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  • il y a 19 minutes
Ce jeudi 26 mars, Laurent Deydier, directeur général délégué et directeur de l'Asset Management chez Banque Hottinguer, et Bertrand Puiffe, gérant action chez Fidelity International, se sont penchés sur les impacts du conflit au Moyen-Orient sur les marchés dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Et nos deux invités du jour, Bertrand Puif de Fidelity,
00:07qui nous a fait l'amitié de rester avec nous après le bullshito,
00:11et voici Laurent Dédier de la Banque Autingres.
00:13Bonjour.
00:14Bonsoir Antoine.
00:14Alors, on va revenir un petit peu sur le contexte géopolitique,
00:18sur l'agitation de marché, difficile de ne pas terminer l'émission là-dessus,
00:21la situation toujours très compliquée,
00:23deadline de Donald Trump demain soir vis-à-vis de l'Iran
00:27pour au moins commencer à entamer des négociations sérieuses.
00:31Trump qui dit cet après-midi, qui demande à l'Iran,
00:35devenez sérieux, sinon ce sera trop tard.
00:38Avec lui, on a l'impression que c'est toujours trop tard,
00:40parce que la guerre a commencé justement sur,
00:42bah non, c'était trop tard.
00:44Ouais, mais en même temps, les taux, ça commence à piquer,
00:47les prix du pétrole, ça commence à piquer,
00:48record historique, John Plassard,
00:50que vous pouvez retrouver en replay, en podcast,
00:52dans USA Today, en début d'émission, nous le disait,
00:54record historique sur le galon de diesel en Californie.
00:58Là, on est au-delà de tout.
01:00Bon, ça va être ça qui va enclencher le taco trade,
01:04comme on dit, qui va forcer Donald Trump
01:05à modérer un petit peu ses ordres.
01:07Laurent Dédié ?
01:09C'est une bonne question, j'ai envie de dire
01:11qu'on navigue un petit peu tout ça vu.
01:14La seule certitude, c'est que le détroit d'Hormuz,
01:16c'est presque too big to fail.
01:18Et donc là...
01:19Oui, c'est bien vu, ouais.
01:21Donc, l'étape d'après, s'il doit y avoir escalade,
01:24elle va ressembler à un armageddon.
01:26Et quand on regarde la position des marchés et des investisseurs,
01:29soit il y a de la complaisance,
01:30soit il y a de la rationalité,
01:31mais si on se projette sur les courbes de futur,
01:33par exemple sur le pétrole, sur le gaz,
01:35les marchés nous disent que le pétrole va retourner vers les 80,
01:38le TTF va rebaisser la partie gaz.
01:40Et donc, il y a une incertitude de court terme,
01:42vraiment très ponctuelle,
01:43mais une sérénité de moyen terme.
01:46La question, c'est que la semaine ou les 10 jours,
01:49alors je pense qu'on l'a dit très souvent,
01:51mais je crois quand même que les 10 jours qui viennent
01:52sont très importants,
01:53parce qu'on se rapproche de la driving season aux Etats-Unis.
01:56Fin mai, c'est très important.
01:58Puis on a les échéances des midterms
02:00qui ne sont plus si lointaines maintenant à la fin de l'année.
02:02Donc, Trump doit trouver une situation.
02:05Il a gagné tout en perdant.
02:06On verra bien comment ça se termine.
02:08Mais en revanche, la situation devient maintenant assez complexe.
02:12Et il est urgent d'y voir plus clair
02:14pour recréer un scénario,
02:16quel qu'il soit, mais recréer un scénario,
02:18ce que les marchés ne savent pas faire aujourd'hui.
02:19Oui, c'est la théorie des créateurs de chaos.
02:21Maintenant, ce qu'on peut se dire,
02:22c'est que Donald Trump, de toute manière,
02:25quoi qu'il arrive,
02:26il a lui-même scellé son destin.
02:27Les midterms, il va se retrouver cramé,
02:29quoi qu'il arrive.
02:31Ça peut avoir l'effet tout à fait contraire.
02:35C'est-à-dire qu'il s'entête là-dedans,
02:36en disant, bon, tout de manière, c'est fichu.
02:39Donc, allons-y.
02:41Simplement, on a l'impression qu'il n'y a aucune stratégie derrière.
02:43Alors, c'est vrai que même si, effectivement,
02:46et nous, c'est quand même notre scénario,
02:48le conflit devait s'arrêter dans les jours,
02:49dans les semaines, on va dire,
02:50au maximum les semaines qui viennent,
02:52on a quand même un effet embarqué,
02:54inflationniste,
02:55qui va faire que les statistiques américaines
02:57sur l'inflation ne vont pas être bonnes
02:59sur les prochains mois.
03:01Et ça, effectivement, ça va aller...
03:03Alors, évidemment, le marché va l'intégrer plusieurs fois,
03:05comme d'habitude,
03:06et en se disant que les perspectives de baisse de taux de la Fed
03:11seront beaucoup moins importantes.
03:12On voit que là où on avait un consensus
03:14qui était sur deux baisses de taux il y a encore une semaine,
03:17là, maintenant, on est plus qu'à peine sur une baisse.
03:20Et effectivement, on peut imaginer
03:22que si la semaine prochaine on est toujours en conflit,
03:24le consensus ne sera plus de baisse du tout.
