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  • il y a 8 heures
Ce samedi 2 mai, Paolo Benassi, président et cofondateur d'Amorino, Mélanie Effroy, directrice commerciale de Médiaperformances, et Donatien Bozon, cofondateur de Le Bon Moment, étaient les invités dans l'émission Focus Retail présentée par Eva Jacquot. Focus Retail est à voir ou écouter le samedi sur BFM Business.

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00:09Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour cette toute nouvelle émission de Focus Retail.
00:14Et au programme aujourd'hui, le marché des glaces est en plein essor entre les tendances de la prémiumisation et
00:20de l'artisanat, mais aussi des innovations.
00:23Aujourd'hui, les glaces ne sont plus cantonnées à une saison en particulier et les Français en consomment tout au
00:28long de l'année.
00:28Comment les enseignes s'adaptent-elles ? C'est ce que nous confiera Paolo Benassi, il est le cofondateur d
00:34'Amorino, il sera mon premier invité.
00:37Et parmi les marques phares du secteur, une pépite arrive en France, tout droit venue des Etats-Unis, c'est
00:42la marque de Snoop Dogg, le rappeur américain.
00:46Et c'est le studio Le Bon Moment qui s'occupe de son développement en Europe notamment.
00:50Son cofondateur, Donatien Bozon, viendra tout nous expliquer. Allez Focus Retail, c'est parti !
01:02Et j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau Paolo Benassi, bonjour !
01:05Bonjour Lala !
01:05Bienvenue sur le plateau de BFM Business, vous êtes le président et cofondateur d'Amorino.
01:10A mes côtés cette semaine, notre experte c'est vous Mélanie.
01:12Mélanie Effroy, vous êtes directrice commerciale de Média Performance.
01:16Alors Amorino, c'est un glacier bien connu, des amateurs de glace et particulièrement des gélatos puisque la nuance ici
01:24est importante.
01:24Elles sont notamment reconnaissables à leur forme en pétales de fleurs, c'est votre signature.
01:30Vous avez ouvert votre première boutique en 2002 à Paris.
01:33Aujourd'hui, Amorino, c'est un réseau de 320 points de vente partout dans le monde, 110 à Paris.
01:39Vous en avez aussi une quinzaine au Moyen-Orient.
01:42Comment ça se passe en ce moment étant donné le conflit actuel ?
01:45La consommation dans les pays du Golfe, c'est calme, dans le sens qu'il y a moins de touristes.
01:52On a constaté une baisse de la consommation.
01:55Par contre, les personnes locales, ils continuent à consommer.
02:00Pour le moment, c'est légèrement à la baisse, mais ce n'est rien de préoccupant au niveau de la
02:04consommation.
02:05D'accord, en tout cas, vous ne l'avez pas encore chiffré sur une perte sur votre chiffre d'affaires.
02:08Non, c'est quand même assez récent.
02:12Est-ce que vous avez notamment des tensions sur l'approvisionnement des matières premières ?
02:16Notamment, on a reçu sur ce plateau Pierre Hermé qui nous disait qu'il avait des soucis avec la pistache
02:20d'Iran.
02:21Vous, est-ce que vous avez comme ça des matières premières qui proviennent du Moyen-Orient éventuellement ?
02:26Oui, la pistache, c'est notre best-seller au niveau des parfums de glace.
02:31Par contre, nous, on fait des contrats à l'année, donc on s'était couverts pour l'année 2026.
02:36La seule conséquence, vu que la raccolte n'était pas exceptionnelle à la fin 2025,
02:42les prix ont fortement augmenté aussi à cause du fait qu'avec le Dubai Chocolate,
02:47tout le monde s'est mis à manger de la pistache.
02:50Ça, c'est un parfum que vous avez développé, notamment plus de parfums peut-être sur la pistache ?
02:54Non, nous, on avait deux parfums l'année dernière, un sorbet en glace,
02:58et cette année, on est resté avec un seul parfum, un glace pistache classique,
03:03avec des pistaches de Moyen-Orient.
03:05Retour en France, vous le sentez un petit peu, cette tension ?
03:08Est-ce que vous avez, parce que les touristes sont quand même une cible très importante pour vous,
03:14est-ce que vous sentez une différence justement ces dernières semaines ?
03:17Mais nous, on constate qu'évidemment, le flux touristique, les gens voyagent moins,
03:21parce qu'évidemment, aussi les billets d'avion coûtent plus cher,
03:24donc on a un manque d'afflux de touristes.
03:26Par contre, il y a les touristes, les Français, qui, justement, pour la même raison,
03:30ils ne partent pas, donc effectivement, on compense avec un afflux
03:35dans nos boutiques plus importants des personnes, des Français, des locaux.
