- il y a 5 heures
Ce jeudi 2 avril, Hervé Lorent, gérant chez Groupama AM, Alain du Brusle, directeur général délégué, responsable gestion OPCVM chez Claresco, et Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur du site Boursikoter.com, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:03Alain Dubrulle de Claresco qui nous fait l'amitié de rester un petit peu pour commenter les valeurs du jour.
00:09Et puis on accueille Hervé Laurent de Groupama Asset Management.
00:12Bonjour Hervé.
00:13On va peut-être commencer par le secteur pétrolier, avec notamment les valeurs pétrolières, ça c'est pas une surprise,
00:18qui ont profité de ce prolongement du conflit en Iran, alors que tout le monde attendait,
00:23de manière officieuse, mais tout le monde attendait que les choses se calment,
00:27que les Etats-Unis repartent, laissent le problème du détroit d'Hormuz se régler tout seul,
00:31et que ça allait un petit peu soulager les tensions autour du Brent de mer du Nord.
00:36Alors d'une certaine manière, oui, 107,08$ pour le Brent, 110$ pour le baril de brut léger
00:43américain,
00:43mais qui lui est vraiment reparti en net euros.
00:46Maintenant, c'est vrai que Total Energy a connu une semaine absolument incroyable,
00:50on a eu un plus haut historique, est-ce que la valeur ne se paie pas un peu cher désormais
00:55?
00:55Est-ce qu'il ne serait pas plus judicieux d'aller regarder du côté du secteur parapétrolier,
01:01des spécialistes des technologies, des projets ?
01:03Alain Dubrul, ça vous semble être un choix qui serait peut-être judicieux de faire en ce moment ?
01:09Disons que autant les pétrolières intégrées sont quand même assez intimement liées au prix du pétrole et du gaz,
01:15autant les parapétrolières sont déjà plus volatiles,
01:18et puis ce qu'il faut voir, c'est que même si ce conflit se stabilise, voire s'apaise,
01:26il y a quand même deux arguments qui plaident en faveur de ces sociétés.
01:30Le premier, c'est qu'il va falloir reconstruire.
01:31On a quand même des trains de liquéfaction de gaz qui ont été gravement endommagés dans les pays du Golfe,
01:37ainsi que des usines pétrochimiques, donc on pense à des sociétés comme Technip Energy,
01:40qui ont déjà une bonne dynamique, mais pour lesquelles il y aura une demande assez forte.
01:44Mais on peut penser aussi que, toutes choses qui valent par ailleurs,
01:48les ensembles de pays vont réfléchir à nouveau plus en termes de souveraineté
01:51ou en termes de diversification de leurs approvisionnements.
01:54Alors on sait que le brut qui vient d'Arabie Saoudite est sans doute le moins cher du monde,
01:58mais pour éviter une trop grande dépendance,
02:01elle pourrait être tentée de relancer un peu plus la production dans leur zone de Chalandise.
02:07Et là, c'est bien pour notamment le pétrole de schiste aux États-Unis
02:11ou les projets offshore, notamment au Brésil,
02:15dans lesquels on a besoin des projets plus sophistiqués,
02:18dans lesquels les composantes de services pétroliers sont plus élevées.
02:23On pense notamment à Valourec, avec tous ces tubes sans soudure,
02:28qui, quand plus c'est profond, plus il faut des tubes sophistiqués.
02:30Donc on peut imaginer quand même que pour le secteur parapétrolier,
02:33même une accalmie des prix du pétrole ne signifierait pas pour autant une baisse de la demande.
02:38– Hervé Laurent, si je vous dis pétrolière, parapétrolière,
02:42il y a quelques valeurs qui vous semblent intéressantes là,
02:44même si les majors ont quand même largement grimpé
02:48et que Total est toujours proche de ces derniers plus hauts historiques.
02:52– Oui, tout à fait.
02:53Alors, je compléterai un petit peu la réflexion d'Anin en disant la chose suivante,
02:58c'est que quand on regarde bien, tous les problèmes pourraient arriver par le pétrole.
03:02Et à partir de ce moment-là, les pétrolières bénéficient, si j'ose dire,
03:08des problèmes qu'elles contribuent à créer, que le pétrole crée.
