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Lundi 1er juin, Hedwige Chevrillon a reçu Philippe Chalmin, économiste, président fondateur de CyclOpe ; Nathan Cocquempot, journaliste BFM Business ; Mathieu Jolivet, journaliste BFM Business ; Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens Combattants ; Olivier Blum, directeur général de Schneider Electric ; Antoine Guyot, fondateur et président de Jimmy, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:11Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19. Au menu ce soir, évidemment, Choose France.
00:16C'est l'événement du jour avec ces plus de 93 milliards d'investissements étrangers déployés dans l'économie française.
00:23On rejondra nos envoyés spéciaux, Mathieu Jolivet et Mathieu Coquampo, avec de nombreux invités.
00:28Mais dans un instant, c'est Philippe Chalmin, le professeur émérite à Dauphine.
00:33Surtout, il est le patron de Cyclops. Vous avez cette Bible, ce rapport énorme.
00:38Je l'ai à côté de moi. Il fait plus de presque 1000 pages sur l'évolution des matières premières,
00:42sur l'évolution du pétrole.
00:45C'est l'occasion de faire un premier bilan, évidemment, de cette guerre au Moyen-Orient et ses conséquences sur
00:50les marchés mondiaux.
00:51Mais pour l'instant, place au journal avec Stéphanie Collot.
00:55Le journal.
00:57Il est 18h. Bonsoir Stéphanie.
00:59Bonsoir Edwin.
00:59On commence par cette 9e édition de Choose France.
01:02C'est l'édition de tous les records.
01:04Effectivement, 93 milliards d'euros d'investissements étrangers annoncés.
01:08C'est près de 20 milliards de plus que l'an dernier.
01:11Cette seule édition dépasse les promesses d'investissement cumulées des 8 précédentes éditions,
01:16qui représentaient au total 87 milliards.
01:19À la clé, ce sont 15 000 emplois qui pourraient être créés.
01:22Parmi les annonces Softbank, le géant japonais des technologies annonce un projet colossal de 75 milliards d'euros pour développer
01:29d'immenses centres de données dédiés à l'IA.
01:32L'objectif est de faire de la France l'un des principaux fournisseurs européens de puissance de calcul pour l
01:37'intelligence artificielle.
01:38Toujours dans le secteur, le Taïwan et Foxconn investira à Angers pour produire des cartes mères,
01:43tandis que l'américain Salesforce annonce jusqu'à 2 milliards d'euros supplémentaires.
01:48De son côté révolut, poursuit son développement dans l'hexagone avec 100 millions d'euros additionnels.
01:53L'industrie est également à l'honneur.
01:54Le sidérurgiste italien Marse Gaglia va injecter 600 millions d'euros sur son site de faussures mères.
02:01Autre annonce, celle du groupe suédois Scania avec un projet d'investissement de 70 millions d'euros pour la production
02:07de camions électriques sur son site d'Angers.
02:10Dans le reste de l'actualité, Nvidia part à l'assaut d'Intel et AMD.
02:15Le géant américain lance ses propres processeurs pour ordinateurs portables.
02:20Il s'allie pour cela à Microsoft, objectif moderniser les appareils à l'heure des agents IA.
02:26Une acquisition d'ampleur pour servir aux Etats-Unis le laboratoire rachète une division d'Advise Therapeutics.
02:34Il s'agit de la branche dédiée à la dystrophie musculaire, une opération à plus d'un milliard et demi
02:40de dollars.
02:41En France, Duralex s'est placé en redressement judiciaire en raison de tensions de trésorerie.
02:46Décision du tribunal de commerce d'Orléans qui donne une période d'observation de 6 mois.
02:51La verrie, reprise en coopérative par ses salariés il y a deux ans, avait pourtant levé 7 millions d'euros
02:57l'année dernière.
02:58Et puis le succès de la science-vie ne se dément pas.
03:00Selon France Assureur, les cotisations ont atteint 17,6 milliards d'euros, un record pour un mois d'avril.
03:06La collecte nette avoisine les 25 milliards d'euros depuis le début de l'année.
03:10C'est du jamais vu en 20 ans.
03:1218h02 sur BFM Business, les marchés.
03:17Les marchés avec Antoine Larigauderie. Bonsoir Antoine.
03:20Bonsoir Stéphanie, bonsoir Edwige.
03:21Bonsoir Antoine. Et le CAC termine en baisse ce soir ?
03:24Oui, on était dans le ton général quand même avec des négociations qui ont l'air de complètement patiner entre
03:29Iran et Etats-Unis.
03:31Donc le sentiment de marché s'est dégradé, moins 0,45% pour le CAC en clôture, 8146 points.
03:37Notez que les taux sont bien bien tendus.
03:393,63 à nouveau pour le 10 ans français, 3% pour le 10 ans allemand.
03:43Et les prix du pétrole aussi, on se rapproche à nouveau des 97 dollars pour le baril de Brent de
03:48Mer du Nord.
03:48Bon, cela dit, il y a un secteur qui s'est très bien comporté en bourse parce qu'il y
03:51a eu les annonces de Jensen Wang autour des semi-conducteurs.
03:54Il y a eu aussi cette déclaration du patron d'Nvidia qui est « Ceux qui jouent la disruption et
04:00la destruction de valeur pour les fabricants de logiciels se trompent complètement. »
04:04On a besoin des fabricants de logiciels pour mieux faire fonctionner l'IA à l'intérieur des entreprises et pour
04:09faire du business.
04:10Et ça, ça a redonné beaucoup de souffle à Dassault Systèmes qui a gagné 7,7% à 20,26
04:15euros.
04:15C'est la plus forte hausse du jour sur le CAC 40.
04:17Capgemini a gagné 7% à 109,10 euros.
04:20Puis on a nos valeurs IA à nous.
04:22Publicis qui a gagné 2,5% à 85,88 euros.
04:25Schneider Electric, évidemment, qui est concerné au premier chef par tout ce qui a été annoncé à Tchouz France.
04:30Le titre gagne 2,3%, 276,20 euros.
04:34Du côté des titres à la buzz, pas mal de titres qui avaient bien fonctionné la semaine dernière.
04:38Thales, moins 3,97, 230.
04:40Renault, moins 3,89, 28,44.
04:42Airbus, moins 3,63 à 173,18 euros.
04:46Le CAC, moins 0,45%, 8146 points.
04:49Et une bonne tenue des volumes pour cette première séance du mois à 4,4 milliards.
04:53Merci bien Antoine.
04:56Dans un instant, Philippe Schellmann, Stéphanie Collot, on vous retrouve.
05:00Ce sera à 19h30, mais tout de suite le 18-19.
05:05BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
05:15Bienvenue dans le 18-19.
05:17On va parler de cette troisième guerre du Golfe.
05:20On va parler, bien sûr, du choc économique avec le blocage du esprit d'Hormuz.
05:24Et on va parler de la fin de la mondialisation heureuse.
05:26On va en parler avec Philippe Schellmann.
05:28Bonsoir Philippe Schellmann.
05:29Bonsoir.
05:30Merci d'être là.
05:30Vous êtes un des meilleurs experts, on le sait, sur tout ce qui concerne l'énergie.
05:33Vous êtes là parce qu'un peu en avant-première, pour nos auditeurs et téléspectateurs,
05:37vous nous présentez les 40 ans du rapport Cyclope.
05:41Je ne sais pas si j'ai assez de force pour soutenir cet incroyable rapport
05:47où il y a tout sur les matières premières, sur l'or, sur les engrais, sur le pétrole.
05:52On va parler de tout ça.
05:5440 ans juste en un mot.
05:57Est-ce que pour vous, c'est le pire moment que vous avez connu ou pas du tout ?
06:02Écoutez, il y a eu des moments qui ont quand même été difficiles.
06:06Là, le petit problème que nous avons eu, et il était très simple,
06:12Cyclope est normalement publié au mois de mai,
06:14donc les textes nous arrivent en janvier-février,
06:16et il se trouve que cette année, le 28 février, il y a eu un tout petit problème.
06:22Et ce petit problème, il nous a fallu le traiter,
06:25il nous a fallu donc modifier certains textes,
06:28et en fait, si Cyclope cette année a pris un certain poids,
06:32il fait 860 pages.
06:34C'est qu'en fait, on a rajouté en pagination à la Romaine au début,
06:38parce qu'on avait déjà commencé à paginer,
06:40eh bien, une cinquantaine de pages,
06:42où on essaie de faire un premier bilan de ces deux mois de guerre du Golfe.
06:48Je tiens même mon journal de guerre,
06:50mais c'était effectivement un événement important.
06:53On avait eu déjà, toujours en ces débuts de printemps ou fin d'hiver,
06:58on avait eu le Covid, on avait eu l'invasion de l'Ukraine,
07:01donc on commence à être habitués, mais c'est aussi pour nous,
07:05à la 40e édition, c'est quand même un anniversaire important,
07:10et dans un moment de rupture, et de rupture importante,
07:15que j'aurais presque tendance à comparer à ce qu'on avait connu,
07:19avant Cyclope même, dans les années 70.
07:21– Oui, un rapport, je précise, c'est toujours bien,
07:24donc sous la direction, votre direction,
07:26et sous la direction aussi de Yves Gégourel,
07:28et c'est publié chez Economica.