03:39Alors justement, la saison commence tout juste, on va dire,
03:42enfin, quoi que la saison pour vous, c'est toute l'année,
03:44puisque vos magasins sont ouverts en continu,
03:47mais quand même, cette période estivale,
03:49qu'est-ce qu'elle représente pour Amorino ?
03:52Là, on est en printemps, donc c'est le début de la saison,
03:54effectivement, on a eu un hiver assez compliqué, pluvieux et froid,
03:59et là, les dernières semaines, effectivement, la saison a bien démarré,
04:02et effectivement, dès qu'il fait beau, dès qu'il fait chaud,
04:04les gens se précipitent dans nos boutiques pour consommer,
04:07et voilà, on a plutôt des indicateurs au vert pour cette saison qui s'annonce très bonne.
04:12En revanche, vous le dites, c'est plus compliqué l'hiver,
04:14ça ne vous arrive pas, en revanche, de fermer les magasins ?
04:17Vous les gardez ouverts, mais peut-être que vous mettez en place des innovations,
04:20on l'a vu avec le chocolat chaud, notamment.
04:23Nous, on ferme uniquement les boutiques qui sont en bord de mer, par exemple,
04:28parce qu'évidemment, il n'y a pas de flux touristique,
04:30mais sinon, nos boutiques sont ouvertes 12 mois sur 12,
04:33parce qu'on a quand même une gamme de produits assez large,
04:36qui permet de fonctionner aussi bien l'été et l'hiver,
04:38avec la cafétéria, les crêpes, les gaufres, les chocolats chauds,
04:42donc on a des produits, on a des salons de thé,
04:45où les consommateurs peuvent consommer sur place avec des produits aussi chauds, aussi l'hiver.
04:50Cette proposition de produits chauds, vous la proposez aussi en été, ça fonctionne bien ?
04:54Ça fonctionne, parce que les produits sont toujours à la carte,
04:57mais à part le café, les chocolats chauds, ça ne se va pas l'été.
05:00Par contre, les crêpes, les gaufres, oui, on a de fortes consommations aussi l'été.
05:04Alors, en France, vous êtes très présent, notamment dans l'Ouest et dans le Nord.
05:07Pourquoi ces régions-là, et pourquoi ne pas réussir à s'installer ailleurs ?
05:13Non, on est bien présent sur tout l'Hexagone, un peu partout dans la France.
05:18C'est vrai que, statistiquement, on consomme plus de glace dans le Nord que dans le Sud de la France.
05:23Alors ça, c'est assez particulier, on aurait tendance à dire le contraire, pourtant.
05:26Comment ça se fait ?
05:27C'est des habitudes.
05:29Moi, je pense que c'est une question d'offres.
05:30C'est-à-dire que quand il y a plus d'offres, forcément, les gens y consomment plus.
05:35Et après, c'est une question d'habitude, on ne sait pas.
05:39C'est historique, c'est inexplicable aussi.
05:43C'est une question d'habitude.
05:45Vous êtes présent dans plus de 20 pays.
05:47Est-ce que vous adaptez vos parfums au goût locaux ?
05:50Non, nous, on a décidé d'imposer dans tous les pays les mêmes recettes.
05:57Donc, c'est les mêmes produits qui sont fabriqués en France à Orly.
06:00Et donc, on exporte les mêmes parfums, les mêmes produits dans tous les pays où nous sommes présents.
06:07La seule différence, c'est qu'effectivement, certains marchés, par exemple, aux États-Unis,
06:11il y a le parfum, la cacahuète, le brinette de batter qui marche très bien.
06:16En Espagne, c'est plutôt le douce de leche.
06:18Donc, les classements ne sont pas les mêmes selon les pays.
06:21Mais souvent, les recettes sont exactement les mêmes.
06:23Et en France ?
06:24En France, c'est la pistache, la vanille et le chocolat.
06:28Ce sont les trois parfums.
06:29Les best-sellers.
06:30Alors justement, restons sur cet ADN à Morino,
06:33donc cette crème glacée, cette gelato qui est peut-être plus onctueuse qu'une glace classique.
06:39Comment est-ce qu'on continue d'innover sur ce produit ?
06:42Est-ce que vous, à part la pistache, vous arrivez à coller un petit peu aux tendances ?
06:46Quelles sont justement les dernières tendances ?
06:49Les tendances ?
06:50En fait, nous, on reste dans la tradition italienne.
06:53Donc, effectivement, on a les grands classiques.
06:55Après, tous les ans, on lance des nouveaux parfums.
06:58Et donc, on a six à sept parfums qu'on lance selon les saisons tous les ans,
07:02justement pour innover, pour suivre un peu les tendances.
07:05Et voilà, cette année, par exemple, on va lancer un sorbet, fruits rouges,
07:09à Ijeba, donc avec un allégé en sucre.
07:13Donc ça, c'est une tendance qu'effectivement, on commence à constater
07:16qu'il y a un intérêt pour les parfums allégés en sucre.
