- il y a 9 heures
Ce samedi 11 avril, Amaury Dutreil, directeur général de Krys Group, Claire Koralewski, directrice générale de Médiaperformances, et Thomas Didier, fondateur et président d'Eyesoft, étaient les invités dans l'émission Focus Retail présentée par Eva Jacquot. Focus Retail est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.
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00:04BFM Business, Focus Retail, Eva Jaco.
00:10Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour une toute nouvelle émission de Focus Retail.
00:15Et au programme aujourd'hui, lunettes connectées, intelligence artificielle, nouveaux usages.
00:19Le secteur de l'optique est en pleine transformation.
00:22Les opticiens deviennent de véritables acteurs de la tech et se lancent sur les lunettes connectées.
00:28Mais jusqu'où peut aller cette révolution pour en parler ?
00:30J'aurai le plaisir de recevoir Amaury Dutreil, il est directeur général de Crise Group.
00:35Et puis, nous irons dans un second temps à la rencontre d'une start-up française qui bouscule les codes
00:40de l'optique.
00:41Ça s'appelle A-Soft, des solutions qui mêlent réalité virtuelle et analyse du regard.
00:46Et je recevrai son fondateur, Thomas Didier, Focus Retail. C'est parti.
00:52Focus Retail, l'interview.
00:56Et j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau Amaury Dutreil.
00:59Bonjour.
00:59Bonjour.
00:59Bienvenue sur le plateau de BFM Business.
01:01Vous êtes le directeur général de Crise Group.
01:04Ici aussi sur ce plateau, Claire Coraleski, notre experte retail sur cette émission.
01:09Vous êtes directrice générale de Média Performance.
01:12Alors qu'on parle de plus en plus de lunettes connectées avec un marché qui pourrait poser 200 milliards de
01:18dollars en 2040.
01:19Le modèle de méta est le plus connu.
01:21À ce jour, il y a Google qui va se lancer très bientôt sur le sujet.
01:25Et puis, les opticiens aussi, après Aflelou.
01:28C'est au tour de Crise d'en faire un axe d'innovation prioritaire.
01:31Pourquoi est-ce que vous avez décidé de vous lancer sur ce créneau ?
01:34Parce que c'est un créneau d'avenir pour l'optique.
01:37Parce que c'est un nouveau relais de croissance pour nous.
01:40Ça préfigure un peu de ce que pourrait devenir l'optique dans quelques années.
01:44Alors justement, est-ce que vous pouvez nous dire combien est-ce que vous vendez de lunettes connectées,
01:50donc les modèles méta, à savoir Ray-Ban et Auclé, en magasin ?
01:54Oui, on doit être pas loin maintenant des 10 000 unités vendues depuis le début,
01:59donc depuis une quinzaine de mois.
02:02Et la montée en puissance est assez forte, donc ça s'accélère.
02:06Vous le ressentez ça en magasin ?
02:07Oui.
02:07On vous en demande de plus en plus ?
02:09Bien sûr, on a de plus en plus de magasins qui sont dépositaires.
02:11Et puis en effet, il y a une demande qui s'organise de plus en plus.
02:15Ça réclame un peu d'adaptation de la part de nos équipes,
02:18parce que c'est pas exactement la même vente.
02:21Ça demande un accompagnement de la part des opticiens un peu spécifique.
02:26Mais on s'y fait très bien.
02:27On mesure d'ailleurs la satisfaction des gens qui achètent des lunettes connectées chez nous.
02:31On a une mesure qui s'appelle le NPS.
02:34Le niveau de satisfaction est extrêmement haut sur la vente des lunettes connectées.
02:40Vous nous avez, on voit effectivement à l'image défiler des photos de ce modèle un peu particulier
02:47que vous avez mis au point, au look plutôt sportif.
02:50C'est réservé aux sorties outdoor, puisque, allez-y, vous pouvez les mettre à Maury.
02:55Oui, je les ai amenés avec moi.
02:56Je peux les mettre, effectivement, si vous voulez.
02:57Alors, vous pouvez les mettre quand vous voulez, si vous voulez.
02:59Mais c'est vrai que le style est plutôt adapté à l'extérieur, aux balades, à la pratique du sport,
03:06à la pratique de la course à pied.
03:08Donc, c'est plutôt un modèle, en effet, sportif, qui a des vertus auditives et visuelles.
03:14C'est-à-dire qu'il a une caméra embarquée au milieu,
03:17qui permet de prendre des photos ou des vidéos, avec grosso modo une heure d'autonomie.
03:22Et puis, il permet, par les haut-parleurs et les micros qui sont dans les branches,
03:29il permet de recevoir ou de passer des appels téléphoniques,
03:33de recevoir la radio, d'écouter BFM Business, si on le souhaite,
03:37pendant qu'on se balade en vélo.
03:38Non, on n'a pas le droit en vélo, mais au moins quand on court.
03:41Donc, voilà.
03:42Donc, il y a pas mal de services associés à ces produits.
03:44Alors, c'est un modèle qui fait penser à un modèle un peu futuriste.
