aujourd'hui.
04:53L'Eurostock 50-0,4%.
04:55Les Bourses du Sud ont terminé dans le vert.
04:57Plus 0,46% pour Madrid.
04:59Milan qui termine en hausse aussi.
05:01C'est Air Liquide qui signe la plus forte baisse sur le CAC 40.
05:04Alors petite déception sur le chiffre d'affaires trimestriel.
05:07Alors que les prévisions sont porteuses.
05:09Il va y avoir une journée d'investisseurs.
05:12Donc on a préféré prendre quelques profits.
05:14Moins 3,2% à 181,62€.
05:17Du point de vue de la trajectoire du titre sur un an ou même sur 10 ans,
05:21ça reste quand même très très ponctuel.
05:23Et c'est peut-être une occasion de se replacer pour pas mal d'investisseurs.
05:26A noter aussi Kering qui a signé une baisse de 3,14% à 236,10€.
05:30Et puis on a la tech qui n'était pas très bien orientée.
05:32Moins 1,5% quand même pour l'Euronext Tech Leaders.
05:36Dassault Systèmes, moins 2,8% à 18,80€.
05:38Capgemini, moins 2,28 à 99,28€.
05:41En revanche, à la hausse, on va retrouver l'ensemble du secteur bancaire.
05:43On a les taux qui grimpent en ce moment sur le marché obligataire.
05:473,72 pour le 10 ans français.
05:483,07 pour le 10 ans allemand.
05:50Société Générale, plus 1,59,70 et 11,14€.
05:54Total Energy signe une hausse d'1,9% à 78,27€ sur fond de hausse des cours du brut.
06:00Et Nexans signe une très belle séance.
06:02Plus 8,19% à 148€ pour le spécialiste français des câbles en cuivre.
06:07Avec de bonnes publications de chiffres d'affaires.
06:09ainsi qu'un gros point marqué avec un rachat sur le marché américain
06:14qui va faire du bien à l'entreprise.
06:16Moins 0,46% pour le CAC.
06:1848,104 points.
06:20Et du côté des volumes, c'est une journée très correcte.
06:223,8 milliards.
06:24Merci, merci Antoine.
06:26Merci Stéphanie.
06:27On vous retrouve à 19h, 19h30 pour l'instant.
06:30C'est le 18-19 avec mon premier invité, Ilias Akbar Ali.
06:34Y croire en tous les cas, il publie sa biographie.
06:36Vous voyez, c'est une histoire absolument incroyable.
06:38A tout de suite.
06:38BFM Business et la Tribune présente
06:43Le 18-19 d'Edwige Chevrillon.
06:48Vous êtes bien dans le 18-19.
06:51Mon invité, c'est quelqu'un d'un peu exceptionnel qui est de passage à Paris.
06:54Ilias Akbar Ali, il est président du groupe Près de l'Ordre.
06:57Et notamment, il va tout nous raconter de Thomson Broadcast.
07:01Bonsoir, Ilana Ambar-Khali.
07:04Merci beaucoup d'être là.
07:06Bonsoir, bonsoir Madame.
07:07En tout cas, merci de me recevoir.
07:08Maintenant, c'est un plaisir.
07:10Vous êtes alors, on va mettre des guillemets si vous permettez.
07:15On dit que vous êtes l'homme le plus riche de Madagascar.
07:18Est-ce que c'est vrai ?
07:20Écoutez, c'est ce qu'on dit.
07:21Oui.
07:22C'est ce qu'on dit effectivement.
07:23Et c'est ce qui se passe, effectivement.
07:25D'accord.
07:25En tous les cas, vous avez un groupe qui est parti.
07:28Vous avez une histoire assez incroyable.
07:30Tout a commencé avec votre père et puis vous-même.
07:32On reviendra parce que c'est une très belle histoire que vous publiez.
07:35Donc, dans ce livre, Y croire, est publié chez Fayard.
07:39Mais en même temps, ce qui est intéressant,
07:40comme vous avez des participations un peu partout,
07:43moi, j'avais envie de vous recevoir pour vous nous expliquer
07:45comment vous voyez de Madagascar, mais du continent africain,
07:49tout ce qui se passe là, tout ce qui se déroule sous nos yeux
07:53avec cette guerre au Moyen-Orient qui est en train de prendre des tournants un peu bizarres
07:57avec, on l'a appris tout à l'heure, les Émirats arabes unis qui quittent le PEP.
08:01L'impact que ça peut avoir.
08:03Vous qui êtes le businessman, un des businessmen,
08:05vous avez même été sacré, consacré, le businessman le plus reconnu d'Afrique.
08:11C'était il y a 3-4 ans.
08:13J'imagine parfois, mais j'imagine que ça reste vrai.
08:15Comment vous analysez ce qui se passe ?
08:17Alors, comment j'analyse ce qui se passe ?
08:19C'est vrai que c'est exceptionnel.
08:21C'est la première fois.
08:22On n'a jamais connu cette situation.
08:25En tout cas, c'est une situation qui fait peur, qui est grave.
08:30Et aujourd'hui, on espère que c'est une situation qui va se dénouer.
08:36Ça, c'est la première chose.
08:38Maintenant, par rapport à cette situation, ce que je peux vous dire,
08:41c'est que nous, dans le continent africain, Madagascar,
08:44les conséquences sont quand même terribles.
08:46Je prends le cas de Madagascar.
08:48Vous savez que le prix du pétrole est en train d'exploser.
08:54La conséquence, elle est très, très simple.
08:56C'est une conséquence directement sur le prix du transport,
09:02sur le prix des matières premières.
09:06C'est le studio, ne vous inquiétez pas.
09:08Chaque fois qu'on rentre dans ce studio, tout le monde tousse.
09:11Tout le monde tousse, oui.
09:12C'est vrai que la dépendance du continent africain est très, très forte
09:16vis-à-vis, effectivement, du pétrole et des matières premières.
09:20Je crois qu'elle est de l'ordre de 50 ou 54 %, même de 60 %.
09:24Donc, évidemment, avec tout ce que ça entraîne derrière.
09:29C'est vrai que si le prix du pétrole augmente,
09:31ce qui se passe, ce sont les prix des matières premières qui augmentent,
09:34le prix du transport qui augmente,
09:36et ça entraîne directement une inflation.
09:39Inflation, ça veut dire, c'est la croissance économique qui est touchée.
09:43Une fois que la croissance est touchée, c'est le chômage qui augmente.
09:47Et nous, dans nos pays, aujourd'hui, nous ne sommes pas en mesure
09:52de vraiment faire face à cette situation qui est, en fait, compliquée.
10:00Je prends dans le cas de nos importations des matières premières.
10:03Si le détroit d'Ormus est aujourd'hui bloqué, qu'est-ce qui peut se passer ?
10:09C'est le retard dans les matières premières.
10:12Nos matières premières arrivent en retard, nos usines peuvent être arrêtées.
10:16Lesquelles sont importantes pour vous et pour le continent africain ?
10:19C'est-à-dire...
10:20Quelles matières premières ?
10:21Écoutez, les matières premières, nous, par exemple, nous importons des matières dérivées du pétrole.
10:25Nous importons du papier, nous importons des détergents, des matières premières de détergents, d'Asie.
10:34Et donc, ce qui peut se passer, c'est qu'à partir de là, vous avez vos matières premières qui
10:40arrivent en retard,
10:41vous êtes arrêtés.
10:42Ou bien alors, la seule solution que vous avez, c'est de faire du stockage.
10:46Du stockage important.
10:49Ça veut dire, automatiquement, c'est un besoin en fonds de roulement qui augmente.
10:53Donc, il faut de la trésorerie.
10:55Donc, les entreprises peuvent être en difficulté.
10:58Et alors, j'ai une question plus politique, peut-être.
11:02Mais comme vous êtes un homme puissant, donc j'imagine que vous avez une réponse,
11:06même si vous n'êtes pas, et heureusement pour vous, le président de Madagascar.
11:10Mais on voit bien que la situation politique est très compliquée chez vous.
11:15On voit aussi que sur le continent africain, il y a des situations.
11:19On voit ce qui se passe au Mali.
11:20On voit ce qui passe aussi au Soudan.
11:23En Égypte, c'est un peu autre chose.
11:24Chaque pays a une histoire politique différente.
11:27Mais est-ce qu'il y a une forme de solidarité qui existe ou pas ?
11:33Ou pas du tout, par rapport à ce choc qui est énorme pour l'Afrique ?
11:38Alors, nous, entre patrons d'entreprises, nous échangeons.
11:42Nous discutons pour comprendre quelles sont les mesures qu'il faut prendre,
11:47comment ils réagissent par rapport à cette situation.
11:50Et je pense que les dirigeants doivent faire, je pense, faire la même chose.
11:55Parce que quand même, quand on regarde le continent africain,
11:59dans le même schéma, dans le même process, en termes de situation.
12:07Bien sûr, il y a des pays qui se portent mieux que d'autres.
12:10Nous, aujourd'hui, notre pays vient de sortir d'une crise politique.
12:14Nous sommes dans une refondation.
12:16Et vous comprenez que la situation n'est pas très simple à gérer.
12:20Et donc, nos dirigeants font ce qu'ils peuvent.
12:22Mais la situation, en même temps, à cette situation politique compliquée,
12:26arrive cette crise au Moyen-Orient.
12:31Et donc, ce n'est pas très, très, très...
12:34Vous avez des contacts avec des gens du Moyen-Orient, enfin, à Dubaïot ?
12:41Bien sûr, nous avons des contacts.
12:42D'ailleurs, dimanche, je pars à Abu Dhabi.
12:44Je vais rester deux jours à Abu Dhabi pour rencontrer des dirigeants,
12:48pour aller après à Dubaï, pour échanger aussi.
12:51Et pour dire quoi ?
12:52En fait, pour comprendre comment voit-il la suite de cette crise au Moyen-Orient.
12:57Vous allez revenir nous voir, parce que si vous avez la solution, vous nous la dites.
13:00En fait, ce matin, je lisais le Figaro,
13:02et j'ai trouvé un article qui était intéressant.