07:18Après, on va lancer le Criminos.
07:20Donc c'est un autre gelato typique italien.
07:23Donc c'est une couche de glace.
07:25Chez nous, c'est Fleur d'Elai avec une couche de crème à pistache.
07:31Et la deuxième, c'est une glace noisette avec une couche de janduja par-dessus.
07:36Donc on innove, mais toujours en restant dans la tradition italienne.
07:40– Là, vous nous avez donné faim, Mélanie.
07:42Et je m'interroge sur le fait que sur un marché de la glace qui est très impulsif,
07:48est-ce que vous arrivez à travailler la fidélisation de vos clients, justement ?
07:52– C'est vrai qu'on travaille, comme vous dites, c'est un achat d'impulsion.
07:58Donc la première fois, on rentre parce qu'on passe d'avant en belle boutique,
08:01on voit en belle vitrine, on est attiré par les couleurs, par les fleurs.
08:05On voit les gens qui sortent de nos boutiques avec cette glace en forme de fleur.
08:08Donc c'est assez reconnaissable.
08:10Et après, effectivement, on travaille sur le fait de fidéliser les clients
08:14avec un bon service, une qualité de produit.
08:17Donc le client qui ne nous connaît pas, il rentre pour la première fois.
08:21On constate qu'il revient la deuxième ou la troisième fois
08:23parce qu'il a aimé le goût de la glace, il a aimé le service comme il a été accueilli.
08:30Donc ce sont ça les facteurs sur lesquels on travaille pour fidéliser la clientèle.
08:35– Alors restons justement sur la clientèle, sur l'expérience client peut-être.
08:38Il y a quelques années, vous avez mis en place des bornes de commandes
08:41pour aussi désengorger les attentes, la queue en tout cas.
08:45Est-ce que ça fonctionne ?
08:46Ça vous a permis un petit peu de drainer un peu plus de flux ?
08:49Ça fonctionne beaucoup.
08:51Effectivement, on constate que la queue est moins longue
08:54parce qu'en fait, au lieu d'avoir une personne à la caisse
08:57et donc vous êtes obligé d'attendre que la personne d'avant soit encaissée,
09:02avec les bornes, on peut encaisser 3, 4, 5 clients en même temps.
09:06Et donc ça permet d'avoir une personne à moins à la caisse,
09:08mais une personne de plus derrière le comptoir pour servir.
09:11Donc ça facilite.
09:12Et déjà le choix pour le client, parce qu'avec la borne,
09:16par exemple avec les étrangers, ils ont plus de facilité.
09:19Et on constate aussi que les jeunes, aujourd'hui,
09:22ils ont plus l'habitude de commander en borne plutôt qu'à la caisse.
09:25Donc ça accélère et on constate que les clients,
09:31ils aiment bien aussi le fait de ne pas passer la commande en caisse.
09:35ou parfois il y a le vendeur qui vous propose,
09:37il leur a envie de parler.
09:40Et voilà, c'est plus fluide.
09:42Alors parlons de votre business model,
09:44vous êtes plutôt sur la franchise,
09:47votre modèle repose sur la franchise,
09:48c'est 90% de votre réseau, c'est bien ça ?
09:51Oui.
09:52Justement, vous visez, comment est-ce que vous choisissez vos emplacements ?
09:55Puisque vous êtes plutôt, vous, en centre-ville,
09:57en centre-commerciux aussi, quoi d'autre ?
10:00C'est tout.
10:01C'est tout ?
10:03Je dirais 90%, 95% sont des boutiques en centre-ville.
10:07Après, il y a des pays où, par exemple,
10:10la consommation, ça se passe plutôt dans les centres commerciaux,
10:12comme par exemple en Moyen-Orient où il fait très chaud.
10:14Mais on est présent aussi en France dans des centres commerciaux
10:17parce qu'il y a quand même un fort passage.
10:19Donc pour nous, l'emplacement, c'est un des critères plus importants.
10:23Vu que c'est un achat d'imposition,
10:24il faut être là où il y a du passage
10:27et qu'il soit surtout en centre-ville,
10:30ça nous permettra là le week-end, le soir,
10:32qui sont quand même des moments de consommation importants
10:35parce qu'on mange une glace toujours après un repas.
10:37Donc ça peut être dans l'après-midi ou le soir après le dîner.
10:40Alors l'investissement à prévoir quand on veut se lancer en franchise chez vous,
10:44il est assez conséquent.
10:45Ça se situe entre 400 et 600 000 euros,
10:48dont 40% de fonds propres.
10:50Il y a 30 000 euros de droits d'entrée aussi.
10:53C'est assez élevé.
10:54Comment est-ce que vous expliquez ce prix ?
10:57En fait, à part le droit au bail,
11:02qui est quand même en France, c'est assez cher.