03:25Et c'est vrai que dans cette configuration-là,
03:28un des supports à ce qu'on appelle le poudre de la Fed,
03:30c'est au cas où les marchés baisseraient
03:32la possibilité de baisser les taux pour stimuler,
03:35ce qu'ils ont déjà fait, donc, historiquement, plusieurs fois,
03:38là, ce serait moins possible de le faire
03:40parce qu'il y aurait effectivement ces tensions inflationnistes
03:42et la justification ne serait pas là
03:44d'un point de vue purement économique.
03:46Puisque je rappelle qu'on est quand même là
03:47sur des indicateurs avancés à l'inflation,
03:49on montre que si on continue dans cette direction,
03:50aux États-Unis, on a plus de 4,5 en rythme.
03:53Donc ça, effectivement,
03:54ce n'est pas du tout un niveau qui est cohérent
03:56avec une ou deux baisses de taux, effectivement, cette année.
04:00D'accord.
04:01Il y a des propos, moi,
04:03qui me sont restés dans la tête ces derniers jours.
04:06Il y a quand même le patron de l'AIEA
04:10qui délivre quand même un constat très, très inquiétant,
04:12qui dit, en gros,
04:14le choc pétrolier auquel on assiste en ce moment,
04:18c'est les deux derniers chocs pétroliers combinés.
04:22C'est-à-dire qu'on est bien au-delà.
04:24On est bien au-delà de tout ce qui a pu être reconnu jusque-là.
04:28On a Larry Fink qui nous dit,
04:31globalement, si on monte à 150 dollars sur le baril de brut,
04:34la récession mondiale est durable.
04:36Elle est écrite.
04:38Est-ce que vous ne trouvez pas que...
04:40On peut se féliciter que le marché tienne bien le coup,
04:43mais est-ce que vous ne pensez pas
04:44qu'il y a une légère forme de complaisance ?
04:46Il y a Benjamin Louvet,
04:48un spécialiste des matières premières
04:50qui était à Splato,
04:51c'était hier,
04:52qui nous disait,
04:52il faut toujours quand même écouter les gens qui connaissent.
04:55Patron de l'AIEA,
04:57le patron de BlackRock,
05:00qui mettent quand même des prix
05:01à ce qui pourrait être une catastrophe économique.
05:03Est-ce que vous pensez que les marchés
05:05font un petit peu la sourde oreille là-dessus,
05:09Oui et non.
05:10Oui, parce que si on compare à la dernière crise
05:13qu'on a connue,
05:14c'est-à-dire l'invasion de l'Ukraine par la Russie,
05:16globalement, il y a trois chocs qui sont arrivés,
05:18l'envolée des matières premières,
05:20et on a eu derrière un affaiblissement très violent,
05:24même un effondrement des datas macroéconomiques
05:26et des réactions de banques centrales
05:28liées à un retour de l'inflation.
05:30Pour l'instant, la macro tient,
05:31mais j'ai envie de dire que c'est trop tôt
05:33pour savoir si elle ne va pas déraper,
05:34voire glisser,
05:36mais il va falloir le surveiller,
05:37parce que les premiers indicateurs
05:38commencent à me pointer un peu plus
05:39vers une dégradation.
05:42Et les banquiers centraux,
05:43ils ont pris une position très asymétrique,
05:45ça sera data dependent,
05:46et ça sera peut-être de la hausse,
05:47peut-être de la baisse,
05:48mais on verra bien,
05:48donc on est asymétrique
05:49et on ne vous donne pas de réponse.
05:52Moi, mon analyse aujourd'hui,
05:53c'est de dire que,
05:55malheureusement,
05:55dans le contexte qui est celui
05:57que l'on connaît aujourd'hui dans les marchés
05:58face à cette situation géopolitique,
06:00les rebonds sont à vendre,
06:02et les exagérations de baisse
06:04sont peut-être à optimiser de temps en temps
06:06en trading,
06:07très difficile,
06:08mais clairement,
06:09les rebonds sont pour l'instant à vendre.
06:11On a pris, nous,
06:12une position plus neutre
06:13sur les marchés actions,
06:14en se disant qu'il semblait quand même
06:15trop tôt pour faire un scénario
06:17de moyen terme,
06:18parce que vous l'avez très bien dit,
06:20cette conjoncture,
06:21elle est quand même inquiétante
06:22à court terme,
06:23mais également à moyen terme,
06:24parce qu'on a détruit de la capacité,
06:25il va falloir combien de temps
06:26pour la recréer,
06:27combien de temps pour la réalimenter,
06:29alors on sait que le marché,
06:30il sera dans la dérivée seconde,
06:31si ça désescalade
06:32et que ça s'améliore,
06:33il va acheter,
06:34puis il verra plus loin,
06:35plus tard,
06:36mais peut-être que le plus tard
06:37sera de la continuité
06:38de mauvaises nouvelles,
06:39donc à très court terme,
06:40nous,
06:40on est plutôt neutre
06:41sur l'analyse des marchés.
06:43Bertrand Puif,
06:44chez Fidelity,
06:44vous êtes comment par rapport à ça ?