13:06Et je suis assez d'accord.
13:08C'est vrai que le deuxième round n'est pas encore commencé dans les négociations.
13:12Il commence ce soir, avec l'histoire des Émirats arabes uniques.
13:14Vous savez, madame, c'est exactement ça.
13:16Mais je pense, madame, que nous allons vers une...
13:20Je dirais, pas la paix, mais vers une période beaucoup plus calme.
13:27Parce qu'aujourd'hui, les deux belligérants,
13:29qui sont les États-Unis d'Amérique et l'Iran,
13:32les deux n'ont pas intérêt à cette guerre.
13:35Les États-Unis, c'est très simple,
13:37parce que le président Macron, le président, pardon, Trump,
13:40a les élections législatives du mid-term,
13:43qui arrivent bientôt, en novembre 2026.
13:45Et l'Iran est quand même affaibli.
13:48Et donc, maintenant, il faut savoir
13:50comment ça va se passer à l'intérieur de l'Iran.
13:53Parce qu'en Iran, il y a la politique dure
13:56et la politique pragmatique.
13:58Quand on prend le président de l'Assemblée nationale
14:01et le ministre des Affaires étrangères,
14:03qui mènent une politique plus pragmatique
14:05et qui cherche le bien-être de la population.
14:08De l'autre côté, il y a le président Trump,
14:09quand même, qui est seul, qui est décideur,
14:11mais en espérant qu'il ne va pas envoyer
14:13des messages trop compliqués.
14:16Là, il vient d'en envoyer un.
14:18Justement, je voulais avoir votre réaction,
14:20il a sa Agbaralis, il a dit
14:22« L'Iran s'effondre et nous supplie ».
14:26Je ne sais pas si vous avez vu cette déclaration.
14:28Effectivement.
14:29Vous en pensez quoi ?
14:30Alors, d'abord, ce que je pense,
14:32c'est que le président Trump fait beaucoup de déclarations
14:33et beaucoup de tweets.
14:35Et donc, est-ce que c'est ça ?
14:37Mais en tout cas, une chose est sûre,
14:39l'Iran a quand même, aujourd'hui,
14:41des difficultés économiques.
14:42Des infrastructures sont touchées,
14:44l'EUD Trois-Dormus est bloquée,
14:46les importations en denrées alimentaires sont bloquées.
14:50J'ai vu que les prix des denrées alimentaires
14:52sont en train d'augmenter, d'exploser en Iran.
14:55Et donc, la population va en souffrir.
14:58Maintenant, est-ce qu'ils disent qu'ils supplient ?
15:02Je ne sais pas, le peuple iranien est un peuple très, très fier.
15:05Est-ce qu'il va aller jusqu'à supplier au président américain ?
15:09Mais en tout cas, les deux belligérants ont intérêt
15:12à se mettre d'accord.
15:13Et c'est notre espoir pour l'avenir.
15:16Et on l'espère.
15:17Oui, c'est vrai que c'est important pour nous,
15:19mais c'est très important aussi pour le continent africain,
15:22qui traverse quand même des difficultés.
15:24C'est très important.
15:24C'est très important, parce que...
15:26Votre dépendance, elle est énorme.
15:27Tout à fait, tout à fait.
15:30Je voulais, juste en deux mots, votre groupe Redland, ça représente quoi ?
15:38On dit que vous êtes un groupe où vous êtes présents partout,
15:41en Europe, aux Etats-Unis, en Afrique, évidemment à Madagascar,
15:45que vous avez la tour la plus haute du continent indien,
15:51qu'elle fait 101 mètres.
15:52Donc, voilà, on sent quand même une certaine fierté de votre réussite,
15:57mais expliquez-nous en quoi consiste-t-elle.
15:59Effectivement.
16:00Donc, partie d'une petite entreprise familiale,
16:03aujourd'hui, ça reste toujours une entreprise familiale,
16:06donc répartie dans une vingtaine de pays,
16:08et c'est un conglomérat très diversifié.
16:11Donc, nous avons Thomson Broadcast,
16:14nous intervenons dans la TNT,
16:15et ça vous parle, puisque c'est du broadcast,
16:18nous faisons dans la radio AM, AFM,
16:21les studios pour télévision, les décodeurs.
16:22Ça, c'est Thomson Broadcast.
16:24Ça, c'est Thomson.
16:25L'entreprise qui valait un euro symbolique.
16:27Qui ne valait même pas un euro symbolique.
16:30J'ai entendu dire qu'il ne valait même pas un euro symbolique.
16:31C'était Alain Juppé, on s'en souvient.
16:33Exactement.
16:33Aujourd'hui, nous sommes en train de faire une augmentation de capital,
16:36nous sommes en train d'avancer.
16:37C'est vrai que ce n'est pas facile, c'est un peu difficile.
16:40Nous avons des contrats avec des Etats,
16:41par contre, nous travaillons beaucoup avec le ministère des Finances en France,
16:46avec la BPI, qui nous aide beaucoup.
16:48Nous avons une très belle collaboration avec l'administration en France,
16:51puisque Thomson, vous savez,
16:53quand vous partez avec la marque Thomson quelque part,
16:55vous êtes accueilli comme un roi.
16:56Parce que Thomson est une très belle marque,
16:58et a une très très belle image.
17:00Sinon, en dehors de Thomson,
17:02nous sommes dans l'industrie, nous sommes dans l'énergie,
17:04nous sommes dans l'aviation privée,
17:06dans l'immobilier, dans le mobile.
17:08Mais qui nous sommes actionnaires d'Orange,
17:09nous avons un partenariat avec Thalès,
17:12nous sommes partenaires avec Brinks.
17:13Et donc, c'est vraiment très diversifié.
17:15Et voilà.
17:16Et donc, c'est vrai que nous avons une tour très élevée.
17:18C'est notre siège, en fait, là.
17:21Vous faites combien de chiffres d'affaires, grosso modo,
17:23en votre ligne ?
17:24Alors, le chiffre d'affaires, aujourd'hui...
17:25C'est comme les startups, on ne les donne pas encore, c'est ça ?
17:28On les donne un peu moins.
17:29Mais par contre, donc, Deloitte et Forbes
17:32avaient déjà sorti dans les magazines
17:34la scène, notre actif.
17:36Et la dernière évaluation a été faite par Deloitte en 2024.
17:39qui avoisit les 1,5 milliard.
17:42D'accord.
17:43OK.
17:43Non, mais c'est un point important.
17:44Alors, les investissements en France,
17:47vous avez dit Orange.
17:48Vous êtes actionnaire d'Orange ?
17:50Nous sommes actionnaires d'Orange Monnaie.
17:51Nous sommes en partenariat avec Thalès.
17:53Nous sommes partenaires d'Ubifarm,
17:54dans le domaine pharmaceutique.
17:57Nous sommes aussi actionnaires avec Brinks.
18:03Et nous sommes aussi dans le secteur bancaire.
18:06Les zones de croissance, c'est où pour vous, aujourd'hui ?
18:08Quand vous regardez, c'est ça qui est intéressant,
18:10avec un chef d'entreprise comme vous,
18:12qui a des pieds un peu partout,
18:15qu'est-ce qui vous paraît ?
18:16Quelles sont les zones de croissance ?
18:18Alors, pour nous, les zones de croissance,
18:20en Afrique, c'est l'industrie, la production.
18:22C'est ce que nous faisons.
18:23Nous investissons énormément dans l'industrie,
18:26dans des outils modernes, à Madagascar.
18:28Pourquoi ?
18:29Parce que nous voulons avoir des produits de qualité
18:31que nous voulons exporter en Afrique.
18:33Maintenant, l'objectif, c'est l'exportation
18:35sur le continent africain,
18:36qui va atteindre les 2 milliards de population en 2050.
18:39Ça, c'est un.
18:40Deux, c'est l'énergie.
18:41Nous avons un gros problème d'énergie,
18:43comme vous le savez, à Madagascar,
18:44et dans beaucoup de pays africains.
18:47L'immobilier est assez intéressant.
18:49Nous mettons aussi,
18:50nous mettons pas mal d'en face
18:51sur le secteur financier.
18:53Enfin, par rapport à tout cela,
18:55nous investissons et nous allons continuer
18:57à beaucoup investir en France.
18:59Avec Thomson Broadcast,
19:01nous sommes en train de réfléchir.
19:03D'abord, nous sommes actuellement
19:04en train de consolider notre entreprise.
19:06Nous sommes en train de penser
19:08à avoir des nouveaux ingénieurs
19:09de très haut niveau en France.
19:11D'une part et d'autre part,
19:13nous sommes en train de réfléchir peut-être
19:15à de la verticalisation
19:17en faisant des acquisitions.
19:19Mais ce n'est pas tout de suite.
19:20Mais en tout cas, nous sommes en train
19:21d'y réfléchir pour devenir vraiment
19:24un leader mondial dans la TNT.
19:26C'est notre objectif.
19:27La TNT, mais la TNT, bientôt,
19:29ça n'existera plus.
19:31Même le Broadcast, ça n'existera plus.
19:33Écoutez, actuellement,
19:33la digitalisation dans les pays d'Afrique existe
19:36et tous les pays doivent digitaliser.
19:37C'est une loi.
19:39Et donc, tous les pays sont en train
19:40de digitaliser partout.
19:41C'est vrai que nous sommes déjà retrouvés
19:43en compétition avec les Américains.
19:45Mais on s'en est très, très bien sortis.
19:47Et on s'en sort très, très bien
19:49parce qu'on apporte, bien sûr,
19:51les équipements,
19:52mais on apporte aussi toute la partie formation.
19:54Et après, on apporte le service après-vente.
19:57Et jusqu'à maintenant, nous sommes quand même...
19:59Je pense que nous avons devant nous
20:01entre 10 et 15 ans encore.
20:02D'accord.
20:04La question...
20:05Donc là, vous publiez votre biographie.
20:07Alors, je vais vous poser, évidemment,
20:09la question pourquoi vous publiez cette biographie.
20:11Je vais faire attention parce que je crois,
20:13enfin, j'ai même lu,
20:14que vous êtes ceinture noire de karaté,
20:17cinquième Dan.