11:05Et après, évidemment, il y a l'aménagement de la boutique.
11:07Aujourd'hui, nos boutiques sont faites pour durer dans le temps.
11:10Notre concept est le même depuis 2002.
11:13Donc évidemment, on a même certaines boutiques
11:14qui sont avec le même agencement depuis une vingtaine d'années.
11:19Donc c'est des matériaux nobles, comme du bois massif.
11:23Et voilà, c'est quelque chose.
11:25On a développé un concept assez intemporel, assez qualitatif.
11:29Donc évidemment, il y a un investissement au départ qui est quand même conséquent.
11:34Ça peut être aussi moins important.
11:36On a des boutiques à 200 000, 250 000 euros.
11:38Après, ça dépend de la taille de la boutique.
11:39Oui, parce que la taille moyenne de la surface, c'est quoi ?
11:42Et la taille moyenne, c'est entre 45 mètres carrés.
11:45Mais on a des boutiques à 20 mètres carrés,
11:47comme des boutiques à 200 mètres carrés.
11:49Quand vous avez des places assises notamment.
11:50Exact, quand on a des places assises,
11:51ou quand on a un emplacement qui le mérite,
11:56on vise plutôt l'emplacement,
11:57plutôt qu'une taille de boutique.
11:59On s'installe où il y a du flux touristique, du flux de passage.
12:02Et ça permet d'atteindre une rentabilité assez importante.
12:05Je crois que vous êtes en croissance de 15 % par boutique l'année dernière.
12:08En fait, nous, au niveau du siège,
12:13on se développe à un rythme de 15 %,
12:14surtout grâce aux nouvelles ouvertures,
12:16qu'effectivement, on ouvre environ entre 45 et 50 boutiques par an.
12:22Donc, ça nous permet de se développer avec ce rythme de croissance.
12:25Vous êtes sur un marché qui est extrêmement concurrentiel.
12:28C'est quoi la stratégie pour rester le leader en France ?
12:32Le leader, il faut toujours viser la qualité.
12:34Donc, nous, c'est la qualité sur les produits, sur les emplacements,
12:38sur le choix de nos partenaires.
12:41Donc, on a ce pacte de confiance avec le consommateur.
12:46Il faut toujours maintenir un certain niveau.
12:48On ne fait jamais des compromis sur la qualité de nos produits,
12:51de nos panthères premières.
12:52On a investi beaucoup en recherche et en développement.
12:54Donc, pour nous, c'est toujours rester la référence,
12:58innover avec de nouveaux produits, pas seulement glacés,
13:01mais bon, on a toute une gamme de produits annexes,
13:04comme le macaron à la glace,
13:06le gianduyoto, c'est une petite bouchée glacée.
13:08Donc, on essaie toujours d'avoir un pas en avant
13:10par rapport à toute la concurrence,
13:12en proposant, en innovant, en fédélisant.
13:15Voilà, c'est une relation de confiance
13:16qui se construit dans le temps.
13:19Merci beaucoup, Paolo Benassi, d'avoir été avec nous.
13:21Restez là, on passe tout de suite au focus de notre experte.
13:26Mélanie, avec vous, aujourd'hui,
13:27on aborde les défis du commerce en centre-ville.
13:31On sent bien que les choses bougent,
13:33que le nombre de commerces a largement fondu.
13:36Qu'est-ce qui se passe véritablement ?
13:38On assiste à une bascule qui est assez historique.
13:41En 10 ans, le nombre de boutiques dans les centres-villes
13:44a, comme vous le disiez, fondu.
13:46Et à l'heure actuelle,
13:49notamment les boutiques de prêt-à-porter
13:53disparaissent de plus en plus.
13:54On est aujourd'hui sur un marché de la mode
13:58qui pèse moins de 15% des boutiques dans les rues,
14:01alors qu'auparavant, on était plutôt sur une boutique sur cinq.
14:05Donc, ça a énormément changé.
14:07En revanche, on voit sur le petit graphique
14:11qui s'affiche avec vous, à côté de vous,
14:13que ça se passe plutôt bien pour les cafés, hôtels, restaurants.
14:16Qu'est-ce qui tire cette croissance-là ?
14:18Alors, ce sont les coffee shops qui explosent.
14:20Tout simplement parce qu'on en a plus de 3500 en France.
14:23C'est presque une ouverture chaque semaine.
14:26Et en l'occurrence, c'est un marché qui pèse lourd,
14:28plus de 320 millions d'euros.
14:32Et clairement, quand on pense au coffee shop,
14:35on pense spontanément à l'enseigne Columbus Café,
14:38qui est vraiment le leader sur ce marché
14:40et qui a déjà 280 boutiques
14:42et qui compte bien, d'ici 2030, doubler ce nombre de boutiques.
14:45Au-delà de ce secteur,
14:46quelles sont les enseignes qui arrivent dans les centres-villes ?
