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  • il y a 12 heures
Ce mardi 11 avril, Valentine Ainouz, responsable de la Stratégie Taux chez Amundi Investment Institute, et Anthony Lapeyre, directeur de la Gestion Diversifiée chez Amplegest, ont échangé leur point de vue sur la réaction positive des marchés à l'annonce d'un cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran et la revue à la hausse des perspectives de profit chez les boîtes américaines, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Deux acteurs de marché, vous avez l'habitude de ce rendez-vous avec ce matin en plateau Valentine Hennouz,
00:04responsable de la stratégie taux chez Amundi Investud. Bonjour Valentine.
00:08Bonjour.
00:08Merci de nous accompagner en compagnie de Anthony Lappert, le directeur de la gestion diversifiée de Amplégèse.
00:13Bonjour Anthony, bienvenue également.
00:15Merci à tous les deux de nous accompagner avec encore beaucoup d'actualités ce matin sur les marchés.
00:20Bon certes, Wall Street n'a pas battu de record hier, mais il fallait bien que ça s'arrête un
00:23jour.
00:24Mais néanmoins, il n'y a pas de panique sur les marchés, toujours pas, malgré un week-end qui fut
00:28encore très incertain.
00:29Hier, certes, le pétrole a gagné 5%, mais le marché actions a très bien tenu, idem pour la partie obligataire
00:34Valentine Hennouz.
00:35Les marchés continuent de croire, malgré les nombreuses questions sans réponse, que ce conflit va bien se terminer
00:41et que les impacts seront maîtrisés pour les principales économies mondiales.
00:45Oui, l'annonce de ce cessez-le-feu qu'on a eu il y a déjà quelques jours a été
00:50vraiment bien accueillie par le marché
00:51et a vraiment permis de faire baisser la probabilité de ce scénario de risque
00:55où on rentrait, on avait un choc inflationniste des banques centrales qui étaient obligées de monter très très significativement leurs
01:01taux
01:02et qu'on basculait dans un choc de croissance et ce qu'on basculait en récession.
01:06Donc l'annonce de ce cessez-le-feu a permis de faire baisser la probabilité de ce scénario un peu
01:12noir.
01:12C'était un scénario où on avait des prix du pétrole qui restaient élevés pour une période prolongée
01:19où il faut se rappeler que Donald Trump avait annoncé qu'il allait ramener l'Iran à l'âge de
01:24pierre.
01:24Donc on était quand même il y a quelques temps dans ce scénario-là.
01:28Donc aujourd'hui on s'est éloigné de ce scénario de risque.
01:32Néanmoins on peut quand même s'interroger sur cette réaction très très positive des marchés actions
01:37et ce décalage qu'on a aujourd'hui je trouve entre les marchés actions qui valorisent aujourd'hui le meilleur
01:44et les marchés taux qui sont quand même un peu plus mitigés sur l'issue de ce conflit.
01:52On voit que les taux ont un peu rebaissé surtout sur les parties courtes des courbes
01:57surtout sur les taux courts depuis l'annonce du cessez-le-feu
02:00mais on n'est absolument pas revenu sur les niveaux qu'on avait avant conflit.
02:06Si le marché est passé, le marché attendait 3 ou 4 hausses de la BCE, on est passé à 2
02:11hausses
02:11et le marché sur la Fed était sur un statu quo de la Fed et maintenant il est revenu sur
02:16une à deux baisse.
02:17Mais on n'est pas revenu sur les anticipations de taux qu'on avait avant le conflit.
02:22Donc le marché reste quand même très prudent et toujours quand même dans une dynamique où
02:26quoi qu'il arrive, même si on a une issue proche à ce conflit, on va avoir de l'inflation
02:30et les banques centrales vont réagir.
02:32Et d'ailleurs on en parlera dans un instant puisque la semaine prochaine vous avez la Fed
02:35mais également la BCE qui vont prendre la parole.
02:38Anthony Lappert, le marché obligataire est plus pragmatique que le marché actions ?
02:43Je pense qu'actuellement il se pose plus de questions sur en effet les impacts macroéconomiques
02:48un peu plus long terme, moyen terme à minima
02:51alors que le marché actions est très focalisé sur de la réaction court terme
02:54et le rebond qu'on a eu, c'est ce que vous disiez en introduction, a été franc et massif
02:59on va dire côté américain avec le Nasdaq qui enchaînait 13 séances de hausse.