20:18Donc, je vais être très poli avec vous
20:20pour rester en vie.
20:22Plus sérieusement,
20:23pourquoi cette biographie ?
20:25Et une question,
20:27pardonnez-moi un peu cash,
20:28mais vous dites que je suis l'homme
20:30le plus riche de Madagascar.
20:32Et en même temps,
20:33vous-même, vous écrivez
20:34que Madagascar est un des pays
20:36aux revenus le plus bas.
20:38Donc, comment fait-on,
20:40même si votre père dormait dans la rue,
20:42donc c'est une ascension incroyable
20:44que vous avez réalisée,
20:45enfin, votre père et puis vous,
20:47comment fait-on pour...
20:49Bon, c'est pas facile
20:50d'être l'homme le plus riche
20:51dans un pays avec des revenus
20:53aussi terribles.
20:54C'est vrai que c'est pas du tout facile
20:57parce qu'une population
20:58qui est quand même pauvre,
20:59et c'est là où nous,
21:01en tant que patrons d'entreprise,
21:02nous devons investir.
21:03Nous devons investir pour absorber
21:05le chômage, d'une part.
21:07D'autre part,
21:07nous devons intervenir
21:08auprès de la population.
21:10Comment nous pouvons aider la population ?
21:12Nous avons une fondation,
21:13la fondation Akbar Ali,
21:14qui lutte contre le cancer de la femme.
21:16Nous recevons 30 000 femmes
21:17tous les ans dans notre fondation.
21:19Nous faisons beaucoup d'actions financières
21:21aussi auprès de la population.
21:23Bien sûr, on ne peut pas tout faire,
21:25mais c'est vrai que c'est compliqué.
21:27Maintenant, par contre,
21:29nous sommes...
21:30C'est vrai que nous devons avancer
21:33et la situation est ainsi,
21:35mais nous, aujourd'hui,
21:37nous voulons lutter.
21:38Nous voulons surtout lutter
21:40contre la pauvreté.
21:41Et pourquoi cette biographie ?
21:43Puisque vous m'avez posé la question.
21:45Vous savez, j'ai commencé il y a deux ans,
21:46je me suis dit,
21:47mais comment on va partager
21:48notre savoir avec les jeunes ?
21:51Et c'est comme ça que j'ai commencé
21:52à faire des conférences
21:54dans les universités.
21:55Et quand j'ai commencé mes conférences
21:57dans les universités,
21:58il y a trois ans,
21:59c'est ma quatrième université
22:00que je fais la semaine dernière,
22:02j'ai fait une conférence
22:05à Tullehard,
22:06dans le sud de Madagascar.
22:07J'en ai fait aussi à Harvard,
22:09j'en ai fait ici aussi à Paris,
22:11mais là, je me concentre
22:12beaucoup plus dans mon pays
22:13auprès de mes compatriotes.
22:15Qu'est-ce que je ressens ?
22:16Je ressens des jeunes
22:17qui sont sans espoir,
22:19des jeunes qui sont perdus,
22:21des jeunes extrêmement intelligents
22:22et extrêmement travailleurs
22:24qui veulent réussir,
22:25mais qui n'ont plus de guide.
22:27Et là, dans ces conférences,
22:29je vois qu'ils sont intéressés,
22:31ils posent des questions,
22:32ils comprennent un chemin,
22:34ils voient qu'il y a possibilité.
22:36Et c'est pour cette raison,
22:38d'ailleurs, le titre est « Y croire ».
22:40Donc, je fais des conférences
22:42et après ces conférences,
22:43l'année dernière, je me suis dit
22:44« Mais les conférences,
22:45eh bien, je pense que c'est important
22:47que je puisse écrire ma biographie
22:50pour donner, en fait,
22:51passer le message
22:52à mes compatriotes jeunes
22:54qu'on peut réussir.
22:56On peut réussir
22:57et c'est là où il faut réussir
22:59avec des valeurs,
23:00avec une éthique,
23:01avec des principes.
23:02Et c'est ce que je transmets
23:04pendant mes interventions,
23:05bien sûr,
23:06avec l'expérience aussi
23:07des affaires.
23:09Alors, j'interviens 1h30,
23:1150 minutes,
23:12c'est la conférence
23:13et après,
23:13c'est des questions-réponses.
23:14– En même temps,
23:16le message,
23:17il est quoi ?
23:18Parce que votre père,
23:19il a commencé
23:19dans une entreprise
23:21d'ancaustique,
23:22si j'ai bien lu votre livre.
23:24Vous avez pris un peu le relais.
23:25Il vous a envoyé au lycée
23:29Lavoisier à Paris,
23:31rue Henri Barbus.
23:32Vous avez gagné un petit peu
23:33d'argent en tant que serveur
23:35à Jean Lépin.
23:36Et puis,
23:36vous êtes parti à Berkeley,
23:37ce qui est quand même
23:38assez incroyable
23:39comme parcours.
23:43Qu'est-ce qu'il y a
23:44comme valeur
23:45qui vous ont poussé,
23:47en fait ?
23:49– C'est l'énergie,
23:51l'énergie spirituelle,
23:54la persévérance,
23:56la patience
23:56et ne jamais se décourager.
23:59Et j'ai aussi,
24:00je dirais,
24:01consolidé ces principes
24:03dans les arts martiaux.
24:05– Est-ce que ce serait
24:06encore possible aujourd'hui ?
24:08– Bien sûr.
24:08– Vous croyez ?
24:09– Ah oui.
24:09– Le monde est beaucoup
24:10plus difficile, non ?
24:11– Je pense que c'est possible.
24:12Si vous avez des bonnes idées,
24:14il y a des banques
24:15qui vous suivent,
24:16il y a des partenaires
24:16que vous pouvez avoir
24:17et c'est ce que j'ai dit
24:18aux étudiants.
24:19Si vous avez une bonne idée,
24:21faites un partenariat.
24:22Ne cherchez pas
24:23à être seul tout de suite.
24:25Faites un partenariat,
24:26créez de la valeur ajoutée,
24:27créez de la rentabilité
24:28et des fonds
24:29et petit à petit,
24:30vous deviendrez indépendant.
24:31Et c'est comme ça
24:32que j'ai fait d'ailleurs.
24:33– Il nous reste trois minutes.
24:35J'ai encore deux questions.
24:36Il y a ça,
24:37Akbar Ali.
24:38Comment lutter ?
24:38Vous en parlez dans votre livre.
24:40Comment lutter contre la corruption
24:42qui existe à Madagascar ?
24:45Vous en parlez.
24:46On a bien vu cette guerre
24:48pour l'élection présidentielle
24:50qui a été terrible.
24:51et puis la corruption,
24:52elle existe,
24:53vous me direz,
24:53partout,
24:54mais elle existe aussi
24:55sur le continent africain.
24:56Comme vous êtes avec nous,
24:57c'est pour ça que je vous pose la question.
24:58– Je pense qu'on peut lutter
24:59contre la corruption
25:00en étant un bon exemple
25:02et surtout en mettant en place
25:05une vision,
25:06un plan de développement
25:07et surtout le mettre en pratique.
25:13En fait, c'est une machine
25:15qui doit se mettre en place.
25:16à partir de là,
25:18vous allez vers un développement,
25:20vers une croissance,
25:21vers une amélioration
25:23du niveau de vie
25:24de la population
25:26et c'est comme ça
25:27qu'on peut lutter
25:28contre la corruption
25:29et c'est la seule voie
25:31que je vois,
25:32c'est la croissance,
25:33le développement,
25:34le travail
25:34et les investissements
25:35et surtout aussi
25:36donner la sécurité
25:38aux investissements étrangers.
25:40– Vous êtes le premier patron
25:42que je rencontre depuis longtemps
25:44qui ne me parle pas
25:45d'intelligence artificielle
25:46en me disant
25:47que c'est l'avenir de demain,
25:48je vais investir
25:48dans l'intelligence artificielle.
25:50Pour vous,
25:51ce n'est pas encore
25:52une nécessité ?
25:53– Non, c'est une nécessité.
25:54Nous mettons en place
25:55actuellement
25:56l'intelligence artificielle
25:57dans Thomson,
25:59bien sûr,
26:00mais en même temps,
26:02il faut aussi
26:03faire attention.
26:04L'intelligence artificielle
26:05va aussi faire perdre
26:07des emplois
26:08donc il faut voir
26:09comment nous allons
26:10remplacer ces emplois
26:12après cette perte
26:13mais en tout cas,
26:14il n'y a pas le choix,
26:15c'est le développement,
26:16c'est la tendance,
26:17il faut se mettre
26:18à la tendance
26:18et il faut y avancer,
26:20il faut avancer
26:20avec l'intelligence artificielle
26:22qui rendra
26:23et qui rend beaucoup
26:23de services déjà,
26:24qui rendra
26:25et qui rend beaucoup
26:26de services.
26:27– Merci,
26:27merci d'être venu ici
26:29dans les CWFM Business
26:30d'avoir fait un petit détour.
26:32Merci beaucoup.
26:32– Merci beaucoup.
26:33– Ilan Akbar Ali,
26:34Y croire,
26:35l'histoire inspirante
26:36d'un enfant de Madagascar
26:38devenu entrepreneur mondial
26:39et c'est publié chez Fayard.
26:40Merci d'avoir été avec nous.
26:41– Merci beaucoup madame.
26:41– Dans un instant,
26:43on va recevoir
26:44Stéphane Manigold,
26:45le patron d'Eclore,
26:47il va saluer Bertrand Martineau,
26:48ex-conseiller social
26:49de Nicolas Sarkozy,
26:51le chômage,
26:51la consommation
26:52et puis les vacances d'été
26:54et puis le restaurant,
26:55tiens,
26:55sont-ils devenus
26:57un peu trop chers
26:57pour nous ?
26:58A tout de suite.
26:59– BFM Business
27:00et la Tribune
27:01présentent
27:04le 18-19
27:05d'Edwish Chevrillon.
27:06– Vous êtes bien
27:10dans le 18-19.
