- il y a 13 heures
Lundi 18 mai, Hedwige Chevrillon a reçu Louis Margueritte, directeur général de Business France, François Hommeril, président de la CFE-CGC, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edvie Chevrillon.
00:10Bonsoir à tous, bienvenue dans le 18-19. Deux invités ce soir tout d'abord.
00:14Louis-Marguerite, c'était le monsieur Budget de Sébastien Lecornuie.
00:18Il est le nouveau directeur général de Business France.
00:21On parlera bien sûr d'attractivité. Est-ce que la France reste attractive
00:24malgré ses déficits, son coût du travail, malgré l'élection présidentielle
00:28qui va faire que tout va s'arrêter. Il sera en studio avec nous d'ici une poignée de minutes.
00:32Et puis après, c'est François Omry, il est le président de la CFE-CGC.
00:37Il doit partir dans une dizaine de jours, le 10 juin.
00:41Ça fait 10 ans qu'il est à tête de la CFE-CGC.
00:44Avec lui, on parlera chômage, rupture conventionnelle.
00:47Le texte vient d'être validé par le Sénat.
00:49Et puis bien sûr, on parlera de l'allègement des charges patronales.
00:52Mais tout de suite, c'est le journal. Le journal ce soir avec Erwann Maurice.
00:59– Bonsoir, Erwann. – Bonsoir, Edwige.
01:01– Merci d'être avec nous à la une ce soir, évidemment.
01:04Le G7 Finance qui se déroule à Paris.
01:06– Avec cette question sur laquelle planchent donc les ministres des Finances du G7.
01:10Comment garantir la bonne marge de l'économie mondiale
01:12dans un contexte d'instabilité géopolitique ?
01:15On retrouve notre reporter Hugo Babet sur place à Bercy.
01:19Hugo, on arrive aux conclusions de cette première journée.
01:21– Oui, les réunions de ce premier jour du G7 Finance vont bientôt s'achever.
01:27Elles ont commencé très tôt dans la matinée,
01:29avec une première sur les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.
01:33L'objectif annoncé du ministre de l'Économie français, Roland Lescure,
01:37c'était de montrer que le multilatéralisme, le dialogue, cela fonctionne.
01:41Et à la fin de cette première réunion, Christine Lagarde, la présidente de la BCE,
01:45a dit que le travail allait dans le bon sens, qui était productif.
01:49Ensuite, deuxième réunion sur la guerre en Ukraine.
01:53Cette fois, c'est le ministre de l'Économie ukrainien qui voulait des réponses sur des sanctions.
01:57Est-ce que les sanctions allaient continuer vis-à-vis du pétrole russe, de la Russie,
02:02notamment celle des États-Unis ?
02:04Scott Bessens, le secrétaire au Trésor américain, était présent et il a répondu à ces questions.
02:09Ensuite, un déjeuner sur les déséquilibres mondiaux,
02:12ceux des États-Unis, ceux de la Chine, le manque d'innovation de l'Union européenne.
02:16Et enfin, une réunion demandée par la présidence française du G7
02:20sur les matières premières critiques.
02:23Sécuriser les chaînes d'approvisionnement, diversifier les pays producteurs
02:27pour moins dépendre de la Chine.
02:29Toutes ces discussions ont animé cette première journée du G7 Finance.
02:32Merci Hugo Bebet pour BFM Business depuis Bercy.
02:35Notez que le ministre de l'Économie, Roland Lescure, sera l'invité de leur closier
02:39demain à 7h45 dans Good Morning Business.
02:43Et dans ce contexte, Georgia Meloni réclame à Bruxelles
02:45l'assouplissement des règles budgétaires au-delà des dépenses de défense.
02:49Pour la première ministre italienne, cela est nécessaire pour faire face
02:52à la hausse des prix de l'énergie liés à la guerre au Moyen-Orient.
02:55En guise de réponse, un porte-parole de l'exécutif européen rappelle
02:58que des mesures sont déjà engagées pour aider les États membres
03:01à répondre à la crise énergétique.
03:02A noter que l'agence Reuters nous apprend ce soir que l'Iran a transmis
03:06par l'intermédiaire du Pakistan une nouvelle proposition aux États-Unis
03:10pour mettre fin à la guerre, sans plus de détails à ce stade.
03:14Dans le reste de l'actualité, Adani accepte de payer 275 millions de dollars
03:19à Washington.
03:19Le conglomérat indien met ainsi fin à une enquête
03:22pour des achats de pétrole iranien sous sanction.
03:24IKEA annonce supprimer 850 postes dans le monde.
03:27Le groupe suédois d'ameublement dit vouloir simplifier son organisation
03:30et réaliser des économies.
03:32300 postes concerneront la Suède dès cette année.
03:35Et puis, on aurait aimé que ça nous arrive, Edwige.
03:38Cette erreur du fisc, la star colombienne Shakira,
03:40va récupérer, tenez-vous bien, 55 millions d'euros
03:43indûment payés pour l'année 2011.
03:46La justice annule ainsi les redressements et les amendes
03:48imposées par l'administration, qui considérait l'artiste
03:51comme résidente fiscale en Espagne cette année-là.
03:53Eh bien, je vais mettre à chanter, peut-être que j'aurai 5 centimes de...
03:57Vous ferez un peu plus recettes, peut-être.
03:58Il est 18h03, les marchés.
04:03Bonsoir Antoine Larigauderie.
04:04Bonsoir.
04:05Bonsoir Antoine.
04:06On est sous les 8 000 points, mais c'est du vert quand même
04:08à la Bourse de Paris aujourd'hui.
04:10Oui, la tendance est retournée à la mi-journée, effectivement.
04:13Et on a des indices qui terminent pas trop mal.
04:14Plus 0,44% pour le CAC 40 à 7 987 points,
04:18avec des volumes d'échanges assez consistants à 4,1 milliards.
04:21Mais belle hausse du côté de Francfort.
04:24Le DAX gagne 1,5%, plus 0,36% pour l'Eurostox 50.
04:27Plus forte hausse du CAC 40, c'est Publicis.
04:30Le marché salue une acquisition importante du côté des États-Unis,
04:33qui confirme le statut d'entreprise donnée, d'entreprise IA de Publicis,
04:38qui gagne 6% à 81,74 euros.
04:40AXA, plus de 25, 40,06 euros.
04:43Carrefour, plus de 17, 17,46 euros.
04:45A la baisse, on retrouve Legrand, moins de 2,07 à 148,95 euros.
04:49Stellantis, moins de 39,6,39.
04:51Schneider Electric, moins de 0,6, 260,95 euros.
04:55Attention, malgré une légère détente, ça reste quand même tendu sur l'obligataire.
04:59La dette française 10 ans, 3,8% de rendement.
05:034,6% pour le 10 ans américain.
05:05Et pareil pour le pétrole, 110 dollars pour le Brent.
05:07102 dollars pour le brut léger américain.
05:09Le CAC, plus 0,44, 7 987.
05:12Et merci Antoine et merci Erwann.
05:15Rendez-vous pour vous, ça sera à 19h, 19h30.
05:17Tout de suite, Louis Marguerite, le nouveau directeur général de Business France,
05:21est notre invitée.
05:24BFM Business et la Tribune présentent
05:29Le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
05:34On vous est bien dans le 18-19, mon invité.
05:37Je crois que c'est la première fois qu'il prend la parole
05:38depuis qu'il est devenu directeur général de Business France.
05:41Bonsoir, Louis Marguerite.
05:42Merci d'être là.
05:44Vous avez été député de Saône-et-Loire.
05:46Donc là, vous étiez venu sur notre plateau.
05:48Vous avez été le monsieur budget de Sébastien Lecornu.
05:51Et donc, fin 2026, vous avez été nommé à la tête de Business France,
05:55organisme qui fait un peu la promotion de la France à l'étranger.
05:59Beaucoup de questions à vous poser, évidemment,
06:02parce qu'il y a cette enquête, ce baromètre EY,
06:06où on attend de voir la position française.
06:08Est-ce qu'elle reste numéro un ou numéro deux
06:12en termes d'investissement étranger ?
06:14Il y a aussi ce climat quand même géopolitique
06:17extrêmement périlleux pour l'économie mondiale.
06:20Et donc, est-ce que ça a une influence peut-être
06:22sur le poids des étrangers ?
06:23Et puis, il y a la France, avec ses caractéristiques quand même
06:27qui sont un coût du travail élevé,
06:30une élection présidentielle qui s'avère quand même compliquée.
06:34Et donc, on voit que le climat politique n'est pas formidable pour le business.
06:40Vous, comment est-ce que vous voyez les choses ?
06:41Vous venez d'arriver, vous êtes tout frais,
06:43même si vous connaissez bien le sujet.
06:45Comment est-ce que vous voyez ce qui se passe ?
06:47La France, elle se positionne comment ?
06:49Vous avez raison, c'est le classement EY qui dira
06:52si nous gardons notre première place.
06:54Je rappelle d'ailleurs que nous sommes premiers depuis sept ans
06:57sur tous les investissements.
06:59Premier, le Royaume-Uni deuxième et l'Allemagne troisième.
07:01Et que nous avons conservé notre rang.
07:03Et en fait, pour tout ce qui est projet industriel en particulier,
07:06nous sommes premiers depuis neuf ans.
07:08Donc évidemment, ce sera important de vérifier.
07:11Oui, ils seront en studio justement.
07:14Ce sera un bon point.
07:15Ça préparera d'ailleurs le sommet Choose France
07:18qui aura lieu le 1er juin à Versailles
07:21et qui devrait être mes équipes que je remercie de leur action.
07:24Ils travaillent, ça devrait être un bon Choose France
07:27en termes de volume d'investissement.
07:29On va revenir là-dessus, n'allons pas trop vite.
07:31D'abord, vous, votre regard un peu.
07:34Est-ce que vous sentez un désintérêt pour la France ?
07:38Est-ce que, ou pas ?
07:39Non, vraiment pas.
07:40Alors, c'est l'observation de moi
07:42et puis mes équipes l'observent, j'allais dire,
07:44tous les jours depuis des années.
07:47Pourquoi ?
07:47Parce que l'investissement au fond,
07:49d'abord l'investissement étranger en France,
07:51n'est plus un tabou.
07:52Et ça, c'est une réussite de la politique d'attractivité
07:55qui a été menée depuis...
07:56Il y a longtemps, cette petite attractivité, excusez-moi.
07:59Oui, mais ce n'est quand même plus un gros mot.
08:00On en parle librement, évidemment,
08:03avec à la fois beaucoup d'ambition et sans naïveté.
08:06Mais surtout, ce qu'on observe,
08:07c'est que l'investissement, c'est du temps long.
08:09Et au fond, ça dépasse le temps politique
08:11et peut-être même le temps géopolitique.
08:13Alors, ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas être prudent
08:14et regarder ce qui se passe.
08:15Je ne dis pas qu'il n'y aura pas des conséquences
08:17à long terme, notamment au Proche et Moyen-Orient,
08:20qui vivent évidemment des situations difficiles.
08:23Mais ce qu'on observe,
08:25et notamment depuis deux mois et demi
08:27avec l'attaque en Iran
08:28et le conflit au Proche et Moyen-Orient,
08:30c'est que ça n'a pas, pour l'instant en tout cas,
08:33bousculé les projets d'investissement,
08:34en tout cas ceux que nous observons.
