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  • il y a 2 heures
Ce mardi 14 avril, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie globale de marché chez Natixis investment manager sont revenus sur l'évolution de l'indice S&P 500, la bataille autour du détroit d'Ormuz, et en particulier la position de Total Energie, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club viennent de nous rejoindre.
00:05Mabrouk Chetouane pour Natixisme.
00:07Alors vraiment sur le fil Mabrouk, vous venez de vous installer.
00:09Bonjour, bonsoir, bienvenue.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:11Ravi de vous accueillir.
00:12Et François Meunier en fil rouge.
00:13Rebonsoir François.
00:14Rebonsoir.
00:15Directeur de la rédaction d'Investir.
00:17Oui ou non, en sont-ils capables ?
00:19Les marchés battent de nouveaux records, Mabrouk,
00:22avant même, avant même la fin de ce conflit en Iran.
00:24Oui ou non, en sont-ils capables ?
00:26Oui, assez facilement.
00:30Pour une raison très simple, c'est qu'en fait,
00:31le marché n'attend pas la fin du conflit,
00:33qui est sans doute peut-être,
00:34qui arrivera à une date, on va dire, assez lointaine probablement,
00:38compte tenu de la polarisation finalement des belligérants.
00:41Et premièrement, et deuxièmement,
00:42on rappelle juste qu'il y a toujours une guerre finalement
00:44qui oppose toujours l'Ukraine et la Russie.
00:46Ça n'a pas empêché les marchés de continuer leur parcours
00:49et de battre des records.
00:50Le marché n'attend plus finalement une issue,
00:52finalement une quelconque, on va dire, issue favorable.
00:55Ce que le marché attendait surtout,
00:56c'était de voir le pic de conflictualité.
00:58Est-ce qu'on allait encore plus loin finalement,
01:00dans les destructions et finalement dans les bombardements ?
01:04Et donc in fine, on voit bien qu'aujourd'hui,
01:06il y a cette période de trêve.
01:07Alors trêve évidemment avec Donald Trump,
01:08c'est un peu compliqué parce que jour 1,
01:11il annonce effectivement vouloir raser l'Iran de nouveau.
01:13Mais globalement, le marché a envie d'acheter,
01:15de manière générale, la reprise.
01:18Et on le voyait même durant finalement le conflit en lui-même,
01:23les phases de baisse,
01:24il y avait une asymétrie entre les phases de baisse
01:25et les phases de hausse.
01:26Donc les baisses étaient finalement assez contenues en quelque sorte,
01:31mais elles étaient nombreuses,
01:32alors que les phases de hausse étaient beaucoup plus fortes.
01:34Et donc ça montrait quelque part que le marché ne croyait pas finalement
01:37d'une espèce de sortie de route fondamentale des économies
01:40et globalement que ça n'allait pas durer très longtemps.
01:43Et finalement, Trump fait du Trump,
01:45c'est-à-dire qu'il menace beaucoup.
01:46Certes, il y a eu des bombardements,
01:48certes, il y a eu des destructions,
01:48mais finalement, on n'est pas allé,
01:50comme il l'avait plus ou moins promis,
01:51vers une espèce de destruction complète de l'Iran.
01:54Oui, oui, effectivement.
01:55Donc ce pic de confitualité a été atteint
01:57et le marché, c'est pour ça qu'il reprend.
01:58Et globalement, les records sont faits pour être battus systématiquement.
02:02Il n'y a pas de raison pour qu'on échappe à cette règle cette fois-ci.
02:04La situation en direct dans le détroit d'Hormuz.
02:06Alors, depuis ce matin, une dizaine de navires ont franchi le détroit,
02:10mais sans aller jusqu'à entrer en contact avec l'armada américaine
02:13qui, en fait, est plusieurs dizaines de kilomètres au-delà de ce détroit.
02:17D'ailleurs, Washington, à l'instant, communique à son tour
02:19en disant que non, non, aucun navire n'a passé le blocus.
02:22Aucun navire n'a passé le blocus.
02:24Les mots sont précis.
02:25Ça ne veut pas dire qu'aucun navire n'a passé le détroit.
02:27Aucun navire n'a passé le blocus,
02:28puisque donc la ligne de froid américaine
02:30est quelques dizaines de kilomètres au-delà de ce détroit.
02:33Certains navires se sont aventurés.
02:34Certains ont commencé à faire demi-tour.
02:36D'ailleurs, en approchant de cette armada américaine,
02:37on verra si les autres aussi choisissent finalement de faire demi-tour,
02:40même s'ils ont franchi le détroit.
02:42François, comment vous regardez ça ?
02:43La capacité, effectivement, et Mabrouk le soulignait,
02:45du marché à rebondir.
02:47Rebondir si promptement au point qu'on reste proche des records.
02:50Le S&P était à peine un petit pourcent de son plou historique,
02:53malgré le conflit.
02:55D'abord, il y a deux phénomènes.
02:57Le premier phénomène, c'est qu'on a, au niveau tactique,
03:01observé que les valeurs tech,
03:03notamment les grandes GAFAM,
03:04avaient été survendues avant le conflit
03:07et au début du conflit.
03:09Donc, il suffit qu'elles annoncent des résultats rassurants
03:13dans les jours qui viennent.
03:15Et il peut y avoir encore un emballement,
03:16parce que les investisseurs,
03:19c'est un petit peu délaissé,
03:20et ce sont des titres qui pèsent très très lourd sur le marché.
03:24Et donc, ça, ça donne encore du grain à moudre
03:27et du potentiel au S&P 500.
03:30Et comme vous le savez, Wall Street, c'est le marché directeur.
03:32Donc, ça, c'est un phénomène à prendre en compte.
03:35Le deuxième phénomène, c'est quand on regarde un petit peu
03:37ce qui s'est passé pendant la guerre en Ukraine.
03:40Au déclenchement de la guerre en Ukraine,
03:42février, le marché a fortement baissé.
03:44Après, il s'est repris,
03:45parce qu'on s'est dit, finalement, ça ne va pas dégénérer.
03:48Et il n'y aura pas d'autres pays qui vont être attaqués.
03:51Et donc, il n'y aura pas une escalade.
03:54Et là, on est dans le scénario où il n'y a pas d'escalade.
03:56Mais attention, en 2022,
04:00quelques mois après,
04:01notamment au mois de juin,
04:02on avait la Banque Centrale Américaine
04:04qui disait, attention, il y a des craintes de récession.