06:46Alors,
06:47nous,
06:47on regarde plutôt d'une manière
06:49un peu sectorielle,
06:50c'est-à-dire qu'effectivement,
06:50le secteur,
06:51par exemple,
06:51de l'énergie
06:52qui s'est plutôt bien comporté,
06:53là,
06:54effectivement,
06:54bon,
06:55alors ça dépend,
06:55encore une fois,
06:56même au sein du secteur de l'énergie,
06:57puisque je rappelle que le secteur de l'énergie
06:58est quand même en hausse de 33%
06:59depuis le début de l'année
07:00pour la partie européenne,
07:02dans ce secteur-là,
07:03par exemple,
07:03il y a des acteurs
07:04qui ont beaucoup bénéficié,
07:06notamment,
07:06par exemple,
07:07des raffineurs,
07:08on voit que les marges de raffinage,
07:10notamment sur le diesel,
07:11ont été multipliées
07:12par 2,5-3,
07:13donc ça,
07:14ce sont des acteurs,
07:14dont le cours de bourse,
07:15d'ailleurs,
07:15a pris 30,
07:1640,
07:1650%,
07:17donc ces acteurs-là,
07:18nous,
07:18on prend des profits,
07:19évidemment,
07:19là-dessus,
07:20par contre,
07:20et il faut avoir en tête,
07:21quand même,
07:22que tout ce qui est détruit,
07:23aujourd'hui,
07:24par cette guerre dans le Golfe,
07:26devrait être reconstruit,
07:27donc on a des services pétroliers
07:28qui vont en bénéficier,
07:31et puis également,
07:32on peut dire que d'une manière
07:32un peu plus longue,
07:34il y aura une remise en question
07:36de cette dépendance,
07:37même si,
07:38effectivement,
07:39on ne pourra pas la faire disparaître,
07:41dépendance,
07:41donc,
07:42au Golfe,
07:43et avec,
07:44sans doute,
07:44un rebond
07:45des dépenses d'exploration
07:47dans les autres zones
07:50du monde,
07:50pour être moins dépendants
07:51sur le long terme,
07:52donc il y a des acteurs,
07:52même au sein d'un secteur
07:53qui a pris plus de 30%,
07:55qui vont continuer
07:56à bénéficier,
07:57en particulier,
07:58notre scénario,
07:58ce n'est pas que le pétrole
07:59redescende à 60%,
08:00c'est qu'il se stabilise
08:01autour de 80%,
08:02parce qu'on va quand même
08:03garder une prime géopolitique,
08:04et puis de toute façon,
08:05même sans parler
08:06de prime géopolitique,
08:07il va falloir quand même
08:08plusieurs mois
08:09pour restaurer
08:10les capacités d'exportation
08:13de certains pays,
08:14dans le gaz,
08:14notamment,
08:15donc le Qatar
08:16parle quand même
08:16de 2 à 3 mois
08:17pour pouvoir restaurer
08:18les capacités d'exportation
08:19si le conflit
08:20s'arrêtait demain,
08:21donc voilà,
08:22il y a des choses
08:22qui font que le prix
08:24ne va pas s'effondrer
08:25du jour au lendemain,
08:26et donc il faut rester
08:27quand même un peu
08:27investi dans ce secteur-là,
08:28il ne faut pas en sortir.
08:29Après,
08:29à côté de ça,
08:30on regarde le secteur financier,
08:31qui est un secteur
08:32qui avait très bien marché
08:33pendant 2-3 ans
08:34sur le rebond de la value,
08:36ce secteur-là,
08:36justement,
08:37il y a des points d'entrée
08:37de notre point de vue aujourd'hui,
08:39sur les banques,
08:39les assurances,
08:40on a moins 7,
08:41moins 8
08:42depuis le début de l'année,
08:43on a des titres
08:44dont les taux de dividendes
08:45repassent au-dessus des 5%,
08:46ce qui est quand même
08:47en règle générale
08:48un point,
08:48en tout cas pour nous,
08:50d'achat,
08:51et puis on peut penser
08:52là quand même
08:52que vu la solidité
08:53des bilans des banques,
08:55on n'est pas du tout
08:55dans l'avant 2010-2009,
09:00là on a eu beaucoup
09:01quand même
09:01de réglementations,
09:04notamment en Europe,
09:05qui sont passées,
09:05qui font que les banques
09:06sont quand même
09:07surcapitalisées
09:07d'une manière assez
09:07en moyenne importante,
09:09et donc même si on avait
09:11on va dire un rebond
09:12des taux de défauts
09:13en Europe,
09:14en tout cas à court terme
09:14à cause effectivement
09:15de l'inflation de l'énergie,
09:17ils pourraient les absorber
09:18quand même assez facilement.
09:20Je regardais,
09:21parce qu'à chaque fois
09:22qu'on me dit
09:22rendement,
09:23secteur bancaire,
09:247% BNP Paribas,
09:26c'est fou,
09:27c'est fou,
09:27tout ça avec un PER de 7,
09:29mais avec une très très
09:30belle progression,
09:31et oui,
09:32mais alors,
09:32attendez,
09:33alors là vous me faites
09:35une super transition
09:36pour mon sujet d'après,
09:37ce qui a bénéficié
09:38en fait au secteur bancaire
09:39ces derniers mois
09:40en plus de l'optique value,
09:42c'est le phénomène
09:44de pontification
09:44de courbe des taux,
09:45à savoir la différence
09:46entre les taux courts
09:47et les taux longs,
09:47et conditions de financement
09:49super favorables
09:50au secteur bancaire.
09:51Est-ce que c'est toujours le cas ?
09:53Parce que là on voit
09:53qu'il y a une volatilité
09:54quand même assez démoniaque,
09:55on voit que,
09:56et du côté des spécialistes
09:58de la gestion,
09:59il y a,
10:00attention aux produits structurés,
10:02il y a des produits de taux,
10:03là-dedans va peut-être
10:04falloir aller trifouiller
10:05dans la mécanique
10:05pour régler un petit peu tout ça,
10:07la situation devient compliquée.
10:09Est-ce que cette situation de taux
10:10n'est pas finalement quelque chose
10:11qui pourrait constituer un risque
10:13autour du secteur bancaire
10:14qui paraît un trade évident ?
