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  • il y a 5 heures
Ce samedi 14 février, Eva Jacquot a reçu Benoït Soury, directeur du marché bio de Carrefour et directeur général de So.bio, Francois Valadas, directeur des solutions data France de VusionGroup, et Manon Pagnuccio, co-fondatrice et PDG de Pimpup, dans l'émission Focus Retail sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:04BFM Business, Focus Retail, Eva Jaco.
00:10Bonjour à tous et bienvenue sur BFM Business pour votre émission Focus Retail.
00:14Je suis ravie de vous retrouver.
00:16Après des années difficiles pour le secteur et alors que 9 Français sur 10 consomment du bio,
00:22l'agriculture biologique a de nouveau le vent en poupe, un retour à la croissance
00:26qui concerne surtout les enseignes spécialisées, Sobio, quatrième acteur sur ce marché,
00:31accélère après avoir notamment racheté l'enseigne Le Grand Panier Bio.
00:35Il rénove son concept de Sobio, c'est ce dont me parlera Benoît Souris, mon premier invité.
00:43Il est à la tête de Sobio, il est également directeur de la bio chez Carrefour.
00:47Et puis en deuxième partie d'émission, alors que cette semaine a eu lieu l'agenda 2030
00:52de la lutte contre le gaspillage alimentaire pour établir un nouveau plan de lutte anti-gaspi.
00:57Pimpup s'inscrit dans cette démarche.
00:59J'aurai le plaisir de recevoir sa cofondatrice, Manon Panucco.
01:02Elle nous dévoilera tout, absolument tout sur ses paniers anti-gaspi.
01:06Focus Retail, c'est parti !
01:09Focus Retail, l'interview.
01:14Benoît Souris, bonjour.
01:16Bienvenue sur le plateau de BFM Business.
01:17Vous êtes le directeur du bio chez Carrefour, de la bio, puisqu'on dit la bio.
01:22Vous êtes également directeur général de Sobio, soit trois enseignes.
01:27Il y a Bio C'est Bon, le grand panier bio que vous avez racheté très récemment en septembre dernier,
01:32il me semble, en novembre.
01:34Voilà, j'y étais presque à l'automne.
01:35Soit un parc de 145 magasins.
01:38En plateau également, notre expert cette semaine, c'est vous, François.
01:40François Valadas, directeur des solutions data chez Fusion.
01:44Et on commence avec une bonne nouvelle, après deux années difficiles,
01:49le marché bio spécialisé retrouve des couleurs, plus 6,7% de croissance l'an dernier.
01:54Un retour également des consommateurs dans les magasins, c'est 3,6%, c'est ça la hausse de la fréquentation.
02:01Et un panier moyen en hausse, lui aussi, de 3%.
02:04Une dynamique positive.
02:06Mais est-ce qu'on peut dire, Benoît Souris, qu'on est retourné à des chiffres d'avant Covid ?
02:10En tout cas, ce qui est très clair, c'est qu'il y a eu un avant-après,
02:13qu'on a depuis maintenant plusieurs mois, un peu plus d'une année,
02:17dans le circuit des magasins spécialisés.
02:19Un vrai retour de la fréquentation, un vrai retour de la croissance.
02:22Tout ça se trouve néanmoins dans un univers où il y a moins de magasins bio spécialisés
02:27que ceux qui existaient en 2022-2023.
02:30Donc, il y a une concentration qui se fait sur moins de points de vente.
02:32Et effectivement, c'est un vrai retour des consommateurs.
02:35Et ce retour consommateur se constate aussi dans la grande distribution.
02:37Donc, globalement, sans que tous les clignotants soient au vert, pas encore,
02:41mais en tout cas, quand on a globalement peu d'inflation,
02:44mais un panier qui évolue positivement,
02:46quand on a des retours de fréquentation de consommateurs
02:48qui retrouvent le chemin de la bio, je crois que c'est d'excellentes nouvelles.
02:52Un signal positif.
02:54Absolument, à la fois pour le monde de la production,
02:55pour les distributeurs que nous sommes.
02:57Et bien sûr, rappelons juste, entre 2021 et 2023,
03:00c'est vrai que les consommateurs s'étaient détournés du bio,
03:03en partie à cause du prix qui était jugé 20 à 40 % plus cher
03:07que les produits plus classiques.
03:11Et puis aussi, une perte de confiance.
03:13Aujourd'hui, donc, on le disait, les clients reviennent.
03:16Pour ça, il a fallu quand même changer des choses.
03:19Quels sont les efforts qui ont été faits à ce niveau-là ?
03:22D'abord, il y a un effort très sensible sur l'accessibilité prix.
03:25Je crois que c'est un élément essentiel.
03:27Le principal reproche fait aux produits bio,
03:29c'est leur niveau de cherté.
03:30Donc là, il y a un vrai travail collectif
03:33qui a été fait par le monde de la distribution,
03:34les transformateurs, la distribution,
03:36pour être capable de rendre plus de produits plus accessibles.