07:31Est-ce qu'on peut dire,
07:34après on reviendra évidemment sur ce qui se passe là,
07:36surtout qu'on vient d'apprendre que ça y est,
07:38l'Iran décide d'arrêter les négociations avec les États-Unis,
07:43donc on verra le choc pétrolier, ses conséquences économiques,
07:46mais pour vous, est-ce que vous voudriez, Philippe,
07:49que c'est la fin de la mondialisation heureuse ?
07:52– Tout à fait.
07:54Finalement, Cyclope est né en 86,
07:58on vivait à l'époque les conséquences du grand choc des années 70,
08:04et 86, c'est une année assez intéressante,
08:08puisque c'est le premier contre-choc pétrolier,
08:12le moment où l'OPEP perd le contrôle du marché du pétrole,
08:16où le pétrole devient une commodité,
08:18une matière première cotée sur des marchés internationaux,
08:22où pour le pétrole même, on passe du stable à l'instable.
08:25C'est aussi, 86, le début des négociations de l'Uruguay Round,
08:31c'est le moment où les Européens et les Américains se battent
08:35pour les débouchés céréaliers vers un pays
08:38qui est totalement disparu aujourd'hui, qui est l'URSS,
08:41et c'est le moment aussi où l'on commence à imaginer
08:47la troisième révolution industrielle,
08:49on va parler de nouvelle économie.
08:51Et puis on a eu 30 ans, 90, 2020,
08:57de ce que j'appellerais la mondialisation heureuse.
09:00On a cru Fukuyama, nous avons cru à la fin de l'histoire,
09:04on a cru qu'on avait trouvé la martingale idéale,
09:07que les hommes allaient être heureux,
09:08qu'avec la troisième révolution industrielle,
09:11tout allait bien se passer.
09:12Depuis 2020, 2020 le Covid,
09:172022 la guerre en Ukraine,
09:202024-2025 Trump,
09:23Liberation Day et toutes les trumperies
09:26auxquelles nous avons assisté,
09:282026 la troisième guerre du Golfe,
09:31Oui, quatre événements qui font que la croyance un peu béate
09:37qui était la nôtre dans une mondialisation heureuse,
09:40eh bien cette croyance, nous devons la remettre dans un placard.
09:43Le monde n'a jamais été aussi complexe,
09:46n'a jamais été aussi dur.
09:48Il y a 130 guerres aujourd'hui dans le monde,
09:52270 millions de personnes qui habitent dans des pays
09:56touchés directement par la guerre,
09:59des guerres civiles, etc.
10:01Et effectivement,
10:03les prix, les marchés des matières premières,
10:06ils n'arrêtent pas de réagir,
10:08puisqu'ils sont la partie émergée de l'iceberg,
10:12de toutes ces tensions.
10:13Quand on disait la fin de la mondialisation heureuse,
10:15c'est presque la fin de la mondialisation insouciante.
10:20Heureuse, insouciante,
10:22et même un peu tout court.
10:24Car la mondialisation, c'était la libre circulation des produits, etc.
10:29Qui eût imaginé...
10:30Qui eût imaginé...
10:31Qui eût imaginé qu'Orbouz soit bloqué,
10:34qui eût imaginé qu'il y aurait autant de fractures,
10:37qui eût imaginé que l'on réinvente dans une certaine mesure
10:40une nouvelle forme de guerre froide.
10:42Oui, alors là, en tous les cas,
10:44on est clairement dans un troisième choc pétrolier.
10:47Vous dites que ce qui s'est passé,
10:49en fait, que Donald Trump a déclenché,
10:51probablement dans l'histoire,
10:53ce qui restera comme la troisième guerre du Golfe,
10:55la plus totale, la plus marquante,
10:58avec la fermeture du détroit d'Ormose.
11:02Donc, les conséquences, aujourd'hui.
11:04Alors, j'emploie le terme de choc.
11:07Peut-être moins par l'incidence sur les marchés.
11:10Car au fond, à ce jour,
11:13les marchés des énergies fossiles,
11:15que ce soit le pétrole ou le gaz,
11:17sont relativement modérés.
11:21Les réactions sont modérées.
11:23Aujourd'hui, alors ça va peut-être réagir
11:26dans les heures qui viennent avec l'échec des négociations,
11:29mais on se balade entre 100 et 110 dollars le baril.
11:33On n'a même pas battu,
11:34ou on a à peine battu à certains moments,
11:37les records de 2008.
11:39– Oui, attendez, je n'étais pas complètement d'accord avec vous,
11:41parce que je regarde l'impact.
11:43C'est vous, ça vient de votre rapport.
11:45L'impact de la guerre sur les marchés mondiaux,
11:47l'indice cyclope, c'est plus 22,2%,
11:49donc c'est l'indice global.
11:52Pétrole, 45,2% sur le Bren,
11:5541% sur le WTU,
11:56le gaz, 43,2%.
11:58– Le vrai choc, c'est la fermeture d'Hormuz.
12:05Car la fermeture d'Hormuz,
12:08personne n'y croyait.
12:09En juillet 2025,
12:12au moment de la guerre des 12 jours,
12:14l'Iran n'avait pas fermé Hormuz.
12:16Et ça m'avait fait écrire à l'époque
12:18qu'on était dans une phase de banalisation
12:21d'un marché du pétrole qui était excédentaire.
12:25Pourquoi est-ce que le prix du pétrole
12:28nous paraît avoir autant augmenté ?
12:30C'est qu'au début de l'année,
12:31nous étions à 60 dollars.
12:33Et je peux même vous rappeler,
12:35cruellement pour moi,
12:37que la prévision de cyclope
12:39faite dans le courant du mois de janvier,
12:42de prix moyen du Brent en 2025,
12:45en 2026, pardon,
12:47c'était 58 dollars le baril.
12:49Donc, à la limite,
12:51avec Hormuz bloqué,
12:53avec 10 à 13 millions de barils
12:58qui manquent chaque jour,
12:59pour l'instant,
13:01nous sommes dans une situation
13:05relativement tempérée.
13:07Ça ne veut pas dire
13:08qu'avec les nouvelles qui viennent de tomber,
13:11avec le fait que Hormuz va rester bloqué,
13:14probablement encore quelques semaines,
13:16voire un peu plus,
13:18là, nous allons rentrer dans le dur,
13:21dans ce que l'Agence internationale de l'énergie
13:23a qualifié,
13:25il y a quelques jours encore,
13:27de zone rouge.
13:28Oui,
13:29et puis,
13:30problème de pénurie ou pas ?
13:32C'est vous qui me faites penser,
13:33parce que Fatih Birol,
13:34directeur général
13:35de l'Agence internationale de l'énergie,
13:38dit qu'il y a un risque de pénurie.
13:40Est-ce que pour vous,
13:41il y a un risque de pénurie ou pas ?
13:43Est-ce que les stocks stratégiques
13:45sont à un niveau inquiétant ?
13:48Je ne pense pas qu'il y aura de pénurie,
13:51parce qu'avant la pénurie,
13:53il y a la hausse des prix.
13:54La hausse des prix,
13:56elle induit mécaniquement
13:59une baisse de la demande.
14:01Nous n'avons pas encore,
14:02nous ne sommes que le 1er juin,
14:04nous n'avons pas encore
14:05les chiffres moyens du mois de mai,
14:06mais au mois d'avril,
14:08où l'impact des hausses
14:10a été considérable,
14:11nous avons eu une baisse
14:13de la demande mondiale de pétrole
14:16de 5 millions de barils jour,
14:18et par contre,
14:20un tirage sur les stocks
14:22de 6 à 7 millions de barils jour,
14:24vous retrouvez,
14:25mais 12-13 millions de barils jour
14:27que nous perdons.
14:28Donc, il est clair
14:29qu'on aura peut-être,
14:33dans certains pays,
14:34les plus pauvres malheureusement,
14:36des problèmes de pénurie,
14:38mais la hausse des prix
14:39permettra de lisser
14:41la dite pénurie,
14:42qui pourra quand même intervenir
14:44sur certains produits raffinés.
14:46C'est là où vous retrouvez,
14:48par exemple, le kérosène,
14:49et tous ceux qui veulent partir
14:52en avion cet été
14:53devront quand même regarder,
14:56car en particulier,
14:57les compagnies low-cost,
14:59qui ne peuvent pas totalement
15:00répercuter le coût du kérosène,
15:03risquent de se trouver
15:04dans des situations
15:05d'annulation de vol.
15:06Non pas parce qu'on manquera
15:08de kérosène,
15:09mais parce qu'il sera devenu
15:10tellement cher
15:11qu'ils ne pourront pas
15:12reporter les hausses de prix
15:13sur les passagers.
15:15Oui.
15:15Vous dites,
15:16ça c'est sur le pétrole,
15:17c'est un volet très important.
15:19Après, vous dites,
15:19mais attention,
15:20il faut aussi regarder
15:21tout ce qui a,
15:22tous les dérivés du pétrole,
15:24tout ce qui est tout,
15:24la pétrochimie.
15:25Absolument.
15:26Donc là,
15:26si on commence à faire
15:27la liste,
15:28ça devient,
15:30la note devient salée.
15:31La note devient très salée,
15:34elle va des engrais
15:36aux préservatifs,
15:37en passant par les sacs poubelles,
15:40donc tout ce qui est pétrochimie,
15:42qui effectivement,
15:44avait été très largement
15:46délocalisé en Asie,
15:47il faut bien s'en rendre compte,
15:49une Asie beaucoup plus sensible
15:51que l'Europe,
15:52aux importations de pétrole
15:54en provenance du Golfe.