03:48C'est moins cher.
03:50Ça ressemble d'ailleurs au modèle des hauts clés de Meta.
03:53Mais ça reste quand même moins cher, largement.
03:54Oui, alors nous, on les propose à 299 euros.
03:57Donc, c'est à peu près, effectivement, la moitié du prix de nos concurrents sur ce créneau-là.
04:02Alors, vous, vous mesurez quand même à des géantes de la tech, notamment à Meta.
04:07Comment est-ce qu'on arrive au même résultat que Meta ?
04:11Est-ce que vous vous êtes, je crois pour l'occasion, associé à une start-up spécialisée ?
04:16Oui, on s'est associé avec BlickUp.
04:18Ce sont des gens qu'on connaît bien, qui sont dans l'optique, évidemment, depuis très longtemps,
04:22mais très professionnels sur les aspects technologiques.
04:26Nous, on est des opticiens.
04:27Donc, on connaît bien la partie optique, on connaît bien la partie vert.
04:30On est fabricants de vert, d'ailleurs, nous, chez Cris Group.
04:33Mais on a souhaité s'associer à des gens qui, en effet, maîtrisent la technologie, la conception de produits
04:39qui embarquent des éléments assez costauds du point de vue technologique, parce que ce n'est pas notre métier.
04:48Là, ce sont des verres solaires.
04:51On peut les adapter aussi à la vue ?
04:53Oui, vous pouvez les adapter à la vue.
04:55En fait, ce qu'on a imaginé sur ce produit, c'est un petit binocle, vous voyez, sur lequel vous
05:03pouvez monter des verres correcteurs.
05:05Et en fait, ça vient tout simplement se clipper sur la monture.
05:11Et donc, ça vous permet d'avoir des verres corrigés et de pouvoir faire votre pratique du sport sans avoir
05:18de verres correcteurs à côté.
05:20Claire Coraleski.
05:21Oui, alors on voit effectivement l'optique aussi attaquée par des pure players en e-commerce.
05:26Là, vous avez un produit, je suppose, avec un positionnement prix qui pourrait justement se prêter à être vendu en
05:33e-commerce.
05:34C'est aussi un produit pour ce type de distribution ou c'est quand même vraiment le magasin qui va
05:41rester central ?
05:42Ça peut. Alors nous, on est plutôt un retailer physique.
05:47On a un réseau de 1675 magasins.
05:50Donc, on pense en premier lieu à nos magasins, même si on fait de la vente en ligne.
05:54Aujourd'hui, l'optique, c'est quand même un produit qui se vend en magasin.
05:58Il y a un besoin d'accompagnement, il y a un besoin de service.
06:01Il y a une correction visuelle la plupart du temps qui réclame un accompagnement par un opticien.
06:08Donc, la vente en ligne, elle est très peu développée.
06:11Les clients ont encore besoin d'un vrai accompagnement.
06:15Je vous donne un exemple sur la contacto, sur les verres de contact,
06:18qui sont les produits qui sont à la limite les plus simples à vendre en ligne.
06:21On est aux alentours de 12-13% du marché français qui se pratique en ligne.
06:27Et ce pourcentage baisse. Il diminue parce que les gens ont vraiment besoin et envie d'avoir ce contact régulier
06:34avec leur opticien.
06:35Le niveau de service est très bon dans les magasins d'optique.
06:38Et donc, il y a une satisfaction qui fait qu'on ne se déporte pas beaucoup sur le online encore.
06:43Alors, vous le disiez, 1675 magasins.
06:46Il faut savoir que Cris, c'est une coopérative d'opticiens qui mêlent à la fois optique et audition.
06:52Audition, d'ailleurs, je crois que vos résultats sont plutôt positifs.
06:56Vous visez 2 milliards d'euros d'ici à l'année prochaine, justement grâce à des innovations comme celle-ci,
07:01mais aussi grâce à l'audition qui se développe, qui a une grosse croissance, mais qui reste quand même moindre
07:06face à l'optique.
07:07Oui. Alors, pour vous donner quelques chiffres.
07:08Nous, en effet, on a 60 ans cette année. On est une coopérative qui fête ses 60 ans cette année.
07:141675 magasins. On fait un milliard et demi de chiffre d'affaires en forte croissance cette année, 4,9%.
07:20Le milliard et demi se décompose en 1,450,000,000 en optique et 50,000,000 en audition.
07:28Donc, c'est 97% contre 3%.
07:30Mais la dynamique, elle est bien plus forte pour l'instant en audition.
07:35On a une croissance en 2025 de 32% sur la partie audition.
07:40Donc, la contribution de l'audition à la croissance du groupe, elle est forte.
07:44Elle est d'environ 16% pour l'année 2025.
07:47Donc, ça monte en puissance.
07:48On a encore de très, très belles perspectives.
07:51On est un réseau jeune en audition.
07:54On a quand même 430 magasins en audition.
07:57On en avait 30 il y a 10 ans.