03:39La seconde chose, c'est que les réseaux de distribution
03:42de produits bio se sont regroupés.
03:45On est un acteur de ces différents regroupements.
03:47Donc ça a donné plus de professionnalisme,
03:49un peu plus de mise en avant des promotions
03:51pour ceux qui ont des marques propres,
03:52plus de marques propres.
03:54Donc tout ça donne un élément supplémentaire
03:56pour faire revenir.
03:57Puis enfin, un peu plus de communication dans la presse quotidienne
04:00sur les différents moyens, les salons,
04:03pour être capable de porter un peu de prosélytisme positif
04:06au service de la bio.
04:08Et justement, c'est dans ce contexte
04:09que Sobio se renouvelle, est en train de se renouveler.
04:14Vous avez dévoilé un nouveau concept,
04:16c'était cette semaine, mercredi à Biganos en Gironde.
04:19C'est-à-dire que Sobio fait complètement peau neuve.
04:22Oui, c'était important pour nous
04:24et pour l'ensemble de nos collaborateurs de l'entreprise.
04:27On est plus de 1000 collaborateurs
04:28au sein de cette très belle boîte.
04:30Pourquoi ?
04:31On le fait parce que d'abord, ça faisait longtemps
04:33que le concept initial de Sobio avait été créé
04:36par les créateurs de l'entreprise.
04:37Il y a 20 ans.
04:38Il y a 20 ans.
04:39Donc c'était normal.
04:40Il était temps.
04:40Il était temps, sachant qu'évidemment,
04:42un concept de distribution, ça se mûrit
04:45et que le magasin n'était pas dans son jus initial de 20 ans.
04:48Ce serait dommage.
04:49Donc on avait fait un certain nombre de petites modifications.
04:51Mais là, on a vraiment, pas totalement renversé la table,
04:55mais vraiment modifié un certain nombre d'éléments tout à fait importants
04:57pour répondre aux demandes de consommateurs,
04:59pour répondre aux tendances
05:01et puis aussi pour répondre à ce que nous nous souhaitons mettre en avant
05:04vis-à-vis de nos consommateurs
05:06et être capables de réattirer plus de consommateurs plus jeunes
05:09pour là aussi préparer l'avenir.
05:11Alors quand on regarde, si on voit les images,
05:12c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses qui ont changé quand même visuellement.
05:15On a des rayons qui ont été inversés.
05:17On entre par les fruits et légumes.
05:19Ça, c'est quelque chose qui se fait beaucoup, notamment chez Naturalia
05:22ou encore chez monmarché.fr.
05:24Cette envie d'aller directement sur des produits frais et des fruits et légumes.
05:29Oui, c'est-à-dire que dans le passé,
05:31les fruits et légumes étaient plutôt dans la deuxième partie du point de vente
05:33parce que ça desservait les magasins qui disposaient d'un rayon boucherie.
05:37C'était à proximité de l'ensemble des rayons vrac.
05:40Mais la tendance de consommation, le poids et la singularité des fruits et légumes
05:45vendus dans les réseaux spécialisés est très forte.
05:47Par un exemple très simple, l'essentiel de la vente de fruits et légumes bio
05:51en grande distribution sont conditionnés, sous filet, sous film.
05:56Alors que dans les magasins bio, ils sont vendus en vrac.
05:59Chacun choisit sa quantité, sa qualité et est capable de voyager
06:03avec un univers de produits qui est beaucoup plus large.
06:06Donc nous avons fait le choix de réavancer l'offre fruits et légumes
06:09qui est très importante, qui est très très très française.
06:12À chaque fois que c'est possible, c'est évidemment d'origine de France
06:15et d'origine locale pour qu'on soit là aussi en lien avec les aspérités
06:20souhaitées par les consommateurs.
06:21Oui, du bio, mais du bio de proximité, du bio local,
06:24du bio produits transformés en France.
06:26C'est ça les éléments principaux qui doivent faire la différence.
06:301750 producteurs locaux partout en France.
06:32Oui, c'est très important.
06:34Au sein de l'entreprise, on a trois collaborateurs
06:36qui passent leur temps à faire du sourcing,
06:39à faire du relationnel avec le monde de la production,
06:41avec le monde agricole.
06:42Donc c'est essentiel parce qu'il faut apporter des solutions.
06:46Le monde agricole traverse, on le sait,
06:48dans l'actualité récente, un certain nombre de crises,
06:50d'identité, de productivité, d'avenir.
06:52Et c'est pour ça qu'il est essentiel pour nous
06:55d'être le plus proche possible.
06:56Donc ces 1750, ça illustre la démarche offensive
07:00de l'entreprise pour qu'on soit le plus en direct.
07:02Cette refonte, elle passe aussi par l'offre.
07:04Vous avez rationalisé les références produits.
07:07Alors il y en a 8000, c'est plutôt votre référence chez Sobio.
