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  • il y a 1 heure
Mardi 19 mai, Hedwige Chevrillon a reçu Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement, Emmanuelle Galichet, enseignante chercheuse en physique nucléaire au CNAM, et Elsa Vidal, éditorialiste politique internationale à BFMTV, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:14Ne mentons pas, la situation va durer.
00:17C'est pas moi qui ai dit, évidemment c'est le Premier ministre Sébastien Lecornu tout à l'heure à
00:21l'Assemblée nationale.
00:21Eh bien on verra avec le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jombran,
00:25quel impact ça peut avoir sur le logement, la crise de logement.
00:28Alors que les chiffres qui viennent d'être publiés, notamment sur le logement neuf, ne sont pas formidables.
00:33C'est le moins qu'on puisse dire.
00:34Et puis il y a une hausse des taux qui est d'intérêt qui se profile, la hausse des coûts
00:38de construction.
00:39On voit que la situation ne va pas s'arranger.
00:42Ensuite, ces deux femmes remarquables, deux meilleurs expertes,
00:45Emmanuel Galichet, elle est enseignante chercheuse en physique nucléaire au CNAM.
00:49Avec elle, on parlera de la question du nucléaire, de l'accord peut-être entre l'Iran et Donald Trump.
00:55Et puis on verra aussi ce qui se passe du côté de la Russie.
00:58Et face à elle, ça sera Elsa Vidal.
01:00Elle est éditorialiste politique internationale à BFM TV.
01:04Elle publie un livre passionnant « Que pensent les Russes ? »
01:08Ça, ça sera juste après à 18h30.
01:10Mais pour l'instant, le journal avec Erwan Maurice.
01:16Il est 18h, bonsoir Erwan.
01:17Bonsoir Edith.
01:18Et donc, c'est le deuxième jour et la fin du G7 Finance.
01:21C'était à Bercy aujourd'hui.
01:23Avec au cœur de la tempête géopolitique, un maître mot.
01:26Ce coordonné, Hugo Babé, vous avez suivi cette journée.
01:29Ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales ont plutôt bien réussi à tenir la même ligne de conduite.
01:35Oui, c'est finalement un accord en 12 points qui a été adopté par l'ensemble des ministres des Finances
01:41du G7.
01:42Ils ont d'abord réaffirmé un soutien indéfectible à l'Ukraine avec plusieurs mesures.
01:47Le maintien, voire le renforcement des sanctions contre la Russie.
01:51Le maintien du gel des avoirs russes et un soutien à la reconstruction du pays et à la sécurisation du
01:57site nucléaire de Tchernobyl.
01:59Sur les terres rares, un accord de coopération a été signé avec une mobilisation accrue des banques de développement
02:04et une conférence en juin pour débloquer les investissements dans les terres rares.
02:09Sur le commerce mondial, seul le e-commerce et les petits colis ont rassemblé,
02:15et ont réuni tous les pays du G7 pour plus de contrôles et une lutte multilatérale contre les fraudes.
02:21Enfin, deux points d'actualité.
02:23Le G7 pointe explicitement les surplus et les déficits excessifs qui alimentent les tensions commerciales.
02:29Et le retour à une circulation sûre dans le détroit d'Hormuz est jugé impératif par l'ensemble des ministres
02:36des Finances du G7.
02:38Hugo Bamet pour BFM Business.
02:39En attendant, le blocage d'Hormuz perdure et cela pèse sur certaines matières premières dérivées du pétrole.
02:45C'est toujours le cas du plastique.
02:47Conséquence, le plastique recyclé est désormais moins cher que le plastique vierge.
02:51C'est dans ce contexte qu'Emmanuel Macron appelle le gouvernement à engager une concertation sur la consigne.
02:56La France étant sur ce point très mal positionnée comparée à ses voisins européens,
03:00doit même s'acquitter chaque année d'un milliard et demi d'euros d'amende pour le non-respect de
03:03la réglementation.
03:04Les tensions géopolitiques qui font aussi voter les députés.
03:0736 milliards d'euros supplémentaires pour les armées en dépit de l'opposition de LFI et des écologistes.
03:12Le projet de loi qui fixe d'ici 2030 les grandes orientations et les moyens des armées françaises va porter
03:18à 436 milliards d'euros.
03:20Les dépenses militaires prévues d'ici à la fin de la décennie en mettant l'accent sur des postes d
03:25'investissement jugés nécessaires comme les missiles, les obus et les drones.
03:29Les socialistes voteront demain contre la nomination d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France.
03:34C'est ce qu'indique le député PS Philippe Brun.
03:37Une décision qui fragilise les chances du candidat d'Emmanuel Macron.
03:41L'ancien secrétaire général de l'Elysée sera auditionné demain par les commissions des finances du Sénat et de l
03:46'Assemblée nationale avant un vote.
03:48Il nous faut plus de moyens, c'est le cri de l'Arcom face à l'ampleur de ses missions.
03:53Le régulateur de l'audiovisuel et du numérique dispose d'un budget de 50 millions d'euros.
03:57Son président réclame une trentaine d'emplois supplémentaires pour assurer sa mission de protection des mineurs en ligne
04:02et surveiller les tentatives d'ingérence et de désinformation à l'approche de l'élection présidentielle.
04:10Avec vous Antoine Larigauderie, bonsoir.
04:12Bonsoir Erwan, bonsoir Edith.
04:14Bonsoir Antoine.
04:15Antoine, le CAC 40 clôture stable.
04:17Oui, moins 0,07%, 7 980 points.
04:20C'est bien payé, franchement, au vu de ce qui se passe sur le marché obligataire,
04:23où là les tensions atteignent des points absolument dingues.
04:26Alors, 3,83 pour le 10 ans français, ça on s'était habitué.
04:304,66 pour le 10 ans américain, là ça commence à piquer.
04:33Puis c'est sur le 30 ans américain qu'on a touché quasiment 5,2%.
04:37On n'avait pas vu ça depuis 2007, juste avant l'explosion de la crise financière.
04:41Donc, du coup, ça laisse des mauvais souvenirs et il y a beaucoup de volatilité de tension sur l'obligataire.
04:47Et ça, évidemment, ça nuit aux performances des marchés actions.
04:50Donc, on termine quand même pas trop mal du côté de Paris, quasi inchangé.
04:53Surperformance de la tech à plus 0,73% pour l'Euronext Tech Leaders.
04:57D'ailleurs, c'est Capgemini qui signe la plus forte hausse de l'indice,
05:00plus 4,3% à 105,30 euros.
05:02On a Dassault Systèmes, plus 2,81 à 20,28.
05:04En revanche, baisse marquée pour ArcelorMittal qui perd 2,5% à 51,26 et Saint-Gobain, moins 2,33,
05:1073,02.
05:11Le CAC, moins 0,07, 7,980 points.
05:14Le volume d'échange, pas très élevé, 3,7 milliards.
05:17Merci Antoine, merci Erwann.
05:19Rendez-vous 19h, 19h30 pour toute l'info tout de suite.
05:22Mon premier invité, c'est le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jambrain.
05:28Le 18-19 d'Edwish Chevrillon.
05:34Vous êtes bien dans le 18-19.
05:36Mon premier invité, c'est Vincent Jambrain, ministre de la Ville et du Logement.
05:40Bonsoir Vincent Jambrain.
05:41Bonsoir.
05:41Merci d'être là.
05:43J'ai l'honneur de recevoir le huitième ministre du Logement, Emmanuel Macron.
05:48Vous nous direz si vous pensez faire mieux que vos prédécesseurs.
05:51J'ai beaucoup de questions plus sérieusement à vous poser.
05:53Tout d'abord, vous avez entendu, j'imagine, évidemment, vous étiez au banc,
05:56Sébastien Lecornu qui disait tout à l'heure,
05:59« Ne mentons pas aux Français, la situation va durer ».
06:04Quand il dit ça, c'est quand même…
06:05On s'y attend, mais c'est le fait que ça vienne du Premier ministre.
06:09Surtout, c'est que la question qu'on peut se poser,
06:10c'est les conséquences sur votre responsabilité.
06:14Le logement, lorsqu'on voit les chiffres, et on en parlera dans un instant,
06:18mauvais chiffres notamment sur le logement neuf,
06:20est-ce que pour vous, vous ne mentez pas aux Français ?
06:23Vous allez me dire que ça va être de plus en plus dur pour se loger ?
06:27C'est déjà extrêmement dur pour se loger aujourd'hui pour les Français,
06:30et j'ai souvent dit que je suis moins le ministre du Logement
06:32que le ministre de la crise du Logement, donc c'est déjà très dur.
06:35Maintenant, parmi tout ce qu'on a besoin de mobiliser
06:38pour relancer le logement en France,
06:39il y a notamment le fait de relancer l'investissement.
06:42Et pour relancer l'investissement,
06:43ce n'est pas ici que je vais vous l'apprendre,
06:45les investisseurs ont besoin de stabilité,
06:48ils ont besoin de vision long terme,
06:49et évidemment, ce qui se passe aujourd'hui
06:52à l'échelle mondiale, et particulièrement dans le détroit d'Hormuz,
06:54crée de l'instabilité, crée de l'imprévisibilité,
06:57et donc ça vient rendre encore plus compliquée
06:59la relance du logement, c'est vrai.
07:01Pour autant, ce n'est pas parce que c'est plus compliqué
07:03qu'il ne faut rien faire, au contraire,
07:05c'est parce que c'est compliqué qu'il faut se surmobiliser
07:07pour qu'on sorte de la crise.
07:09Et c'est pour ça que vous êtes là pour nous expliquer
07:10qu'est-ce que vous allez faire, ou peut-être améliorer,
07:12notamment le fameux dispositif Jean Brun,
07:15on appelle ça qui a succédé au Pinel,
07:17on voit bien qu'il faut peut-être le modifier,
07:19mais on en dira un mot dans un instant.
07:21Juste là, qu'est-ce que vous redoutez le plus ?