03:12Et donc, pour un investisseur particulier, je trouve que c'est assez intéressant
03:15de s'exposer à ce secteur, quelque part, pour se couvrir contre les risques
03:21qu'il peut avoir à titre personnel ou sur le reste de son portefeuille.
03:26Alors, dans les pétrolières, il y a deux sociétés qu'on aime bien,
03:29particulièrement Total Energy, qui a la particularité d'avoir un fort développement
03:34en ayant relancé notamment des projets au Mozambique
03:38et en ayant un fort retour aux actionnaires.
03:42Et Eni, qui a eu son Capital Market Day il y a quelques semaines
03:48et qui a indiqué que tout surplus qui serait généré grâce aux cours de pétrole plus élevés
03:54serait intégralement et rapidement rendu à l'actionnaire.
04:00Bon, ça c'est plutôt pas mal comme politique de redistribution.
04:04Voilà, c'est assez efficace.
04:06Et sur les parapétrolières, il y a deux sociétés qui sont intéressantes,
04:09qui sont Meire, alors ça s'écrit M-A-I-R-E,
04:12et Technicas Reunidas.
04:14Donc, ce sont des sociétés qui sont spécialistes, en fait,
04:17de la construction d'usines pétrochimiques,
04:19pour le raffinage du pétrole, mais également pour réaliser du plastique,
04:24des fertilisants, etc.
04:26Et ces deux sociétés ont été assez impactées par l'actualité récente sur Hormuz et sur l'Iran.
04:34Les marchés ont pensé que les deux sociétés, en fait, auraient leurs projets à l'arrêt à cause de la
04:40guerre.
04:41Et en fait, on s'aperçoit que ce n'est pas du tout le cas.
04:43Donc, ça crée plutôt un point d'entrée.
04:46Et comme l'a dit Alain tout à l'heure,
04:48il faudra faire appel à ces sociétés-là pour diversifier les portefeuilles de ces pays-là.
04:55Bon, parmi les secteurs qui auront quand même rythmé la semaine,
04:59parce qu'il n'y aura pas de séance demain, donc on fait un petit bilan,
05:02il y aura aussi celui du secteur de la défense.
05:04On l'a dit à cette antenne et avec nos intervenants,
05:07c'est un petit peu comme le pétrole.
05:09Bon, les cours montent.
05:11Ce n'est pas pour autant, nécessairement,
05:13là, c'est le cas en ce moment,
05:14mais ce n'est pas le cas tout le temps,
05:16quand les cours des entreprises pétrolières montent dans le sillage.
05:19Il y a d'autres considérations qui font que c'est plus compliqué que ça.
05:24Et je dirais même que c'est la même chose pour le secteur de la défense.
05:26Ce n'est pas parce qu'il y a des conflits partout,
05:28et notamment près de chez nous,
05:29et qu'il y a besoin d'investissement dans la défense,
05:31que nécessairement, le secteur de la défense va monter dans le sillage.
05:35Alain Dubrul, on a vu beaucoup de volatilité,
05:37d'ailleurs, ces derniers temps, sur le secteur de la défense,
05:40des ajustements.
05:41Alors, il était question de valorisation aussi,
05:43mais on a l'impression que le secteur,
05:47selon certains analystes, a perdu un tout petit peu de son momentum.
05:50Alors, au début de l'année, oui,
05:51parce qu'il y a une forme de digestion.
05:52Et puis, on se disait, si un jour, il y a une paix en Ukraine,
05:55peut-être que la croissance va fléchir, etc.
05:57Mais pour moi, la raison qui fait que les valeurs de défense
06:01ont monté cette semaine,
06:03en fait, c'est d'abord le pourrissement du conflit en Iran
06:06qui n'a pas l'air de se terminer vraiment.
06:07Donc ça, ça nécessite plus...
06:09On continue de bombarder, on continue de consommer.
06:11Il y a encore du consommable défense.
06:12Mais il ne faut quand même pas perdre de vue
06:14les derniers propos de Trump,
06:16qui commencent à sombrer dans le délire le plus total,
06:19et qui, notamment, a eu des propos
06:22tout à fait invraisemblables en direction de l'Arabie Saoudite.