07:59Mais alors, justement, ces magasins, 430 magasins,
08:01est-ce qu'il y a des crises à part entière dédiées à l'audition, des crises optiques
08:05et parfois des modèles de magasins qui fusionnent les deux ?
08:09Vous avez justement lancé un nouveau format sous ce concept-là.
08:14Il y en a combien des modèles comme celui-là ?
08:17Alors, notre modèle à nous, c'est plutôt de regrouper l'optique et l'audition sous un même toit.
08:22On a une trentaine de magasins d'audition seuls,
08:25mais qui, d'ailleurs, en général, ne sont pas très, très loin du magasin d'optique principal,
08:30dont ils se sont désolidarisés au bout d'un moment
08:33parce que le volume d'affaires faisait qu'on avait besoin d'un peu plus d'espace pour l'audition.
08:37Le modèle de base, c'est plutôt d'avoir un espace dédié à l'audition
08:41dans le même magasin pour offrir à nos clients
08:45une prestation d'ensemble sur la santé sensorielle,
08:49que ce soit les yeux, que ce soit les oreilles, dans une unité de lieu.
08:53Le panier moyen, il est comment sur l'audition versus l'optique ?
08:57Il est plus élevé. Sur l'optique, on est aux alentours de 500 euros, à peu près.
09:02Sur l'audition, on est plutôt aux alentours de 1 200.
09:05Donc, évidemment, ce sont des produits qui sont plus chers.
09:08Dans les deux cas, vous avez une offre 100% santé.
09:10Donc, vous pouvez accéder aussi bien à des lunettes
09:13qu'à des aides auditives à 0 euro de reste à charge.
09:17Ça, c'est possible depuis la loi du 100% santé.
09:20Mais les produits d'audition sont un peu plus chers.
09:23Alors, on a un renouvellement produit assez long,
09:26a priori plus de deux ans, au moins, sur les lunettes.
09:28Comment on fait pour maintenir une relation avec le client futur prospect,
09:33puisque c'est un peu le cas, et qu'il revienne chez Chris ?
09:36Oui. Alors, c'est vrai qu'en moyenne,
09:39on a le droit à un renouvellement de ses lunettes tous les deux ans.
09:42Les gens n'utilisent pas ce droit à deux ans et un jour.
09:46Nous, on voit des clients revenir aux alentours de trois ans.
09:49Un petit peu avant trois ans.
09:51Il n'y a pas d'abus de ce point de vue-là,
09:52et tant mieux d'une certaine manière.
09:54Par contre, c'est vrai qu'il faut installer une relation continue,
09:57parce qu'il ne faut pas qu'on se fasse oublier.
09:59C'est pour ça qu'on offre une grande variété de produits.
10:03La contactologie, les lentilles de contact, par exemple,
10:06font que vous venez plus souvent.
10:08Quand vous achetez des lentilles de contact,
10:09vous venez plutôt près de deux fois par an,
10:12au lieu d'une fois tous les trois ans,
10:13pour les gens qui n'achètent que des lunettes.
10:15Et puis, vous pouvez venir aussi chez votre opticien,
10:17il ne faut pas l'oublier, pour acheter des lunettes de soleil,
10:20pour acheter des lunettes de sport.
10:23On ne le sait pas suffisamment,
10:25mais vous pouvez mettre à votre vue
10:27des petites lunettes pour aller à la piscine, par exemple,
10:30des lunettes pour faire du vélo.
10:32Vous pouvez acheter des lunettes de pratique sportive,
10:34maintenant, connectées.
10:36L'offre, en fait,
10:37que vous pouvez retrouver chez un opticien,
10:39finalement, elle dépasse assez largement
10:42l'offre classique de lunettes telles que je les porte.
10:45Il y a une démarche CRM aussi,
10:47de base de données, d'activation ?
10:49Bien sûr, on essaye de garder le contact avec nos clients,
10:53en étant très respectueux des règles RGPD, évidemment.
10:56Mais en effet, on essaye d'entretenir un peu cette relation au long cours.
10:59Comment est-ce qu'on arrive à innover
11:01quand on est un opticien,
11:02face à la grande concurrence qu'on a en face de nous ?
11:05Quels sont les axes,
11:06à part, bien sûr, les lunettes connectées,
11:08quelles sont les autres innovations ?
11:09Est-ce que ça passe par le service en magasin aussi ?
11:12Oui, beaucoup.
11:13Vous avez raison de le signaler.
11:15Il y a l'offre produit qui peut être innovante.
11:18Il y a l'offre du magasin en elle-même,
11:21dans son merchandising,
11:23dans la manière de concevoir le magasin.
11:26On a un nouveau concept.
11:27On aura peut-être l'occasion d'en parler.
11:29On est en train de le tester.
11:31Ça passe aussi par les services que vous présentez,
11:35ou l'expérience client que vous offrez à vos clients.
11:40Je crois qu'on parlera tout à l'heure
11:41avec certains de nos partenaires,
11:44iSoft,
11:45qui présentent un masque de réalité virtuelle
11:50qui nous permet à nous
11:51de faire la mesure exacte
11:56du besoin de correction auditive en magasin.
