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  • il y a 5 heures
Ce samedi 21 mars, Thierry Cotillard, président du Groupement Mousquetaires, Claire Koralewski, directrice générale de Médiapeformance, et David Bicheron, directeur général de Picadeli France et Belux, dans l'émission Focus Retail présentée par Eva Jacquot. Focus Retail est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.

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Transcription
00:04BFM Business, Focus Retail, Eva Jaco.
00:10Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver sur BFM Business pour une nouvelle émission de Focus Retail
00:16qui décrypte les dernières actualités et innovations du secteur.
00:20Alors que ces deux dernières années, le paysage de la grande distribution s'est consolidé
00:24avec le rachat notamment des magasins et casinos par certains distributeurs
00:27et que la guerre en Iran fait plonger les cours du pétrole, le carburant augmente.
00:32Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle inflation ?
00:34Pour en parler, j'aurai le plaisir de recevoir Thierry Cotillard, le président du groupement Mousquetaire.
00:39Il nous détaillera aussi ses bons résultats.
00:42Et puis en deuxième partie d'émission, alors que la proximité est devenue le cheval de bataille des distributeurs,
00:48nous parlerons de bar à salade avec des nouveaux services
00:52et notamment Picadilly qui accélère sur l'innovation en intégrant l'intelligence artificielle.
00:57J'aurai le plaisir de recevoir David Bichon, son président Focus Retail.
01:01C'est parti !
01:07Et j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau Thierry Cotillard.
01:10Bonjour !
01:10Bonjour !
01:11Bienvenue sur le plateau de BFM Business.
01:13Vous êtes le président du groupement Mousquetaire.
01:15A mes côtés sur ce plateau, Claire Coraleski.
01:17Vous êtes directrice générale de Média Performance.
01:19Vous êtes notre experte retail.
01:21Vous êtes une habituée de l'émission.
01:23Alors parlons actualité.
01:25La guerre en Iran se prolonge.
01:27Le prix du pétrole a grimpé.
01:29Alors que Leclerc et Système-U s'étaient engagés à baisser leur prix.
01:32Michel-Edouard Leclerc ne semble pas avoir finalement réussi à tenir ses promesses.
01:36Quant à vous Thierry Cotillard, vous ne vous êtes pas encore prononcé sur ce sujet officiellement dans les médias.
01:42Quelle est votre position ?
01:43Alors notre position, elle est un peu similaire quand même à tous nos confrères.
01:46C'est déjà de rappeler que c'est un produit d'appel.
01:48C'est-à-dire qu'il y a une vraie compète et qu'on en fait un prix psychologique puisqu
01:53'en fait on est tous des discounters.
01:54Et quand vous arrivez sur le parking, le premier prix que vous voyez, c'est évidemment le prix de l
01:58'essence.
01:59Donc le procès qui nous est fait de dire qu'ils sont en train de restaurer leur marche, c'est
02:03vraiment presque nous insulter dans notre culture de conversant.
02:05Parce que bien évidemment, l'objectif c'est de proposer aux Français les prix les plus bas.
02:10Parce que si on ne le fait pas, justement Leclerc va le faire.
02:12Donc je peux vous assurer que la réalité et la détermination des mousquetaires, c'est d'avoir les prix les
02:18plus bas du marché pour pouvoir être les plus agressifs.
02:22Ensuite, ça bouge tous les jours.
02:23Donc en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'à un moment, on a eu une lecture, et
02:26c'est celle qu'a eu Michel, d'annoncer une baisse très importante.
02:30Et la réalité, c'est que le lendemain, finalement, ça a augmenté.
02:33Et là, il y a eu confusion puisque l'annonce faite n'a pas été respectée dans ces stations et
02:37dans aucune station en France.
02:39La réalité aujourd'hui, c'est que si on veut que ça baisse, ce n'est pas les distributeurs qu
02:43'il faut regarder.
02:44Il faut regarder là où sont les grosses poches de ressources.
02:47Quand vous avez une essence à 2 euros, retenez un seul chiffre, la moitié va à l'État.
02:52Donc c'est 1 euro en taxe, en TVA.
02:55Donc on peut regarder les 4 centimes puisque la marge d'un distributeur avant cette compétition commerciale, c'est 2%.
03:02Et dans certains cas, on se met à 0 ou à 1% pour justement faire le prix du concurrent.
03:07Donc on peut travailler les marges des distributeurs qui font 4 centimes.
03:11Mais je crois que c'est surtout intéressant de regarder en amont la marge du raffineur, la marge du transporteur.
03:17Et puis surtout, l'État, qu'est-ce qu'il veut faire ?
03:19Est-ce qu'aujourd'hui, il veut donner un petit coup de main aux Français et toucher à l'enveloppe
03:24qu'il va percevoir,
03:25qui est une enveloppe qui n'était pas budgétée ?
03:26Puisque la réalité, c'est comme une entreprise.
03:28Il y a eu un budget de fait pour 2026.
03:30Cette hausse du pétrole n'était pas prévue.
03:33Et donc la TVA additionnelle n'était pas prévue.
03:35Est-ce qu'ils veulent en redistribuer ?
03:36C'est la question que je pose aujourd'hui.
03:37Oui, parce que lui, son sujet à Michel-Édouard Leclerc, c'était de négocier directement avec les raffineurs.
03:42Est-ce qu'on peut imaginer que vous vous mettiez à prix coûtant, par exemple ?
03:44Alors en fait, on a déjà pris la position au niveau de notre centrale d'achat d'être à 0.
03:48Donc aujourd'hui, il n'y a aucune marge au niveau de la centrale.