10:16C'est vrai, je suis d'accord.
10:17Alors sur la partie longue,
10:18effectivement aujourd'hui
10:19le marché price l'inflation
10:21qui provient de la crise,
10:22mais price pas du tout,
10:24clairement,
10:25s'il y avait une récession économique
10:27qui est induite par ça,
10:28effectivement il y aurait
10:28un fly to quality,
10:29les gens achèteront plutôt
10:30des bons du trésor à 10 ans,
10:33et donc là on aurait plutôt
10:34un taux qui aurait tendance
10:35à baisser plutôt que monter,
10:36donc là ce serait pas bon
10:36pour les banques.
10:37La partie courte,
10:38c'est pareil,
10:39on sait qu'en Europe,
10:40là pour le coup maintenant
10:40le consensus attend plutôt
10:42deux hausses de taux
10:43compte tenu de l'inflation,
10:44bon ce sera sans doute moins que ça
10:45parce qu'il y a quand même
10:46une dimension un peu politique
10:48sur la BCE,
10:49et aux Etats-Unis,
10:50là on attendait deux baisses,
10:51maintenant c'est autour d'une baisse,
10:53donc on est encore dans un scénario
10:55on va dire qui est plutôt favorable
10:57pour les banques,
10:58mais il ne faudrait pas effectivement
10:58que cette crise dure,
11:02que le prix du pétrole monte
11:03significativement plus haut
11:04que les 110 qu'on aille
11:06à 130, 140,
11:07parce que là on irait clairement,
11:08en tout cas le marché
11:09anticiperait une récession,
11:10et donc on aurait en fait
11:12des taux longs
11:12qui se mettraient à baisser,
11:14et ça ce serait vraiment
11:14pas bon pour les banques.
11:17Après je parlais
11:18du secteur financier aussi,
11:19c'est-à-dire qu'il y a aussi
11:20des assurances.
11:20Aujourd'hui AXA,
11:22tu as plus de 7% de dividendes aussi,
11:23et là on est moins impacté
11:25par la courbe des taux.
11:27Donc il y a des choses
11:28à aller chercher là encore
11:29en stock picking,
11:29en sélection de titres
11:30au sein du secteur financier.
11:32Vous êtes de cet avis aussi,
11:33c'est un trade assez évident
11:35Laurent Nélier ?
11:36Sur la partie moyen terme,
11:38je le partage,
11:38à court terme,
11:39c'est un proxy cyclique,
11:41donc si le scénario central
11:42devient un ralentissement
11:44de l'économie,
11:45voire une récession,
11:47tout d'un coup les banques
11:48sont moins attractives,
11:49et les marchés vont chercher
11:50des valeurs refuge,
11:51sachant qu'il y a quand même
11:52beaucoup de plus-values
11:52qui sont depuis 4 ans générées,
11:54il n'est pas impossible
11:55de continuer à avoir
11:56ce secteur un peu sous-performé
11:58juste pour ces raisons,
11:59dans un contexte
12:00où il y a quand même
12:01une partie de l'iceberg émergée
12:03qui commence à craqueler,
12:04ce qu'on appelle
12:05la dette privée,
12:06il y a quand même
12:06depuis un mois
12:07des signaux,
12:08de la fumée,
12:08on les qualifie comme vous voulez,
12:10qui envoient des messages
12:13inquiétants,
12:14pas outre mesure,
12:16mais un peu inquiétants.
12:17Donc oui,
12:17bien évidemment que les banques
12:18sont,
12:18et je suis complètement d'accord,
12:20ultra capitalisés,
12:21très bien gérés,
12:22sur des rentabilités
12:23qui sont élevées,
12:23mais dans un contexte
12:25où globalement
12:25les marchés financiers
12:27ont bien compris
12:27qu'on était dans une économie
12:28avec une petite croissance,
12:29une banque centrale
12:30qui était accommodante.
12:31Si tout d'un coup
12:32les mouvements de taux,
12:33de croissance
12:34et donc de spread
12:35viennent à se confirmer,
12:37peut-être que ce n'est pas
12:38un secteur à surprivilégier,
12:40j'aimais beaucoup l'idée
12:40de s'intéresser à,
12:42malheureusement,
12:43comment on répare
12:44les maux de cette guerre.
12:45Donc bien évidemment
12:46les services pétroliers
12:47vont en bénéficier
12:48des industriels
12:49parce que vous avez besoin
12:50de tubes,
12:50parce que vous avez besoin de...
12:51Voilà,
12:51donc il y a beaucoup de sociétés
12:52en France,
12:53en Europe,
12:53aux Etats-Unis,
12:54l'infrastructure.
12:55Et donc ça,
12:56c'est en fonction
12:57des volatilités,
12:58des sanctions,
12:59des dossiers à regarder
13:00parce qu'ils seront souvent
13:01les premiers
13:01à réparer
13:03les maux
13:04qui auront été causés.
13:04Vous avez parlé
13:05des banques centrales
13:07accommodantes,
13:07on va y revenir
13:08dans quelques secondes.
13:09Pour l'instant,
13:10il reste à peu près
13:1115 minutes
13:11de cotation à Paris
13:13et notre CAC 40,
13:14il accélère à la baisse,
13:17on est en baisse,
13:18mais moins 0,8%,
13:197 784 points,
13:21ça y est,
13:21on n'est plus qu'à 10 points
13:22de notre dernier support
13:24qui nous ramenait
13:25au niveau de septembre dernier.