08:36On en traite mille par an.
08:39Et pour tous ceux qu'on traite,
08:40on n'a pas vu de mise en attente.
08:42Vous n'en avez pas qui vous ont dit ?
08:44Bon, écoutez, parce qu'on voit des entreprises françaises
08:46qui nous disent, ici même,
08:48ou qu'ils nous disent, sinon en off,
08:50écoutez-moi, mes projets d'investissement en France,
08:52pour l'instant, je mets la pédale douce.
08:54Ce qu'on a vu, c'est effectivement des interrogations
08:57sur les entreprises qui cherchent à exporter sur la zone.
09:00Ça, c'est évidemment.
09:02Et pour l'instant, ce sont des décalages,
09:04des interrogations.
09:05Nous-mêmes, nous avons des événements
09:06que nous portons chez Business France.
09:08Je me rends d'ailleurs ce soir à Dubaï
09:09pour aller soutenir les équipes
09:10qui font un travail formidable sur place
09:12et sur toute la zone.
09:14Et ça, effectivement, on s'adapte
09:16et on peut décaler de quelques semaines.
09:17Je précise, et j'en profite pour parler
09:18d'un événement qui s'appelle Vision Golf,
09:20qui aura lieu à Bercy
09:21et qui permettra de mettre en valeur
09:22toute cette activité.
09:24Est-ce que vous conseillez aux entreprises françaises
09:26à l'investir actuellement dans le golf ?
09:28Il faut regarder du cas par cas.
09:29Il faut regarder...
09:30Non, mais vous, en tant qu'observateur,
09:33est-ce que vous dites
09:34« Allez-y, allez-y, c'est le moment d'y aller ».
09:36Ce que je dis, c'est que nous sommes en mesure
09:39de continuer à les accompagner au cas par cas
09:42sur un certain nombre de projets.
09:43Donc là, je vais parler des entreprises exportatrices.
09:45Mais pour la question des entreprises
09:46qui s'intéressent à la France,
09:48ce qu'il faut retenir,
09:50c'est que la France tient son rang.
09:51Pourquoi ?
09:52Parce que ce que les investisseurs recherchent
09:54en France, c'est d'abord avoir l'accès au marché.
09:57C'est un marché de 70 millions d'habitants.
09:59Oui, avec une baisse du pouvoir d'achat.
10:02Une baisse du pouvoir d'achat.
10:03Effectivement, j'étais élu en Saône-et-Loire,
10:04donc je vois bien de quoi il s'agit.
10:07Mais 70 millions d'habitants,
10:08c'est au cœur de l'Europe,
10:09donc avec une transition entre l'Europe orientale
10:12et l'Europe du Sud.
10:13Et ils cherchent aussi une forme de stabilité,
10:15y compris, et à commencer par la question des réseaux.
10:19Nous sommes le seul pays européen,
10:21en tout cas un pays européen,
10:22qui est extrêmement bien placé
10:23en termes de densité de réseau.
10:24Réseau de quoi ?
10:25Réseau de infrastructure,
10:27réseau de transport,
10:28réseau de logistique,
10:29qui est assez maillé, assez dense.
10:31Réseau énergétique,
10:32avec un vrai atout compétitif.
10:34Et nous sommes la première économie européenne
10:36à proposer une énergie qui est décarbonée,
10:39abondante,
10:40avec une forme de stabilité
10:42liée à notre programme nucléaire.
10:43Moi, je me réjouis d'ailleurs
10:44que ce programme nucléaire dépasse
10:46les clavages politiques.
10:47Et ça, quoi qu'il se passe,
10:48quelles que soient les évolutions politiques,
10:51ça, cela restera.
10:52Et c'est pour ça que la France tient son rang
10:54et qu'en tout cas,
10:55on est très bien placés.
10:55Est-ce que vous allez pouvoir annoncer
10:57des gros investissements en France ?
10:59Est-ce que vous en avez sous le pied ?
11:01Alors déjà, il y a toute cette expression,
11:03Oui, alors les annonces,
11:05évidemment, je laisserai les autorités politiques
11:07et en particulier le président de la République
11:08les faire à l'occasion
11:08du sommet de Chaux-France.
11:09Mais oui, il y aura des belles annonces.
11:11Je pense notamment à des questions
11:12sur les data centers,
11:13mais pas seulement.
11:14Également sur l'agroalimentaire,
11:16sur des projets liés à la tech,
11:17mais pour illustrer concrètement
11:19celles et ceux qui nous écoutent.
11:20L'investissement étranger en France,
11:22c'est aussi et c'est avant tout
11:24l'économie du quotidien.
11:25Je pense notamment à la question
11:27des biscuits napolitains,
11:28dont raffolent les enfants.
11:29C'est écrit, vous allez me parler
11:30des poulets, là,
11:30les chambres de poulets.
11:31Non, non, pas du tout.
11:32C'est un autre sujet,
11:33mais on parle des biscuits napolétains.
11:34Il y a une usine à Jussie, dans l'Aisne,
11:36à côté de Saint-Quentin,
11:37que j'aurai le plaisir de visiter
11:39à l'occasion des pré-journées Chaux-France
11:41qui auront lieu les 30 et 31 mai.
11:43Ouvertes à toutes et tous.
11:44Ce sont des journées portes ouvertes.
11:45Il y en a partout sur le territoire.
11:47Et ça, ce sont des investissements
11:49étrangers en France
11:49et qui sont l'économie du quotidien.
11:51Voilà des belles usines.
11:54Est-ce que les investisseurs ici,
11:56parce que les Américains
11:58sont un répandre toujours présent,
11:59parce que lorsqu'on voit les discours
12:00de Donald Trump vis-à-vis de l'Europe
12:02et vis-à-vis de la France
12:03et vis-à-vis du président Macron,
12:05on se dit que ce n'est pas très friendly.
12:08Même s'il y a le ministre du Commerce
12:09qui est actuellement au G7 Finance
12:11qui se tient à Bercy.
12:12Mais est-ce qu'il y a autant
12:13d'investissements américains
12:15que l'année dernière ?
12:17C'est ce que nous sommes en train d'analyser.
12:19Mais l'investissement américain,
12:21c'est les premiers investisseurs étrangers en France.
12:24Donc oui, ça a beaucoup de valeur.
12:25Ça, c'est le premier élément qu'il faut retenir.
12:26Et il le reste, en fin de toute façon.
12:27Je ne parle pas d'EY,
12:28mais la tendance ne montre pas
12:31d'affaiblissement d'investissement américain en France.
12:34Ça, c'est très important.
12:35Et par ailleurs, moi, j'étais très frappé.
12:36Je me suis rendu aussi aux États-Unis
12:38parce que c'est un marché important pour nous.
12:40Nous avons 100 équipières et équipiers
12:43de Business France aux États-Unis
12:45et aussi au Canada.
12:46Et nous, on a une augmentation
12:48de la demande d'entreprises françaises
12:51qui cherchent aussi à s'implanter
12:52dans ces zones-là.
12:53Alors, ce n'est pas absolument massif,
12:55mais c'est des signaux qui montrent
12:56que malgré, évidemment, la guerre douanière,
13:00en tout cas, la crise sur les tarifs,
13:02qui est devenue pratiquement un objet politique...
13:04Qui est devenu un objet politique, oui.
13:06Vous pouvez aller jusque-là, oui.
13:08Les hauts et les bas, en effet.
13:09Eh bien, malgré tout,
13:10le marché américain reste un marché profond,
13:12un marché liquide, avec ses spécificités.
13:14Vous parlez, par exemple,
13:15d'industrie medtech,
13:18en tout cas, tout ce qui est sur le secteur médical
13:19et paramédical à Boston.
13:20Vous avez d'autres initiatives,
13:22vous avez un peu d'agroalimentaire à Chicago.
13:24Donc, on a aussi ce marché-là.
13:25Et nous, on a vraiment ce besoin
13:27à la fois d'aider les entreprises françaises
13:29sur ces marchés-là
13:29et aussi de faire venir des investisseurs chez nous.
13:32Alors, Louis-Marie,
13:32juste sur ce point,
13:33après, on parlera des Chinois,
13:34si vous voulez bien.
13:35Mais parce que, là encore,
13:38les nombreux témoignages de chez l'entreprise
13:39qui défilent ici ou qu'on rencontre,
13:41ils vous disent,
13:42la France est tellement compliquée
13:44qu'on va garder un petit bout
13:46notre activité en France,
13:47qui n'est plus très souvent,
13:48notamment dans les grands groupes,
13:50autour de 15-16%,
13:52voire 20% max.
13:53Et qu'est-ce qu'ils font ?
13:54En fait, ils investissent énormément à l'étranger
13:56et notamment aux États-Unis.
13:58Et ça, donc,
13:59là, vous avez raison,
14:00mais il y a quand même,
14:02je ne sais pas si c'est un exil
14:03de production aux États-Unis
14:06et au Canada très significatif.
14:09Non, mais je ne dis pas que tout va bien
14:11et qu'il n'y a rien à changer.
14:12Est-ce que ça, vous l'observez déjà ?
14:14Non, moi, j'observe que nous sommes restés premiers
14:16pendant 7 et 9 ans.
14:17Donc, ça, c'est ce que...
14:19Non, mais il y a d'entreprises françaises
14:21et de plus en plus
14:21qui vont investir aux États-Unis
14:23à cause de Donald Trump,
14:24notamment.
14:25Ce n'est pas une tendance de fond.
14:27Ce qu'on observe,
14:28ce n'est pas une tendance de fond
14:30absolument massive.
14:31Alors, nous,
14:31on observe une partie du marché.
14:33En tout cas,
14:33pour ce qui est de l'export,
14:34on s'occupe de 11 000 PME et ETI.
14:37On a envie d'ailleurs
14:38de mettre l'accent sur les ETI
14:39au cours des prochains mois.
14:41Ça, c'est des objectifs très importants.
14:42On s'occupe de 2 000 ETI.
14:43C'était 1 000 il y a 3 ans
14:45et j'espère que ce sera 3 000
14:47l'année prochaine
14:48ou dans les 18 prochains mois.
14:49Ça devait de quoi,
14:49l'objectif du plan ETI ?
14:51C'était 3 500, 4 000 ?
14:52Oui, il y a 7 000 ETI en France
14:54et on estime
14:55qu'il y en a à peu près 70 %
14:57qui, de près ou de loin,
14:58s'intéressent aux sujets internationaux.
14:59C'est dire s'il y a un marché
15:01et il y a un potentiel de développement.
15:02Et ce que nous,
15:03nous pouvons offrir,
15:04Business France,
15:04en tant qu'agence publique,
15:06de soutien à...
15:06C'est un peu plus que de l'exportation.
15:08En réalité,
15:08c'est de l'internationalisation
15:09parce que tout n'est pas export.
15:10Ça peut être, effectivement,
15:12développer une activité,
15:13c'est dans les chaînes de valeur.
15:14Eh bien non,
15:15on pense qu'on peut très largement
15:16participer à ce mouvement
15:17très important.
15:18Donc c'est les ETI,
15:19les PME de croissance,
15:20toutes celles qui sont déjà
15:21bien identifiées,
15:22tout en, évidemment,
15:23léchant le champ ouvert
15:24à toutes celles et ceux
15:25qui veulent s'intéresser
15:26à ces questions.