14:49Alors, il y a également le secteur de la parfumerie,
14:52beauté, soins, qui fonctionne bien.
14:54Plus de 2000 ouvertures l'année dernière.
14:57Et on pense là aussi à une enseigne bien connue qui est Adopt,
15:02qui est une enseigne de parfumerie,
15:04qui plus est française,
15:06et qui est l'enseigne qui a le plus ouvert de boutiques
15:08dans les centres-villes en France cette année.
15:11Et ça, sur toutes les catégories confondues.
15:13Donc, c'est assez remarquable.
15:14On est sur des boutiques, un concept retail qui est assez compact,
15:18des prix très accessibles,
15:20et un positionnement de la beauté pour tous.
15:25Donc, là, ce qu'on peut se dire,
15:26c'est qu'on assiste vraiment à une transformation
15:28des centres-villes en France.
15:30Les boutiques sont beaucoup plus orientées sur le bien-être,
15:33mais aussi sur des moments partagés, comme les glaces.
15:35Merci beaucoup, Mélanie, pour cette expertise.
15:38Restez avec nous.
15:38On passe tout de suite au pitch de notre start-up.
15:46Et Donatien Bozon nous a rejoint sur ce plateau.
15:49Bonjour, bienvenue, Donatien.
15:51Alors, vous avez cofondé Le Bon Moment.
15:53C'est un studio spécialisé dans le lancement
15:55de marques alimentaires de personnalités,
15:58notamment de la Créateur Économie.
16:00Vous allez tout nous expliquer,
16:02mais vous commencez fort quand même,
16:03puisque la première marque que vous développez,
16:05c'est la marque de glace de Snoop Dogg,
16:08donc rappeur américain,
16:09qui arrive en France,
16:10plus largement en Europe, au Royaume-Uni.
16:12Comment est-ce que cette idée vous est venue ?
16:15Alors, merci déjà pour l'invitation, Eva.
16:18Effectivement, chez Le Bon Moment,
16:19on est ravis de lancer notre première marque
16:22dans quelques jours à peine,
16:23le 12 mai,
16:25qui sera en grande distribution
16:27et en food service.
16:28C'est la marque de Snoop Dogg,
16:30que vous le rappeliez.
16:31C'est une marque, en fait,
16:32qui existe,
16:33que Snoop et son équipe
16:35ont lancée aux États-Unis,
16:36en juillet 2023,
16:38qui est distribuée depuis chez Walmart,
16:41chez 7-Eleven,
16:42dans 16 000 points de vente aux États-Unis,
16:43qui a beaucoup de succès là-bas.
16:44Et ils réfléchissaient,
16:46l'année dernière,
16:47à leur expansion internationale.
16:48On est rentrés en contact
16:50et on s'est mis d'accord
16:52pour développer Dr Bombay en Europe.
16:55Donc, on commence par la France,
16:57qui va être le premier pays aux États-Unis
16:58à accueillir cette marque
17:00dans quelques jours.
17:01Et ensuite, en Belgique,
17:03dès le mois de juin,
17:05puis le reste de l'Europe
17:07au fur et à mesure.
17:08Alors, effectivement,
17:09on voit des images
17:11accompagner ce que vous nous expliquez.
17:13On a les glaces, nous, en plateau,
17:14donc on va les goûter.
17:16Allez-y, allez-y, Mélanie, Paolo.
17:18Paolo, vous pouvez tester aussi.
17:20Ce sont des glaces, quand même,
17:21que vous avez dû adapter
17:23au Palais des Français,
17:24puisque j'imagine qu'elles sont
17:26très sucrées,
17:27peut-être très grasses aussi,
17:28puisque c'est une glace
17:29qui est particulière.
17:30Alors, il s'agit d'une innovation
17:32produit, effectivement,
17:33du point de vue européen.
17:35C'est ce qu'on appelle un sherbet.
17:37Donc, c'est un mélange
17:37de sorbet et de glace.
17:40On a le meilleur des deux mondes,
17:42la fraîcheur du fruit
17:43et l'anctuosité de la glace,
17:44ce qui permet, en réalité,
17:45d'être plus, comment dire,
17:48modeste en matière grasse
17:49que les glaces traditionnelles,
17:51par définition,
17:52puisque c'est mélangé
17:53avec du sorbet,
17:54avec du fruit et de l'eau.
17:56Et là, vous goûtez,
17:58effectivement,
17:58les quatre parfums
18:00qui sortent
18:00en grande distribution.
18:02Et ce sont des recettes
18:03purement américaines,
18:05dans l'esprit.
18:05Les recettes ont été développées
18:06par Snoop Dogg
18:07et son équipe,
18:09notamment son fils,
18:10qui est associé de la marque.
18:13Et elles ont été adaptées.