07:23Parce qu'il y a deux facteurs de cette crise
07:25qui peuvent impacter, évidemment,
07:28la crise du logement, c'est un,
07:30hausse potentielle des taux d'intérêt,
07:33et puis deux, l'inflation sur les coûts de construction.
07:36On voit déjà que ça a un impact partout.
07:40Vous avez raison, il y a même un troisième facteur,
07:41c'est l'attentisme.
07:43Oui, mais vous venez d'en parler,
07:44je pense que je ne le rajoute pas.
07:45Qui est important, où, évidemment,
07:46il y a des gens qui se disent
07:47on va attendre un petit peu que la stabilité revienne.
07:49Sur l'évolution des coûts des matériaux,
07:51c'est un vrai sujet.
07:53Maintenant, la production de logements neuf,
07:56notamment, c'est un temps long,
07:57et donc ça sous-entend que la crise,
08:00on l'espère, sera résolue aussi d'ici là,
08:02et donc ça fait un pic aujourd'hui,
08:04et puis on peut espérer que ça redescende quand même,
08:05donc il va falloir qu'on soit très attentif à ça.
08:07Mais le vrai sujet aussi pour nous,
08:10c'est de distinguer la hausse justifiée
08:12de la hausse pas justifiée.
08:13Et qu'ils souhaitent faire ?
08:15On travaille avec notamment
08:16la Fédération française du bâtiment,
08:18mais aussi les artisans avec la CAPEB
08:21et d'autres partenaires
08:22pour créer un observatoire des coûts de la construction,
08:25et notamment des matériaux,
08:26pour être capables d'analyser
08:29qu'est-ce qui vraiment se justifie
08:31en termes d'augmentation des prix,
08:33et là où il y a des effets d'aubaine,
08:35parce qu'il y en a,
08:35et vous avez des matériaux
08:36qui ne sont absolument pas dépendants
08:38du détroit d'Hormuz
08:39et qui ont déjà pris 37%
08:41dans les premières semaines,
08:42alors qu'on voit bien
08:43que c'était plutôt un effet d'aubaine.
08:44Donc ça là-dessus,
08:45Lesquels ?
08:46Juste par curiosité ?
08:47Quoi par exemple ?
08:48Vous inviterez les professionnels,
08:49mais ils avaient quelques exemples
08:50assez truculents
08:52qui montraient que ça ne...
08:53Dans la fabrication,
08:55il n'y avait pas de matières premières
08:57liées à la pétrochimie par exemple,
08:58et pour autant ça augmentait.
08:59Donc il y a cet enjeu-là,
09:01faire le tri.
09:02Et puis sur la partie taux d'intérêt,
09:04évidemment c'est un enjeu,
09:05quand les taux d'intérêt s'envolent,
09:08ça vient évidemment freiner
09:09la mobilisation,
09:10la solvabilité aussi
09:10des concitoyens
09:12qui voudraient investir
09:13dans le logement.
09:14Pour autant,
09:14pour le moment,
09:16les taux ne s'envolent pas,
09:17et il y a plutôt
09:18une stabilité des taux
09:19pour le moment,
09:20et donc il faut justement
09:21en profiter.
09:22Et je dis aux Français,
09:23c'est aussi dans les périodes
09:24un peu instables
09:24qu'il faut investir dans la pierre,
09:26ça tombe bien,
09:26c'est ce qu'on leur propose
09:27à travers le plan
09:28de relance au logement.
09:29Oui, alors,
09:30est-ce que vous redoutez
09:32que ça soit de pire en pire ?
09:37Je ne veux pas alerter inutilement,
09:40il ne faut pas de créer
09:40de sentiments de panique.
09:41Maintenant,
09:42vous l'avez dit,
09:42le Premier ministre l'a dit au banc,
09:44là où on aurait pu espérer
09:46une crise de quelques semaines,
09:48on voit bien qu'on est
09:49sur un temps plus long,
09:50et donc il va falloir quand même
09:51se mobiliser de façon
09:53à encaisser
09:56cette instabilité mondiale,
09:57et de fait à faire preuve
09:58de plus de résilience.
10:00Mais on fait aussi preuve
10:01de plus de résilience
10:02en justement en étant ambitieux
10:03et en lançant
10:04des réformes importantes.
10:05Le projet de loi
10:06de relance du logement,
10:08c'est un texte
10:09qui va permettre
10:09de changer les outils
10:10et justement d'essayer
10:12de créer un choc
10:13de simplification,
10:14par exemple.
10:14Or, quand vous simplifiez
10:15et que vous raccourcissez
10:16les délais,
10:16ça coûte moins cher.
10:17Ça coûte moins cher.
10:18Donc, c'est vrai,
10:19vous avez raison,
10:20si les taux augmentent,
10:21si les matériaux augmentent beaucoup,
10:23il y a un risque
10:24que l'équilibre économique
10:25soit menacé.
10:26Mais justement,
10:26c'est ce qui viendra
10:27d'autant plus justifier
10:28le fait de faire
10:29un choc de simplification
10:30qui permet d'accélérer
10:31les procédures,
10:33accélérer les délais
10:33et donc de gagner de l'argent.
10:34C'est injuste,
10:35votre proposition
10:37de loi sur le logement,
10:38justement,
10:38ça doit être discuté quand ?
10:40Le projet de loi logement,
10:41il est porté actuellement
10:43dans tous les organismes
10:44de concertation.
10:45Il sera présenté
10:46dans le courant
10:47du mois de juin
10:48au Conseil des ministres
10:49et donc derrière,
10:50il pourra être examiné,
10:52on l'espère,
10:52dans le courant
10:53du début du mois de juillet.
10:55Ça fait partie des choses
10:56en plus,
10:57le calendrier est assez chargé.
10:58Le calendrier est chargé,
10:59mais comme vous l'avez dit,
11:00la crise,
11:01elle est là,
11:01elle est majeure.
11:02Je comprends bien,
11:04on n'est pas là.
11:04Vous avez vu des assurances
11:05du Premier ministre là-dessus ?
11:07Le Premier ministre
11:08a lui-même
11:09annoncé les mesures
11:10à Marseille.
11:11c'est dire à quel point
11:12ça lui tient à cœur
11:14d'apporter une réponse
11:15à la crise du logement.
11:16Il faut quand même,
11:17pour illustrer,
11:18imaginer que les Français,
11:19en une grosse dizaine d'années,
11:21ont perdu 25 mètres carrés
11:23de pouvoir d'achat.
11:23C'est ça l'enjeu de la crise.
11:25On parle de crise du logement,
11:26qu'est-ce que c'est ?
11:26C'est des gens
11:26qui n'arrivent pas
11:27à se loger du tout,
11:28des gens qui se logent
11:28mais qui se logent mal
11:29ou qui se logent très très loin
11:30de leur centre d'activité
11:31ou de vie.
11:33Et 25 mètres carrés,
11:34c'est des familles
11:34qui renoncent à faire des enfants,
11:35c'est des jeunes actifs,
11:37moi j'en ai connu
11:37sur ma circonscription,
11:38qui juste dormaient
11:39dans leur voiture
11:40parce qu'ils venaient juste
11:41de commencer leur contrat de travail,
11:42ils n'arrivaient même pas
11:43à se loger.
11:44Et donc, c'est ça
11:45dont on est en train de parler.
11:46Donc effectivement,
11:47oui, il y a un embouteillage législatif,
11:49oui, c'est des sujets
11:50qui sont compliqués.
11:51Pour autant,
11:52il y a une telle nécessité,
11:53une telle urgence
11:53qu'on doit absolument mettre ça
11:55à l'agenda du Parlement.
11:56Juste, il y a une proposition
11:59d'une DPT Eliott
12:00qui propose qu'il y ait,
12:01qu'il fait un lien,
12:02comme vous venez de le faire,
12:03un lien très fort
12:04entre le logement,
12:06la possibilité de se loger,
12:08et la natalité.
12:09Elle propose qu'il y ait
12:10un prêt à taux zéro,
12:12200 000 euros
12:13pour les enfants,
12:15pour le premier enfant,
12:16pour le deuxième enfant, etc.
12:17Est-ce que vous y êtes favorable
12:18ou pas ?
12:19On en a parlé
12:19avec Constance de Pellichy.
12:21Oui, c'est elle, absolument.
12:23Cet après-midi même,
12:24c'est un sujet
12:25hyper intéressant.
12:28Je vous l'ai dit,
12:28cet après-midi,
12:29on doit chiffrer
12:30parce que là,
12:31on manque un peu
12:32d'argent public,
12:32donc il est intéressant
12:33de rentrer dans le détail
12:34de ce qu'elle propose,
12:35mais philosophiquement,
12:37moi je partage
12:38son analyse,
12:38un,
12:39qu'il y a quand même
12:39un lien,
12:40et que les familles
12:41ne font pas forcément
12:43renoncer au premier enfant,
12:44mais bien souvent
12:45elles renoncent au deuxième
12:46ou au troisième,
12:47parce qu'elles savent
12:48qu'elles ne pourront pas
12:49donner des bonnes conditions
12:50de logement
12:50à leurs enfants,
12:52et donc au moment
12:53où on veut justement
12:53faire un réarmement démographique,
12:55il faut qu'on prenne
12:56cette question-là
12:57à bras-le-corps.
12:58Donc moi je suis plutôt
12:59favorable philosophiquement
13:00à la proposition,
13:01après la proposition de loi
13:03à proprement parler
13:04de Constance de Pellichy,
13:05il faut qu'on rentre
13:06dans le détail,
13:07mais ça va passer
13:08en commission prochainement,
13:09et ça passera
13:10à l'Assemblée nationale
13:11dans quelques jours,
13:12et donc ce sera l'occasion
13:13d'approfondir le débat
13:14avec elle.
13:15Et donc vous allez lui apporter
13:16votre soutien,
13:17mais à condition
13:17qu'il y ait un chiffrage,
13:18c'est ça grosso modo ?
13:19En tout cas je dis
13:20qu'elle pose une très très
13:21bonne question,
13:21et qu'il va falloir
13:22qu'on y apporte
13:22une réponse collectivement.
13:23Oui, c'est sûr.