04:06Ça a quand même un impact sur notre économie, etc.
04:09Donc, on n'est pas à l'abri d'un deuxième effet
04:11où là, on va voir des chiffres,
04:13même si on est quand même toujours bluffé
04:14depuis des années par la résilience
04:17de l'économie américaine
04:18où on se dit toujours, ça y est, ça ralentit.
04:20Attention, attention,
04:21il y a peut-être un risque de récession.
04:23Et finalement, ils sont toujours au rendez-vous.
04:25Et ça, c'est assez bluffant.
04:27Alors, est-ce qu'on va déjà avoir
04:30des gains de productivité liés à l'IA
04:32qui vont se matérialiser dans les mois qui viennent ?
04:35Est-ce qu'il est possible ?
04:36Parce qu'on voit qu'ils sont quand même
04:38en avance de phase par rapport à l'Europe,
04:40même si on a des grandes ambitions aussi
04:42pour l'utilisation,
04:43pas pour la production de LLM d'agents IA,
04:46mais pour l'utilisation.
04:47Mais on voit que ça va quand même
04:48toujours beaucoup plus vite aux États-Unis.
04:49Donc, est-ce qu'il y aura des efforts de productivité ?
04:51Mais il y aura quand même
04:53quelques dégâts d'accès de guerre.
04:55Il y aura un peu de ralentissement économique,
04:56un peu plus d'inflation que prévue.
04:58Donc, dire aujourd'hui
04:59que le marché est en meilleure forme
05:01qu'avant la guerre,
05:03je pense que ce n'est pas crédible.
05:04Cela dit, pour rebondir sur le défi,
05:06François, il y a un point très important,
05:07c'est qu'on est rentré dans une phase macroéconomique
05:10en se posant la question, finalement,
05:12stagflation, resserrement monétaire, etc.
05:13Et là, on va rentrer de nouveau
05:15dans une phase microéconomique,
05:16publication des résultats, etc.
05:18Et donc, on voit bien que le marché
05:19va commencer à abandonner, finalement,
05:21ces histoires qui ont trait aux banques centrales,
05:24dont, effectivement, l'impact,
05:25en relevant, par exemple,
05:27les taux d'intérêt directeur,
05:27peut être négatif sur les marchés actions,
05:29alors que là, finalement,
05:30on va plus se focaliser
05:32sur ces résultats d'entreprise.
05:33Et c'est vrai que les GAFAM pèsent beaucoup.
05:35On se souvient, effectivement,
05:36des publications de Nvidia,
05:37qui avaient déçu,
05:38malgré des publications, encore une fois,
05:40stellaires au trimestre dernier,
05:41annonçant déjà plus 10% pour le trimestre suivant,
05:45le marché n'avait pas acheté, finalement.
05:47Donc là, on va voir, finalement,
05:48dans ce cosme de mauvaise nouvelle macro,
05:50si la micro va pouvoir, effectivement,
05:52permettre de récupérer tout ça.
05:53Voilà.
05:54L'entrée dans la séquence de publication
05:55de résultats d'entreprise,
05:56cette entrée sera peut-être,
05:57effectivement,
05:58une page qui se tourne pour les marchés.
06:00Alors, la géopolitique continuera de peser,
06:01mais voilà,
06:02c'est peut-être le début d'une nouvelle histoire
06:04un peu plus équilibrée
06:05au cœur des marchés
06:06dans ce que regarderont les investisseurs.
06:07Le marché va pondérer davantage,
06:09finalement, la micro.
06:10Le marché va essayer de trouver une focale.
06:12Donc, c'est-à-dire, en gros,
06:13on regardait, effectivement,
06:14Hormuz,
06:15les conséquences sur l'inflation,
06:16les conséquences potentielles
06:18sur la croissance des États-Unis,
06:19notamment,
06:20qui a toujours surpris, effectivement.
06:22Là, on va regarder autre chose.
06:23Qu'est-ce qui se passe
06:24sur le plan des secteurs ?
06:25Qu'est-ce qui se passe
06:25sur le plan microéconomique ?
06:27Est-ce qu'on a la fameuse question
06:29de la transmission
06:30de ces augmentations de prix ?
06:31Bon, là, on voit bien
06:32que c'est beaucoup trop tôt, finalement,
06:33pour tirer quelconque conclusion.
06:36Pour l'instant, là-dessus, on est rassuré.
06:37On a pris la production, aujourd'hui,
06:38aux États-Unis,
06:39inférieure aux attentes à nouveau.
06:40Beaucoup plus bas que les attentes.
06:41Ils n'ont même pas inférieure.
06:42On est 13 ans de ça, finalement,
06:43des attentes.
06:43Attention, on gare aux effets, finalement,
06:45encore une fois,
06:46au retour de flamme,
06:46parce qu'on voit bien
06:47que cette histoire peut rapidement,
06:50finalement,
06:51revenir sur le devant de la scène
06:52avec un print ou deux prints d'inflation
06:54qui seront probablement,
06:56on va dire,
06:57au-dessus, finalement,
06:58de ce qu'attend le consensus.
06:59Mais là encore,
07:00pas de dangerosité.
07:02Et encore une fois,
07:02focalisation sur la microéconomie.
07:04Oui, et on aborde cette saison de publication
07:06comme peut-être une page plus prometteuse
07:08pour les marchés,
07:08dans la mesure où on est optimiste
07:10sur ce qu'elles annonceront,
07:10les entreprises pour le premier trimestre,
07:12et sur leur perspective aussi,
07:13malgré le conflit au Moyen-Orient, François ?
07:15Oui, et oui.
07:16Et en plus de ça,
07:17je rajouterais sur le fait que
07:18les GAFAM, aujourd'hui,
07:20ils ont les moyens
07:21de piloter leurs cours de bourse.
07:22Je m'explique.
07:23Ils ont beaucoup investi.
07:25Et il suffirait qu'ils expliquent
07:26aux investisseurs,
07:27alors que leurs cours de bourse
07:28sont aujourd'hui un petit peu en berne,
07:30que ce qu'ils ont fait,
07:31ça apporte ses fruits.
07:32Il n'y a pas besoin d'accélérer
07:33dans les investissements
07:34et qu'il y aura toujours
07:35quelques rachats d'actions
07:36pour qu'à nouveau,
07:38il y ait un appétit assez féroce
07:40de la part des investisseurs.