03:52Et la réalité, c'est que nos adhérents sont, je vous dis, dans certains cas à 0, 1, 1, 1
03:57,5, à 2.
03:57Mais en tout cas, l'obsession, c'est d'avoir les prix les plus bas.
04:00Parce que ce qu'on a constaté, c'est que les premiers jours, il y a eu 50% de
04:03volume en plus.
04:04En 4 jours, on a fait les volumes de 10 jours.
04:06Et là, c'est en train de ralentir parce que les gens, les Français, font attention, font des économies et
04:11circulent moins.
04:12Donc ne vous inquiétez pas, on est commerçant.
04:13Et la réponse que j'ai, c'est qu'on sera le plus agressif possible pour répondre à leurs attentes.
04:18En dehors du pétrole, Thierry Cotillard, est-ce qu'il va y avoir des impacts sur les prix de l
04:22'alimentaire ?
04:22Est-ce qu'il va y avoir un impact dans les rayons ?
04:24Alors, c'est trop tôt pour le dire.
04:26Au moment où je vous parle, on a parlé que dans le détroit d'Hormuz, il y avait bien sûr
04:30ces engrais agricoles qui, effectivement, inflataient.
04:34Le vrai danger, ce serait qu'il y ait une spéculation financière sur ces sujets-là.
04:39Et la seule chose que je vais vous dire, c'est qu'on sort des négociations commerciales.
04:43La réalité, il y a eu quelques marchés très inflationnistes.
04:46On l'a dit, le chocolat et autres.
04:48Mais en grande majorité, on a obtenu des baisses.
04:50Et donc, ce n'est vraiment pas d'actualité au moment où on se parle, même si le conflit a
04:54commencé il y a dix jours,
04:55de se dire qu'il y a une nouvelle inflation alimentaire qui arrive en France.
04:58Ce n'est pas du tout prévu.
04:59Et si ça devait être le cas, comptez sur nous et nos petits concurrents pour avoir des explications.
05:05Parce que ce serait trop facile de dire qu'il y a une guerre à l'autre bout du monde
05:08et donc ça doit générer une inflation.
05:10Et on n'est pas dans le même contexte.
05:11C'est parce qu'autant avec l'Ukraine, on était privé de blé et de matières premières agricoles,
05:15ça allait beaucoup moins avec ce conflit en Moyen-Orient.
05:17Et il y avait un sujet aussi sur l'électricité au moment de l'Ukraine.
05:20Alors justement, vous le dites, vous venez de sortir des négociations commerciales,
05:23mais vous n'avez pas des industriels qui sont venus toquer et qui vous ont dit,
05:27voilà, est-ce qu'on peut repartir dans des négociations ?
05:29Non, pas encore.
05:29Ça n'est pas encore à l'ordre du jour.
05:30Pas encore.
05:30Et c'est rassurant.
05:31Ça veut dire que tout le monde est un peu responsable et se dit,
05:33on attend de voir comment ça se passe pour savoir s'il y a un vrai impact sur la production.
05:41Resultats qui sont quand même plutôt bons, vous étiez assez satisfait.
05:45Est-ce que c'est dû en partie à l'absorption des anciens casinos majoritairement ?
05:49Alors, peut-être rappeler les chiffres.
05:51On fait un 4,2% de croissance sur le chiffre de l'année d'avant.
05:55Donc, il y a un chiffre à retenir, c'est qu'on a fait 20% de croissance au niveau
05:58du groupe en deux ans.
05:59Donc, c'est exceptionnel.
06:00Ça fait plus de 8 milliards de chiffres d'affaires.
06:01On en est très satisfait.
06:04Maintenant, il y a bien sûr un effet parc.
06:06C'est-à-dire que quand vous récupérez 230 casinos qui deviennent intermarchés,
06:10ça amène de la croissance.
06:11Ça a amené 3,2 points.
06:12Et l'excellente nouvelle pour nous, c'est que près de 2% de notre croissance
06:16est liée au parc historique et aux 2100 points de vente qu'on avait avant.
06:21Donc, c'est une dynamique commerciale plus de la croissance externe
06:24qui fait qu'on aura eu la plus belle croissance en France.
06:26L'année dernière, on a fait 0,5.
06:27On est à 17,5.
06:28Et donc, ça nous donne l'envie d'aller chercher Carrefour et Leclerc.
06:31C'est une vraie compète.
06:32Et donc, les 20 points sont là.
06:34Et j'espère qu'en 28, on y sera.
06:36Oui, alors justement, sur le dossier casino,
06:38est-ce que vous suivez, du coup, cette restructuration de la dette ?
06:42Comment est-ce que vous voyez l'avenir ?
06:44Est-ce que vous envisagez, je ne sais pas si certaines enseignes sont à vendre,
06:49est-ce que vous gardez les yeux ouverts sur ce sujet ?
06:51Alors, nous, on avait un pari pas fou qui était raisonné.
06:55C'était de se dire, est-ce que le groupement des mousquetaires
06:57a capacité, finalement, à rembourser ce 1,4 milliard d'euros
07:02qu'il aura mis à racheter ses points de vente ?
07:04Eh bien, deux ans et demi après, je vous dis oui,
07:06puisque l'intégralité de la dette a été remboursée.
07:08Ce qui est presque un exploit, puisqu'on avait prévu de le rembourser
07:10sur une durée qui soit plus longue.
07:12Donc, pour répondre à votre question, ça nous mettra en position,
07:15pas cette année, mais dans les années qui viennent,
07:17d'étudier les éventuelles reprises d'autres magasins,
07:20si ça venait sur le marché.
07:22Au moment où je vous parle, on est dans la reprise des Coleroy.