27:12Deux invités
27:13pour ce débat,
27:14c'est d'abord
27:14Stéphane Manigold,
27:15président du groupe
27:16de restauration
27:17Eclore.
27:18Bonsoir Stéphane,
27:19merci d'être avec nous.
27:35– Bonsoir,
27:36j'y ai droit,
27:37mensonge et vérité
27:38sur les retraites.
27:39Vous me direz,
27:39c'est totalement d'actualité.
27:43On a quatre points
27:44à voir ensemble.
27:45D'abord,
27:45vous avez vu
27:45les chiffres du chômage
27:46au premier trimestre,
27:47plutôt pas mauvais,
27:48mais en même temps,
27:49il y a quelques bémols peut-être.
27:51Ensuite,
27:51il y a la question
27:52de l'inflation.
27:53On a vu que les anticipations
27:54de la BCE
27:55montrent qu'elles sont
27:57en très nette hausse.
27:58Décision de la fête demain,
28:00décision de la BCE
28:02après-demain.
28:03Et puis,
28:04est-ce que nos vacances
28:05sont menacées ?
28:06Est-ce que les restaurants
28:07sont trop chers ?
28:08Et puis,
28:09cette question,
28:10le 1er mai,
28:111er mai,
28:11un 1er mai,
28:12sous surveillance.
28:13Ça veut dire
28:13si on a beaucoup de thèmes.
28:14Je commence peut-être
28:14par vous,
28:15Bertrand Martineau,
28:16c'est le chiffre du chômage,
28:16c'est votre spécialité.
28:18Est-ce que pour vous,
28:18vous dites,
28:19tiens,
28:19plutôt une bonne nouvelle ?
28:20On savait que
28:21le dernier trimestre 2025,
28:23lui avait plutôt
28:23une forte hausse.
28:24C'est quoi votre analyse ?
28:26– Alors,
28:26il s'agit des chiffres
28:27administratifs de France Travail.
28:28Donc,
28:28on sait qu'ils ne reflètent pas
28:31nécessairement
28:31la réalité,
28:33en fait,
28:34de l'évolution du chômage.
28:35Alors,
28:35sauf s'il y a des modifications
28:38énormes
28:38d'un trimestre sur l'autre.
28:39Mais ils sont un peu perturbés
28:41par des événements
28:43administratifs
28:43ou réglementaires,
28:44donc on ne sait pas très bien.
28:45Bon,
28:46ce qui est sûr,
28:47c'est que si le marché du travail
28:48s'effondrait,
28:49ça serait vu dans les chiffres,
28:49donc ce n'est pas le cas.
28:51Maintenant,
28:51un chiffre sur un trimestre,
28:53ça ne vaut pas grand-chose.
28:54Et puis,
28:54par ailleurs,
28:55la référence
28:55à il y a un an
28:57n'est pas très bonne
28:58parce qu'il y a un an,
28:59il y a eu un accident
28:59administratif
29:00qui fait que le nombre
29:01de demandeurs d'emploi
29:02était anormalement élevé
29:03ce trimestre-là.
29:04D'accord,
29:05ok.
29:06Donc on va dire qu'en gros,
29:07c'est à peu près plat.
29:08Non significatif pour vous ?
29:10Non,
29:10ça veut dire que le marché du travail
29:12se comporte correctement.
29:14Ça ne se dégrade pas.
29:16Ça ne se dégrade pas.
29:17Non,
29:17c'est à peu près plat.
29:18Voilà,
29:18c'est à peu près plat.
29:19On va voir les chiffres de l'INSEE
29:21qui sont les chiffres importants
29:22du taux de chômage
29:22dans quelques jours,
29:23on verra bien.
29:24Mais personne n'anticipe
29:25une forte baisse
29:26ou une forte hausse.
29:28Stéphane Manigol,
29:28comment est-ce que vous voyez ça ?
29:30Vous analysez ça
29:31et surtout,
29:32à vous,
29:33en tant que chef d'entreprise
29:34dans vos restaurants,
29:35on sait que la restauration,
29:37hôtellerie,
29:37c'est un secteur un peu à part.
29:39Vous savez,
29:39il y a deux façons de voir les choses.
29:40Il y a celle du politique
29:41et de l'économie
29:42qui consiste à regarder
29:43le rétroviseur
29:44et nous,
29:44on regarde devant.
29:45Ça,
29:45c'est le chef d'entreprise.
29:46Et quand on regarde devant,
29:47on voit plutôt un peu
29:48de brouillard,
29:50d'obscurité
29:51sur les perspectives,
29:52une consommation
29:53qui n'est pas extraordinaire.
29:55La Banque centrale européenne
29:57qui augmente les taux
29:58sur l'immobilier
29:59de façon très exponentielle.
30:01Et puis,
30:01nos clients,
30:02on est quand même
30:02le pouls aussi de la société.
30:04Quand nos clients
30:05viennent dans nos établissements,
30:06ils ont plutôt tendance
30:08à avoir des inquiétudes.
30:09On le sent sur la consommation.
30:11Elle n'est pas dynamique.
30:13Le ticket moyen...
30:14On reviendra.
30:15Ressons sur l'emploi,
30:16si ça vous...
30:17Non, non.
30:17Mais justement,
30:19les conséquences,
30:20je pense que
30:20le problème des politiques
30:21ou des économies,
30:22c'est qu'ils regardent
30:22le rétroviseur
30:23et c'est pour ça
30:24qu'on n'arrive pas
30:24à avoir des politiques
30:25d'anticipation.
30:26parce que l'économie,
30:27elle n'est pas bonne.
30:29Et donc,
30:29tant mieux si
30:30les chiffres
30:32semblent positifs,
30:33mais avec les bémols
30:34que vous avez mis
30:34et les précautions d'usage
30:36puisqu'au fond,
30:36l'année dernière,
30:37il y a eu des erreurs
30:38et on a pu le noter.
30:40Moi,
30:40ce n'est pas ce que je ressens
30:41sur le terrain.
30:41Donc,
30:42je suis toujours favorable
30:44à ce que le chômage baisse,
30:45mais il y a quand même
30:46une réalité
30:46des chefs d'entreprise.
30:48On ne peut pas,
30:48d'un côté,
30:49avoir des millions de chômeurs
30:50et de l'autre côté,
30:51des entreprises,
30:52de l'artisanat
30:53qui n'arrivent pas
30:54à recruter.
30:55C'est quand même
30:55un part de français.
30:56Mais dans la restauration,
30:57ça se passe comment
30:57dans la restauration ?
30:59Écoutez,
30:59nous,
30:59on a plutôt tendance
31:01à être dans l'effet ciseau,
31:02c'est-à-dire à réduire
31:03les effectifs
31:04et à ne pas être
31:05dans une dynamique
31:06telle que j'aimerais
31:08pouvoir fanfaronner.
31:09Moi,
31:09ce n'est pas ce que je veux
31:09au quotidien.
31:10Nous sommes plutôt vigilants.
31:11On a des CV de partout,
31:14il faut être honnête.
31:15Moi,
31:15je n'ai jamais eu autant de CV,
31:17notamment chez les cadres,
31:18les chefs,
31:19les directeurs,
31:20les directeurs de la sommellerie,
31:22tous ces postes de cas
31:23de sous-chefs.
31:24Eh bien,
31:24aujourd'hui,
31:24on a beaucoup de choix,
31:27beaucoup de choix
31:27et c'est plutôt inquiétant.
31:29Moi,
31:29je n'ai pas,
31:30je vais être franc avec vous,
31:31je préfère être dans une situation
31:32où on avait très peu de CV
31:33et puis au fond,
31:34on avait des problèmes de riche
31:35parce que ça veut dire
31:35qu'on avait des clients.
31:36Là,
31:37on a beaucoup de CV,
31:38beaucoup d'arbitrages
31:39qui se font
31:39et qui ne sont pas forcément positifs
31:41pour l'avenir.
31:42Mais j'espère fondamentalement
31:44me tromper.
31:45Bertrand Martineau,
31:45vous voulez ajouter ?
31:46Je ne crois pas avoir dit
31:47que tout allait bien.
31:48On a un chômage
31:50qui a été affiché par l'INSEE
31:52à 7,9% au quatrième trimestre
31:54et il est haussier.
31:55Donc,
31:55on va finir l'année
31:56de toute façon
31:57à plus de 8.
31:58C'est ce que disent
31:58les prévisionnistes
31:59parce que les économistes
32:00se projettent aussi.
32:00Vous pensez qu'on va finir
32:01l'année à plus de 8% ?
32:03On est déjà à 7,9%.
32:04On a une croissance plate.
32:07On a quand même
32:08une population plate
32:09à 0,7-0,8%.
32:10On va voir.
32:11On a une population active
32:12qui reste positive.
32:13Donc,
32:14il faut absorber quand même
32:15une augmentation
32:15de population active.
32:17Donc,
32:17oui,
32:17le chômage va continuer
32:18à priori son trend haussier
32:20qu'il a depuis début 2023.
32:22Donc,
32:23on est sur une tendance
32:24assez longue
32:24d'un chômage
32:25qui augmente lentement
32:27mais sûrement
32:28depuis maintenant
32:28un certain nombre
32:29de trimestres.
32:30Et effectivement,
32:32la hausse des prix
32:33n'est pas bonne
32:33pour les revenus,
32:35pour la consommation.
32:36Il y a un certain nombre
32:36de secteurs
32:37qui vont particulièrement souffrir.
32:38C'est les secteurs
32:39de loisirs,
32:40les secteurs de la restauration
32:41parce que c'est là
32:41où on peut couper
32:42le plus facilement.
32:43Ce n'est pas dans votre facture
32:44d'électricité
32:45que vous allez pouvoir couper
32:46ou dans votre téléphone portable,
32:49dans vos abonnements,
32:50dans toutes les dépenses contraintes.
32:52Voilà.
32:53Et donc,
32:54vous allez,
32:55l'économie tourne au ralenti.
32:56Voilà.
32:57C'est aussi simple
32:57que ça.