15:55Et là,
15:56il faut bien s'en rendre compte,
15:58et au fond,
15:59nous avons encore une fois
16:02redécouvert
16:02que notre dépendance
16:05au pétrole,
16:06au gaz,
16:07aux énergies fossiles,
16:08elle n'était pas seulement,
16:10elle ne concernait pas seulement
16:11les carburants,
16:12elle pouvait concerner
16:14pratiquement notre vie quotidienne.
16:16Oui,
16:16moi ce que je trouve intéressant,
16:17ce que vous dites,
16:18c'est la souveraineté,
16:20vous vous rappelez,
16:20pendant la guerre en Ukraine,
16:22on disait la souveraineté,
16:23il faut la retrouver,
16:23il faut relocaliser,
16:25même sur le Covid,
16:26il faut relocaliser le Doliprane,
16:27tout ça qu'on a vendu depuis.
16:29Et là,
16:30on découvre que notamment
16:31la plus grande raffinerie de sucre
16:33au monde,
16:34se trouve là-bas,
16:36à Dubaï.
16:37On a aussi l'aluminium,
16:39dans le Golfe,
16:40à Bahreïm et aux Émirats,
16:41qui détient 12%
16:42des capacités de production mondiales.
16:45L'aluminium,
16:46c'est vrai,
16:47c'est incroyable en fait.
16:47C'est logique.
16:49L'aluminium,
16:50c'est de l'alumine,
16:52la bauxite est de l'alumine,
16:53plus de l'énergie.
16:55Et il était assez logique
16:56de mettre,
16:57alors là,
16:57honnêtement,
16:58ce n'était pas vraiment
16:59de la délocalisation,
17:00c'était jouer
17:01de l'avantage comparatif
17:03de la région du Golfe,
17:04où il y a de l'énergie pas chère,
17:06et notamment de l'énergie
17:07qui,
17:08pour un certain nombre de cas,
17:10n'était même pas utilisée,
17:12c'était,
17:12en caricaturant un peu,
17:14les gaz d'échappement
17:15des champs pétroliers.
17:17Donc là,
17:18il y avait une certaine logique,
17:20ça a touché l'aluminium,
17:22bon,
17:22le cas du sucre
17:23est un peu particulier,
17:24mais c'est vrai
17:25que,
17:26là aussi,
17:27le raffinage du sucre,
17:28donc passé du sucre brut
17:29ou sucre blanc,
17:30ça demande de l'énergie,
17:32les marchés sucriers
17:33de consommation sucrière,
17:35ce sont souvent
17:36tous les marchés
17:37du Moyen-Orient,
17:38de l'Afrique,
17:39etc.,
17:40et Dubaï en avait profité
17:41pour développer
17:43ce qui était
17:44la plus importante
17:45raffinerie.
17:46Jusque-là,
17:47les raffineries de sucre
17:48étaient en Europe
17:49ou aux Etats-Unis,
17:50elles avaient fermé,
17:51mais à la limite,
17:52il en a été de même
17:53pour les raffineries
17:54de pétrole.
17:55Si nous avons aujourd'hui
17:56des problèmes en Europe
17:57sur diesel et kérosène,
17:59c'est qu'en fait,
18:00on les a fermés,
18:00on les a fermés,
18:02on les a délocalisés,
18:03parce que,
18:05d'abord,
18:06ce n'était pas
18:07très très rentable,
18:08les marges de raffinage
18:09étaient très faibles,
18:10et on trouvait
18:10beaucoup mieux
18:11d'aller externaliser
18:12nos problèmes
18:13environnementaux.
18:15Personne ne pleurait
18:16à la fermeture
18:17d'une raffinerie.
18:17Il y a aussi,
18:18juste pour rester un instant
18:19sur les conséquences
18:20du détroit d'Hormuz,
18:21parce qu'après,
18:21il y a la question
18:22d'évolution des matières premières,
18:23parce qu'on voit bien
18:24que les industriels,
18:25ils se plaignent beaucoup
18:26de l'augmentation
18:27des matières premières.
18:28On fera un petit tour d'horizon
18:29avec vous,
18:29Philippe Chalmin.
18:30Mais il y a l'histoire
18:32des engrais aussi,
18:34des engrais qui sont
18:36une partie qui proviennent
18:38des détroits d'Hormuz,
18:39enfin,
18:40qui sont transportés
18:41par les détroits d'Hormuz.
18:42Mais quand je posais
18:43la question
18:43au numéro 1 européen,
18:47Invivo,
18:48il me disait,
18:49mais non,
18:49en fait,
18:50nous,
18:51on a nos propres engrais,
18:53il y a des grandes usines,
18:54ça vient d'Allemagne,
18:55ça vient du nord de la France,
18:56du nord de l'Europe.
18:57Donc,
18:58on ne dépend pas beaucoup,
18:59en fait,
18:59nous.
19:00Si,
19:00on dépend par le biais des prix.
19:02Il faut bien se rendre compte
19:03que même si,
19:04à la limite,
19:08les Etats-Unis
19:09sont des exportateurs
19:10de pétrole.
19:11Et pourtant,
19:12les Américains,
19:13aujourd'hui,
19:14ils souffrent
19:14de la hausse
19:15des prix de l'essence.
19:17Eh bien,
19:17il en est de même pour nous.
19:18C'est vrai
19:19que nous importions,
19:21alors,
19:22sur le coût des engrais,
19:23il faut savoir
19:24que les engrais,
19:25vous avez azote,
19:26phosphase,
19:27potasse,
19:28vous mélangez
19:29tout ça,
19:29vous avez besoin
19:30des trois principes.
19:31Sur l'azote,
19:32l'azote,
19:32elle est produite
19:33à partir d'ammoniaque
19:34dont on fait de l'urée
19:35et cet ammoniaque,
19:37il provient du gaz.
19:38Les grands producteurs
19:40d'urée,
19:40c'était quoi ?
19:41c'était l'Ukraine et la Russie.
19:43Manque de chance,
19:44ils sont en guerre.
19:46Et puis,
19:46c'est vrai,
19:47c'était les pays du Golfe.
19:4940% de l'urée mondiale exportée
19:52passait par le Golfe.
19:54Les prix de l'urée
19:56ont été multipliés
19:57par deux.
19:58Et donc,
19:58les agriculteurs européens
20:00qui,
20:01pour l'instant,
20:01n'ont pas été trop concernés,
20:03leurs engrais,
20:04ils les achètent six mois
20:04à l'avance.
20:05Donc,
20:06à la limite,
20:06peut-être un peu,
20:07les producteurs de maïs.
20:08Mais c'est surtout
20:09sur l'année prochaine
20:10que les conséquences
20:12peuvent en être graves.
20:13Tout comme,
20:14d'ailleurs,
20:15toutes les récoltes
20:16qui vont intervenir
20:18dans l'hémisphère sud
20:19au début de l'année prochaine.
20:21C'est maintenant
20:22que la hausse des prix
20:23des engrais,
20:24elle touche,
20:25mais elle touche l'Inde,
20:27bien entendu.
20:28Elle touche
20:28toute l'Amérique latine.
20:31Et,
20:32quand je parlais de l'urée,
20:33on pourrait rajouter
20:34le soufre,
20:34etc.
20:35C'est une des conséquences
20:37importantes,
20:37mais qui se répercutera
20:39là,
20:40sur les productions agricoles,
20:43donc éventuellement
20:44sur les prises alimentaires,
20:45un peu plus tard.
20:46Oui.
20:47Moi,
20:48j'ai une question
20:49à vous poser un peu cash,
20:50Philippe Chalmin.
20:51Ça fait longtemps
20:52qu'on dit
20:52que vous êtes les meilleurs
20:53spécialistes de l'énergie.
20:55Vous avez écrit
20:56il y a 40 ans
20:57du rapport Cyclope.
20:58Moi,
20:59on ne m'a jamais alerté
21:00sur l'importance,
21:02mais clé
21:03du détroit d'Hormuz.
21:05Parce qu'on se rend compte
21:06que finalement,
21:06tout passe par le détroit d'Hormuz.
21:08On a l'impression
21:09que c'était juste
21:09le pétrole iranien.
21:11Mais pas du tout.
21:12Et donc,
21:12même Donald Trump
21:13ne s'est pas rendu compte
21:14que c'était une arme atomique.
21:17Comment vous expliquez ça ?
21:18Si, alors,
21:19le détroit d'Hormuz,
21:20on le savait.
21:22On est en train,
21:23par contre,
21:24de découvrir
21:24l'importance
21:25de quelques autres détroits
21:27tout aussi étroits,
21:28tout aussi sensibles,
21:29Malacca.
21:30On ne nous a jamais dit
21:31que c'était la clé,
21:31que ça allait provoquer
21:32un choc économique mondial.
21:34Tout simplement
21:34parce que personne
21:35n'imaginait
21:36qu'un jour,
21:38Hormuz
21:38pourrait être bloqué.
21:40C'est fou ça.
21:41Et Donald Trump,
21:43lorsqu'il prend sa décision
21:45le 26 ou le 27 février,
21:47il y a certains
21:48de ces militaires
21:49qui lui disent
21:50« Attention,
21:51on ne peut rien garantir
21:52sur Hormuz »
21:52et il a balayé,
21:54dit-on,
21:55l'argument du revers de la main
21:56en disant
21:57« Jamais les Iraniens
21:58ne bloqueront Hormuz »
22:00parce que,
22:01alors il faut quand même
22:01se souvenir
22:02qu'en juin-juillet 2025,
22:05vous avez la guerre
22:06des 12 jours,
22:07vous avez les États-Unis
22:08qui envoient
22:09leurs énormes bombes
22:10et qui écrasent
22:12les facilités nucléaires iraniennes.