07:25Aujourd'hui, 18 Coleroy sont en train de, enfin cette semaine, de réouvrir.
07:28Et puis, il y en aura eu 80 à la fin avril.
07:32Et puis, on a, nous, une autre forme de croissance pour l'intermarché.
07:35C'est ce partenariat avec Auchan qui arrive,
07:37qui sera là à partir de septembre.
07:39On attend l'autorité de la concurrence.
07:41On espère que ce sera un avis favorable.
07:42Et ça aussi, ça va nous amener du chiffre d'affaires.
07:44Et on en est ravis.
07:45D'en racheter 91 supplémentaires.
07:47Et sur les 300 supermarchés, puisqu'on ne parle que des supermarchés Auchan,
07:50il y a effectivement une possibilité pour nos adhérents
07:53d'en racheter 91 qui vont là devenir intermarchés, j'allais dire définitivement,
07:57à partir du moment où les adhérents les rachètent.
07:59Alors justement, on parle de casinos, on parle d'Auchan également,
08:02qui n'est pas en très bonne forme, compte tenu de votre proximité avec eux,
08:06puisqu'il y a effectivement ce passage sous franchise.
08:08Il y a aussi votre alliance à l'achat, alliance sur le retail média.
08:14Est-ce que vous pourriez envisager aussi là de racheter d'autres magasins
08:18si jamais Auchan en mettait en vente ?
08:20Écoutez, on va se souhaiter un partenariat qui soit productif
08:25pour les mois et les années qui viennent, c'est-à-dire qu'Auchan s'en sortent
08:28et qu'Intermarché réussisse à les intégrer sous cette forme de master franchise
08:32et faire plus de chiffres avec eux.
08:35La balle est dans leur camp, c'est-à-dire on va leur amener des conditions d'achat.
08:38Et comme j'ai défendu, parce que j'ai eu cette chance d'être invité
08:41à l'Assemblée Générale de la famille Muliez, je leur ai dit
08:44vous avez fait la moitié du chemin, l'autre moitié du chemin c'est votre exploitation,
08:48ce sont vos équipes qui pourront sortir les résultats de vos supermarchés et hypermarchés.
08:53Donc l'avenir nous le dira, on leur souhaite surtout de réussir sous Bannière Intermarché.
08:56En tout cas, c'était quand même une première pour eux.
08:58C'est une première et c'est une première pour tout le monde.
09:00C'est-à-dire que vous imaginez dans un monde d'indépendants que nous sommes, des indépendants,
09:03se dire qu'il y a des franchisés à côté de nous,
09:05mais tous les adhérents ont bien compris le sens de ce partenariat.
09:09Et à chaque fois, je dis qu'il y a un risque à faire un deal,
09:12mais il y a surtout un risque à ne pas faire des deals.
09:14Et si ça n'avait pas été Intermarché qui avait tendu la main aux champs,
09:17ça aurait été certainement un concurrent.
09:19Donc on est très heureux de le faire avec eux.
09:20Je vais laisser la parole à Claire.
09:22J'avais juste une question sur les parts de marché.
09:24Vous êtes à près de 17% de parts de marché dans le dernier Cantar,
09:28la dernière publication en ce début d'année.
09:30Vous visez 20% en 2028.
09:32Donc vous atteignez peu à peu votre objectif.
09:35Mais sur la dernière partie de l'année, on voit que Leclerc et U ont progressé.
09:39Vous pas ? Comment est-ce que vous expliquez ça ?
09:41Oui, effectivement.
09:41On a fait 0,3 en janvier, on fait moins 0,1.
09:44On l'explique quand même.
09:45C'est un sujet de promo où on n'a pas été au rendez-vous.
09:47C'est aussi un sujet d'assortiment.
09:49On n'est pas toutes les gammes puisqu'on était en négociation avec les industriels.
09:53Tous les accords sont signés.
09:55Les gammes sont maintenant en train d'être redéployées dans les magasins.
09:58Et puis je vais vous dire, c'est très bien.
09:59Parce qu'en fait, on vit tellement sous la pression de la part de marché
10:02que de temps en temps, de prendre un petit moins 0,1,
10:05ça repique les équipes et on repart de l'avant.
10:09Alors on voit quand même, les premiers, c'est les indépendants.
10:11Donc effectivement, les groupes intégrés ont beaucoup plus de mal.
10:14Pour vous, c'est quoi la clé du succès justement
10:16qui fait dire que même quand un Auchan passe intermarché,
10:19donc quelque part on est dans l'intégré qui devient marque indépendante,
10:23on va retrouver du succès ?
10:25Je crois que ce qui nous caractérise tous les trois,
10:28c'est qu'il y a un autre point commun, c'est qu'on est quand même sur le sujet
10:30du prix,
10:31qui est la première attente des Français.
10:33Donc les discuteurs que nous sommes,
10:36Leclerc, U Intermarché ne lâchent pas le combat du prix.
10:39Et en fond, et en fond pour deux raisons,
10:41c'est que je pense qu'on a une négociation qui est au rendez-vous,
10:46et surtout parce qu'on l'a vu quand on a repris les casinos,
10:49on a baissé les prix de 18%.
10:51Je peux vous assurer qu'il n'y avait pas 20 points d'écart dans nos conditions.
10:53C'est qu'il y avait des conditions d'achat,
10:55mais il y avait surtout un niveau de charge d'exploitation
10:58qui fait qu'à la fin, c'est le client qui paye l'addition.
11:01Les indépendants savent gérer leurs entreprises,
11:04ce sont des PME à taille humaine,
11:06et le résultat, c'est que ça fait du prix.