15:26J'ai participé,
15:28c'était la semaine dernière,
15:30à un événement très intéressant
15:31autour de la transmission
15:32de l'entreprise
15:32qui est une des priorités
15:33de Serge Papin
15:34qui est le ministre
15:35notamment des PME
15:36et du pouvoir d'achat
15:37avec le président du Medef,
15:39de la CPME
15:40et de l'UDP
15:40et des témoignages
15:42parce que la transmission
15:43d'entreprise,
15:44ça va devenir un enjeu essentiel
15:46notamment auprès des ETI
15:48mais aussi des plus petites entreprises
15:50parce qu'il faut trouver
15:51des repreneurs,
15:52le contexte est difficile,
15:54c'est compliqué.
15:55Est-ce que...
15:56Il y a quand même la peur
15:57d'avoir une radia étrangère
16:00notamment des Chinois
16:01et notamment dans les secteurs sensibles,
16:04que ce soit dans la défense,
16:06on voit qu'il faut être très vigilant
16:07et Bercy essaie de l'être,
16:08que ça soit aussi
16:10dans d'autres secteurs,
16:12l'état de technologie.
16:13Est-ce que ça,
16:14c'est un point
16:14sur lequel vous allez être vigilant ?
16:16Absolument,
16:17absolument parce que
16:17c'est aussi quelque chose
16:19dont nous,
16:20nous avons la compétence
16:20et on peut accompagner
16:21utilement toutes les entreprises
16:23qui s'interrogent
16:23sur ces questions.
16:24Moi, je suis heureux
16:25que ce débat arrive
16:26dans le débat public.
16:27Non mais est-ce que vous l'observez ?
16:28Est-ce que là,
16:29il y a des clignotants
16:30ou pas où on est comme d'habitude ?
16:31Est-ce qu'il y a des clignotants ?
16:33En tout cas,
16:33les clignotants,
16:34je pense qu'on n'oublie pas
16:35quand même
16:39Si on écoute M. Montebourg,
16:40il ne marche pas très bien.
16:41Je suis toujours surpris
16:42de voir que
16:44quand il y a des opportunités,
16:46certains disent
16:47non, il ne faut pas vendre
16:48parce que le dispositif
16:50IUEF,
16:50donc investissement étranger
16:51en France,
16:53pour ceux qui nous écoutent,
16:54c'est s'assurer effectivement
16:55que le repreneur
16:56ne va pas avoir
16:57des actions hostiles
16:58vis-à-vis des intérêts
16:58souverains de la France.
16:59Donc certains trouvent
17:00ce dispositif un peu trop dur
17:01et d'autres considèrent
17:03que ce dispositif,
17:04il est au contraire
17:07pas assez dur.
17:08Donc il faut trouver
17:08le point d'équilibre
17:09et peut-être que le point
17:09d'équilibre d'aujourd'hui
17:10n'est pas celui de demain
17:11mais ce qui est certain
17:12c'est que oui,
17:13c'est quelque chose
17:14mais il faudra
17:15qu'on soit mobile
17:16par rapport à ces questions.
17:18Ce qui est certain
17:19c'est qu'on n'échappera pas
17:19à ce débat
17:20et en particulier
17:20dans le débat
17:21pour la présidentielle
17:21sur la question
17:22de la fiscalité
17:23sur la transmission
17:23parce que ça
17:24c'est un sujet
17:25qui est important.
17:26On a le pacte du treil
17:27qui permet un certain nombre
17:28de choses.
17:29Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
17:30Est-ce que vous allez vous battre
17:31pour que le pacte du treil
17:38et chacun achète ?
17:39Oui mais maintenant
17:39vous avez comme une casquette
17:40Business France.
17:41En tout cas,
17:42nous on soutiendra,
17:44en tout cas on proposera
17:45aux autorités politiques
17:46en tant qu'agence publique
17:47tout dispositif
17:48qui permet de maintenir
17:50l'emploi
17:50et surtout l'emploi pérenne
17:51en France.
17:52C'est ça qui est important
17:52dans nos territoires.
17:53Tiens, question annexe
17:54avant de vous en poser
17:54une autre, Marguerite.
17:56Est-ce qu'il faut que
17:56le commerce extérieur
17:57revienne à Bercy ?
17:58Parce que pour l'instant
17:59il est scindé en deux
18:00donc on ne sait plus très bien
18:02qui s'en occupe,
18:03qui s'en soit,
18:03enfin tout le monde
18:04est un peu perdu.
18:04Est-ce qu'il ne faut pas
18:05qu'il soit, ça y est,
18:06qu'il sorte,
18:07il avait été mis en partie
18:09sous la responsabilité
18:09du ministre des Affaires
18:10étrangères et européennes.
18:11Maintenant,
18:12il ne faut pas qu'il y ait...
18:13C'est une question
18:14qu'il faut poser
18:14aux premiers ministres
18:15et aux exécutants.
18:16Qu'est-ce que vous en pensez ?
18:17Vous êtes trop prudent,
18:18vous ne pouvez pas répondre.
18:19Ce n'est pas la question
18:20d'être trop prudent,
18:20c'est que moi j'ai effectivement
18:22trois ministères
18:23qui sont très représentés
18:24à mon conseil d'administration
18:25et que ce n'est pas
18:26une difficulté pour moi
18:27de travailler très utilement
18:28avec le commerce extérieur.
18:31Ce n'est pas très efficace
18:32d'avoir trois ministres
18:33au-dessus de soi.
18:34Moi, tout va bien.
18:35J'ai leur numéro de téléphone,
18:36j'ai leur numéro de téléphone
18:37de leurs équipes
18:37et ça fonctionne.
18:39En fait, quatre avec évidemment
18:40Nicolas Faurissier
18:41qui s'ajoute aux trois autres.
18:43En tout cas,
18:43ce n'est pas mon sujet
18:44de court terme.
18:45Est-ce que les Chinois,
18:49on voit tout ce qui se passe
18:50notamment dans l'industrie automobile,
18:52mais pas que,
18:53est-ce que c'est la plus grande crainte,
18:54c'est les Chinois
18:56et la difficulté
18:57à mettre en place
18:58une protection
18:59de nos entreprises ?
19:00Je crois que c'est extrêmement clair.
19:02Moi, j'avais accordé
19:03une première intervention presse
19:05dès ma nomination
19:05et j'avais dit
19:07qu'il fallait participer
19:08et Business Front
19:09prendra toute sa part
19:09à se défendre
19:12contre la déferlante asiatique.
19:13Ça ne veut pas dire
19:14faire tout
19:15et son contraire
19:15sur ce sujet-là.
19:16Ça veut dire quoi ?
19:17Il fallait qu'il faut faire quoi ?
19:18Non, par exemple,
19:18la taxe sur les petits colis
19:20que beaucoup critiquent
19:21il y a deux ans,
19:24elle a enfin été adoptée
19:26au niveau de l'Union Européenne.
19:28Je le dis d'autant plus
19:29parce que c'est au niveau
19:30de l'échelle de l'Union Européenne
19:31qu'on doit avoir une réponse
19:32vis-à-vis de la Chine
19:34parce qu'ils faisaient
19:35de la compétitivité
19:36sur les coûts,
19:37sur les prix
19:37et maintenant,
19:38ils le font aussi
19:38sur la qualité
19:39et c'est bien
19:39toute la difficulté
19:40que nous avons.
19:40Vous avez bien vu
19:41comment c'est contourné
19:41et du coup,
19:42ça ne rapporte rien.
19:43C'est la question
19:44de se poser à Serge Papin
19:45en début d'après,
19:46une semaine.
19:47C'est vrai qu'il disait
19:49tant que ce n'est pas
19:50au niveau européen,
19:50ça ne servira pas à grand-chose
19:51et que pour l'instant,
19:53c'est les Belges
19:54qui en profitent ?
19:55Alors,
19:55vous avez raison,
19:56ça pouvait être contourné
19:58notamment effectivement
19:58avec des flux
19:59qui,
20:00notamment lorsqu'il y a
20:01des contrôles à Roissy,
20:02assez vite,
20:02les flux peuvent être détournés
20:03sur des aéroports
20:04des Pays-Bas,
20:06de Belgique
20:06ou d'ailleurs,
20:07c'est vrai,
20:07mais le fait que
20:08il y ait cette taxe
20:08au niveau européen
20:09déjà va limiter
20:10cet effet de contournement,
20:12je ne dis pas
20:12que ça n'arrivera plus jamais
20:13mais en tout cas,
20:14il y a ces premiers
20:14effets de limitation
20:15et je pense que par ailleurs,
20:16et ça,
20:16nous on le fait,
20:17je me rendrai en Allemagne
20:18la semaine prochaine
20:18sur ces questions-là,
20:24on arrive à faire
20:25de la part européenne
20:26comme on arrive à faire
20:27de l'exploit européen,
20:28ça c'est compliqué
20:28mais je pense qu'on peut y arriver.
20:30Est-ce que vous dites
20:30à vos anciens petits camarades
20:32de Matignon,
20:33Louis-Marguerite,
20:34que attention,
20:35si on baisse
20:37les allégements
20:38de cotisations sociales
20:39pour les patrons,
20:41ça va augmenter
20:42le coût du travail
20:42sachant qu'en plus,
20:44avec l'inflation
20:45due au contexte géopolitique,
20:46le SMIC va augmenter
20:48de 2,41%.
20:50Donc,
20:51pour les entreprises
20:52qui elles-mêmes
20:52sont dans une situation
20:54délicate,
20:55ce n'est quand même
20:55pas forcément
20:56une bonne nouvelle.
20:57Ce que je dis là-dessus,
20:58encore une fois,
20:59c'est peut-être moins mon sujet
21:00puisque moi,
21:00je défends les entreprises françaises
21:02et les emplois pérennes en France.
21:03Oui, mais le coût du travail,
21:03ça fait partie quand même
21:05de l'attractivité
21:06ou la moindre attractivité
21:07de la France.
21:08Ce qu'on peut observer,
21:09c'est que c'est vrai
21:10que le coût du travail
21:11est plutôt dans la fourchette haute
21:12des pays européens,
21:13il n'y a pas de doute
21:13et c'est factuel
21:14que de dire cela.
21:16Il reste quand même faible
21:17et notamment lié
21:18à ces allégements généraux
21:19sur les bas salaires.
21:21D'ailleurs,
21:21c'est presque une critique
21:22qu'on pourrait faire
21:23sur le côté un peu
21:24trappe à bas salaire
21:25jusqu'à 1,6 SMIC,
21:26parfois 2 SMIC.
21:27Donc, on a ce système
21:28effectivement d'allègement.
21:29Mais il est,
21:30et je ne dis pas
21:31que c'est suffisant,
21:32mais il est partiellement compensé
21:33par une productivité
21:34qui est plus élevée
21:34en France
21:35que dans d'autres pays européens.
21:35C'était vrai,
21:36c'est moins vrai.
21:37Ça reste encore assez vrai.
21:38Ça reste encore assez vrai.
21:39C'était plus vrai,
21:40je crois que ça remonte
21:40un tout petit peu.