22:15À ce moment-là,
22:17les Iraniens
22:17n'ont pas réagi.
22:18Et on a pensé,
22:20à cette époque,
22:20que c'était sous l'influence
22:22de la Chine.
22:23La Chine n'a aucun intérêt
22:25au blocage d'Hormuz.
22:27Et la Chine n'a pas réussi
22:30ou n'a peut-être pas voulu,
22:31on le saura beaucoup plus tard,
22:34mais la Chine n'a pas réussi
22:35à convaincre les Iraniens
22:37qui ont découvert,
22:38à la limite,
22:39grâce à Trump,
22:40que plutôt que de chercher
22:41une hypothétique arme atomique,
22:43ils avaient une véritable arme atomique,
22:46low cost,
22:47pour eux,
22:47en tout cas,
22:48c'était le blocage d'Hormuz.
22:49Par Hormuz,
22:5120 millions de barils
22:52le jour de pétrole,
22:53un tiers des exportations mondiales
22:55de gaz naturel liquéfié,
22:56pas mal d'autres produits
22:58qu'on a découvert au passage,
23:00et puis,
23:01tous les flux,
23:02toutes les routes maritimes.
23:04Peu à peu,
23:05le Golfe était
23:07redevenu
23:08une place
23:09de réexportation.
23:12Une partie,
23:13par exemple,
23:13de l'aide alimentaire mondiale
23:15gérée par l'agence des Nations Unies,
23:19le programme alimentaire mondial,
23:22transitée par Dubaï.
23:23Plus rien,
23:24aujourd'hui,
23:25ne peut sortir,
23:26ni rentrer.
23:26C'est ça qui est incroyable.
23:28Merci beaucoup,
23:29Philippe Chalmin.
23:31Cyclope,
23:31les marchés mondiaux,
23:33ce pavé,
23:34vous avez expliqué pourquoi,
23:35mais en tout cas,
23:36il y a toutes les références,
23:37il y a même des prévisions économiques.
23:38Merci beaucoup
23:39d'être venu sur ce plateau.
23:41C'est donc publié
23:42chez Economica
23:43et on peut trouver le lien.
23:44Merci infiniment.
23:45Dans un instant,
23:46on part à Versailles
23:47pour Choose France,
23:48ces grands événements
23:49des investisseurs étrangers.
23:51Visiblement,
23:51ils ont répondu,
23:52présent,
23:52on va voir ça
23:53avec Mathieu Jolivet
23:55et Nathan Coquampo.
23:58Pardon.
23:58A tout de suite.
23:59BFM Business
24:00et la Tribune
24:01présentent
24:04le 18-19
24:05d'Edwis Chevrillon.
24:09Vous êtes bien
24:10dans le 18-19.
24:12On va filer
24:13à Versailles
24:14où se déroule,
24:15vous savez,
24:15Choose France,
24:16cette grande messe
24:17des investissements étrangers
24:18instaurée par Emmanuel Macron
24:20où est annoncé
24:21une moisson record
24:22avec 93 milliards d'euros
24:24de projets annoncés.
24:25On va retrouver
24:26nos deux envoyés spéciaux,
24:28Nathan Coquampo
24:28et Mathieu Jolivet
24:29qui a fait pour nous
24:30des interviews
24:31de dirigeants présents.
24:33Nathan Coquampo,
24:34bonsoir,
24:35merci d'être là.
24:36Beaucoup de questions
24:37à vous poser.
24:37Tout d'abord,
24:38quelle est un peu
24:38l'ambiance ce soir ?
24:43Edwis,
24:43on est un peu scotché
24:44ce soir,
24:45notamment par cette annonce
24:46de 45 milliards d'euros
24:48d'ici à 2031
24:49du japonais Softbank
24:50pour développer
24:51de puissants
24:52data centers
24:53dans les Hauts-de-France.
24:54C'est la moitié
24:55de ce Choose France record.
24:57Un investissement
24:58qui pourrait même aller
24:58jusqu'à 75 milliards
25:00au total.
25:02Alors ici,
25:02tout le monde cherche
25:03son PDG
25:04Masayoshi Son.
25:05à défaut.
25:06Edwis,
25:06je suis tombé sur
25:07le patron de Mistral
25:08et Arthur Mench,
25:09ou encore Guillaume Foury
25:10d'Airbus,
25:10ou même le patron
25:11de Candela
25:12et Thomas Pesquier.
25:13Bref,
25:13pas d'annonce
25:14pour toutes ces personnes.
25:15On vient ici
25:16faire des rencontres,
25:17discuter particulièrement
25:18d'un sujet,
25:20la souveraineté
25:21dans l'IA,
25:21dans la tech,
25:22à l'image du fonds
25:24Ardian et sa filiale
25:25britannique Verne
25:26qui annonce
25:265 milliards d'euros
25:28pour créer un campus
25:29d'infrastructures numériques
25:30d'IA,
25:31un grand campus
25:33qui sera près de Paris.
25:34La France a son nucléaire,
25:36son énergie décarbonée
25:37en quantité
25:37et ça change tout
25:39à vrai dire,
25:39mais c'est surtout
25:40la stabilité,
25:41cette vision long terme
25:42qui rassure les entrepreneurs.
25:44On attend dans quelques minutes
25:45le discours d'Emmanuel Macron
25:46qui a pris un peu de retard
25:47pour son dernier
25:48Choose France,
25:49peut-être même
25:50le dernier Choose France
25:51tout court
25:51avec les élections présidentielles
25:53qui approchent en mai prochain.
25:54Avec cette question,
25:55Edwige,
25:56est-ce que ce Choose France,
25:57ce rendez-vous annuel
25:58n'était qu'une vitrine,
25:59une vitrine d'investissement
26:00ou un véritable moteur
26:02d'attractivité pour la France ?
26:04Merci beaucoup Nathan,
26:05Cocampo.
26:06Ambiance juste,
26:07ambiance studieuse
26:09ou ambiance chaleureuse ?
26:15Plutôt ambiance chaleureuse.
26:16On vient,
26:16on discute,
26:17les patrons n'ont pas peur
26:18de venir nous voir,
26:19nous dire un peu
26:20ce qu'ils pensent
26:20de tous ces investissements,
26:22de voir un peu
26:22leur vision d'avance,
26:23à venir aussi,
26:24évidemment autour de l'IA,
26:26des data centers,
26:26c'est un peu le mot
26:27que tout le monde dit,
26:28c'est IA,
26:29data center,
26:30ce sont les deux mots
26:30qui restent
26:31et que l'on continue
26:33de marteler ici
26:33à ce 9e sommet
26:35de Choose France
26:35qui est donc
26:36un sommet de Choose France
26:37record.
26:38Merci beaucoup,
26:39donc IA et data center,
26:41les deux maîtres mots
26:42de ce Choose France.
26:44Tout de suite,
26:44vous allez pouvoir
26:45entendre Alice Ruffo,
26:46c'est la ministre déléguée
26:47auprès de la ministre
26:48des armées
26:48et des anciens combattants.
26:51Mathieu Jolivet
26:52vient de l'interviewer
26:53et l'état de Choose France,
26:54on l'écoute.
26:56C'est désormais
26:57la ministre déléguée
26:59aux armées
26:59et aux anciens combattants,
27:00Alice Ruffo,
27:01qui vient de nous retrouver
27:02dans le studio délocalisé
27:04de BFM Business,
27:04dans ce cadre
27:05assez spectaculaire
27:06et extraordinaire
27:07du château de Versailles
27:08pour cette 9e édition
27:10de Choose France.
27:10Bonjour Alice Ruffo.
27:11Bonjour.
27:12Ce qui est assez symbolique
27:14et très intéressant,
27:16c'est que c'est assez rare
27:18que la défense
27:19soit mise comme ça
27:20en avant
27:20à ce sommet Choose France
27:22qui attire des investisseurs
27:23et des industriels
27:24du monde entier.
27:25Et ça,
27:26ça dit peut-être
27:26quelque chose aussi
27:27de notre époque.
27:28Oui,
27:28je suis d'accord avec vous,
27:29ça dit quelque chose.
27:30C'est vrai que ça fait 9 ans
27:31et que la partie défense
27:32est très affirmée,
27:33mais en fait,
27:34ça correspond à l'évolution
27:35de l'époque,
27:36comme vous le dites
27:36très justement.
27:37D'abord,
27:37la France est assez attractive
27:38en matière de défense
27:40parce qu'elle a,
27:40comme on dit dans cet univers-là,
27:42un écosystème assez puissant,
27:44des industries de défense fortes,
27:45des écoles d'ingénieurs
27:47très importantes
27:48qui ont des liens
27:49avec la défense
27:50historiquement.
27:51Deuxièmement,
27:51une DGA qui montre...
27:53Une DGA qui existe
27:54et qui est très pu...
27:54Les ingénieurs sont très actifs.
27:57Exactement.
27:57Et puis,
27:58on est aussi dans une phase
27:59où ce qu'on appelle
28:01le dual,
28:02c'est-à-dire
28:02dans les nouveaux domaines
28:03de conflictualité
28:04comme l'espace,
28:05les fonds marins,
28:06le spatial
28:07et puis tout ce qui relève
28:08de la haute technologie,
28:08l'intelligence artificielle,
28:10le cyber,
28:10le numérique
28:11prend une place
28:12de plus en plus importante
28:13dans les systèmes de défense.