32:58Tiens,
32:58j'ai une question
32:59entre le chef d'entreprise
33:00et l'expert,
33:02S-expert,
33:03sur la question
33:04de l'apprentissage
33:05parce que vous connaissez bien
33:05l'apprentissage,
33:06c'est pas de manigole.
33:07Évidemment,
33:07il y en a beaucoup
33:08dans votre secteur.
33:09Il y avait l'autre jour
33:11un poste de Patrick Martin,
33:12le président du MEDEF,
33:14qui vraiment disait
33:16que c'était absolument lamentable
33:17de supprimer les aides
33:18à l'apprentissage
33:19en disant
33:19pour une fois
33:19qu'on avait quelque chose
33:20qui marchait,
33:21on est en train
33:22de le sacrifier.
33:23Il dit,
33:23mais finalement,
33:23pas tellement l'État
33:24qui paye ces 3 milliards
33:25ou 3 milliards 5,
33:26c'est les entreprises
33:27et que nous,
33:28ça nous coûte 14 milliards.
33:29Donc,
33:29c'est plutôt à nous
33:30qu'il fallait poser la question
33:31et nous,
33:31on dit qu'il faut maintenir
33:32l'apprentissage.
33:33C'est quoi votre position ?
33:34Mais non seulement
33:35Patrick Martin a raison,
33:36mais je vais prendre
33:36la échelle de mon groupe.
33:37Nous avons 180 collaborateurs.
33:38Nous avions,
33:40avant la suppression
33:41ou la baisse
33:42des dispositifs
33:43d'accompagnement
33:43sur l'apprentissage,
33:44on avait une quarantaine
33:45d'apprentis.
33:46Aujourd'hui,
33:46nous en avons moins de 5.
33:48Vous voyez bien
33:48que la réalité,
33:50elle se fracasse
33:53aux idéologues
33:55qui considèrent
33:55que l'apprentissage
33:56est une dépense.
33:57Non,
33:57ce n'est pas une dépense,
33:58c'est un investissement.
33:59Et une société
34:00qui n'investit plus
34:01dans nos gamins,
34:02c'est une société
34:03qui se meurt progressivement.
34:04Donc oui,
34:05l'apprentissage,
34:05il faut mettre
34:06plein gars sur l'apprentissage,
34:07c'est le meilleur parachute
34:10qu'on puisse donner
34:10à nos gamins,
34:11c'est de venir
34:12dans les entreprises,
34:12de comprendre
34:13comment fonctionne
34:13l'entreprise.
34:14Mais vous savez,
34:15contrairement aux idées reçues,
34:17quand j'entends
34:17les apprentis,
34:18ça ne coûte rien,
34:18bah si, ça coûte.
34:19Je vais vous donner un exemple,
34:20j'avais une collaboratrice
34:21qui était apprentie
34:22en pâtisserie,
34:23elle avait 29 ans
34:24et elle gagnait net
34:25en apprentissage
34:272100 euros net.
34:29Chargé,
34:30on était à plus
34:30de 3500 euros.
34:31Donc vous voyez bien
34:32qu'au fond,
34:33l'État a juste fait
34:34une double connerie,
34:35c'est de supprimer
34:36ses aides,
34:37ses mesures d'accompagnement
34:39pour nos gamins,
34:40ce qui fait qu'on a
34:41regardé un peu plus
34:41dans le détail,
34:42on s'est dit,
34:42s'ils suppriment les aides
34:44en plus,
34:44on ne va pas pouvoir continuer.
34:45Donc il y a eu
34:46un vrai choc.
34:48Votre sentiment,
34:49Bertrand Martineau ?
34:50Je crois qu'il faut distinguer
34:50aussi selon les types
34:52d'apprentis.
34:52Je veux dire que
34:54dépenser de l'argent public
34:55à fond,
34:56j'allais dire,
34:57quoi qu'il en coûte
34:58pour des étudiants
34:58de grandes écoles
35:00qui font leur troisième année
35:01en apprentissage,
35:02vu l'état des finances publiques,
35:04c'est là que l'euro marginal
35:06doit être...
35:08Ou alors,
35:08il ne faut pas demander
35:09la baisse des dépenses publiques.
35:10Maintenant,
35:11chez les commerçants,
35:13les artisans,
35:14chez les apprentis,
35:17qui coûtent cher aussi
35:18en termes d'insertion,
35:19d'accompagnement,
35:19parce que c'est du temps
35:20de travail pour l'entreprise,
35:22ce n'est pas que du monétaire,
35:23qu'il y ait des aides
35:25substantielles,
35:25je trouve ça normal
35:26et qu'il ne faille pas
35:26les raboter,
35:27en effet,
35:27c'est tout à fait normal.
35:28Il ne faut pas non plus
35:29raboter,
35:29attention,
35:32la prise en charge
35:33des frais pédagogiques aussi,
35:35puisque chaque année,
35:35on rabote aussi
35:36les frais pédagogiques,
35:37mais il faut certainement
35:38distinguer selon
35:39les niveaux de diplôme.
35:40On ne peut pas traiter
35:41un étudiant en master
35:42en intelligence artificielle
35:43comme un apprenti pâtissier,
35:44je crois que les problèmes
35:45ne sont pas les mêmes,
35:46le coût pour l'entreprise
35:50ce qui est le plus frappant
35:51ces dernières années,
35:52ce n'est pas uniquement
35:53la baisse des prises en charge
35:55par l'État et des aides,
35:56c'est leur instabilité
35:58extraordinaire.
35:58C'est-à-dire que chaque année
35:59depuis 2019,
36:00maintenant,
36:01il y a des modifications
36:02de barème,
36:03ce qui est quand même
36:04quelque chose
36:04de tout à fait négatif,
36:08évidemment.
36:09Un mot là-dessus ?
36:10Non, mais c'est vrai
36:10que sur l'instabilité économique
36:12de façon générale,
36:13elle perturbe la vision
36:14des chefs d'entreprise,
36:14on a besoin d'avoir
36:15une vision stable
36:16et moyen-long terme.
36:17On ne peut pas comme ça
36:18à chaque fois qu'un gouvernement
36:19change,
36:20à chaque fois qu'un politique
36:20a une idée
36:22plus au grenu que l'autre,
36:24nous impacter
36:25de nos entreprises.
36:25On voit bien que là,
36:26l'économie,
36:27elle a tendance à se dégrader.
36:29C'est une petite réaction
36:29comme ça pour avant
36:30de passer justement
36:31à la question de l'inflation
36:32si vous,
36:32vous la voyez déjà
36:33dans vos factures.
36:37Phrase d'Edouard Philippe,
36:39on ne travaille pas assez
36:40dans ce pays,
36:41dans la semaine,
36:42dans l'année,
36:43dans sa vie.
36:45Vous êtes d'accord ?
36:47Bertrand,
36:48Martino ?
36:48En moyenne, oui.
36:49En moyenne ?
36:50Ça, c'est vraiment
36:50les économistes en moyenne.
36:52Il y a des gens
36:53qui travaillent
36:53auprès de Nicolas Sarkozy.
36:55Vous n'allez pas leur dire
36:55qu'ils travaillent trop.
36:57En moyenne,
36:57oui,
36:58si on regarde
36:58les comparaisons européennes,
37:00je ne parle même pas
37:00avec les États-Unis
37:01parce que là,
37:01on est dans un autre univers.
37:03Mais oui,
37:03la France,
37:04on part en moyenne
37:05un an et demi,
37:06deux ans plus tôt
37:07à la retraite
37:07que chez nos pays voisins.
37:08On travaille en moyenne,
37:10en moyenne,
37:10j'insiste,
37:11trois semaines de moins
37:13que nos voisins allemands
37:14pour ce qui est
37:15des salariés à temps plein.
37:18Donc,
37:18oui,
37:19on a plus de chômeurs,
37:20donc des gens
37:20qui ne travaillent pas.
37:22Tout ça,
37:22oui,
37:23on le paye
37:23en termes de création
37:24de richesses.
37:25On le paye aussi
37:26en termes de recettes fiscales
37:27parce que c'est des recettes
37:28fiscales qui manquent.
37:29On le paye
37:30très, très, très chèrement.
37:31C'est notre modèle social
37:32qui,
37:32qu'on le veuille ou non,
37:34est forcément assis
37:35en grande partie
37:36sur le travail.
37:36Je veux dire,
37:36le travail,
37:37c'est quand même
37:37l'assiette principale.
37:38Donc,
37:38on peut faire l'impasse dessus.
37:40Et donc,
37:40quand le travail s'affaiblit,
37:42c'est l'ensemble
37:43du système
37:43de protection sociale
37:44qui s'affaiblit
37:45et l'ensemble
37:46des rapports sociaux,
37:47la croissance,
37:47c'est assez catastrophique.
37:49Alors maintenant,
37:49il ne faut pas voir
37:50les choses complètement...
37:51La France progresse énormément
37:53sur certains plans,
37:54sur le taux d'emploi,
37:54par exemple,
37:55des seniors,
37:55au fur et à mesure
37:56des réformes des retraites.
37:57Alors malheureusement,
37:58quand on fait une réforme
37:59des retraites,
37:59aboutit évidemment.
38:00Et qu'on ne la supprime pas.
38:02Si on la lâche
38:03en plein milieu du guet,
38:04évidemment,
38:04on n'a pas les effets.
38:06Mais le taux d'emploi
38:07des seniors,
38:08notamment des plus de 60 ans,
38:10augmente énormément
38:11depuis une vingtaine d'années
38:12au fur et à mesure
38:12qu'on fait des réformes
38:13des retraites.
38:13Tout n'est pas négatif,
38:15on avance,
38:15mais on a quand même
38:17encore beaucoup de chemin
38:18à faire, oui.
38:19Stéphane Maïgal,
38:20une réaction ou pas ?
38:21Oui, mais moi,
38:22je sais,
38:23j'ai un partisan
38:23et je l'ai dit à votre micro
38:24de sortir de cette espèce
38:26d'état nounou.
38:28Franchement,
38:28ras-le-bol,
38:29rendons le pognon
38:30aux Français,
38:30aux entreprises,
38:31supprimons toutes ces aides,
38:33y compris à la con
38:33des aides aux entreprises,
38:35en rendant l'argent aux Français.