03:03Hier, il faut bien noter que la sphère des semi-conducteurs a été en hausse encore
03:07pour la 15e séance d'affilée je crois, même plus que ça.
03:12Et on a une hausse continue en fait sur cette sphère-là de 30% sur le moins en cours
03:18en fait.
03:1830% de hausse sur la sphère des semis.
03:20Donc il y a un rebond qui est extrêmement fort, qui est très technique malgré tout
03:24puisqu'on voit des flux d'acteurs de court terme qui sont revenus acheteurs massivement du marché
03:30c'est vrai de beaucoup de stratégies systématiques, de la sphère des hedge funds aussi
03:34on a eu des achats sur l'annonce du cessez-le-feu de l'ordre de 90 milliards
03:39de toute cette communauté très court-termiste
03:42et donc ça, ça a donné une jambe d'accélération très franche.
03:47Maintenant, si on prolonge un tout petit peu la fenêtre d'analyse
03:51je pense que le marché obligataire est plus dans cette logique-là
03:54et c'est pour ça que le marché des taux, on a quand même une inflation
03:59qui est un petit peu mieux intégrée sur les anticipations notamment des banquiers centraux
04:07et la question qui va se poser c'est le ralentissement de la demande.
04:11Et c'est important de se poser ces questions-là
04:13parce qu'on est en pleine séquence de résultats aux US
04:17donc on a eu des publications de très bonnes factures la semaine dernière
04:21notamment sur les banques américaines.
04:23Globalement, là, à l'heure où on se parle, on a 80% des sociétés du S&P 500
04:27qui ont publié des bénéfices au-dessus des attentes
04:31donc on est toujours dans une dynamique extrêmement positive et optimiste
04:34on a des révisions haussières.
04:36Après, si on est un petit peu plus granulaire dans l'analyse
04:39on se rend compte que cette dynamique très forte
04:42et surtout cette dynamique de révision positive
04:44elle est très concentrée dans le marché.
04:46Elle est très concentrée notamment sur le secteur de l'énergie
04:48on comprend pourquoi parce qu'en mars les prix se sont envolés
04:51mais elle est aussi très concentrée avec la tech
04:53et c'est ce qui explique que la révision globale au niveau de l'indice
04:56vu le poids de ce secteur-là est franchement dans le vert.
04:59Mais dans les faits, vous prenez trois valeurs
05:01qui sont Micron sur les mémoires
05:04qui sont Chevron et ExxonMobil
05:07vous avez 75% des révisions positives sur l'indice S&P
05:12qui viennent de ces trois valeurs.
05:14Sans compter la tech également
05:15qui va publier la semaine prochaine
05:16où les attentes sont très très fortes.
05:18D'ailleurs, c'est vrai que ce rebond
05:20il se doit notamment, Valentine et nous
05:22sur le fait que les analystes ont revu massivement à la hausse
05:25leur perspective de profit pour cette année.
05:28Oui, pour les boîtes américaines
05:31on est sur des attentes de profit assez élevées.
05:34Et ce que moi je vais surveiller de très près
05:36c'est des investissements
05:38parce qu'on a aujourd'hui les boîtes de la tech
05:39qui vont être entre 600 et 700 milliards d'investissements
05:42cette année, c'est 2% du PIB.
05:45Ça compte maintenant même pour la croissance du PIB
05:48de l'économie américaine.
05:49On a une partie importante de la croissance
05:51de l'économie américaine aujourd'hui
05:52qui va reposer sur l'investissement de cinq entreprises.
05:55C'est juste monstrueux.
05:56Donc je pense que c'est à la fois un sujet
05:59pour les investisseurs actions
06:00mais c'est carrément maintenant devenu un sujet macro.
06:05Et la question c'est est-ce que ces investissements vont être rentables ?
06:08Est-ce qu'on va remettre en doute la trajectoire de ces investissements ?
06:12Parce qu'entre cette année et entre l'année 2025 et 2026
06:16on est fois deux sur les investissements.