12:01Jusqu'à présent,
12:02pour quelqu'un qui fait ses lunettes,
12:04on lui mesurait son écart pupillère
12:06entre les deux yeux
12:07avec une machine qui ressemble un peu
12:08à des gros trucs,
12:12des grosses jumelles.
12:13C'est ça.
12:14Exactement.
12:15Aujourd'hui, on arrive à le faire
12:16avec un masque de réalité virtuelle
12:18qui est très, très bien,
12:20dont on parlera.
12:21Oui, Amouly, ne dévoilez pas tout
12:23parce que là, vous avez déjà
12:24trois questions qui sont passées sur la start-up.
12:26J'en dis pas plus.
12:27Non, je voulais parler d'autre chose.
12:29On parle aussi,
12:30donc il y a effectivement ce casque
12:31dont on reparlera,
12:32mais il y a aussi des innovations
12:33sur la réparation,
12:35sur l'artisanat.
12:36Oui.
12:37Oui, alors on est en train de tester,
12:39par exemple,
12:40dans deux de nos magasins,
12:42une fabrication de montures sur place.
12:45C'est un concept qu'on appelle Origine.
12:47Via des verres que vous, vous fabriquez ?
12:49Oui, absolument.
12:50Alors, on est fabricant de verres, nous.
12:51On a une usine dans les Yvelines,
12:55à Bazinville,
12:56où il y a 500 salariés
12:57qui travaillent pour Cris Group.
12:59On fabrique donc nos verres.
13:01C'est une usine qui est superbe,
13:03dans laquelle on a investi
13:03plus de 50 millions d'euros
13:04ces dix dernières années,
13:06donc qui est au top de la technologie
13:10sur le plan visuel.
13:13Donc, on fournit nos clients
13:15avec des verres qui viennent
13:16de notre propre usine-entrepôt
13:20à peu près à 65-70% de nos volumes.
13:25Donc, ça, c'est en effet
13:27un des axes très, très importants
13:28de notre développement
13:29depuis un certain nombre d'années.
13:31Très rapidement, Amaury,
13:32parce qu'il nous reste peu de temps,
13:33mais vous visez 400 ouvertures
13:35de magasins d'ici à 2028.
13:37Aujourd'hui, où est-ce que vous en êtes ?
13:38Et surtout, quelles sont les zones
13:40que vous visez ?
13:41On a vu récemment une étude
13:42de la CCI qui faisait état
13:44de la vacance commerciale
13:45dans les centres-villes
13:46qui dépasse les 10%.
13:47Est-ce qu'il y a encore
13:48de la place dans les centres-villes ?
13:50Oui, il reste de la place.
13:51Alors, nous, on a un plan
13:52qui devait nous permettre
13:54d'ouvrir 400 magasins
13:55entre 2023 et 2028.
13:57Aujourd'hui, on est à 250.
13:59On est un petit peu en avance de phase.
14:01Et donc, on pense qu'on finira
14:02notre plan avec à peu près
14:03six mois d'avance.
14:05On voit encore des opportunités.
14:07Ce qui est vrai, c'est qu'il ne faut pas
14:09développer n'importe comment.
14:10Il faut bien identifier les zones.
14:12L'ambition qu'on a,
14:14c'est d'être à un quart d'heure
14:15de tous nos clients.
14:16C'est vraiment un commerce
14:18de proximité.
14:20Les clients ont besoin
14:21de venir pas loin de chez eux.
14:23Ils n'aiment pas trop se déplacer.
14:25Donc, on a besoin.
14:26C'est nous qui venons à eux
14:26plutôt que le contraire.
14:28Et il y a encore des opportunités,
14:30y compris en centre-ville.
14:31Il y a des centres-villes
14:32qui restent actifs,
14:32qui restent dynamiques.
14:33Et on pense que les opticiens
14:36font partie de ces commerces
14:38qui ont un vrai rôle social
14:40en fait de proximité,
14:41un peu comme les boulangers
14:43ou les cafés.
14:44Merci beaucoup, Amaury.
14:45Restez avec nous
14:45puisque vous avez teasé
14:46déjà la deuxième partie
14:48de l'émission.
14:49On passe sans plus attendre
14:50au focus.
14:54Quand on regarde ce marché
14:55de l'optique,
14:56on a l'impression
14:57qu'il évolue beaucoup
14:58avec de nouveaux acteurs
14:59du digital aussi.
15:00Dans les faits,
15:01ça reste quand même
15:02un marché très traditionnel.
15:03Alors, complètement.
15:04Si on regarde effectivement
15:05les chiffres,
15:0575% des ventes
15:07sont faits via
15:08les grands réseaux,
15:09en particulier effectivement
15:10Cris.
15:117% sur l'e-commerce
15:12et on rejoint effectivement
15:13ce que vous venez de dire
15:14avec principalement
15:15la lentille ou le solaire
15:17et pas forcément
15:18la vision classique.