28:14Et donc,
28:14nous,
28:15on est évidemment très intéressés
28:16pour aller à la rencontre
28:17d'entreprises,
28:18c'est ce que je fais aujourd'hui,
28:19qui travaillent dans le champ
28:20de la dualité,
28:21qui sont évidemment intéressés
28:22par la défense
28:23et nous aussi,
28:23on est intéressés
28:24par ce qu'elles font.
28:24La dualité,
28:25elle est au cœur
28:25de ce concept
28:26qu'on découvre un peu tous
28:27en ce moment d'ailleurs
28:28en toile de fond
28:29de cette guerre en Ukraine
28:31où ça fait un peu plus
28:31de 4 ans après
28:32l'invasion russe
28:33qu'on nomme
28:34la guerre hybride.
28:38La technologie est au cœur
28:40de nouvelles menaces
28:42ou de nouveaux systèmes
28:43de déstabilisation,
28:44notamment la guerre
28:45électromagnétique
28:45sur le champ de bataille ukrainien,
28:47sur l'IA embarqué
28:49auprès des drones
28:50qui volent en essaim.
28:52Ça, c'est des choses
28:52qui changent complètement
28:53la donne
28:53sur le champ de bataille.
28:54Oui, ça change la nature
28:55de la conflictualité
28:56et du champ de bataille.
28:57Ça ne change pas le fait
28:58que c'est nécessaire
28:59d'avoir des équipements
29:00qui se font sur le très long terme
29:01comme le porte-avions,
29:03les rafales
29:03qui sont des éléments
29:04qui durent dans l'investissement
29:06qui demandent
29:06des décennies d'investissement.
29:08Mais il y a toute cette partie
29:09qui s'est considérablement accélérée
29:11et qui évolue très vite
29:12au plan technologique
29:13et qu'il faut parfois
29:14savoir produire en masse
29:16quand c'est nécessaire,
29:18par exemple,
29:18pour les drones.
29:19D'où aussi la coopération
29:20qu'on lance, nous,
29:21au ministère des Armées
29:22avec l'industrie civile
29:23pour la production de masse.
29:24Et la production de masse,
29:25vous soulevez là aussi
29:26un autre point
29:27très intéressant de notre époque
29:28qui est peut-être
29:29un enjeu industriel clé.
29:31c'est celui
29:32du modèle économique
29:34à tenir en temps de guerre.
29:36Est-ce qu'il peut être
29:36applicable aussi
29:37en temps de paix ?
29:39Je vous dis ça
29:40parce qu'il y a un haut gradé
29:40qui m'expliquait
29:41la semaine dernière.
29:42Il me disait
29:42« Regardez, faites le parallèle
29:43avec 14-18 ».
29:4414-18, il y a eu
29:45un essor de l'aéronautique
29:47et après l'armistice
29:47en 1918,
29:49d'un coup,
29:49des centaines de milliers
29:50d'emplois qui se retrouvaient
29:51un peu sur le carreau
29:51et une bulle productive
29:52qui a explosé
29:53parce qu'en temps de paix,
29:55il n'y avait plus besoin
29:56de telles commandes militaires.
29:58Je referme la parenthèse ?
29:59Non, non, mais c'est intéressant.
30:00Est-ce que quelque part,
30:01il n'y a pas cette problématique
30:01qui se joue aujourd'hui
30:03dans cette ruée
30:04des drones en Ukraine ?
30:05Alors, c'est très intéressant
30:06comme question.
30:07On n'est pas l'Ukraine.
30:08Voilà, si vous voulez
30:09que je réponde très directement,
30:10on n'est pas dans la même situation
30:11parce que c'est une guerre
30:12d'attrition,
30:14extrêmement attrition,
30:14ça veut dire
30:15c'est une guerre
30:15de masse contre max
30:16qui est très dure
30:18et qui est de très haute intensité.
30:20Mais pour autant,
30:21on n'est pas dans une situation
30:22de paix comme on l'a connue avant.
30:25C'est-à-dire qu'on peut avoir
30:26des déstabilisations,
30:28des tests,
30:29on peut avoir une situation
30:30où à l'est de l'Europe,
30:31ça se dégrade très brutalement,
30:32où il faut se tenir prêt
30:33à un choc.
30:34Donc on n'est pas du tout
30:36dans une situation de guerre
30:38comme on peut l'imaginer
30:39en Ukraine,
30:40mais on n'est pas non plus
30:41dans une situation de paix
30:43telle qu'on l'a connue
30:43jusqu'à maintenant.
30:44Donc en tout état de cause,
30:45nous ce qu'il faut,
30:46c'est se préparer
30:47à la possibilité d'un choc
30:48et y compris dans le domaine
30:50que vous décrivez très bien
30:51qui sont des domaines
30:52technologiques
30:53et d'hybridité
30:53où il faut qu'on apprenne
30:55à être résilients
30:56et prêts
30:56et surtout supérieurs
30:57sur le plan technologique.
30:58Et agiles.
30:59Et très agiles
31:00et ça change énormément de choses.
31:00Avoir aujourd'hui l'enjeu
31:01d'avoir des usines
31:02dans la BITD,
31:03enfin le secteur
31:05lié à la défense,
31:07des usines
31:07qui soient capables
31:09d'être assez agiles
31:10pour adapter la production
31:11en fonction du besoin
31:12du moment.
31:13Oui et puis vous avez
31:14l'innovation
31:15en la matière
31:16notamment sur les drones
31:16par exemple
31:17si on prend cet exemple-là
31:18ou sur l'intelligence artificielle
31:19elle est très rapide
31:21ça change un peu tout le temps.
31:22Donc en fait à la fin
31:23c'est un process
31:24c'est une manière de faire
31:25et c'est ça qui est très intéressant
31:26parce que là
31:26je voyais pas mal d'entreprises
31:27qui investissent en France
31:28beaucoup autour de Toulouse
31:30mais aussi dans d'autres
31:31parce qu'il y a
31:31beaucoup de spatial
31:32évidemment
31:33mais dans d'autres régions aussi
31:34à Cahors par exemple
31:35il y a une entreprise
31:36qui vient de s'implanter
31:37et d'investir.
31:38Ce qui est très intéressant
31:39c'est qu'en fait
31:40il y a besoin d'un lien
31:41avec les forces armées
31:42et nous ça nous intéresse
31:44et il y a besoin
31:45de centres d'essai
31:46de tests
31:47comme il y en a
31:48notamment à la direction générale
31:49de l'armement
31:50il y a besoin
31:51de tout cet écosystème
31:52où la France quand même
31:52est très performante
31:54et où effectivement
31:55nous il faut qu'on aille
31:56plus vers le civil
31:57et il faut que le civil
31:58vienne plus vers nous.
31:59Je ne sais pas
31:59si c'est un hasard
32:00du calendrier ou pas
32:01mais Toulouse France
32:02cette édition
32:03se tient deux semaines
32:04avant le grand salon mondial
32:06de la défense
32:06Eurosatory
32:07qui se tient
32:08à Villepinte
32:08est-ce que ça
32:09il peut y avoir
32:10un effet
32:11comment dire
32:13pré-annonce
32:14ou est-ce que Toulouse
32:16peut faire l'objet
32:17d'un accélérateur
32:18de décisions d'investissement
32:19juste avant Eurosatory
32:21là en fait
32:22alors Satori
32:23c'est plutôt
32:23des rencontres
32:24entre entreprises
32:25et gouvernements
32:26et des stands
32:27mais là en fait
32:28vous avez
32:28moi par exemple
32:29je viens de rencontrer
32:30plusieurs entreprises européennes
32:31qui
32:32je tiens à le préciser
32:33quand même
32:35militent
32:36pour davantage
32:37de souveraineté européenne
32:38sur laquelle la France
32:38a quand même été
32:39un peu pionnière
32:40en la matière
32:40ça les intéresse
32:41y compris sur la question
32:43de la souveraineté
32:43des chaînes de valeur
32:44parce qu'on est quand même
32:44dans un monde
32:45où il y a ça aussi
32:45qui est un enjeu majeur
32:47et donc en fait
32:48qui viennent
32:49et qui annoncent
32:50d'ores et déjà
32:50plusieurs centaines
32:51de millions d'investissements
32:52y compris dans des domaines
32:54qui ont trait à la défense
32:55qui touchent à la défense
32:56parce que encore une fois
32:57nous sommes attractifs
32:58il s'agit d'entreprises européennes
32:59donc c'est bienvenu
33:01et puis qui évidemment
33:02vont participer à Satori
33:03et vont travailler avec nous
33:05à la suite
33:06dernière question
33:07je me permets de sortir
33:08un peu quand même
33:09du secteur de la défense
33:10mais c'est d'ordre éthique
33:12ou philosophique
33:13mais ça concerne aussi
33:15sûrement le secteur
33:16de la défense
33:16la semaine dernière
33:17pour la première fois
33:18le pape Léon XIV
33:19a publié une encyclique
33:20un peu la circulaire
33:21du Vatican
33:22où il dit notamment
33:23sa pensée autour
33:24de l'intelligence artificielle
33:25je vous en parle
33:26parce que l'IA
33:26elle est vraiment au coeur
33:27de ce sommet
33:28de Chous France aujourd'hui
33:29et son grand message
33:30au monde entier
33:31à l'humanité
33:32d'ailleurs ça s'appelle
33:32Magnifica Humanita
33:34sa circulaire
33:35c'est
33:35il faut désarmer l'IA
33:38comment est-ce que
33:38ce message est perçu
33:39et lu par la ministre
33:41déléguée aux armées
33:42écoutez
33:43dans le domaine
33:43de l'intelligence artificielle
33:44dès la loi de programmation
33:46militaire de 2023
33:47donc celle qu'on accélère
33:48aujourd'hui
33:49on a décidé
33:50d'investir très fort
33:51dans l'IA
33:53militaire
33:53pourquoi ?