13:26Lorsqu'on regarde
13:27les chiffres qui sont tombés
13:28sur le nombre de logements
13:30en neuf,
13:31réservés par des parcs
13:32particuliers au premier trimestre
13:332026,
13:34ça a augmenté
13:34que de 4%
13:36en comparaison
13:37avec les trois mois
13:38précédents
13:39à 16 502,
13:41c'est une très très
13:42maigre progression,
13:42les chiffres sont pas bons,
13:44et lorsqu'on regarde
13:45ceux qui ont été utilisés,
13:46qui ont utilisé
13:47le fameux dispositif
13:49Jean Brun,
13:50le successeur du Pinel,
13:51on voit que ça marche
13:53pas très bien.
13:54Qu'est-ce que ça vous inspire ?
13:55Il y a plusieurs choses.
13:56Les chiffres que vous donnez
13:57ils sont exacts,
13:58les promoteurs immobiliers
13:59aujourd'hui ont du mal
14:01à faire rentrer
14:01les réservataires.
14:03Deux choses quand même,
14:04d'abord le dispositif
14:05Jean Brun,
14:06il a été lancé en février,
14:07donc c'est encore tout récent,
14:08et la vérité pousse à dire
14:10qu'au moment où on le lance,
14:12il commence à faire février
14:13les investisseurs,
14:15et puis derrière,
14:15crise au Moyen-Orient
14:16et tous les facteurs
14:17qu'on a évoqués
14:17en début d'émission,
14:18un peu d'attentisme,
14:20et parfois...
14:2129 en Ile-de-France,
14:22pas beaucoup.
14:22Petite crainte.
14:24Mais pour le coup,
14:24c'est un dispositif
14:25qui est très généreux,
14:26et je veux le redire ici
14:27à l'antenne,
14:28c'est un dispositif
14:28qui permet,
14:29si vous faites bien
14:30votre investissement,
14:31de neutraliser vos revenus
14:32sur le foncier,
14:33et si vous l'avez très bien fait
14:35votre investissement,
14:36vous pouvez même reporter
14:37une partie de ce déficit
14:38sur les revenus
14:40que vous avez à déclarer
14:41aux impôts,
14:42et donc faire baisser
14:43même la tranche d'imposition
14:44dans laquelle vous êtes.
14:45Dit autrement,
14:46si vous ciblez bien
14:47votre investissement,
14:48vous pouvez avoir
14:49au bout de 9 ans,
14:49puisque c'est la durée
14:50pendant laquelle
14:51il faut conserver le bien,
14:52un bien qui vous appartient
14:54et sur lequel
14:55vous n'avez payé aucun impôt
14:56et dont le crédit
14:57a été remboursé
14:58normalement par le loyer.
14:59Bref,
15:00c'est un des dispositifs
15:01les plus généreux
15:02qui a été proposé.
15:03Comme il n'y a pas de zonage,
15:05contrairement au Pinel,
15:06on est libre
15:06de faire cet investissement
15:07à côté de chez soi,
15:08pas forcément
15:09dans une zone concentrée,
15:11donc on peut aussi
15:11être très subtil
15:13dans l'investissement.
15:13Oui, mais en même temps,
15:14on voit qu'à Paris,
15:15c'est compliqué,
15:15en Ile-de-France,
15:16on voit les chiffres,
15:16c'est compliqué de le faire.
15:18J'y crois beaucoup.
15:19Maintenant,
15:20on l'a toujours dit
15:21avec le Premier ministre,
15:22la relance du logement,
15:23ce n'est pas juste
15:24un dispositif fiscal,
15:24c'est un plan complet.
15:26Il faut un choc de confiance,
15:28il faut un choc d'investissement,
15:29il faut un choc de simplification,
15:31et donc c'est tout ça
15:32qu'on va proposer
15:33dans le texte
15:33qui va être présenté
15:34au Parlement,
15:35de façon à accompagner
15:36le dispositif fiscal.
15:37Parce que le réservataire,
15:38aujourd'hui,
15:39c'est ça dont on parle,
15:40les chiffres que vous donnez,
15:42c'est un investisseur
15:42qui réserve.
15:43Je vais acheter sur plan.
15:44Oui.
15:45Super.
15:45Bien.
15:46Moi, à la Ile-et-Rose,
15:47quand j'étais maire
15:48de ma belle commune
15:48dans le Val-de-Marne,
15:50on a eu un projet
15:51dans le centre-ville,
15:52il y a eu 13 recours
15:55juridiques contre le projet,
15:56parce que l'opposition locale
15:57s'amusait à faire
15:58des recours politiciens.
15:59Très bien.
16:00On a donc passé
16:01plus de 14 ans
16:02sans le projet.
16:03Vous imaginez bien
16:04que le réservataire
16:05du début...
16:07Mais il s'est passé
16:07d'autres choses dans sa vie.
16:08Il est un peu échaudé.
16:10C'est-à-dire qu'on lui dit
16:11« Ah, vous ne voulez pas
16:11investir sur plan ? »
16:13Oui, mais attendez,
16:14s'il y a 13 recours,
16:15il y a un problème.
16:16D'où le fait
16:16qu'on apporte
16:17choc de simplification,
16:18j'en parlais,
16:19pour aller plus vite
16:19sur ce que j'appelle
16:20les Jeux olympiques
16:20du logement,
16:21mais aussi essayer
16:23de raccourcir
16:24ces recours
16:25pour qu'en fait,
16:26le recours,
16:27c'est un droit constitutionnel,
16:28il faut pouvoir le maintenir,
16:29mais on le fait une fois
16:30sur l'intégralité du projet
16:31et on ne s'amuse pas
16:32à encombrer les tribunaux
16:34sur chacun des projets.
16:35Ça, c'est le choc de confiance,
16:36ça redonne envie
16:38aux investisseurs
16:39de réserver
16:39dans les projets
16:40de nos immobiliers.
16:42Et puis juste,
16:43parce qu'il y a les chiffres
16:44que vous dites,
16:45mais il y a aussi...
16:45Enfin, ce ne sont pas les chiffres,
16:46ce sont les vôtres,
16:47pardon, on est mort.
16:48Ce sont ceux
16:49des promoteurs immobiliers
16:50et des réservations.
16:51Mais il y a aussi
16:51une autre réalité,
16:52c'est celle
16:53des autorisations
16:54et des mises en chantier.
16:56Et là...
16:57Une progression très nette.
16:59Progression très nette.
16:59Et c'est donc
17:00une très bonne nouvelle.
17:0043%, c'est ça ?
17:01Ça veut dire qu'un petit peu
17:02moins de 43%,
17:03on est au mois de mars
17:04sur 33%
17:05et une mise en chantier
17:07de plus 19%.
17:08Premier trimestre 2026,
17:10plus 29%
17:11pour les autorisations
17:12de chantier
17:12et pour les mises
17:13en chantier opérationnel
17:14plus 36%.
17:15Voilà, c'est...
17:17Ça ne...
17:17Qu'est-ce que vous en déduisez là-dedans ?
17:19Ça fait des chiffres,
17:20ça fait toujours beaucoup de chiffres.
17:21De chiffres, pardon.
17:21Ça veut dire quoi ?
17:22Qu'est-ce que ça veut dire ?
17:23Pour les auditeurs
17:24et les spectateurs,
17:25qu'est-ce qu'il faut retenir ?
17:26Un, que la production
17:28de logements en France,
17:29elle est repartie.
17:31Est-ce que c'est suffisant ?
17:32Est-ce que les dispositifs
17:35mis en place suffisent ?
17:36Non.
17:37Et c'est pour ça
17:37qu'on propose
17:38un projet de loi logement.
17:40Mais il ne faut pas tomber
17:41dans un fatalisme
17:42qui consisterait
17:44à dire
17:45« Ah là là,
17:47tout s'est arrêté ».
17:48Non, tout ne s'est pas arrêté.
17:49Au contraire,
17:49il y a des mises en chantier,
17:50il y a des logements
17:51qui sont produits
17:52dans notre beau pays,
17:53des logements sociaux,
17:54des logements libres
17:55et on reproduit
17:57du logement dans notre pays.
17:58C'est comme ça
17:58que je veux vous dire.
17:59maintenant,
18:00il faut aller plus loin,
18:02d'où le projet
18:02de loi logement,
18:03d'où des outils
18:04pour redonner confiance
18:05aux investisseurs,
18:06des outils
18:07pour accélérer
18:08les délais et les procédures
18:09et des outils
18:10de manière générale
18:11pour donner envie
18:12aux maires aussi
18:13d'accompagner
18:14cette production de logement.
18:15Alors,
18:15juste parce qu'on voyait ça
18:17longtemps
18:17en disant
18:18qu'il y a une petite déception
18:18sur votre dispositif,
18:20vous êtes prêts à,
18:21parce qu'il faut toujours
18:22regarder un peu
18:22lorsqu'on regarde la réalité,
18:24le réel,
18:25est-ce que vous êtes prêts
18:26un peu peut-être
18:27à simplifier là aussi
18:28le dispositif
18:31sur le taux
18:31d'amortissement,
18:33est-ce que vous êtes prêts
18:33sur la voie fiscale
18:34à en donner un peu
18:35d'autres modalités,
18:36vous voyez ?
18:37D'abord,
18:37on vient de le lancer,
18:39il serait peut-être temps
18:39de lui donner
18:40un petit peu de vie
18:41quand même,
18:42mais ça tombe bien
18:42puisque un dispositif fiscal
18:44de cette nature,
18:45pour le corriger
18:46si tant est qu'on le souhaite,
18:48il faut attendre
18:49le projet de loi de finances
18:50qui préparera
18:51le budget 2027.
18:51Oui, parce que lui
18:52il est inscrit
18:52dans le projet de loi de finances,
18:54enfin dans la loi de finances
18:55qu'on a en ce moment.
18:56Ce dispositif,
18:57de toute façon,
18:57il attend la loi de finances.
18:58D'accord.
18:59Ensuite,
18:59il y a deux parties
19:00dans ce dispositif,
19:01l'investissement dans le neuf
19:03et l'investissement
19:04dans l'ancien.