07:41Donc, les GAFAM ont les moyens,
07:42je pense,
07:43de piloter leurs cours de bourse
07:45de façon plus facile,
07:47parce qu'on n'est plus dans tout
07:48dans des zones de surachat.
07:49Et puis, la bonne nouvelle...
07:51On est même sur des valorisations
07:52pour ce qui concerne les 7 magnifiques.
07:54Au plus bas,
07:54c'est Franklin Pichard
07:55qui nous disait tout à l'heure,
07:56au plus bas depuis 2020
07:57en termes de valorisation des GAFAM.
07:59Oui, oui, non, non.
08:00Alors qu'elle génère énormément de cash, etc.
08:03Donc, il y a la capacité de dire
08:04je fais un peu de rachat d'actions,
08:05j'investis un petit peu moins.
08:07Donc, ils ont les moyens de répondre.
08:09Et puis aussi, bonne nouvelle,
08:10ça ne vous a pas échappé, Guillaume,
08:12vous qui surveillez les marchés
08:13comme on est sur le feu,
08:15c'est qu'Elon Musk ne parle plus.
08:16Donc, il est peut-être en train de travailler.
08:18Il est peut-être en train
08:18de nous annoncer des choses sur Tesla.
08:20Et ça, c'est une bonne nouvelle.
08:21Parce qu'en tout cas,
08:22on voit qu'il y a une corrélation
08:24entre le cours de Tesla,
08:25lorsque Elon Musk fait de la politique,
08:27se prononce un peu sur tout et sur rien.
08:29D'ailleurs, il n'a pas parlé de Hongrie,
08:32alors qu'avant, il intervenait sur le Royaume-Uni,
08:36il avait un avis sur l'Allemagne, etc.
08:38Et là, il est au boulot.
08:40Donc, et quand on sait
08:41qu'il a des grandes phases de travail
08:43où il dort au bureau, etc., etc.,
08:45et que derrière, généralement,
08:47statistiquement, ça produit ses fruits,
08:48eh bien, on peut avoir aussi
08:49des bonnes nouvelles du côté de Tesla.
08:51Donc, le silence d'Elon Musk,
08:52pour moi, c'est quelque chose
08:54d'extrêmement rassurant
08:55pour les marchés et pour la tech américaine.
08:57Le silence est d'or.
08:58Il prépare un peu SpaceX aussi.
09:00Il y a du boulot.
09:01Oui, absolument.
09:02Et généralement, quand il bosse derrière,
09:04ça délivre.
09:04Donc, pour moi, c'est plutôt rassurant.
09:06Oui, oui.
09:07Alors, la tech américaine,
09:07dans cette séquence de publication,
09:09on va rentrer dans des états
09:10des publications en Europe aussi,
09:11pour tous ceux qui nous suivent,
09:12qui nous regardent,
09:12qui se demandent comment agir,
09:14là, maintenant, sur leur portefeuille.
09:16La tech américaine,
09:16vous dites, l'un et l'autre,
09:17il y a à nouveau une fenêtre
09:18d'opportunité importante.
09:19Elle peut redevenir un driver
09:21assez puissant des marchés américains
09:23à la hausse,
09:23compte tenu des valorisations
09:24qui se sont effondrées, Mabrouk ?
09:26On n'a pas lâché la thématique de la tech,
09:28même, finalement,
09:29lorsqu'elle était décriée.
09:30Et j'ai presque envie de dire
09:31que c'est un remake de 2025.
09:33Donc, on a vécu exactement
09:34la même situation,
09:35avec cette fatigue autour de la tech
09:37en début d'année dernière.
09:38On se souvient que, finalement,
09:39ça avait même, quelque part,
09:42déclenché, finalement,
09:42une phase baissière aux Etats-Unis
09:44avant même Liberation Day.
09:45Et, globalement,
09:46on était en train de revivre
09:47un peu la même séquence,
09:48avec une histoire particulière
09:50sur le software.
09:51Mais, encore une fois,
09:51le marché a, je pense,
09:53acheté trop rapidement l'idée
09:54que le software allait disparaître
09:56à cause, justement, de l'IA
09:57et n'a pas intégré
09:58une histoire alternative
09:59qui est que le software
10:00pouvait lui-même intégrer l'IA
10:01et donc bénéficier
10:02de ses gains de productivité, etc.
10:04Donc, à mon sens,
10:05c'est allé beaucoup trop vite
10:06comme d'habitude.
10:07Les valorisations ont plongé
10:08de manière assez phénoménale.
10:09Et quand on voit
10:10que le secteur de la tech
10:11qui a investi massivement
10:13pour pouvoir, entre guillemets,
10:14pérenniser la croissance
10:15de ses revenus futurs
10:17se valorise autant, finalement,
10:18qu'un secteur de la consommation,
10:20il y a un problème.
10:21Il y a un véritable problème.
10:22Donc, du coup, il y a une opportunité
10:24et globalement,
10:25il ne fallait pas lâcher,
10:26à mon sens,
10:26et on a continué
10:27à maintenir nos expositions
10:28sur le secteur de la tech
10:31convaincu que, finalement,
10:32ça allait continuer de croître.
10:33Parce que la croissance,
10:34fondamentalement,
10:34elle est logée toujours
10:35dans ce secteur.
10:35On imagine que sur la tech,
10:37par exemple,
10:37le marché saluera,
10:39achètera en priorité
10:40ceux qui annonceront
10:40le moins d'investissements
10:41pour la suite
10:42ou ce sera encore la prime
10:43à celui qui annonce
10:43les plus gros,
10:44les plus fous des investissements ?
10:46Enfin, il faudra investir
10:47quand on est un géant de la tech
10:48énormément d'investissements
10:49pour rassurer le marché
10:49ou, au contraire,
10:50moins en annoncer
10:51que par le passé ?
10:51Si on annonce
10:52moins d'investissements
10:53et plus de revenus,
10:54ce sera finalement aussi
10:55une manière de dire
10:56qu'on commence
10:58à convertir
10:59ces investissements
11:00en flux de revenus.
11:01Donc, ça,
11:01c'est une première chose.
11:02Après, encore une fois,
11:03il ne faut pas non plus leurrer.
11:05La croissance future,
11:06ça va être de l'énergie
11:07et de la capacité de calcul.
11:09Donc, si vous n'avez pas les deux,
11:10globalement,
11:10vous êtes un peu foutus.