11:07Et donc c'est à mon avis ça qui explique aussi notre succès,
11:10sans oublier bien sûr l'agilité, on est dans les territoires,
11:13on est libre de faire les assortiments qu'on veut,
11:15de travailler en direct avec des producteurs,
11:16et ça, ça plaît aux consommateurs.
11:18Thierry, il y a un sujet difficile quand même,
11:20c'est la question du bricolage,
11:21et notamment des Bricomarchés et des Bricoramas,
11:24dont les ventes baissent de 7% l'an dernier.
11:28Pour relancer la machine,
11:29160 magasins vont passer sous enseigne Bricomarchés.
11:32Justement, est-ce qu'on doit s'attendre à des fermetures aussi
11:35du côté de Bricomarchés ?
11:36Alors non, les chiffres sont ceux-là,
11:39effectivement, un marché en berne,
11:40parce qu'effectivement la construction est à l'arrêt,
11:42donc les gros chantiers ne se font plus,
11:43donc ça fait du chiffre en moins.
11:44C'est 3,4 en régression,
11:46sur une année qui était déjà en négatif.
11:48Bricomarchés tire son épingle du jeu,
11:50et vous l'avez dit,
11:50on ne mettra pas la poussière sous le papier,
11:52moins 7, c'est vraiment pas bon pour Bricorama.
11:54La décision a été prise avec les associés,
11:56il n'y aura qu'une enseigne.
11:57Schéma de convergence,
11:58avant la fin de l'année,
11:59on aura enclenché le fait que Bricomarchés
12:02reprennent les Bricoramas,
12:03et on n'aura qu'une enseigne.
12:04Et une enseigne, ça va dans le sens de ce que je vous disais,
12:06c'est-à-dire,
12:07si on veut être discounter,
12:08on ne peut pas avoir deux directions marketing,
12:10on ne peut pas avoir deux informatiques qui coexistent,
12:13aujourd'hui, ça ne fera qu'un réseau,
12:15et donc on va organiser une convergence
12:18de Bricorama vers Bricomarchés dans les 18 mois.
12:21Et moi, je suis intimement convaincu
12:24que ça a plus un plan d'action sur le commerce,
12:26parce qu'en fait,
12:27on est aussi dans un marché qui est difficile.
12:29Donc la solution,
12:30c'est que nos adhérents,
12:31j'allais dire,
12:32renvoient du prix de la promo
12:34et soient sur les fondamentaux du commerce,
12:36et c'est le cas.
12:37Et donc, je ne suis pas inquiet,
12:38on va s'en sortir.
12:39Pas d'impact social ?
12:40Non, pas d'impact social.
12:41Il n'y a pas de restructuration.
12:43L'objectif, c'est de transformer
12:44un Bricorama qui existe
12:45en Bricomarchés,
12:46il faut le dire,
12:47pour rassurer les équipes.
12:47Et d'accélérer aussi sur l'e-commerce
12:49qui fait défaut.
12:50Alors, on est plutôt à la rue,
12:51on est en retard,
12:52et donc j'ai dit aux équipes,
12:53on ne peut pas en 2026 et en 2027
12:56vouloir être sur le podium
12:57de la distribution dans nos divisions,
12:58et notamment en bricolage,
12:59si on ne fait pas de digital.
13:00La réalité, c'est qu'on est en retard.
13:02Là, c'est pareil.
13:03C'est une opportunité.
13:04Moi, je le vois comme une opportunité
13:05pour aller chercher de la croissance.
13:06Donc, on va aussi avoir
13:07un plan d'accompagnement des équipes
13:09parce que c'est un nouveau métier
13:10pour que tous nos adhérents
13:12proposent des solutions digitales
13:13pour tous nos clients.
13:14Et ça, ça représente
13:14ou un modèle e-commerce vraiment pur ?
13:16Alors, ce sera du drive
13:18et puis on a des marketplaces.
13:19On essaie de voir,
13:20mais ça ne doit pas être en concurrence,
13:21ça doit être complémentaire
13:21et donc on va caler les modèles.
13:23Et ça, ça représente
13:23un investissement de combien ?
13:25En termes d'investissement,
13:27j'ai envie de vous dire,
13:28la dépense, elle est là.
13:29C'est des dizaines de millions d'euros
13:31qu'on met pour faire connaître nos sites,
13:33pour développer notre informatique,
13:34mais c'est une acculturation.
13:36En fait, il faut que nos employés,
13:38nos chefs d'entreprise
13:39comprennent qu'un consommateur,
13:40il est multicanal,
13:41il est sur le carrelage le week-end
13:43et puis il peut aussi commander
13:44de son appli
13:44et c'est ça qu'on va développer
13:45dans les mois qui viennent.
13:46Merci beaucoup Thierry Cotillard.
13:47Restez avec nous,
13:48on reparlera proximité
13:49dans la deuxième partie
13:50avec notre startup.
13:51Mais tout de suite,
13:52on passe au focus de notre expert.
13:56Claire, on vient de parler
13:57de la grande conso alimentaire.
13:59On le sait,
13:59c'est un territoire d'innovation.
14:01Mais on en est où aujourd'hui ?
14:02Alors, c'est intéressant,
14:03on vient effectivement
14:04d'avoir certains chiffres.
14:05En 2025, l'innovation,
14:06elle a progressé de 16%.
14:07C'est vrai qu'elle était plutôt
14:09en berne, on va dire,
14:10en année 2024.
14:12Donc, elle reprend,
14:13elle reprend.
14:13Elle est encore faible
14:14en termes de poids,
14:15de chiffre d'affaires
14:16parce que c'est 1,1%
14:17du chiffre d'affaires alimentaire.
14:19Mais effectivement,
14:20ça redémarre.