19:05Et c'est la partie
19:07sur l'ancien
19:08qui est passée,
19:09vous le savez,
19:09au moment du budget
19:10par 49.3
19:11et sans rentrer
19:12dans un détail compliqué
19:13de la légistique française,
19:15mais en gros,
19:16comme les textes
19:16avaient déjà été examinés,
19:18on était obligé
19:19dans le 49.3
19:20de faire une espèce
19:21d'assemblage
19:22avec les amendements
19:24qui avaient déjà été débattus.
19:25Donc dit autrement,
19:26pour avoir le dispositif
19:27le mieux disant
19:27sur le neuf,
19:28on a été obligé
19:29de prendre un dispositif
19:30qui était quand même
19:31plus compliqué sur l'ancien.
19:33On s'était engagé
19:34avec le Premier ministre
19:34auprès de ce qu'on a appelé
19:36l'équipe de France
19:36du logement,
19:37c'est-à-dire tous les acteurs
19:38qui de prévoluant
19:38participent à la production
19:40de logements en France,
19:41à corriger ce volet
19:42sur l'ancien
19:43et ça fait partie
19:44du projet de loi
19:44qui sera présenté
19:45au Parlement.
19:46Juste un point,
19:47est-ce qu'il faut,
19:48vous dites à la Banque de France,
19:49il faut abaisser
19:50le taux d'usure ?
19:51Sur la capacité
19:53du choc d'investissement,
19:54moi je considère
19:55qu'il faut qu'on travaille
19:56avec le secteur bancaire
19:57pour effectivement
19:58donner un peu d'oxygène
19:59et de solvabilité
20:00à nos concitoyens.
20:01Je pense qu'on peut
20:02y travailler,
20:03on en a parlé
20:04avec le ministre
20:04de l'Économie
20:05et on doit justement
20:06réunir le secteur bancaire
20:07pour essayer d'avancer
20:08avec eux.
20:10Plutôt possible,
20:11je n'ai pas de date
20:11encore à vous annoncer,
20:12mais c'est vraiment
20:14très important
20:14que le secteur bancaire
20:15soit mobilisé à nos côtés,
20:16c'est aussi une des conditions
20:18de la relance du logement
20:19dans notre beau pays.
20:21La rénovation énergétique,
20:22ça c'est un point important.
20:25Est-ce que vous faites partie
20:27comme tout le gouvernement,
20:28vous ne voulez surtout pas
20:29baisser la fiscalité
20:30sur les carburants ?
20:32Notamment,
20:33surtout pas toucher
20:34au fameux CEE
20:37parce que c'est ça
20:38qui finance l'électrification
20:39et notamment
20:41la rénovation
20:42des loyers
20:42et des logements.
20:43Il faut qu'on arrête
20:45dans ce pays
20:45de vouloir abîmer
20:46ce qui fonctionne.
20:47Les fameux CEE,
20:51c'est un outil
20:52qui nous permet
20:53aujourd'hui
20:53de financer
20:54à la fois des aides,
20:55notamment
20:56MaPrimeRénov'
20:57qui permet de financer
20:58la rénovation
20:59d'énormément
21:00de foyers français.
21:01Le bilan
21:02est extrêmement bon.
21:04C'est long,
21:05c'est parfois
21:05un peu compliqué.
21:06Je sais que...
21:06C'est d'accord,
21:07mais vous sortez,
21:07vous voyez le prix
21:08à la pompe là.
21:09Bien sûr.
21:10Mais attention,
21:11si on dit d'un côté
21:12on supprime
21:15quelque chose
21:15qui coûte,
21:16mais y compris
21:17à des Français
21:18qui ont encore
21:19les moyens de rouler
21:21et on va enlever
21:22des aides
21:23à des gens
21:23qui n'auraient pas
21:24les moyens
21:24de rénover
21:25leur logement
21:25et qui auront
21:26des factures de gaz
21:27ou des factures
21:27de fuel à la fin
21:28qui font qu'ils ne
21:29pourront plus
21:29se chauffer du tout.
21:30Moi, je préfère
21:31la méthode
21:32qui est proposée
21:32par Sébastien Lecornu
21:33qui consiste à dire
21:34des aides ciblées
21:35pour ceux qui...
21:36Étant donné
21:37les finances publiques.
21:38Exactement.
21:39Qui sinon
21:39renonceraient à une activité.
21:40Il a pris tout à l'heure
21:41à l'Assemblée nationale
21:42l'exemple des pêcheurs
21:43en disant que les pêcheurs,
21:44si on ne les aide pas
21:45pour le coup,
21:46ce n'est plus rentable
21:47pour eux de sortir en mer.
21:48Donc, pas question
21:49de toucher au C2E.
21:50L'infirmière
21:51qui se pose la question
21:52d'aller faire sa tournée
21:53parce que ça lui coûte
21:54plus cher que ce qu'elle gagne,
21:55là, il faut évidemment
21:56qu'on aide
21:56et qu'on accompagne.
21:57Mais les C2E,
21:58c'est la rénovation énergétique
22:00des bâtiments,
22:01c'est le leasing social
22:02pour les voitures électriques,
22:04c'est le projet
22:05leasing social
22:06pour les pompes à chaleur
22:07qui devrait arriver
22:08très prochainement.
22:09C'est un accompagnement
22:10long terme des Français.
22:12Attention à ne pas
22:12abîmer quelque chose
22:13qui aujourd'hui fonctionne.
22:15Votre légitimité
22:16du ministère de Logement,
22:18c'est, en fait,
22:19vous avez écrit un rapport
22:20sur les logements,
22:22notamment dans les zones
22:24difficiles, tendues.
22:25On se souvient
22:26de ce qui vous est arrivé
22:27lorsque vous étiez
22:27maire de Laëlle et Rose.
22:30Lorsque vous voyez
22:31ce qui se passe actuellement
22:33avec tous les narcotrafiquants,
22:36avec ce qui se passe
22:37dans des barrages LM,
22:40qu'est-ce que vous vous dites ?
22:42Est-ce que vous dites
22:42qu'il faut absolument
22:45reloger les familles
22:47qui sont victimes,
22:48justement,
22:50de tous ces narcotrafiquants ?
22:53Il y a deux choses essentielles.
22:55D'abord,
22:56mon soil le plus profond,
22:57c'est de nettoyer
22:57ces quartiers
22:58de ces narcotrafiquants
23:00et de tous ces trafics
23:01qui gangrènent la vie
23:02de ces millions de Français.
23:04Il y a 5 à 6 millions
23:05de Français
23:05qui habitent
23:06dans des quartiers
23:06dits prioritaires.
23:08Et pour le coup,
23:09il faut qu'on les protège.
23:10Parce que, rappelons-le quand même,
23:12le logement social,
23:12ces quartiers de logements sociaux,
23:14c'est la solidarité nationale
23:16qui les finance
23:16parce qu'on a considéré
23:17dans notre pays
23:18qu'il fallait protéger
23:19ces familles,
23:20sinon elles n'auraient pas eu
23:21un toit d'essence
23:22sur leur tête.
23:23Et donc,
23:23leur donner un toit
23:24mais laisser le hall,
23:25l'immeuble
23:26ou la cité
23:27aux mains des narcotrafiquants,
23:28c'est évidemment impossible.
23:29Et donc,
23:30c'est pour ça
23:30qu'on va continuer
23:31à travailler
23:31et dès vendredi prochain,
23:34on travaillera
23:34autour du Premier ministre
23:35avec tout un tas
23:36de ministres
23:37pour trouver des solutions
23:38encore plus offensives.
23:39Ensuite,
23:40vous savez,
23:41c'est ce que demande Amine Cassissi
23:42qui a vu son frère aîné
23:44et puis après son frère Kadesh
23:45le faire assassiner à Marseille.
23:46J'allais citer Amine
23:47que j'ai eu
23:49à plusieurs reprises
23:50l'occasion de voir
23:52et on a beaucoup échangé ensemble.
23:53Il y a un sujet
23:54sur l'urgence absolue
23:56de reloger certaines familles.
23:57C'est vrai, évidemment,
23:59des familles victimes,
23:59ça va de soi,
24:00mais aussi tout simplement
24:01parfois des familles
24:02qui sont sous la menace
24:05contrainte
24:06de participer au narcotrafic.
24:08Vous habitez
24:08dans un logement social,
24:09on vient vous voir
24:10avec une arme à feu
24:11et on vous explique
24:11que vous allez garder
24:12le petit colis
24:13pendant un mois et demi
24:14sans que vous arrivez
24:15des bricoles.
24:16La plupart des gens
24:17se disent
24:17je pense à mes enfants,
24:18je pense à ma sécurité
24:20et sinon,
24:21qui me protégera ?
24:22Et malgré tout,
24:22vous avez parmi ces personnes
24:24des gens qui trouvent
24:25le courage d'appeler la police.
24:27Mais vous imaginez bien
24:28que si ce sont
24:31des vigies,
24:32des gens capables
24:33d'informer la police
24:34qui permettent
24:35de résoudre des narcotraffics,
24:36il faut absolument
24:37qu'on les protège,
24:38qu'on les accompagne
24:38et donc qu'on les aide
24:39à se reloger,
24:40ça va de soi.
24:41Les préfets sont très vigilants
24:42sur ces sujets-là,
24:44essayent autant que faire se peut,
24:45mais probablement
24:46qu'on peut rendre
24:47les choses encore plus réactives.
24:48Donc, vous dites
24:48qu'il ne faut surtout pas supprimer,
24:50on sait qu'il faut faire
24:51des économies partout,
24:52surtout pas supprimer l'enrue,
24:54même si certains disent
24:55que ça coûte cher,
24:57parce que c'est ça,
24:58c'est ça qu'avait créé
24:59Jean-Louis Borloo,
24:59qui a fait qu'il a pu refaire
25:00complètement
25:02certains quartiers.