15:20Ce qui est intéressant,
15:21c'est de regarder aussi,
15:22je me suis focussée
15:23sur la part de MDD,
15:25effectivement,
15:25de considérer
15:26qu'aujourd'hui,
15:27c'est à peu près 30%
15:28au global du marché,
15:30cette part de MDD.
15:31Et souvent,
15:31ce n'est pas la première monture.
15:32La première monture,
15:33elle est plutôt
15:34pour trois quarts
15:36des Français
15:37de la marque
15:38et après,
15:39on arrive sur de la MDD
15:41sur la deuxième monture.
15:42On voit quand même
15:43émerger de nouvelles marques
15:45qui contournent un peu
15:46ce modèle traditionnel.
15:47Qu'est-ce qu'elles viennent
15:48chambouler ces marques-là ?
15:50Alors, là,
15:50je viens de parler
15:51de la MDD,
15:51c'est effectivement
15:52des réseaux
15:53qui vont être
15:54100%
15:55propres marques,
15:56100% private label.
15:57Si effectivement,
15:58on regarde
15:59Jimmy Fairley
15:59qui a déjà
16:00130 boutiques en France,
16:02si on regarde
16:02Ace & Tate
16:03ou Warby Parker
16:05aux Etats-Unis
16:05qui avaient lancé ce concept,
16:07on a vraiment,
16:08effectivement,
16:08je crée ma marque
16:10de lunettes
16:10et je crée
16:11mon propre réseau
16:12pour vendre cette marque
16:13où je suis 100%
16:15producteur,
16:16fabricant
16:16et distributeur.
16:18Ou encore,
16:18on peut citer
16:19lunettes pour tous.
16:20Au-delà de ces marques,
16:21est-ce qu'on vend
16:21toujours de la même façon ?
16:23Alors,
16:23je trouve intéressant
16:24le fait qu'il y ait
16:25des nouvelles initiatives
16:26qui arrivent,
16:28alors certainement
16:29avec aussi
16:29des changements
16:30de consommateurs,
16:31avec le télétravail,
16:32avec une population
16:32vieillissante.
16:33On voit effectivement
16:34un certain nombre
16:36d'acteurs se mettre
16:37sur, par exemple,
16:38la vente à domicile,
16:39donc venir chez vous,
16:40faire effectivement
16:41une vérification de la vue,
16:42mais arriver aussi
16:43avec le choix
16:44des lunettes
16:44jusqu'à,
16:45effectivement,
16:46après la livraison
16:47de la lunette finie.
16:49Donc,
16:49les opticiens mobiles
16:50ou l'opticien qui bouge,
16:52c'est quelque part
16:52une autre façon
16:54de vendre des lunettes.
16:55Après,
16:56il y a un commun
16:57avec ce qu'on a dit
16:57depuis le début,
16:58c'est quand même
16:59ce contact physique
17:00dont on a besoin
17:01dans cette vente.
17:02Et qui reste essentiel.
17:03Merci beaucoup Claire,
17:04on passe sans plus attendre
17:05au pitch de notre start-up.
17:09Focus Retail,
17:10la start-up.
17:12Et Thomas Didier
17:13nous a rejoint
17:13sur ce plateau
17:14tant attendu.
17:15Bonjour.
17:15Bonjour.
17:16Vous êtes le fondateur
17:17de Ace Off
17:18que vous avez créé
17:18en 2018,
17:19une start-up
17:21bordelaise
17:21spécialisée
17:22dans la e-santé.
17:23Alors,
17:23vous concevez
17:24des solutions
17:25à destination
17:26des professionnels
17:27de santé
17:27et des opticiens
17:28grâce à la réalité virtuelle.
17:30Comment ça fonctionne ?
17:31Expliquez-nous.
17:33Alors,
17:33je vais commencer
17:34par le produit
17:35opticien
17:36puisque j'ai le plaisir
17:38de retrouver
17:38un partenaire
17:39de quelques années.
17:41Pour expliquer
17:43concrètement le sujet,
17:44quand vous rentrez
17:44dans le magasin
17:45d'optique
17:46que vous abordez
17:47avec votre ordonnance
17:48le plus souvent
17:49de correction
17:50prescrite
17:51par l'ophtalmo.
17:52Vous vous retrouvez
17:53face à un choix
17:54de diverses montures
17:55et plein de gammes
17:56de verres.
17:57Et là,
17:57il y a un défi
17:58à la fois pour vous,
17:59porteur de lunettes,
18:00et à la fois pour l'opticien
18:02de faire comprendre
18:03les enjeux
18:04de l'adaptation
18:05en correction optique.
18:06Et c'est là
18:08où on intervient.
18:09Et donc,
18:09nous,
18:10on a des solutions
18:11qui permettent
18:12à l'opticien
18:12de mesurer
18:13et d'analyser
18:14la coordination
18:15des yeux
18:15pour l'inclure
18:16directement
18:17dans l'adaptation,
18:18le choix de la monture
18:19et le choix
18:21du design
18:21du verre correcteur.
18:23Donc,
18:23comment ça marche concrètement ?
