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  • il y a 16 heures
Ce lundi 27 avril, Bertrand Lamielle, directeur général de Portzamparc Gestion, s'est penché sur l'annonce de Forvia sur la cession de son activité "intérieurs" à Apollo, les publications trimestrielles des Gafam, le cours du pétrole avec le détroit d'Ormuz toujours bloqué, l'introduction en bourse du titre Asta en Autriche, et la décision des banques centrales sur les taux, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:01BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:06Et on retrouve Bertrand Lamiel de Portes-en-Pas. Re-bonjour Bertrand.
00:10On le disait là en titre, Forvia c'est peut-être bien la valeur du jour.
00:13On voit qu'elle réagit positivement aux annonces qui ont été faites, plus 1,2%, on est à 10,28€.
00:20Bon, l'annonce de la cession de tout ce qui est aménagement intérieur s'était attendue au fonds américain Apollo.
00:26Est-ce que Forvia est parti vers une sorte de nouvelle phase de son histoire, de son existence, avec la
00:32concentration autour de tout ce qui est vraiment technologie ?
00:38Alors, on va leur souhaiter. En tous les cas, ça va faire un peu de cash dans la caisse.
00:43Et donc ça, ça pourra leur permettre soit d'investir, soit d'aller faire de la croissance externe.
00:48La toile de fonds globalement sur l'automobile, ça reste quand même assez maussade.
00:52Je pense que c'est un des derniers secteurs européens en termes de performance depuis le début de l'année.
00:57Et on voit que ça avance vraiment doucement sur le fond des ventes, que ce soit en Europe ou aux
01:03Etats-Unis.
01:04On a une concurrence des véhicules chinois, typiquement en Europe, qui vient manger les marges des constructeurs traditionnels.
01:11Donc du coup, il y a des répercussions sur les fournisseurs de premier et de deuxième niveau.
01:16Le but du jeu, clairement, au niveau de Forvia, comme de pas mal d'autres, c'est de monter en
01:20valeur ajoutée pour justement avoir un meilleur contrôle des prix, une meilleure résistance sur les prix.
01:26Dans le secteur automobile, il y en a une qui nous plaît, qui s'appelle Schaeffler, qui est une valeur
01:29allemande, qui est un petit peu en avance dans son parcours boursier.
01:34Et qui, surtout, a commencé à lier des participations, des discussions très avancées avec les acteurs de la robotique.
01:43Et donc, ils seront un deuxième moteur de croissance par la suite.
01:49Donc, c'est ça, nous, qui nous semble intéressant d'aller regarder dans les équipementiers.
01:54Il y a l'automobile, mais en fait, il faut probablement penser un peu plus large.
01:58Et au-delà de la mobilité, il y a un marché de la robotique dont on sait, alors, c'est
02:03lointain, c'est très en avance de phase.
02:05Par contre, c'est intéressant de regarder les acteurs qui sont déjà, aujourd'hui, en train de se positionner avec
02:09des solutions
02:10où le savoir-faire des équipements de automobile, à savoir notamment la métierisation, la reproduction en série, seront des atouts
02:19pour s'imposer sur ce marché.
02:20Bah oui, d'autant que chez Fleur, c'est une valeur courte doublée en un an.
02:25Et sur un mois, elle gagne 13%, alors que Forvia ne fait pas grand-chose.
02:30Donc, effectivement, peut-être en avance de cycle, mais intéressante à regarder.
02:34Du côté des autres catalyseurs de marché, bon, on en a beaucoup parlé.
02:38Les GAFAM, évidemment, ce sera les grands trimestriels attendus toute cette semaine.
02:43Est-ce que vous allez en regarder une plus précisément ou est-ce que c'est un ensemble de choses
02:48que vous allez un petit peu analyser sur ces publications, Bertrand ?
02:54Alors, sur les GAFAM, elles ne sont pas en grande forme, puisque l'indice GAFAM est remonté sur les dix
03:00derniers jours,
03:01mais globalement était très en retrait sur le S&P.
03:04Et en fait, les investisseurs n'avaient dit que sur les valeurs bénéficiaires des subsides,
03:09enfin des subsides en centaines de milliards de dollars, de ces mêmes GAFAM.
03:13Donc, dans un premier temps, la lecture du marché jusqu'à peu près mi-mars, début avril,
03:17ça a été, en fait, les GAFAM dépensent des sommes folles, voire trop folles sur les marchés pour acheter des
03:23puces ou acheter de l'énergie.