25:02Merci de rappeler
25:03que Jean-Louis Borloo
25:04a eu cette idée brillante
25:05de créer une entité
25:07qui a permis
25:08de mobiliser des sous
25:09pour aller aider
25:10des communes
25:11qui ont pu rénover
25:12des quartiers entiers
25:13et sans le soutien de l'État,
25:15ils n'auraient pas pu le faire.
25:16Mais je voudrais battre en prêche
25:17l'idée que ça coûte cher
25:19ou plutôt exactement
25:20à qui ça coûte.
25:21Parce que l'enrue,
25:23il y a eu l'enrue 1,
25:24donc la rénovation urbaine
25:25numéro 1,
25:26puis le 2,
25:26et on vient d'annoncer
25:27avec le Premier ministre
25:28le volet 3.
25:29En moyenne,
25:30ça a coûté
25:3010 et 12 milliards d'euros
25:33d'investis au départ.
25:35Ça en a produit
25:36en termes de chantier,
25:37en termes d'emploi,
25:38en termes de recettes,
25:39à chaque fois plus de 40 milliards,
25:41même 45 milliards
25:43pour l'enrue 2.
25:44D'une part.
25:45Et deuxièmement,
25:46ce n'est pas l'État
25:47qui abonde,
25:47c'est d'abord et avant tout
25:48les entreprises.
25:50Encore une fois,
25:51c'est les entreprises
25:52qui prennent...
25:53Oui, mais elles le font
25:53de bon cœur
25:54parce que vous vous souvenez
25:55de ce qu'on appelait
25:55à l'époque
25:55le 1% patronal.
25:57Aujourd'hui,
25:57c'est porté par une structure
25:58qui s'appelle
25:59Action Logement
25:59et Action Logement
26:01est le premier financeur
26:02de l'enrue.
26:03Et ils le font de bon cœur
26:04parce que ça permet
26:05de loger des salariés
26:06dans de bonnes conditions.
26:08Deuxième financeur
26:08sont les bailleurs sociaux
26:09eux-mêmes.
26:10Le troisième,
26:10c'est la Caisse des dépôts.
26:11L'État arrive en dernier
26:12avec 10% du financement.
26:15Donc, les impôts des Français,
26:16c'est 10%.
26:18Et sur 10% de 10 milliards,
26:20on a 44-45 milliards
26:22d'investissements pour le pays.
26:24Objectivement,
26:24c'est rentable.
26:25C'est rentable.
26:26Heureusement qu'il y a
26:27les entreprises.
26:27Ça change la vie des gens.
26:28Heureusement qu'il y a
26:28des entreprises.
26:29Évidemment, on aime les entreprises.
26:30Merci, merci beaucoup
26:31Vincent Jean-Brun
26:31d'avoir été avec nous.
26:33Le ministre du Logement
26:34et de la Ville,
26:35c'est très important.
26:36Merci d'avoir été avec nous.
26:38BFM Business et la Tribune
26:40présentent
26:42le 18-19
26:44d'Edwis Chevrillon.
26:48C'est suffisamment rare
26:50pour le souligner.
26:51Un plateau entièrement féminin
26:53avec de sacrés experts.
26:55J'en profite tout de suite
26:56pour saluer
26:57Emmanuel Galichet
26:57qui est enseignante,
26:58chercheuse en physique nucléaire
27:00au CNAM.
27:01Bonsoir Emmanuel.
27:01Merci d'être là.
27:03On va parler du nucléaire
27:04évidemment,
27:04on va voir l'enjeu.
27:05Est-ce qu'on va vers une guerre nucléaire
27:06lorsqu'on voit un peu ce qui se passe
27:07j'ai envie de dire en Iran
27:09mais aussi aux Émirats d'Arabes Unis
27:11et puis aussi bien sûr
27:13en Russie
27:14parce qu'en face de vous
27:15c'est Elsa Vidal
27:16qu'on connaît bien.
27:17Elle est éditorialiste,
27:19éditorialiste,
27:19politique internationale
27:21sur BFM TV
27:22qui est spécialiste de la Russie.
27:23Bonsoir Elsa.
27:24Bonsoir.
27:25Merci d'avoir franchi
27:26le couloir des studios
27:28pour venir ici
27:29et vous publiez
27:31un livre vraiment très intéressant
27:33qui s'appelle
27:33Que pensent les Russes ?
27:35Intéressant de savoir un peu
27:36dans quel état d'esprit
27:37ils sont
27:38avec cette guerre en Ukraine
27:39qui dure
27:40et puis qui commence
27:41à les atteindre
27:41parce qu'on voit des drones
27:42qui commencent à se rapprocher
27:44de plus en plus
27:45du sud
27:46notamment de la capitale russe
27:47et vous publiez ça
27:48chez Gallimard
27:49en attendant le réel.
27:52J'étais à une heure
27:54de frapper en Iran.
27:55C'est ce que vient de déclarer
27:57Donald Trump tout à l'heure.
28:00Est-ce que...
28:00Je crois que c'est...
28:01J'ai quelqu'un
28:02qui faisait un calcul
28:03en disant
28:03c'est à peu près
28:03le septième jour
28:04de revirement
28:05entre le matin,
28:08le soir on se couche,
28:09il frappe,
28:10on se réveille,
28:10il ne fera plus.
28:12Est-ce qu'il faut prendre...
28:12Vous en déduisez quoi ?
28:14Alors moi j'en déduis
28:15qu'il y a une capture
28:18de l'attention
28:19et de l'attention
28:20des leaders internationaux
28:22mais aussi une tentative
28:23de brouiller
28:24les messages
28:26à l'intention des Iraniens
28:27pour qu'ils ne soient pas
28:28en capacité
28:29d'élaborer des plans
28:30sophistiqués
28:31et pour qu'ils soient
28:32suspendus
28:33à l'attention
28:34de Donald Trump.
28:35C'est une stratégie
28:36de la confusion,
28:38du choc
28:39et de la confusion
28:40alors bien sûr
28:41favorisée par notre époque
28:43qui est une époque
28:45du chaud permanent,
28:47de l'attention
28:48millimétrée.
28:49Maintenant c'est un personnage
28:50extrêmement erratique.
28:53On aime à penser
28:54qu'il y a une forme
28:54de rationalité
28:55derrière lui,
28:55on ne sait pas
28:56si c'est simplement
28:56pour se rassurer
28:57ou si la personnalité
28:59du président
29:00finalement prend
29:01toute la place.
29:02Oui, alors maintenant
29:02on voit bien
29:03que c'est aussi une manière
29:03ça fait partie
29:04de Steve Bannett
29:06qui disait
29:06il faut absolument
29:07Bannon
29:08qu'il faut absolument
29:09saturer l'espace médiatique.
29:11Et il le fait.
29:11C'est ça,
29:12c'est à moi qu'on peut dire
29:13qu'il le fait.
29:13Il y a même un hashtag
29:14là, je ne sais pas
29:15si vous avez vu
29:16Trump Taco
29:17vous pouvez nous expliquer ?
29:18Trump always chicken out
29:20Donald Trump
29:21se dégonfle
29:22toujours
29:22et c'est lié
29:23à ces revirements
29:24que vous évoquiez
29:25puisqu'effectivement
29:26il va au maximum
29:28des menaces
29:28et le lendemain
29:29parfois aux 48 heures
29:30ou une semaine après
29:31et bien finalement
29:32il dit qu'il a trouvé
29:33une entente
29:34et il fait
29:34machine arrière
29:36ce qui effectivement
29:37donne du grain à moudre
29:39à ses adversaires
29:39à commencer par les démocrates.
29:40Alors maintenant
29:41on va aller sur le fond
29:43avec vous
29:43Emmanuel Galichet
29:44parce qu'on voit
29:46qu'il négocie beaucoup
29:48sur la question
29:48notamment du nucléaire
29:50mais en même temps
29:51on voit que les Iraniens
29:52ont renvoyé une copie
29:53où il n'est pas mention
29:53du nucléaire.
29:55C'est vrai qu'on y perd
29:57un tout petit peu
29:58son latin
29:58si je puis dire
29:59ou plutôt son arabe.
30:01On a même vu
30:02que le drone
30:03qui a été envoyé
30:04juste à côté
30:05d'une centrale nucléaire
30:07aux Émirats
30:08d'Arabes Unis
30:09en fait il est venu d'Irak.
30:11Expliquez-nous un peu
30:12comment vous voyez
30:12cette situation
30:13parce que c'est presque
30:14ce qu'il y a de plus important
30:15en fait.
30:16Alors je pense qu'en fait
30:17dans cette guerre
30:18effectivement il y a
30:19deux objectifs de Donald Trump
30:20il y a sa relation
30:22depuis 47 ans
30:23avec l'Iran
30:24qui est vraiment
30:25une relation
30:25je dirais de haine
30:26et là sur lequel
30:27je ne suis pas compétente
30:28c'est pour ça qu'elles aillent là.
30:30Exactement.
30:31Mais de l'autre côté
30:32il y a cette guerre
30:33de lutte
30:34contre la prolifération nucléaire
30:36qui est en fait
30:39embourbée
30:39dans la haine
30:40des deux peuples
30:42et donc on voit
30:43qu'effectivement
30:43ça fait un brouillard
30:45absolument difficile
30:46à expliquer.
30:49Sur le nucléaire
30:50ce qui est sûr
30:50c'est qu'il ne veut pas
30:54être dans la même situation
30:55qu'il a été
30:56avec la Corée du Nord
30:56il ne veut pas faire
30:58moins bien qu'Obama
30:59avec l'accord de Vienne
31:01en 2015
31:02qui avait été
31:03« the accord »
31:05on va dire
31:06la référence
31:08exactement
31:08donc
31:09il essaye
31:11de trouver un chemin
31:12pour arrêter
31:13justement
31:14le parcours
31:15de l'Iran
31:15vers la bombe nucléaire
31:17et
31:17c'est difficile
31:19parce que
31:19les Iraniens
31:20ne sont pas du tout
31:21prêts à faire cela.
31:22Oui
31:22mais en même temps
31:23on parle
31:23certains disent
31:25l'uranium
31:26qui resterait en Iran
31:28pourrait aller
31:29en Russie
31:30est-ce que c'est
31:32envisageable ?