21:41Et ce que je peux dire,
21:42encore une fois,
21:42je reviens sur cette question
21:43de l'investissement,
21:45l'investissement,
21:45nous, on n'observe pas,
21:46et je ne dis pas
21:47que ce ne sera pas le cas
21:47dans le futur,
21:48mais on n'observe pas aujourd'hui
21:50un affaiblissement
21:51du niveau d'investissement.
21:52On a toujours
21:521000 projets par an
21:53et des beaux projets
21:55et on verra bien
21:56le classement EY.
21:56Mais est-ce que ça serait
21:57une erreur d'alourdir
21:59encore le coût du travail
22:00en France ?
22:01C'est pas des facteurs
22:02qui vont dans le bon sens.
22:04Mais ce que je veux dire par là,
22:06c'est que ce n'est pas ce facteur
22:08qui en soit définit
22:09la politique d'investissement
22:10pour les chefs d'entreprise.
22:11En tout cas,
22:11pour les investisseurs
22:12étrangers en France,
22:13ils veulent aussi avoir accès
22:14à un réseau,
22:14comme je l'indiquais,
22:16à de la formation,
22:17à des institutions
22:18de formation qui sont stables.
22:19Avoir des décisions
22:20d'investissement
22:21qui soient rapides.
22:23Parce que, par exemple,
22:24pour Elon Musk,
22:26pour mettre une entreprise
22:27en Allemagne,
22:28c'était deux ans.
22:29Chez nous,
22:29c'était cinq ans
22:30ou six ans.
22:31Est-ce que c'est...
22:32Ça, c'est un vrai point,
22:33j'allais y venir.
22:35Les sites clés en main
22:36qui ont été mis en place
22:37il y a deux ou trois ans maintenant.
22:3955 sites clés en main
22:40auxquels on ajoute
22:4135 sites spécifiques
22:42sur les data centers
22:43et sur l'intelligence artificielle.
22:45Le premier site a été,
22:46d'ailleurs,
22:46a été inauguré
22:47à Chalons-sur-Saône,
22:48aux villes où j'ai été élus
22:51avec une entreprise
22:51qui s'appelle Vicky Foods,
22:52donc dans l'agroalimentaire.
22:54Il y a aussi
22:54les projets Notre-Dame
22:55qui ont été lancés
22:55sur tout type de projet.
22:58Donc oui,
22:58on est capable de le faire.
22:59Ce que demandent
23:00les investisseurs,
23:01ce qu'ils nous disent,
23:02c'est moins le côté
23:03combien de temps
23:04ça va durer,
23:04sur l'engagement
23:05de ça va durer de temps
23:06et on va s'y tenir
23:07avec les accès au bout de temps,
23:08les accès à l'énergie,
23:09les autorisations.
23:10C'est donner de la visibilité
23:12et que cette visibilité
23:13soit stable dans le temps.
23:15Ça, c'est difficile en France.
23:16Je ne dis pas que c'est simple,
23:17mais on y arrive.
23:18On va parler de Chous France
23:19en conclusion,
23:20Louis-Marguerite,
23:21si vous voulez bien.
23:22J'ai juste un point.
23:22Est-ce que finalement,
23:23aujourd'hui,
23:24notre principal concurrent,
23:26pour l'attractivité,
23:27c'était les Allemands ?
23:28Est-ce qu'aujourd'hui,
23:28ce n'est pas les Polonais ?
23:29Ce n'est pas la Pologne.
23:31On voit qu'il y a
23:31des énormes data centers
23:33qui sont installés en Pologne.
23:35La Pologne,
23:36sur l'industrie de défense,
23:37ils sont en train de mettre
23:385% de leur PIB.
23:40Donc, il y a plein d'entreprises,
23:42évidemment,
23:42qui vont là-bas.
23:43La Pologne est en train
23:44de devenir le moteur
23:45de la croissance européenne.
23:46Je n'irai pas jusque-là,
23:47mais ce qui est sûr,
23:48c'est que tant mieux.
23:49S'il y a une saine concurrence
23:50au sein des pays européens,
23:52effectivement,
23:53ils ont un effort
23:53de défense extrêmement significatif.
23:55Ils partent aussi
23:56d'un montant
23:57en volant absolu
23:57qui est plus bas que le nôtre.
23:58L'effort de défense,
23:59il a été significativement
24:01rehaussé au Parlement
24:02et je m'en réjouis.
24:03Ça va dans le bon sens.
24:05Mais on est quand même,
24:06en tout cas,
24:07je le dis à nouveau,
24:07premier depuis 7 ans.
24:09J'espère qu'on le sera
24:10dans 3 jours.
24:11Ça ne voudra pas dire
24:11qu'il faudra crie cocorico.
24:12Mais les data centers,
24:14c'est aussi des demandes
24:15très fortes que nous avons faites.
24:16Moi, j'ai rencontré
24:16et le président de la République
24:17aussi des marques d'intérêt
24:20en Asie, en Corée
24:21et partout ailleurs dans le monde.
24:22Donc, c'est ça
24:22qu'il faut se suicider.
24:23Est-ce qu'on aura
24:24à Choose France
24:25le 1er juin
24:26à Versailles ?
24:27Vous y serez,
24:28on y sera,
24:30BFM Business.
24:31Est-ce qu'il y aura
24:34le patron de Nvidia ?
24:35Est-ce qu'il y aura
24:37un nouveau patron d'Apple ?
24:38Est-ce qu'il y aura
24:39quelques têtes d'affiches
24:40dans la tech ?
24:41Alors,
24:42ce n'est pas pour faire
24:43de la langue de bois,
24:44mais je ne peux évidemment
24:44pas dévoiler les noms
24:45non seulement des présents.
24:46Non, mais est-ce qu'il y aura
24:46des gros noms ?
24:47Il y aura des beaux noms.
24:48Il y aura des beaux noms.
24:50Dans la tech ?
24:51Dans l'IA ?
24:51Américain ?
24:52Dans tous les domaines
24:53et partout dans le monde,
24:54il y aura des beaux noms.
24:56Il y aura probablement
24:57des beaux projets.
24:57C'est ce que nous sommes
24:58en train de voir
24:58parce qu'il faut aussi
24:59s'assurer de la maturité
25:00des projets.
25:01C'est pour ça que le travail
25:01qui est fait par mes équipes
25:02et je les en remercie
25:04est très important
25:05jusqu'au dernier moment
25:06pour que le président
25:07de la République
25:07puisse faire ses annonces.
25:08Mais ce sera
25:09un beau chose,
25:09France, oui.
25:10Est-ce qu'il y aura
25:10quand même des beaux noms
25:11américains ?
25:12Il y aura des beaux noms
25:13de partout dans le monde.
25:14Oui, américains.
25:16Parce que c'est là
25:17où se passe la tech.
25:19C'est pas la tech,
25:20bien sûr.
25:22Mais il y aura
25:23de l'agroalimentaire,
25:24il y aura de la santé,
25:24il y aura de l'industrie
25:26aussi et c'est très important.
25:27Vous savez que la valorisation
25:30de Nvidia,
25:30c'est supérieur
25:31au PIB français.
25:32Donc c'est pour dire
25:32l'importance
25:33de ces entreprises.
25:34Oui, absolument.
25:35Mais elles viennent,
25:36elles viennent
25:37et il y a un vrai intérêt.
25:38Vous savez,
25:39Toulouse France,
25:39je pense que quand il y a eu
25:40l'idée de le créer,
25:41beaucoup ont dû dire
25:41ça ne marchera jamais.
25:43Moi, je note que c'est devenu
25:44un incontournable
25:46pour l'actualité financière internationale.
25:47Et en plus,
25:48ce sera le dernier
25:48du président Macron.
25:51Merci beaucoup
25:51d'avoir été avec nous.
25:52Louis-Marguerite,
25:53le nouveau directeur général
25:54de Business France
25:55qui part à Dubaï.
25:56Vous avez dit
25:56qu'il faut continuer
25:57à investir à Dubaï.
25:58Moi, je pense que c'est quand même
25:59un peu dangereux
25:59d'investir en ce moment
26:00pour les entreprises.
26:01Il faut soutenir les équipes
26:02qui sont au contact
26:03des entreprises françaises.
26:04Il faut soutenir les équipes.
26:04Il ne faut pas forcément investir,
26:05mais soutenir.
26:05Et puis faire la promotion
26:06du Vision Golf
26:07qui aura lieu le 18 et 19 juin
26:08à Bercy.
26:09Ce sera aussi un bel événement.
26:10Voilà.
26:11Merci beaucoup.
26:12Dans un instant,
26:13lui, il va tirer sa révérence
26:14et un entrant, un sortant.
26:15François Omry,
26:16le président de la CFE-CGC,
26:17c'est l'heure de faire son bilan
26:18avec une actualité sociale
26:20extrêmement chargée.
26:21On va parler
26:21des ruptures conventionnelles.
26:23Le Sénat vient de valider le texte,
26:25mais enfin,
26:26Elisabeth déjà fait.
26:27Quand est-ce qu'on aura
26:28quelque chose ?
26:29On parlera bien sûr
26:30du patronat
26:31qui est contre la baisse
26:32des allégements de charges.
26:32On en parlait à l'instant
26:33avec Louis-Marguerite.
26:35Merci beaucoup
26:35d'avoir été avec nous.
26:36Tout de suite,
26:37François Omry.
26:49Ça fait dix ans
26:50qu'il dirige la CFE-CGC,
26:52la Confédération Française
26:53de l'encadrement et des cadres.
26:55Il tire sa révérence,
26:56ça sera le 10 juin.
26:58Bonsoir François Omry,
26:59vous êtes habitué
26:59au 10-10.
27:01En tous les cas,
27:02c'est un moment,
27:02j'imagine.
27:03Vous allez prendre
27:03votre retraite
27:04en tous les cas
27:05du syndicat.
27:06Beaucoup de sujets
27:07d'actualité,
27:07c'est l'occasion aussi
27:08de faire peut-être
27:10le bilan,
27:11les succès,
27:12les échecs en tous les cas.
27:13Qu'est-ce qu'il faut réformer ?
27:15C'est un moment...
27:16Est-ce que vous vous sentez fatigué ?
27:19Non, moi je ne suis pas fatigué.
27:20D'abord, je vous remercie
27:21de votre invitation.
27:23J'ai toujours beaucoup
27:24de plaisir à être avec vous,
27:26à discuter avec vous
27:26et avec d'autres personnes
27:27sur le plateau.
27:28Personnellement,
27:29je ne me sens pas fatigué,
27:30mais je pense que c'est le moment
27:30pour moi de passer la main,
27:32en disant que c'est long quand même.
27:33Beaucoup de choses,
27:34beaucoup d'actualités,
27:36d'actualités politiques,
27:37sociales et économiques.
27:39Je crois que c'est le moment
27:40que nouvelles personnes
27:41et nouvelles équipes arrivent.
27:43Je me sens tout autant motivé,
27:45tout autant intéressé
27:45par les débats,
27:46les enjeux du moment.
27:47Je vais continuer à suivre ça.
27:49Je pense peut-être
27:50à essayer d'être un peu acteur
27:51dans mon environnement
27:52qui, de fait, va changer.
27:54Mais je suis très content
27:56pour mon organisation.
27:57C'est le bon moment pour moi.
27:59Donc ça veut dire
27:59qu'on peut être très en forme
28:01et prendre sa retraite
28:02qu'à 65 ans
28:03ou à 67 ans.