07:11Mais il y a des nouveautés.
07:12Il a fallu aussi coller aux tendances, rajouter,
07:14créer des nouveaux rayons.
07:15Comme quoi, par exemple ?
07:16Ce qui pousse beaucoup, c'est d'abord dans le domaine des vins,
07:19c'est l'ensemble des vins sans alcool.
07:22On avait là aussi tenu compte de ce qu'étaient les aspérités,
07:26les demandes des consommateurs.
07:28Mais cette fois-ci, on a une vraie offre.
07:29Et sachant qu'en parallèle, le qualitatif de ces vins
07:32a énormément progressé.
07:33On a aussi choisi de recentrer un peu l'offre
07:37sur la cosmétique et les compléments alimentaires,
07:40plus par besoin, par cible de consommatrices
07:44et de consommateurs, mais aussi en rationalisant
07:47un peu les assortiments, parce qu'il ne sert à rien
07:49de dupliquer la même couverture de besoins
07:53d'un consommateur avec une multiréférence.
07:55Il vaut mieux mettre en avant un certain nombre de produits
07:59qui sont ceux qui sont attendus.
08:01Et notamment des marques françaises du médecin.
08:03Énormément.
08:03On a la chance en France d'avoir une multitude.
08:05Il faut rappeler que la France a un parfait équilibre
08:08entre ce qui est consommé et ce qui est produit en France.
08:11Donc c'est une chance pour la France.
08:12On va aborder la grande distribution, mais avant François.
08:15Justement, dans cette offre, vous faites le choix
08:17de ne pas avoir de marque distributeur, de marque Sobio.
08:20Pourquoi ce choix ?
08:21Alors, c'est un choix qui est absolument délibéré.
08:24En fait, ce que l'on constate, c'est que les autres distributeurs
08:28spécialisés ont tous fait le choix
08:30d'avoir un focus très important autour d'une marque propre.
08:34Et nous, nous avons fait le choix totalement inverse.
08:37Nous pensons que Sobio doit être la plus belle vitrine du monde
08:41de la transformation des marques spécialisées dans le circuit biologique.
08:46Et c'est la raison pour laquelle on veut absolument bâtir avec elles
08:49un partenariat de long terme, un partenariat où leurs innovations
08:52sont d'abord mises en avant chez Sobio,
08:55et un partenariat qui inscrit durablement la présence de ces marques,
08:59sachant que la plupart de ces entreprises,
09:01elles ont été créées par des créateurs qui ont fait le choix,
09:04par leur conviction personnelle, de développer des gammes de produits bio.
09:08Et nous, nous voulons être, chez Sobio, la plus belle vitrine,
09:11et non pas se cacher, quelle que soit la qualité des marques propres
09:15de nos concurrents distributeurs,
09:17on ne veut pas se cacher derrière une marque qui serait la nôtre
09:20et qui serait présente que dans un univers de 70 magasins Sobio.
09:24C'est complètement à la différence de ce que vous faites,
09:26notamment chez Carrefour pour le bio ?
09:28C'est totalement différent et pour une raison très très simple.
09:32La démocratisation cherchée par Carrefour sur le bio,
09:34puisque nous sommes le bio le moins cher de France
09:37autour de la marque Carrefour Bio,
09:39c'est clairement pour nous une prise de position
09:42qui date d'il y a plusieurs années.
09:44Aujourd'hui, la marque Carrefour Bio, en grande distribution,
09:46c'est près de 1200 références.
09:48On fait plus de la moitié de nos ventes autour de la marque Carrefour Bio.
09:52C'est une marque qui fait un milliard d'euros de chiffre d'affaires en France,
09:55qui est trois fois plus grosse que toutes les autres marques connues en grande distribution.
09:59Donc au contraire, le poids et la notoriété de Carrefour
10:02doit apporter pour les consommateurs à la fois plus d'accessibilité,
10:08plus de confiance dans la marque.
10:10C'est la raison pour laquelle c'est la marque Carrefour Bio qui est pour nous le leader.
10:14Et pourtant, justement, parlons du bio en grande distribution,
10:18il y a de la croissance pour les magasins spécialisés.
10:20En revanche, ce n'est pas encore le cas pour les magasins de grande distribution.
10:25Qu'en est-il aujourd'hui ?
10:27Vous avez retiré des références, vous avez fait le tri quand même dans vos références produits.
10:30Aujourd'hui, où est-ce qu'on en est ?
10:32Alors d'abord, la croissance, elle est revenue en grande distribution en 2025.
10:37Elle est moins importante que la croissance dans le circuit spécialisé,
10:41mais la croissance en grande distribution est revenue.
10:44Elle n'est pas revenue chez tout le monde,
10:46parce qu'un certain nombre d'enseignes,
10:47en particulier les enseignes de hard ou de soft discount,
10:50ont plutôt totalement levé le pied ou totalement renoncé au bio.
10:54Tant mieux, nous, chez Carrefour, nous n'avons pas du tout fait ce choix.