18:15Celles que vous goûtez là
18:15et qui vont être vendues en Europe
18:17sont produites en France,
18:18dans l'Est de la France,
18:19en Franche-Comté,
18:20plus précisément.
18:22Et nous avons donc
18:23Peanut Butter Jelly Time,
18:25qui est vraiment
18:25le grand classique
18:26des goûters américains.
18:31Une sorte d'excluse.
18:33Voilà, celle que j'ai
18:33allée à la gaufre.
18:34Vous avez donc mis
18:36gaufre caramel beurre salé,
18:38mais il me semble
18:38qu'aux Etats-Unis,
18:39c'était sur le sirop d'érable.
18:41C'est ça ?
18:41Vous avez changé
18:42un ingrédient.
18:43Vous avez aussi baissé
18:44les taux de sucre.
18:45Parce que cette glace
18:46que je viens de goûter,
18:46elle est très bonne,
18:47elle est quand même très sucrée,
18:48mais j'imagine que vous avez
18:50vraiment descendu
18:50le degré de sucre.
18:51Alors, après,
18:53une glace sans sucre
18:54ne serait pas vraiment
18:55une glace réconfortante.
18:56Je pense qu'on est
18:57en droit d'attendre
18:58un certain niveau
18:59de confort
19:01quand on achète une glace.
19:04Certaines sont
19:05plus ou moins fruitées.
19:06C'est vrai que celle
19:07que vous avez goûtée
19:07est la seule
19:08qui ne contient pas
19:09de fruits,
19:10de sorbet donc.
19:11Mais sur celle-ci,
19:13à la fraise
19:13et aux biscuits,
19:14celle-ci aux fruits exotiques,
19:16ambiance plage,
19:17ou celle-ci
19:18avec la gelée de raisin,
19:19vous avez ce mélange
19:21et un meilleur équilibre.
19:23Alors,
19:23diagnostic,
19:24Mélanie,
19:24qu'est-ce qu'on en pense,
19:25Paolo ?
19:25Ah, c'est très bon.
19:27Il ne faut pas demander
19:28à un italien
19:28qu'on met sur les glaces.
19:31C'est vrai,
19:33vous êtes un expert
19:34de la glace.
19:35C'est différent.
19:36C'est pas du tout
19:36du gelé de la glace américaine.
19:38Voilà, exactement.
19:39Alors, Donatien,
19:40parlons un petit peu
19:41du bon moment
19:42qui est un studio
19:43qui permet
19:44aux personnalités,
19:46aux stars de YouTube
19:48et j'en passe
19:48des réseaux sociaux,
19:49de développer des marques.
19:51Comment est-ce que ça fonctionne ?
19:52Qu'est-ce que vous
19:53leur permettez
19:54de faire
19:54à ces gens-là ?
19:55Je pense qu'on l'a
19:57tous constaté,
19:57depuis un an,
19:58il y a eu une bascule.
20:00Les créateurs de contenu,
20:01les artistes
20:02se sont mis à lancer
20:03leur propre marque.
20:04Historiquement parlant,
20:05les marques traditionnelles
20:06collaborent avec
20:07les créateurs de contenu,
20:08les YouTubeurs,
20:09les Instagrammeurs,
20:10pour promouvoir
20:11leur propre marque.
20:11Et en fait,
20:12depuis 2025,
20:14on a une série
20:16de marques
20:17qui ont été lancées
20:18d'abord par
20:18Mister Beast,
20:19qui est donc
20:20le YouTuber numéro
20:21un au monde
20:22avec bientôt
20:22500 millions d'abonnés
20:23sur YouTube,
20:24ce qui est colossal,
20:25qui a lancé
20:25sa marque
20:26Feastables
20:26de barres chocolatées.
20:28Notamment en exclusivité
20:29chez Carrefour
20:30dans un premier temps.
20:31Exactement,
20:31en exclusivité
20:32chez Carrefour.
20:33Il a été suivi
20:34de Squeezie,
20:35qui est un des plus
20:36grands YouTubeurs
20:37de France,
20:37qui a lancé
20:38Ciao Kombucha,
20:39qui a été
20:40l'innovation
20:41boisson numéro un
20:42en grande distribution
20:43l'année dernière,
20:44ce qui est quand même
20:45incroyable
20:46pour un nouvel entrant
20:47qui n'est pas
20:48un professionnel.
20:50Suivi par
20:51Thibaut InShape,
20:52qui est le premier
20:52YouTubeur de France
20:53avec sa gamme
20:53de produits de nutrition.
20:55Et donc en fait,
20:55là on se retrouve
20:56avec une véritable tendance
20:59qui sont ces marques
21:00qu'on appelle
21:00les creator-led brands,
21:01les marques détenues,
21:04possédées
21:05et lancées
21:05par des créateurs
21:06de contenu.