11:12Et donc, du coup,
11:12si vous ne continuez pas,
11:14et on en parlera
11:14dans la data room,
11:15à avoir cette capacité
11:16de calcul
11:17qui est,
11:18qui va dire,
11:20indispensable
11:20pour faire fonctionner
11:21en fait tous ces modèles,
11:22eh bien, globalement,
11:22vous ne pourrez pas générer
11:23effectivement les flux de revenus
11:25nécessaires pour,
11:25encore une fois,
11:26permettre à vos cours de bourse
11:27de croître.
11:27Donc, c'est un équilibre.
11:29L'équilibre,
11:29on est sur vraiment
11:30un chemin.
11:31Et le rebond des logiciels
11:32qu'on a observé notamment hier,
11:33vous vous dites quoi, François ?
11:34C'est là la vraie tendance
11:35pour la suite ?
11:36A savoir, un rebond ?
11:37Ou au contraire,
11:37ce rebond qu'on a observé hier,
11:39il est très court-termiste.
11:40On se dit, bon, ok,
11:40sur les publications qui arrivent,
11:41là, il y aura plutôt
11:42des bonnes nouvelles,
11:42mais à terme quand même,
11:43l'IA va remplacer le logiciel,
11:44donc ce n'est pas le moment
11:45d'y investir.
11:46Ce qu'on peut,
11:47enfin, moi,
11:48mon regard sur le secteur
11:49des logiciels,
11:50c'est qu'on ne retrouvera pas
11:50les multiples de valorisation
11:52qu'on avait avant.
11:53Avant, lorsque vous achetiez
11:54des éditeurs de logiciels,
11:56vous achetiez,
11:57eh bien, finalement,
11:58une garantie de revenus récurrents.
12:00En se disant,
12:01ben voilà,
12:01une entreprise,
12:02elle prend du SAP,
12:03elle aura de l'SAP
12:04quasiment toute sa vie.
12:06Là, aujourd'hui,
12:07on ne peut plus se dire,
12:09vous allez avoir du SAP
12:10et dans 20 ans,
12:12vous aurez toujours du SAP.
12:13Parce que,
12:15ben voilà,
12:16les frontières
12:17deviennent poreuses.
12:18Alors, on devait d'abord...
12:20Les entreprises oseront-elles
12:21lâcher ce qui les aide
12:22à se construire ?
12:24Se construire,
12:24c'est dans leur ADN,
12:25les logiciels,
12:26aujourd'hui,
12:26les ADN auxquels
12:26ils ont adhéré,
12:27dans les abonnements...
12:27Oui, mais peut-être
12:28qu'il y aura d'autres acteurs
12:29qui arriveront.
12:30En tout cas,
12:30les barrières à l'entrée
12:31deviennent davantage poreuses,
12:33même pour un acteur,
12:34un champion comme SAP
12:35qui est une référence
12:37dans les logiciels
12:38de comptabilité,
12:40il y a une porosité.
12:41Et ça,
12:41cette porosité,
12:43elle induit
12:43une prime de risque.
12:44Et donc,
12:45on ne retrouvera pas
12:45les niveaux de valorisation.
12:46Mais,
12:47je rejoins ce qui a été dit,
12:48c'est que,
12:49comme à chaque fois,
12:50la bourse,
12:51elle n'est jamais grise.
12:53Elle adore,
12:54donc SAP s'est envolée
12:56et après,
12:57elle déteste.
12:58Et donc,
12:58SAP s'est écroulée.
12:59SAP,
12:59c'est qu'un exemple,
13:00c'est un des éditeurs
13:02de logiciels
13:03qui a le mieux tenu.
13:04On retrouve le même phénomène
13:06avec les sociétés
13:07de services informatiques.
13:09Mais là,
13:09ce qu'on peut se dire,
13:10c'est que les consultants
13:11ne seront plus payés
13:11de la même manière.
13:13Les modèles seront
13:15challengés,
13:16seront mis en compétition
13:18et donc,
13:19il y a quand même
13:20un risque
13:21et ce risque,
13:21ça induit
13:23un PER
13:24des ratios de valorisation
13:25plus faibles.
13:25Ok,
13:26mais là,
13:26on parle de la tech
13:27comme si les perspectives
13:28de croissance
13:28dans ces publications,
13:29le potentiel de bonne surprise
13:31résidait encore dans la tech.
13:32On peut espérer un peu mieux
13:33désormais des cycliques aussi.
13:34Il y a de nouveaux secteurs
13:35qui sont en train d'émerger
13:36depuis quelques semaines.
13:37Est-ce que sur les publications,
13:38vous vous dites
13:38que c'est aussi là
13:39que ça va se jouer ?
13:40Il est aussi là
13:41le moteur pour les marchés ?
13:42C'est clairement quelque chose
13:43qu'il faudra jouer aussi
13:44puisqu'il y a la tech
13:46qui est effectivement
13:46toujours ce moteur.
13:48Il y a d'autres moteurs
13:48qui ont commencé à émerger.
13:49Le moteur énergétique,
13:50ça par contre,
13:51il ne va pas falloir
13:51effectivement le négliger
13:52parce que cette histoire
13:54est partie pour durer.
13:55Il faut juste regarder
13:55la courbe finalement
13:57ce qu'anticipe le marché
13:58en matière de prix du pétrole.
13:59Ça ne va pas revenir
13:59immédiatement à la normale.
14:01On est repassé en dessous de 100
14:02mais globalement encore
14:03une déclaration
14:04et c'est reparti dans l'autre sens.
14:05Le marché est très tendu
14:06et juste pour rappeler
14:07ce qui s'est passé
14:08en 2022,
14:10on a eu plusieurs épisodes
14:11de regains finalement
14:12de tensions
14:12sur les prix de l'énergie
14:13qui ont mis un an
14:15avant de s'estomper
14:16revenir à 80.
14:17Donc du coup,
14:18cette histoire,
14:19il ne faut pas l'enlever.
14:19Puis les infrastructures
14:20sont abîmées,
14:20on rappelle au Qatar,
14:21la plus grande usine
14:22de GNL au monde,
14:23il faudra 3 à 5 ans
14:24pour la réparer.
14:253 à 5 ans exactement.
14:25Donc les infrastructures,
14:26vous en parliez,
14:27donc ça c'est indispensable.