10:58Nous continuons à investir sur l'accroissement de gamme.
11:00Nous continuons à investir sur la fidélité de nos consommateurs
11:04via la carte Club Carrefour,
11:06qui permet à chacun des consommateurs d'avoir 10% de remise
11:09sur ses achats de produits à marque Carrefour Bio.
11:10Nous continuons à investir sur les filières,
11:12puisque une partie très importante de nos produits sont d'origine France.
11:17Exemple, les fruits et légumes sont tous d'origine France.
11:20La viande est 100% d'origine Franche.
11:22Les produits laitiers sont 100% d'origine France.
11:24Donc on a vraiment cette conviction.
11:26Donc ces éléments-là sont des éléments
11:28qui nous permettent de continuer à avoir de la croissance,
11:31même si elle n'est pas encore revenue au niveau de la croissance des spécialistes.
11:34C'est les mêmes consommateurs qui vont chez Carrefour pour le bio
11:38que dans les magasins spécialistes que vous avez sur Adiron ?
11:40Alors ce sont pour partie les mêmes, c'est la bonne question.
11:42C'est pour partie les mêmes, il y a à peu près un tiers des clients
11:45qui sont totalement mixeurs entre le spécialiste et le généraliste.
11:49Donc c'est en partie les mêmes,
11:51mais c'est la raison pour laquelle il y a quand même encore
11:54deux tiers des consommateurs qui ne mixent pas.
11:56Raison pour laquelle c'est très important pour une entreprise comme Carrefour
11:59de s'adresser à ces consommateurs avec des marques,
12:03des enseignes qui soient dédiées pour les achats à distance.
12:08Bien sûr, il y a des produits bio à la marque Carrefour Bio
12:10chez Carrefour.fr, mais il y a aussi Greenweez
12:14qui est un acteur du groupe, mais qui est spécialisé.
12:17Il y a So Bio, mais aussi Bio C'est Bon et le Grand Panier Bio
12:20dans les enseignes spécialisées.
12:21Ça ne nous empêche pas, évidemment et au contraire,
12:23de développer des produits bio dans tous nos autres formats.
12:26Menon Soury, vous êtes adhérent de l'agence bio.
12:29On l'a appris hier, cette semaine.
12:31Christelle Lehir, présidente du Synadis Bio
12:33et présidente du directoire de la vie claire,
12:35a démissionné de ses fonctions à l'agence bio
12:38depuis un an.
12:39C'est la fronde à l'agence bio.
12:41Vous, quel est votre regard sur la situation ?
12:43Comment est-ce que vous voyez les choses évoluer ?
12:45D'abord, effectivement, on connaît parfaitement la situation
12:47parce que je suis aussi représentant de la FCD,
12:50en l'occurrence Commerce Distribution,
12:52à l'agence bio, au même titre que Christelle Lehir.
12:56Il est évident que les différents attermoiements
12:59autour de l'existence de l'agence bio et de ses moyens,
13:02je les résume, l'agence bio, elle est là pour suivre
13:04ce qui se passe sur le marché de la bio,
13:07production, transformation.
13:08Elle est là pour analyser l'ensemble de ses performances
13:11et remonter un certain nombre de data
13:13au sein du ministère de l'Agriculture en particulier,
13:15mais globalement pour alimenter une culture,
13:18une connaissance sur la bio qui soit la plus impartiale possible.
13:21Mais elle est aussi là pour aider un certain nombre de projets d'investissement
13:24autour d'un fonds Avenir Bio qui est doté par l'État.
13:28L'ensemble de ces structures sont aujourd'hui très chahutées
13:30depuis plusieurs mois, comme vous le dites tout à fait justement.
13:32Avec des coupes budgétaires sévères ?
13:33Avec des coupes budgétaires, avec différentes prises de parole
13:35par tel ou tel élu ou tel ou tel ministre.
13:38La réaction de Sinadis, c'est une réaction d'épiderme,
13:42en disant « nous, on ne veut pas participer à ça ».
13:45Bon, moi j'ai une position légèrement différente,
13:47je la comprends, j'ai absolument rien à dire sur leur position,
13:50elle est autonome.
13:52Je pense qu'il faut continuer à être plutôt acteur de l'intérieur
13:56au sein de l'agence bio, et c'est notre rôle d'administrateur,
13:58c'est mon rôle d'administrateur, que d'être un acteur,
14:01même critique, à l'extérieur.
14:03Donc moi, pour ma part, et au sein de la Fédération de commerce et de distribution,
14:06ne faisons pas le choix de quitter, parce que je pense qu'il ne faut pas,
14:08à ce stade-là, lâcher les équipes, lâcher la représentation
14:12et le rôle de l'agence bio.
14:13Et le message est passé, merci beaucoup Benoît Soury,
14:15restez avec nous, on passe sans plus attendre au focus de notre expert.