38:36Je vous dis une chose,
38:36si vous prenez les comptes...
38:37Vous êtes pour un reset,
38:38c'est-à-dire qu'il y a
38:39plusieurs entreprises...
38:40Oui, un revenu du travail
38:40universel, tout simplement.
38:41Du travail,
38:42j'entends bien,
38:43pas...
38:43Mais comment on finance
38:43les retraites ?
38:44Comment on finance
38:45le chômage ?
38:46Comment vous faites ?
38:46Mais ça,
38:47vous continuez à le prélever,
38:48le chômage...
38:49Donc, les cotisations...
38:50Vous avez un revenu
38:50du travail universel
38:51que j'ai fixé,
38:52je le dis à notre premier
38:53économiste,
38:54sur 30 millions d'actifs.
38:55Vous donnez 1 000 euros
38:56par mois à l'ensemble
38:57de ces actifs,
38:58vous vous affranchissez
38:59d'un tiers du budget social.
39:00un tiers du budget social,
39:02vous ne mettez pas
39:02le pays par terre.
39:03Pardon.
39:03Donc, vous donnez 1 000 euros
39:04par mois.
39:04Celui qui gagne 1 500 euros,
39:06au moment où on se parle,
39:07par mois,
39:07il va passer à 2 500.
39:08Vous changez vraiment sa vie.
39:10Donc, en fait,
39:10il faut sortir de ce système
39:12d'assistanat où, en fait,
39:13les uns pensent
39:14que les entreprises
39:14ont trop d'aides,
39:15les entreprises pensent
39:16que, d'un côté,
39:17de l'autre côté,
39:18de la barre,
39:19les salariés sont trop assistés
39:20et, finalement,
39:21personne ne s'y retrouve.
39:22Et les salariés,
39:23à juste titre,
39:25considèrent qu'ils ne gagnent
39:25pas assez de pognon.
39:26Moi, je dis juste,
39:26il faut rendre ce pognon français,
39:28foutre la paix à tout le monde,
39:29redéployer tous ces fonctionnaires
39:30qui sont là
39:30pour faire de la popote
39:31et, finalement,
39:32faire des espèces
39:33de comptes d'apothécaire
39:34pour savoir
39:35si le monsieur,
39:36il a le droit d'acheter
39:37un lave-vaisselle
39:38ou un lave-linge
39:38grâce aux aides de la CAF,
39:40etc.
39:40Ça suffit.
39:41Les aides au logement,
39:42tout ça, moi, je supprime.
39:43Je rends le pognon français
39:43et je rends, en même temps,
39:45de la dignité aux Français.
39:46Parce que c'est une question de dignité.
39:47Le technicien d'arrière
39:48qui gagne 2 000 euros par mois,
39:56il dit, bon,
39:56peut-être que je vais rester
39:57un peu à l'oisiveté.
39:58Quand il tombe au chômage,
39:59il aura ses 1 000 euros
40:00parce que c'est un actif.
40:02Croyez-moi qu'il va venir bosser.
40:04Qu'en pense ?
40:05L'ex-conseil social,
40:06elle est visée.
40:07Ce sont des idées
40:08qui me sont tout à fait sympathiques.
40:09La seule chose,
40:10c'est pour que ça boucle financièrement,
40:12il faut savoir
40:12ce qu'on fait sur les dépenses.
40:13Vous avez parlé du logement,
40:15des fonctionnaires,
40:16il y a des fonctionnaires,
40:17ça va, mais enfin...
40:18Les aides aux entreprises,
40:19c'est de 200 milliards.
40:21Oui, d'accord.
40:22Et ma mesure,
40:22elle coûte 360 milliards.
40:24Si on retire toutes les aides
40:25aux entreprises,
40:26ça fait quand même
40:26l'équivalent de beaucoup de charges.
40:28Mais vous vous rendez compte
40:28le boom économique
40:29que vous générez d'ailleurs
40:30en donnant 1 000 euros
40:31de pouvoir d'achat
40:32rien qu'en retour de TVA,
40:34en retour d'investissement,
40:35en économie qui repartent.
40:36Mais vous avez un boom extraordinaire.
40:38Les 80 milliards
40:39d'allégements de charges
40:39sur les bas salaires,
40:40vous les retirez aussi ?
40:41Absolument.
40:41Mais je retire tout.
40:42Mais je redonne le pognon
40:44et on refait de la voie de 300.
40:45Après, il faut regarder.
40:46C'est 360 milliards la mesure.
40:48Si ça vous fait une hausse
40:50du coût du travail
40:50de 40% au niveau du SMIC,
40:52ça va faire un problème.
40:52Mais en fait, le coût du travail
40:54pose un problème quand ?
40:55Quand vous n'avez pas de clients ?
40:57Quand votre économie tourne fort,
40:58le coût du travail
40:59ne pose aucun problème.
41:00Demandez à nos amis suisses,
41:01le coût du travail
41:02ne pose aucun problème.
41:03Oui, parce que nos amis suisses,
41:05comme vous dites,
41:06ont un niveau général
41:07de prélèvement obligatoire
41:08beaucoup plus bas que nous.
41:09Ce qui m'amène à dire
41:10que tout ce genre de raisonnement
41:11est tout à fait valable.
41:13Mais pour que ça boucle financièrement,
41:14il faut parler des dépenses.
41:16Alors vous avez parlé
41:16de quelques dépenses
41:17d'élocations de charges.
41:1845 milliards, c'est le chômage ?
41:19Non, les deux éléphants
41:21dans la pièce,
41:22enfin il y a un gros éléphant
41:23et un petit éléphant,
41:24le gros éléphant,
41:25c'est la retraite.
41:25120 milliards.
41:26Si vous n'y touchez pas,
41:27on oublie tout.
41:28Mais non, mais attendez,
41:29la dépense totale,
41:30je veux bien qu'à chaque fois
41:31les politiques ferment les yeux
41:32sur la dépense totale du social.
41:33Mais le social,
41:34on va arrêter de se faire mal,
41:36c'est 59% du budget total
41:38de la France.
41:39Il y a 1100 milliards
41:40qui sont consacrés chaque année
41:41de toute la richesse nationale
41:43sur le social.
41:44Pardon, on ne va froisser personne,
41:46si sur ces 1100 milliards,
41:47on enlève 360 milliards
41:49pour les réinjecter
41:50pour celles et ceux
41:51qui portent ce pays à bout de bras.
41:52Il faut juste te dire,
41:53on les trouve.
41:54Les 200 milliards
41:55sur les aides aux entreprises,
41:56les 45 milliards
41:57sur le chômage,
41:57l'APL.
41:5845 milliards sur le chômage,
41:59ça veut dire
41:59que vous supprimez
41:59l'assurance chômage.
42:00En fait, vous avez un revenu
42:01de 1000 euros.
42:02À quoi qu'il arrive ?
42:03C'est votre...
42:04Ben oui, pardon.
42:05C'est 1000 euros tous les mois,
42:07vous construisez
42:08votre assurance vous-même.
42:09Mais non, mais de toute façon,
42:10je vais vous dire une chose.
42:11Encore une minute.
42:12Si on n'a pas un boom,
42:13un vrai boom
42:14sur le pouvoir d'achat
42:15des salariés,
42:16eh bien en 2027,
42:17on aura un coup à la visée.
42:17Il y a la question,
42:18on est un peu enversé peut-être,
42:20il y a le pouvoir d'achat
42:21des salariés,
42:22mais il y a aussi
42:23la compétitivité des entreprises.
42:25Enfin, voilà,
42:26il y a un moment,
42:27le coût du travail
42:27est aussi un sujet
42:28quand même pour une entreprise,
42:29il n'y a pas que la demande
42:30des salariés.
42:31Mais pas quand vous avez
42:31un boom économique puissant
42:33qui génère...
42:34On ne vous mettra pas d'accord.
42:35Excusez-moi,
42:35le boom économique puissant,
42:36il vient de l'innovation,
42:37il vient du développement,
42:38il vient de la création de richesses,
42:39il ne vient pas simplement
42:40de la demande.
42:42Si la question,
42:42c'est la demande,
42:43il suffit de distribuer
42:44des chèques à tout le monde
42:44et vous réglez
42:45tous les problèmes économiques.
42:46Voilà.
42:47Donc il y a quand même
42:47un problème de financement
42:48de notre modèle social.
42:50Je supprime de le revoir,
42:51moi, vous voyez.
42:53Sortir de l'état de nous
42:53On ne vous mettra pas d'accord
42:54en tous les cas ce soir.
42:55On continuera ce débat,
42:57je pense qu'il y aura
42:57d'autres raisons.
42:58Je voudrais qu'on parle
42:59d'inflation,
43:00donc avec les anticipations
43:03de la Banque Centrale Européenne
43:04qui disent que
43:04ces anticipations d'inflation
43:06en zone euro
43:07sont en très forte hausse.
43:10Moi, j'ai envie aussi
43:10une question un peu pragmatique,
43:13Stéphane Manigal.
43:14Vous, est-ce que
43:15vous êtes confronté à ça ?
43:17Est-ce que vous le voyez déjà
43:18parce que les grandes surfaces
43:19vous disent
43:20non, on n'est pas encore impacté.
43:21C'est-à-dire que les produits
43:22n'augmentent pas.
43:24Est-ce que vous,
43:25vous avez un sentiment inverse
43:28ou au contraire,
43:29vous dites pas encore
43:31mais effectivement,
43:32on anticipe que ?
43:33Vous savez, dans une économie,
43:34vous avez ce qu'on appelle
43:35une chaîne qui va
43:37du producteur au consommateur.
43:39Plus vous faites abstraction
43:42d'intermédiaire,
43:43plus vous achetez à la source
43:45et moins vous êtes impacté
43:46par les problèmes divers et variés.
43:49Eh bien nous, par exemple,
43:49il y a plus d'un an,
43:50on a fait le choix
43:51d'aller chez notre ami
43:52Stéphane Laini,
43:53le patron d'Argis
43:54et il paraît que l'avenir
43:56est à ceux qui se lèvent tôt.