33:54parce que tout le monde
33:55le fait
33:55tous nos grands compétiteurs
33:56le font
33:57et qu'il faut être
33:58dans la course
33:59et on l'est
34:00c'est à dire
34:00on n'a pas pris de retard
34:01on a pris les décisions
34:02au bon moment
34:03maintenant
34:04effectivement
34:04il y a des questions éthiques
34:06qui sont posées
34:07évidemment
34:07en particulier
34:08dans le domaine militaire
34:09mais si vous voulez
34:10si vous ne faites pas partie
34:11de la course
34:11vous n'êtes pas capable
34:12de réguler
34:13donc il ne faut pas opposer
34:14je crois à l'investissement
34:15et le fait qu'on y aille
34:16dans une compétition mondiale
34:17où il s'agit
34:18de notre propre défense
34:19et de nos propres intérêts
34:20d'une part
34:20et la régulation d'autre part
34:22parce que sinon
34:22on va subir
34:23donc nous au ministère des armées
34:24on a une position
34:25qui est très alente
34:26sur l'IA militaire
34:27mais en même temps
34:28qui nous permettra
34:29d'être responsable
34:30parce que l'objectif
34:31des forces armées
34:31c'est plutôt la paix
34:33Merci beaucoup
34:34en tout cas Alice Ruffo
34:34ministre déléguée
34:35aux armées
34:36aux anciens combattants
34:37voilà
34:38de nous avoir accueillis
34:39devant un tableau
34:40de bataille
34:40devant un magnifique tableau
34:43de la bataille d'Arcole
34:43qui date de 1796
34:45lors de ce sommet
34:46de Chouz France
34:47à Versailles
34:48pour la 9ème édition
34:49merci beaucoup Alice Ruffo
34:50Merci beaucoup
34:50Merci beaucoup Mathieu
34:52la bataille de l'IA
34:53face à la bataille d'Arcole
34:55c'était donc Alice Ruffo
34:57qui nous dit
34:58il faut être très agile
34:59l'innovation est très rapide
35:01et on le voit notamment
35:02évidemment dans les drômes
35:03et l'annonce des investissements
35:05du côté de Toulouse
35:06du côté d'Airbus
35:07et du côté de Cahors
35:08tout de suite
35:09je vous propose
35:09d'écouter
35:10l'homme qui va être
35:12un peu l'artisan
35:13de cet accord incroyable
35:15qui a été fait
35:15avec Softbank
35:16je vous rappelle
35:17un investissement
35:18de 75 milliards d'euros
35:19dans les centres de données
35:21Mathieu Jolivet
35:22a interviewé
35:23Olivier Blum
35:23il est le directeur général
35:25de Schneider pour la France
35:26on l'écoute
35:28et ici au château de Versailles
35:30pour cette neuvième édition
35:32de Choose France
35:33l'annonce star forcément du jour
35:36c'était le géant japonais
35:37Softbank
35:38qui met 75 milliards de dollars
35:41sur la table
35:42pour développer
35:42des data centers
35:44dans les Hauts-de-France
35:45et puis pour ça
35:46il va s'appuyer
35:47sur un partenaire clé
35:49ce partenaire clé
35:50c'est l'autre star du jour
35:52c'est le français
35:53Schneider Electric
35:54et son directeur général monde
35:56est avec nous
35:57Olivier Blum
35:58bonjour
35:59bonjour
36:00cette annonce
36:01assez spectaculaire
36:03de Softbank
36:04qui est en partenariat
36:05avec vous
36:06elle a été officialisée
36:08et scellée
36:09il y a seulement quelques heures
36:10à l'Elysée
36:11c'était ce matin
36:11vous y étiez je crois
36:12oui absolument
36:13c'est un projet phare
36:14pour Schneider Electric
36:15c'est un projet phare
36:16pour la France
36:17alors que vous sachiez
36:18on travaille avec Softbank
36:19de manière historique
36:20depuis de nombreuses années
36:20notamment sur le terrain américain
36:22et en Asie également
36:24on a une relation historique
36:26avec Softbank
36:26soit en direct
36:27soit avec un certain nombre
36:28de sociétés
36:28qui opèrent dans les data centers
36:29et effectivement
36:31il y a eu une convergence
36:32je dirais d'intérêts
36:32entre à la fois
36:33le gouvernement français
36:35Softbank
36:35qui voulait investir en France
36:36et ce qui était important
36:37c'était de mettre
36:38un écosystème
36:39qui puisse travailler ensemble
36:40pour aller vite
36:41et être capable
36:42de concrétiser ce projet
36:43qui a été lancé aujourd'hui
36:44alors on sait que
36:45ce sommet de Chous France
36:46il tourne autour des annonces
36:47liées à l'intelligence artificielle
36:49c'est au coeur
36:50de toutes les annonces
36:50d'investissement
36:51c'est toujours un peu compliqué
36:53de savoir qui est qui
36:54qui fait quoi
36:55dans cet écosystème
36:56qui est devenu crucial
36:57qui est devenu même géopolitique
36:59mais vous Schneider Electric
37:00là-dedans
37:00un
37:01où est-ce que vous vous situez
37:02au niveau de la chaîne de valeur
37:04de l'intelligence artificielle
37:06et deux
37:07c'est quoi votre pièce du puzzle
37:09dans ce deal
37:10avec Softbank
37:10oui bien sûr
37:11c'est important
37:12Schneider en fait
37:13c'est une boîte
37:14des technologies
37:15de l'énergie
37:15nous on n'est pas dans la génération
37:16on n'est pas dans la consommation
37:17donc qu'est-ce qu'on fait
37:18avec une société comme Softbank
37:19on les aide tout d'abord
37:21à définir
37:22à concevoir
37:23à optimiser
37:24des data centers
37:25qui sont de plus en plus
37:26consommateurs d'énergie
37:27consommateurs de refroidissement liquide
37:28donc nous on a
37:29un premier rôle
37:30c'est de travailler avec eux
37:31sur la conception
37:32sur le design
37:32une fois que cette conception est faite
37:34notre job
37:35c'est de leur fournir
37:36tous les matériaux
37:37tous les équipements
37:38qui vont aller
37:38soit dans les salles blanches
37:39soit dans les salles grises
37:40et en l'occurrence
37:41dans le cadre de ce projet
37:42qui a été annoncé aujourd'hui
37:43nous Schneider Electric
37:44on va créer aussi
37:45une usine
37:47à Dunkerque
37:48au même endroit
37:48qui sera collée au data center
37:49dans lequel on aura
37:50des modules préfabriqués
37:51des modules préfabriqués
37:52ce sont des modules
37:53dans lesquels vous intégrez
37:54tous les produits
37:54ils sont préfabriqués
37:56pour qu'ils soient installés
37:57très très vite
37:57dans les data centers
37:58donc on est en amont
37:59sur la conception
38:00on est en la fabrication
38:02industrielle
38:02de ces équipements
38:03qui permettront d'atteindre
38:04les 3 à 5 gigawatts
38:05qui ont été annoncés
38:06et une usine dédiée
38:07à un tel projet
38:08ça illustre
38:09d'une part
38:11la force de frappe
38:12de ces méga data centers
38:15qui vont émerger
38:16dans les Hauts-de-France
38:17et aussi l'urgence
38:18à ne surtout pas
38:19perdre de temps
38:20absolument
38:21il y a une notion
38:22vous l'avez très bien dit
38:23qui est vraiment
38:24en anglais
38:24le time to market
38:25mais la vitesse
38:26à laquelle vous exécutez
38:27et quand on regardait
38:28comment les data centers
38:29étaient faits dans le passé
38:30les designs
38:31les conceptions
38:32n'étaient pas standardisées
38:33il y avait une chaîne
38:34d'appromisiennement
38:35qui était longue
38:35et aujourd'hui
38:36quand je vous parlais
38:36de standardisation
38:37du design en amont
38:38et de modules préfabriqués
38:40c'est exactement
38:40pour ce point là
38:41pour aller beaucoup plus vite
38:43pour être capable
38:43d'atteindre le plus rapidement possible
38:45ces 3 à 5 gigawatts
38:46pour vous donner un ordre d'idée
38:47ça fait combien de PR
38:48je crois ça
38:483 à 5 gigawatts
38:49ça fait beaucoup
38:49en investissement
38:50mais pour vous donner un ordre d'idée
38:52en France
38:52la capacité à installer
38:53de 1,5 gigawatts
38:55à fin 2025
38:56en France
38:56sur la totalité
38:57du territoire français
38:58donc on parle de 3 à 5
39:00qui est double au triple
39:01de ce qu'il y a
39:01et vous prenez que Softbank
39:03et il y a d'autres projets
39:04qui ont été discutés aujourd'hui
39:05qui font que la France
39:06est en train de se positionner
39:07comme un des acteurs clés
39:09du support des infrastructures
39:11dans le monde
39:11de l'intelligence artificielle
39:12Et qu'est-ce qui a fait la différence
39:15pour que Softbank décide
39:17d'aller investir en France
39:20et de s'allier avec vous ?