14:22François, la lutte contre le gaspillage alimentaire
14:25est revenue au cœur de l'actualité cette semaine,
14:27après les déclarations du ministre Papin.
14:30Quel rôle jouent concrètement les magasins bio aujourd'hui ?
14:33Alors, les magasins dans leur ensemble ont un rôle important
14:36à jouer sur ce sujet-là.
14:38Selon l'ADEME, on se parle d'à peu près 10 millions de tonnes
14:40de nourriture gaspillées chaque année,
14:42dont environ 30% au niveau des magasins eux-mêmes.
14:45Donc ils ont évidemment un rôle central.
14:46Alors, selon le format de magasin, le type de magasin qu'on est,
14:50c'est une situation différente.
14:51Pour répondre à la question, sur les magasins bio,
14:52ce sont souvent les bons élèves,
14:54parce qu'ils ont des circuits d'approvisionnement plus courts,
14:56des assortiments aussi un peu plus courts,
14:57plus de vrac et une meilleure maîtrise des volumes.
15:00Pour autant, sur l'ensemble des enseignes,
15:02il y a beaucoup d'actions qui sont menées
15:03pour améliorer la situation de gaspillage.
15:06On peut citer la génération du vrac,
15:08y compris dans les enseignes généralistes,
15:11les applications comme Tougou Tougou pour les paniers anti-gaspillage,
15:14le retour de la consigne ou bien les dons auprès des associations.
15:17Il y a des innovations aussi qui se mettent en place dans les innovations.
15:20Vous pouvez nous en citer quelques-unes ?
15:21Oui, effectivement, parce qu'on a des études qui disent
15:24qu'avec des plans d'action un peu ciblés,
15:26on va vite arriver à 20-30% d'amélioration de ce gaspillage.
15:30Donc là, on va faire appel à des solutions data, technologiques
15:33qui vont permettre de bien piloter la demande et les stocks,
15:37de bien piloter les flux et les approvisionnements,
15:39et même en rayon, d'avoir des capteurs qui nous disent
15:41« Attention, les produits sont détériorés, attention, il y a un surstock
15:44à telle heure de la journée, donc il faut faire quelque chose. »
15:46Et on a même des projets qui vont jusqu'à du champ, jusqu'au magasin,
15:50à une traçabilité totale pour dire
15:51« Ces produits qui arrivent en rayon, il leur reste tant de jours à vivre. »
15:55Le consommateur aussi, c'est le rôle des magasins spécialisés de l'éduquer.
15:59Quel rôle il a à jouer là-dedans, lui ?
16:01En fait, c'est la troisième dimension du sujet.
16:03Si les consommateurs ne sont pas impliqués dans le mouvement,
16:05ça ne marchera pas.
16:06Donc là, les magasins ont un rôle de pédagogie
16:08et d'embarquer les clients avec eux.
16:10Donc ça va passer par de l'information, de la communication,
16:13de l'expérience en magasin
16:15et effectivement aussi une notion de facilité pour les consommateurs
16:19pour les embarquer dans ce cercle vertueux.
16:21Merci beaucoup François pour votre expertise.
16:23On passe tout de suite au pitch de notre start-up.
16:31Et chaque année, la France produit
16:32près de 4 millions de tonnes de déchets alimentaires,
16:36des restes de repas, des fruits abîmés,
16:38des produits intacts mais délaissés.
16:40Ça fait l'équivalent de 55 kilos
16:43qui sont jetés par personne par an.
16:45Bonjour Manon Panucco.
16:47Bonjour.
16:47Vous êtes la cofondatrice de Pimp Up
16:49que vous avez créée il y a 6 ans à Montpellier.
16:52Avec votre cofondatrice,
16:53vous proposez des paniers de fruits et légumes
16:56à des prix accessibles.
16:58Votre objectif, c'est de réduire le gaspillage alimentaire
17:01à la maison en valorisant
17:03celui qui survient en amont,
17:05donc chez les producteurs.
17:07Ici, ça concerne les produits
17:09qui sont déclassés,
17:10c'est-à-dire que vous vous approvisionnez auprès de qui ?
17:14Donc effectivement, je m'approvisionne auprès des producteurs
17:16et des coopératifs,
17:17donc en amont de l'arrivée de la nourriture en magasin.
17:20Vous l'avez très bien dit,
17:22il y a à peu près 30% de la nourriture
17:24qui est gaspillée en France
17:25qui survient au niveau des magasins.
17:27Et il se trouve que c'est 5,3 millions de tonnes
17:29qui, chaque année, sont gaspillées
17:31chez les producteurs
17:32parce que les produits ne sont pas au calibre
17:34ou qu'ils sont tout simplement en surplus,
17:36produits en trop,
17:38pas en adéquation avec la demande.
17:40Il y a eu le problème,
17:41cet hiver, en décembre,
17:43il y a eu une surproduction de choux-fleurs.
17:45Donc tous les choux-fleurs sont sortis en même temps
17:46et on était, au moment des fêtes,
17:48pas trop en phase avec ce moment-là.