28:04On n'est pas forcément
28:06épuisé,
28:07pour tout le monde,
28:08j'entends,
28:09à 65 ans,
28:10à 67 ans,
28:11François Omrile.
28:11Mais je suis 100%
28:13d'accord avec ça
28:13et je ne crois pas
28:14avoir jamais dit le contraire.
28:15Moi, mon slogan est le suivant
28:16sur la question de la retraite
28:17puisque vous taquinez un peu.
28:19Je pense qu'il n'y a pas
28:20de bénéfice économique
28:22à forcer
28:23à travailler
28:24des gens
28:25qui n'en ont plus
28:26ni la force
28:27ni le désir.
28:28C'est ça que je dis.
28:29Moi, je me présente
28:30devant vous,
28:31dans un mois et demi,
28:32j'aurai 65 ans.
28:33Je me sens encore
28:34la force
28:35de pouvoir participer
28:36à des débats,
28:38construire des points de vue,
28:39les argumenter,
28:40pourquoi pas faire ailler.
28:42Donc c'est possible
28:43à condition
28:43que des carrières longues,
28:44des métiers pénibles,
28:46puissent prendre
28:47la retraite plus tôt.
28:48Tout à fait.
28:48Donc on peut avoir
28:49une retraite à 67 ans.
28:50Pourquoi pas ?
28:51Mais quand on n'en a plus
28:52ni la force
28:53ni le désir,
28:54c'est pour ça
28:54que j'étais contre
28:55avec mon organisation
28:56ce passage à 64 ans
28:58parce que ça forçait
29:00à travailler
29:01des gens,
29:02pas forcément
29:03un nombre immense,
29:05mais des gens
29:05qui normalement
29:06auraient dû partir
29:07à 62
29:07et qui n'étaient pas prêts
29:09à travailler
29:09deux ans de plus.
29:10Mais vous vous rendez compte
29:11quand même
29:12qu'il fallait trouver
29:12une solution.
29:14Mais vous voyez bien
29:15qu'aujourd'hui,
29:16on est dans une impasse
29:17totale
29:18parce qu'il faut trouver
29:19une solution.
29:20On va y revenir là-dessus.
29:21On va y revenir
29:22parce que la finance
29:23et la retraite,
29:24ça va être un sujet
29:25principal
29:25de l'élection présidentielle
29:27parce qu'on est
29:28complètement paralysé.
29:29on a des milliards
29:30de dettes,
29:31on a des milliards
29:32d'intérêts.
29:32On voit bien
29:33qu'il faut trouver
29:33une solution
29:33parce que là,
29:34on est complètement
29:34dans un corner
29:35alors que le monde
29:36avance à une vitesse
29:37quatre fois plus rapide
29:38qu'avant.
29:39Justement,
29:40et de l'actualité,
29:40on est un peu rattrapé
29:41par ça.
29:42Il y a d'abord
29:43le patronat.
29:44Le patronat,
29:45il se mobilise
29:46à l'étroit
29:46parce qu'il y a
29:47une décision
29:47qui doit être prise
29:48par Sébastien Lecornu.
29:49Il faut faire
29:50des économies,
29:51notamment un milliard
29:51et demi,
29:52notamment sur la question
29:54de diminuer
29:56les allégements
29:56de cotisations sociales
29:58pour les entreprises.
30:00Qu'est-ce que vous en pensez ?
30:01Est-ce que Sébastien Lecornu,
30:02il a raison ?
30:03Est-ce qu'il faut justement
30:04qu'il y ait un certain
30:05qui n'ont pas besoin
30:06d'allégements
30:07de cotisations
30:08parce qu'ils peuvent
30:09trouver un job
30:09facilement ?
30:11Là encore,
30:11je suis constant.
30:12Tout le monde a tort,
30:13tout le monde a raison.
30:16J'ai évidemment lu
30:17avec attention
30:18le communiqué
30:20du patronat,
30:21y compris jusqu'à
30:22la FNSEA
30:24qui est du voyage.
30:25J'avoue que j'ai du mal
30:26à comprendre pourquoi.
30:27C'est les entreprises aussi.
30:28En l'occurrence,
30:29qu'est-ce qu'ils disent ?
30:29Ne changez rien.
30:30Moi, je dis qu'il faut
30:31tout changer.
30:32Pas forcément le montant.
30:34211 suivant
30:35le rapport sénatorial,
30:36250 suivant
30:37comment on évalue
30:38les choses,
30:38c'est le nombre
30:38de milliards
30:39qui sont transférés.
30:40C'est l'ensemble.
30:41Ok, c'est l'ensemble.
30:42Moi, je ne remets pas
30:43en cause
30:43le montant global.
30:45Je dis pourquoi pas.
30:46Tous les pays
30:47aident les entreprises,
30:49aident les différents
30:49secteurs économiques.
30:50Pour moi,
30:51ce n'est pas un problème
30:51et je suis,
30:52au nom de la CFE-CGC,
30:54favorable à ce que
30:55l'État s'engage
30:56et aide les différents
30:57secteurs économiques.
30:58C'est une précision importante.
30:59Pardonnez-moi
31:00de vous interrompre.
31:01Les allégements
31:02de cotisations seuls,
31:03c'est plutôt
31:03entre 60 et 80.
31:04Ce n'est pas
31:05220 milliards d'euros.
31:07Tout à fait.
31:07220, c'est l'ensemble.
31:09Après, il faut regarder l'ensemble.
31:10Ça aurait pu entraîner
31:10une confusion.
31:11Moi, je raisonne
31:12en personne
31:13qui a fait toute sa carrière.
31:14Vous avez gentiment
31:15relevé mon âge tout à l'heure,
31:17qui a fait toute sa carrière
31:18dans un secteur industriel
31:19qui est très exigeant
31:20en matière d'investissement.
31:21Quand on transfère
31:22de l'argent public
31:23à ce niveau-là
31:24dans les secteurs économiques,
31:26il faut avoir quand même
31:27un investissement
31:28entre guillemets rentable.
31:29Il faut que ça produise
31:30de la valeur économique
31:32et du développement économique.
31:33Ce que moi, je dis,
31:34c'est que la politique
31:35de l'offre
31:35qui a été mise en place
31:36et qui a été augmentée
31:37et multipliée par 3
31:38en 10 ans
31:39ne produit pas
31:40l'effet économique
31:41qu'il devrait produire.
31:42Donc, je ne remets pas
31:43en question le montant.
31:45Ce que je remets en question,
31:46c'est la méthode.
31:46Et par ailleurs,
31:47je ne suis pas le seul
31:48à le dire.
31:48Nous avons un problème
31:49de ciblage des aides
31:51et nous avons un problème
31:52de conditionnalité
31:53au sens de la nécessité
31:54de la mesure
31:55d'un résultat.
31:55Répondez-moi
31:55sur les allégements
31:57de cotisations sociales.
31:59Est-ce qu'il faut
32:00les alléger
32:01comme souhaite le faire
32:03le Premier ministre ?
32:04Moi, je pense que le problème,
32:06c'est leur caractère universel.
32:07Ça n'est pas efficace.
32:08Ça crée des trappes
32:09à bas salaires.
32:10D'ailleurs, la personne
32:11qui me précédait,
32:12Louis-Marguerite,
32:12que je connais bien,
32:13c'était très exactement
32:16la formule qu'il employait.
32:17Aujourd'hui,
32:18cette formule la connaît.
32:18Je vais vous dire quelque chose.
32:20Je l'ai déjà dit
32:20plusieurs fois ici.
32:21Si la question
32:22du coût du salaire
32:23était déterminante
32:24sur la position économique
32:26de la pays,
32:27le Bangladesh
32:27serait la première économie
32:28du monde.
32:29Il faut arrêter avec ça.
32:31Certes, le salaire
32:32et le niveau du salaire,
32:32c'est important.
32:34Ça dépend des entreprises.
32:35Moi, je vais vous faire
32:35remarquer une chose.
32:36C'est que, par exemple,
32:37les chercheurs français
32:39qui passaient leur diplôme,
32:41leur doctorat
32:41ne trouvent pas de poste
32:42en France.
32:43Parfois, souvent,
32:44ils en trouvent
32:44dans des pays en trangé
32:45où on leur propose
32:46une rémunération
32:47deux à trois fois supérieure
32:48à celle qu'on leur propose
32:49en France.
32:50Ça veut donc dire
32:51que pour les emplois
32:51dits de qualité,
32:52ça ne veut pas dire
32:53que les autres
32:53sont de qualité inférieure,
32:54mais au sens de la productivité
32:56qu'ils procurent,
32:57le niveau salarial
32:58n'est pas le déterminant.
32:59C'est à ça que je voudrais
33:02que le gouvernement
33:03prête une attention redoublée.
33:05C'est-à-dire que
33:06la question des systèmes
33:07systématiques
33:07qui sont mis en place
33:08pour répondre
33:09au couinement du patronat,
33:11le patronat ne sait faire que ça.
33:12Donnez-moi de l'argent,
33:13donnez-moi de l'argent,
33:14je saurais quoi en faire.
33:15– Excusez-moi quand même,
33:16je vais prendre leur défense,
33:18mais c'est quand même
33:19eux qui produisent de la richesse.
33:20C'est comme les entreprises
33:21qui produisent de la richesse.
33:22– Mais négatif,
33:23c'est les entreprises
33:23qui produisent de la richesse.
33:24Et alors c'est quoi les entreprises ?
33:26– C'est des salariés dedans,
33:27c'est des salariés qui s'engagent.
33:28– C'est quand même aussi
33:29les chefs d'entreprise.
33:30– Je vais vous donner un exemple,
33:32le groupe Casino
33:33qui a pratiquement fait faillite
33:35il y a deux ans.
33:36Qui a fait la richesse
33:37du groupe Casino ?
33:38C'est qui ?
33:39Je vais vous dire moi,
33:40ce sont ces personnes
33:41qui sont rentrées à 16 ans,
33:43au chariot-élévateur,
33:44qui se sont engagées
33:45dans leur carrière
33:46et qui ont fini directeur de magasin.
33:48C'est ces gens-là
33:48qui ont fait la richesse
33:49de l'entreprise.
33:50Et à 50 ans,
33:52on les a laissés au chômage,
33:53sans aucune autre considération
33:54que l'attestation employeur
33:56pour qu'il puisse s'inscrire
33:58à France Travail.
33:59– Il faut toujours
33:59quelqu'un pour diriger.
34:00– Alors ça, je suis d'accord.
34:02– Vous, vous êtes le patron
34:03de la CFE-CGC.
34:05– Mais tout à fait.
34:06– Donc il faut quelqu'un
34:06pour diriger.
34:07– Écoutez, mais je le respecte
34:09énormément.
34:09– Ils se rendent compte
34:11qu'il y a un problème
34:12du coût du travail en France.
34:13Pourquoi ?
34:14Parce qu'on l'a dit
34:15tout de suite d'emblée.
34:15– Moi, je vous dis que non,
34:16il n'y a pas de problème
34:17du coût du travail en France.
34:18– Pourquoi est-ce qu'on est beaucoup
34:18– Ça n'est pas vrai.
34:19– Mais pourquoi par rapport
34:20aux Allemands, par rapport
34:21à nos concurrents directs,
34:22vous voyez bien qu'il y a une différence.