03:25Et donc, globalement, ont été sanctionnés avec un Microsoft qui avait dû descendre à moins 20 ou moins 25 sur
03:31l'année.
03:32Ça s'est repris un petit peu.
03:34Donc, on va surveiller ça.
03:36Voilà, il y a un côté indiciel parce qu'elles sont encore très grosses dans l'indice.
03:41Mais pendant ce temps-là, on a des dossiers sur les semi-conducteurs, des dossiers comme Micron, des dossiers comme
03:46Seagate,
03:46qui ont fait des scores de dingue puisqu'on est à plus de 80% depuis le début de l
03:50'année.
03:50Donc, ceux-là, pour le coup, on reste dessus parce qu'on a vu les publications et on a vu
03:54une telle encore vendredi qui gagnait 23%.
03:56Donc, on voit que la hype, elle est toujours sur le côté des acteurs de semi-conducteurs.
04:02Pour les 7 magnifiques qui vont publier dans la semaine, on va regarder.
04:06Mais vous avez bien compris qu'on est plus dans un rang numéro 2 ou dans un rang numéro 3.
04:09Ce n'est pas celle qu'on va mettre au premier rang dans les portefeuilles.
04:13OK. On va peut-être passer aux valeurs pétrolières et parapétrolières.
04:17Enfin, valeurs de l'énergie de manière générale parce qu'on sent que les cours du pétrole restent extrêmement fermes.
04:23qu'il y a peut-être des opportunités du côté des pétrolières et parapétrolières.
04:27Mais vous, vous avez aussi l'œil sur des valeurs peut-être un petit peu plus pointues
04:30qui pourraient constituer, on va dire, un biais un petit peu positif pour jouer la thématique de l'énergie de
04:38manière générale.
04:41Alors, effectivement, dans l'énergie, il y a vraiment les deux camps.
04:44Il y a le côté où on reste sur du gaz ou du pétrole et le côté énergie alternative, éolien
04:50et solaire.
04:51Donc, dans le gaz-pétrole, nous, il y a une valeur qu'on aime bien qui s'appelle Equinor.
04:55Donc, c'est une société norvégienne qui extrait du gaz dans sa géographie.
05:00Et donc, du coup, bénéficie de la hausse du coût du gaz, de la demande qui est très forte.
05:04Les stocks vont être appelés à être renouvelés.
05:07Vous l'avez rappelé suffisamment sur votre antenne aujourd'hui.
05:10Et du coup, n'est pas impacté par les problèmes du détroit d'Hormuz,
05:13par potentiellement des problèmes sur le canal de Suez.
05:17Donc là, on est vraiment en local.
05:18J'extrais du gaz, je pompe du gaz et je le vends globalement aux Européens.
05:23Donc ça, ça nous paraît intéressant, Equinor.
05:26Inconvénient de ce dossier, comme d'ailleurs de tous les autres, très volatile,
05:30puisque en fait, en fonction d'une paie est en train de se signer,
05:34le détroit est en train de se réouvrir ou au contraire, tout se ferme et on recommence les bombardements.
05:38Vous avez un cours qui varie de manière très forte, anticyclique avec le prix du pétrole.
05:45L'autre solution pour se mettre sur l'énergie, qui pour le coup, on a un vrai sujet d'énergie,
05:50parce qu'en fait, on a les voitures électriques qui vont consommer une autre énergie que la voiture,
05:54mais surtout les data centers qui ont une consommation qui file en flèche.
05:59Et donc, on a besoin d'énergie.
06:01Et donc, nous, on aime bien les dossiers d'énergie alternative.
06:04Et il y en a un, c'est un industriel, c'est Nordex.
06:06En fait, ils font des turbines qui vont dans les éoliennes, notamment les éoliennes haute mer.
06:10Ils ont eu deux ou trois sujets industriels qu'ils ont réglés.
06:13Et là, aujourd'hui, ils publient.
06:14Donc, ils battent les attentes sur les livraisons, sur le carnet de commandes, sur la marge.
06:18Il y a la division service, c'est-à-dire que les éoliennes haute mer, c'est très bien,
06:22mais il faut les entretenir.
06:23Et donc là, sur les services, c'est une division qui est en train de monter en puissance à toute
06:26vitesse,
06:27avec des marges beaucoup plus fortes que dans la livraison des turbines.