17:51Donc il y a eu une grosse surproduction
17:52et il y avait des besoins de valorisation.
17:54Donc voilà.
17:54Ça concerne les produits qui ne sont pas très jolis
17:58et aussi des produits qui sont en surconsommation.
18:01C'est notamment le cas des poireaux.
18:03En ce moment, les distributeurs ont alerté.
18:05Ça, ça rentre aussi dans les produits que vous récupérez ?
18:07Oui, complètement.
18:08Nous, on est capables de répondre avec Pimpup
18:10à des besoins de valorisation réguliers
18:12parce que les producteurs savent
18:14qu'il y a une partie de la production
18:15qui n'est pas au calibre
18:16ou qui est un peu biscornue,
18:18qui ne rentre pas dans les cahiers des charges des commerces,
18:20qu'ils soient bio ou non,
18:21parce que les consommateurs ont le choix dans le rayon
18:24et donc on ne veut pas avoir du gaspillage
18:26dans les rayons, c'est normal.
18:27Ou alors, on peut répondre à des besoins ponctuels
18:30de producteurs qui ont des annulations de commandes
18:33de last minute
18:34et qui avaient déjà tout palettisé, tout préparé.
18:36Donc on s'adapte à la réalité du gaspillage à la production.
18:40Alors ça tombe bien, on a Benoît Souris en plateau.
18:43Benoît, est-ce que la grande distribution
18:45fait des progrès sur ces questions de calibrage ?
18:49Est-ce que les critères ont été revus ?
18:51Pour Carrefour, dans un premier temps ?
18:53Globalement, ce qu'on peut dire,
18:55c'est que chacun des entrepôts
18:57qui sont les improvisionneurs de nos points de vente
18:59ont effectivement beaucoup progressé
19:03sur leurs exigences et leur tolérance.
19:06Exigences, parce que bien évidemment,
19:08on se doit d'avoir une promesse
19:09qui soit tenue vis-à-vis des consommateurs,
19:10mais aussi il faut accepter une forme de tolérance.
19:13On sait que le monde agricole et le rythme du monde agricole
19:16n'est pas celui traditionnel de l'instantanéité
19:22auxquels les consommateurs nous demandent d'adhérer.
19:28Donc nous, évidemment, on est confronté à ça.
19:31Donc on a beaucoup de solutions en magasin
19:34avec un certain nombre de vos confrères,
19:35les Tougos de Tougos,
19:37on est très fiers, on était un des tout premiers,
19:40on est à des millions de paniers d'offres
19:42qui ont été sollicités, facilités par Carrefour.
19:47C'est vrai dans nos magasins spécialisés aussi en bio.
19:50Et c'est vrai aussi que ce qu'on a mis en œuvre,
19:53et pourquoi pas réfléchir ensemble,
19:55on a un dispositif qui s'appelle Hors Normes chez nous.
19:58Ce dispositif Hors Normes, en fait,
20:01il permet là aussi à un certain nombre d'acteurs de la production
20:05de proposer à une de nos entreprises,
20:07qui s'appelle Potage & City,
20:09de proposer la constitution de paniers,
20:12en l'occurrence de plateaux,
20:14qui sont vendus ensuite dans nos formats.
20:16Tout ça avec des marges extrêmement réduites
20:17pour faciliter l'écoulement.
20:19Maintenant, une fois que vous,
20:20vous récupérez ces produits-là,
20:21où est-ce que vous concevez vos paniers ?
20:23D'ailleurs, on parle de produits,
20:24on parle de fruits et légumes,
20:25mais en réalité, il y a beaucoup plus de produits que ça.
20:28Il y en a 200.
20:30Oui, comme dans un supermarché,
20:32on a commencé par les fruits et légumes
20:34parce que c'est les premiers produits gaspillés
20:36au stade de la production.
20:38Mais du coup, on s'approvisionne en livrant ces produits
20:41sur des sites d'ateliers d'insertion
20:43à Montpellier, Marseille et Toulouse.
20:46Il y a du personnel en insertion
20:48qui va préparer des paniers
20:49selon la composition de la semaine.
20:50Et ensuite, ils sont livrés en point relais.
20:53Donc nous, on a fait le choix d'une approche
20:54en circuit court,
20:55où PimpUp est le seul intermédiaire
20:57entre le consommateur final
20:58et le producteur.
21:00Et c'est super qu'il y ait plein d'autres alternatives
21:03de solutions anti-gaspillées
21:04parce qu'il y a vraiment beaucoup,
21:06beaucoup de volume de production,
21:07malheureusement, qui est encore gaspillé,
21:09malgré toutes les initiatives qui existent encore.
21:11Donc il y aurait de la place, d'ailleurs,
21:12pour plein d'autres acteurs,
21:14pour plein d'autres hors normes,
21:15PimpUp, Footage City, François.
21:18Alors, comment ça fonctionne ?