34:22– Mais pourquoi on se compare
34:23toujours dans ces conditions-là ?
34:24– On n'est pas seul en France.
34:26– Mais ce n'est pas
34:26le seul déterminant.
34:27– On n'est pas une petite île.
34:27– Vous savez, pendant longtemps,
34:29puisqu'on parlait avec
34:30Choose France des investissements
34:31à l'étranger, dans les critères
34:32qui déterminaient le critère
34:34de choix des investissements
34:35étrangers en France,
34:36la question du coût salarial
34:37était le cinquième.
34:39Ce qu'on regardait en France,
34:40c'est le niveau des infrastructures,
34:42le niveau des études,
34:44la capacité de l'administration
34:46à accueillir les gens.
34:47Ça, ça, c'était…
34:48– Mais il y a une fiscalité
34:48qui a explosé aussi,
34:49vous le savez bien.
34:50– Mais ce n'est pas vrai,
34:51au contraire,
34:51elle a été plutôt réduite.
34:52– Non, je suis désolée.
34:53– Non, non, non,
34:53ce n'est pas exact.
34:54– Je pense que sur tous les sujets…
34:55– Non, non, non,
34:56vous ne pouvez pas dire ça.
34:56– Mais il y a des points
34:57sur lesquels je vais être d'accord avec vous.
34:58– Mais pas là-dessus,
34:59parce que le chiffre le montre.
35:00– Emmenez-moi sur les points
35:00sur lesquels je serai d'accord,
35:01mais la question du coût salarial
35:02comme étant le seul déterminant
35:04de la compétitivité,
35:05c'est faux.
35:05– Mais personne ne dit que c'est le seul.
35:06– Ce qu'il fait de la compétitivité,
35:07c'est la stratégie.
35:08– Personne ne dit que c'est le seul,
35:09mais c'est un point important.
35:11Allez, on passe au sujet suivant,
35:12on ne se mettra pas d'accord,
35:13mais ce n'est pas grave.
35:15Rupture conventionnelle,
35:16vous avez vu,
35:16là, le Sénat,
35:16il vient de valider le texte,
35:19enfin, la transposition de loi
35:20de l'accord qui avait été signé
35:22par des partenaires sociaux.
35:24Il l'a validé une deuxième fois,
35:25parce qu'en fait,
35:26le texte n'a pas été validé
35:28par l'Assemblée nationale
35:29qui l'avait validé une première fois,
35:30c'est un peu compliqué,
35:31puis qui finalement,
35:32comme il n'y a pas assez
35:33de députés de la majorité,
35:34le texte n'a pas été validé.
35:35Vous, vous n'avez pas signé le texte
35:37des ruptures conventionnelles.
35:39Est-ce que là,
35:40c'est quoi votre position ?
35:42– Non, c'est un accord
35:43qu'on n'a pas signé.
35:44Moi, je ne prétends pas
35:44que ce soit un mauvais
35:45ou un bon accord.
35:46On ne l'a pas signé.
35:47– Et pourquoi vous ne l'avez pas signé ?
35:48– C'est une négociation
35:50qui est dépendante
35:50de la négociation
35:51assurance-chômage.
35:52C'est un texte sur lequel,
35:53de notre point de vue,
35:54on n'a pas trouvé
35:55un accord satisfaisant
35:56parce qu'il n'examine pas
35:57le problème au fond.
35:59Pourquoi est-ce qu'il y a aujourd'hui
36:00une explosion
36:01des ruptures conventionnelles ?
36:02Le patronat, aujourd'hui,
36:03s'en plaint,
36:03mais c'est lui qui l'a voulu,
36:04le dispositif, il y a 20 ans.
36:06– Oui, c'est exact.
36:06– Alors, tout le temps
36:06qu'il était maîtrisé,
36:07qu'il permettait,
36:08pour le coup, aux employeurs
36:10d'éviter des contentieux
36:11au prud'homme.
36:11Moi, je trouve que le dispositif
36:12est plutôt bien équilibré.
36:14Mais dès l'instant
36:14qu'il a passé la moyenne
36:16et qu'on a aujourd'hui,
36:17il est vrai,
36:18moi, je suis prêt
36:18à le reconnaître,
36:19une forte demande
36:20de la part des salariés
36:21de ruptures conventionnelles,
36:22et y compris de salariés
36:24qui occupent plutôt
36:24des emplois de haut niveau
36:26dans les entreprises.
36:27– Ben, des cas,
36:27notamment,
36:27que vous le représentez.
36:28– Et moi, ce que je dis
36:29au patronat,
36:30ce que j'ai dit
36:31quand on a fait la réunion
36:32sur le sujet
36:33entre les organisations patronales
36:35et les syndicats,
36:36j'ai dit, écoutez,
36:37on ne trouvera pas de solution
36:38si on n'examine pas,
36:39au fond,
36:40la raison qui fait exploser
36:41les demandes
36:42de ruptures conventionnelles
36:43du côté des salariés.
36:44Ayons en tête
36:45que c'est un dispositif
36:46aujourd'hui dans l'écriture
36:47du CERFA
36:48qui fait qu'il n'est pas nécessaire
36:50que la demande soit motivée
36:52et on n'a pas la trace
36:53dans le CERFA
36:53de qui en a été
36:55à l'initiative.
36:56Je trouve fort de café
36:57aujourd'hui
36:57que le patronat
36:58vienne nous dire,
36:59ben, finalement,
36:59la rupture conventionnelle,
37:00ça ne vaut que si c'est moi
37:02qui en suis à l'initiative.
37:03Non, c'est pas vrai.
37:04Ça peut être un problème
37:05quand le nombre de personnes
37:07qui le demandent
37:08et qui sont des salariés
37:09ne fait qu'augmenter.
37:10Mais en examinant
37:11la raison pour laquelle,
37:12aujourd'hui, des salariés
37:13se trouvent suffisamment mal
37:14dans l'entreprise
37:15pour en permanence
37:16demander des ruptures conventionnelles.
37:17Peut-être que ça,
37:18c'est un sujet de société.
37:19Peut-être que ça,
37:20c'est un sujet important.
37:21Non, mais ça,
37:21c'est un sujet de société
37:22comme vous dites
37:23et la remise en cause
37:24du rapport au travail, etc.
37:25Mais là, il y a un sujet
37:27assez rapide
37:28parce que les ruptures conventionnelles,
37:29ça coûte cher.
37:30Ça coûte cher à la science chômage,
37:31bien sûr.
37:31Donc, il faut diminuer.
37:32Au passage,
37:32c'est pas le premier poste.
37:34Non, ça doit être
37:34combien de temps ?
37:35C'est les contrats courts.
37:36C'est les contrats
37:36de un jour à quatre jours.
37:37Vous le savez très bien.
37:39Or, moi, j'ai la solution
37:39pour les contrats courts.
37:41Et je fais économiser
37:42entre 3 et 4 milliards
37:42à l'assurance chômage.
37:43Tout de suite,
37:44il suffit d'augmenter
37:45la cotisation
37:45à l'assurance chômage
37:46à due proportion inverse
37:48de la durée du contrat.
37:49C'est pas compliqué.
37:50Un contrat d'ajour,
37:51vous mettez 20%
37:51de cotisation
37:52à l'assurance chômage,
37:53ça va réguler le système
37:54automatiquement.
37:55Et on va économiser
37:553 milliards.
37:56C'est pas compliqué.
37:57Ça tient en une ligne
37:58ce que je viens de vous dire.
37:58Mais par les entreprises,
37:59ça fait 20%
38:00de cotisation à l'assurance chômage.
38:02Mais c'est qui
38:02les contrats courts d'un jour ?
38:03Qui peut avoir un intérêt
38:04à embaucher des gens
38:05comme ça ?
38:06Alors, sachant très bien
38:07que, par ailleurs,
38:08il y a la substitution
38:09de l'intérim
38:10et que l'intérim,
38:11c'est entre 30 et 65%
38:12plus cher qu'un CDD.
38:14Il faut arrêter avec ça.
38:15On n'est pas des lapins
38:15de six semaines quand même.
38:16On voit bien
38:17qu'il y a une impossibilité
38:19pour le patronat
38:20de réfléchir même
38:21à une solution possible.
38:23Qu'est-ce que vous dites ?
38:23Au passage,
38:23une solution qui permettrait
38:24de réduire la cotisation
38:26employeur sur les CDI.
38:27Mais vous savez pourquoi
38:30de premiers sujets ?
38:31Pourquoi ils ne veulent pas avancer
38:32sur ce sujet-là ?
38:33Parce que la cotisation,
38:34les fameux 4%
38:35qui payent l'assurance chômage,
38:37elle est totalement exonérée.
38:38C'est l'État qui paye à sa place.
38:39Donc, en fait,
38:40ils ne payent pas.
38:40Ils ne payent pas l'assurance chômage.
38:41Donc, ils n'ont pas intérêt
38:42à ce que ça change.
38:43Vous comprenez ?
38:44C'est ça, le problème.
38:45Et c'est pour ça
38:45que la question
38:46des allégements de cotisation,
38:47elle est centrale
38:48dans notre affaire.
38:49Parce que rien ne bouge
38:50à cause de ça.
38:51Et c'est pour ça
38:52que le patronat
38:52ne veut pas que ça bouge.
38:53Parce que, justement,
38:54ils ont tout intérêt
38:55à ce système-là.
38:56Et nous, on veut
38:57que ça bouge, au contraire.
38:58On veut rendre dynamique
38:59le sujet.
39:00Moi, je suis prêt
39:00à négocier
39:01la baisse de la cotisation
39:02au chômage,
39:03y compris pour toutes
39:04les catégories professionnelles.
39:06Mais à condition
39:06qu'on ait sur le système
39:08une vision globale,
39:09une vision positive,
39:10une vision qui fait
39:10avancer les choses.
39:12Est-ce que,
39:13puisque c'est un peu
39:14l'heure du bilan,
39:14vous avez en plus maintenant,
39:16vous pouvez dire ce que vous voulez,
39:17presque,
39:18enfin, attendre encore
39:18le dis-jeu,
39:19mais enfin, d'abord,
39:20vous avez toujours
39:21une langue bien,
39:24pendue.
39:24Pendue.
39:25Bon, si vous le dites,
39:26alors je vais l'utiliser.
39:27François Omril,
39:30le barétarisme social,
39:32le dialogue social,
39:33en France,
39:34il n'est pas bon.
39:36Enfin, il n'y en a pas.
39:38Comment faire évoluer ça ?
39:39Qu'est-ce qu'il faudrait ?
39:41Alors, moi, là encore,
39:42j'ai la solution.
39:43Ou les intérêts
39:43sont trop divergents ?
39:44Aujourd'hui,
39:45la situation n'est pas bonne.
39:46Non.
39:46Moi, je m'en plains.
39:47Franchement,
39:49la mare,
39:49elle est presque vide
39:50aujourd'hui.
39:52Et c'est...
39:53Honnêtement,
39:54c'est l'État
39:54qui est responsable
39:55en quasi-totalité.
39:56C'est quoi le dialogue social ?
39:58Le dialogue social,
39:58c'est deux équipes
39:59qui se rencontrent
40:00sur un terrain
40:00et qui vont jouer ensemble
40:02le même jeu
40:02sur le même terrain
40:04et avec les mêmes règles.