43:57Tous les matins,
43:57on se lève tôt
43:58et on va tous les jours
43:59à 4h du matin
44:00faire nos courses à Argis.
44:01Vous avez combien de restaurants ?
44:02J'ai 10 établissements.
44:03Et aujourd'hui,
44:05je peux vous dire
44:05qu'on a fait des économies
44:06substantielles.
44:07Mais quand je vous dis substantielles,
44:08on a regagné
44:0910 points de rentabilité.
44:1110%, c'est énorme
44:12sur le groupe.
44:13C'est colossal.
44:14Donc oui,
44:15il faut savoir aussi
44:18se retrousser les manches.
44:19j'étais hier
44:20à 4h du matin à Argis.
44:22J'étais très content
44:23de voir
44:24non, c'est faux,
44:25les prix n'augmentent pas.
44:26C'est plus que vous avez
44:26des intermédiaires.
44:28C'est pour ça que vous êtes là,
44:29c'est pour le dire.
44:30C'est l'usine à gaz
44:30qu'on est capable de construire
44:32avec des tonnes et des tonnes
44:33d'intermédiaires
44:33qui génèrent dans l'inflation.
44:35Parce que le producteur,
44:36quand il vend,
44:37lui, il ne vend pas très cher.
44:38C'est quand vous multipliez
44:39les différents intermédiaires
44:40qui, eux, vont rajouter
44:41leurs problèmes économiques,
44:42d'énergie, etc.,
44:43qu'au bout du bout,
44:44le consommateur
44:45va payer très cher.
44:46Mais la vérité,
44:47c'est que nous, aujourd'hui,
44:48on est très contents
44:48d'acheter massivement
44:49dans l'agriculture française
44:50et de payer,
44:51contrairement aux idées reçues,
44:52moins cher des produits français
44:54que des produits
44:54qui nous viendraient
44:55de l'autre bout de la planète.
44:57Votre sentiment,
44:59Bertrand Martineau ?
45:00Parce que la Banque Centrale,
45:01cette enquête,
45:02en fait,
45:02elle a été réalisée
45:03entre le 5 et le 30 mars,
45:05durant les premières semaines
45:06de la guerre au Moyen-Orient.
45:07Et la forte hausse
45:08de ces anticipations
45:09d'inflation
45:10suggère que les consommateurs,
45:12eux,
45:12ils s'attendent
45:13à ce qui est une hausse, justement.
45:14Ça a déjà
45:15un impact négatif
45:16sur les anticipations
45:17des consommateurs
45:18et plus généralement
45:19sur le moral des ménages,
45:20ce qui n'est pas
45:20une bonne nouvelle,
45:21effectivement.
45:23Même si,
45:23à long terme,
45:24ce n'est pas le moral des ménages
45:25qui fait la croissance,
45:26c'est les entreprises,
45:27c'est l'innovation,
45:28etc.
45:28Mais bon,
45:29on a un problème,
45:29effectivement,
45:30de conjoncture,
45:30c'est évident.
45:31Maintenant,
45:32la question,
45:33toujours,
45:34le problème de l'inflation,
45:35c'est qu'aujourd'hui,
45:36on a une inflation
45:36qui est à peu près sectorielle,
45:37c'est-à-dire,
45:38c'est l'énergie
45:38et c'est tous les secteurs
45:39qui, par rebond,
45:42dépendent indirectement
45:43ou directement de l'énergie.
45:44Donc,
45:44on va avoir une inflation
45:46qui est plus faible en France
45:48que dans les autres pays
45:49de la zone euro,
45:491,7% sur 12 mois,
45:51donc la zone euro,
45:52c'est un peu supérieur,
45:53c'est encore supérieur
45:54aux Etats-Unis.
45:55Mais la question clé
45:56des prochains mois,
45:56c'est de savoir
45:57si la boucle prix-salaire,
45:58comme on dit,
45:59va se déclencher.
45:59Est-ce que les salaires
46:00vont se mettre à augmenter ?
46:01Si on regarde
46:02les 5-10 dernières années,
46:03avec notamment
46:04des épisodes inflationnistes
46:05très très forts,
46:06je rappelle en 2020-2021,
46:08on a eu plus de 7% d'inflation,
46:09on n'a pas eu ce déclenchement
46:11de la boucle prix-salaire.
46:12Alors, pourquoi ?
46:13Parce que c'est l'État
46:14qui a mis la différence
46:15avec le quoi qu'il en coûte,
46:16donc ça a permis
46:16de soutenir le pouvoir d'achat
46:17alors que les salaires
46:18n'augmentaient pas.
46:19Ils étaient nuls
46:20puisqu'ils en étaient
46:20en chômage partiel.
46:23Là,
46:23l'État ne va pas intervenir.
46:24Cela dit,
46:25quand on regarde en ce moment
46:26les chiffres des salaires,
46:27on voit que les salaires
46:28n'augmentent pas.
46:29Donc,
46:29la boucle prix-salaire
46:30ne se déclenche pas
46:30et dans les autres pays non plus.
46:32Donc,
46:32on peut être relativement optimiste
46:35sur le fait
46:35qu'il n'y ait pas
46:37une inflation
46:38autant entretenue
46:39et qu'on aille vers
46:40un scénario
46:41de forte inflation.
46:42Il y a aussi
46:42des pressions déflationnistes
46:44assez fortes
46:44dans les économies modernes.
46:45Tout ce qui fait
46:46des gains de productivité,
46:47l'automatisation,
46:48l'IA,
46:48tout ça,
46:49c'est des effets
46:50plus sûrement déflationnistes.
46:51Pas dans tous les secteurs
46:52de l'économie,
46:53mais en tout cas en moyenne
46:54puisque l'inflation,
46:55c'est un prix moyen.
46:56C'est une inflation moyenne.
46:58On n'a pas,
46:59aujourd'hui,
46:59on n'est pas dans une bulle
47:01inflationniste
47:01et c'est les salaires
47:03qu'il va falloir regarder.
47:04Donc,
47:04pour l'instant,
47:04à ce stade,
47:05il n'y a pas d'alerte
47:06sauf que le pouvoir d'achat
47:08et c'est ce qui est anticipé
47:09par l'INSEE,
47:10par l'OFCE,
47:10le pouvoir d'achat
47:11risque de diminuer
47:12cette année
47:12parce que précisément
47:13les salaires ne vont pas suivre
47:14et les revenus des ménages
47:16ne vont pas suivre
47:16sauf pour les retraités
47:17parce qu'ils sont indexés
47:18sur les prix
47:19donc leur revenu
47:20sera indexé,
47:21tant mieux pour eux.
47:22Mais aujourd'hui,
47:24on va avoir un problème
47:25de pouvoir d'achat,
47:26sans doute un problème
47:26de demande et de consommation
47:27donc ça va affaiblir l'économie
47:28mais ce n'est pas non plus
47:29une inflation généralisée,
47:31on n'est pas dans les années 70.
47:33Je partage assez ce point
47:34si vous recevez
47:35le gouverneur
47:36de la Banque de France,
47:38il faudrait peut-être
47:39lui souffler l'idée
47:40que la Banque Centrale Européenne
47:42devrait peut-être baisser
47:42un tout petit peu
47:43ces taux.
47:45Vous imaginez
47:46les taux qu'on avait connus
47:48en 2020-2021
47:49on était à moins de 1%.
47:50Aujourd'hui,
47:51on a des taux
47:51qui sont vertigineux
47:53et c'est ça aussi le poison
47:54parce que quand vous empruntez
47:55ces poisons
47:56contre les reprises
47:57le ministre
47:59dit nous allons avoir
48:00plus de 500 000
48:01chefs d'entreprise
48:02qui vont vouloir
48:02et qui rêvent
48:03passer leur...
48:03J'ai animé cette tableur
48:04en de la merci.
48:05Je peux vous le dire
48:06les yeux dans les yeux
48:07jamais je ne remanderais
48:08une entreprise
48:09avec des taux
48:10d'endettement bancaire
48:11à 3,5,
48:133,7
48:14je ne rachète pas
48:14parce qu'il faut dégager
48:15tellement de rentabilité
48:16pour pouvoir payer l'entreprise
48:18que ce n'est pas possible.
48:19Donc tant qu'on n'aura pas compris
48:20qu'au fond finalement
48:22baisser les taux
48:23c'est bon pour la croissance
48:24c'est bon pour les entreprises
48:25c'est bon pour redonner
48:26de l'investissement
48:27je croyais moi
48:28des taux à moins de 1
48:29le bâtiment se reportera
48:30très bien en France
48:31mais c'est juste
48:32une question de choix politique
48:33et les 27 gouverneurs
48:35à un moment
48:35il faut peut-être aller
48:36tirer la sonnette
48:37chez madame Lagarde
48:38et dire
48:38baissons les taux
48:39faisons le pari
48:40de baisser les taux.
48:41Pas sûr qu'on soit
48:42dans cette logique-là.
48:43Ce que vont regarder
48:45les banquiers centraux
48:46c'est ce que je disais
48:46c'est-à-dire
48:47est-ce qu'il y a
48:47le déclenchement
48:48du boucle prix salaire.
48:49Un bon banquier central
48:50normalement
48:50il sait distinguer
48:51ce qui est de l'inflation
48:53autant entretenue
48:53contre laquelle
48:54il faut absolument lutter
48:56que quelque chose
48:57de transitoire
48:57qui est lié par exemple
48:58à un choc énergétique
48:59transitoire
49:00qui ne se généralise pas
49:01qui ne se propage pas
49:02à l'ensemble des économies.
49:03Avec quand même
49:04un petit sujet
49:04c'est que l'inflation
49:06dans les différents pays
49:07est diverse
49:08et que la banque centrale
49:09européenne
49:10doit faire
49:11une cote mal taillée
49:12entre une inflation française
49:13qui est très basse
49:13et qui reste basse
49:14et une inflation dans d'autres pays
49:15qui est plus élevée.
