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  • il y a 1 jour
Jeudi 28 mai, Hedwige Chevrillon a reçu Franck Gervais, directeur général du Groupe Pierre & Vacances-Center Parcs, et Thierry Le Hénaff, président directeur général d'Arkema, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez-la en podcast.

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00:01BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:11Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19.
00:14Deux invités ce soir, tout d'abord le patron de Pierre et Vacances, Franck Gervais.
00:18Il a publié tout à l'heure ses résultats semestriels, ses exercices décalés.
00:22La question c'est où est-ce que vous allez passer vous aux vacances ?
00:24Est-ce que vous irez justement chez Pierre et Vacances à certains parcs ?
00:28On verra ça avec lui, le niveau des réservations et puis évidemment un peu est-ce qu'il est pénalisé
00:33comme tous les consommateurs et tous les français par le prix de l'essence et la situation internationale.
00:38C'est un sujet dont je parlerai aussi avec dans un autre registre évidemment Thierry Luenaf
00:44qui est le plus grand chimiste français, il est patron d'Arkema, la chimie européenne qui est frappée par la
00:49crise.
00:49Mais Arkema s'en sort plutôt bien puisque c'est la chimie de spécialité.
00:53On parlera peut-être aussi de l'industrie, de la colère un peu des patrons par rapport au gouvernement.
00:58Tout ça, ça sera à 18h30.
01:00Mais pour l'instant c'est Stéphanie Collot pour l'essentiel de l'info.
01:0818h, bonsoir Stéphanie.
01:09Bonsoir Edwige.
01:10Et on commence par le déficit de la sécurité sociale, il sera, c'est pas vraiment une surprise, plus fort
01:15que prévu en 2026.
01:16Oui, le déficit pourrait dépasser les 23 milliards d'euros, c'est 3,8 milliards de plus que prévu dans
01:22le budget de la sécurité sociale
01:23en cause de la dégradation de la conjoncture économique.
01:26Beaucoup de prestations sont indexées sur l'inflation qui explose avec la hausse des prix du pétrole.
01:31C'est toujours compliqué pour Michelin, le fabricant de pneus annonce un plan de départ volontaire jusqu'à 1500 postes
01:37supprimés,
01:38soit près de 10% de ses effectifs en France.
01:41Deux ans après avoir fermé deux de ses usines dans l'Hexagone,
01:44le groupe évoque le coût du travail et de l'énergie et la concurrence internationale.
01:49L'Union Européenne enquête sur le rachat de Séconomie, deuxième actionnaire de Fnac Darty par le chinois JD.com,
01:54une opération à 2,2 milliards d'euros, le Bruxelles soupçonne le groupe chinois d'avoir bénéficié de subventions étrangères.
02:02La Commission Européenne qui sanctionne un autre géant chinois, Temu, écope de 200 millions d'euros d'amende
02:08pour avoir permis la vente aux consommateurs européens de produits illégaux, des jouets pour bébés dangereux ou des chargeurs défectueux.
02:16En France, la Cour des comptes est perplexe quant à la renationalisation d'EDF,
02:20décidée en 2022 en pleine crise énergétique, une opération coûteuse à la nécessité pas démontrée à ce stade, selon l
02:27'institution.
02:28La montée de l'État de 84 à 100% du capital a coûté près de 9,7 milliards d
02:33'euros.
02:34Mistral AI poursuit son offensive dans l'industrie après Stellantis, Total Energy ou encore Veolia.
02:39La start-up d'intelligence artificielle s'associe à Airbus, BMW et EDF.
02:43Ces partenariats visent à appliquer l'IA au process industriel, notamment à la simulation pour l'ingénierie.
02:51Et puis aux États-Unis, déception sur la croissance qui est revue à la baisse à 1,6% en
02:56rythme annuel au premier trimestre.
02:57Les économistes attendaient une croissance de 2%.
03:00Parallèlement, l'inflation accélère encore en avril à 3,8% sur un an, selon l'indice PCE, contre 3
03:06,5% en mars.
03:08C'est son rythme le plus élevé en près de 3 ans, tiré par l'envolée des prix de l
03:14'essence.
03:16Les marchés avec Antoine Larigauderie.
03:18Bonsoir Antoine.
03:19Bonsoir Stéphanie, bonsoir Edwige.
03:20Bonsoir Antoine.
03:21Et le CAC termine en baisse ce soir ?
03:23Petite baisse, oui.
03:23C'est vrai qu'on était un petit peu hésitant.
03:25Moins 0,23% pour le CAC 40 qui termine à 8 188 points avec un volume d'échange correct,
03:313,8 milliards.
03:32Ensuite, l'Eurostock 50 lui a perdu 0,25%, moins 0,34% pour le DAX à Francfort, moins 0
03:39,55% pour l'IBEX à Madrid.
03:40Et deux secteurs qui ont fait l'actualité.
03:42Les semi-conducteurs, déjà, STMicro termine plus forte hausse du CAC à plus 3,19%, 59,80€.
03:49Mais alors, que dire de Soitec ?
03:51Plus 24%, 192,20€ après sa publication trimestrielle.
03:56Et pourtant, il n'était pas terrible.
03:57Mais voilà, tout le monde achète Soitec parce qu'il y a un véritable effet de rattrapage
04:01et une vraie hype autour, notamment de son activité photonique qui est en pleine expansion.
04:06Donc, le titre en profite à plein.
04:08Il gagne plus de 500% depuis le début de l'année.
04:11Le secteur de la défense lui était aux avant-postes aussi.
04:13Thalès a gagné 2,7%, 239,60€.
04:16Et hors CAC 40, on a Excel Technologies qui a pris 13,2%, 147,10€.
04:23Exocense, plus 9 à 69,20€.
04:25A noter les deux malades du jour.
04:26Atos, moins 6,3%, 39,46€.
04:30Dassault Systèmes, moins 5,7%, 18,65€.
04:33Et oui, si Mistral AI se met à baptiser avec Airbus et avec les constructeurs automobiles.
04:41Effectivement, ça peut poser problème pour Dassault Systèmes et Atos.
04:45Le CAC, moins 0,23, 8,188 points.
04:48Et à noter le pétrole qui est un petit peu corrigé, 93$ pour le Brent de Mer du Nord.
04:52On peut savoir l'évolution du cours de mes deux invités.
04:56Pierre et Vacances.
04:57Pierre et Vacances.
04:58Voilà, qui vient de publier Arkema.
05:03Alors, on cherche ?
05:04Ouais, voilà.
05:06Plus 1%, hein ?
05:07Non, je ne sais pas, je ne les ai pas.
05:09Ah ben, on ne les a pas.
05:10Alors, regardez, on verra ça dans un instant.
05:12Merci Antoine, merci Stéphanie.
05:13Rendez-vous à 19h30.
05:17Tout de suite, donc, mon premier invité, Franck Gervais,
05:19directeur général de Pierret, Vacances, Certains Parcs.
05:23BFM Business et la Tribune présente
05:28Le 18-19 d'Edvie Chevrillon
05:33Vous êtes bien dans le 18-19, mon invité, c'est Franck Gervais,
05:37le directeur général de Pierret, Vacances, Center Parcs.
05:40Bonsoir, Franck Gervais.
05:41Bonsoir.
05:41Merci d'être avec nous.
05:43Une journée où vous avez publié ce matin, c'était vos résultats semestriels,
05:47parce qu'effectivement, vous avez un exercice décalé,
05:50j'ai envie de dire, dû à votre activité.
05:52Et ça se ressent aussi dans les chiffres que vous avez publiés ce matin,
05:55parce que vous êtes en perte.
05:56Mais en même temps, le premier semestre,
05:58c'est là où vous avez toutes les charges à payer
06:00et il n'y a pas beaucoup d'activité,
06:02parce que l'activité, elle se fait évidemment à partir d'aujourd'hui,
06:07sur la saison, la haute saison, comme on dit.
06:10S'il fallait retenir quelque chose de vos résultats semestriels, c'est quoi ?
06:13Le chiffre que je retiendrai, c'est notre chiffre d'affaires
06:15qui est en croissance dans toutes nos marques que vous avez citées,
06:18Pierre et Vacances, Center Parcs, Adagio et Maëva,
06:20on a quatre marques, qui est en croissance de 6%.
06:236% par rapport au semestre passé,
06:26donc c'est un très bon chiffre dont on est content.
06:29On reparlera des réservations printemps-été,
06:31mais c'est le chiffre que je citerai,
06:32sachant effectivement que ce semestre-là,
06:34il représente 40% de nos ventes de l'année,
06:37parce que le deuxième semestre comporte le printemps et l'été,
06:39qui lui, à 60%.
06:41Donc c'est là qu'on fait toute la marge sur le deuxième semestre.
06:43Est-ce que vous diriez, parce que vous êtes venu plusieurs fois ici dans ce studio,
06:47et il y a eu des moments quand même très difficiles,
06:50est-ce que ces moments qui sont très difficiles,
06:51cette restructuration, est-ce qu'elle est vraiment derrière vous,
06:55sachant que vous avez une revue stratégique,
06:57on en parlera à la fin de cet entretien,
06:59notamment où on en saura un peu plus sur les investisseurs
07:02susceptibles de prendre une participation dans votre entreprise ?
07:06Oui, la restructuration, elle est complètement derrière nous,
07:08elle a été achevée en 2022,
07:10et depuis, ce qu'on a fait, c'est qu'on a changé le business model du groupe,
07:13on a mis fin à la promotion immobilière, par exemple,
07:16et on a dit, voilà, on a quatre marques,
07:18on est un opérateur qui doit être le leader en Europe du tourisme de proximité,
07:22et donc on veut accueillir beaucoup plus de familles,
07:24on veut leur proposer des expériences au cœur de la nature,
07:27on veut se développer,
07:28et donc ce qui est sain,
07:29et qui montre qu'on est bien sortis de la restructuration,
07:31c'est qu'on a des bases solides en termes de performance,
07:34notre marge augmente,
07:36elle est deux fois la marge qu'on avait avant Covid,
07:39donc fois deux,
07:40notre bilan, il est très bon,
07:41parce qu'on a plus de trésorerie que de dette,
07:45Mais comment vous expliquez cette perte de plus de 100 millions ?
07:47C'est très simple, en fait,
07:49le groupe, il fait 2 milliards de chiffre d'affaires sur l'année,
07:51le premier semestre fait 40% de ça,
07:53donc à peu près 800 millions,
07:54le deuxième semestre, il fait 1 milliard de...
07:55Or, les coûts, les charges,
07:57donc c'est les loyers,
07:58c'est les charges de personnel,
07:59c'est l'énergie,
08:00elles sont complètement lissées,
08:01donc vous voyez qu'en fait les charges,
08:03elles sont égales entre le premier semestre et le deuxième semestre,
08:07alors qu'il y a 400 millions d'écarts en termes de chiffre d'affaires,
08:09donc le deuxième semestre va être très très bénéficiaire,
08:12ce qu'on regarde nous,
08:13c'est combien on va faire à la fin de l'année,
08:15et on sait,
08:15on a une confiance qu'on a redonnée ce matin lors des résultats,
08:19qu'à la fin de l'année,
08:20on fera à peu près 2 milliards de chiffre d'affaires,
08:22et une marge brute de 185 millions,
08:25c'est ce qu'on avait annoncé,
08:26et on l'a confirmé ce matin.