06:18Donc pour moi il est quand même, ça va être compliqué
06:20de maintenir ce même rythme d'augmentation des investissements
06:23pour ces grandes entreprises.
06:24Donc c'est à la fois une question pour les investisseurs actions
06:27mais c'est vraiment aussi pour moi
06:29une question macro pour l'économie américaine.
06:33Cette dynamique qu'on a des investissements dans l'IA
06:36et bon ça c'est aussi avec Kevin Warch
06:38qui va aujourd'hui parler.
06:40On va être très attentifs à son discours
06:43parce que pour moi un des challenges de l'économie américaine
06:45pour les trimestres à venir
06:48ça va être est-ce qu'on va pouvoir élargir ou pas
06:51ce cycle de capex qu'on a aujourd'hui sur cinq entreprises
06:54à l'ensemble de l'économie américaine ?
06:56Est-ce que l'économie américaine
06:58que ce soit pour moi pour les marchés financiers
07:00mais aussi pour les chiffres de croissance macro-américaine aujourd'hui
07:05c'est un pari sur l'IA ?
07:07Est-ce que les Etats-Unis vont réussir leur pari sur l'IA ?
07:10Aujourd'hui il y a une volonté très très forte d'investir
07:12ces investissements sur cinq entreprises.
07:15Est-ce qu'on va réussir à élargir ce cycle de capex
07:17de dépenses en investissement sur l'ensemble de l'économie américaine ?
07:22Est-ce que ces investissements vont générer les gains de productivité attendus ?
07:27Donc c'est vraiment aujourd'hui pour moi l'économie américaine
07:29c'est ce pari sur l'IA
07:30et là pour moi je vais être très attentive dans le discours de Kevin Warch
07:35qu'est-ce qu'il va dire sur cette dynamique ?
07:37Parce qu'une des grandes théories de Kevin Warch
07:39c'était aussi pour lui ses investissements
07:42l'IA ça va être désinflationniste
07:44mais ça ne va pas arriver tout seul
07:47pour qu'on puisse avoir ces baisses, ces moins de pression sur les prix
07:51il va falloir des investissements
07:53et ces investissements vont pouvoir être faits que si on baisse les taux
07:57c'est pour ça que ces baisses de taux pour moi étaient clés pour l'économie américaine
08:00et là on rentre dans un environnement où il y a eu un choc exogène sur l'inflation
08:04où ça va être un peu plus compliqué à court terme de baisser les taux
08:07c'est pour ça que maintenant moi je m'interroge
08:09je trouve sur les marchés actions et les marchés taux
08:12pour moi la question suivante c'est croissance
08:14qu'est-ce qu'on va voir sur cette croissance ?
08:16parce que la croissance l'année prochaine aux Etats-Unis
08:18elle devait pour moi être soutenue par des baisses de taux
08:21donc aujourd'hui on est tous très très focalisés
08:24ce risque inflation, le marché interprète ce conflit au Moyen-Orient
08:28comme étant un choc d'inflation, un choc de taux
08:31mais pour moi la question, l'étape suivante
08:33et je trouve que le marché peut-être ne s'interroge pas
08:36ou n'est pas encore sur ce thème
08:37c'est quelle va être la croissance post-conflit
08:41dans quel environnement de croissance on va être
08:43Anthony Lappert pour rappel
08:45depuis le début de ce conflit
08:46les marchés n'anticipent plus de baisses de taux
08:48de la part de la Fed pour 2026
08:50Oui tout à fait
08:51et je pense que Valentin met le doigt exactement
08:54sur le sujet des prochains mois
08:56avec l'arrivée de Kevin Warch
08:57sur la dynamique de l'économie américaine
09:02on parlait déjà de la divergence économique profonde
09:05qu'on avait aux Etats-Unis avec d'un côté la tech
09:07qui va en effet réaliser 2% de contribution dans le PIB cette année
09:11et le ralentissement potentiel de la demande du consommateur
09:14au niveau américain
09:15on dit depuis des années que l'économie américaine
09:18est tirée par son consommateur, la demande, sa contribution dans la croissance
09:22et l'économie mondiale était aussi assise sur ce pilier-là
09:26pendant pas mal d'années
09:26aujourd'hui on change de paradigme
09:29avec véritablement la tech qui fait le marché
09:32et qui fait la croissance
09:33nous notre conviction chez Amplogest c'est quand même
09:35qu'on est vraiment dans une phase où la demande américaine