31:33je ne sais pas
31:33ce que vous en pensez
31:34il pourrait garder
31:36un site
31:38nucléaire
31:39on a vraiment besoin
31:41de vos lumières
31:42mesdames
31:42Alors
31:42sur le stock
31:43effectivement
31:44ça fait partie
31:45de son trésor de guerre
31:47pour l'Iran
31:48évidemment
31:49et c'est un stock
31:50qui est quand même
31:51assez dangereux
31:53pour
31:54je dirais
31:55pour le monde entier
31:55parce qu'il est
31:56enrichi
31:57à 60%
31:58et il permet
31:59à l'Iran
31:59d'être à la tête
32:00d'une dizaine
32:01de bombes nucléaires
32:01s'ils vont
32:03vers
32:04l'enrichissement
32:05à 90%
32:06donc ce stock
32:07fait partie
32:07du centre
32:09des négociations
32:09il peut être
32:11effectivement
32:11envoyé
32:12dans un pays
32:13comme la Russie
32:13la France
32:14les Etats-Unis
32:15toute une puissance
32:16nucléaire civile
32:17a les capacités
32:18sur place
32:20d'accueillir ce stock
32:21de le diviser
32:22mais est-ce qu'il faut
32:22en aucun cas
32:23le laisser
32:24en Iran
32:25je pense
32:25à mon avis
32:26c'est évidemment
32:27mon avis
32:28je pense qu'il ne faut
32:28pas le laisser
32:29en Iran
32:30ou alors
32:31ils ont
32:32une installation
32:33qui leur permet
32:34de le diluer
32:35et il est dilué
32:36sous l'expertise
32:37de l'AEA
32:38avec la surveillance
32:39de l'AEA
32:40ce qui fait partie
32:41de certaines clauses
32:42qui auraient été
32:43discutées
32:44si on en croit
32:44les fuites
32:45dans la presse
32:45oui mais en même temps
32:46on voit bien
32:47que l'AEA
32:47souvent on avait dit
32:49les mises en échec
32:50toutes les missions
32:51qu'ils ont faites là-bas
32:52ils ont vu
32:53qu'il y a un tout petit
32:53bout du problème
32:54non ?
32:54oui oui
32:54les dernières années
32:56la défiance était telle
32:57et la stratégie
32:58de défiance iranienne
32:59était telle
33:00qu'effectivement
33:00l'AEA n'avait plus
33:01accès à la totalité
33:02des installations
33:03après ce qui est
33:04particulièrement troublant
33:05je trouve dans
33:06ces fuites
33:07c'est effectivement
33:07le retour
33:09de la Russie
33:10dans le jeu international
33:11puisque la proposition russe
33:13répétée
33:13à de multiples reprises
33:15elle a un sens
33:16technique
33:16et politique
33:17si on se replace
33:18avant 2022
33:19c'est-à-dire que les Russes
33:20ont effectivement
33:21déjà participé
33:23comme médiateurs
33:24aux négociations
33:26précédentes
33:26en vue de l'accord
33:27de Vienne
33:28le JCPOA
33:29la Russie
33:30a en plus
33:30un accord
33:31de partenariat
33:32global
33:33avec l'Iran
33:34donc les relations
33:34politiques sont bonnes
33:35la capacité technique
33:36russe est là
33:37mais on semble oublier
33:39qu'il y a un énorme
33:40éléphant dans la pièce
33:41c'est qu'il y a
33:42cette guerre en Ukraine
33:43des sanctions
33:43contre la Russie
33:44une forme de
33:45une dispute
33:46finalement politique
33:47majeure
33:47sur laquelle on ne peut
33:48pas revenir
33:49mais rien ne dit
33:50que Donald Trump
33:51lui ne privilégiera
33:53pas cette option
33:53parce qu'on l'a vu
33:54depuis son arrivée
33:55au pouvoir
33:55il est plutôt enclin
33:57à favoriser sa relation
33:59avec la Russie
34:00plutôt qu'avec l'Ukraine
34:01et il pourrait utiliser
34:02ce combat
34:03pour légitimer
34:05le retour dans
34:05l'arène internationale
34:06non seulement de la Russie
34:08mais aussi
34:08Vladimir Poutine
34:09ce qui est drôle
34:10c'est qu'on a l'impression
34:10qu'en quelques jours
34:11il est en train
34:12de se passer
34:13quelque chose
34:14peut-être que
34:14je peux me tromper
34:15c'est que
34:16un
34:16vous avez vu
34:16qu'évidemment
34:17Vladimir Poutine
34:18a lancé des exercices
34:20nucléaires
34:21militaires
34:21en Russie
34:23que Trump
34:24revient
34:24de Pékin
34:25où il a vu
34:26le président Xi
34:27Vladimir Poutine
34:28vient d'arriver
34:30on se demande
34:31
34:31s'il se peut
34:32passer quelque chose
34:34notamment sur la question
34:35du nucléaire
34:36je ne sais pas
34:36alors les exercices
34:38ça fait partie
34:39de la dissuasion nucléaire
34:41chaque état doté
34:42est obligé
34:44ça fait partie
34:45du mode d'emploi
34:47que ça tombe
34:48en ce moment
34:48ça ne veut rien dire
34:49non ça ne veut rien dire
34:50par exemple
34:51les exercices américains
34:52qui vont avoir lieu
34:54également
34:55en général
34:56ils sont planifiés
34:57des mois à l'avance
34:58ça ne se fait pas
34:59en claquant de doigts
35:00donc en fait
35:01ce sont des exercices annuels
35:03et ça tombe
35:04aujourd'hui
35:05d'habitude
35:06quand même en Russie
35:07c'est plus tôt
35:08au novembre
35:08oui c'est plus tôt
35:09effectivement
35:10ce qui est important
35:11de dire
35:11comme le rappelait Emmanuel
35:12c'est qu'on est quand même
35:13dans le respect
35:14du manuel de dissuasion
35:16puisque les exercices
35:18ont été annoncés
35:19par la voie traditionnelle
35:21communication
35:22la Russie ne prend
35:24personne par surprise
35:25mais la date
35:26vous l'avez bien repéré
35:27la date
35:27elle est différente
35:28et je pense que
35:29c'est une analyse
35:31vraiment c'est mon analyse
35:32qu'elle a été changée
35:34pour répondre en miroir
35:36au signalement
35:37qu'ont fait
35:37les Etats-Unis
35:38avec vous savez
35:39ces deux sous-marins
35:40lanceurs
35:41enfin SNLE
35:42lanceurs d'engin
35:42qui ont fait surface
35:44de manière
35:45complètement inhabituelle
35:47peu de temps
35:48avant l'arrivée
35:48de Donald Trump
35:49en Chine
35:49et bien la Russie
35:52donne à son président
35:53le même cadre
35:54stratégique
35:55elle réaffirme
35:56sa puissance nucléaire
35:57est-ce que
35:58est-ce que ça veut dire
35:59qu'il faut quand même
35:59parce que là
36:00on parle beaucoup de nucléaire
36:01on est d'accord
36:01avant on était
36:02parlé du pétrole
36:03je veux dire
36:03c'est dangereux
36:04mais c'est moins dangereux
36:05là on parle quand même
36:06beaucoup de nucléaire
36:06est-ce qu'il faut vraiment
36:08s'inquiéter
36:09est-ce qu'on peut avoir
36:10un dérapage
36:11ou pas ?
36:12alors moi à mon avis
36:14je ne pense pas quand même
36:15parce que
36:16ce sont
36:17les Etats dotés
36:18ont des présidents
36:19bien qu'ils soient
36:20très volubiles
36:21avec
36:21évidemment
36:23ils sont très modernes
36:24dans leur communication
36:25ils restent quand même
36:26extrêmement responsables
36:28en ce qui concerne
36:29la dissuasion nucléaire
36:30ils n'ont fait aucun dérapage
36:33je trouve moi
36:35que ce soit
36:36Trump et Poutine
36:37ils restent quand même
36:38dans leur cadre
36:40du responsable
36:42de l'arme atomique
36:44chacun est tout à fait
36:47sait exactement
36:47le mal que peut faire
36:49une arme
36:49s'il l'utilise
36:50et je pense qu'ils sont responsables
36:51Elsa Vidal
36:52qu'est-ce qui fait
36:53qu'à votre avis
36:53qu'ils sont
36:54en dessous
36:54du énième revirement
36:57mais là
36:57elle était à une heure
36:58de frapper
36:59c'est ce qu'il a dit
36:59tout à l'heure
37:00en présentant sa salle de bal
37:02c'est quoi
37:04à votre avis
37:04est-ce qu'il a dit
37:05ce sont
37:05les chèques
37:07du Qatar
37:08des Émirats
37:10et de la Ravie Saoudite
37:11le fameux MBS
37:12qui m'ont demandé
37:13de ne pas le faire
37:14eux disent que non
37:15vous vous dites quoi
37:16il est le seul
37:17à tenir cette explication
37:18pour vrai
37:20moi je dis
37:21qu'il était sur le point
37:23il a tenu
37:24les deux options
37:24pour viables
37:25jusqu'au dernier moment
37:26et je pense qu'elles sont
37:27toujours viables
37:28et qu'on est sur cette ligne
37:30de crête
37:30depuis plusieurs semaines
37:31maintenant
37:31avec lui
37:32à savoir que
37:34malgré tout
37:35il doit revenir
37:37avec
37:37un totem
37:39on dit aussi
37:39un scalp
37:40un élément à présenter
37:41au public américain
37:42il va se présenter
37:44devant ce public
37:45ces électeurs américains
37:46avec des échéances
37:48très nombreuses
37:48dans les semaines
37:49qui viennent
37:49la coupe du monde
37:50de football
37:51son anniversaire
37:52le 250ème anniversaire
37:53des Etats-Unis
37:54absolument
37:54et le 3 novembre
37:55les mid-term
37:56les américains
37:57sont contre
37:58cette guerre
37:59massivement
38:00il doit pouvoir
38:01clôturer
38:02l'exercice
38:02par la diplomatie
38:03avec le nucléaire
38:05ou par la guerre
38:06je ne pense pas
38:07qu'il ait exclu
38:08l'option militaire
38:10vous pensez
38:11qu'il y aura
38:13un accord
38:13sur le nucléaire
38:15d'une manière
38:15ou d'une autre ?