08:27Donc vous confirmez vos objectifs sur l'ensemble de l'année ?
08:30Oui.
08:31Oui, ça c'est un point.
08:32Et le temps de passage à mi-année est bon,
08:34et le résultat il est négatif,
08:36mais par construction j'allais dire,
08:37mais le temps de passage,
08:38on est en avance sur notre temps de passage.
08:39Oui.
08:40Justement,
08:40quel impact de cette crise au Moyen-Orient,
08:42quel impact sur vous ?
08:43Parce que j'imagine qu'il y a des tas de gens
08:45qui allaient à Dubaï,
08:47ou qui allaient au Moyen-Orient,
08:49voire en Iran,
08:50et qui du coup,
08:51là,
08:51se disent,
08:52on va rester en France,
08:54ou en Europe.
08:55Donc c'est plutôt bon pour les réservations.
08:57C'est quoi le niveau des réservations pour cet été,
09:00par exemple ?
09:00Alors ce qu'on voit avec l'impact de la crise au Moyen-Orient,
09:03c'est que ça a deux effets.
09:03Le premier,
09:04c'est quand même évidemment un impact sur le pouvoir d'achat,
09:06l'augmentation du prix de l'essence,
09:07donc aussi plus de difficultés des gens à se projeter.
09:12Inversement,
09:12vous l'avez dit,
09:13on sait que les clients,
09:15ce printemps,
09:16cet été,
09:17ne vont pas partir loin,
09:18c'est certain.
09:19Et donc au lieu de partir trois semaines
09:20dans une destination internationale,
09:22ils vont plutôt faire deux fois une semaine,
09:23dans des destinations proches.
09:25Et donc au global,
09:26on voit que c'est un effet positif sur nous.
09:28On vient de le constater là,
09:29on est quasiment à la fin du mois de mai,
09:31on a fait un excellent mois de mai,
09:33et les réservations pour l'été sont aussi bonnes,
09:35et donc on va réaliser un très bon été.
09:37La bonne, c'est plus combien ?
09:39Alors on ne l'a pas communiqué.
09:40Oui, mais vous êtes là,
09:41on n'est pas un communiqué de presse ici.
09:43Non, on a fait plus 6%.
09:44Ce que je peux vous dire,
09:45c'est qu'en mai,
09:46on a fait un chiffre qui est encore meilleur que celui-ci.
09:49Par exemple.
09:50OK.
09:50Donc plutôt très optimiste,
09:52donc de ce point de vue-là,
09:53le pouvoir d'achat n'a pas joué,
09:54mais est-ce que vous,
09:55vous avez baissé vos prix ?
09:56Ou est-ce que vous les avez maintenus ?
09:57Alors, on les a maintenus,
09:59et on l'a montré ce matin,
10:00on a une augmentation légère
10:01de 1,5% de nos prix sur le premier semestre.
10:04C'est ce qu'on continue à faire
10:04sur le second semestre.
10:06Pourquoi ?
10:06Parce que les clients veulent
10:08continuer à partir en vacances,
10:09c'est important pour eux
10:10de partir en famille et avec leurs amis.
10:12Ils veulent des expériences meilleures,
10:14donc nous,
10:14la satisfaction de leur séjour s'améliore,
10:17ils nous le disent tous,
10:18mais ils ont une vraie contrainte de prix,
10:20et donc c'est pour ça que nous,
10:21on a plutôt augmenté le taux d'occupation,
10:23et sur le prix,
10:24on est resté très raisonnable,
10:25je vous dis plus 1,5%,
10:27et ce sera pareil cet été.
10:28Vous avez,
10:30donc les activités touristes,
10:31c'est 70% à peu près de votre chiffre d'affaires,
10:33c'est ça ?
10:34Plus maintenant.
10:35Plus 90%.
10:35Oui, plus 90%.
10:36Vous avez 4 marques,
10:37si on essaie de voir un peu,
10:39justement,
10:40quelle est la marque
10:41qui est le plus en avant
10:42par rapport à vos prévisions ?
10:44Alors, elles sont toutes différentes,
10:46et j'allais dire assez complémentaires,
10:47mais pour le coup,
10:48on le voit sur le semestre,
10:50et c'est pareil pour l'année,
10:50toutes se tiennent vraiment
10:52dans un mouchoir de poche.
10:53Quand on dit plus 6% de croissance
10:54sur le premier semestre,
10:55toutes font entre 5,5% et 6,5%
10:58ou 7,5% de croissance.
10:59Donc on voit Center Park,
11:00ce qui est dans 5 pays maintenant,
11:02européens,
11:03dont le Danemark qu'on a ouvert,
11:05qui cartonne notamment
11:06sur des courts séjours
11:08de 4 jours
11:08pendant les week-ends de printemps.
11:10Pierre et Vacances
11:11qui s'européanisent,
11:13on connaît Pierre et Vacances en France,
11:14mais Pierre et Vacances,
11:14c'est aussi en Espagne,
11:15et maintenant...
11:16Vous avez combien de sites
11:16de Pierre et Vacances ?
11:17Il en reste combien en France ?
11:19Il y en a 150 à peu près en France,
11:2050 en Espagne,
11:21et on vient d'ouvrir là,
11:23le mois dernier,
11:24la Suisse,
11:254 résidences,
11:25et le Portugal,
11:26un hôtel.
11:27Et donc Pierre et Vacances
11:28cartonne sur des destinations
11:29qui sont des destinations
11:31connues en France,
11:32mais aussi,
11:32et c'est ça le changement
11:34d'habitude des Français,
11:35des destinations
11:36comme la Vendée,
11:37les Charentes-Maritimes,
11:38qui sont à plus de 10%
11:39de croissance,
11:40par exemple,
11:40parce que les clients
11:42vont rechercher
11:42des destinations,
11:44des localisations
11:44un peu moins connues
11:46que le classique
11:47Provence-Alpes-Côte d'Azur,
11:49Normandie,
11:49Côte-Basque.
11:51Si je vous posais la question,
11:52c'est est-ce qu'aujourd'hui,
11:53il n'y a pas,
11:53en plus,
11:54il y a des changements générationnels,
11:55est-ce qu'il n'y a pas
11:56la consommation
11:57des loisirs
11:58un peu différentes ?
11:59Est-ce qu'il ne faut pas
11:59faire évoluer
12:00vos modèles Pierre et Vacances ?
12:01On va rappeler
12:02que c'était Gérard Brémont
12:03qui a créé ça
12:04à la fin des années 70,
12:06donc même si maintenant
12:07ça a évolué,
12:08est-ce qu'il n'y a pas
12:09une envie d'autre chose ?
12:11Le modèle, en fait,
12:12il redevient très moderne
12:14et très sollicité.
12:14Pourquoi ?
12:15Parce que vous êtes
12:15dans un appartement
12:18avec une cuisine
12:19et avec, en gros,
12:20une salle de bain
12:21pour chaque chambre.
12:22Donc, parents et enfants
12:23peuvent y aller
12:24chacun à sa liberté.
12:25Vous pouvez y aller
12:26entre amis,
12:27vous partager des moments
12:28de convivialité,
12:28mais chacun a aussi
12:30son autonomie
12:31et donc, en fait,
12:31c'est très plébiscité.
12:33Puis, je voyais des photos
12:33derrière vous
12:34dans les nouveaux modes
12:35de consommation,
12:36le camping,
12:36dans nos lignes de produits,
12:38le camping par Maéva
12:40cartonne,
12:40il marche très, très bien
12:41parce qu'on est
12:42au cœur de la nature,
12:43dans des destinations folles
12:44et donc, ça s'appelait,
12:45on est sur des croissances
12:46de 10% là sur le camping,
12:47par exemple.
12:48Et puis, il y a des faits,
12:50des éléments,
12:50par exemple, nouveaux,
12:51des types de consommation
12:52insolites chez l'agriculteur.
12:54On a racheté une start-up
12:55qui fait ça.
12:56Donc, ce sont des tiny houses,
12:57donc vous voyez
12:58des petites maisons,
13:00des petits bungalows
13:01qu'on met
13:03chez les agriculteurs.
13:03On en a déjà installé 50,
13:05c'est un carton
13:06et donc, on est en train
13:06de faire croître
13:07le nombre de destinations,
13:08les maisons dans les arbres.
13:09Donc, tout ça plaît vraiment.
13:10Oui, donc, il y a quand même,
13:11vous êtes en train
13:12de vous réinventer,
13:13quand même,
13:13de réinventer une sorte de...
13:14De diversifier.
13:15Oui, de vous diversifier.
13:16Ça, ça représente combien
13:17à peu près
13:18de cette diversification ?
13:21J'ai envie de dire,
13:22dans nos gammes,
13:23on avait des gammes d'entrées
13:24qui sont un peu classiquement
13:25ce que faisait
13:25Center Parcs,
13:26Pierre et Vacances avant.
13:27Maintenant,
13:27c'est 40% de l'offre
13:28et tout ce qui est premium,
13:31VIP,
13:31maison insolite,
13:32maison dans les arbres,
13:34tout ça,
13:34c'est vraiment,
13:35maintenant,
13:35c'est le cœur
13:36de notre offre.
13:37Pour Pierre et Vacances,
13:38vous avez un tiers
13:39des Pierre et Vacances
13:40qui sont des Pierre et Vacances
13:40premium,
13:41donc des 4 étoiles
13:42qui sont magnifiques.
13:43Les Center Parcs,
13:45il y a combien de Center Parcs,
13:47vous avez dit ?
13:48Il y en a 30 en Europe.
13:50C'est ça.
13:51Il y en a 7 en France
13:52et il y en a 30 en tout
13:53en Europe.
13:53Et là aussi,
13:55c'est un concept
13:55que vous avez fait
13:56beaucoup évolueuse,
13:57vous avez fait
13:57beaucoup de travaux,
13:58justement,
13:58au moment de cette
13:59restructuration difficile,
14:01mais c'est relativement cher
14:04malgré tout.
14:05Est-ce que c'est quelque chose
14:06qui, aujourd'hui,
14:08convient avec la crise
14:09du pouvoir d'achat ?
14:10Ce qu'on voit,
14:10c'est qu'on est en forte croissance.
14:12La France a fait plus 6%
14:13pour Center Parcs
14:14au premier semestre
14:15et quand on dit
14:16relativement cher,
14:16en fait,
14:17le prix moyen,
14:17c'est simple.
14:18En moyenne,
14:19un cottage,
14:20ce sont des cottages
14:21chez Center Parcs,
14:22vous le louez en moyenne
14:23par nuit,
14:24200 euros.
14:25Et en moyenne,
14:26vous êtes 4 personnes
14:27dans un cottage.
14:28Donc,
14:28quand vous comparez
14:29au prix d'une nuitée d'hôtel,
14:31quand on voit le prix
14:32de l'hôtellerie à Paris,
14:33en province,
14:33dans les grandes villes,
14:34et avec ça,
14:35vous avez les activités,
14:37les attractions
14:37que je vois derrière moi,
14:39c'est-à-dire l'accès
14:39à l'Aquamundo,
14:40donc une piscine ludique,
14:41vous avez la moitié
14:43des activités qu'on propose
14:44dans la France.