14:21Quel rôle ont les enseignes
14:23justement à jouer
14:24sur ce terrain-là
14:25de l'innovation ?
14:26Voilà, je pense qu'il faut rappeler
14:26le distributeur,
14:28il déniche des produits
14:29pour créer son assortiment
14:30idéalement le plus adéquat
14:32par rapport à sa zone.
14:34Et effectivement,
14:35là, on voit bien
14:35les distributeurs,
14:36dénicheurs
14:37des innovations.
14:39De talent.
14:40Ils vont chercher
14:40les innovations
14:41autant dans les startups
14:42que les marques nationales.
14:43Ils ont tous des programmes
14:44entre des trophées,
14:45des incubateurs.
14:46Donc, on voit
14:46qu'ils sont assez présents.
14:47C'est vrai que là
14:48où on les voit un peu moins,
14:49c'est sur le côté accélération,
14:52monté en référencement.
14:53Quand on a le pouvoir
14:54de pouvoir avoir trouvé
14:55le bon produit,
14:56si on peut en plus
14:58le référencer
14:58de façon assez massive,
15:00effectivement,
15:01on donne plus de chance
15:02à l'innovation.
15:03Oui, justement,
15:04pour passer à la vitesse supérieure.
15:05Mais qu'est-ce qui fait
15:06qu'une innovation
15:06marche réellement ?
15:07Alors, l'innovation,
15:08c'est la visibilité.
15:1054% des innovations,
15:11au bout de deux ans,
15:11n'existent plus.
15:13Elles restent, effectivement,
15:14parce qu'elles ont
15:15de la visibilité.
15:16La visibilité,
15:17c'est un packaging
15:17qui est impactant.
15:18On comprend que c'est
15:19l'innovation.
15:20On a une belle part
15:20dans le linéaire.
15:21Et potentiellement,
15:22il y a une communication
15:23dans le linéaire,
15:25donc avec une PLV
15:26pour la mettre en avant,
15:27voire une promotion.
15:28Et quand ces facteurs
15:29sont là,
15:30effectivement,
15:30ça fait partie
15:31des 54% des innovations
15:32qui arrivent à rester.
15:33Je vois que Thierry,
15:34vous...
15:34Oui, je réagis
15:35parce qu'en fait,
15:36dans l'innovation,
15:37il y a un peu tout.
15:38C'est-à-dire,
15:38il y a des vraies innovations,
15:39il faut qu'on les pousse.
15:40Et puis, il y a des fois
15:41des fausses innovations.
15:42Donc, il faut faire
15:42la part des choses.
15:43Et je me disais,
15:44en fait,
15:45que l'adage de l'innovation,
15:47ça a souvent été
15:48les marques nationales
15:49parce qu'elles avaient
15:49des services marketing,
15:50R&D.
15:51Et ce qui est assez intéressant,
15:52c'est la montée en puissance
15:53de l'innovation
15:54sur la marque de distributeurs
15:55qui n'est pas qu'un suiveur
15:56et qui est aussi
15:57un élément de différenciation.
15:59Et moi, je pense,
16:00par exemple,
16:00à nos équipes
16:01qu'on fait...
16:01On a notre atelier
16:03de charcuterie
16:03qui fait aujourd'hui
16:0541 références
16:06sans nitrite.
16:07Et ça, c'est un vrai plus
16:08parce que
16:08ce n'est pas du marketing,
16:09ce n'est pas du packaging.
16:11C'est évidemment
16:12pour alimenter le sujet
16:13santé, nutrition.
16:14Et donc, l'innovation
16:15vient d'un peu partout.
16:16Et moi, j'y crois,
16:17j'ai souvent dit aux équipes,
16:18la création de valeur,
16:19en fait,
16:20quand on se bat sur le coca,
16:21sur plein de marques
16:22où, évidemment,
16:23il n'y a plus de marge
16:23de manœuvre,
16:24l'innovation nous permet
16:26de reprendre de l'oxygène.
16:27Donc, c'est une politique
16:28qu'il faut qu'on ait tous.
16:29Mais on le voit,
16:29effectivement,
16:30les MDD suivent
16:31tout ce qui est tendance aussi,
16:32notamment sur la protéine,
16:33le très très protéiné.
16:35Notamment.
16:35On suit.
16:36Merci beaucoup.
16:37A tous les deux.
16:38On passe tout de suite
16:38au pitch de notre start-up.
16:46Et David Bicheron
16:47nous a rejoint sur ce plateau.
16:48Bonjour.
16:49Alors, c'est l'interview
16:49de la start-up.
16:50Vous n'êtes pas vraiment
16:51une start-up,
16:51mais bon,
16:52vous allez nous expliquer
16:53un petit peu
16:53parce que le concept
16:54de Picadilly,
16:55donc vous êtes le directeur général,
16:57est arrivé en France
16:57il y a 10 ans maintenant.
16:59Vous installez des bars à salade
17:01dans les zones commerciales
17:03chez les distributeurs.
17:04Il y en a 400 en France.
17:05Comment s'est fait
17:06l'implantation
17:07de ce concept ici ?
17:08Alors, en fait,
17:09effectivement,
17:10on a une mission
17:12chez Picadilly
17:12qui est de démocratiser
17:13l'alimentation saine et durable.
17:14Et pour ça,
17:15en fait,
17:15on développe un concept
17:17shop-in-shop,
17:18comme on dit,
17:18donc de bar à salade
17:19en libre-service
17:20qu'on positionne.
17:21Alors, historiquement,
17:22effectivement,
17:23dans des points de vente GMS.