06:26Et en gros, le dirigeant d'Arabie Saoudite a dit
06:29« Mais maintenant, les armes américaines, c'est fini. »
06:32Et quand il dit aussi « Démerdez-vous hors mouze »,
06:34ça veut dire que pour beaucoup de gens dans le monde,
06:38acheter les armes américaines...
06:39Avant, on achetait les armes américaines
06:41non seulement parce qu'elles étaient bonnes,
06:43mais aussi pour être, entre guillemets,
06:44dans le parapluie américain.
06:46S'ils commencent à dire à tous leurs alliés
06:48que finalement, c'est chacun pour soi,
06:51on peut imaginer aussi qu'un certain nombre d'alliés
06:53vont dire « Maintenant, je ne vais plus acheter des F-35, etc. »
06:56et « Je vais acheter à clé » aux entreprises européennes.
06:59Et probablement à la Chine aussi.
07:01Mais on pourrait imaginer que,
07:03toutes choses égales par ailleurs,
07:04les bévues, à mon avis, de Trump,
07:06sont extrêmement favorables pour les entreprises de défense,
07:09certes chinoises, mais aussi européennes,
07:11qui aujourd'hui vont peut-être gagner de la part de marché
07:14par rapport à des Américains
07:17pour lesquels beaucoup de pays sont assez énervés.
07:19Et je pense que c'est ça qui explique la forte hausse de la semaine
07:21parce que les boîtes avaient déjà pas mal monté.
07:23Et donc là, c'est des gains de part de marché potentiels.
07:26qui s'offrent à elles.
07:27Et je pense que c'est évidemment intéressant.
07:29Surtout que Donald Trump a donné le signal d'achat
07:32le plus merveilleux.
07:34Oui, bon, l'OTAN...
07:36Oui, voilà, aussi en menaçant de sortir de l'OTAN.
07:39Ce n'est pas souhaitable, fondamentalement,
07:40pour la protection de l'Europe,
07:42que l'OTAN vole en éclats.
07:43Mais si c'était le cas...
07:44Pour faire notre boulot, ça va être de devoir prévoir.
07:45Mais si c'était le cas,
07:46pour les boîtes de défense européennes,
07:48c'est extraordinaire.
07:49Parce que là, ça veut dire qu'il va falloir
07:51se passer des Américains en grande partie.
07:53Et donc là, c'est un surcroît de demande phénoménal.
07:56Donc la thèse d'une contribution de la défense,
08:00enfin une forte croissance de la défense en Europe,
08:02elle n'est que renforcée par ces événements.
08:04Hervé Laurent, côté défense,
08:06vous regardez des titres en particulier aussi ?
08:09Oui, tout à fait.
08:11Alors, je souscris totalement à ce qui a été dit par Alain.
08:15Effectivement, nous, on aime beaucoup,
08:17par exemple, le Rheinmetall,
08:18donc le leader sur notamment les tanks
08:21et blindés et munitions allemandes.
08:25Et on aime également très fortement ExoSense,
08:28qui est le leader mondial hors US
08:31de la production des lunettes de vision nocturne.
08:34Et effectivement, dans les deux cas,
08:36on est finalement sur des équipements
08:38qui ont eu un taux de pénétration
08:41relativement faible dans les armées aujourd'hui
08:43et qui vont fortement s'ercroître
08:46dans les années qui viennent.
08:47Donc ça donne des perspectives
08:48de développement très favorables.
08:51Ok, Rheinmetall et ExoSense,
08:53c'est vrai que là, on parle de titres
08:54dont on parle assez souvent
08:55et qui sont vraiment en pointe.
08:57Il y a Exel Technologies aussi,
08:59le spécialiste des drones sous-marins.
09:01Et puis, aussi des entreprises
09:03qui vont de plus en plus s'adosser
09:04à des activités de défense.
09:06Je pense notamment à Renault.
09:07L'automobile y réfléchit, effectivement,
09:09parce qu'ils ont beaucoup de capacités
09:10industrielles inutilisées.
09:12Et dans le domaine de la défense,
09:13aujourd'hui, on voit notamment
09:15avec les drones,
09:16un sujet que je connais bien,
09:17dans lesquels on a besoin d'industrialiser,
09:20d'avoir des grandes quantités
09:22à des prix relativement faibles.