14:44Il faudrait qu'on les voit,
14:44oui.
14:46sont gratuites
14:47et donc c'est inclus
14:48dans les 200 euros
14:49que je vous donnais.
14:50Donc,
14:51relativement cher,
14:52non,
14:52nous on a des clients
14:53qui nous disent
14:53c'est quand même
14:54très bon marché
14:55par rapport à l'expérience
14:56que vous me proposez.
14:57Il y a 25 expériences
14:58en moyenne
14:59dans chaque Center Park
15:00gratuites
15:01avec ce prix-là.
15:03Vos concurrents,
15:04est-ce que c'est pas Airbnb
15:06en fait,
15:07votre concurrent,
15:08parce que vous dites
15:09d'aller chez l'agriculteur,
15:10trouver des endroits insolites,
15:11trouver des destinations
15:13un peu différentes,
15:15vous voyez,
15:15vous êtes en train
15:16d'aller quand même
15:18beaucoup sur
15:20des nouveaux conceptions,
15:23comme Airbnb ?
15:24Comme Airbnb,
15:24alors effectivement,
15:25on a les grands acteurs
15:26de la distribution,
15:27ces grandes plateformes
15:27d'un côté,
15:28de l'autre côté,
15:29on va dire,
15:29à l'extrémité de la chaîne,
15:30on a les hôtels
15:30et donc au milieu,
15:31on est vraiment nous
15:32dans ce qu'on appelle
15:32le secteur de la résidence
15:34de tourisme,
15:35l'hôtellerie de plein air
15:36avec les parcs d'attractions,
15:38les résidences de tourisme,
15:39les apparts hôtels aussi
15:41et tout ça,
15:42à Dadjo
15:43et tout ça,
15:44on le voit
15:44à une croissance
15:45qui est une croissance
15:46plus forte
15:47que l'hôtellerie traditionnelle.
15:49– Et ça,
15:50c'est vraiment
15:50la direction
15:51vers laquelle
15:52vous vous tournez.
15:54Tiens,
15:54puisqu'on vous parlait
15:55de plateforme,
15:56vous avez été victime,
15:56c'était quoi,
15:57il y a maintenant,
15:58il y a 15 jours,
15:59trois semaines,
16:00d'une grosse,
16:00grosse attaque,
16:02une cyberattaque
16:03sur les...
16:04et à peu près
16:044 millions de données
16:06qui ont été volées
16:07ou piratées
16:09à travers votre plateforme.
16:11Qu'est-ce qui s'est passé ?
16:12Est-ce que vous en savez
16:13un peu plus ?
16:14Et comment est-ce que
16:15vous pouvez rassurer
16:17ceux qui vous écoutent
16:18et qui vous regardent ?
16:19– On a effectivement été victime
16:20d'une cyberattaque,
16:21comme malheureusement
16:22de plus en plus de groupes
16:24dans les services,
16:25la santé,
16:25la boîte publique.
16:26La même semaine,
16:27il y a quatre acteurs
16:28dans le tourisme
16:28qui ont été touchés,
16:29dont nous,
16:30et nous en fait,
16:32contrairement à ce qui a pu
16:32être dit ici et là,
16:34les marques Pierre et Vacances
16:35et les marques Center Parcs
16:36n'ont pas été touchées,
16:37n'ont pas été attaquées.
16:38C'est une filiale de Maéva.
16:40– La plateforme
16:41La France du Nord au Sud.
16:42– La France du Nord au Sud
16:43qui a été touchée.
16:44Et en fait,
16:44c'est comme toutes ces attaques
16:46sont de plus en plus sophistiquées,
16:47c'est comme le gendarme
16:48et le voleur.
16:49Donc, dès qu'on renforce
16:50la sécurité,
16:51vous avez des hackers.
16:52La question que ça pose,
16:53c'est à qui profite tout ça
16:55quand même ?
16:55En tout cas,
16:56ce qui est sûr,
16:56c'est qu'il n'y a pas eu
16:57de données confidentielles
16:58qui ont été volées.
16:58Donc, évidemment,
16:59aucune carte bancaire,
17:00aucune adresse mail,
17:00aucune adresse physique.
17:02On est intervenu très, très vite.
17:03En 24 heures,
17:04tout a été complètement résolu
17:05et on a appelé chacun
17:06des clients pour les rassurer,
17:08leur donner la conduite à tenir,
17:09changer le mot de passe.
17:10Donc, tout est revenu
17:10complètement dans l'ordre
17:11très rapidement.
17:12Et de nouveau,
17:13aucune donnée…
17:13– Vous avez appelé
17:144 millions de clients ?
17:15– Non,
17:16on a envoyé des messages.
17:18– Oui.
17:18– Alors,
17:18c'est pas 4 millions,
17:19c'est 1,5 million de dossiers.
17:20Donc, on a envoyé des messages
17:21et on a eu…
17:22– Oui, 1,5 million de dossiers
17:24et donc 4 millions de clients.
17:26– Et on a eu,
17:26pour vous donner un ordre de grandeur,
17:27on a vraiment voulu rassurer,
17:29c'est hyper important
17:29et on a eu en tout,
17:31je crois,
17:31moins de 50 appels de clients
17:33pour nous demander
17:35des précisions qu'on peut faire.
17:35– Mais est-ce que vous avez
17:36retrouvé le hacker ?
17:37Est-ce que vous savez
17:38qui vous a appelé ?
17:38– Alors, non,
17:39on a porté plainte.
17:40On a porté plainte
17:40et on instruit
17:41parce qu'effectivement,
17:42c'est quand même quelque chose
17:43qui…
17:43– Parce que quand on te voit
17:44sur les…
17:44– C'est quelque chose qui pose problème
17:45à toutes les entreprises
17:46et parce que c'est coûteux tout ça
17:49et qu'à la fin,
17:50la question,
17:50c'est à qui il profite le crime.
17:51Donc, je pense que c'est
17:52un vrai sujet
17:52qui nous occupe tous.
17:54– Et vous avez fait quoi ?
17:56– Eh bien,
17:57on a renforcé toute la sécurité
17:58et donc on a patché,
17:59on a remis…
18:00On va remettre des tests,
18:02on va remettre de l'argent.
18:04Voilà,
18:04comme vous êtes…
18:05Quand il y a une effraction
18:06chez vous,
18:06vous dites
18:06je vais renforcer ma sécurité.
18:09– Est-ce que l'intelligence artificielle,
18:11on en parle beaucoup,
18:13évidemment,
18:14on en parle encore beaucoup là
18:16parce que vous avez vu
18:17cet accord
18:17qui a signé
18:19Artier Mensch
18:21avec l'industrie.
18:22Est-ce que pour vous,
18:23on imagine que pour vous,
18:24l'intelligence artificielle,
18:25ça va quand même modifier,
18:27ça va transformer un peu
18:28votre métier,
18:29les modes de réservation ?
18:31– Oui, exactement.
18:32Ça va transformer,
18:33alors pas radicalement
18:35notre métier
18:36comme d'autres industries.
18:37C'est-à-dire que moi,
18:38je ne crois pas du tout
18:38à l'hôtel sans humain,
18:40au parc sans humain.
18:41Nous, on a en moyenne
18:42300 personnels
18:43dans un center park.
18:45C'est la chose
18:47la plus appréciée
18:48de nos clients.
18:48C'est ce contact humain.
18:49Et ça, pour rien au monde,
18:50on va le remplacer.
18:51Par contre,
18:51dans la distribution,
18:53dans l'interaction,
18:54dans le marketing,
18:55ça, ça joue.
18:55Et donc,
18:56on commence,
18:57il faut être assez humble
18:58là-dessus,
18:59mais on fait des choses
18:59déjà utiles et vues du client.
19:01Un exemple très simple,
19:02c'est qu'on a une conciergerie
19:03maintenant,
19:05H24,
19:057 jours sur 7,
19:06qui est faite
19:06avec de la Gen AI.
19:08C'est-à-dire que quand
19:08vous arrivez un peu tard,
19:09il est 23h dans votre côté
19:11de Center Parks,
19:12et puis vous vous couchez,
19:13il est minuit,
19:13puis vous vous apercevez
19:14que, je ne sais pas,
19:16il vous manque quelque chose,
19:17vous avez un renseignement
19:18à demander.
19:18Bon, à cette heure-ci,
19:19on n'a plus beaucoup de personnel,
19:20nous,
19:21qui soit là à disposition
19:23au point d'accueil.
19:24Eh bien,
19:25on a un concierge digital
19:26qui fait que
19:27toutes les réponses aux clients
19:28sont données.
19:30Taux de satisfaction
19:31de nos clients,
19:3197%.
19:32Et donc,
19:32moi,
19:32je crois plus à ça,
19:33c'est-à-dire comment on apporte
19:34quelque chose aux clients,
19:35comment on apporte quelque chose
19:36à nos employés.
19:38On l'a déployé,
19:38par exemple,
19:39dans notre centre d'appel.
19:40On se dit que
19:42nos collègues
19:43qui sont dans le centre d'appel
19:44vont répondre
19:45à trois fois plus
19:45de demandes
19:46avec une G&I derrière
19:48qui va préparer
19:49les réponses.
19:50Mais c'est eux
19:50qui enverront la réponse
19:52personnalisée
19:52à chacun à la fin.
19:53D'accord,
19:53et que vous investissez
19:54combien ?
19:54Vous allez investir combien ?
19:56Cette année,
19:57on va investir
19:57un peu plus d'un million.
19:59D'accord,
19:59donc ça reste...
20:00Ça reste modeste,
20:02on va dire.
20:02Modeste,
20:02mais on sait que chaque année,
20:04on va augmenter
20:04ses investissements.
20:05Pour l'instant,
20:06vous ne voyez pas
20:06comment ça peut transformer
20:09plus loin.
20:10Ça peut changer
20:10le paysage
20:10de la distribution,
20:12c'est-à-dire qu'entre
20:13ce qu'on appelle
20:13les méta-acteurs
20:14comme Google,
20:15les agences de distribution
20:17online comme Booking,
20:18Expedia,
20:18ça va rebattre un peu
20:19les cartes.
20:20À la fin,
20:20vous allez quand même
20:21choisir une marque,
20:22une qualité de service,
20:23une expérience client
20:24et c'est ça
20:25qui va primer.
20:26Mais vous,
20:27vous avez vos propres
20:29plateformes,
20:30vos propres plateformes,
20:32vous n'êtes pas
20:33sur Booking,
20:34vous n'êtes pas
20:34sur d'autres,
20:35c'est les plateformes.
20:36On est aussi
20:37sur Booking,
20:38etc.
20:38Mais une de nos particularités,
20:40c'est qu'on vend
20:41à plus de 75%,
20:4380%
20:44en direct
20:44sur nos plateformes.
20:46Donc on est très très peu
20:47intermédié.
20:48Et ça,
20:48on veut absolument le garder
20:49parce qu'on connaît
20:50parfaitement le client,
20:50on peut mieux le servir,
20:52ça permet de lui offrir
20:53des choses qui lui conviennent
20:54parfaitement,
20:55d'enchanter son séjour,
20:57alors que sinon,
20:58il nous arrive
20:59mais de façon un peu anonyme.
21:00Donc ça,
21:00on veut absolument
21:01conserver ça.