39:21Est-ce que notamment
39:21l'environnement énergétique français
39:24le raccordement de tension
39:25notre puissance nucléaire
39:27est quelque chose
39:28qui a été un élément déterminant ?
39:29Les facteurs que tu es issus
39:30c'est pour avoir ce genre de projet
39:32il faut un investisseur
39:33Softbank
39:33il faut un territoire
39:35qui soit capable
39:37de fournir des terrains
39:39où les permis de construire
39:41soient capables
39:43de les donner relativement rapidement
39:44Dans ce cas-là
39:45le port de Dunkerque
39:46qui est en train de transformer
39:48une partie de son territoire
39:49offrait cette capacité
39:51un, d'avoir des centres de données
39:53mais aussi d'avoir des usines
39:54et à vrai dire
39:56il voulait même avoir les deux
39:57Il faut un gouvernement
39:58Excusez-moi
39:58mais là vous cassez un mythe
39:59je croyais que la France
40:00était justement le pays
40:02des lourdeurs administratives
40:03Mais c'est pour ça que j'en parle
40:04On passe tellement de temps à voir
40:05Un investisseur
40:06un territoire
40:07qui est prêt à accueillir
40:08ce genre de décision
40:09un gouvernement
40:09au niveau de Bercy
40:10au niveau du président
40:11qui soit supportif
40:12De l'accès à l'énergie
40:13vous l'avez dit
40:14de l'énergie décarbonée
40:15qui est disponible immédiatement
40:17Donc dans ce cas-là
40:17on a EDF RTE
40:18qui est un fournisseur
40:20d'accès d'énergie
40:20et comme Softbank
40:21est une société
40:22d'investissement japonaise
40:24Schneider
40:24nous on est leur technologie
40:25partenaire
40:26mais en tant qu'entreprise française
40:27on est un facilitateur
40:29pour que cet écosystème
40:30travaille ensemble
40:31et pour qu'on ait pu
40:31aller très vite
40:32Et effectivement
40:33je dirais que c'est assez rare
40:34pour le mentionner
40:35c'est un succès
40:36quand on voit la vitesse
40:37à laquelle tout cet écosystème
40:39CAC pour travailler
40:40et pour se mettre d'accord
40:41Donc vous êtes
40:41Schneider Electric
40:42je rappelle
40:43vous êtes le directeur général
40:44monde de Schneider Electric
40:45vous êtes devenu
40:46le partenaire industriel
40:47et énergétique
40:47clé de Softbank
40:48qui annonce
40:48cet investissement
40:49spectaculaire
40:50de 75 milliards
40:51on est autour
40:52du développement
40:53de l'essor
40:53de l'intelligence artificielle
40:55là on est sur un terrain
40:56qui a dépassé l'économie
40:57qui est devenu aussi géopolitique
40:59on a vu que notamment
41:00Xi Jinping
41:01et Donald Trump
41:02ont compris
41:03depuis pas mal de temps
41:04que celui qui contrôlerait
41:05l'IA
41:06contrôlerait le monde
41:08et ce qui fait
41:09qu'aujourd'hui
41:09il y a eu une avance
41:12technologique
41:12et d'investissement
41:13sino-américaine
41:14qui est impressionnante
41:15est-ce qu'aujourd'hui
41:17l'Europe
41:18et la France en particulier
41:19n'arrivent pas trop tard
41:20est-ce que ce que vous annoncez
41:22aujourd'hui avec Softbank
41:23nous montre que
41:23il y a peut-être encore
41:25espoir d'être
41:26de monter dans le train
41:26bien sûr
41:27non non
41:27il n'est pas trop tard
41:28et vous avez mentionné
41:29un enjeu géopolitique
41:31qui est l'intelligence artificielle
41:32il y en a un deuxième
41:33c'est l'énergie
41:34il n'y a pas d'intelligence artificielle
41:36il n'y a pas de centre donné
41:37s'il n'y a pas d'énergie
41:38ce dont on se rencontre
41:39au-delà du boom
41:40de l'intelligence artificielle
41:42le conflit du Moyen-Orient
41:43montre aussi
41:44que les gouvernements
41:45ont besoin
41:46d'électrifier beaucoup plus
41:47ont besoin
41:48de devenir moins dépendants
41:49des énergies fossiles
41:51et d'ailleurs
41:51vous l'avez entendu
41:52dans les dernières semaines
41:53que ce soit au niveau
41:53du Premier ministre
41:54au niveau du Président
41:55en France
41:56le sujet de l'électrification
41:57est très haut dans l'agenda
41:58la France est cet atout
42:00d'être un des pays
42:01qui a le plus grand
42:02pourcentage d'électricité
42:04de l'électricité
42:05qui est décarbonée
42:06et si vous rajoutez
42:07en plus cette volonté
42:08d'aller plus vite
42:08dans l'intelligence artificielle
42:09vous créez un écosystème
42:10qui est unique en Europe
42:11on parle de ces 3 à 5 gigawatts
42:13je vous disais
42:14qu'il y a d'autres investisseurs
42:15qui sont là aujourd'hui
42:16à Choose France
42:16pour regarder
42:17on peut potentiellement imaginer
42:19que c'est 2, 3, 4 fois plus
42:20qui puisse se faire
42:21en France
42:22dans les 5 prochaines années
42:23donc c'est un vrai changement
42:24de paradigme
42:25ce qui se passe en ce moment
42:26autour de l'IA
42:27est absolument
42:29spectaculaire
42:29ne serait-ce que
42:30les 4 géants tech US
42:33vont investir cette année
42:34autant que
42:35le quart du PIB
42:36de la France
42:37par exemple
42:37c'est peut-être
42:38une des plus grandes
42:39allocations du capital
42:40de l'histoire de l'humanité
42:42autour de l'intelligence artificielle
42:44est-ce que
42:44il n'y a pas quand même
42:45un risque de bulle ?
42:47vous savez nous
42:47on parle avec nos clients
42:49on écoute ce qu'ils se disent
42:50sur le marché
42:50mais on parle avec
42:51les 200 plus grands acteurs
42:52au niveau mondial
42:53qui nous disent
42:54voilà notre projet
42:55qu'on a pour les 12
42:5724, 36 mois
42:58et quand on regarde
42:59aujourd'hui
42:59on ne voit pas de bulle
42:59pourquoi ?
43:00parce que vous prenez
43:01je ne sais pas chez BFM
43:02mais chez Schneider Electric
43:02je peux vous dire
43:03qu'on est au tout début
43:04de la consommation
43:05d'intelligence artificielle
43:06qui est imprégnée
43:09dans nos produits
43:09dans les solutions
43:10qu'on vend à nos clients
43:11mais de la manière
43:11où on l'utilise en interne
43:13donc nous-mêmes
43:13Schneider Electric
43:14en tant que société
43:15on est au tout début
43:16de la consommation
43:17d'intelligence artificielle
43:18qui fascine
43:18mais qui soulève aussi
43:19parfois des difficultés
43:20d'adoption
43:21bien sûr
43:22il ne faut pas le négliger
43:23comme toute révolution
43:24c'est peut-être au début
43:24difficile à adopter
43:25il y a un point
43:26qui est très très important
43:27dans notre discussion
43:28c'est qu'on parle
43:28beaucoup des infrastructures
43:30on parle de la consommation
43:31énergétique
43:32je ne sais pas si vous le savez
43:33mais 1,5%
43:34de la consommation
43:35d'énergie mondiale
43:35est pour les data centers
43:36on va monter à 3%
43:38dans les prochaines années
43:39l'intelligence artificielle
43:40nous nous permet
43:41Schneider Electric
43:42d'amener de l'efficacité
43:43énergétique
43:43dans tous les segments
43:44donc on est toujours
43:45sur un système
43:46qui a deux vitesses
43:47l'intelligence artificielle
43:48l'énergie
43:49mais c'est une vraie révolution
43:50une vraie rupture technologique
43:51dernière question
43:52finalement cet écrin
43:53du château de Versailles
43:54vous voyez
43:55on discute devant
43:56ce magnifique tableau
43:57de la bataille d'Arcole
43:58de 1796
43:59vous avez des enfilades
44:01de salons
44:01dans lesquelles
44:02vous avez les investisseurs
44:03et les dirigeants
44:04les plus puissants
44:05de la planète
44:05qui s'assoient
44:06qui se rendent compte
44:06à l'improviste
44:07etc
44:07est-ce que ce qui a été créé
44:09il y a 9 ans
44:10qui au début
44:11était peut-être décrit
44:12comme un objet
44:12de communication politique
44:14est-ce que ça peut
44:15quand même être
44:15un accélérateur de deal
44:17vous savez
44:17moi j'étais là
44:19l'année dernière
44:19je vois le chemin
44:20qui a été fait
44:20en 12 mois
44:21on a l'occasion
44:22nous les dirigeants
44:23de se rencontrer
44:24dans plusieurs forums
44:25dans le monde
44:25et Choose France
44:26est devenu un endroit
44:28où les investisseurs
44:29viennent
44:29les boîtes de tech
44:30viennent
44:31les sociétés
44:31comme Schneider
44:32bien entendu
44:32sont là
44:33et où les gens
44:34se rencontrent
44:34et prennent décision