14:28Ça l'était déjà avant
14:29parce qu'acheminer l'énergie
14:30sur les data centers,
14:31on revient sur la tech,
14:32c'est un enjeu
14:33absolument primordial
14:34et puis globalement
14:35maintenant il y a
14:35l'industrie de manière générale
14:37qui va elle aussi
14:38bénéficier de tout ce cosme.
14:39Donc par percolation
14:41en quelque sorte,
14:42il y aura d'autres secteurs,
14:42les cycliques
14:43vous le mentionniez,
14:44qui vont effectivement
14:44bénéficier de ce cosme
14:46qui n'est pas celui
14:47qu'on attendait.
14:48Clairement,
14:48personne n'avait vu
14:49effectivement venir
14:49cette déflagration
14:51si je puis dire,
14:52mais qui a bien sûr
14:53des effets
14:54et puis on sait tous
14:54que finalement
14:55ce genre de situation
14:56génère des opportunités.
14:57Il faut les saisir effectivement.
14:59L'industrie, pourquoi pas
15:00dans cette saison de publication,
15:01François ?
15:01Oui, l'industrie,
15:02l'électrification,
15:03on le voit,
15:04il n'y a pas de raison
15:04que ça ralentisse.
15:06Au contraire,
15:07ça peut même
15:07s'accélérer.
15:08D'ailleurs, on le voit en France,
15:09il y a des nouveaux projets
15:10d'électrification.
15:12Le gouvernement veut
15:13qu'il n'y ait plus
15:14à terme de chauffage
15:15à gaz en France
15:16et que tous les chauffages
15:16soient...
15:17Voilà, c'est peut-être
15:18un vœu pieux,
15:19mais en tout cas,
15:19ça dessine une tendance.
15:20Vous vous souvenez
15:21de l'époque,
15:21c'est écrit même
15:22sur les immeubles,
15:23gaz à tous les étages,
15:24c'était un avantage.
15:26On n'a pas de commissariat
15:27au plan,
15:27on n'a aucune planification,
15:29donc du coup,
15:30c'est un vœu pieux,
15:30effectivement.
15:31Mais bon,
15:32ça milite quand même pour...
15:33En tout cas,
15:34ça redonne une pièce
15:34dans cette thématique.
15:35Donc oui,
15:36les thématiques défense,
15:37les thématiques électrification,
15:39ce sont des thématiques
15:39extrêmement porteuses
15:40et à l'inverse,
15:42à court terme,
15:43peut-être que la consommation
15:45avec la dégradation
15:46quand même du pouvoir d'achat,
15:47c'est un secteur
15:48peut-être à délaisser,
15:50en tout cas à alléger
15:52dans le contexte actuel
15:53parce qu'on le voit,
15:54on a plutôt tendance
15:55à vouloir acheter
15:56de l'industrie,
15:57voire de l'industrie lourde,
15:59des infrastructures,
16:01l'énergie au global
16:02pour les data centers,
16:04etc.
16:04Donc ça,
16:04on voit que les thématiques-là,
16:05elles sont porteuses.
16:06Après,
16:06bien sûr,
16:07tout a un prix,
16:07donc tout ne peut pas aller,
16:09il faut regarder
16:11et ne pas acheter trop cher,
16:12mais ça,
16:13c'est quelque chose
16:13qui va durer.
16:15Et la défense,
16:17le fait qu'il y ait eu
16:17des prises de bénéfices
16:18sur les acteurs de la défense,
16:19c'est une bonne occasion
16:20pour y rentrer.
16:21Ah, vous croyez ?
16:21C'est une question
16:22qu'on se pose avec Antoine
16:23depuis hier
16:23parce qu'il y a un signal
16:24italien sur la défense.
16:25Le plafond de verre
16:26des valeurs de défense européennes,
16:28il se trouve que
16:28le patron Leonardo
16:29est débarqué,
16:30on a appris ça
16:31il y a quelques jours,
16:31alors que Leonardo
16:32cartonne des résultats financiers
16:37débarqué manifestement aussi
16:38parce que Leonardo
16:39technologiquement
16:40va trop vite
16:40et commence à faire de l'ombre
16:42à certains acteurs américains,
16:43sauf que l'Italie,
16:43le gouvernement actuel de l'Italie,
16:44Georgia Molini
16:45est très lié,
16:46très transatlantique
16:47et lié aux Etats-Unis,
16:48il ne faudrait pas trop
16:48leur faire de l'ombre.
16:49Ce serait une des raisons
16:50de l'immogeage
16:51du patron Leonardo.
16:52Évidemment,
16:53c'est un secteur
16:53hautement stratégique.
16:54On a eu le même sujet
16:55en Espagne avec Indra
16:57où le dirigeant
16:58a été débarqué
16:58parce qu'il voulait fusionner
16:59avec une activité
17:01d'une entreprise familiale
17:02qu'il voulait intégrer
17:03dans Indra
17:04et devenir un actionnaire
17:05de référence.
17:07Et en France,
17:08aussi,
17:08c'est un sujet
17:08hautement politique.
17:09Ça limite le potentiel
17:10des acteurs
17:10de la défense européenne ?
17:12Ça limite,
17:13oui et non.
17:13Pour qu'on soit fort
17:13mais pas trop trop.
17:16Vous avez souvent
17:18un Etat
17:19qui est actionnaire
17:20et qui est le principal client.
17:21Donc,
17:22il faut absolument
17:23que le manager
17:24s'entende
17:25avec son actionnaire
17:26qui est aussi son client.
17:27Et donc,
17:28finalement,
17:28il faut un alignement de pianète.
17:30Et on a les mêmes sujets
17:32aussi en France,
17:32peut-être à un degré moins,
17:34parce qu'on a
17:34des excellents managers,
17:36je pense notamment
17:36à Dassault.
17:37Mais évidemment
17:39qu'il faut s'entendre
17:40avec l'Etat
17:41qui participe
17:42à la commercialisation
17:43de tous les produits.
17:45Donc,
17:45la défense,
17:46pourquoi un point d'entrée ?
17:47Ah oui,
17:47pour moi,
17:47c'est clairement
17:48un point d'entrée.
17:49On a eu
17:50des prises de bénéfices
17:51pour solder des pertes
17:52par ailleurs.
17:53Mais maintenant,
17:54ce qu'il ne faut pas,
17:55c'est que les taux d'intérêt
17:56s'emballent
17:57parce que
17:57le principal client,
17:59ce sont les Etats.