21:02Franck Gervais,
21:02vous avez annoncé
21:03parce que la question
21:04se pose maintenant
21:04de savoir
21:05qui sera demain
21:06soit le principal actionnaire
21:09ou l'actionnaire
21:10de Pierre-Évac
21:14en Centre Parc
21:15parce qu'aujourd'hui,
21:16vous avez un trio
21:16d'investisseurs,
21:17je crois,
21:18qui s'appelle
21:19Alcentra,
21:19Fidera et Atrim,
21:20c'est ça ?
21:21Je crois que ça reste exact.
21:22Mais on attend,
21:24alors certains parlent
21:25d'un fonds du Moyen-Orient,
21:27on voit ce qui se passe
21:28du côté du Club Med.
21:29Est-ce que vous allez annoncer ça ?
21:32Enfin, en tout cas,
21:32vous avez dit que ce matin
21:33que vous regardiez de près
21:35dans le cadre
21:36de la revue stratégique
21:37que vous êtes en train
21:38de mener
21:38et dont les conclusions
21:40seront livrées d'ici...
21:42Quelques semaines,
21:43vous avez tout dit.
21:44Oui.
21:44Non, mais j'attends
21:45quelques semaines,
21:46c'est quoi ?
21:46C'est avant l'été ?
21:48C'est quoi ?
21:48C'est quelques semaines.
21:51Voilà,
21:51c'est peut-être avant l'été,
21:53on espère avant l'été,
21:54effectivement.
21:55Pour resituer,
21:55on est un groupe français,
21:57on est un groupe coté
21:58aujourd'hui.
21:58Donc,
21:58les trois actionnaires
21:59qui nous ont sauvés
22:00il y a quatre ans,
22:01il ne faut pas l'oublier,
22:03ont 60% de l'actionnariat
22:05et la question
22:06qui se pose pour le groupe
22:08pour les dix prochaines années,
22:09c'est de dire
22:11quelles sont les meilleures options
22:12à prendre
22:13pour chacune des quatre marques ?
22:14Est-ce qu'il faut faire
22:14de la croissance interne,
22:15externe ?
22:16Est-ce qu'il faut se développer
22:17dans quelle zone géographique ?
22:18Parce qu'on est sorti
22:19de la restructuration complètement,
22:21on est une boîte saine.
22:22Maintenant,
22:23on veut aller faire
22:23de la croissance rentable
22:24et pour ça,
22:25on a travaillé
22:26avec nos actionnaires,
22:27le conseil d'administration
22:28pour dire
22:29où est-ce qu'il faut aller
22:30pour que Center Park,
22:31Spiré Vacances
22:31aillent le plus haut,
22:32le plus loin.
22:33Parmi ces réflexions,
22:34il y a des discussions
22:35avec de potentiels
22:36futurs actionnaires.
22:37Effectivement,
22:38il n'y a rien
22:38qui est aujourd'hui acté, décidé,
22:40donc on continue à discuter.
22:41Ok, rien n'est acté,
22:42mais quand même,
22:43quelques précisions, pardon.
22:44Ces fonds-là,
22:45ils veulent sortir maintenant,
22:46ça y est,
22:46ils ont fait leur job,
22:47ils veulent sortir ?
22:48Oui,
22:48alors ce sont plutôt
22:49des fonds à court terme
22:51et donc ils disent
22:52on n'est pas forcément
22:53les meilleurs
22:53pour accompagner le groupe
22:54dans les dix prochaines années
22:55et ce qu'on cherche nous,
22:56c'est vraiment ça,
22:57c'est quelqu'un
22:57qui va venir pendant dix ans
22:59et qui va pouvoir
23:00nous accompagner
23:00pour continuer à investir
23:02sur le produit,
23:03sur le digital,
23:04la G&I,
23:04c'est ça les deux critères
23:05dans une stratégie.
23:07Vous cherchez un noyau dur,
23:08vous cherchez à quelle hauteur en fait ?
23:10Tout ça,
23:11ça fera partie des choses
23:12qu'on vous délivrera.
23:14Oui,
23:14non mais sans rentrer dans le détail,
23:15c'est juste pour voir un peu vous,
23:16qu'est-ce que vous recherchez ?
23:19C'est vraiment des choses confidentielles
23:21qu'on ne communique pas
23:22et donc je ne peux malheureusement
23:23pas vous les communiquer.
23:24D'accord,
23:25mais vous pourriez vendre l'ensemble
23:27ou pas ?
23:28D'un seul coup ?
23:28En tout cas,
23:29aujourd'hui,
23:30la recherche,
23:31le périmètre,
23:32il est bien sur l'intégralité,
23:33l'entièreté du groupe
23:34Pierre Vacances Center Parcs.
23:35Ah oui,
23:35d'accord,
23:35donc on peut avoir
23:36effectivement une grosse annonce,
23:38on va dire ça comme ça.
23:41On n'en saura pas,
23:42pas tellement plus,
23:43mais votre silence montre
23:44qu'en tous les cas,
23:45ça fait partie des hypothèses.
23:49Est-ce que pour vous,
23:51la question,
23:53est-ce que vous pourriez,
23:55élargir justement,
23:56à supposer qu'on vous donne
23:56plus de moyens,
23:58est-ce que vous pourriez
24:00aller vers encore une autre,
24:01vous diversifier,
24:02vers une autre direction
24:04de ce que vous avez,
24:06on sait que vous avez quatre marques,
24:07on vient d'en parler,
24:08vous nous avez expliqué
24:09comment vous diversifiez
24:11à l'intérieur de ces quatre marques,
24:13mais est-ce que vous pourriez
24:14vous ouvrir vers autre chose
24:16ou pas,
24:17ou ça serait toujours
24:18au sein de ces quatre marques ?
24:21Vous savez,
24:22comme on réfléchit à dix ans,
24:24on réfléchit large,
24:25donc on ouvre tous les chakras
24:26en se disant,
24:27aujourd'hui,
24:27on couvre le spectre
24:28des vacances au cœur de la nature,
24:30des vacances sur le littoral,
24:31à la montagne,
24:31au cœur de ville,
24:32en camping,
24:33bon,
24:34donc tout se regardera,
24:36parce que,
24:37ce qui est bien aussi,
24:38c'est qu'on a une situation
24:40de cash qui est positive,
24:41donc on a maintenant
24:42des moyens d'investir,
24:44d'acheter potentiellement,
24:45ce qu'il faut,
24:45c'est qu'il y ait une cohérence,
24:46une complémentarité
24:47par rapport aux quatre marques existantes,
24:48donc il n'y a rien qui est exclu,
24:50ce n'est pas non plus
24:51une finalité en soi
24:52de dire,
24:52on va aller créer
24:53dix marques demain dans le groupe,
24:54mais c'est des choses
24:55qu'on va regarder,
24:56effectivement,
24:56à l'intérieur des marques
24:57ou pourquoi pas d'autres marques.
24:59Et pourquoi pas d'autres marques ?
25:00En fait,
25:01il n'y a rien qui n'est ni écrit,
25:04inscrit par avance,
25:05mais ni même exclu.
25:06En fait,
25:06on se dit,
25:07nous,
25:07on est vraiment positionnés
25:08sur le tourisme de proximité,
25:10c'est ça vraiment
25:10notre cœur de bataille,
25:11notre positionnement,
25:12et on veut continuer
25:13à être ce leader en Europe,
25:14donc tout ce qui pourra
25:15y contribuer,
25:16nous aidera.
25:17Ouvrir un nouveau
25:18Center Park ?
25:20On vient de le faire,
25:21en juin dernier,
25:22au Danemark,
25:23par exemple,
25:23en Danemark,
25:24on n'était pas dans
25:24les pays nordiques,
25:25mais on ouvrira un en Italie,
25:27par exemple,
25:27c'est des choses
25:28qu'on souhaite faire,
25:30parce que ce concept-là,
25:31ce concept,
25:32il plaît,
25:33il plaît,
25:34j'ai envie de dire,
25:35à toutes les destinations.
25:37Ça coûte combien
25:37de développer
25:38et d'ouvrir
25:39un Center Park ?
25:40Selon la taille,
25:41mais il va falloir investir
25:42à minima
25:43200 millions d'euros,
25:44c'est ça l'enjeu.
25:45Donc, il faut trouver
25:46des investisseurs
25:46qui acceptent de faire ça.
25:48Mais on se dit que nous,
25:49vraiment,
25:49ce concept-là,
25:50il a sa place
25:51dans tous les lieux
25:51qui ont perdu de l'emploi.
25:53L'ancienne friche industrielle,
25:54l'ancien terrain militaire,
25:55on recrée de l'emploi stable
25:57et en plus,
25:58on remet vraiment
26:00en vigueur
26:00le patrimoine
26:01et on recrée
26:02un peu de la nature,
26:03de la vie,
26:04là où il y en avait,
26:05mais par un autre moyen.
26:06Et c'est ça qu'on recherche.
26:07Oui, ça,
26:08c'est une très bonne idée.
26:08Ça crée une dynamique.
26:10En plus,
26:11quand vous créez ça,
26:12tout autour,
26:12il y a un écosystème
26:13qui se met en place.
26:14Oui, parce que tous ces endroits
26:14qui ont perdu de l'emploi,
26:15de la vie,
26:16on les recrée maintenant.
26:18Merci beaucoup.
26:18Donc, on en saura
26:19un petit peu plus,
26:20peut-être avant de l'été.
26:21Revenez nous voir
26:22si vous serez avalés
26:24ou pas,
26:24s'il y a des négociations
26:26en cours en tous les cas.
26:27On a des discussions.
26:28Ah, on n'est pas encore
26:29au terme des négociations.
26:31On a des discussions.
26:32Vous avez raison,
26:33c'est important.
26:34Merci beaucoup
26:34d'avoir été avec nous.
26:35Donc, Franck Gervais,
26:36directeur général
26:37de Pires et Vacances
26:37Center Park.
26:38c'est dans un instant
26:39où on change
26:39complètement de registre
26:40et de l'industrie
26:41parce qu'on sera
26:42dans l'industrie
26:43de la chimie,
26:43chimie spécialisée.
26:45Thierry Lehenarf,
26:46le patron d'Arkema
26:47qui vient de fêter
26:48ses 20 ans.
26:49Alors, la situation
26:50internationale
26:51est un peu compliquée,
26:52évidemment,
26:52notamment pour le secteur
26:53de la chimie.
26:53Mais Arkema
26:54s'en sort plutôt bien.
26:55A tout de suite.
26:57BFM Business
26:57et la Tribune
26:58présente
27:01le 18-19
27:02d'Edwish Chevrillon.
27:07Vous êtes toujours
27:08dans le 18-19,
27:08mon invité maintenant,
27:09c'est Thierry Lehenarf
27:10qui est le président
27:11et directeur général
27:12d'Arkema.
27:13Bonsoir, Thierry.
27:14Bonsoir.
27:15Lehenarf,
27:15vous fêtez vos 20 ans,
27:16pas vous,
27:17mais Arkema,
27:17vous venez de les fêter.
27:18Oui, j'aurais bien aimé
27:19fêter mes propres 20 ans.
27:20Voilà, vous avez
27:22incroyable transformation.
27:23On va y revenir.