44:35si ce projet
44:36qui a été annoncé
44:37aujourd'hui
44:37avec Sodvan
44:38qui est là
44:38aujourd'hui
44:39c'est parce qu'il y a
44:39des discussions
44:40qui ont démarré
44:40il y a 12 mois
44:41en amont
44:42donc c'est un sommet
44:43qui est très utile
44:44où les gens se rencontrent
44:45prennent des décisions
44:46et la France
44:47et l'Europe
44:47revient au coeur
44:48de tous ces investissements
44:49dernière question
44:50Olivier Blum
44:51quand même
44:51je ne vous emmène pas
44:52sur le terrain politique
44:53mais juste savoir
44:55quand même
44:55votre partenaire japonais
44:57Softbank
44:58est-ce qu'il est rassuré
44:59sur la stabilité politique
45:00en France
45:01je vous dis ça
45:01parce que
45:02après la dissolution
45:03et les 18 mois
45:04qui ont suivi
45:05cette instabilité politique
45:07qui a agité notre pays
45:09a tétanisé
45:10les milieux d'affaires
45:11et beaucoup de
45:11voilà
45:12les milieux d'affaires
45:12ont mis pause
45:13sur les décisions
45:14d'investissement
45:14c'est vrai qu'aujourd'hui
45:16on ne parle que
45:16de Choose France
45:18de notre attractivité
45:19des choses positives
45:20qui sont réelles
45:21mais est-ce que ça veut dire
45:23que cette instabilité politique
45:24qui avait tout figé
45:25c'est d'histoire ancienne
45:26je pense que
45:28l'intelligence artificielle
45:29est là
45:30ne fait que démarrer
45:31et tous ces investisseurs
45:32ont compris
45:33qu'il fallait
45:34que cet écosystème européen
45:36avance beaucoup plus vite
45:37donc de toute façon
45:38c'est une question
45:38de souveraineté
45:39pour les états
45:40que ce soit français
45:41au niveau européen
45:42d'avoir des quantités
45:44de calculs plus fortes
45:45localement
45:45et ça
45:46ça ira à travers
45:47les gouvernements
45:48ça restera à travers
45:49les gouvernements
45:49et je pense que
45:50les investisseurs
45:51ne se préoccupent pas
45:52de savoir
45:53qui sera là
45:53dans 12 mois
45:54dans 24 mois
45:54mais bien entendu
45:55ce qu'a fait le président
45:56Macron est un objet
45:57d'attractivité pour eux
45:59qui viennent
45:59qui se rencontrent
46:00et qui décident aujourd'hui
46:01on a compris
46:01les gouvernements passent
46:03l'IA monte
46:03merci beaucoup
46:04en tout cas
46:04Olivier Blum
46:05je rappelle
46:06vous êtes le directeur
46:06général monde
46:07de Schneider Electric
46:09la star du jour
46:09le partenaire clé
46:11industriel et énergétique
46:12clé de Softbank
46:13qui annonce
46:1475 milliards d'investissements
46:16avec une première tranche
46:17de 45 milliards
46:17à l'horizon 2031
46:19je crois
46:19pour développer
46:20des data centers
46:21dans les Hauts-de-France
46:21merci beaucoup
46:22merci à vous
46:24Olivier Blum
46:25qui était vraiment
46:26l'homme du jour
46:27aujourd'hui
46:28à Versailles
46:29Mathieu Jolivelle
46:30et maintenant
46:31autre interview
46:32celui d'Antoine Guyot
46:33qui est fondateur
46:34et président de Jimmy
46:35Jimmy vous savez
46:36qui conçoit
46:37ces petits générateurs
46:38thermiques
46:38qui permet de faire
46:40de la chaleur décarbonée
46:41puis qui vient de recevoir
46:43la validation
46:44du Haut-Commissaire
46:45à l'énergie atomique
46:46lui aussi
46:47il est à Chouze-France
46:49il explique à Mathieu Jolivelle
46:50pourquoi
46:51bonjour Antoine Guillaume
46:52bonjour Mathieu
46:53merci
46:53alors racontez-nous
46:54comment ça se passe ici
46:55Chouze-France pour vous
46:57vous êtes venu
46:58qu'est-ce que vous êtes venu
46:59de faire Jimmy
47:00je rappelle un Jimmy
47:01c'est des mini réacteurs
47:04nucléaires
47:04qu'on appelle des SMR
47:05c'est ça ?
47:06exactement
47:06et donc on fait des petits réacteurs
47:08nous pour remplacer
47:09les brûleurs à gaz
47:09donc les industriels
47:10ont besoin d'énergie
47:11pour leur procéder
47:12généralement c'est énergie
47:13elle est sous forme de chaleur
47:14pour faire de cette chaleur
47:15ce qu'il y a de moins cher
47:16c'est d'utiliser des énergies fossiles
47:17et nous pour se passer
47:18des énergies fossiles
47:19à la fois pour le coût
47:21la souveraineté
47:21et la décarbonation
47:25c'est on propose
47:27avec des petits réacteurs
47:27de remplacer ces brûleurs à gaz
47:29et de fournir une énergie
47:30moins chère à décarboner
47:30donc c'est un petit réacteur nucléaire
47:32sur mesure
47:33adapté aux besoins
47:34d'un industriel
47:34où on est sur des tailles
47:35plus petites
47:36mais avec une énergie
47:37potentiellement plus intéressante
47:39que l'énergie fossile
47:41exactement
47:41avec une sûreté intrinsèque
47:42c'est très important
47:43pour nos clients
47:43et donc en fait
47:44nous quand on vient
47:45chez Chouze-France
47:46on voit à la fois
47:47nos fournisseurs
47:47pour certains
47:48on voit beaucoup de nos clients
47:49puisque tous les industriels
47:50enfin les gros industriels français
47:52très énergivores
47:53sont ici
47:53et donc ça nous permet
47:54de garder la relation avec eux
47:56puisque certes
47:56on en a un premier
47:57mais aujourd'hui
47:58il y en a plein d'autres
47:58qui sont en train d'être préparés
47:59et puis enfin
48:00il y a tous ces fonds d'investissement
48:01qui sont là
48:02et qui nous permettent
48:03d'anticiper
48:04les prochaines opérations
48:05de financement
48:05mais aussi les opérations
48:06de financement
48:06qui vont nous permettre
48:07de nous exporter
48:08puisque nous
48:08notre marché
48:09c'est avant tout l'Europe
48:10et du coup
48:11il y a plein de pays
48:12dans lesquels
48:12on pourrait s'implanter
48:13pour fournir encore une fois
48:14une énergie décarbonée
48:15pas chère et souveraine
48:16bon et alors ça
48:17je reviens sur l'organisation
48:19de Choose France
48:19mais d'un point de vue
48:20extrêmement pratique
48:21là vous voyez
48:21on est dans une des salles
48:23du château de Versailles
48:24qui joue
48:25que c'est un long couloir
48:26dans lequel se tiennent
48:27toutes les réunions
48:28et les meetings
48:29notamment avec le gouvernement
48:30il y a un enfilement
48:31une enfilade
48:32de petits salons
48:34contre celui
48:35dans lequel on est en train
48:35de discuter
48:36avec des délégations
48:37de toutes les nationalités
48:38d'industriels
48:39et d'investisseurs
48:40qui sont en train
48:40de discuter
48:41de vendre leurs solutions
48:42de faire des deals
48:43vous
48:44à la tête
48:45de votre start-up
48:46de votre start-up
48:47du nucléaire
48:47comment ça se passe
48:48quand vous venez ici
48:48vous caler
48:49avant des rendez-vous
48:50avec le gouvernement
48:51est-ce que vous vous baladez
48:52vous tombez sur
48:53des personnalités
48:54où ça vous fait gagner
48:55un temps fou
48:55de pouvoir tomber
48:56sur eux par hasard
48:57c'est surtout
48:58l'option 2
48:58à notre niveau
48:59c'est Choose France
48:59ça reste quand même
49:01un rendez-vous
49:02de puissants
49:03industriels
49:04avec de puissants
49:04fonds d'investissement
49:05donc nous
49:06on est
49:07sur le côté
49:08ou en tout cas
49:09on a un jeu
49:09qui est plus
49:11opportuniste
49:12l'avantage
49:13qu'on a
49:13c'est qu'en effet
49:13on voit énormément
49:14de gens
49:14que l'on connaît
49:15et avec qui on garde
49:16une bonne relation
49:17et puis ça nous permet
49:18d'anticiper la suite
49:18puisqu'il nous arrive
49:20aussi d'avoir
49:21quelques meetings
49:21dans lesquels
49:22on prévoit la suite
49:22avec des partenaires
49:25voilà
49:25c'était donc
49:26l'interview
49:27d'Antoine Guyot
49:28avec ses petits
49:29et ses mères
49:30donc c'est le rendez-vous
49:31des puissants
49:31pour reprendre son expression
49:32de Choose France
49:33mais c'est aussi
49:33le rendez-vous
49:34des futurs
49:35puissants
49:36merci Mathieu
49:37Jolivet
49:38merci Nathan
49:38Cocampo
49:39voilà c'est la fin
49:40de ce 18-19
49:41tout de suite
49:42le Grand Journal
49:42avec Stéphanie Collot
49:44nous bien sûr
49:45on se retrouve demain
49:45bonne soirée
49:48le 18-19
49:50d'Edwige Chevrillon
49:51sur BFM Business
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