09:40va ralentir dans les prochains mois
09:42on considère vraiment que justement la patte du consommateur
09:45est en phase de pression désormais trop forte
09:51notamment dans le contexte du choc énergétique
09:54qu'on a vécu au mois de mars
09:55et qu'en fait on voit la croissance des salaires ralentir désormais fortement
10:00on a toujours des salaires qui croissent mais en fait d'un point de vue réel
10:03il commence à être vraiment mis sous pression
10:06et donc ça selon nous c'est quand même un message économique
10:09qui devrait in fine se traduire par une position de la banque centrale
10:13et de Kevin Walsh comme plutôt accommodante
10:16même si il y a une bulle d'incertitude qui arrive sur le marché aujourd'hui
10:20évidemment l'audition de cet après-midi va peut-être donner quelques pistes
10:23mais il va certainement y avoir une première phase de confrontation assez directe
10:27avec Trump sur la baisse de taux tout de suite
10:29mais je pense qu'in fine il n'y aura pas le choix entre guillemets
10:32le double mandat de la Fed entre la gestion de l'inflation
10:35et la gestion du marché de l'emploi
10:37poussera certainement à in fine aller vers des baisses de taux
10:42ce qui sera en effet plutôt positif pour la croissance économique
10:46si on se projette à quelques mois en avant
10:49et pour le marché actions aussi
10:50et pour le marché actions du coup également
10:53malgré tout c'est cette période d'incertitude
10:54qui va être particulièrement impactante
10:59notamment pour la valorisation du marché
11:00Valentin et nous c'est compliqué de faire des scénarios en ce moment
11:03parce que tout dépend de la situation en Iran
11:04où sera le baril du pétrole dans un mois ou deux mois
11:06c'est juste compliqué de mettre des probabilités
11:09de se dire on est très confiant dans notre scénario central
11:11et votre scénario central par rapport à ces baisses de taux là
11:14aujourd'hui aux Etats-Unis
11:16on parlera de l'Europe dans un second temps
11:18mais vous pensez que la Fed peut baisser les taux cette année ?
11:20enfin d'ici à la fin de l'année ?
11:21Alors nous on est sur une baisse de taux début de l'année prochaine
11:25et après une deuxième baisse de taux plutôt courant fin 2027
11:29mais on est quand même toujours sur un scénario
11:31où la Fed va baisser des taux
11:32et je rebondis
11:33c'est très important aujourd'hui de comprendre
11:35il y a la croissance qui tient
11:36malgré la baisse du revenu disponible
11:38et ça c'est quand même assez impressionnant
11:40en général quand il y a la baisse du revenu disponible
11:42des ménages américains
11:42on a une croissance qui ralentit
11:44aujourd'hui on a la croissance de la consommation qui tient
11:47par de l'effet richesse
11:48par les ménages les plus aisés
11:50il y a 10% des ménages les plus aisés
11:52qui font 50% de la consommation aux Etats-Unis
11:54et ces 10% des ménages les plus aisés
11:56détiennent 85%
11:58de l'ensemble des actions détenues par les ménages américains
12:01donc on a une croissance de la consommation aujourd'hui
12:03qui tient
12:04grâce à de l'effet richesse
12:05donc l'économie américaine
12:07on peut dire oui
12:08l'économie européenne
12:09l'économie asiatique
12:11sont très vulnérables
12:12sont très exposées à ce conflit
12:13via les prix de l'énergie
12:14un peu moins les Etats-Unis parce qu'ils sont exportateurs de pétrole
12:17mais l'économie américaine
12:20via la consommation
12:21reste extrêmement vulnérable
12:23à une volatilité forte sur les marchés financiers
12:26la consommation aujourd'hui des ménages américains
12:28elle dépend vraiment de ce qui se passe sur le marché à action
12:31et va être très sensible
12:32si on a des mauvaises nouvelles sur les taux
12:34c'est pour ça que nous on reste quand même dans une dynamique
12:37où la Fed va devoir baisser ses taux
12:39la croissance aux Etats-Unis aujourd'hui
12:41repose sur deux choses très simples
12:43la consommation des ménages les plus riches
12:45le marché à action
12:47et les investissements dans l'IA de cinq entreprises
12:50et l'emploi quand même non ?