27:25Vous avez votre
27:25assemblée générale
27:26qui s'est déroulée
27:26la semaine dernière.
27:27Beaucoup de questions
27:28à vous poser
27:29parce que c'est sûr
27:30que, un,
27:30la conjoncture,
27:31évidemment,
27:31vous êtes touché,
27:32frappé par la conjoncture.
27:35On voit que le prix
27:35de l'énergie
27:36a forcément un impact
27:37et que l'industrie
27:38de la chimie européenne
27:40est vraiment frappée
27:41par la crise.
27:42Comment est-ce que
27:43vous voyez la situation
27:44aujourd'hui ?
27:45En fonction des régions,
27:48déjà,
27:48la situation est très différente.
27:49Globalement,
27:50on est dans un univers
27:51géopolitique et macroéconomique
27:53qui, pour la chimie,
27:53est difficile,
27:54mais je pense que c'est difficile
27:55pour beaucoup d'industries.
27:56On voit de la croissance
27:57en Asie.
27:59Avant de regarder
28:00la croissance,
28:00l'impact,
28:01il est où ?
28:01L'impact,
28:02il est sur le fait
28:03que le prix de l'énergie
28:05a explosé,
28:06que le pétrole,
28:07c'est beaucoup plus difficile
28:08d'en avoir.
28:10Je dirais que,
28:10pour le Moyen-Orient,
28:11c'est vraiment
28:12le coût des matières premières.
28:13Donc,
28:13on voit nos matières premières
28:14qui ont augmenté
28:15de manière très importante,
28:16celles qui sont
28:17d'origine pétrolière,
28:18mais qui est l'essentiel
28:18de nos matières premières.
28:19Et donc,
28:20pour nous,
28:20c'est passer des hausses
28:21de prix à nos clients,
28:22en concertation
28:23avec nos clients,
28:24de manière rapide.
28:25Donc,
28:25les équipes sont sur le pont
28:27pour passer ces hausses.
28:28Et c'est plus combien,
28:29justement ?
28:30Ça dépend vraiment
28:31des produits.
28:33On a des produits
28:34où quelques pourcents
28:34vont suffire
28:35et d'autres,
28:35il va falloir doubler le prix.
28:37On a des gammes
28:38très variées,
28:39on a des impacts
28:40au niveau des dérivés pétroliers
28:41qui sont très différents.
28:43Et donc,
28:43notre rôle,
28:44c'est d'être extrêmement agile
28:44en fonction des clients,
28:46des marchés,
28:46des applications,
28:47des matières premières
28:47qu'on achète
28:48et surtout d'aller très vite.
28:50Pourquoi très vite ?
28:51Très vite,
28:52parce que les matières premières
28:53n'attendent pas
28:53pour augmenter.
28:54Vous avez vu le pétrole,
28:55ça s'est fait en quelques jours.
28:56Il est passé de 60 à 100
28:58en quelques jours.
28:59Oui,
29:00mais on voit qu'il redescend
29:01un tout petit peu,
29:01mais ce qui remonte.
29:02Donc,
29:02à l'émis,
29:02si vous allez trop vite,
29:03vous êtes obligé de payer
29:04au prix fort
29:04et peut-être que ça va redescendre.
29:07Très vite pour passer
29:07les hausses de prix.
29:10derrière,
29:11au niveau des matières premières,
29:11de toute façon,
29:12on n'a pas des stocks infinis.
29:13On gère plutôt bien nos stocks.
29:15Donc,
29:15on a des stocks
29:15qui sont assez réduits.
29:16Donc,
29:17tout est affaire de vitesse,
29:19sachant que ça prend
29:20quand même plusieurs semaines.
29:21Oui.
29:22Est-ce que vos clients,
29:23ils acceptent ?
29:25Les clients,
29:26ils sont comme nous.
29:27On explique à nos fournisseurs
29:28que tout ça est bien compliqué
29:29et que compte tenu de la conjoncture,
29:30on ne peut pas accepter grand-chose.
29:32Maintenant,
29:32il y a une réalité.
29:33La réalité,
29:33c'est l'augmentation
29:34du prix du pétrole
29:35et que par rapport
29:36à cette augmentation,
29:37tout doit passer
29:37au niveau de la chaîne.
29:38Il n'y a pas de choix
29:39parce que les augmentations
29:40sont très fortes.
29:42Mais si,
29:42il y a un choix,
29:43c'est de dire,
29:43écoutez,
29:44je mets sur pause
29:45et j'attends que ça baisse.
29:46Oui,
29:46sauf qu'il y a quand même
29:47une demande finale
29:48qui,
29:48même si elle n'est pas formidable,
29:50elle est là.
29:51Et donc,
29:51il faut bien pouvoir livrer
29:52le consommateur final
29:54et donc,
29:54l'ensemble de la chaîne
29:55continue,
29:56bien entendu,
29:56à tourner
29:56avec des matières premières
29:58qui sont plus élevées.
30:02Est-ce que vous pourriez,
30:04justement,
30:05cet impact
30:06des prix des matières premières,
30:07est-ce que c'est...
30:08Vous aviez pu...
30:09Est-ce qu'aujourd'hui,
30:10vous vous dites,
30:10tirer le neuf,
30:11tiens,
30:12la prochaine fois,
30:12il faut qu'on ait des...
30:14parce que ce n'est pas la première,
30:15la crise,
30:15il y a la crise de l'Ukraine,
30:17il faudrait qu'on ait
30:18des stocks plus importants.
30:19Non.
30:20Qu'est-ce que vous en tirez
30:22comme enseignement ?
30:23Malheureusement,
30:23à part l'agilité,
30:25mais c'est vrai
30:26pour toutes les crises,
30:27qu'elles viennent
30:27des matières premières
30:28ou pour d'autres raisons,
30:29par exemple,
30:30comme le Covid,
30:31c'est des choses
30:31qu'on ne peut souvent
30:32pas prévoir,
30:32pas prévoir non plus
30:33à quel moment
30:34et donc,
30:34il faut être agile,
30:36il faut aller vite
30:36mais par contre,
30:37surstocker,
30:37ce serait une erreur
30:38parce que vous serez
30:39toujours aussi surstocké
30:40quand les matières premières
30:41vont baisser
30:41et là,
30:42ce serait une catastrophe
30:43donc il faut vraiment
30:43coller au marché,
30:44coller à l'actualité
30:45et plutôt avoir
30:46des stocks bas
30:48mais réagir vite.
30:49Oui,
30:49enfin en même temps,
30:50avoir à réagir,
30:50c'est ce qu'a fait
30:51Patrick Puyenier
30:52qui a raflé quand même
30:54je ne sais pas
30:5570 bateaux
30:55et la cargaison
30:5670 bateaux
30:57et qui en a fait son beurre
30:59si je peux me permettre.
31:01Oui,
31:02alors...
31:02Avant la crise ?
31:03Non,
31:03mais chaque métier
31:05est différent.
31:06Je dirais que pour nous,
31:07on est dans une industrie
31:09qui est très fragmentée
31:09avec des clients
31:10qui appartiennent
31:11à tout type de métier
31:12qui sont répartis
31:13partout dans le monde
31:14donc c'est vraiment
31:15du travail terrain
31:16au niveau de nos commerciaux
31:17de façon justement
31:18à regarder cela
31:20de manière constructive
31:21avec nos clients.
31:22Oui,
31:232026 ça va être une année
31:24comment pour vous,
31:26pour la chimie ?
31:27Est-ce que,
31:28parce qu'on a vu
31:28les résultats de BASF
31:29c'est un peu une catastrophe,
31:30se lever aussi,
31:31vous,
31:32vous en tirez plus ou moins bien.
31:33On ne peut pas le résister.
31:34Quand je regarde 2025,
31:36le premier trimestre 2026,
31:37on a plutôt été relativement résilients
31:39même si on ne se satisfait pas du tout
31:41du niveau des résultats
31:42puisqu'on était bien plus élevés
31:43mais on reste avec des marges encore
31:45qui sont élevées,
31:45avec des capacités financières
31:48qui sont tout à fait correctes
31:49et donc,
31:50sans s'en contenter,
31:52on peut dire qu'on a été plutôt
31:53plus solides
31:53qu'un certain nombre d'acteurs
31:55de la chimie.
31:57Oui,
31:57est-ce que certains demandent,
31:59hier je recevais
31:59le ministre de l'Industrie
32:01qui dit
32:01il faut des aides,
32:02il faut absolument
32:04qu'on reçoive des aides
32:06au niveau européen,
32:07au niveau français.
32:07Quel type d'aide
32:08vous voudriez recevoir
32:10et au niveau européen ?
32:12Alors ce qui est important
32:13c'est de regarder
32:14effectivement
32:15les facteurs de non-compétitivité
32:16au niveau de l'Europe
32:17par rapport à la Chine,
32:18par rapport à l'Asie,
32:19par rapport aux Etats-Unis.
32:22L'Europe...
32:23Oui, mais pardon,
32:23la Chine,
32:24elle a aussi subi
32:26ces hausses de prix
32:26des matières premières.
32:27Alors moi je dirais
32:28que ce n'est pas des aides
32:29par rapport à ce qui se passe
32:30vis-à-vis du Moyen-Orient,
32:31ce sont des aides
32:33structurelles
32:33par rapport à des sujets
32:34structurels,
32:35c'est-à-dire...
32:35Donc là vous ne voulez pas
32:36des aides conjoncturelles
32:37pour passer le mauvais moment ?
32:39Le conjoncturel,
32:40il faut qu'on se...
32:41Je n'oserais pas dire
32:42qu'il faut qu'on se débrouille
32:42par nous-mêmes
32:43mais le conjoncturel
32:43c'est de l'agilité,
32:44c'est faire ce qu'on doit faire.
32:46Donc jouer sur les leviers
32:48qu'on a au niveau opérationnel
32:49de l'entreprise.
32:50Oui, donc c'est se débrouiller
32:51tout seul.
32:52Par contre il y a un sujet
32:53européen
32:53qui est structurel
32:54et plus profond
32:55avec des surréglementations,
32:57avec un coût du gaz
32:59qui est trop élevé,
33:00avec des charges
33:01sur les salaires
33:02qui sont trop importantes,
33:05avec des coûts du carbone
33:07qui sont également élevés.
33:09Donc c'est là-dessus
33:10qu'il faut agir
33:10et on travaille,
33:12en tout cas on discute
33:14avec le gouvernement
33:14de façon à ce qu'il nous aide
33:15vis-à-vis de l'Europe
33:18à saisir ces sujets-là
33:19d'autant plus que la chimie
33:20et vous l'avez souligné
33:21tout au départ,
33:22la chimie européenne.
33:23Je ne parle pas
33:23des acteurs européens
33:24de la chimie
33:24qui sont globaux.
33:25Nous on est présents en Asie,
33:26on est présents aux Etats-Unis.
33:27Non, non, non.
33:27La chimie européenne
33:29est en grosse difficulté
33:30et donc il faut l'aider,
33:31bien entendu.
33:32Et là, vous avez,
33:34je ne sais pas,
33:35vous avez des échos,
33:36est-ce que vous avez
33:37une oreille favorable ?
33:37Enfin, il ne suffit pas
33:38d'avoir une oreille favorable,
33:39il faut que ça se concrétise.