18:00Et les Etats,
18:01ils se mettent à payer
18:02dans leur budget
18:02l'essentiel du budget
18:04va aux charges d'intérêt
18:05pour financer la dette.
18:08Et si ces taux
18:09montent trop vite,
18:10ils ne pourront pas
18:11le mettre
18:12dans la défense
18:13alors que c'est devenu
18:14un sujet prioritaire
18:15pour eux.
18:15Et on voit
18:16la sensibilité
18:17au taux d'intérêt
18:17est devenue extrêmement forte
18:18pour les valeurs de défense.
18:19Et là,
18:19la boucle est bouclée.
18:20Gérard Méloni,
18:20on vient à elle,
18:21demande la suspension
18:22de la règle
18:22des 3% de déficit
18:23en Europe.
18:25peut-être qu'elle n'a pas
18:26saisi que finalement,
18:27ça faisait longtemps
18:27que personne ne la respectait.
18:29Premièrement.
18:29Et deuxièmement,
18:30le problème,
18:31c'est que ce n'est pas
18:32de savoir finalement
18:32si les taux
18:33vont continuer à monter,
18:34c'est que les taux
18:35vont surtout baisser.
18:36Parce que là,
18:36déjà,
18:37ce niveau-là
18:37de taux d'intérêt,
18:38la charge de la dette,
18:39et ça a été mentionné,
18:40elle est déjà quand même
18:43assez importante.
18:43Oui,
18:43mais pour tout le monde.
18:44pour tout le monde.
18:45Oui,
18:45mais on n'a pas
18:45les mêmes marges
18:46de manœuvre budgétaire.
18:47C'est-à-dire qu'en gros,
18:47il y a des pays
18:47qui arrivent à réduire
18:48leur ratio d'aide sur PIB.
18:50L'Italie,
18:51l'Espagne,
18:51l'on fait parfaitement.
18:52La France,
18:53pour le moment,
18:54n'a pas réussi
18:54à faire la démonstration
18:55de cet exploit.
18:56Et donc,
18:57du coup,
18:57globalement,
18:58et puis l'Allemagne,
18:58on n'en parle même pas,
18:59on connaît leur situation budgétaire.
19:00Donc,
19:00on n'est pas logé
19:01à la même enseigne
19:02et donc,
19:02on n'a pas la même sensibilité
19:04finalement
19:04à la question
19:06des taux d'intérêt.
19:06Et fondamentalement,
19:08est-ce que les taux
19:08vont baisser
19:09d'ici la fin de l'année
19:10ou même finalement
19:11dans les trimestres à venir ?
19:12Globalement,
19:14ça semble assez mal parti.
19:15Et c'est là où,
19:16véritablement,
19:16il y a un problème,
19:17il y a un paradoxe,
19:18c'est qu'on a effectivement
19:20la question de la souveraineté
19:21qui vient finalement
19:23sur le devant de la scène.
19:23On parle de souveraineté
19:24à la fois au niveau
19:25de la défense énergétique,
19:26etc.
19:27Mais dès qu'il s'agit
19:27effectivement,
19:28vous le disiez,
19:29d'être,
19:29on va dire,
19:30un peu plus fort
19:31que nos copains américains,
19:32ben non,
19:32il ne faut pas trop.
19:33Donc à un moment donné,
19:34nous sommes menacés
19:35par la Russie a priori.
19:36En tout cas,
19:37c'est le discours
19:38qui est porté.
19:39Et donc de ce point de vue-là,
19:40nous avons tout intérêt
19:41effectivement à accélérer
19:42la cadence.
19:43Nous, on accélère
19:43jusqu'à la clôture.
19:44On est à 10 minutes à peine
19:46de la clôture des marchés
19:47ici en Europe.
19:48Dans cette dernière ligne droite,
19:50le CAC gagne 1,2%.
19:51Voilà,
19:51il accélère en plus à la hausse.
19:52À la tête du CAC,
19:53en tête du CAC,
19:54Eurofins gagne 5,2%.
19:56Eurofins qui se ressentent
19:57sur ses activités
19:58de santé et de l'environnement,
19:59ça porte le titre
20:00avec l'annonce
20:01d'une cession
20:01de la part d'Eurofins.
20:03Et si l'or aussi est en hausse,
20:04Kering qui va publier
20:04dans quelques minutes,
20:05juste après la clôture,
20:06gagne de son côté 3,5%.
20:07En repli,
20:08on a qui ?
20:08On a Total Énergie
20:09avec les cours du pétrole
20:10qui se détendent.
20:10Donc,
20:11on entend parler
20:11de possibles discussions
20:13en cours à nouveau
20:14entre Iraniens et Américains,
20:15figurez-vous,
20:16pour peut-être rouvrir
20:17des négociations
20:18dans quelques jours,
20:18peut-être dès la fin
20:19de cette semaine.
20:20D'ailleurs,
20:20Islamabad,
20:21le Pakistan,
20:22est à nouveau candidat
20:23pour accueillir
20:23un deuxième cycle
20:24de négociations
20:25entre Iraniens et Américains.
20:26C'est ce qu'on apprend
20:27aujourd'hui
20:27de plusieurs médias,
20:29notamment d'Al Jazeera,
20:30également de certains
20:31médias anglo-saxons.
20:32Donc,
20:32peut-être un nouveau rand
20:33de négociations à venir
20:34qui doit encore être confirmé.
20:35Total Énergie recule
20:36avec le pétrole,
20:373% de baisse
20:38pour ce titre.
20:38Total Énergie.
20:40Notez que cette détente
20:41des cours du pétrole,
20:42elle porte les compagnies aériennes
20:43en Air France-KLM
20:43qui gagne 4% aujourd'hui.
20:45Et un consortium,
20:47un groupement
20:47de compagnies aériennes
20:52du pétrole,
20:53du kérosène
20:54en un achat groupé.
20:55Un achat groupé
20:56pour limiter le prix,
20:57limiter le poids
20:58de cette hausse
20:59du coût du kérosène
20:59pour les compagnies aériennes.
21:01Tout le secteur
21:01est en hausse en ce moment.
21:02Et aux Etats-Unis,
21:03le secteur aussi est bien orienté
21:04avec à venir peut-être
21:05une fusion.
21:06Alors, on verra,
21:06ce serait un nouveau géant
21:07du secteur aérien,
21:08peut-être une fusion à venir
21:10entre United
21:11et American Airlines.