17:25Mais finalement,
17:26au fur et à mesure
17:27de notre développement,
17:28on s'est rendu compte
17:29que pour répondre
17:30aux attentes des consommateurs
17:31qui recherchent
17:32des solutions saines
17:33et abordables,
17:35il fallait qu'on soit
17:36en proximité avec eux.
17:37Et en fait,
17:38un magasin peut être
17:39un hyper,
17:39peut être un super,
17:40peut être un magasin
17:41de proximité
17:41comme un intermarché express.
17:42Mais on est aussi
17:44beaucoup dans le travel,
17:45on est dans des gares,
17:45des aéroports,
17:46des hôpitaux,
17:47des aires d'autoroutes,
17:49etc.
17:49Et donc,
17:49en fait,
17:50on s'est développé,
17:50effectivement,
17:51en allant répondre
17:53aux attentes des consommateurs
17:54d'un côté,
17:55effectivement,
17:55en rendant cette alimentation
17:57saine accessible,
17:58mais aussi en répondant
18:00aux attentes des enseignes
18:02de la grande distribution
18:03qui ont un rôle à jouer
18:04effectivement sur la restauration
18:05notamment du midi
18:06puisqu'aujourd'hui,
18:08la restauration,
18:09c'est à peu près 10%.
18:10En fait,
18:11pardon,
18:11la GMS représente 10%
18:13du chiffre d'affaires
18:14de la restauration
18:15et c'est un secteur
18:17qui est en train
18:17de se développer.
18:18Alors,
18:18vous le dites,
18:18c'est vrai qu'on le voit
18:19depuis ces dernières années,
18:21une montée en puissance
18:22du snacking
18:22dans les magasins
18:25mais aussi du snacking sain.
18:27Justement,
18:28ces dernières années,
18:29comment est-ce que vous voyez
18:31cette montée en puissance-là ?
18:32Ça se traduit comment
18:33dans les chiffres ?
18:34Alors,
18:35ça se traduit par effectivement
18:37des stratégies d'enseignes
18:39qui effectivement mettent
18:40de plus en plus l'emphase
18:41sur le développement
18:42de catégories snacking.
18:45D'ailleurs,
18:46à travers à la fois
18:47des bars à salade
18:48mais d'autres solutions
18:49de restauration,
18:50en fait,
18:50on se rend compte vraiment
18:50que la GMS
18:51peut jouer ce rôle
18:52de restauration,
18:54notamment de proximité,
18:55du déjeuner,
18:56à partir du moment
18:57où elle offre
18:58un choix large
18:58aux consommateurs.
18:59Donc,
19:00le bar à salade,
19:00en revanche,
19:01a un rôle très important
19:02parce qu'à la fois,
19:03la catégorie salade,
19:04c'est à peu près 20%
19:05des occasions de consommation
19:06à l'heure du déjeuner.
19:07Donc,
19:07c'est très important
19:07pour les consommateurs français.
19:09Mais,
19:09c'est aussi
19:10le bar à salade
19:11en libre-service,
19:12la capacité de créer
19:13de la valeur.
19:14En fait,
19:14on a créé une catégorie
19:15de destination.
19:16Les consommateurs
19:17viennent dans le magasin
19:18pour le bar à salade
19:19et sont prêts
19:19à payer plus cher
19:20à peu près 40%.
19:21Ah oui,
19:2140%.
19:22Thierry,
19:22je vois que vous acquiescez.
19:24Est-ce que vous ressentez
19:26justement cet attrait
19:26pour le snacking
19:27et notamment
19:27dans les magasins
19:28de proximité,
19:29beaucoup ?
19:29Est-ce que ça veut dire
19:31qu'aussi,
19:31on alloue des mètres carrés
19:33supplémentaires
19:33pour ce segment-là ?
19:35Ah oui,
19:35parce qu'en fait,
19:36c'est un acte d'achat
19:37à part entière.
19:38Alors moi,
19:39je suis bien passé.
19:40Vous le savez,
19:40j'ai des points de vente
19:41plutôt en région parisienne.
19:42Donc,
19:43on est dans des zones
19:43d'habitation mixtes.
19:44Il y a les personnes
19:45qui viennent faire leurs courses
19:46et puis il y a celles
19:51qui a des zones dédiées
19:52qui prennent vraiment
19:53un espace important
19:54puisque ça peut aller
19:55de 5 à 8%
19:56de notre chiffre d'affaires.
19:57Donc,
19:57ce n'est pas rien.
19:58Et ces solutions,
19:59en fait,
19:59là où elles sont intéressantes,
20:00c'est qu'évidemment,
20:02cette tendance du mieux manger
20:03et surtout du côté sain,
20:04vous l'avez avec une salade
20:05et vous offrez le choix
20:07surtout à chacun
20:07de composer ce qu'il veut.
20:08Donc,
20:08c'est un chouette concept.
20:10Il est en thèse
20:10sur quelques-uns
20:11de nos magasins d'ailleurs.
20:12Claire.
20:13Oui,
20:13moi,
20:13j'aime bien aussi
20:13ce que vous avez donné
20:14des chiffres tout à l'heure.
20:15Je veux bien
20:16que vous en voulez redonner,
20:17c'est effectivement,
20:18ça crée de la fréquence
20:19et on sait aujourd'hui
20:20que dans certains
20:21grands formats
20:22mais moyens formats,
20:23la fréquence,
20:24on court tous après
20:24quand on est retailer
20:25et le fait que devenir
20:26de façon récurrente
20:28pour le bar à salade,
20:29ça peut,
20:29j'espère quand même,
20:30faire passer
20:30dans d'autres rayons
20:31à ce moment-là.