13:27On en a parlé
13:28avec Romain Dobry
13:28tout à l'heure
13:29au sein du Conseil de famille
13:30qui était très intéressant,
13:31vous pouvez l'écouter
13:33en podcast et en replay,
13:34il est en ligne
13:35de toute manière
13:36mais 7 774,
13:37c'était vraiment
13:39le support à guetter.
13:41On va essayer de voir
13:41si on le tient en clôture
13:43mais pour l'instant,
13:43on accélère donc
13:44à la baisse à moins 0,76%
13:46pour le CAC 40,
13:46plus forte hausse,
13:47elle est très logique,
13:48c'est Total Energy
13:48qui gagne 2,6%
13:49à 78,85€
13:52dans le sillage
13:52de Cour du Brut
13:53qui se rapproche
13:53des 102 dollars,
13:54pour l'instant,
13:55101,90€,
13:56la plus forte baisse,
13:57elle est pour
13:58Pernod Ricard
13:59qui recule de 3,9%,
14:01on est à 71,
14:03et 1,08€.
14:04La plus forte baisse
14:05du SBF 120,
14:06elle est remarquée,
14:07c'est quand même
14:07Eden Red
14:08qui perd 16,4%
14:10à 15,53€.
14:11Le secteur
14:12des tickets de paiement
14:14est-il un petit peu
14:15maudit,
14:16que ce soit Eden Red,
14:17que ce soit plus que si,
14:18par les changements
14:19réglementaires,
14:20par les changements fiscaux
14:21sur tout un tas
14:21de marchés clés,
14:22on en a parlé
14:23beaucoup pendant l'émission
14:24et notamment avec
14:25François Cholet
14:26de Mansegur Finance
14:27avec qui on commentait
14:27les valeurs du jour
14:28à 16h tout à l'heure,
14:29à retrouver lui aussi
14:30en podcast,
14:31en replay.
14:32Bertrand Puif,
14:33Laurent Dédier
14:34ont parlé
14:35des banques centrales.
14:36Effectivement,
14:37vous étiez en train
14:37de nous parler
14:38de la tendance
14:39des banques centrales
14:39à vouloir être
14:40accommodantes
14:41face à un contexte
14:42extrêmement instable,
14:43alors que,
14:44là quand même,
14:45Christine Lagarde,
14:46herself,
14:47qui est en train
14:48de nous dire,
14:48moi j'ai le doigt
14:49sur le bouton,
14:50je monte les taux
14:50à n'importe quelle réunion,
14:52mais à un moment
14:53il va falloir réagir
14:54face aux poussées
14:55inflationnistes.
14:56Alors l'inflation
14:57on ne la voit pas encore
14:58mais la BCE
14:59en a peut-être marre
15:00de tout le temps
15:01se faire prendre
15:01un revers
15:02et d'être tout le temps
15:03accusé d'agir
15:05avec retard.
15:06Cela dit,
15:07si on monte les taux
15:08dans des conditions
15:09pareilles,
15:10la croissance
15:11qui n'était déjà
15:11pas bien élevée,
15:13on appuie sur le bouton
15:14taux,
15:14on appuie en même temps
15:15sur le bouton
15:16stagflation.
15:17C'est pour ça qu'il y a
15:18une désaffection
15:19des investisseurs
15:20pour l'Europe,
15:20ils commençaient
15:21à revenir sur l'Europe
15:22parce qu'effectivement
15:23il y avait un écart
15:23de valorisation
15:24qui quand même
15:24était important
15:26historiquement élevé
15:26par rapport aux Etats-Unis
15:27et c'est vrai
15:28que maintenant
15:28on voit les flux
15:29par contre
15:29qui repartent
15:30dans l'autre sens
15:31et parce qu'effectivement
15:33il y a cette crainte
15:34que la BCE
15:35soit la première
15:36à remonter les taux
15:37à la fois
15:38par cette problématique
15:39d'inflation
15:39mais qui est aussi
15:41amplifiée
15:42par le fait
15:42que l'euro
15:43s'est affaibli
15:44par rapport au dollar,
15:45le dollar joue son rôle
15:46de valeur refuge
15:47et ça évidemment
15:48c'est pas bon
15:49parce que ça nous fait
15:49la double peine
15:50sur l'inflation
15:51à porter
15:52après encore une fois
15:53je pense que la BCE
15:54a un mécanisme
15:55qui n'est pas
15:56qui est assez spécifique
15:57qui est quand même
15:57très politique
15:58je pense qu'il y aura
15:58des pressions
15:59très politiques
16:00et que voilà
16:01il y a des effets
16:02d'annonce
16:02mais de là
16:03à ce qu'anticiper
16:05que là effectivement
16:06deux hausses de taux
16:07cette année
16:07nous c'est pas notre scénario
16:08ça paraît quand même
16:09assez fort
16:10et ce serait effectivement
16:11assez négatif
16:12néfaste
16:13à la fois pour l'économie
16:14mais aussi pour les marchés
16:16les marchés financiers
16:18européens
16:19Bon
16:19attitude des banques centrales
16:21on est sur de la modération
16:23maintenant on sent que
16:24voilà le travail
16:25va être extrêmement compliqué
16:26Laurent Dédier
16:27ça va être aussi
16:28un des catalyseurs
16:29de ces prochaines semaines
16:30bien évidemment
16:31ce qui m'inquiète
16:31c'est que malheureusement
16:32l'Europe a été un mauvais élève
16:34par le passé
16:35je pense qu'on a tous
16:36en tête la hausse de taux
16:37de monsieur Trichet
16:38à contre-temps
16:39à un moment où le cycle
16:40des matières premières
16:41était au plus haut
16:41que l'inflation
16:42nous inquiétait
16:42il est venu casser la croissance
16:45j'ose présager
16:46espérer
16:47c'est peut-être
16:48une vision positive
16:49que les banquiers
16:50centraux ont appris
16:51de cette erreur
16:52pourquoi j'ai appris
16:53de cette erreur ?