06:33Et comme le parc est en train de devenir relativement grand,
06:37la division énergie, elle, elle croit beaucoup plus vite avec des meilleures marges.
06:41Donc, globalement, ce matin, ça a monté de plus 10, plus 11%.
06:43On doit être, je crois, plus 4, plus 5.
06:46Mais ça, c'est un dossier, oui, qui nous plaît bien.
06:48Et je pense que la croissance sur ce segment-là n'est pas finie.
06:51Parce qu'il y a des concurrents, mais globalement, tout le monde est à l'unisson
06:54avec des chiffres qui sont dithyrambiques.
06:57On est sur des croissances de chiffres d'affaires au-delà des 15% par an.
07:01Oui, effectivement, ça reste bien orienté, un Nordex, plus 4,8% en ce moment.
07:07Pas oublié que si vous levez le nez, que vous voyez une éolienne,
07:10généralement, il y a marqué Nordex sur la culasse moteur.
07:13Donc, il y en a partout.
07:14Et effectivement, c'est peut-être le moment d'une deuxième phase de l'implantation des éoliennes,
07:20notamment en Europe, avec de nouvelles technologies,
07:22avec de nouveaux rendements qui sont peut-être un petit peu plus intéressants qu'avant.
07:26Et ça, les investisseurs s'y trompent pas, en un an, ça gagne quand même 200%.
07:30Donc, il y en a peut-être encore sous la pédale.
07:35Bertrand, peut-être parler d'un spécialiste du recyclage de cuivre
07:40que vous avez repéré en Autriche.
07:42On est dans le même domaine de l'infrastructure autour de l'électricité.
07:45On sait que pour faire de l'IA, on a besoin de data center,
07:48on a besoin d'électricité, donc on a besoin de cuivre.
07:50Et le cuivre, on peut le recycler.
07:52Et c'est ce que fait une entreprise cotée en Autriche, dont vous nous parlez,
07:57et qui s'appelle Asta.
08:00Oui, alors c'est une introduction très récente.
08:03On est sur un dossier à 750 millions d'euros, donc c'est coté en Autriche.
08:08Alors, eux, ils sont effectivement sur le sujet du cuivre,
08:11à fournir des réseaux de cuivre très pointus,
08:15à la fois pour faire de la génération, de la distribution d'énergie.
08:20Ça va aussi dans les data centers, de manière classique.
08:23Tout ce qui est la e-mobilité, ils sont présents dans la chaîne de valeur.
08:28Et ils ont une spécificité, c'est qu'entre autres,
08:30ils sont présents sur tous les sujets de recyclage de cuivre.
08:34Et ça, ça en fait un dossier green, donc qui va très bien dans nos fonds ISR.
08:38On est sur une croissance à plus de 10% par an.
08:40Donc l'introduction est relativement récente,
08:42donc on n'a pas beaucoup l'habitude d'entendre le management,
08:44enfin c'est assez récent.
08:45Mais là, à chaque fois qu'ils s'expriment globalement,
08:48ils confirment que le business plan qu'ils avaient donné lors de l'introduction
08:51est en bonne voie, voire est en train d'être relevé.
08:55C'est assez peu suivi.
08:56Donc du coup, c'est ça qui est intéressant,
08:58c'est que quand on a accès directement au management,
09:00on a des informations très fraîches.
09:02On est sur des croissances de bénéfices par action
09:05de plus de 60% à horizon de 2028.
09:09Et ce matin, il y a un analyste qui a relevé son objectif sur la valeur
09:15de plus de 31% pour le mettre du côté des 64, 67 euros.
09:19Je crois qu'on en vaut 50 et quelques.
09:22Enfin globalement, voilà.
09:23Le dossier, les résultats sont sortis, ça délivre bien.
09:26Et le management est en train de faire ce qu'on adore,
09:29c'est-à-dire de relever les perspectives de guidance.
09:32Oui, effectivement, ça reste quand même assez dithyrambique,
09:38cette étude.
09:39Et on va regarder ça.
09:40Donc Asta en Autriche.
09:43Dernière chose, Bertrand, c'est vrai qu'on a parlé des résultats
09:45et notamment des résultats des GAFAM qui sont très attendus cette semaine.
09:49Il y a aussi les décisions des banques centrales.
09:51Ça, on en reparlera dans quelques minutes avec Claire Disso du groupe AXA
09:55dans l'Éco du Monde pour détailler un petit peu la politique monétaire.