21:19Vous parlez de paniers,
21:20c'est des paniers qui sont préétablis,
21:22les gens ont un peu le choix.
21:23Comment ça se passe ?
21:24C'est vrai qu'on a assez,
21:27enfin, dès le début,
21:28en fait, une approche basée
21:29sur la prédiction de volume de commande
21:31pour acheter aux producteurs
21:35exactement ce qu'on allait vendre.
21:37Donc on conçoit des paniers,
21:39nous, chaque semaine,
21:40avec une variété de 7 à 8 produits différents
21:43pour que ce soit sympa à consommer
21:44chez soi,
21:45que ça tourne un peu aussi,
21:46que ça respecte la saisonnalité,
21:48on est aussi 100% français.
21:49Donc on fait cette composition-là,
21:51on est capable d'annoncer
21:52quelle est la provenance du produit,
21:55quelle est la raison pour laquelle
21:56le produit se trouve dans le panier.
21:58Et donc ça, c'est une info
22:00qu'on donne aux clients
22:00une semaine à l'avance,
22:01comme ça, ils peuvent choisir
22:04de prendre ou non le panier,
22:05on laisse cette flexibilité-là.
22:07D'accord.
22:07Il y a un principe d'abonnement aussi ?
22:09Oui, c'est vrai qu'il y a un site internet
22:10sur lequel nos clients se connectent,
22:13c'est pimpeup-antigaspi.fr.
22:16C'est le site par lequel ils passent
22:18pour créer leur compte.
22:19Ensuite, il y a un système
22:20de livraison récurrente
22:21où une fois qu'on a choisi
22:22son panier et son point relais,
22:24on a des commandes
22:26qui sont générées chaque semaine
22:27et on nous propose
22:28de le prendre ou non
22:29en fonction de nos dispos,
22:30si on part en vacances
22:31ou si on n'aime pas un produit,
22:33on peut en remplacer par un autre.
22:35Et le délai de livraison
22:36entre le moment où le consommateur
22:37s'est inscrit,
22:38où il a passé sa commande
22:39et la livraison sur le point relais ?
22:41On livre à J plus 3
22:43du moment où le panier est validé.
22:45Donc on livre les mercredis
22:47et les jeudis,
22:48les paniers sont validés
22:48les lundis, les mardis,
22:49dépendant du jour.
22:50Et la cote part de vos clients abonnés
22:52par rapport aux non abonnés ?
22:53On n'a que des clients
22:54qui sont abonnés.
22:54Que des abonnés ?
22:56Oui, on a 1500 clients.
22:58D'où le prédictif.
22:58Voilà, c'est ça,
22:59ça nous permet d'avoir
22:59de la visibilité.
23:00Alors justement,
23:01moi je pensais que le consommateur,
23:02que le client n'était pas au courant
23:03de ce qu'il avait dans son panier
23:04mais vous le prévenez
23:05une semaine à l'avance,
23:06ça c'est plutôt pas mal
23:07pour anticiper les recettes.
23:09L'ambition c'est quoi ?
23:10C'est quand même d'aller plus loin
23:11en créant un supermarché
23:12en ligne véritablement ?
23:13Tout à fait.
23:15C'est vrai qu'on parlait
23:15des références qu'on a en plus.
23:17Il y a ces fruits et légumes
23:18et ces paniers préconçus
23:20chaque semaine
23:20et on peut ajouter déjà
23:22150 produits,
23:23150 références de produits
23:24d'épicerie
23:25à son panier Pimp Up.
23:26L'ambition comme c'est
23:27de valoriser un million de tonnes
23:28de nourriture
23:30qui auraient été gaspillées,
23:32on compte adresser
23:33chaque unité de besoin
23:34de consommation,
23:36c'est-à-dire avoir
23:36des rayons d'épicerie,
23:38des rayons de produits laitiers
23:39aussi,
23:41rayons protéines,
23:42c'est des choses
23:42qui viendraient par la suite.
23:43Et donc c'est des produits
23:44d'épicerie
23:44que vous allez chercher
23:46chez d'autres magasins ?
23:48C'est des produits
23:50qu'on source aussi
23:50sur le même principe
23:51en amont
23:52de leur arrivée en magasin,
23:53donc auprès des transformateurs,
23:55auprès des marques.
23:56Donc avec des paquets abîmés
23:57ou ce genre de choses.
23:58Le packaging abîmé,
23:59le packaging qui a été édité
24:00pour la Saint-Valentin
24:01et la date est passée
24:02donc c'est plus trop d'actu,
24:04ou des packaging
24:05dont la DDM,
24:06enfin le produit
24:07dont la DDM,
24:08la date de durabilité minimale
24:09est proche
24:10ou dépassée.
24:12Cette date est différente
24:13de la DLC,
24:14il y a Too Good To Go
24:15qui avait fait un gros travail
24:16de sensibilisation.