16:53parce qu'ils ont beaucoup
16:54challengé les états
16:55ces dernières années
16:55en disant
16:56on a fait nous notre job
16:57on a eu une politique
16:58monétaire accommodante
16:59on a fait bouger le bilan
17:00on a baissé les taux
17:01de 4 à 2
17:02à vous de faire en sorte
17:03de faire les réformes
17:04et la relance budgétaire
17:05on sait que les réformes
17:06c'est compliqué
17:07on sait que la relance budgétaire
17:08tout le monde ne peut pas la faire
17:09on a l'impression
17:10qu'on était en Europe
17:11dans un scénario
17:11où les réformes
17:12étaient constructives
17:13on peut parler de l'Espagne
17:14de l'Italie
17:14la relance budgétaire
17:16on va tous bien sûr
17:17penser à l'Allemagne
17:18mais aussi au plan de défense
17:19donc les états
17:20sont en train de se mettre
17:21au diapason
17:22si les banquiers centraux
17:24venaient à monter les taux
17:25j'ai envie de dire
17:25ça ressemble à des pompiers pyromanes
17:26ça ne me plaît pas trop trop trop
17:28mais on ne sait jamais
17:30mais restons optimistes
17:31ils ont appris de leurs erreurs
17:33j'espère
17:33on va essayer de rester optimistes
17:35à l'instant
17:36à l'instant
17:36le CAC 40
17:37passe sous le support
17:39de ces dernières semaines
17:40on revient à 7771 points
17:43c'était les plus bas
17:43de septembre dernier
17:45on est en train
17:46de les passer à la baisse
17:47on va voir si on arrive
17:48à limiter la casse
17:50en cette fin de séance
17:51toute fin de séance
17:52mais ça reste très compliqué
17:53on perd quand même
17:540,97%
17:55puis les accélérateurs
17:57se sentent
17:58autour de la volatilité
17:59on est au-delà
18:00des 27 points maintenant
18:01pour l'indice VIX
18:02du côté de Wall Street
18:057769 pour le CAC 40
18:06la situation graphique
18:08ne s'arrange pas
18:09Bertrand Puif
18:11ouais c'est vrai
18:11qu'il y a pas mal
18:12de classes d'actifs
18:13à regarder
18:13parce que le paradigme
18:14est en train de changer
18:15malgré tout
18:16vous en avez parlé
18:18tous les deux
18:19autour de
18:20ce qui pourrait bien marcher
18:21du côté de cette
18:22pensée-là après
18:23pensez à la reconstruction
18:24etc
18:25il y a un secteur
18:26qui fournit du rendement
18:28qui fournit du dynamisme
18:29et qui va être très sollicité
18:31côté européen
18:32et peut-être côté
18:33Moyen-Orient
18:34c'est l'infrastructure
18:36c'est le BTP
18:37ça peut aussi bien
18:39être les télécoms
18:39et c'est des secteurs
18:40qui sont très très regardés
18:41en ce moment
18:42est-ce que vous pensez
18:43qu'il faut continuer
18:43à être actif
18:44et être présent là-dessus ?
18:45alors c'est vrai
18:45que le secteur des télécoms
18:47c'est le deuxième secteur
18:48qui affiche
18:48enfin le secteur
18:49qui affiche
18:49la deuxième meilleure performance
18:50depuis le début de l'année
18:52après l'énergie
18:52c'est quand même un secteur
18:53qui est à plus 17
18:54depuis le début de l'année
18:55et c'est un secteur
18:56là encore
18:56qui avait bénéficié
18:57du rebond de la value
18:58sur les deux
18:59trois dernières années
19:00donc c'est vrai
19:01que bon
19:01il faut quand même
19:02alors dans les télécoms
19:03il y a deux choses
19:03il y a les opérateurs télécoms
19:05là pour le coup
19:05ils ne bénéficieront pas forcément
19:06puisque là
19:06ils sont locaux
19:07par contre effectivement
19:08les Nokia Ericsson
19:09les fabricants d'infrastructures
19:11de réseaux
19:11pour le coup
19:12là encore
19:13comme pour l'énergie
19:14je pense qu'il faut aller
19:14dans les secteurs en détail
19:16et jouer certains acteurs
19:17par rapport à d'autres
19:17et c'est vrai qu'au sein
19:18du secteur des télécoms
19:19on a les opérateurs
19:20qui ont plutôt bien marché
19:21voire très bien marché
19:22pour certains
19:23qui affichent maintenant
19:24des rendements
19:24qui souvent sont en dessous
19:25de 5%
19:25là aussi 5%
19:26pour les secteurs à rendement
19:28c'est un peu
19:29psychologiquement la barre
19:29et mais à côté de ça
19:31les fabricants de réseaux
19:32que ce soit Nokia
19:33ou Ericsson
19:33qui déjà
19:34commençaient à avoir
19:35du momentum en Europe
19:35parce qu'on ne veut plus
19:36des chinois
19:36donc les équipements
19:37Huawei sont graduellement
19:38donc remplacés
19:40bah là on pourrait
19:41effectivement avoir
19:42à reconstruire
19:42des infrastructures
19:43il y a aussi
19:44dans les dépenses militaires
19:45dans les stimulus
19:46allemands aussi
19:47on a des éléments
19:49qui sont liés
19:49aux infrastructures télécom
19:51et donc ça
19:52c'est effectivement
19:52quelque chose
19:53qui pourrait bénéficier
19:54de cette dynamique