21:07Et en fait,
21:08ce n'est pas réservé
21:09aux plus grandes stars.
21:11Il ne faut pas forcément
21:12avoir 20 millions
21:13d'abonnés
21:13comme Squeezie
21:14ou Thibaut InShape
21:15pour pouvoir lancer
21:16sa marque.
21:16En revanche,
21:17il faut avoir
21:17des expertises.
21:18Se lancer
21:19en grande distribution,
21:20se lancer en retail,
21:21ça ne s'improvise pas.
21:22Il y a des codes,
21:23il y a des règles.
21:24Il faut savoir
21:25sourcer un fabricant,
21:27gérer la logistique,
21:30faire des négo
21:30avec la grande distribution.
21:32Tout ça requiert
21:32des expertises
21:33que nous,
21:34chez Le Bon Moment,
21:35on apporte
21:35aux créateurs de contenu
21:37et aux artistes.
21:38Et puis évidemment,
21:38il faut aussi des fonds
21:40qui sont des choses
21:41qu'on apporte également
21:42pour pouvoir
21:43concrétiser
21:44ce rêve
21:45de lancer sa marque.
21:46tous les créateurs
21:46de contenu
21:47rêvent de lancer
21:47leur marque
21:48mais très peu
21:49passent du rêve
21:50à la réalité
21:50puisqu'il y a
21:51toutes ces barrières
21:52qu'on s'efforce
21:53de faire tomber
21:53chez Le Bon Moment.
21:54Et vous êtes spécialisé
21:56uniquement sur la food
21:57dans un premier temps
21:58ou vous allez élargir
21:58aussi cette catégorie ?
21:59C'est une très bonne question.
22:01On se concentre
22:02sur nos premiers lancements,
22:03en tout cas,
22:03sur le food and bev.
22:05Il n'est pas du tout exclu
22:06qu'on élargisse
22:07à d'autres verticales
22:09cette même approche.
22:10Mélanie,
22:11alors une exclusivité,
22:12vous pouvez nous dire
22:12quel est le prochain créateur
22:14que vous allez accompagner ?
22:16Tout ce que je peux vous dire,
22:18c'est que
22:18je n'ai pas été le seul
22:19à lancer Le Bon Moment.
22:20J'ai un cofondateur
22:21qui a une certaine notoriété
22:23lui-même
22:23qui s'appelle Kian Kojandi
22:25que vous connaissez peut-être
22:26via la série Bref
22:28ou via l'émission Hot Ones.
22:31Et il se trouve que
22:33Kian aussi a des velléités
22:34de lancer une marque.
22:36Kian est passionné
22:37de piment
22:39et je n'en dirai pas plus.
22:41Merci.
22:42D'accord,
22:42donc on devine un petit peu
22:44là où vous voulez
22:45nous emmener.
22:46Justement,
22:46on le voit,
22:47c'est quand même
22:47très intéressant
22:48pour les distributeurs
22:49d'aller représenter
22:51ces marques-là,
22:52de les accueillir
22:52dans les rayons.
22:54On l'a vu très récemment
22:55avec Picard et Joycar,
22:56on en avait parlé
22:57sur ce plateau.
22:59Est-ce que vous pensez
23:00que c'est une tendance
23:00qui va durer dans le temps ?
23:02Absolument,
23:03c'est que le début.
23:05Quand on s'est lancé,
23:06on était tout seul,
23:06on est déjà plusieurs acteurs
23:07aujourd'hui
23:08à accompagner
23:09les créateurs
23:10et les artistes
23:11dans le développement
23:12et la commercialisation
23:13de leurs marques.
23:15Vraiment,
23:16il faut accepter
23:17qu'aujourd'hui,
23:17les marques
23:18qui performent
23:19en rayon
23:20ne sont plus seulement
23:20lancées par des industriels,
23:22par des acteurs traditionnels,
23:23mais aussi par les créateurs
23:25de contenu
23:25qui vont quelque part
23:26devenir un peu
23:27des concurrents
23:28des marques traditionnelles.
23:29Merci beaucoup,
23:30Donatien.
23:31Un dernier mot quand même
23:31sur ces glaces
23:32puisque l'ambition
23:33est très élevée.
23:33Vous voulez arriver
23:34au même niveau,
23:36voire dépasser
23:36tout ce qui est Agendas
23:37ou Ben & Jerry's.
23:38En un mot,
23:39comment est-ce que vous allez faire ?
23:41Dépasser,
23:41je ne sais pas,
23:42mais en tout cas,
23:42notre ambition
23:43n'est pas de rester
23:44un petit player.
23:45On a avec nous,
23:47vous l'aviez mentionné,
23:48Snoop Dogg
23:49qui est une des plus grandes
23:50superstars au monde,
23:52intergénérationnelle,
23:53connue vraiment
23:53dans le monde entier,
23:54qui est aussi bien
23:55présentateur des JO
23:56que de The Voice
23:57qui fait la mi-temps
23:58du Super Bowl
24:00et donc qui peut nous permettre
24:02avec sa notoriété
24:03de toucher énormément
24:04de public.