49:16Et surtout on regarde
49:17ce qu'on consomme
49:17parce que par exemple
49:18sur l'énergie
49:19c'est vrai que l'énergie
49:21subit des hausses
49:21des baisses
49:22mais nous avons tous
49:23pris collectivement conscience
49:24que le gaspillage
49:25était la première inflation
49:27qui allait pénaliser
49:29les comptes de l'entreprise
49:30nous avons tous pris
49:31des mesures
49:31pour consommer beaucoup moins
49:32donc finalement
49:33on a réussi à amortir
49:35nous-mêmes
49:36ces hausses sommes.
49:38Avant de parler
49:38peut-être d'un dernier point
49:39enfin deux derniers points
49:40sur le
49:41est-ce que nos vacances d'été
49:42sont menacées
49:43vous avez vu
49:43qu'il y a déjà
49:44des compagnies aériennes
49:45qui sont convoquées
49:46à Bercy
49:47par Roland L'Escure
49:48qui commencent à réduire
49:50le nombre de vols
49:51moi j'avais une question
49:52sur est-ce que
49:52les restaurants sont trop chers
49:54c'est drôle
49:54c'est que quand j'ai suggéré ça
49:55dans la rédaction
49:56tout le monde a dit
49:57ah oui oui oui
49:57il faut poser la question
49:59et je vais vous dire
50:01pourquoi j'avais envie
50:02de vous poser la question
50:03il y a eu à New York
50:04je ne sais pas si vous avez vu
50:05il y a un restaurant
50:05qui est ouvert par un français
50:07qui s'appelle Hugo Iverna
50:08et qui a créé une polémique
50:10absolument incroyable
50:11parce que
50:11il venait d'ouvrir
50:12un nouveau restaurant
50:13et il avait mis
50:14un demi-poulet
50:14à 40 dollars
50:16New York c'est la ville
50:17la plus chère du monde
50:18et ça
50:20ça a provoqué
50:23je vais chercher le mot
50:23vous voyez
50:24a provoqué
50:24une espèce de tollé
50:25général
50:26contre
50:27contre ces prix
50:29et c'est vrai que
50:29nous on peut se poser
50:30la question
50:31parce que même vous
50:32vous n'avez pas l'air
50:32sur frire
50:32un demi-poulet à 40 euros
50:34ça vous paraît normal
50:35non mais je trouve ça
50:36même pas cher
50:36par rapport à l'extérieur
50:37il y a pas longtemps
50:38à Paris
50:38je trouve scandaleux
50:40donc vous allez
50:41dans mon sens
50:42les restaurants
50:43sont trop chers
50:4445 euros
50:45un quart de poulet
50:46je me suis dit
50:47mais franchement
50:48mais c'est pour ça
50:49qu'on ne va plus au restaurant
50:50je ne veux pas être désagréable
50:51je vous fais une confidence
50:51sur mon groupe
50:52ça fait plus d'un an
50:53que nous avons
50:54ça fait deux ans
50:55que nous avons amorcé
50:55la déflation
50:56de façon puissante
50:57et nous avons baissé
50:59par exemple
50:59de 30%
51:00certains prix
51:01sur l'onglet
51:02par exemple
51:02chez nous
51:02et bien
51:03en ayant baissé nos prix
51:05je vous fais une confidence
51:05on a augmenté
51:06le ticket moyen
51:07parce que quand le consommateur
51:08il est en confiance
51:09ah oui
51:10quand on voit un prix
51:10oui oui
51:11mais c'est mécanique
51:13c'est dur
51:13pour un chef d'entreprise
51:14de l'entendre
51:15mais je peux vous assurer
51:16qu'en ayant baissé nos prix
51:18on a augmenté notre ticket
51:19alors si on sort
51:21du groupe Eclore
51:23vous êtes d'accord
51:23je répondais
51:24à nos amis new-yorkais
51:25et à votre question
51:26donc c'est aussi
51:26pour inciter
51:27mes confrères
51:28à baisser leurs prix
51:29à mieux acheter
51:30mais à baisser leurs prix aussi
51:31parce que franchement
51:32le consommateur
51:33à un moment
51:34si c'est trop cher
51:35il ne revient plus
51:36et le vrai patron
51:37ce n'est pas moi
51:37c'est ce qui se passe
51:38c'est le consommateur
51:39bien sûr
51:39qu'est-ce que vous en pensez
51:40Bétre Martineau
51:41vous allez au restaurant ?
51:42oui je garderais bien
51:43de dire que les prix
51:44sont trop élevés
51:44ou pas élevés
51:45dans les restaurants
51:45mais le prix
51:47ne résume pas tout
51:47c'est aussi la qualité
51:49donc on ne peut pas dire
51:51comme ça
51:51que c'est trop cher
51:52ou pas cher
51:53c'est la qualité
51:54des produits
51:55c'est la qualité
51:55du service rendu
51:56c'est la localisation
51:58voilà
51:58donc je n'ai pas d'avis
52:00particulier
52:00sur la question
52:01c'est le consommateur
52:02qui décide
52:02le meilleur prix
52:03c'est quand vous payez
52:04l'édition
52:05avec plaisir
52:06c'est le meilleur prix
52:09on parlera des vacances
52:10d'été
52:10après si le reste du temps
52:11parce que je veux absolument
52:12qu'on parle du 1er mai
52:13évidemment
52:14M. Bertrand Martineau
52:16Stéphane Manigol
52:17il a fait une tribune
52:18c'était avant le vote
52:20où ça a été rejeté
52:21la loi sur
52:22juste après
52:23juste après
52:24pourquoi vous avez dit
52:25que les députés
52:26préfèrent-ils le McDonald's
52:27aux boulangeries ?
52:28parce que c'est la vérité
52:30comment ça se fait
52:31que dans le pays
52:32comme en France
52:32qui prétend être
52:33le pays de la baguette
52:34du fromage
52:35du vin
52:35et de la côte de bœuf
52:36vous pouvez facilement
52:38acheter quelque chose
52:39de frit
52:40de gras
52:40qui provoque des maladies
52:41cardiovasculaires
52:42et qui coûte entre 12 et
52:4318 milliards d'euros
52:44chaque année
52:45dans les comptes publics
52:46de la sécurité sociale
52:47et le pauvre boulanger
52:48qui est dans son quartier
52:49l'artisan
52:50attention parce que ma défense
52:51je tiens à préciser
52:52c'est pour les artisans
52:53et le jour où la tribune est sortie
52:54il faut croire que
52:55le premier ministre Lecornu
52:56doit lire le Figaro
52:57puisqu'il a repris
52:58exactement les termes
52:59et ce jour même
53:00l'après-midi même
53:01il a dit
53:01j'autorise les artisans
53:03boulangers
53:04et artisans fleuristes
53:05d'ouvrir
53:06parce que c'est quand même
53:07dingue
53:07que les industriels
53:09peuvent travailler
53:09et on leur laisse
53:11une aubaine
53:11absolument incroyable
53:13un jour férié
53:13moi je suis content
53:14que le premier ministre
53:15ait tranché cette question
53:16et j'ai hâte
53:17que nos amis boulangers
53:18artisans boulangers
53:19puissent ouvrir
53:19et on va voir si
53:20là ça va être
53:21sous haute surveillance
53:22pour voir s'il y aura
53:22des contrôles ou pas
53:23je peux vous donner
53:23un exemple de contournement
53:25c'est Bertrand Martineau
53:26qui va
53:26lui qu'est-ce qu'il en pense
53:28Bertrand Martineau
53:29l'expert social
53:31écoutez
53:33cette loi
53:34elle n'est pas bien fichue
53:34il y a des
53:36il y a des jurisprudences
53:37contradictoires
53:38il y a plein d'endroits
53:39par exemple
53:39les super-êtes
53:40on ne sait pas très bien
53:41si elles peuvent ouvrir
53:41ou pas
53:42c'est compliqué
53:43il y a des jurisprudences
53:46contradictoires
53:46je pense sur les refuges
53:47les refuges pour les animaux
53:49parce que pour savoir
53:49si il y a la
53:51la loi est dit juste
53:52que ceux qui peuvent ouvrir
53:53c'est ceux
53:53où la continuité du travail
53:54est indispensable
53:55à la vie de la nation
53:56voilà
53:57exactement
53:58il peut y avoir débat
53:59sur ça
54:00donc la loi est mal faite
54:01donc il faut de toute façon
54:02techniquement préciser les choses
54:03maintenant est-ce que c'est
54:04un des deux trois sujets
54:05économiques
54:06dont dépend l'avenir du pays
54:08non mais la symbolique
54:09elle est forte
54:10pardon
54:10on est en plein dans le symbolique
54:13vous venez de donner
54:14une notion de la loi
54:16qui est parfaite
54:17c'est-à-dire que
54:17seuls ceux qui sont indispensables
54:19à la vie de la nation
54:19peuvent ouvrir
54:20je rappelle que pendant le Covid
54:21les boulangers étaient ouverts
54:22parce qu'ils étaient considérés essentiels
54:24et que nous restaurateurs
54:25on était non essentiels
54:26et fermés
54:26et le 1er mai
54:27c'est l'inverse
54:28quand même
54:29on est quand même
54:29chez les fous
54:30on est en France
54:30on est en France
54:32encore une fois
54:33on est quand même
54:34largement dans le symbole
54:35et on ne va pas relancer
54:35l'économie française
54:36avec 300 000 personnes de plus
54:38qui travaillent le 1er mai
54:40merci beaucoup
54:41c'est une bonne victoire
54:43merci Stéphane Martino
54:44donc j'ai cotisé
54:45j'ai droit
54:46mais il faut attendre
54:47le 13 mai
54:48pour que ça soit
54:49le billet
54:49et pouvoir l'acheter
54:51merci Stéphane Manigual
54:52d'avoir été avec nous
54:53voilà c'est la fin du 18-19
54:55tout de suite
54:55Stéphane Nicolo
54:56à tout de suite l'apéro
54:58avec modération
54:59Stéphane Nicolo
55:00et nous on se retrouve demain
55:01bien sûr
55:01bonne soirée
55:04le 18-19
55:06d'Edwis Chevrillon
55:07sur BFM Business
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