09:24Donc là, c'est un vrai sujet
09:24pour l'automobile.
09:25Maintenant, il va falloir trouver
09:26les bons accords, etc.
09:28Mais pour pouvoir faire des centaines,
09:30voire des milliers ou des dizaines
09:32de milliers de drones
09:33à des prix iraniens,
09:36pour l'adultir, ou ukrainiens,
09:37oui, l'automobile va être mise
09:39à contribution.
09:40On parle notamment de Renault,
09:42mais il y a aussi Forvia
09:43qui réfléchit à ce genre de choses.
09:45Et puis, l'automobile a des capacités
09:48un petit peu excédentaires en ce moment.
09:50Donc, ce serait...
09:51Ce n'est pas comme la régie Renault
09:53qui a fait des chars pendant la guerre,
09:54mais bon.
09:56On se souvient que BMW
09:57faisait des moteurs d'avion, etc.
10:00Il y a un retour historique.
10:01Et c'est vrai que Renault est attendu
10:02sur de la production de drones
10:03et de la production aussi
10:05d'engins blindés autonomes
10:07sur le champ de bataille.
10:08On sait que Volkswagen
10:09est aussi en train de négocier
10:10avec l'industrie militaire israélienne
10:13pour construire des missiles
10:15et un certain nombre de pièces
10:17d'engins militaires.
10:20Un petit coup d'œil
10:20sur le secteur de la défense.
10:23On vient d'en parler.
10:25Juste un truc, vous me dites...
10:26Les drones, c'est un truc
10:27que je connais bien.
10:28Toute cette hype autour de Parrot,
10:31par exemple,
10:32vous l'avez suivi aussi ?
10:34Oui, mais alors Parrot,
10:34on n'est plus d'abord historiquement
10:36sur des drones civils.
10:37C'est ça.
10:37C'est des petits quadricoptères.
10:39Donc là, ce n'est pas des drones
10:40à très forte valeur ajoutée.
10:41Alors, il y a des vraies compétences
10:43au sein de cette société,
10:44mais aujourd'hui...
10:44Et puis, ils ont eu
10:44deux, trois contrats de défense.
10:45Mais ce n'est pas un acteur majeur
10:47dans ce domaine.
10:48Et puis, en plus,
10:50il y a eu une ruée sur les titres,
10:52certaines séances
10:52qui tenaient plus
10:53de la spéculation qu'autre chose.
10:54C'est vrai que Parrot,
10:55bon, est en train de se retrouver
10:57de nouveaux débouchés.
11:00Je me souviens
11:00quand j'ai commencé à la bourse,
11:01ils fabriquaient des accessoires
11:02pour PC
11:03et des connecteurs Bluetooth
11:04pour la voiture.
11:06C'est vrai que là,
11:06on sort un petit peu du truc.
11:08Non, non, secteur bancaire.
11:10C'est vrai qu'on a passé
11:12toute l'année dernière
11:13à avoir un secteur bancaire
11:15qui est monté en flèche,
11:16qui a bénéficié de ce phénomène
11:18qu'on appelle
11:18la pontification de la courbe des taux.
11:20Donc, les arbitrages
11:21entre dette courte et dette longue
11:22qui augmentaient mécaniquement
11:24la profitabilité du secteur bancaire.
11:26Et là, depuis le début
11:27de l'offensive en Iran
11:28et de la volatilité
11:30sur les taux d'intérêt,
11:31ce n'est plus le même paysage.
11:32Est-ce que vous pensez
11:33que, Alain,
11:35c'est ces sortes d'épisodes
11:37où il faut tenir bon,
11:38c'est un investissement
11:39de moyen terme
11:40et on y voit clair ?
11:42Ou alors,
11:43est-ce que c'est le moment
11:44peut-être de repenser,
11:45d'arbitrer
11:46de manière un petit peu
11:47plus active sur le secteur ?
11:48C'est vrai que le marché
11:48s'interroge pour savoir
11:49si le rallye des banques,
11:51maintenant, c'est fini ou pas.
11:52Il faut rappeler
11:53qu'elles venaient
11:54pendant toute la décennie 2010.