20:32Alors,
20:32effectivement,
20:33quand on interroge
20:33nos consommateurs,
20:344 sur 10 disent
20:35je viens dans ce magasin,
20:37Intermarché Express
20:38ou autre,
20:38parce qu'il y a ce bar à salade.
20:40Sinon,
20:40j'irai à la boulangerie en face
20:42ou dans le fast-food en face.
20:43Donc,
20:43on a vraiment cette capacité
20:45à recruter
20:45et les consommateurs,
20:46au deux tiers d'entre eux,
20:47donc beaucoup de chiffres,
20:48mais viennent au moins
20:49une fois par semaine
20:50et souvent plusieurs fois
20:51par semaine.
20:52Et encore une fois,
20:52je l'ai indiqué,
20:53mais effectivement,
20:53ils sont prêts à payer
20:5440% plus cher
20:55versus une salade pré-emballée
20:56mais ils vont aussi prendre
20:57une boisson
20:58et ou un dessert
20:59donc ils ont un panier moyen
21:00qui est aussi très intéressant
21:01notamment en proximité.
21:03Ces bar à salade,
21:03donc ce sont des bars
21:04que vous louez
21:05aux distributeurs,
21:06ça coûte combien
21:07pour un magasin
21:08d'installer un bar à salade ?
21:08En moyenne,
21:09un bar à salade
21:10nous coûte 20 000 euros
21:14et avec ce loyer,
21:15on va aussi amener
21:16toute la technologie embarquée,
21:17peut-être que c'est quelque chose
21:18sur lequel on va discuter,
21:20qui va effectivement
21:21aider à opérer.
21:21Il nous reste deux minutes,
21:22donc allez-y.
21:23Dites-nous l'innovation.
21:25L'innovation,
21:26alors on vient lancer
21:27effectivement une innovation
21:28qui s'appelle Arc Vision,
21:29donc le mot vision
21:30est très important,
21:31on a intégré des caméras
21:32dans nos bars à salade
21:32qui prennent des photos
21:34en permanence,
21:34sauf quand les gens
21:35sont en train de se servir,
21:36donc on ne veut pas prendre
21:37les photos des mains
21:37des consommateurs
21:38et c'est traité par l'IA
21:41qui indique en fait
21:42on a un système de LED
21:43de couleur
21:44sur le bar à salade,
21:45si le bar il est plein
21:48ou en train de se servir
21:49et donc si c'est vert
21:50tout va bien,
21:51si c'est jaune,
21:51il faut commencer
21:52à s'inquiéter,
21:53si c'est rouge,
21:54il faut vraiment aller voir
21:54ce qui se passe
21:55et remplir le bar.
21:56On dit souvent en GMS
21:57un rayon vide ne vend pas,
21:59un bar à salade
22:00c'est encore pire,
22:01parfois il suffit
22:02qu'il y ait un ou deux produits
22:03qui manquent
22:03type le poulet,
22:05l'avocat
22:05parce qu'en fait
22:06ce sont vraiment
22:06des top ventes
22:07et à ce moment-là
22:08les gens ne feront pas de bol
22:09donc c'est vraiment
22:09très très important
22:10pour maximiser les ventes,
22:12la rentabilité
22:12et satisfaire aussi
22:14les consommateurs,
22:14les clients,
22:15de s'assurer
22:16que les bars à salade
22:17soient toujours pleins.
22:17Ces nouveaux bars
22:18du coup avec
22:19intelligence artificielle,
22:20ils sont déjà en test
22:22mais ils commencent
22:23à être déployés en France ?
22:24Non, ils sont en déploiement
22:25effectivement,
22:25on a installé
22:26les tout premiers récemment,
22:28on en a déjà 5 installés
22:29en France
22:29dans des nouveaux magasins
22:31puisqu'on ouvre
22:31des nouveaux magasins
22:32à peu près toutes les semaines
22:33et on est aussi
22:34en capacité de mettre
22:36des kits de rétrofit
22:36sur les bars existants
22:38donc on va pouvoir installer
22:39d'ici la fin de l'année
22:40je pense qu'on aura
22:4130 ou 40% du parc
22:42équipé de la technologie.
22:43Et ça se ressent
22:44sur le chiffre d'affaires
22:44directement du bar ?
22:45Oui, on augmente
22:46dans les magasins de test
22:47les derniers mois,
22:48on a vu une augmentation
22:49du chiffre d'affaires
22:50d'à peu près 15%,
22:50une réduction aussi
22:51de la case de 20%
22:52parce qu'en fait
22:53quand on n'arrive pas
22:54à vendre
22:54parce qu'on n'est pas attractif
22:55on génère de la case
22:56donc en fait
22:56on crée là vraiment
22:57un cercle vertueux.
22:58Thierry, finalement
22:59on parle de bar à salade
23:00ici, c'est un exemple
23:01parce qu'on peut aussi
23:02beaucoup parler de services
23:03notamment dans les magasins
23:04de proximité
23:05c'est quand on parle
23:06de magasins de proximité
23:07il y a une telle consolidation
23:09dans les villes
23:09que ce qui fait la différence
23:10c'est bien sûr le prix
23:11mais aussi les services.
23:12Qu'est-ce que vous avez
23:13d'autre comme ça
23:14services que vous déployez
23:15dans vos magasins ?
23:16Ce qu'on déploie actuellement
23:18alors bon
23:19on a un service
23:19que tous les citadins attendent
23:21c'est la livraison à domicile.
23:22Oui, ça c'est un classique.