21:12Le PDG de United Airlines
21:13a soulevé ce scénario
21:14d'une possible fusion
21:15avec American Airlines
21:17auprès de Donald Trump.
21:18C'est ce qu'on apprend
21:18de Reuters aujourd'hui.
21:19On aurait un immense
21:20acteur américain
21:21qui verrait le jour.
21:22Voilà.
21:23Qui sait ?
21:23Une fusion acquisition,
21:24peut-être dans ce secteur aérien.
21:26Là-bas aussi,
21:27aux Etats-Unis.
21:27Total Energy
21:28qui, au contraire, recule.
21:29Alors, Total Energy,
21:29son patron Patrick Pouyanné
21:31s'est exprimé.
21:32Alors, pour lui,
21:33mieux vaut un péage
21:34qu'un barrage.
21:35Le blocus,
21:36la fermeture,
21:37l'impratiquabilité
21:39de ce détroit d'Hormuz,
21:40ce n'est pas possible.
21:40Il préfère payer de l'argent.
21:41Il préfère un péage.
21:43Un péage plutôt qu'un barrage.
21:44Même si c'est illégal
21:45un péage sur le détroit d'Hormuz.
21:46Vous comprenez
21:47les propos du patron
21:48de Total Energy ?
21:48Complètement, oui.
21:49Il y a absolument raison.
21:51Un blocage,
21:52ça veut dire que fondamentalement,
21:53vous êtes contraint
21:53par l'énergie,
21:54vous êtes contraint
21:54sur la production.
21:55Vous ne pouvez pas produire.
21:56Donc, c'est simple, c'est zéro.
21:57Et là, globalement,
21:58les conséquences sont assez visibles,
22:00directes et graves.
22:01Un péage, ça veut dire
22:02qu'on est sur de l'énergie,
22:04donc un bien sur lequel
22:05il y a assez peu de substituts.
22:07Donc, mis à part le charbon
22:07pour certaines économies
22:08qui ont un mix énergétique,
22:09notamment en Asie.
22:10Mais globalement,
22:11on ne peut pas s'en passer.
22:12Donc, ça veut dire que
22:13qu'est-ce que va faire Total ?
22:14Même si je paye le péage,
22:16je répercute tout simplement
22:17le droit de péage
22:19sur les prix
22:20des produits raffinés.
22:21Le précédent, il est énorme.
22:23On n'a pas à mettre un péage
22:24sur un détroit naturel.
22:25C'est possible,
22:27mais c'est illégal.
22:28On va y aller sur les péages.
22:30C'est à peu près vieux
22:31comme le monde,
22:31mon pauvre Guillaume.
22:32D'accord, mais il n'y en a plus.
22:34Il y a le droit international
22:34qui est passé entre temps.
22:35On met tout un péage.
22:37Et Donald Trump,
22:37on a quelque chose à faire.
22:39Ah, mais très bien.
22:41Alors, l'Espagne et le Maroc
22:41vont mettre un péage
22:42sur le détroit de Gibratar
22:43et privatiser la Méditerranée.
22:45Allons-y.
22:45Nous, les Français et les Anglais,
22:46on va privatiser la mer du Nord.
22:47Entre Douvres et Calais,
22:48c'est un détroit.
22:49Allons-y.
22:50Allons-y.
22:50Mais qu'est-ce que c'est
22:51que si en microéconomie,
22:52c'est de la captation d'un surplus ?
22:53Donc, finalement,
22:54ça a toujours existé.
22:55Il n'y a aucun problème.
22:57Vous êtes cynique.
22:58Non, mais encore une fois,
23:00oui, je suis un peu cynique
23:00parce que les marchés le sont,
23:01par ailleurs.
23:02Mais entre zéro et finalement
23:09paient une prime
23:09plutôt que de ne plus avoir
23:10accès à de l'énergie.
23:11Je comprends.
23:11Je comprends le calcul,
23:12mais ce n'est pas défendable.
23:13François, c'est défendable ?
23:14Un péage sur un détroit ?
23:16Ça dépend de votre raisonnement.
23:17Si c'est un raisonnement économique,
23:18il faut mieux un péage
23:20qu'un blocage.
23:22Mais politiquement,
23:23ce n'est pas acceptable.
23:24Comment voulez-vous
23:24que le Qatar accepte ?
23:26Comment voulez-vous
23:26que les Émirats arabes unis acceptent ?
23:28Comment voulez-vous
23:28que l'Arabie saoudite accepte ?
23:30En payant.
23:32Pour donner de l'argent
23:34à votre principal ennemi,
23:37je ne suis pas sûr
23:39que...
23:40Politiquement,
23:40c'est extrêmement compliqué
23:42de valider ce principe.
23:45Économiquement,
23:46on fait du business
23:49s'il n'y a pas de péage.
23:51S'il n'y a pas de pétrole,
23:52s'il n'y a pas de pétrole,
23:53il y en a qui ne font pas d'argent.
23:55C'est la meilleure illustration
23:56du terme barrière à l'entrée.
23:59Complètement.
23:59C'est-à-dire, voilà.
24:01Oui, complètement.
24:01C'est barrière à la sortie, là, surtout.
24:03Oui, là, pour le coup,
24:04c'est à la sortie.
24:05Économiquement, c'est vrai,
24:06on comprend la rationalité du calcul.
24:08C'est-à-dire qu'un péage,
24:08ça coûterait moins cher
24:09que les prix du pétrole
24:10qui flamberaient encore plus
24:11si le blocage s'est planisé.
24:12On ne pourrait pas produire.
24:14Vous mettez, par exemple,
24:15l'économie allemande.
24:16Pourquoi elle s'est, entre guillemets,
24:17pris trois ans de récession ?
24:19C'est parce qu'elle n'avait,
24:20à un moment donné,
24:21la première année,
24:21plus accès à du gaz.
24:22Donc, c'est quand même
24:24très compliqué.
24:24On parle d'un élément
24:26qui est absolument essentiel
24:27à la production.
24:28S'il n'y a pas de production,
24:29il n'y a quasiment...
24:30Il n'y a pas d'échange.
24:30Il n'y a pas d'économie.
24:31Donc, on en est, en fait,
24:32à raisonner sur, finalement,
24:35on appelle ça un Dirac,
24:36quelque part.
24:37Donc, c'est 0-1.