40:06Aujourd'hui,
40:06l'État,
40:07notamment depuis 10 ans,
40:08mais ça fait quand même
40:09un petit peu plus longtemps,
40:11en fait,
40:11il biaise les règles.
40:12Imaginez,
40:12je vous donne la scène,
40:13on est deux équipes,
40:14on est censé jouer au football
40:16et l'État arrive,
40:17c'est l'arbitre.
40:17L'État, c'est l'arbitre.
40:18Il dit,
40:18vous allez jouer entre vous.
40:22Et je vous mets le ballon
40:23devant les buts.
40:24Et puis,
40:24vous n'êtes pas 11 joueurs,
40:25vous n'êtes que deux joueurs.
40:27Ça ne va pas fonctionner comme ça.
40:28Moi, je pense
40:29qu'une négociation équilibrée,
40:30c'est une négociation
40:31dans laquelle
40:32chacun des deux parties
40:33a autant de risques
40:35à prendre
40:35à ce qui n'est pas d'accord
40:36à la fin.
40:37C'est un principe
40:39universel de la négociation.
40:40Or, en fait,
40:40ce principe,
40:41c'est complètement décalé.
40:42Et l'État
40:43est très responsable de ça.
40:44Il a trop l'oreille attentive
40:46à la partie patronale
40:48qui prétend représenter
40:49la totalité de l'entreprise.
40:50Mais ce n'est pas vrai.
40:51Je représente autant
40:52l'entreprise que le patronat.
40:53Oui, parce que vous,
40:54c'est les cadres et l'encadrement.
40:55Mais même,
40:56c'est l'ensemble des salariés,
40:57effectivement.
40:58Nous, c'est l'encadrement,
40:59les cadres,
40:59les techniciens,
41:00les agents de maîtrise.
41:00Mais d'une certaine manière,
41:02peu importe.
41:02On y est dans l'entreprise.
41:04On a cause commune,
41:05en fait, dans l'entreprise.
41:06Les entreprises,
41:06elles avancent
41:07parce qu'il y a des salariés
41:08qui s'y investissent.
41:10Les transglorieuses,
41:11c'est quoi ?
41:11Tout le monde en a plein la bouche,
41:12les transglorieuses.
41:13Mais c'est quoi ?
41:13Mais c'est des gens
41:14qui rentrent ouvriers
41:15dans des entreprises,
41:16qui, dans la métallurgie,
41:17la chimie, le commerce, etc.
41:18Et parce qu'ils ont la volonté
41:20de progresser pour eux-mêmes,
41:22ils font progresser l'entreprise.
41:24Alors, là-dessus,
41:25est-ce que...
41:26Donc, justement,
41:27un petit point très rapide,
41:29mais dans le cadre
41:29de la réforme des retraites,
41:31si un jour, on y arrive,
41:33il y a certains syndicats
41:35qui demandent
41:36qu'en fait,
41:37ça soit géré
41:39justement par les partenaires sociaux,
41:41comme l'agir Carco.
41:42Est-ce que, pour vous,
41:43vous êtes favorable ?
41:44Parce qu'effectivement,
41:45ça serait la solution.
41:46Moi, je suis favorable
41:47à ce que les partenaires sociaux
41:50gèrent tout ce que l'État
41:53est en capacité
41:54de leur laisser à gérer.
41:56Ce serait un sacré retournement.
41:58Parce que les partenaires sociaux,
41:59ils géraient quand même
41:59pas mal de choses.
42:00Pas si mal, bien sûr.
42:01Des critiques, tout le monde en a.
42:02C'est normal.
42:03Et les instances de contrôle,
42:04elles sont nécessaires.
42:05Mais à chaque fois que l'État
42:06s'est ingéré dans nos affaires,
42:08il a créé des machines
42:09à fabriquer du déficit.
42:11Regardez France Compétences,
42:12Regardez France Travail, etc.
42:14Rien ne va.
42:14Je ne vais pas ici rentrer
42:15dans le détail.
42:16Mais je pense qu'on a matière
42:17humblement,
42:18à dire à l'État,
42:19mais nous, on a fait nos preuves.
42:20Nous, on a fait nos preuves.
42:22OK, on veut bien reprendre
42:23la main sur telle ou telle partie
42:25du système.
42:26On fait un audit.
42:27Et puis après,
42:27on reprend nos responsabilités.
42:29Moi, je pense qu'on a,
42:30de notre côté,
42:31nous, partenaires sociaux,
42:32un bilan à faire valoir
42:33et surtout une capacité.
42:35Oui, mais est-ce qu'on pourrait
42:35pas imaginer,
42:36pardon, non, pardon,
42:37est-ce qu'on pourrait pas imaginer,
42:38je ne sais pas,
42:38une congestion un peu
42:39allemande ?
42:40Alors, historiquement,
42:41c'est sûr,
42:41ce n'est pas dans notre culture.
42:42Mais vous voyez qu'il y a
42:43un rapprochement au lieu
42:44que ce soit toujours
42:45des oppositions extrêmement,
42:47enfin, plus ou moins violentes.
42:49Ce qui est très clair,
42:50c'est qu'en France,
42:50le tripartisme,
42:51ça ne marche pas.
42:52Oui.
42:52Ça ne marche pas.
42:53C'est un échec total.
42:54Je ne sais pas pourquoi.
42:55Je ne sais pas vous dire pourquoi,
42:56mais aujourd'hui,
42:57si on fait le bilan,
42:58franchement,
42:58ça ne marche pas,
42:59c'est un échec.
43:00Moi, je pense qu'on peut penser,
43:02on peut se donner
43:04un petit peu de temps
43:05et un petit peu de peine
43:06pour essayer de repenser
43:08un petit peu le modèle.
43:09Je crois que dans la loi,
43:10on a quand même
43:10un certain nombre de choses.
43:11Il suffit simplement
43:12de respecter l'esprit
43:14et la lettre de la loi.
43:15En matière sociale,
43:16quand il s'agit de légiférer,
43:17il est écrit dans la loi L1
43:18que le gouvernement
43:20laisse les partenaires sociaux
43:21un espace suffisamment important
43:23pour qu'ils puissent
43:24négocier au préalable.
43:25En fait, ça,
43:26ça ne fonctionne pas.
43:27Pourquoi ?
43:27Parce que l'État
43:28met des lettres de cadrage
43:29qui font cinq pages
43:30qui sont en fait
43:31l'écriture de la loi.
43:32Il dit, ben voilà,
43:32vous devez arriver
43:33à ce résultat-là.
43:34Et finalement,
43:35il n'y a pas d'espace
43:35pour la négociation.
43:36Il faut que l'État
43:37se remette en compte.
43:38Et ça, c'est un peu récent
43:40quand même.
43:40Il faut qu'il ouvre
43:41des espaces.
43:42J'ai une question.
43:43J'imagine que vous avez
43:44lu une interview
43:44de la secrétaire générale
43:46de la CFDT,
43:46Marie-Élise Léon,
43:48qui dit ce week-end,
43:50elle parle des négociations
43:51salariales qui viennent
43:52de se terminer,
43:52les fameuses ENAO,
43:53enfin, qui sont terminées
43:54il y a quelques semaines.
43:55Elle dit, il faut les rouvrir
43:56parce qu'on voit bien
43:57qu'il y a un problème
43:57de pouvoir d'achat
43:58qui est d'autant plus accentué
44:02qu'il y a ce contexte
44:04géopolitique difficile.
44:05Est-ce que vous êtes
44:06d'accord avec elle ?
44:07Maintenant,
44:08pratiquement en permanence,
44:09on devrait négocier
44:12sur les salaires.
44:13Bien sûr, il y a des séquences
44:14dans les entreprises.
44:15Mais la séquence,
44:15elle est terminée
44:16normalement sur les négociations.
44:17Voilà, d'autres vont se rouvrir
44:18à la rentrée.
44:19Ça dépend des entreprises,
44:20de leurs habitudes.
44:21Mais la négociation salariale
44:22en entreprise,
44:23évidemment, est les clés.
44:24Moi, je vais vous dire
44:25un truc qui a changé.
44:26Moi, je suis un militant.
44:27Pour rouvrir les négociations salariales.
44:28Mais peu importe
44:28qu'on les rouvre
44:29ou qu'on les ferme.
44:29C'est ma question, pardon.
44:30En somme, c'est ma question.
44:31Laissez-moi répondre.
44:32Oui, oui.
44:33Je vais vous donner ma réponse.
44:35Moi, qui suis un vieux militant,
44:36j'ai connu les négociations salariales
44:39en entreprise il y a 35 ans.
44:40C'était le DRH
44:42qui décidait de ses objectifs
44:44et qui l'imposait
44:44à la direction générale
44:45et y compris
44:46la direction financière.
44:47Aujourd'hui,
44:48ça ne se passe plus comme ça.
44:49C'est la direction financière
44:50qui dit à la direction générale
44:52que ce sera temps.
44:53Et tout ça,
44:53ça redescend en plus fine.
44:54Et en fait,
44:55on a en face de nous
44:55des gens pour négocier
44:57qui n'ont aucune marge de manœuvre.
44:58Donc, je réponds à votre question.
45:00Le problème n'est pas
45:01de les réouvrir.
45:02Le problème est de savoir
45:03dans quel cadre
45:03et dans quel contexte
45:04on ouvre des négociations
45:06dans lesquelles
45:06on a vraiment matière
45:08à négocier
45:09autrement que par mobiliser
45:10des rapports de force
45:11qui peuvent être
45:12des appels à la grève,
45:13des appels au blocage,
45:14etc.
45:14Ce qui n'est pas forcément
45:16le genre de beauté
45:16de la CFE-CGC.
45:18Mais il y a un moment
45:18où quand même,
45:20devant l'aberration
45:21du dispositif,
45:22tiens, je vous prends un exemple,
45:23le Crédit Agricole,
45:24une entreprise quand même
45:25plutôt bien vue,
45:26dans laquelle la CFE-CGC
45:28c'est notre grande fierté,
45:29avec le STECA,
45:30la première organisation syndicale,
45:32eh bien,
45:32ils ont fait deux jours de grève.
45:34Ils ont fait deux jours de grève
45:36parce qu'on leur proposait
45:37je ne sais,
45:370,0 je ne sais quoi.
45:40Alors même que l'entreprise
45:41fait des bénéfices,
45:42etc.
45:42Je ne dis pas
45:43qu'elle est mal gérée.
45:43Mais il y a un moment,
45:44il faut se retourner
45:45vers les salariés
45:46et avoir quand même
45:47un petit peu d'humilité
45:48en leur redonnant
45:49ce qui leur revient de mérite.
45:52Encore quelques questions
45:54à vous poser.
45:55Tiens,
45:56juste pour faire
45:56un petit pas de côté,
45:58est-ce qu'il faut rencontrer
45:58le Rassemblement National ?
46:00Est-ce que vous l'avez rencontré ?
46:01J'imagine que vous avez
46:02beaucoup d'adhérents
46:02qui votent
46:03le Rassemblement National.
46:04Bon, écoutez,
46:05de toute façon,
46:05c'est une statistique,
46:06sortie des urnes,
46:07etc.
46:08Chacun est concerné par ça.
46:09Il y en a combien
46:10à priori à la CFE-CGC ?