18:24C'est un casque
18:25de réalité virtuelle
18:26qu'on met sur la tête
18:27du patient,
18:28du client en magasin
18:29et qui nous permet
18:30de mesurer
18:31la manière
18:32dont vous bougez les yeux,
18:33la manière
18:34dont vous captez
18:35les éléments
18:36en périphérie,
18:37au centre,
18:38la manière
18:38dont vos yeux
18:39se coordonnent.
18:40Et ça,
18:41ça nous permet
18:41de sortir
18:42des paramètres
18:43individualisés.
18:44Par exemple,
18:45on ne lit pas tous
18:46de la même manière
18:46et certaines personnes
18:48vont lire mot par mot,
18:49d'autres vont lire
18:50plus rapidement
18:50et plus groupés.
18:51Et tout ça,
18:52c'est des données
18:53individualisées
18:53qui permettent
18:54à l'opticien
18:54d'adapter
18:55un verre spécifique
18:57qui permet d'améliorer
18:58et d'optimiser
18:58le confort
18:59et l'adaptation
19:00dans les lunettes.
19:00Mais donc,
19:01ça va dire
19:01que cette machine
19:02va permettre
19:02que je puisse avoir
19:03un verre
19:04qui soit à 100%
19:05personnalisé,
19:06adapté à mon oeil ?
19:07Exactement.
19:08Et c'est notamment
19:08important pour les verres
19:10progressifs.
19:10Alors,
19:11pour info,
19:11le verre progressif,
19:12c'est la fameuse lunette
19:13qui permet d'avoir
19:13une vision adaptée
19:15en vision de loin,
19:16en vision de près
19:17et en vision intermédiaire.
19:18Donc,
19:18on a une paire de lunettes
19:18sur le nez
19:19en permanence
19:20pendant toute la journée
19:21et par définition,
19:22un verre progressif
19:23se porte de manière
19:25dynamique.
19:26Et nous,
19:26la nouveauté,
19:27c'est qu'on vient
19:27prendre les mesures
19:28en dynamique,
19:30en simulation
19:31d'une condition réelle
19:32de la vie quotidienne
19:33puisqu'avec la réalité virtuelle,
19:35on peut simuler
19:36une scène en dynamique
19:38de la vie quotidienne
19:38et que ça nous permet
19:40d'enregistrer
19:40et d'analyser également
19:42le mouvement de la tête.
19:43Il y a des petits capteurs
19:44qu'on appelle
19:45un eye tracker
19:46dans le casque
19:47qui permet de mesurer
19:48de manière précise
19:49et fiable
19:49le mouvement des yeux
19:50et il y a aussi
19:50un capteur gyroscopique
19:51qui nous permet
19:52de le mettre en relation
19:53avec les mouvements
19:53de la tête.
19:54On analyse tout ça
19:55et ça nous permet
19:55de vraiment sélectionner
19:57le bon équipement
19:58pour le confort au quotidien.
19:59Donc,
20:00vous captez quelque part
20:01où mon oeil se met
20:01si je regarde mon ordinateur
20:03ou mon oeil se met
20:03si je regarde l'écran
20:05d'une conférence ?
20:06Exactement,
20:06la manière dont vous lisez,
20:07la manière dont vous percevez,
20:09si vous bougez plus les yeux
20:10ou plus la tête
20:10en fonction de ce qui se passe
20:11dans votre entourage
20:12et tout ça
20:13en analysant aussi
20:15la capacité de vos yeux
20:16à se coordonner
20:16et ça,
20:17ça nous permet
20:18de ressortir
20:18des algorithmes
20:19qui permettent
20:21à l'opticien
20:21de faire valoir
20:22son expertise
20:24et aussi
20:24de mieux faire comprendre
20:25aux porteurs de lunettes
20:26quel est l'enjeu
20:27d'avoir une adaptation
20:29parfaite
20:29et une correction optimale.
20:30Alors,
20:31ce casque,
20:31il est utilisé
20:32par plus de 1000 professionnels,
20:34comment est-ce que ça se partage
20:35entre les opticiens
20:36et les ophtalmos,
20:38par exemple ?
20:39Et puis,
20:39qu'est-ce que ça change
20:40surtout ?
20:41Et là,
20:41je m'adresse à notre opticien
20:42en plateau,
20:43mais qu'est-ce que ça change
20:44véritablement
20:44pour l'opticien
20:46en magasin ?
20:48Nous,
20:48ça nous permet
20:49d'avoir une expérience
20:50pour les clients
20:51qui soit réellement
20:53différenciante
20:53par rapport à ce qu'ils peuvent
20:54connaître ailleurs,
20:55qui soit unique.
20:57Dans les exemples
20:58que vous citiez tout à l'heure,
20:59il y en a un
20:59que j'aime bien évoquer,
21:01ça permet
21:02de faire prendre conscience
21:04aux gens
21:06quand ils regardent
21:07quelque chose
21:07qui est sur le côté,
21:08s'ils tournent les yeux
21:09ou s'ils tournent la tête.