24:05En tout cas,
24:06rendez-vous le 12 mai
24:07chez Carrefour
24:08pour cette première gamme.
24:10Merci beaucoup,
24:10Donatien Bozon,
24:11ce sont de plus un cendre.
24:12On passe à l'actu de la semaine.
24:16Alors Nélanie,
24:17la Porte de Paris
24:17a ouvert ses portes jeudi
24:19avec 400 000 visiteurs
24:20attendus en 12 jours.
24:22Est-ce qu'on peut dire
24:22que c'est finalement
24:24le plus grand magasin
24:25éphémère de France ?
24:26Oui,
24:26et les chiffres
24:27sont vraiment impressionnants.
24:28C'est quand même
24:29100 000 m²
24:30d'exposition,
24:31l'équivalent
24:32de 14 terrains de football
24:33et plus de 1200 exposants.
24:36Mais ce qui rend
24:37le unique
24:38cette Foire de Paris,
24:40c'est vraiment
24:40son public.
24:419 visiteurs sur 10
24:43vont repartir
24:44avec au moins
24:45un article acheté
24:46et ils vont dépenser
24:47en moyenne
24:48665 euros.
24:49Donc ça,
24:49c'est un taux
24:50de conversion
24:51qui ferait rêver
24:52n'importe quelle
24:53enseigne de retail
24:54en France.
24:54On dépense
24:55665 euros
24:56sur place.
24:56En moyenne,
24:57oui.
24:57C'est énorme.
24:58Je ne m'attendais pas
24:59du tout à ce chiffre.
25:00Alors justement,
25:00à la Foire de Paris,
25:01il y a la 125e édition
25:03du concours Lépine.
25:05Est-ce que ce concours
25:07il a encore un rôle
25:08à jouer dans l'innovation ?
25:09Oui,
25:09il est même majeur.
25:10Chaque année,
25:11le jury va filtrer
25:13500 inventions
25:15qui ont été
25:16préalablement sélectionnées
25:18de par leur utilité
25:19mais aussi
25:20leur viabilité économique.
25:22Ce sont des inventions
25:23qui viennent
25:23des quatre coins
25:24du monde.
25:25Et en l'occurrence,
25:27elles sont sélectionnées
25:28et primées.
25:29et dans son histoire,
25:31ce concours
25:32a permis
25:32à des produits
25:33de devenir
25:34complètement iconiques.
25:35En l'occurrence,
25:36il y a les lentilles
25:37de contact
25:37mais aussi l'aspirateur
25:39ou encore
25:40le stylo à billes.
25:42Oui, tout à fait.
25:43Mais alors,
25:43est-ce qu'avoir une médaille,
25:44ça permet
25:45un succès commercial ?
25:47Alors,
25:47tout dépend.
25:48Il faut quand même
25:49se dire que
25:50une innovation
25:51sur deux
25:52va permettre
25:53d'être commercialisée
25:54par la suite.
25:55On peut prendre
25:56pour exemple
25:56l'aspivenin
25:57qui est le petit dispositif
25:59qui permet
25:59d'aspirer le venin
26:00lorsqu'on s'est fait piquer.
26:02Ça,
26:02c'est quand même
26:02un produit
26:03qui a été primé
26:03en 1983
26:04et qui est encore vendu
26:06et qui a un vrai succès
26:07dans des milliers
26:08de points de vente
26:09en France
26:09et dans le monde
26:10d'ailleurs.
26:12Et on peut aussi citer
26:13une autre marque
26:14comme Stouli
26:15qui est un fabricant
26:17de meubles
26:18pliables en carton
26:19et qui avait été
26:20trois fois primé
26:21en 2022
26:22et qui a permis
26:23finalement
26:25une expansion
26:25dans toute l'Europe.
26:27Donc vraiment,
26:28je pense que
26:28cette Foire de Paris,
26:29c'est vraiment
26:30le plus grand laboratoire
26:31d'invention
26:32en France
26:33actuellement.
26:34Merci beaucoup
26:35Mélanie
26:35pour cette actue
26:36de la semaine.
26:36Merci à vous
26:37d'avoir été avec nous
26:38pour cette émission
26:38spéciale glace.
26:40J'espère que vous en avez
26:41ou que vous en dégustez
26:42chez vous
26:43en nous écoutant.
26:44Je vous souhaite
26:44un excellent week-end
26:45et on se dit
26:46à la semaine prochaine
26:47et notamment à lundi
26:48dans la matinale
26:49de BFM Business.
26:49Bon week-end.
26:51Focus Retail
26:53La distribution de demain
26:54s'invente aujourd'hui.
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