19:55à la fois de réarmement
19:57entre guillemets
19:57mais aussi de reconstruction
19:58localement
19:59des réseaux
20:01ça peut être
20:02un trait d'évidence
20:03c'est une thématique
20:05de marché
20:06qui vous intéresse
20:06à l'infrastructure
20:07l'infrastructure
20:08oui
20:09les télécoms
20:09un petit peu moins
20:10parce qu'ils ont
20:10je pense beaucoup
20:11joué valeur refuge
20:11aussi en début d'année
20:12au moment où on a eu
20:13la disruption de l'IA
20:14tout le monde s'inquiétait
20:15de tous les secteurs
20:16on s'est rendu compte
20:16que de disrupter
20:17un opérateur télécom
20:18c'était compliqué
20:19et on a vu
20:20qu'il y avait aussi
20:20une réglementation
20:21qui était peut-être
20:22plus friendly
20:23et amicale
20:24avec des fusions
20:25des rapprochements
20:26ou des réflexions
20:27bah voilà
20:27on peut parler
20:27du marché français
20:28quatre acteurs
20:29qui deviendront probablement
20:30trois
20:30vous avez vu
20:31ce qui s'est passé
20:31sur Telecom Italia
20:32il se passe la même chose
20:33sur des opérateurs
20:34de tours
20:35donc les towers industries
20:36c'est un enjeu
20:37très particulier
20:38donc l'infrastructure
20:40oui
20:40les opérateurs
20:41au gré d'analyse spécifique
20:43et je rejoins
20:44parfaitement
20:45les propos précédents
20:46chaque dynamique domestique
20:47doit être analysée
20:48il y a des choses intéressantes
20:49surtout quand on passe
20:50de 4 à 3
20:51par exemple
20:51le marché français
20:52mais Orange
20:52en a déjà bien bénéficié
20:54mais aujourd'hui
20:55non
20:55on n'est pas à chasser
20:56spécialement le secteur
20:57des télécoms
20:58qui a plutôt une valorisation
20:59relativement élevée
21:00en absolu
21:01et en relatif
21:02qui est un très bon performeur
21:03et on va plutôt aller chasser
21:04des secteurs
21:05qui ont plutôt été
21:06trop abîmés par les marchés
21:07à très court terme
21:08donc à la fois
21:09optique de value
21:10et optique de rendement
21:12aussi j'imagine
21:13ça c'est quand même
21:15une assurance
21:15pour qui veut investir
21:18vous seriez plus
21:18sur quelle piste
21:20à ce moment là
21:20les industriels
21:21restent un secteur
21:22qui est très attractif
21:23les industriels
21:24parce que ça bénéficie
21:25de méga tendances
21:26et on ne les oublie pas
21:27c'est méga tendance
21:28et on les connaît tous
21:29les utilities
21:30qui sont chers
21:31mais qui sont quand même
21:31encore défensives
21:32avec du rendement
21:34hier il y a eu encore
21:35une opération
21:35d'un indépendant
21:36producteur d'électricité
21:38et d'énergie
21:39qui s'appelle
21:39Boralex au Canada
21:40qui a été racheté
21:41donc on voit qu'il y a
21:42toujours de l'engouement
21:42sur le renouvelable
21:43depuis quelques temps
21:44donc les utilities
21:45nous intéressent
21:47et puis après
21:48globalement
21:48on commence un petit peu
21:49aussi à se réintéresser
21:50à un marché
21:50qui a été abîmé
21:52qui n'est pas un marché
21:53spécifique en thématique
21:54mais qui est large
21:55c'est les small et mid cap
21:56où on trouve qu'il y a des choses
21:57qu'il va falloir re-regarder
21:58à nouveau
21:58parce que comme la liquidité
22:00disparaît
22:01on vient souvent
22:02taper trop fort
22:03sur des dossiers de qualité
22:04et là on commence
22:05à avoir des zones d'intérêt
22:05mais c'est vrai Bertrand Puif
22:07parce qu'on en a beaucoup parlé
22:09les mois et les semaines
22:10de début d'année
22:11des small et mid cap
22:11en disant
22:12c'est le grand retour
22:14là on en parle un peu moins
22:15et spécifiquement
22:16parce que
22:17structurellement
22:17c'est un peu comme
22:18le Russell 2000
22:19par rapport aux autres indices américains
22:20quand c'est la crise
22:21c'est un petit peu
22:22des valeurs
22:23qui ont tendance
22:24à souffrir deux fois plus
22:25malgré tout
22:26les nôtres
22:26elles ont beaucoup d'atouts
22:28et beaucoup sont liés
22:29aussi au secteur de la défense
22:30donc là on a des dynamiques
22:32qui peuvent être exploitées
22:33et les small et mid cap
22:34ça reste aussi
22:34dans votre scope
22:35voilà
22:36alors c'est vrai que
22:37le marché
22:38l'embryon de rebond
22:39a été un peu coupé
22:40par justement
22:41ces perspectives
22:41de hausse de taux
22:42maintenant en Europe
22:43parce que ça va toucher
22:44plus effectivement
22:45ces sociétés là
22:45qui sont plus domestiques
22:46évidemment
22:47même si on a beaucoup
22:48d'exportatrices
22:49mais bon
22:49elles sont plus domestiques
22:50globalement
22:50que les large cap
22:52alors après nous
22:53effectivement
22:53on joue cette thématique