21:10Si vous tournez les yeux,
21:11il faut que la déformation
21:12de vos verres
21:13sur le côté
21:14soit la même
21:14que juste devant.
21:16Si vous tournez la tête,
21:17par contre,
21:17le côté de votre verre,
21:19c'est quelque chose
21:19qui reste toujours
21:19périphérique
21:20et donc,
21:21ce n'est pas la même
21:22déformation.
21:22Quand vous expliquez ça
21:23à travers ce masque
21:25à vos clients,
21:26ils comprennent
21:27qu'un verre de lunettes,
21:29ce n'est pas quelque chose
21:30d'interchangeable,
21:31ce n'est pas une broutille,
21:33c'est quelque chose
21:33qui est réellement
21:35technologiquement
21:36extrêmement compliqué
21:37à faire
21:37et surtout que c'est
21:38un produit de masse
21:40individualisé,
21:41c'est ça qui est compliqué
21:42dans notre métier.
21:42Mais alors ça,
21:43c'est une solution
21:43qui a un coût supplémentaire
21:45pour le consommateur
21:46ou c'est compliqué ?
21:48Non, ça fait partie
21:49de la prestation,
21:49du conseil
21:50et de l'accompagnement.
21:51Nous, ça nous permet aussi
21:53de fabriquer
21:54dès la première fois
21:55des verres
21:55qui soient impeccables.
21:56Vous avez parfois
21:57des retours clients
21:59qui vous disent
22:00écoutez, mes verres,
22:01je les ai,
22:02je ne suis pas très confortable,
22:03ça m'a donné mal au crâne,
22:05ce n'est pas terrible.
22:06Bon, avec ce genre
22:08de produit,
22:09en réalité,
22:09vous arrivez à faire
22:10du premier coup
22:11des verres
22:12qui correspondent réellement
22:13à votre client.
22:14C'est un casque
22:15que les professionnels achètent
22:16ou c'est quelque chose
22:17que vous louez ?
22:18C'est quelque chose
22:19qui est loué
22:19parce que le casque,
22:21c'est une chose
22:21mais nous,
22:21l'expertise,
22:22c'est plutôt l'analyse
22:23et le logiciel
22:24qui est embarqué.
22:25Il faut savoir
22:25que nos algorithmes
22:26sont brevetés.
22:27On n'a pas parlé
22:29un peu moins le sujet
22:30mais moi,
22:31je viens du métier,
22:32je suis orthoptiste
22:32et j'ai exercé
22:33pendant 12 ans
22:34en cabinet
22:34et le deuxième produit
22:36qui est un dispositif médical
22:38est utilisé en cabinet
22:39par les orthoptistes.
22:40L'orthoptiste,
22:40c'est l'expert
22:41de la dynamique oculaire,
22:42c'est celui qui est capable
22:43de savoir
22:44si vous avez un problème
22:44de coordination
22:45justement au niveau des yeux
22:46et on a plus de 500 cabinets
22:48qui utilisent le casque
22:49pour faire de l'évaluation
22:51et de la rééducation
22:52et l'adaptation
22:54au monde de l'optique
22:56est géniale
22:56puisque, en fait,
22:58fort de cette analyse
22:59et de ces mesures-là,
23:01on arrive à intégrer
23:03directement le comportement
23:04visuel du porteur
23:05de lunettes
23:06dans la monture
23:07et l'équipement
23:08qu'on va lui fournir.
23:09Et ça,
23:09c'est un game changer
23:11parce que ça permet
23:12clairement
23:13au porteur de lunettes
23:14de comprendre
23:15les enjeux
23:15de choisir
23:17telle géométrie,
23:18telle monture
23:19ou telle gamme
23:19de verres correcteurs.
23:21La question de la KPI,
23:22parce que du coup,
23:23quelque part,
23:24c'est le modèle économique aussi.
23:25Je suppose que vous avez mesuré
23:27combien de lunettes
23:28tombent juste du premier coup
23:29grâce au casque
23:30ou c'est ce type de KPI
23:32que vous allez chercher
23:32pour la partie opticien,
23:34du coup, forcément.
23:36Je vais peut-être laisser
23:37la parole aussi à Amaury,
23:39mais de notre côté,
23:41l'élément différenciant,
23:43c'est d'abord
23:43l'expérience client
23:44parce que quand on modélise
23:46cette expérience en VR,
23:50en réalité virtuelle,
23:52on rend l'expérience ludique
23:53et rien que ça,
23:55le futur porteur de lunettes
23:56qui rentre dans le magasin,
23:57déjà, il a un apport
23:58de confiance
23:59par la relation
24:00avec son opticien
24:00et ça, c'était
24:01le premier enjeu
24:02et ensuite,
24:04peut-être que
24:05on sait qu'on a
24:06une montée en gamme
24:07qui se fait,
24:08on sait que ça permet
24:09de confirmer des ventes.
24:10Pour le moment,
24:11on n'a pas un retour chiffré
24:12de ces statistiques-là
24:13et de ces progrès,
24:14mais je suppose
24:15qu'elles viendront rapidement.