12:51on aura des chiffres de l'emploi dans une dizaine de jours
12:54l'emploi évidemment
12:55mais ce que je veux dire c'est que cette croissance
12:57la croissance de l'économie aujourd'hui
13:00c'est vraiment aujourd'hui le marché à action
13:01mais si on a aujourd'hui des mauvaises nouvelles sur l'emploi
13:06oui on aura évidemment rien que le marché à action
13:09qui va réagir aussi
13:10les chiffres de l'emploi qui seront publiés
13:12chaque premier vendredi du mois donc on aura les chiffres là dans une dizaine de jours
13:16je vais être honnête avec vous
13:17je regarde chaque chiffre d'emploi qui tombe avec un peu de prudence
13:20parce qu'ils sont tellement révisés
13:22et moi ce que je préfère c'est plutôt regarder globalement
13:24qu'est-ce qui se passe depuis quelques mois sur le marché de l'emploi aux Etats-Unis
13:27et si on regarde les créations d'emplois sur l'année dernière
13:30on est quand même sur un niveau des plus faibles
13:32depuis le début des années 2000
13:34si on exclut les années de récession
13:35donc aujourd'hui pour moi ce qui est très marquant
13:37et c'est un nouveau phénomène avec l'IA
13:39c'est qu'on a de la croissance sans emploi
13:41et ça c'est nouveau
13:42et ça c'est nouveau évidemment
13:44et quels sont les baromètres alors que vous surveillez sur le marché de l'emploi ?
13:47parce que c'est vrai qu'il y a eu le shutdown fin 2025
13:50qui a totalement brouillé ces chiffres de l'emploi
13:54depuis on voit qu'il y a pas mal de révisions
13:55ne serait-ce que depuis le début de l'année
13:57il y a l'enquête ADP
13:58il y a les inscriptions hebdomadaires au chômage
14:00aujourd'hui quand on est auditeur, téléspectateur
14:01qu'on a envie de suivre la situation de l'emploi aux Etats-Unis
14:03comment on fait ?
14:04évidemment je regarde chaque chiffre de l'emploi comme tout le monde
14:06parce que d'ailleurs rien que pour la bonne raison
14:08il faut les prendre avec du recul
14:09c'est ça un petit peu le message
14:10et les conjuguer ensemble
14:12exactement
14:12déjà parce que rien les marchés les regardent
14:14donc je me dois de les regarder
14:16mais je prends un peu de recul
14:17et surtout on regarde sur
14:18moi je te dirais une période un peu plus longue
14:19après ce que je regarde aussi
14:20c'est le taux de chômage longue durée
14:22qui est en train de remonter
14:24le taux de chômage longue durée aux Etats-Unis
14:25et le nombre d'emplois vacants par chômeur
14:29rien qu'un petit rappel
14:30post-Covid on avait deux emplois vacants par chômeur
14:32le marché était chaud bouillant
14:33maintenant on n'a même plus un emploi vacant par chômeur
14:36il nous reste trois minutes
14:37vous faites quoi aujourd'hui dans les portefeuilles
14:38Anthony Laperche et Amplegeste ?
14:40vous êtes directeur des gestions diversifiées
14:42oui alors
14:43on investit nous dans un
14:45dans un état d'esprit
14:47qui est véritablement ancré sur une économie mondiale
14:51qui repose sur la sphère de la production
14:53donc pour refaire le lien avec ce que je disais
14:55sur l'économie américaine
14:56on considère que vraiment
14:56la consommation des ménages
14:59n'est pas un pilier économique central
15:02donc ça veut dire quoi ?