24:17Mais là vous vous prêtez quand même,
24:19vous allez sur un terrain
24:20qui est déjà occupé
24:21par nous anti-gaspi,
24:22par beaucoup d'acteurs aussi.
24:24On a énormément,
24:25énormément de produits
24:26à valoriser en France.
24:27On n'est pas les moins bons
24:29élèves à ce niveau-là
24:30sur le gaspillage alimentaire,
24:31mais il y a tellement
24:32de produits différents
24:33que c'est bien
24:34qu'il y ait des acteurs
24:34un peu situés partout.
24:35Nous on est dans le sud,
24:37donc on apporte la solution
24:38au sud de la France.
24:39Merci beaucoup Manon,
24:41restez ici,
24:41on passe tout de suite
24:41à l'actu de la semaine.
24:46François,
24:46cette semaine vous avez décidé
24:47de revenir sur l'arrivée
24:49d'Instacart en France.
24:51Quel signal cela envoie
24:52pour le commerce ?
24:54Quelle est l'ambition
24:55de ce Californien
24:56plateforme de livraison de courses ?
24:58Voilà exactement,
24:58Instacart c'est la livraison
24:59de courses à domicile
25:01depuis les magasins directement.
25:03Ils arrivent en France
25:04avec un autre Américain
25:05qui est Costco
25:05pour proposer un service
25:07de livraison à domicile
25:07le jour même
25:08depuis les magasins.
25:10Et effectivement,
25:10on s'envoie un message fort
25:11qui est de dire
25:11attention à l'avenir,
25:12ce n'est plus de juxtaposer
25:13les entrepôts,
25:14c'est bien d'utiliser
25:15et d'exploiter au maximum
25:16les stocks qui sont déjà
25:17dans les magasins.
25:18Et ça tombe bien
25:19parce qu'en France,
25:19on a un maillage territorial
25:20des magasins
25:21qui est très dense,
25:22très fort,
25:23et c'est une vraie force
25:24pour les enseignes aujourd'hui
25:25de pouvoir exploiter à fond
25:26par rapport aux besoins
25:27d'immédiateté
25:28et de flexibilité
25:29que les consommateurs exigent.
25:30Il y a une place à prendre
25:31en France sur ce créneau-là ?
25:32Il y a complètement
25:33une place à prendre.
25:35Je veux dire,
25:35après, les enseignes elles-mêmes
25:37peuvent prendre la main
25:38sur le sujet
25:38et se l'approprier.
25:40Si on prend aujourd'hui
25:41un Walmart aux Etats-Unis,
25:42c'est exactement la démarche
25:43qu'ils ont suivie.
25:44Et à partir du moment
25:45où les magasins
25:46ont la bonne technologie,
25:48la bonne data
25:48et les bons process,
25:49le magasin va au-delà
25:51d'être juste un magasin,
25:52il devient un vrai pub logistique,
25:54une source de performance
25:55pour l'enseigne,
25:56on prépare plus vite,
25:58on est plus agile,
25:59on a un parcours plus fil
26:00pour le consommateur
26:01et finalement avec des coûts
26:02qui sont très faibles.
26:03Je le disais,
26:04les enseignes qui suivent
26:05ce schéma-là
26:05d'utiliser le magasin
26:07comme e-commerce augmenté
26:09pour la préparation,
26:10ils gagnent sur tous les plans.
26:11Ils sont plus agiles,
26:13ils ont une meilleure satisfaction
26:14des clients et des employés
26:16et ils sont plus rentables.
26:17Et j'ai rajouté
26:18la petite cerise sur le gâteau,
26:20c'est qu'à partir du moment
26:21où on utilise des flux
26:21et des stocks déjà existants,
26:23en général,
26:23c'est meilleur pour l'environnement.
26:24Et il y a aussi
26:25la possibilité de la Marketplace,
26:27il y a beaucoup de choses
26:27avec Instacart,
26:28il y a la Marketplace
26:29et il y a aussi
26:29les chariots connectés.
26:30Il y a beaucoup de services
26:31qui ne sont pas encore en France,
26:33ils ont très envie
26:34d'arriver ici
26:35mais je pense qu'il y a déjà
26:36beaucoup d'acteurs en France
26:37qui veulent équiper les magasins
26:39et les enseignes elles-mêmes
26:40qui recherchent
26:41beaucoup d'innovation
26:42sur le sujet.
26:42Merci beaucoup François
26:44pour votre actu de la semaine.
26:46Merci à vous
26:47d'avoir été avec nous
26:48en plateau pour cette émission.
26:49Merci à vous également
26:50de nous avoir suivis.
26:52On se donne rendez-vous
26:52la semaine prochaine
26:53pour un tout nouveau numéro
26:55de Focus Retail.
26:56Je vous souhaite
26:56un excellent week-end à tous
26:58et je vous dis à lundi
26:59dans la matinale de BFM Business.
27:00Bon week-end.
27:03Focus Retail,
27:04la distribution de demain
27:05s'invente aujourd'hui.
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