33:40C'est intéressant ce que vous dites
33:41parce qu'effectivement
33:42l'oreille favorable,
33:42on l'a,
33:43que ce soit en France
33:44ou que ce soit au niveau de l'Europe,
33:45avec la chimie,
33:46bon, la première fois
33:47depuis Carcima est né,
33:49qui est considérée
33:50comme un secteur stratégique
33:52pour l'industrie européenne
33:53et pour l'industrie française.
33:54On va rappeler
33:55que Carcima était
33:55une filiale de Total.
33:56On était une filiale de Total,
33:58on a été introduit en bourse
33:59en 2006,
34:00donc c'est il y a 20 ans
34:01et aujourd'hui,
34:02je crois qu'on est une belle,
34:03comme vous l'avez gentiment souligné,
34:04on est plutôt une belle réussite,
34:06on est un des leaders
34:08dans le monde
34:08des matériaux spécialités,
34:10des polymères de spécialité.
34:12Chiffre clé ?
34:13Chiffre clé,
34:14on a un chiffre d'affaires
34:15qui est au-delà de 9 milliards,
34:17on dépense plus de 3%
34:18en recherche et développement,
34:19l'innovation c'est très important
34:20pour Carcima,
34:22on est présent dans 55 pays,
34:23donc on est une entreprise
34:24complètement globale,
34:26on fait 35%
34:27de notre chiffre d'affaires
34:28aux Etats-Unis,
34:29donc c'est une zone importante
34:30et 25% en Asie.
34:32Oui,
34:32et par contre l'Europe,
34:34ça devient de moins en moins
34:36central.
34:36Oui,
34:36c'est quand même un tiers
34:37du chiffre d'affaires d'Arkémar,
34:38un peu moins c'était,
34:39mais c'est...
34:40Donc ça reste,
34:42en fait l'Europe est restée stable,
34:43mais a baissé un pourcentage
34:44parce que les deux zones
34:46que sont l'Asie
34:47et les Etats-Unis
34:48ont augmenté.
34:49Quelle est votre position ?
34:50Vous êtes ce qu'on appelle
34:51un électro-intensif,
34:53Arkémar.
34:54Oui,
34:54moins maintenant qu'on était.
34:55Oui,
34:55mais enfin vous restez quand même.
34:57La question du prix de l'énergie,
34:59vous vous positionnez comment ?
35:00Est-ce que vous dites
35:01que les Français
35:02ont vraiment un atout
35:03avec le nucléaire ?
35:05Est-ce que vous trouvez
35:06qu'il faut peut-être avoir,
35:09je ne sais pas,
35:09changer notre mix énergétique ?
35:11Comment vous vous positionnez
35:12en tant que patron
35:13d'un grand groupe industriel français ?
35:15Et est-ce que c'est plus facile
35:17de négocier maintenant
35:18avec EDF ?
35:19Donc je dirais
35:20qu'au niveau de l'énergie,
35:21vous avez deux choses,
35:22vous avez l'électricité et le gaz.
35:24Au niveau d'Arkémar
35:25et au niveau de l'électricité,
35:27on considère que le sujet est réglé.
35:29Ça veut dire quoi,
35:30le sujet est réglé ?
35:31Ça veut dire qu'on a aujourd'hui
35:32qui s'inscrit dans la durée
35:34puisque nous,
35:34on a besoin de visibilité.
35:35On a des prix
35:36qui sont compétitifs.
35:39Et donc on a...
35:40À combien ?
35:40Alors là,
35:41on ne donne pas nos prix
35:42puisque nos prix sont...
35:43Bah non,
35:43ça serait trop facile.
35:44Mais en tout cas,
35:45on a des prix qui sont compétitifs.
35:46Par contre,
35:46le gros sujet,
35:47c'est le gaz.
35:48Aujourd'hui,
35:49à l'heure où je vous parle,
35:50il y a un ratio de 1 à 6
35:51entre le gaz américain
35:52et le gaz européen.
35:54C'est énorme.
35:55Donc c'est plutôt
35:55un sujet maintenant de gaz,
35:57ce qui veut dire aussi
35:58l'approvisionnement du gaz,
35:59les moyens logistiques,
36:00qu'un sujet d'électricité
36:03qui me semble,
36:04en tout cas du point de vue
36:04d'Arkémar par rapport à...
36:05Vous avez signé avec EDF ?
36:07On a signé avec EDF, oui.
36:08D'accord.
36:09Les accords...
36:09EDF est incontournable.
36:10Sur le long terme ?
36:11De combien ?
36:12Oui, d'accord.
36:13Donc on est engagé
36:14pour bon nombre d'années,
36:16ce qui convient bien,
36:16notamment sur notre site
36:17qui est près de Grenoble,
36:18qui a besoin de cette visibilité-là.
36:20Mais la question sur le gaz,
36:21vous dites qu'il y a un rapport
36:22de 1 à 6
36:22quand on prend le prix du gaz français
36:24qui est six fois plus cher
36:25que le prix du gaz...
36:26Européen, d'ailleurs,
36:27c'est du gaz européen.
36:27Ou européen, oui, oui.
36:28Enfin bon...
36:28C'est européen.
36:29Non, l'électricité
36:30n'est pas forcément la même
36:31entre la France.
36:32Elle est française ?
36:32Mais par contre...
36:35Mais en même temps,
36:35qu'est-ce qu'on peut faire ?
36:37C'est les moyens logistiques.
36:39C'est essentiellement l'approvisionnement.
36:40On sera toujours plus cher.
36:41On sera toujours plus cher
36:42parce qu'ils en ont.
36:43Donc on l'apporte, bien sûr.
36:44Exactement.
36:44Par contre,
36:45on peut avoir davantage
36:46de moyens logistiques.
36:46En termes de décarbonation,
36:48où est-ce que vous en êtes
36:49chez Arkema ?
36:50Est-ce que vous avez pris
36:51des gros engagements ?
36:52Je ne sais pas,
36:52comme Marcel Normital ?
36:53Où est-ce que vous en êtes ?
36:53Oui, on a pris
36:54des gros engagements
36:55et nous en demandons
36:56d'ailleurs de plus en plus.
36:58C'est là où on dit
36:58à la Commission européenne
36:59comme le carbone est élevé
37:00de faire attention.
37:01mais nous,
37:02on a réduit
37:03de deux tiers
37:06les émissions
37:07de gaz à effet de serre,
37:08donc c'est l'émission
37:08de carbone,
37:11entre l'introduction en bourse
37:13d'Arkema
37:14et aujourd'hui.
37:16Et entre 2019
37:18et 2025,
37:19on a réduit
37:21de moitié.
37:22Donc c'est très important.
37:23On est vraiment
37:23complètement engagé.
37:24Et d'ailleurs,
37:25sur l'extra-financier,
37:26puisque tout ça,
37:26c'est de l'extra-financier,
37:28c'est impressionnant.
37:29Ce n'est pas juste Arkema,
37:30mais les efforts
37:31de l'ensemble de la chimie,
37:32que ce soit
37:33sur les émissions
37:36de CO2,
37:37que ce soit
37:37les émissions dans l'air,
37:38les émissions dans l'eau,
37:38sur les aspects de sécurité,
37:40on fait vraiment
37:41des efforts
37:41qui sont très élevés.
37:44En même temps,
37:45vous êtes
37:46mise en acquisition
37:47dans la vallée du Rhône,
37:49à la vallée de la chimie,
37:51par des associations
37:53sur l'acquisition des PFAS.
37:54Où est-ce que vous en êtes ?
37:56On est...
37:57Enfin,
37:58sur...
37:58Vous allez...
37:59J'ai là,
37:59on est...
37:59De toute façon,
38:00on est une entreprise
38:00qui est extrêmement transparente,
38:02qui est extrêmement sincère.
38:03Qu'est-ce qui s'est passé exactement ?
38:04Vous avez déversé,
38:05c'est ça que vous aviez ?
38:06Donc,
38:06on a eu un certain nombre de plaintes
38:10et on y répond,
38:11sachant qu'on rappelle quand même
38:12que le sujet des PFAS,
38:14déjà,
38:15le site,
38:16puisque c'est un de nos 150 sites,
38:18le site de Pierre Bénit,
38:19qui est dans la vallée du Rhône,
38:21qui fabrique des PFAS,
38:23est un tout petit acteur
38:24dans le monde des PFAS.
38:25En fait,
38:25ce que souvent,
38:26on ne sait pas,
38:27c'est que l'univers des PFAS
38:28est très,
38:30très au-delà
38:30de ce site
38:32qui a son corps défendant
38:33et médiatisé.
38:34Donc,
38:34on travaille
38:35en concertation
38:36avec,
38:36bien sûr,
38:37les autorités,
38:38avec un certain nombre d'analyses,
38:38comme on doit le faire,
38:39bien entendu.
38:40Mais donc,
38:40là,
38:41vous êtes...
38:41Parce que ces associations
38:42vous réclament 36 millions d'euros
38:44et puis surtout de nettoyer
38:45ce que vous avez pollué.
38:48Est-ce que c'est...
38:49On va répondre...
38:50Quand ?
38:51Enfin,
38:52on répond...
38:53Déjà,
38:53on fait les analyses
38:53et puis quand on aura fait
38:54les analyses,
38:55on pourra se fonder sur la science
38:56et sur les faits
38:57et pas juste sur l'émotion
38:58et puis sur...
38:59Oui,
39:00Non,
39:00non,
39:00mais parce que je pensais
39:00que les analyses,
39:02ça va être déjà
39:02en quelque temps...
39:04Je peux vous dire
39:05que sur les PFAS,
39:05en termes d'analyse,
39:06on est très en avance
39:07par rapport à beaucoup d'acteurs.
39:09Et donc,
39:10qu'est-ce que ça a donné
39:12le résultat de ces analyses ?
39:13Pour l'instant,
39:14on continue à les faire
39:15et puis au fur et à mesure,
39:17elles sont,
39:17bien entendu,
39:18toujours en concertation
39:19avec les autorités
39:20quand elles doivent être publiées,
39:21elles sont publiées.
39:22D'accord.
39:22Et ça sera quand ?
39:24Ça peut être...
39:25Certaines vont être...
39:27Ça peut être dans les mois qui viennent,
39:28d'autres vont prendre plus de temps.
39:30C'est quand même des analyses
39:30qui sont très précises.
39:32Et d'ailleurs,
39:33la connaissance,
39:33c'est important de le dire,
39:34on a toujours tendance
39:35à regarder avec les yeux d'aujourd'hui
39:37ce qui s'est passé dans le passé.
39:38La connaissance d'aujourd'hui
39:39a énormément évolué
39:40et puis donc,
39:41nous,
39:41on s'inscrit dans les progrès
39:42de cette connaissance,
39:43bien entendu,
39:45pour continuer
39:45à faire progresser le site.
39:46Est-ce que il y aura...
39:48Vous avez dit,
39:49c'est important,
39:49surtout lorsqu'on voit
39:50ce que fait Michelin,
39:52qui a annoncé quand même
39:53des plans de suppression
39:54d'emplois importants.
39:56Vous,
39:57vous avez dit,
39:58vous allez supprimer
39:59les emplois,
39:59mais il n'y aura pas
40:00de gel des embauches.
40:02On réduit les embauches.