09:57Mais malgré tout, est-ce qu'il y a une volatilité
10:02sur les taux qui pourrait être de nature à faire bouger le secteur bancaire ?
10:06Aussi bien positivement que négativement, selon vous ?
10:13Oui, clairement.
10:14À chaque fois qu'il y a une décision sur les taux,
10:15il faut tout de suite regarder ce qui se passe du côté des banques
10:17et des assurances parce qu'il peut y avoir des impacts assez forts.
10:22D'ailleurs, c'est quelque chose qui avait été anticipé par le marché
10:25puisque jusqu'à présent, en fait, on était dans une logique
10:28au niveau de la BCE, il y avait une remontée des taux.
10:30Donc, du coup, les banques ne se retrouvaient plus à payer
10:33pour redéposer l'argent le soir à la BCE,
10:37mais du coup encaisser de la trésorerie.
10:39Et ça, ça avait beaucoup bénéficié aux banques,
10:41notamment avec des géographies Europe du Sud, Europe de l'Est.
10:45Et là, dernièrement, avec les mouvements,
10:47le retour de chocs sur le pétrole,
10:49une potentielle inflation qui reviendrait,
10:50forcément, les investisseurs se disent
10:52« Ah, les banques vont peut-être remonter les taux. »
10:55Donc, attention, qu'est-ce qui va se passer ?
10:56Est-ce qu'on ne va pas tuer la croissance dans l'œuf ?
10:58Donc, les banques, depuis un moment, en fait, sont en pause.
11:01Et on avait une performance de 89% sur les banques,
11:04sur le secteur bancaire l'an dernier, donc en 2025.
11:08Là, depuis le début de l'année, on doit être à moins 1, moins 2
11:10ou légèrement peut-être nul.
11:13Globalement, les banques sont véritablement en pause.
11:15C'est relativement léthargique.
11:16Donc, forcément, ce qui va se dire à la BCE est intéressant.
11:19Et les investisseurs, eux, ont commencé à investir
11:21sur les banques d'Europe du Nord,
11:22qui, du coup, ne sont pas tenues par les décisions de la BCE,
11:26que ce soit Norvège, Suède ou Danemark.
11:30Donc, oui, clairement, il y a une attente de ce point de vue-là.
11:34Et aux États-Unis, ça se complique,
11:35parce que, vous le savez, il y a le sujet politique
11:37avec la nomination d'un nouveau gouverneur,
11:40le remplacement de Powell, des pressions relativement fortes.
11:46Tout le monde craint un peu
11:47qu'il y ait une perte d'indépendance de la FED.
11:49Donc, je pense qu'il n'en sera rien.
11:50Mais en tous les cas, tout ce narratif n'est pas très bon en soi.
11:54Et typiquement, du côté des banques, aux États-Unis,
11:57là, pour le coup, les investisseurs sont tranchés.
11:59C'est un des secteurs qui est en négatif depuis le début de l'année.
12:01Il y en a une qui surnage à peu près ces Citigroup.
12:04Sur les autres, ça reste relativement compliqué.
12:07Donc, oui, on va attendre ça.
12:09Et toujours, à la fois, le discours et les intentions à venir.
12:13Mais le sujet, c'est qu'on ne sait pas s'il y aura suffisamment de données
12:18pour pouvoir y voir plus clair.
12:19Parce que le pétrole est certes remonté.
12:22Mais un, il est très volatile.
12:24Et deux, les effets immédiats de contagion sur les autres prix.
12:29Difficile de dire s'il y a eu quelque part, de temps en temps,
12:32des effets d'aubaine ou si c'est quelque chose qui est là pour durer.
12:35Parce que si c'est là pour durer, on se retrouve avec un véritable problème.
12:38Avec une banque centrale qui va devoir lutter contre l'inflation et remonter les taux
12:41au moment où on a une croissance qui,
12:44notamment pour des sujets de démographie qui en baisse,
12:50on a une croissance qui est relativement faible en Europe.
12:53Effectivement, pour l'instant, les banques plutôt en hausse.
12:56Plus 1% pour BNP Paribas, on est à 89,90.
13:00On a aussi Société Générale Bien-Orientée, plus 0,72 à 69,66.
13:04Puis l'occasion tient de regarder un petit peu les taux.
13:06Les taux de 10 ans, 3,68 pour le 10 ans français, 3,02 pour le 10 ans allemand
13:10et 4,32 pour le 10 ans américain.
13:14Merci infiniment Bertrand Lamiel.
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