24:16Merci beaucoup,
24:16merci beaucoup Thomas.
24:18On passe sans plus attendre
24:19à l'actu de la semaine.
24:23Alors Claire,
24:23on parle beaucoup
24:24des tickets restaurants
24:25en ce moment
24:25avec l'idée d'élargir
24:27leur usage.
24:28Justement,
24:29est-ce qu'on est en train
24:29de changer complètement
24:31leur rôle ?
24:31Alors complètement,
24:32il y a vraiment
24:33une révolution
24:33qui est en train
24:34de s'entériner
24:34puisque les tickets restaurants,
24:36effectivement,
24:36on pouvait déjà
24:37les utiliser
24:38les jours de semaine
24:39dans la grande distribution.
24:41On sait que
24:42Serge Papin
24:43est en train
24:44de pérenniser
24:45vraiment cette approche
24:46et il s'interroge aussi
24:47de l'opportunité
24:49de l'ouvrir
24:49au jour férié
24:50et au dimanche
24:51et puis peut-être
24:52aussi d'étendre
24:53les possibilités
24:54au supermarché
24:55et à l'hypermarché.
24:56Alors,
24:56on a quelques chiffres
24:57assez intéressants.
24:58Aujourd'hui,
24:5844% des tickets restaurants
25:00sont dépensés
25:01en grande distribution
25:02et contre 31%
25:03en restauration.
25:04Donc,
25:05on voit qu'effectivement
25:05la vocation première
25:06de ce ticket,
25:07elle est en train
25:09de changer.
25:10Alors,
25:10c'est un choc
25:11puisqu'aujourd'hui,
25:12on pourrait estimer
25:12à 900 millions d'euros
25:13par an
25:14qui passent
25:15effectivement
25:15des restaurants
25:16au supermarché
25:17avec ce transfert
25:19des tickets restaurants.
25:19Ce basculement,
25:20est-ce qu'il vient
25:21d'une contrainte économique
25:22ou alors
25:23d'un changement
25:23de comportement
25:24de la part des consommateurs ?
25:25Alors,
25:26des deux,
25:26ce qui est sûr,
25:27c'est qu'effectivement,
25:28la première chose
25:28que les salariés
25:29vont remonter,
25:3087% des salariés
25:32disent qu'ils améliorent
25:33leur pouvoir d'achat
25:34grâce aux tickets restaurants,
25:3678% qu'ils servent
25:37directement à financer
25:38leurs courses.
25:39Alors,
25:40qui de la poule ou l'oeuf ?
25:41Ce qui est sûr,
25:42c'est qu'on a eu
25:42le télétravail,
25:43on s'est mis à consommer
25:45différemment lors de la semaine
25:46du travail.
25:47Donc,
25:48les tickets restaurants
25:48ont été assez rapidement
25:52utilisés
25:52pour effectivement
25:53ces jours de télétravail
25:54et puis après,
25:55on a gardé l'habitude.
25:56on se rend compte
25:56qu'effectivement,
25:57il y a un usage
25:58où on sort moins
25:59et on se fait peut-être plaisir
26:01à travers les tickets restaurants
26:02en grande distribution.
26:04Oui,
26:04comme un chèque finalement
26:05du pouvoir d'achat.
26:06Bon,
26:06tout ça,
26:07ça veut dire qu'il y a
26:07des perdants et des gagnants.
26:09Complètement.
26:10Alors,
26:10ce qui est sûr,
26:11c'est qui est le gagnant,
26:12qui est le perdant.
26:13Aujourd'hui,
26:14le consommateur,
26:14on pourrait juger
26:15qu'il est lui gagnant
26:16puisqu'effectivement,
26:17on l'aide
26:18et on l'aide
26:19dans son pouvoir d'achat.
26:22Les restaurateurs
26:23sont aussi en train
26:24de se réinventer
26:25sur des offres
26:26un peu différentes,
26:28sur des livraisons,
26:28beaucoup de livraisons
26:29aussi dans les bureaux.
26:31Donc,
26:31je pense que ce n'est pas
26:32une question
26:32de gagnant-perdant,
26:33c'est une question
26:34d'évolution
26:35d'un comportement.
26:36Et si,
26:37encore une fois,
26:38le grand gagnant,
26:38c'est heureusement
26:39le consommateur
26:40dans cette histoire-là.
26:40Merci beaucoup Claire
26:42pour votre expertise.
26:43Merci à vous
26:43d'avoir été avec nous
26:44sur cette émission.
26:46Merci à vous également
26:47de nous avoir suivis
26:48depuis chez vous.
26:49On se donne rendez-vous
26:50la semaine prochaine
26:51pour une toute nouvelle émission.
26:52Et puis,
26:53je vous souhaite
26:53un excellent week-end.
26:54Excellent week-end
26:54à vous également.
26:56Et puis,
26:56on se retrouve lundi
26:57dans la matinale
26:58de BFM Business.
26:59ce bon week-end.
27:01Focus Retail,
27:02la distribution de demain
27:04s'invente aujourd'hui.
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