11:55Elles ont été obligées
11:56de reconstituer leurs fonds propres.
11:57Il y a eu beaucoup
11:58d'éléments adverses
11:59qui fait que
12:00la amélioration
12:01de la profitabilité
12:02ne s'est pas traduite
12:03par des versements
12:04de dividendes, etc.
12:04Et donc,
12:05le secteur a massivement
12:07d'y arrêté,
12:07c'est-à-dire qu'il se payait
12:08de moins en moins cher.
12:09Depuis 3-4 ans,
12:11on a, d'une part,
12:12des résultats
12:12qui progressent beaucoup,
12:14des sociétés
12:14qui peuvent verser
12:15beaucoup plus de dividendes
12:16ou racheter leurs actions
12:17qu'auparavant,
12:18et du coup,
12:18des multiples valorisations
12:19qui ont également remonté,
12:21mais qui,
12:22si on se positionne
12:22en fin d'année dernière,
12:23étaient encore relativement
12:25en dessous des moyennes historiques
12:26et pas très chères,
12:27avec une dynamique de résultats
12:28qui était plutôt très bonne.
12:30Alors, aujourd'hui,
12:31on a une hausse
12:32des taux d'intérêt,
12:32c'est plutôt bon
12:33pour les banques,
12:34a priori.
12:35On ne peut pas dire
12:36que la pontification,
12:36pour l'instant,
12:37soit négative.
12:38Les taux longs ont monté aussi,
12:39les taux courts,
12:39on ne sait pas trop,
12:40mais pour l'instant,
12:40ça, c'est plutôt facteur de marge.
12:42Donc,
12:42qu'est-ce qui fait
12:43que les banques,
12:43aujourd'hui,
12:44ont souffert en bourse ?
12:45C'est le côté aversion au risque,
12:48peur que,
12:49quelque part,
12:50tout ça débouche
12:52sur un ralentissement économique
12:54qui pourrait peser
12:56sur les performances de crédit
12:58ou peut-être même
12:59sur la demande de crédit,
13:01sachant que,
13:02depuis 3-4 ans,
13:02les banques ont des taux de défaut
13:04sur leurs crédits
13:05qui sont très, très faibles.
13:08Alors,
13:09si la crise est très temporaire,
13:11je pense que l'économie
13:13va rester résiliente
13:14et que les banques
13:16n'ont pas pris de gros risques,
13:17enfin,
13:17on ne prête qu'aux riches,
13:17mais globalement,
13:18l'exposition du secteur bancaire
13:19aux entreprises européennes,
13:20elle est relativement prudente.
13:23C'est-à-dire,
13:23ce n'est pas pour rien
13:23que certains parlent
13:24du private credit
13:25qui a été cherché,
13:26bien sûr,
13:27des futurs subprimes peut-être,
13:28mais qui ont été cherchés,
13:29qui ont désintermédié
13:29les banques
13:30sur ces parties-là.
13:31Donc, aujourd'hui,
13:31les banques ont un portefeuille
13:33de crédit
13:34qui est, somme toute,
13:35assez peu risqué.
13:37Donc, pour qu'il soit entamé
13:38et que ça pèse vraiment
13:39sur la rentabilité,
13:41il faudrait qu'il y ait
13:41un ralentissement économique
13:43significatif.
13:43Si on a juste
13:44un petit ralentissement,
13:46je pense que la rentabilité
13:46des banques restera correcte
13:48et que, boursièrement,
13:49elles s'en sortiront
13:50dès que ça ira mieux.
13:50Gilles Santacreux,
13:52si vous regardiez
13:54le secteur des banques,
13:55je crois que c'est quand même
13:56Société Générale
13:57qui garde le momentum
13:58le plus favorable.
14:00Oui, ça se joue
14:01à pas grand-chose
14:01avec BNP Paribas
14:03qui sont les deux
14:04plus belles valeurs
14:05dans le secteur du CAC 40.
14:07Et sur Société Générale,
14:08on a une configuration
14:08intéressante,
14:09c'est-à-dire qu'on avait
14:10une résistance
14:10à 58,75 euros
14:13qui avait été testée
14:14à de multiples reprises
14:15entre la fin de l'été
14:16et l'automne
14:17de l'année dernière.