38:16alors il va falloir
38:17qu'il y en ait un
38:18c'est évident
38:19on ne peut pas rester
38:20dans une situation
38:21telle qu'elle est
38:22aujourd'hui
38:24moi pour ma part
38:25ce que j'en vois
38:25c'est que
38:26quand même
38:26les deux camps
38:27aujourd'hui
38:27sont quand même
38:27très très éloignés
38:29sur leurs exigences
38:31la première chose
38:32ça serait quand même
38:33que l'Iran
38:34revienne
38:35dans les exigences
38:36du TNP
38:37du traité
38:38de non-prolifération
38:39nucléaire
38:40qu'ils ont signé
38:41et dans ce cadre-là
38:42il y a plein d'exigences
38:44qu'ils ne suivent plus
38:45depuis des années
38:46donc déjà
38:47si on réussissait
38:48finalement
38:49à les faire revenir
38:51dans le cadre
38:52du traité
38:53ça serait déjà
38:54une grande chose
38:55et puis ensuite
38:56je pense qu'il y a
38:56ce stock
38:57qu'il faut absolument
38:58trouver une solution
38:59alors la Russie
39:00pourquoi pas
39:01ça fait de l'enjeu
39:02de le mettre en Russie
39:03parce que la Russie
39:03c'est pas vraiment
39:04notre allié
39:04pas vraiment non
39:05il faudra ce stock
39:07effectivement
39:07vous avez raison
39:08il faut qu'il soit
39:09surveillé par l'AEA
39:10et donc c'était pour ça
39:11que je voulais
39:11continuer là-dessus
39:12l'AEA gère
39:14un stock d'uranium
39:15peu enrichi
39:16au Kazakhstan
39:16c'est la banque mondiale
39:17de ce combustible
39:19on pourrait imaginer
39:20que ces 440 kg
39:22aillent également
39:24rejoindre ce stock
39:25mondial d'uranium
39:26alors puisqu'on parle
39:27des Russes
39:28on va parler
39:29de votre livre
39:30Elsa Vidal
39:30parce que
39:30c'est une question
39:32c'est vrai
39:32parce que le peuple russe
39:34est très très silencieux
39:35je rappelle que vous publiez
39:37que pensent les Russes
39:37chez Gallimard
39:38aux éditions
39:39du réel
39:41en attendant le réel
39:42j'aime bien ça
39:42parce que c'est vrai
39:43que là on a une vraie réalité
39:44en face de nous
39:45ils en pensent quoi
39:46les Russes ?
39:47alors très majoritairement
39:48les Russes
39:48ne voulaient pas cette guerre
39:50ne la veulent toujours pas
39:51mais il varie beaucoup
39:53sur les concessions
39:54qu'ils sont prêts à faire
39:55pour en sortir
39:56c'est-à-dire que si
39:57de manière assez stable
39:58ils sont en faveur
40:00d'une solution négociée
40:01ils sont en fait
40:02très influencés
40:03par le contexte international
40:04et ça c'est le résultat
40:05d'études menées
40:06par des sociologues
40:08très créatifs
40:09des sociologues russes
40:10qui vont sur le terrain
40:11souvent sous couverture
40:12et qui font la radioscopie
40:14de plusieurs
40:14de l'opinion publique
40:16dans plusieurs républiques russes
40:18et là on voit très bien
40:19que quand Donald Trump
40:20par exemple
40:20arrive au pouvoir
40:21et qu'il tient des propos
40:23très offensifs
40:23contre l'Ukraine
40:24qui l'humilise Zelensky
40:25et bien les concessions
40:26que sont prêtes
40:27à faire les Russes
40:27sont très limitées
40:28quand ils se rendent
40:29contre six mois
40:30après que ça n'a pas marché
40:31ils sont prêts
40:32à plus de concessions
40:33ce qui est très intéressant
40:35c'est qu'on se rend compte
40:35que les Russes
40:36non pas
40:36la population russe
40:37n'était pas en demande
40:38de cette guerre
40:39qu'elle veut la paix
40:40à l'heure actuelle
40:40mais qu'un tout petit nombre
40:42de membres de l'élite russe
40:44à commencer par Vladimir Poutine
40:46et deux proches conseillers
40:47les frères Kovalchuk
40:49imposent ce programme
40:50à la population
40:51et aux élites
40:52et qu'on n'a pas
40:53pour le moment
40:53trouvé le moyen
40:54de les faire fléchir
40:56oui
40:56là je vous suis
40:57quand vous parlez
40:58avec des Russes
40:59ils vous disent
40:59la Crimée regardez
41:00c'était russe
41:01on parle russe
41:02c'est russe
41:03même l'Ukraine
41:06aussi
41:06même si maintenant
41:09ils parlent tous ukrainiens
41:11mais en même temps
41:13là les sondages
41:14commencent à baisser
41:16un tout petit peu
41:16la popularité
41:17de Vladimir Poutine
41:19est en train
41:20de descendre
41:22oui
41:22et pour une raison
41:23très claire
41:24qui est particulièrement
41:25intéressante
41:26c'est que nous
41:27les français
41:27nous aimons parler
41:28politique
41:28théorie
41:29principe
41:30liberté
41:31égalité
41:31fraternité
41:32les Russes
41:33en grande partie
41:33méprisent la politique
41:34quand elle est faite
41:35de discours théoriques
41:36parce qu'ils l'associent
41:37à des mensonges
41:38qu'ils ont vécu
41:38pendant des décennies
41:39en revanche
41:40ils sont capables
41:41de se mobiliser
41:41sur des questions
41:42véritablement sociales
41:44et économiques
41:44est-ce qu'ils se mobilisent
41:46là-dessus
41:46oui sur l'internet
41:47ils se mobilisent
41:48pas sur la guerre
41:49il y a des réactions
41:50individuelles
41:51des formes de solidarité
41:52mais pas des mouvements
41:53de protestation massives
41:54ils ont eu au début
41:55les gens ont été envoyés
41:56en prison
41:57maintenant il s'agit
41:58de résistance individuelle
41:59en revanche
42:00ce qui amène
42:01la dégradation
42:02de la popularité
42:02de Vladimir Poutine
42:03c'est ces moments
42:05d'extinction
42:06de l'internet
42:07massivement
42:08qui paralysent
42:09la vie des Russes
42:10puisque la vie
42:11est extrêmement digitalisée
42:12en Russie
42:13les rapports
42:13avec l'état
42:14le paiement
42:15de vos factures d'eau
42:16votre commande de taxi
42:17vos courses
42:18et livraisons
42:19tout cela
42:20fait faire irruption
42:22à la guerre
42:22dans le quotidien
42:23des Russes
42:24ce quotidien
42:24dans lequel ils ont essayé
42:25d'échapper à la guerre
42:28et cela
42:28c'est particulièrement dangereux
42:30pour le pouvoir russe
42:31d'accord
42:31vous pensez
42:32qu'il y a une chance
42:33de rébellion
42:35non
42:35je pense qu'en réalité
42:36l'économie
42:38est en train
42:39de faire fléchir
42:40le pouvoir
42:41parce que les élites
42:42qui étaient contre
42:43commencent
42:43à faire savoir
42:44qu'elles étaient contre
42:45et l'économie
42:46tout simplement
42:47commence à donner
42:48de l'aile
42:48maintenant on le sait
42:49officiellement
42:50même les statistiques
42:51crutes
42:52reconnaissent
42:52la récession
42:53de l'économie russe
42:55puisqu'on va rester en Russie
42:57parce que
42:57en Russie
42:58et en Ukraine
42:59tout à l'heure
43:00à Bercy
43:00il y avait un G7
43:01finance
43:02où il a été acté
43:04de donner les moyens
43:05pour reconstruire
43:06Tchernobyl
43:08est-ce que là aussi
43:09en Russie
43:10en Ukraine
43:10est-ce qu'il y a
43:11un risque nucléaire ?