15:03ça veut dire qu'on va chercher
15:03les sphères domestiques
15:05que ce soit en Europe
15:06que ce soit en Asie
15:07on aime beaucoup le marché asiatique
15:08on aime la Chine domestique
15:10on aime beaucoup le Japon également
15:12et on aime ces marchés
15:13parce que déjà
15:14on est dans une phase
15:15où on a des révisions bénéficiaires
15:17très positives
15:18sur ces zones-là
15:19et ça commence en Chine
15:21après trois ans
15:22où c'était franchement délicat
15:23et surtout
15:24on a une bonne dispersion
15:26je dirais
15:27dans la révision de ces bénéfices
15:28c'est-à-dire que
15:29contrairement au marché américain
15:30qui est tiré malgré tout
15:31par quelques noms
15:33quelques secteurs
15:33on a une diffusion
15:34beaucoup plus profonde
15:35dans les révisions bénéficiaires
15:36et ça, ça nous intéresse
15:38en termes de dynamique
15:38économique profonde
15:39je dirais
15:40et par ailleurs
15:41on aime des marchés
15:42qui sont un peu décorrélants
15:43par rapport à cette locomotive mondiale
15:45qu'est la tech
15:46et à ce malgré tout risque
15:48IA
15:48qu'évoquait Valentine tout à l'heure
15:51on aime du coup
15:53véritablement
15:53la sphère énergétique
15:54par exemple
15:55qui est pour nous
15:55le nœud central
15:56pour les prochaines années
15:58aussi de réussite
15:59de la tech
15:59et de l'IA
16:00donc typiquement
16:01en Europe
16:01on investit
16:02dans des services
16:03aux collectivités
16:04des utilities
16:05on investit
16:05dans la sphère
16:06des infrastructures
16:07on investit aussi
16:07dans des paniers de valeurs
16:08qui sont exposés
16:09à la diffusion
16:11de l'électrification
16:13dans le mix énergétique
16:14et c'est des valeurs
16:15qui sont à la fois
16:16favorisées par le développement
16:17des data centers
16:17et aussi par
16:18on va dire
16:19la rénovation
16:20de la grille européenne
16:21au niveau énergétique
16:22donc on est vraiment assis
16:24sur des tendances de fond
16:25qui nous semblent centrales
16:26pour les prochaines années
16:27donc d'un point de vue allocation
16:29ça veut dire quoi ?
16:29ça veut dire Asie, Europe
16:31quelques paniers
16:31sur la tech US
16:32mais on est assez peu
16:33exposés aux US
16:34pour les raisons
16:34que je mentionnais
16:35pour l'instant
16:35on considère
16:36qu'il y a quand même
16:36de la volatilité devant nous
16:38et des positionnements techniques
16:39extrêmement tendus
16:40à ce stade
16:40sur la partie taux
16:41Amandine et nous
16:45sur la partie taux
16:46stratégie de taux
16:46vous continuez toujours
16:48à privilégier
16:48la partie courte
16:49moyenne
16:49nous notre scénario
16:50de toute façon
16:51notre allocation
16:51est assez similaire
16:53notre scénario
16:53c'est un impact modéré
16:55sur la croissance
16:55et l'inflation de ce conflit
16:57et on pense que
16:59les banques centrales
17:00surtout la BCE
17:01ne va pas monter ses taux
17:02comme ce qu'anticipe
17:03le marché aujourd'hui
17:04on est dans un contexte
17:05qui est totalement différent
17:06de 2022
17:06moins de demandes
17:08moins d'inflation
17:08et surtout des taux réels
17:09aujourd'hui
17:10qui sont déjà
17:10beaucoup plus élevés
17:11que ce qu'on avait
17:12en 2022
17:13donc nous on pense
17:14que la BCE
17:15ne va pas monter ses taux
17:16donc on voit de la valeur
17:18aujourd'hui
17:18sur les parties courtes
17:19des courbes
17:20et on voit aussi
17:20beaucoup de valeur
17:21sur le crédit
17:22investment grade
17:22sur le crédit
17:24bien noté
17:25parce qu'il y a des rendements
17:26aujourd'hui plus attractifs
17:27et c'est un point d'entrée
17:28il faut en profiter
17:28Merci à tous les deux
17:29nous a raccompagnés ce matin
17:31Valentin Enouz
17:31est donc responsable
17:32de la stratégie de taux
17:33chez Amundi Investut
17:35et Anthony Laperre
17:36le directeur
17:36de la gestion diversifiée
17:38et de l'emploi geste
17:39Merci à tous
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