24:38Donc, soit on ne produit pas,
24:38soit on produit, effectivement,
24:40avec une prime.
24:40Mais je rappellerai que Donald Trump,
24:43il y a quelques jours,
24:43disait, pourquoi pas un péage,
24:45mais c'est 50-50.
24:4750 pour l'Iran,
24:4850 pour les États-Unis.
24:49Oui, oui.
24:50Avant, c'est un volte-face,
24:51demi-tour le lendemain.
24:52Voilà.
24:53Il a dû être rattrapé
24:57par son équipe de com'.
24:58Les yeux qui brillent,
24:59il y avait de l'argent.
25:00Il y a moyen de faire des affaires.
25:02Il y a un hôtel,
25:03et puis une huile,
25:04et puis tout ça.
25:05Tiens, jackpot pour Moscou,
25:06ce qui se passe en ce moment
25:07dans l'étroit d'Hormuz.
25:07On apprend aujourd'hui
25:08que la Russie, en mars,
25:09a doublé ses recettes
25:10d'exportation pétrolière.
25:12Parce qu'on rappelle
25:12qu'en plus, en mars,
25:13Washington a autorisé les Indiens
25:15à acheter du pétrole russe.
25:16Et donc, les Russes
25:17ont réussi à doubler en mars
25:18leurs recettes d'exportation pétrolière.
25:21Voilà.
25:21L'Iran, lui, a tenté
25:22ces dernières semaines
25:22de convaincre Oman,
25:24l'autre pays bordant
25:25ce détroit d'Hormuz,
25:27de participer à ce péage.
25:29Voilà.
25:30Oman !
25:31Il y a une manne, là.
25:33On enchaîne.
25:34Le CAC est en hausse, c'est vrai.
25:35On verra si dans un instant
25:37on tient la hausse.
25:37On verra si Wall Street
25:38bat un record dès aujourd'hui
25:39parce que le S&P
25:40est en train à l'instant
25:41d'accélérer 1% de hausse.
25:42À l'instant, le S&P,
25:43il est donc, le S&P,
25:44à l'instant où on se parle,
25:45à moins d'un pourcent
25:46de son record historique.
25:48Et l'autre bonne nouvelle
25:49que peut-être salue le marché,
25:50c'est cet éclairci
25:51sur le marché du crédit privé.
25:53On apprend
25:54qu'alors qu'il y a eu
25:55un énorme stress
25:55ces dernières semaines
25:56sur le marché du crédit privé,
25:57ces retraits massifs
25:59demandés par les clients,
26:00eh bien,
26:01Bluehole Capital,
26:02très exposé au marché
26:03des logiciels,
26:04Bluehole Capital
26:04a réussi à lever
26:05400 millions de dollars
26:06pour ses fonds de crédit privé,
26:07malgré le stress ambiant.
26:08C'est un signal
26:09très rassurant
26:10qui est en train d'arriver,
26:11ce que nous envoie
26:11au Bluehole Capital,
26:12Mabrouk ?
26:13Très rassurant,
26:14je ne sais pas.
26:15En tout cas,
26:15ça montre effectivement
26:16qu'il y a toujours
26:16de l'appétit
26:17pour la classe d'actifs.
26:18Maintenant,
26:18je pense que la leçon
26:19de cette tension
26:21finalement qui a régné
26:22sur la dette privée,
26:24c'est peut-être
26:24faire un peu plus de pédagogie
26:25pour expliquer
26:26ce que c'est que la liquidité
26:27au fond.
26:28Donc, à un moment donné,
26:29on en est là
26:30et quelque part,
26:31finalement,
26:31tous ces besoins,
26:34cette demande finalement
26:34de liquidité
26:35qui n'a pas été pourvue
26:36pour des questions,
26:37on va dire, évidentes,
26:38c'est la classe d'actifs
26:38qui résonne comme ça,
26:40montre finalement
26:41qu'il y a encore peut-être
26:42un peu de pédagogie
26:42mais globalement,
26:43si on arrive encore
26:44à placer,
26:45à lever effectivement
26:46400 millions
26:46pour aller investir
26:47sur des projets
26:49effectivement de dette privée,
26:50c'est plutôt effectivement
26:51un bon signal.
26:52C'est-à-dire que la tension
26:53finalement...
26:53On n'avait pas vu venir
26:54ce bon signal quand même.
26:55On s'imaginait
26:55qu'ils arriveraient
26:56à lever si vite
26:57400 millions d'euros,
26:58c'est deux dollars
26:59de levée de fonds,
26:59c'est leur plus grosse
27:00en un mois
27:01depuis le début
27:01de ces doutes
27:02autour du marché
27:02du crédit privé.
27:03C'est un vrai signal
27:04ou c'est le marché
27:05tout simplement ?
27:06Non, c'est rassurant.
27:08En tout cas,
27:12on va évoluer
27:12le taux de défaillance
27:13de ces entreprises
27:15dans un contexte
27:16où il y a quand même
27:16des perspectives
27:17de ralentissement économique.
27:19Donc mécaniquement,
27:20il devrait y avoir
27:21un taux de défaillance
27:22qui progresse,
27:23ça c'est le premier point.
27:24L'IA,
27:25c'est un acteur
27:26qui apporte
27:28une disruption,
27:29donc qui augmente
27:30le taux de défaillance,
27:31ça c'est le deuxième point.
27:32Et donc finalement,
27:33il y aura des perdants.
27:34Mais c'est normal
27:35puisque vous avez
27:36des acteurs
27:37qui disent
27:39je prête
27:39à ces entreprises-là
27:41parce que des banques
27:42n'ont pas prêté,
27:43ça veut dire
27:44qu'il y a un risque,
27:45ce risque il est rémunéré
27:46par des taux
27:48plus sympathiques,
27:49mais ça veut dire aussi
27:52que vous pouvez
27:53vous retrouver
27:54avoir perdu
27:56votre investissement
27:57parce que derrière
27:58l'entreprise
27:59n'a pas survécu.
28:00Donc ce risque
28:01il est inhérent
28:01et la liquidité
28:03c'est quelque chose
28:03qu'on redécouvre.
28:04On a redécouvert
28:06avec les SCPI
28:07où il y avait
28:08beaucoup d'acteurs
28:09qui pensaient
28:09que c'était un actif
28:10quasiment liquide
28:11et là
28:12c'est encore moins liquide
28:13qu'une SCPI.
28:13Merci.
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