43:13non
43:13aujourd'hui
43:14vous ne voyez pas
43:15parce qu'ils ont
43:16tapé
43:16il y a eu un drone
43:18qui a touché
43:20l'arche
43:21de Tchernobyl
43:22en février 2025
43:24donc ça a fait
43:25effectivement
43:25un trou assez béant
43:27quand même
43:27à peu près
43:2810 ou 15 mètres carrés
43:29si je ne m'abuse
43:31mais
43:32on est sur des dimensions
43:33très très imposantes
43:35et le cœur
43:36du réacteur
43:37qui est endommagé
43:38est dans un coin
43:39de cette immense arche
43:40et le trou
43:41est de l'autre côté
43:42et en plus
43:43le cœur endommagé
43:44il est encore
43:44sous l'ancienne arche
43:46qui est évidemment
43:47pas totalement
43:48pérenne
43:49qui a reçu
43:52beaucoup de radioactivité
43:53évidemment
43:53mais qui est encore là
43:54donc en fait
43:55il n'y a pas
43:55de risque nucléaire
43:58en Ukraine
43:59par contre
44:01la sûreté nucléaire
44:02n'est pas totale
44:03sur cette arche
44:04évidemment
44:04il faut le reconstruire
44:06mais c'est cher
44:06c'est 500 millions
44:08d'euros
44:09500 millions d'euros
44:11pour aller
44:12réparer
44:13d'où la déclaration
44:15tout à l'heure
44:15du G7 Finante
44:16oui oui
44:17merci
44:18en Russie
44:19il y a combien
44:19de centrales nucléaires
44:20vous savez
44:22la colle
44:23la colle
44:24bonne colle
44:25je dirais plus de 90
44:27mais
44:27oui
44:28alors
44:29ils ne sont pas autant
44:30que quand même
44:31c'est les Etats-Unis
44:32les premiers
44:32avec 90
44:33alors ils doivent être
44:34un petit peu en dessous
44:35donc ils sont en dessous
44:36oui je dirais peut-être
44:37une cinquantaine
44:38peut-être
44:38mais là
44:39il faudra qu'on vérifie
44:40dans nos tablettes
44:41merci
44:42et en Ukraine
44:43en Ukraine
44:44il y en a 13
44:45d'accord
44:4613 réacteurs
44:48sur moins de sites
44:49mais il y a à peu près
44:50si je ne m'abuse
44:52avant la guerre
44:52il devait y avoir
44:53peut-être 25%
44:54d'énergie nucléaire
44:56dans la production électrique
44:57Elsa Vidal
44:58comment vous voyez
44:59cette arrivée
44:59tout à l'heure
45:00de Vladimir Poutine
45:01à Pékin
45:02donc Donald Trump
45:04il reçoit son allié
45:05de toujours
45:06presque
45:07de plus en plus
45:08on peut dire
45:09une amitié inébranlable
45:11réaffirmée
45:12en même temps
45:12c'est une amitié
45:13un peu déséquilibrée
45:14en ce moment
45:15parce que là
45:15Xi Jinping
45:17il est en train de devenir
45:18surtout après la visite
45:19de Donald Trump
45:20un peu le roi du monde
45:21oui
45:21en effet
45:22c'est à Pékin désormais
45:24qu'on semble converger
45:25pour parler
45:26des grandes affaires du monde
45:27à commencer par
45:28les conflits
45:29les plus importants
45:29l'Ukraine
45:30et le Moyen-Orient
45:31mais aussi pour parler
45:32d'affaires stratégiques
45:33c'est très frappant
45:34les microprocesseurs
45:35et les terres rares
45:35alors pour Vladimir Poutine
45:37c'est vrai que
45:37il semble arriver
45:39dans le sillage
45:41de Donald Trump
45:42c'était une visite
45:43prévue avant
45:44cela
45:45ce n'est pas la visite
45:45de Donald Trump
45:46qui l'a déclenchée
45:47ça valorise bien sûr
45:49Xi Jinping
45:49ça met Vladimir Poutine
45:52un peu en lumière
45:53mais surtout
45:54ça rappelle
45:54que la Russie
45:55est en proie
45:56à une forme de vassalisation
45:57de la part de la Chine
45:59qui la voit surtout
46:00comme une pourvoyeuse
46:01finalement
46:02d'hydrocarbures
46:03et de matériaux énergétiques
46:05qui pourraient
46:06oeuvrer
46:07à la diversification
46:08la diversification énergétique
46:10oui
46:11il y a
46:11j'imagine que vous pensez
46:12à la construction
46:13de l'éoduc
46:15la force de Sibérie
46:17mais qui
46:18n'a pas
46:19pour le moment
46:19réussi
46:20à se concrétiser
46:21alors sur la Chine
46:22si je peux
46:23ajouter un mot
46:24ils ont
46:25c'est le seul
46:26pays au monde
46:27qui depuis des dizaines
46:28d'années
46:29à planifier
46:30sa situation
46:32sa position
46:32dans le monde
46:33en prenant
46:34l'ensemble des terres rares
46:35les mines
46:36et surtout
46:36la transformation
46:39de tous ces matériaux
46:41et donc
46:42aujourd'hui
46:42il n'y a plus
46:43aucun pays
46:44qui n'est pas
46:44pieds et mains liés
46:46avec la Chine
46:47et en plus
46:48c'est un pays
46:49qui a su apprendre
46:50je le vois
46:51dans le nucléaire
46:52dans le nucléaire civil
46:53ils ont fait
46:54un partenariat
46:55avec la France
46:56ils ont appris
46:57de la France
46:57aujourd'hui
46:59ils sont totalement
47:00indépendants
47:01ils ont le même
47:02parc que le nôtre
47:03ils ont explosé
47:05l'ensemble
47:06de leur construction
47:07ils ont des coûts
47:08qui sont très bas
47:09ils ont des plannings
47:11qu'ils respectent
47:11c'est absolument
47:13incroyable
47:14une économie planifiée
47:15une économie planifiée
47:16tout à fait
47:16avec les avantages
47:17que ça peut avoir
47:18mais un régime politique
47:19totalement centralisé
47:20avec les inconvénients
47:21que l'on connaît
47:22il n'y a pas les premiers droits
47:23de l'homme
47:23et de code du travail
47:24non plus
47:25et de code du travail
47:26non surtout pas
47:29comment vous jugez
47:30la visite de Donald Trump
47:32à Pékin ?
47:34assez peu productive
47:36on attendait
47:36des grands contrats
47:37ils n'ont pas été signés
47:38mais en même temps
47:38il a quand même été reçu
47:39avec tous les honneurs
47:40dû à son rôle
47:40oui je pense que Xi Jinping
47:42a su lui donner
47:42exactement la visibilité
47:44que Donald Trump
47:45recherche et apprécie
47:46mais la moisson
47:48tangible
47:48celle qu'on peut compter
47:50à la fin de la visite
47:51elle est assez limitée
47:52avec cette commande
47:53qui restera à se matérialiser
47:55puisque les précédentes
47:55ne l'ont pas été
47:56de 200 avions Boeing
47:58on en attendait
48:00beaucoup plus
48:00800
48:01beaucoup de lip service
48:02de belles paroles
48:04prononcées
48:05Xi Jinping
48:06s'est engagé
48:07à ne pas livrer d'armes
48:08d'accord
48:08mais il entraîne
48:09jusqu'à 500
48:11officiers russes
48:12en Chine
48:13au maniement
48:14de drones
48:15il fournit
48:16et partage
48:17du renseignement
48:17satellitaire
48:18donc des technologies
48:19duales
48:20donc moi
48:21cette technique-là
48:22me fait vraiment penser
48:23à la pratique russe
48:24du déni plausible
48:25donc il dira
48:26Xi Jinping
48:27tout ce qu'il faut
48:28pour satisfaire
48:28son homologue
48:30américain
48:31mais surtout
48:31il n'a cédé sur rien
48:32et il a rappelé
48:33son essentiel
48:34sur Taïwan
48:35la Chine reste inébranlable
48:37mais en même temps
48:38on a vu la question
48:39autour des microprocesseurs
48:41de Nvidia
48:41là aussi
48:43il y a eu des jeux
48:43un peu subtils
48:44malgré tout
48:45du côté
48:47américain
48:47peut-être en conclusion
48:49Elsa Vidal
48:50et Emmanuel Gallichet
48:52
48:53est-ce que
48:53quand il dit
48:54quand Donald Trump
48:55dit
48:55je vais peut-être frapper
48:56vendredi
48:57samedi dimanche
48:59est-ce que vous
48:59vous lui dites
49:00Emmanuel Gallichet
49:00surtout pas
49:01tant qu'il n'y a pas
49:01d'accord sur le nucléaire
49:03parce que c'est trop
49:03dangereux
49:05ah là
49:05je suis pas
49:07une militaire
49:08je dirais que
49:10j'ai l'impression
49:11qu'il a fait les deux
49:12en parallèle tout le temps
49:14la diplomatie
49:15et les frappes
49:16donc ça m'étonnerait pas
49:17qu'il continue
49:18à aller
49:19endommager
49:20encore un certain
49:21nombre d'industries
49:22et de sites
49:24ça pourrait être
49:25tout à fait
49:26jouable
49:27pour continuer
49:28de toute façon
49:28la diplomatie derrière
49:30Elsa Vidal
49:31je suis d'accord
49:31la seule chose
49:32qui me fait hésiter
49:34sur la reprise des frappes
49:35c'est qu'il ait cité
49:36ces trois dirigeants
49:37du golfe
49:38Ben Zayed
49:39Ben Salman
49:40et le troisième
49:41du Qatar
49:42Meshach
49:44les ayant cité
49:45nommément
49:46je le vois mal
49:47les mettre
49:48dans une situation
49:49difficile
49:49mais en réalité
49:50c'est un homme
49:51qui se permet tout
49:52oui c'est clair
49:54juste il y a un point
49:55que j'ai oublié
49:55je vois ça
49:56sur le détroit
49:57d'Hormuz
49:57vous avez vu
49:58qu'il veut
49:58en fait il veut faire
49:59un peu comme le détroit
50:01de Panama
50:01comme le canal
50:02du Panama
50:03les Iraniens
50:04ils veulent fermer
50:05le détroit d'Hormuz
50:06et mettre un droit
50:07de passage
50:07ça c'est acceptable
50:08pour les Américains
50:09non à ce stade
50:10ce n'est pas acceptable
50:11ce sera d'ailleurs
50:12un atout
50:13mettre dans la main
50:14des Iraniens
50:15pour obtenir
50:16des concessions
50:17notamment sur leurs avoirs
50:19bloqués à l'étranger
50:20essentiels
50:21pour la reconstruction
50:22du pays
50:22mais aussi pour la survie
50:24des gardiens
50:25qui ont mis la main
50:26sur toute l'économie
50:27du pays
50:27merci beaucoup
50:29merci beaucoup
50:29Emmanuel Gallichet
50:30je rappelle que vous êtes
50:31enseignante chercheuse
50:32en physique nucléaire
50:33au CNAM
50:34et merci Elsa Vidal
50:35donc éditorialiste
50:37internationale
50:38à BFM TV
50:39et donc le titre
50:40de votre livre
50:40il faut le lire
50:41parce que justement
50:41c'est la question
50:42qu'on se pose
50:43assez de l'autre côté
50:44essayer de comprendre
50:45que pensent les Russes
50:45et on sait que c'est très compliqué
50:47et très sensible pour eux
50:49que pensent les Russes
50:51c'est chez Gallimard
50:52voilà c'est la fin de ce 18-19
50:54évidemment on se retrouve demain
50:55d'ici là
50:55bonne soirée
50:56dans un instant
50:57Erwann Maurice
50:58pour le grand journal de l'écho
50:59bonne soirée
51:02merci pour l'invite
51:03le 18-19
51:04d'Edwige Chevrillon
51:05sur BFM Business
51:06merci pour l'invite
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