46:12J'en ai peut-être
46:12tout autant qui votent
46:13pour les filles,
46:16mais il y en a combien
46:17au sein de votre syndicat ?
46:18Vous avez une idée ?
46:18Écoutez,
46:19les dernières enquêtes
46:19que j'ai en tête,
46:20on était plutôt
46:21un peu en dessous
46:21de la moyenne des syndicats.
46:23C'est-à-dire ?
46:24C'était de l'ordre
46:25de 18 à 20 %,
46:27je crois,
46:27ou même peut-être
46:28entre 15 et 18.
46:29Je raisonne de mémoire.
46:30Si je suis contredit,
46:31ce sera parfait,
46:32le chiffre sera plus précis.
46:33Puis ça change
46:34au cours du temps.
46:35Mais je vais répondre
46:35très précisément
46:36à votre question.
46:37Moi, personnellement,
46:38je ne sollicite jamais
46:39les partis politiques.
46:40Quand ils me demandent
46:41de me rencontrer,
46:42je les rencontre.
46:43En l'occurrence,
46:44le Rassemblement national
46:45ne m'a jamais demandé
46:47à me rencontrer,
46:47donc je n'ai jamais eu
46:48l'occasion de le faire.
46:49Mais je vais plus loin
46:50dans la question.
46:51S'il n'arrivait que
46:53dans un temps
46:55proche
46:56et dans l'ordre
46:56du calendrier,
46:58il y ait la nécessité
47:00institutionnelle
47:00pour la CFE-CGC
47:01de rencontrer
47:02des personnes
47:03qui seraient aux responsabilités
47:04au niveau du Rassemblement national,
47:05eh bien,
47:06on le ferait forcément.
47:07Mais dans des conditions
47:08qui sont à déterminer
47:09par d'autres,
47:09puisque moi,
47:10dans trois semaines,
47:10je ne serai plus au mandat.
47:11Non, mais c'est pour ça
47:12mais je rappelle la CFE-CGC,
47:14organisation syndicale
47:16libre et indépendante,
47:17indépendante
47:18de tout parti politique.
47:19Alors,
47:19en même temps,
47:20puisque vous parlez
47:20de votre succession,
47:21votre successeur,
47:23ça sera Christelle Théphine.
47:25On en parle.
47:26On en parle.
47:27En tous les cas,
47:28elle est seule candidate.
47:30C'est ça la démocratie ?
47:31Non, mais ce qui est drôle.
47:32Clôture des candidatures
47:33demain soir.
47:3416h.
47:35Voilà, 16h.
47:35Donc, il reste peu de temps.
47:36Vous pouvez encore être candidate ?
47:38Oui.
47:38Ah non, vous ne pouvez pas.
47:39Je ne sais pas.
47:40Pourquoi je ne pourrais pas ?
47:41Il faut 5 ans d'ancienneté
47:42dans le syndicat.
47:42D'accord.
47:43On ne va révéler aucun secret ici.
47:44On ne sait pas.
47:46Plus sérieusement,
47:47c'est ça la démocratie ?
47:48C'est d'avoir un seul candidat ?
47:51Non, moi-même,
47:51vous savez,
47:52j'ai été à plusieurs reprises,
47:54et notamment au congrès de Saint-Malo,
47:55en 2013,
47:56candidat contre une autre personne.
47:57Donc, moi,
47:58je n'ai pas de problème
47:58par rapport à ça.
48:01C'est quel cas il faut,
48:03force ouvrière ?
48:04J'ai reçu Frédéric,
48:07j'ai un trou tout d'un coup, là.
48:09Frédéric Souillot.
48:11Frédéric Souillot.
48:13Il était seul candidat
48:15à sa réélection.
48:18Vous n'avez pas trop la démocratie
48:19chez les syndicats ?
48:20Non, alors les syndicats,
48:22pour moi,
48:23c'est un exemple quasi parfait
48:25d'une vraie démocratie.
48:27Dans une organisation syndicale,
48:28il y a un exécutif
48:29qui est élu par le congrès,
48:31et cet exécutif,
48:32en permanence,
48:33interagit avec des assemblées
48:34qui sont là,
48:35comme le propose Montesquieu,
48:36qui sont là pour le réguler.
48:38Après,
48:39il y aurait pu y avoir
48:39plusieurs candidatures.
48:41Ça aurait été mieux ?
48:42Je n'ai rien à dire là-dessus.
48:44Parfois, c'est mieux.
48:45Parfois, c'est mieux
48:46parce que ça sollicite
48:48à un moment précis
48:49un débat interne
48:50qui est nécessaire.
48:51Moi-même,
48:51j'en ai été l'exemple.
48:52Ça permet de purger
48:53un certain nombre de choses.
48:53C'était votre candidate ?
48:56Christelle.
48:56Alors moi,
48:57je ne désigne personne,
48:58mais je suis très satisfait
48:59qu'elle soit candidate.
49:00D'accord.
49:01Est-ce que j'ai bien répondu ?
49:02Plus ou moins.
49:03Voilà.
49:03Il ne faut pas désigner les gens,
49:04ce n'est pas bon pour eux.
49:05Christelle Théphine,
49:06qui vient de chez Thalès,
49:08qui est de la métallurgie,
49:09qui est une militante
49:11depuis 25 ans,
49:14aguerrie,
49:14qui s'est occupée
49:15du dossier social,
49:16du dossier des retraites
49:17à la Confédération.
49:18Elle est une parfaite cliente
49:19pour reprendre les rênes
49:20de la CFE-CGC
49:21et pour pouvoir la mener
49:23encore plus loin
49:23que ce que j'ai moi-même
49:25un peu contribué à faire.
49:26Justement,
49:27vous direz,
49:27s'il y a un truc
49:28dont vous êtes fiers,
49:29les conclusions,
49:29c'est quoi,
49:30François Omryl ?
49:31Un truc dont je suis fier ?
49:33Oui, je ne sais pas,
49:33quelque chose,
49:34un succès,
49:35peut-être un échec,
49:35on a parlé un petit peu
49:36l'échec du paritarius,
49:37etc.,
49:38mais un succès.
49:39Moi,
49:40il y a un truc
49:40dont je suis assez fier
49:41et je suis content
49:42de le faire ici
49:43sur votre plateau
49:45puisque mon premier plateau
49:46de président,
49:47je l'ai fait chez vous.
49:47Je voulais d'ailleurs,
49:48au passage,
49:49vous en remercier
49:49et quelque part,
49:51un peu pour moi,
49:52la symbolique est forte
49:53de faire peut-être
49:56bien traité,
49:57vous m'avez invité,
49:58mais je pense que c'est
49:58le pluralisme de la chaîne
50:00aussi qui veut ça
50:01et je me tiens aussi
50:02à la...
50:02Ça me fait plaisir
50:03de le remarquer
50:04et vous m'aviez invité
50:05la semaine qui a suivi
50:06mon élection en 2016,
50:08au mois de juin 2016
50:09et vous m'aviez un peu
50:10taquiné
50:11sur mes déclarations
50:12à l'époque
50:13qui était de dire
50:14que moi,
50:16je n'aimais pas,
50:17j'ai souhaité faire sortir
50:18mon organisation
50:19de la case réformiste,
50:21ce fameux terme
50:21que, moi,
50:22personnellement,
50:22je n'aime pas du tout
50:23qui est une assignation
50:24à résidence.
50:25Voilà,
50:25vous êtes un syndicat
50:26réformiste
50:27donc, de fait,
50:28vous devez accepter
50:29toutes les réformes
50:29quelles qu'elles soient
50:30parce que c'est le sens
50:31de l'histoire.
50:33Parce que c'est un syndicat
50:34réformiste,
50:34la CFDT.
50:35Écoutez,
50:35je vais vous dire un truc.
50:35Je ne suis pas sûr
50:36que Marie-Élise Léon
50:36soit d'accord avec vous
50:37sur ce point.
50:38C'est la définition
50:39que j'en donne.
50:40Je n'ai aucun problème
50:41avec Marie-Élise Léon
50:41et la CFDT
50:42qui est un syndicat
50:43que je respecte
50:43et que j'ai d'autant
50:45plus respecté
50:45dès l'instant
50:46qu'ils sont le numéro 1
50:47que je considère
50:48que nous devons tous
50:49quelque chose
50:50à l'organisation
50:51qui nous précède
50:52et qui, quelque part,
50:53tire un peu le groupe.
50:54Je n'ai pas de problème
50:54par rapport à ça.
50:55Je ne crois pas
50:56que ces derniers temps,
50:57la CFDT, au passage,
50:58se soient beaucoup revendiqués
50:58comme étant un syndicat
50:59réformiste.
51:00Je pense que j'ai beaucoup
51:01contribué à démonétiser
51:03le terme de réformiste
51:04et j'en suis très fier
51:05parce que ça,
51:06ce sera,
51:07si je dois retenir
51:08parmi toutes les contributions
51:09que peut-être
51:09on peut m'attribuer,
51:11celle-ci au moins,
51:11c'est la première
51:12et si elle a été
51:13un peu décisive,
51:14eh bien,
51:17Ah, qu'est-ce que je vais faire ?
51:19Parce qu'en plus,
51:20vous êtes chômeur,
51:21vous avez été viré aussi,
51:22donc vous avez tout.
51:23Oui, c'est vrai.
51:24Là, je suis chômeur,
51:25donc je vais leur tourner
51:26à France Travail.
51:27Je vais leur demander
51:27si ils ont un travail
51:29à proposer
51:29pour un chômeur de 65 ans
51:31qui a quand même
51:31un bon CV,
51:32mais je ne suis pas sûr
51:33qu'ils en trouvent.
51:33Est-ce qu'ils vous en ont proposé
51:34un au moins ?
51:35Non, pour le moment, non.
51:37Mais il faut bien dire
51:38que je n'étais pas forcément
51:38très disponible
51:39puisque désormais,
51:40depuis que je suis chômeur,
51:41j'ai une activité bénévole
51:42qui m'occupe à temps plein.
51:43Ce qui n'est pas
51:44sans poser de problème
51:45par rapport au cadre
51:46dans lequel on est intégré
51:48dans les fichiers
51:48de France Travail.
51:49Et ça, c'est un cadre personnel,
51:51j'allais dire presque anecdotique.
51:52Vous allez découvert
51:54les méandres
51:55de la bureaucratie sociale.
51:58Je les connais déjà un peu,
51:59mais pour finir
52:00de répondre à votre question,
52:02moi, je n'ai pas du tout
52:02l'intention de sortir du débat.
52:04Je trouverai, croyez-le,
52:06d'autres moyens
52:06pour être un intervenant.
52:08Et vous serez toujours
52:08la bienvenue sur ce plateau.
52:10Merci beaucoup
52:11d'avoir été avec nous.
52:12François Ombril,
52:13donc le président,
52:13vous l'avez compris,
52:14la CFE-CGC
52:15jusqu'au 10 juin.
52:16Et puis, on attend
52:16votre nouvelle,
52:18celle qui va vous succéder
52:19avec intérêt.
52:20Voilà, c'est la fin
52:21de ce 18-19.
52:22Évidemment, on se retrouve
52:22demain tout de suite
52:24Erwann Moris
52:24pour son grand journal de l'écho.
52:26Bonne soirée.
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