14:19Et donc,
14:19suite à la hausse
14:20que nous avons connue
14:20et qui s'est donc retournée
14:22en début d'année
14:23au mois de février,
14:24la phase de consolidation
14:25nous a ramenés
14:26sur cette zone
14:27qui est devenue support.
14:28Donc,
14:28d'un point de vue
14:28moyen terme,
14:29malgré la phase
14:30de consolidation
14:31que nous avons actuellement,
14:32c'est une configuration
14:33qui reste haussière
14:34avec pourquoi pas
14:35une possibilité
14:36de point d'entrée
14:37que nous avons actuellement.
14:38Donc,
14:39quelque part,
14:39en termes de configuration,
14:41c'est assez positif
14:42sur un point de vue
14:43moyen terme.
14:43Alors,
14:44effectivement,
14:44d'un point de vue
14:44court terme,
14:45on reste dans une phase
14:46de consolidation,
14:47mais ça semble plutôt
14:48bien résister,
14:49en tout cas pour Société Générale,
14:51BNP Paribas aussi,
14:52mais dans une moindre mesure.
14:54Alain Dubrulle,
14:55il nous reste une minute.
14:58Je fais confiance
14:59à votre expertise
15:01dans le domaine
15:01de la distribution,
15:02car vous avez longtemps
15:03été analyste
15:05secteur distribution.
15:07Est-ce que finalement,
15:08la bonne pioche,
15:08ce ne serait pas
15:09ce secteur-là
15:10en ce moment,
15:10en plein milieu ?
15:11Alors,
15:11je dirais que c'est la fausse bonne idée.
15:12C'est la fausse bonne idée.
15:13Bonne idée.
15:14Alors,
15:14pourquoi les gens
15:14pourraient être tentés ?
15:15D'abord,
15:16parce qu'il y a une forme
15:16de protection contre l'inflation,
15:18parce que ce sont des besoins
15:18de ces produits
15:19de première nécessité,
15:20donc on va dire,
15:21quelque part,
15:21la consommation baissera moins
15:22sur ces produits
15:23que sur d'autres.
15:24Et puis,
15:25quelque part,
15:25s'il y a de l'inflation,
15:26le chiffre d'affaires
15:27va progresser davantage
15:28que les coûts.
15:29Mais en réalité,
15:30on voit bien
15:31que c'est un secteur
15:31où les gens,
15:32ce qui ne fait pas rêver,
15:33les consommateurs,
15:34et quand on a eu
15:35l'inflation post-Ukraine,
15:38en réalité,
15:38on a eu une baisse
15:39en volume
15:40de la consommation
15:42de biens alimentaires.
15:43C'était ce que disait
15:44le transporteur Steph
15:45qui est spécialisé là-dessus.
15:46On a vu une baisse en volume
15:47et ça n'était jamais arrivé
15:48depuis la guerre.
15:49Donc,
15:50on peut dire
15:50que c'est des catégories
15:51de produits qui ne fascinent pas
15:52les gens.
15:53Donc,
15:53globalement,
15:55on peut même voir
15:55des baisses de consommation
15:56si vraiment...
15:57Voilà.
15:58Ensuite,
15:58rappelons-nous
15:58qu'un hyper,
15:59on y va en voiture.
16:00Donc,
16:01s'il faut faire le plein,
16:02enfin bref.
16:03Et puis,
16:03c'est des EUT
16:04qui ont des problèmes
16:04structurels en France
16:05et en Europe.
16:06Pour créer de la valeur.
16:07Donc,
16:07a priori,
16:08je ne me risquerai pas
16:09sur ce secteur.
16:10Il n'a pas le côté défensif
16:11qu'on pourrait en attendre.
16:12Alain Dubrul
16:12de Claresco,
16:14Gilles Santacreux
16:14de Boursicoté.com,
16:16Hervé Laurent,
16:16Groupama Asset Management.
16:17Merci d'avoir été avec nous.
16:19On se retrouve mardi
16:21après un long week-end
16:23qui,
16:23j'espère,
16:23aura un petit peu
16:24rafraîchi
16:25l'ensemble des esprits
16:26avec des marchés
16:27en meilleure santé.
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