40:03Vous réduisez les embauches.
40:06L'idée,
40:06en fait,
40:06ce qu'on dit,
40:07c'est qu'on a une cible
40:09à peu près
40:09de réduire les emplois
40:10de 3% par an,
40:13mais on dit,
40:14on ne veut pas le faire
40:15par des grandes restructurations,
40:17ce n'est pas la culture
40:18de l'entreprise,
40:19on préfère le faire
40:20sur une somme de sujets
40:21au fil de l'eau
40:22et on veut utiliser
40:24au maximum
40:24le fait de réduire
40:26les embauches
40:26de manière à avoir
40:28un nombre très réduit
40:29de licenciements.
40:30Et donc,
40:30c'est ce qu'on fait,
40:31on utilise...
40:32D'accord,
40:32mais il y aura quand même
40:33des licenciements ?
40:33Non, je ne sais pas,
40:34j'avais lu des propos
40:35où vous l'avez dit...
40:35Honnêtement,
40:36et puis chez nous,
40:37on le fait de manière
40:38toujours très souple
40:40et avec des solutions
40:41pour chacun,
40:42etc.
40:42Donc,
40:43ça dépend des cas de figure,
40:44mais en tout cas,
40:45ça sera largement
40:46une majorité
40:47de non-embauches,
40:49en fait,
40:50et qui permet...
40:51Parce qu'on a un volant
40:52avec les départs à la retraite
40:53qui est assez important,
40:54donc on va jouer
40:56majoritairement là-dessus.
40:58Si je vous pose la question,
40:59c'est qu'évidemment,
40:59il y a Michelin,
41:00mais il y en a plein d'autres.
41:02On voit que l'industrie européenne,
41:04l'industrie française,
41:06c'est quand même...
41:07L'équation est assez compliquée.
41:09Est-ce qu'on peut rester
41:10un industriel en France ?
41:12Oui,
41:12alors déjà,
41:12bien entendu,
41:13mais peut-être
41:14sur les effectifs.
41:16Quand Arkema a été créé,
41:17on faisait 17 500 emplois.
41:20Aujourd'hui,
41:21on a plus de 20 000 emplois,
41:23ce qui veut dire
41:23qu'on n'a pas...
41:24Ce n'est pas une entreprise
41:25qui a...
41:27Simplement,
41:28on a beaucoup monté
41:29le chiffre d'affaires,
41:29on a énormément travaillé
41:32pour avoir de la croissance
41:33et c'est la croissance
41:34qui nous a permis
41:34d'être une entreprise
41:35solide aujourd'hui.
41:37Voilà.
41:37Après,
41:38sur la France,
41:39on a encore une empreinte
41:41industrielle en France
41:42qui est forte.
41:42On est même exemplaire
41:43de ce point de vue-là
41:44et on a une empreinte
41:45non seulement au niveau
41:45des usines,
41:46mais au niveau de l'R&D.
41:47Ce qui prouve,
41:47c'est un exemple,
41:48même si on souffre,
41:50même si on est peu rentable
41:51en France,
41:53c'est quand même un exemple
41:54qui montre qu'on peut
41:55exporter à partir de France
41:56au niveau de l'Europe
41:58et voire en dehors
42:00de l'Europe.
42:01Par contre,
42:01ça demande un certain
42:02nombre de prérequis
42:03et c'est là-dessus
42:04qu'on discute
42:04avec le gouvernement
42:06sur tous les facteurs
42:07de non-compétitivité
42:08que j'ai mentionnés
42:08en début de l'entretien.
42:10Si je vous pose la question,
42:11c'est parce que c'est vrai
42:12que là,
42:12je disais,
42:13vous avez fêté vos 20 ans
42:15à tirer le Hénaf,
42:16mais c'est une incroyable
42:17transformation.
42:19C'est une très belle aventure
42:20que vous avez conduite
42:23donc j'ai envie de dire
42:24que c'est un exemple
42:26peut-être à suivre
42:27pour l'industrie française.
42:30Oui,
42:30après chaque domaine
42:31est différent.
42:32Oui,
42:32mais vous étiez dans
42:32le plus difficile.
42:33Bien entendu,
42:34d'autant plus que la chimie
42:35ce n'est vraiment pas
42:36un métier facile
42:36et puis comme vous l'avez
42:38mentionné,
42:38le monde va de crise en crise
42:40donc on est plutôt,
42:41je dirais que l'écosystème
42:42est plus difficile aujourd'hui
42:43qu'il était il y a 20 ans.
42:44D'un autre côté,
42:46notre défi,
42:47notre difficulté,
42:48c'était aussi
42:48notre opportunité,
42:49c'est-à-dire
42:50comme on partait
42:51déjà d'une entreprise
42:52non rentable
42:53qui était sur des métiers
42:54de commodité,
42:55on pouvait avoir
42:55une feuille de route
42:56qui permet de porter
42:57l'entreprise
42:57avec une vraie ambition
42:58qui était d'aller
42:59vers des spécialités,
43:00vers des matériaux
43:00à forte valeur ajoutée
43:01et donc on avait
43:02un territoire de jeu
43:03qui était très important
43:05parce qu'il y avait
43:05des technologies
43:06qui arrivaient.
43:07Donc je dirais
43:07chaque cas est différent.
43:09Nous,
43:09on a joué cette carte-là
43:10à fond
43:10et on a eu raison
43:11de la jouer.
43:11Après,
43:12on a fait beaucoup
43:12d'acquisitions,
43:13beaucoup de sessions.
43:13Est-ce que vous pensez
43:15qu'on peut
43:17réindustrialiser
43:18la France ?
43:18Vous qui êtes
43:19le symbole de l'industrie
43:20encore une fois,
43:21est-ce que c'est possible ?
43:23Ou pas ?
43:23Je vous vois pousser
43:24un soupir
43:25donc je doute
43:26de la réponse.
43:26Ce qu'il faudrait
43:26c'est qu'on...
43:27En tout cas,
43:28je parle de l'industrie
43:30traditionnelle.
43:31Moi,
43:31je ne suis pas
43:31dans le data center
43:32etc.
43:33Même si on essaye
43:34de développer nos ventes
43:34dans les data centers...
43:35Industrie manufacturière.
43:36L'industrie manufacturière
43:37etc.
43:38Moi,
43:38je pense que déjà
43:39si on arrivait
43:40à stabiliser
43:40le niveau de l'industrie,
43:42ça sera déjà
43:44un beau succès.
43:45Donc ayons
43:46déjà cet objectif-là
43:47avant de remettre
43:48des usines
43:49qui soient plus nombreuses
43:50que les usines
43:51qui soient fermées.
43:52C'est quand même
43:53un vrai défi.
43:53Par contre,
43:54je pense qu'il y a
43:55un vrai défi
43:56sur la valeur ajoutée,
43:57un vrai défi
43:57sur la recherche
43:58et le développement
43:58et un vrai défi
43:59pour maintenir les emplois
44:00avec des évolutions
44:02de l'utilisation
44:03de ces emplois
44:04en fonction
44:04des nouvelles tendances
44:05parce que le monde évolue
44:06et le monde change.
44:08Là-dessus,
44:09est-ce que vous partagez
44:10quand même...
44:11Parce qu'on sent
44:12quand même
44:12une inquiétude
44:13voire chez certains
44:15une colère qui monte
44:16dans le patronat
44:16notamment lorsqu'ils voient
44:18la préparation
44:19du budget 2027
44:21où on parle
44:21de fiscalité
44:23sur les super profits
44:24ou sur les profits
44:25encore une étape
44:27de plus
44:27ou sur la diminution
44:29des allégements
44:30de cotisations sociales.
44:32Est-ce que vous vous dites
44:34non mais attendez,
44:35si on nous demande
44:35de continuer
44:36à avoir des usines
44:38en France,
44:38il faut être un peu logique,
44:39on ne peut pas
44:40faire les deux.
44:41Je suis parmi les premiers
44:42à le dire,
44:43on râle,
44:43on râle beaucoup,
44:44on essaye de râler
44:45de manière constructive
44:45parce qu'à la fin,
44:46le but c'est de faire évoluer
44:47le chaud dans le bon sens
44:48mais on a râlé
44:49parce qu'il y a eu
44:49des allégements de charges
44:50qui ont été supprimés,
44:51on fait partie des premiers
44:53touchés,
44:53le crédit d'impôt recherche
44:54a été rogné.
44:55Donc oui,
44:55effectivement,
44:56ça va dans le mauvais sens
44:57et donc si on n'arrive pas
44:58à inverser la tendance
44:59sur tous ces sujets,
45:00on continuera à voir
45:01l'industrie française
45:02qui était à peu près
45:04en part du PIB
45:05qui était de l'ordre
45:06de 18%
45:07ou même 20%.
45:08Oh là,
45:08il y a très longtemps.
45:09Ça ne dépend pas
45:10quand est-ce qu'on remonte
45:10mais aujourd'hui,
45:12on est à 11%.
45:1411%.
45:18Paradoxalement,
45:19ce n'est pas la dernière
45:19loi de finances,
45:20c'est celle d'avant
45:20qui a été très coûteuse
45:21pour l'industrie
45:22donc c'est clair
45:23et on se méfie
45:24de chaque budget.
45:25Et là,
45:26le fait de supprimer,
45:28non pas de supprimer,
45:29de diminuer
45:30des allégements de charges
45:33au niveau...
45:33On les diminue
45:34sur les emplois
45:35à plus forte valeur ajoutée
45:37et donc une entreprise
45:38comme Arkema,
45:39nous,
45:39on a cette chance
45:40d'avoir des emplois
45:41à forte valeur ajoutée
45:41donc on est les premiers touchés.
45:43Donc ça on râle.
45:45Et alors ?
45:45Sans succès visiblement.
45:47Est-ce que vous dites
45:47aujourd'hui,
45:48on est rentré
45:48dans une phase politique
45:49dans d'autres manières
45:50chez l'entreprise ?
45:50Il y a un divorce
45:51entre le patronat
45:53et les politiques ?
45:54Je dirais que
45:55le gouvernement
45:56il est bénévolant maintenant.
45:57Le gouvernement,
45:57c'est le Parlement
45:59qui décide
45:59et le Parlement
46:00est très fragmenté aujourd'hui
46:01et que donc
46:01les points d'atterrissage
46:02ne sont pas forcément
46:03ce qu'on voudrait.
46:05Et donc ?
46:06Et donc on continue
46:07à pousser
46:08et le patronat
46:10exprime sa pensée,
46:12France Industrie
46:12exprime sa pensée,
46:13la FEP nous aide
46:14et puis on espère
46:16progressivement
46:18remettre l'industrie
46:18au centre du débat.
46:19Mais je dirais
46:20que depuis quelques années
46:22il est moins au centre
46:22du débat
46:23qu'il a pu être
46:23il y a 5 ans
46:24ou il y a 10 ans.
46:25Oui,
46:25le deuxième quinquennat
46:26en fait d'Emmanuel Macron
46:27s'est en fait
46:27de la politique
46:28mais c'est quand même
46:29un peu là
46:29où il y a une rupture.
46:31On a eu
46:31un premier quinquennat
46:32qui était très favorable
46:33à l'industrie
46:34sur le deuxième quinquennat
46:35c'est vrai
46:35qu'on a reculé
46:37par rapport
46:37à un certain nombre
46:38de gains
46:38qu'on avait eus.