22:54parce qu'on se dit
22:56que soit effectivement
22:57à un moment donné
22:58l'élastique est tellement
22:59tendu en termes de valorisation
23:00qu'on va avoir au moins
23:02un retour vers la moyenne
23:03et quelque chose
23:03au moins un rebond technique
23:04mais qui peut être important
23:05sur ce segment là
23:06ou alors
23:07et c'est vrai que nous
23:08quand on parle
23:09on parle à beaucoup
23:10de chefs d'entreprise
23:10c'est un peu notre business model
23:12avec nos 150 analystes
23:14l'idée
23:14c'est que
23:15effectivement
23:16ce qui revient vers nous
23:17en termes d'information
23:18de la part de ces chefs d'entreprise
23:19de petites et moyennes sociétés
23:21qui sont souvent
23:21les principaux actionnaires
23:22d'ailleurs
23:22c'est de dire
23:23j'en ai marre de la bourse
23:24je vais sortir de la bourse
23:25et qui sont en train
23:26d'essayer de chercher
23:27sans le dire
23:28des solutions
23:29pour sortir de la bourse
23:30soit aller voir des banques
23:31aller voir des fonds
23:32de private equity
23:33aller voir un concurrent
23:34qui n'est pas coté
23:35et qui peut lui sortir
23:36de la bourse
23:37parce que c'est effectivement
23:39c'est coûteux
23:40et puis
23:42également
23:42ça envoie un message
23:43quand votre cours de bourse
23:44ne réagit pas
23:44à des bons résultats
23:45par exemple
23:45il est quand même très mauvais
23:46à la fois pour vos propres employés
23:49également pour vos clients
23:50voilà
23:50donc pourquoi être coté
23:52et donc ça
23:52effectivement d'un point de vue
23:54stratégie d'investissement
23:55c'est intéressant
23:56parce qu'évidemment
23:56pour sortir la boîte
23:57de la société de la bourse
23:58il va falloir offrir
23:59une prime
24:00et on voit
24:01qu'on commence
24:01graduellement à voir
24:02quelques opérations arriver
24:03et mais nous
24:04notre scénario
24:05c'est que ça va s'amplifier
24:06et donc là
24:06il y a pas mal de choses
24:07à faire sur des pépites
24:08des belles sociétés
24:09qui sont mal valorisées
24:10et qu'à un moment
24:11le marché a jeté
24:14le bébé avec l'eau du bain
24:15effectivement
24:16et on pourrait avoir
24:17effectivement
24:17des revalorisations
24:19par des sorties de cotes
24:20Laurent Dédier
24:22on va peut-être
24:23terminer là-dessus
24:24c'est vrai qu'il y a un trade
24:24qui est totalement
24:25contre-intuitif
24:26ces derniers mois
24:27c'est voilà
24:28la valeur refuge ultime
24:30c'est pas l'or
24:30c'est pas les taureaux
24:31c'est pas l'yen
24:31c'est pas le franc suisse
24:33bah non
24:33c'est le dollar
24:34c'est la monnaie
24:36du pays
24:36qui est le plus en difficulté
24:37sur sa politique monétaire
24:39et sur ses perspectives
24:40de croissance
24:41je dis pas
24:42que c'est misérable
24:44au contraire
24:44mais c'est justement
24:45là où tous les yeux
24:47sont rivés
24:48et qui en particulier
24:49est en train
24:50de faire la guerre
24:51sans trop de stratégie
24:52du côté du Moyen-Orient
24:55malgré tout
24:55le dollar
24:56ça reste la valeur
24:57refuge ultime
24:58est-ce que c'est pas
24:59totalement contre-intuitif
25:00ou est-ce que
25:01comme Wilfried Galland
25:03mon pensier Arbevel
25:04le dit souvent
25:05quand on n'a plus
25:06aucune certitude
25:06on se rallie
25:07à la monnaie
25:08de celui qui a
25:09le plus grand nombre
25:09de porte-avions
25:11alors il n'y a pas
25:12que le dollar
25:12le franc suisse aussi
25:13mais je pense que
25:15l'explication
25:15elle est très simple
25:16c'est que
25:17le principal
25:20élément d'analyse
25:21c'est que
25:21l'argent mondial
25:22est détenu par les américains
25:23il est investi
25:24par des américains
25:25qui s'externalisent
25:27et viennent s'internationaliser
25:28de temps en temps
25:29les émergents
25:30l'Europe
25:30certaines classes d'actifs
25:31et au moment où la tempête arrive
25:33ils rapatrie
25:34ils rachètent le marché américain
25:35et ils réintroduisent
25:37du dollar
25:37chez eux
25:38ils refont monter le dollar
25:39donc le mécano
25:40il fonctionnera encore longtemps
25:41tant que la principale puissance
25:43financière
25:44restera les Etats-Unis
25:45les black rocks
25:46de ce monde
25:47je ne doute pas
25:48qu'ils vont rester
25:49challengés
25:50mais je n'ai pas encore
25:50observé en Asie
25:52en Europe
25:52ou ailleurs
25:53beaucoup de sociétés
25:54de gestion
25:54et d'investisseurs mondiaux
25:55qui pourront
25:56dépasser les actifs
25:57à un horizon court terme
25:58et d'investisseurs mondiaux
25:58et d'investisseurs mondiaux
25:59et d'investisseurs mondiaux
25:59et d'investisseurs mondiaux
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