23:24Uber Eats
23:25c'est en train d'exploser
23:26notamment à Paris
23:27c'est-à-dire que
23:28c'est 100-150 préparations
23:30entre 19h et 20h le samedi
23:31donc c'est des organisations
23:33de magasins
23:33qu'on recale
23:34pour y faire face
23:35et puis après
23:36ce qui est intéressant
23:37c'est qu'il y a plein
23:38aujourd'hui de propositions
23:40de start-up
23:40pour lutter contre les ruptures
23:42parce qu'en fait
23:42en proximité
23:43vous n'avez pas beaucoup
23:44de surface
23:44donc pas beaucoup de facing
23:46et on a un flux
23:47assez impressionnant
23:48et donc en fait
23:49le risque c'est que
23:50vous soyez en rupture
23:51donc on a vraiment
23:52une aide aujourd'hui
23:53à la décision
23:54pour revoir les facings
23:55pour réassortir
23:56en cours de journée
23:57et l'IA va avoir
23:58une vraie valeur ajoutée
23:58dans l'exploitation
23:59de Noma Guevara
23:59Merci beaucoup
24:00merci à tous les trois
24:01restez avec nous
24:01on passe tout de suite
24:02à l'actu de la semaine
24:06Et avec vous Claire
24:06on part aux Etats-Unis
24:08un phénomène inattendu
24:09attire l'attention
24:10des distributeurs
24:11c'est les médicaments
24:12contre l'obésité
24:12donc le fameux GLP1
24:14est-ce qu'ils peuvent
24:15changer la manière
24:16dont les Américains
24:17font leurs courses ?
24:18Alors complètement
24:19effectivement
24:19en plus comme il s'est
24:20beaucoup démocratisé
24:21aujourd'hui
24:22on a déjà des chiffres
24:23en 2025
24:24a priori 12%
24:25des adultes américains
24:26utilisent ce médicament
24:27donc c'est le double
24:29par rapport à 2024
24:29et on voit déjà
24:31des impacts
24:32sur la consommation
24:33puisque il faut savoir
24:34ce médicament
24:35il a le pouvoir
24:35de réduire
24:36l'apport calorifique
24:37que vous avez besoin
24:38donc la sensation de faim
24:39donc vous mangez
24:39moins en quantité
24:40voilà
24:41et donc le moins
24:42effectivement
24:42le cabinet Big Short
24:44commence à communiquer
24:45des chiffres
24:45a priori une baisse
24:46de 6,5 milliards
24:48de dollars
24:48de dépenses alimentaires
24:50sur ses utilisateurs
24:51Et justement
24:52comment est-ce que
24:53les industriels
24:53arrivent-ils
24:54à s'adapter
24:55à ce phénomène ?
24:57Alors
24:57on mange moins
24:59on mange différemment
25:00donc effectivement
25:01on se rend bien compte
25:02que 65% des consommateurs
25:03vont acheter
25:04des formats plus petits
25:05en particulier
25:06par exemple
25:07sur les céréales
25:08et on va voir aussi
25:09qu'ils vont chercher
25:10à réduire
25:11la quantité même
25:12de charcuterie
25:12donc je m'oriente
25:14vers d'autres aliments
25:15et les aliments
25:16que je garde
25:17c'est pour des plus
25:18petites quantités
25:18mais les industriels
25:20ont pris conscience
25:21aussi de l'importance
25:22de la protéine
25:23et on va voir
25:24des marques nationales
25:24comme Nestlé
25:25ou effectivement
25:26comme Babybel
25:27mettre en avant
25:28des produits
25:30ultra protéinés
25:31par rapport à l'Europe
25:32pour y répondre
25:33Et ce succès justement
25:34des portions
25:35où on va
25:35le Babybel c'est parfait
25:36puisqu'on peut le mettre
25:37dans son sac
25:38on peut manger
25:38à toute heure de la journée
25:39sans forcément
25:40faire un vrai repas
25:40Justement
25:41est-ce que aussi
25:42les distributeurs
25:43quelles conséquences
25:44ça a pour eux
25:45au sein de leur magasin ?
25:46Alors effectivement
25:47on voit chez Walmart
25:48chez Kruger
25:48arriver des mises
25:51en avant
25:51de ces produits-là
25:52donc on rassemble
25:53les produits
25:54avec une présence
25:55de protéines
25:56plus importante
25:57puisqu'ils vont répondre
25:58effectivement
25:58à la consommation
25:59on va donner
26:00des communications
26:01dessus
26:01puisqu'effectivement
26:02encore une fois
26:0380% en plus
26:04des consommateurs
26:06sont prêts
26:07à payer plus cher
26:07donc il y a
26:08plutôt une belle opportunité
26:09de se dire
26:10il y a le produit
26:11qui est là
26:11il est prêt
26:12à payer plus cher
26:12et c'est une part
26:14assez considérable
26:14aujourd'hui
26:15de la population
26:16alors est-ce que
26:17ça va arriver en France
26:18c'est la bonne question
26:19et comment on s'y préparera
26:21ça sera aussi
26:22une bonne question
26:23On est encore long
26:24mais c'est vrai
26:24vous avez raison
26:25de poser la question
26:25merci beaucoup Claire
26:26pour cette actu
26:28merci David Bicheron
26:29merci Thierry Cotillard
26:29d'avoir été avec nous
26:31sur cette émission
26:32merci à vous
26:32de nous avoir suivis
26:33on se donne rendez-vous
26:34la semaine prochaine
26:35pour une toute nouvelle émission
26:37et quant à moi
26:37je vous retrouve lundi
26:39dans la matinale
26:39de BFM Business
26:40pour Morning Retail
26:41je vous souhaite
26:42un excellent week-end
26:44Focus Retail
26:45la distribution de demain
26:47s'invente aujourd'hui
26:48c'est un excellent week-end
26:49c'est un excellent week-end
26:49c'est un excellent week-end
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