46:40Sur la question
46:41de la fiscalité,
46:42vous,
46:45la France représente
46:46combien
46:47dans votre bénéfice ?
46:49Oh ben zéro.
46:50Zéro ?
46:51Oui,
46:51voilà.
46:52Il y a des années plus
46:53il y a des années moins.
46:54Il y a des années
46:54où on est au-dessus,
46:55d'autres années très difficiles
46:56où on peut être même
46:57voire négatives.
46:59Donc nous,
46:59la question
47:00des impôts,
47:03malheureusement,
47:04on aimerait bien
47:04payer beaucoup d'impôts
47:05en France,
47:05c'est clair.
47:06Mais pour ça,
47:06il faut gagner de l'argent.
47:07Donc le vrai sujet
47:08pour nous,
47:09au-delà de la fiscalité,
47:10c'est vraiment
47:11que le point mort
47:12soit abaissé,
47:13c'est-à-dire
47:14les charges,
47:15la compétitivité
47:16réglementaire,
47:17etc.
47:17Ça,
47:17c'est important
47:18parce qu'on a des sites
47:19qui sont sous l'eau.
47:20Oui.
47:21Combien de sites
47:21sous l'eau en Europe ?
47:23Ça dépend.
47:24C'est quelques sites,
47:25mais des sites
47:25souvent emblématiques,
47:26importants,
47:27parce que nous,
47:27on a toute taille
47:28de sites,
47:29donc on a tendance
47:30à regarder
47:31les plus gros sites.
47:32Mais il y a des sites
47:32qui peuvent être
47:33sous l'eau
47:34dans des conjonctures
47:34comme on vit aujourd'hui.
47:35Est-ce que vous avez dit,
47:36voilà,
47:37écoutez,
47:37si ça,
47:38c'est simple,
47:40est-ce que vous êtes prêts
47:41à dire,
47:43ben voilà,
47:43si ça continue comme ça,
47:45si on va droit dans le mur,
47:47eh bien à ce moment-là,
47:48on va augmenter encore
47:49la part de l'Asie,
47:50augmenter encore
47:51la part des États-Unis
47:53et voire diminuer
47:54la part de la France ?
47:56Alors,
47:56c'est pas comme ça
47:56qu'on raisonne,
47:57parce qu'on délocalise pas.
47:59On fait ce qui se passe
48:00et c'est quasiment
48:01indépendant de notre volonté,
48:03même si,
48:03franchement,
48:04on joue le jeu en France.
48:05On a encore,
48:06il faut savoir,
48:06la France,
48:07c'est à peu près
48:07un tiers des investissements
48:08industriels d'Arkema,
48:09un tiers.
48:10Donc,
48:10on n'est pas en train
48:11de désindustrialiser
48:11très très loin de ça.
48:13Mais,
48:14par contre,
48:16il y a une croissance
48:16en Asie,
48:17une croissance
48:18en Amérique du Nord
48:19pas en ce moment,
48:19mais il y a eu
48:20jusqu'à à peu près...
48:21Oui,
48:22la croissance,
48:22on a vu,
48:22a été revue à la baisse
48:23pour le premier trimestre.
48:24En fait,
48:24on suit nos clients.
48:25Donc,
48:25si les clients,
48:26si on a de la croissance
48:27en Europe,
48:28on sera présent en Europe
48:29et on réinvestira en Europe.
48:31Mais,
48:31pour avoir de la croissance,
48:32il faut être compétitif
48:34et il faut également
48:35avoir une demande,
48:36une demande finalement...
48:37Pardonnez-moi,
48:37mais en maintenant,
48:38vous êtes en train
48:39de nous dire,
48:39malgré tout,
48:40que vous êtes compétitif
48:40même en produisant en France.
48:42Vous restez compétitif
48:43pour aller aux Etats-Unis
48:44voire en Chine,
48:45En fait,
48:46le message qu'on dit,
48:47c'est qu'on peut être compétitif
48:48et on l'est sur certains sites.
48:49Heureusement,
48:50sinon,
48:50ce serait extrêmement difficile.
48:52On l'est sur certains sites,
48:53ce qui veut dire
48:53qu'on peut être compétitif,
48:55mais ça nécessite
48:56un certain nombre de facteurs.
48:57La compétitivité,
48:58c'est multifacteur
48:59et donc,
48:59il faut vraiment travailler
49:00d'arrache-pied justement.
49:02Mais il faut également
49:02de la croissance finale,
49:03il faut de la croissance
49:03de la consommation.
49:05De façon à ce qu'on...
49:06Nous,
49:06on suit vraiment nos clients.
49:08Donc,
49:09en fait,
49:09ce n'est pas une histoire
49:10de délocalisation,
49:11c'est une histoire
49:11de sourcer
49:12à partir de la région
49:14où sont nos clients.
49:15Donc,
49:15si nos clients ont des fortes croissances
49:16en Asie,
49:17on va investir de plus en plus
49:18en Asie.
49:18Comment vous voyez
49:19l'année 2026,
49:21justement ?
49:21Pour l'instant,
49:22en continuité
49:23par rapport à 2025,
49:25on a eu un début d'année
49:27plutôt faible.
49:28On a eu un mois de mars
49:30qui est en amélioration,
49:32un mois d'avril également
49:34qui s'est bien comporté.
49:36Maintenant,
49:36il faut voir,
49:37il y a une telle volatilité
49:38par rapport à la crise
49:39du Moyen-Orient,
49:40par rapport à,
49:41je dirais,
49:41le monde tel qu'il est aujourd'hui.
49:43On est prudent.
49:44Donc,
49:44on a prévu quand même
49:45cette année
49:46une augmentation légère
49:48de l'Ebida,
49:49qui est un peu
49:50le critère le plus important
49:52dans la chimie,
49:53à taux de change constant
49:54et on le confirme.
49:56Bon,
49:57c'est déjà ça.
49:58L'intelligence artificielle,
50:00maintenant,
50:00vous avez vu peut-être
50:00cet accord
50:01qui a été signé aujourd'hui,
50:02j'en faisais allusion
50:03tout à l'heure,
50:04avec Artie Mensch
50:05de Mistral AI
50:06et Airbus
50:08et BMW.
50:10On voit que,
50:11là et maintenant,
50:12l'intelligence artificielle
50:14est en train
50:15de rentrer
50:16à vitesse grand V
50:17dans l'industrie.
50:18Certains disent même
50:18que c'est ça qui va peut-être
50:19sauver l'industrie,
50:20notamment l'industrie française.
50:22Vous,
50:22d'abord,
50:23est-ce que c'est le cas
50:24chez vous ?
50:24Est-ce que vous avez
50:25signé des accords ?
50:27Est-ce que vous allez en signer ?
50:28À quoi est-ce que vous réfléchissez ?
50:30Voilà.
50:30Où est-ce que vous vous situez
50:32Thierry Léonard ?
50:33On monte en puissance
50:34au niveau des accords,
50:35donc on travaille énormément
50:36sur le sujet,
50:37on est d'accord
50:37que c'est incontournable,
50:38donc ça fait vraiment
50:39partie du paysage.
50:40Maintenant,
50:41ce n'est pas l'intelligence artificielle
50:42qui va créer
50:44des nouveaux produits
50:45pour des applications
50:47de demain.
50:47Donc,
50:48c'est un outil
50:48sur lequel il faut être
50:50très présent.
50:50Ça peut aider ?
50:50Ça peut aider beaucoup,
50:51ça peut aider au niveau
50:52de la robotique,
50:53au niveau de l'automatisation
50:54des sites,
50:54ça peut aider au niveau
50:55de la formulation.
50:58Par exemple,
50:58nous,
50:58on est très présents
50:59dans les adhésifs,
51:00il y a beaucoup de formulations.
51:01Avec l'intelligence artificielle,
51:02vous pouvez aller
51:02beaucoup plus rapidement
51:03et beaucoup plus loin.
51:04Ça peut aider également
51:05dans tout ce qui est administratif
51:08pour éliminer des tâches
51:09à faible valeur.
51:10Pourquoi vous dites ça peut ?
51:11Ça veut dire
51:12que vous ne le faites pas encore ?
51:12Si, ça commence,
51:14mais je dirais que la courbe
51:15va être exponentielle.
51:16En tout cas,
51:17c'est sûr que c'est le moment
51:18où ça s'accélère.
51:18On a vu les possibilités
51:20de l'intelligence artificielle
51:21entre il y a six mois
51:22et maintenant
51:22se sont accrues
51:24de manière très importante.
51:25D'accord.
51:26Et vous investissez combien ?
51:28Pour l'instant,
51:28on est sur plusieurs dizaines
51:30de millions d'euros
51:31dans l'entreprise.
51:32Mais ce n'est pas cette année
51:32où il faut accélérer ?
51:33Oui, je pense qu'il faut accélérer.
51:35Il faut accélérer,
51:36mais il faut également
51:36avoir des retours
51:37sur l'investissement qu'on fait.
51:39C'est toute la question ?
51:40C'est toute la question.
51:41Il faut être sélectif,
51:42donc il faut trouver le bon rythme.
51:43Ce qui est différent d'ailleurs
51:43en fonction des industries.
51:45D'accord.
51:45Et vous,
51:45vous êtes en pleine réflexion là-dessus,
51:47vous n'avez pas encore trouvé
51:47le bon rythme ?
51:48On a commencé,
51:49on a des résultats tangibles,
51:50mais on est en accélération
51:51de réflexion là-dessus.
51:52Allez, en conclusion,
51:53les 20 prochaines années
51:54pour Arkema, c'est quoi ?
51:56C'est une entreprise
51:57qui est de plus en plus
51:58sur les spécialités,
51:59donc ça c'est clair,
52:00sur tous les gros potentiels
52:03que sont dans les batteries,
52:04dans le sport,
52:05dans les smartphones,
52:07les semi-conducteurs.
52:07Donc on va jouer à fond
52:08cette carte-là.
52:10Au niveau géographique,
52:11encore plus en Asie
52:12et encore plus en Amérique du Nord,
52:16ça c'est clair,
52:17parce que c'est quand même
52:17deux gros moteurs.
52:18Mais on restera une entreprise
52:19encore équilibrée.
52:21entre les trois régions
52:23et puis d'un point de vue
52:23culturel,
52:24une entreprise qui restera
52:25avec son ADN,
52:26qui est un mélange
52:27d'exigence,
52:28je dirais,
52:28de bienveillance humaine,
52:29qui est vraiment
52:30notre marque de fabrique.
52:32Qui est la vôtre en tous les cas.
52:33Merci d'avoir été avec nous.
52:35Merci Thierry Leenaf,
52:36donc le patron d'Arkema.
52:38Voilà, c'est la fin
52:39de ce 18-19.
52:40Tout de suite,
52:40vous retrouvez Stéphanie Collot
52:41et ce journal de l'écho.
52:43Bonne soirée,
52:44excellente soirée.
52:48Le 18-19 d'Edwish Chevrion
52:50sur BFM Business.
52:51Sous-titrage Société Radio-Canada
52:51Sous-titrage Société Radio-Canada
52:51Sous-titrage Société Radio-Canada
52:52...
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