- il y a 17 heures
Vendredi 24 avril 2026, retrouvez Jean-Baptiste Morel (Responsable de la recherche ESG, Arkéa Asset Management) et Véronique Bougardier (dirigeante, Cabinet Bougardier) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:00Générique
00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:10Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne dans la compréhension mais aussi le décryptage des actualités et des tendances du
00:16secteur de la gestion de patrimoine.
00:18Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart4Change, sur les réseaux sociaux de Bsmart4Change.
00:24Et bien sûr, vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:27Au sommaire de cette édition, nous commencerons tout d'abord avec patrimoine thématique.
00:31Un patrimoine thématique consacré à la transition écologique mais en lien avec l'impact social et surtout la souveraineté.
00:39Pour en parler, nous aurons le plaisir d'accueillir dans un instant sur le plateau de Smart Patrimoine, Jean-Baptiste
00:43Morel, responsable recherche ESG chez Arkea Asset Management.
00:47Nous vous proposons ensuite de retrouver l'interview de Bastien Baron, conseiller en gestion de fortune et fondateur de Justaé,
00:53gestion privée,
00:54ainsi que de Guillaume Dumans, cofondateur de 50 Group Arvest qui était sur notre plateau il y a quelques jours
01:00pour nous expliquer comment réagir en cas de forte chute du sous-jacent
01:04dans le cadre d'un produit structuré, d'une stratégie d'investissement dans les produits structurés.
01:10Et puis enfin, dans la dernière partie de l'émission, dans l'œil de l'expert, nous retrouverons Véronique Bougardier,
01:16dirigeante du cabinet Bougardier, avec qui nous tenterons de comprendre ensemble comment utiliser le crédit hypothécaire.
01:22On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:29Comment allier transition écologique, impact social et souveraineté ?
01:33Voilà le sujet qui va nous animer aujourd'hui et nous avons le plaisir de recevoir pour cela sur le
01:36plateau de Smart Patrimoine, Jean-Baptiste Morel.
01:38Bonjour Jean-Baptiste.
01:39Bonjour Nicolas.
01:39Merci d'être avec nous. Vous êtes responsable de recherche ESG chez Arkea Asset Management.
01:44Ce sujet de la transition écologique et de son lien avec la souveraineté, vous l'avez déjà évoqué,
01:49notamment lors des rencontres de l'Institut de la Finance Durable qui se sont déroulées il y a quelques jours.
01:53L'impact social, on va en parler, mais plus comme une conséquence dans ce sujet global qui est d'allier
01:59transition écologique
02:01et enjeu de souveraineté à l'heure actuelle.
02:04On a l'impression, quand on lit la presse, regarde l'actualité, que les sujets sont très différents et parfois
02:11antagonistes.
02:12Est-ce que vous partagez cette vision d'opposition presque entre transition écologique et souveraineté ?
02:18Alors bien évidemment, je ne la partage pas.
02:20D'accord.
02:20Effectivement, à première vue, on pourrait penser que ce sont deux concepts qui pourraient être un petit peu éloignés.
02:25En fait, dans les deux cas, ce que l'on va chercher, c'est la protection des consommateurs et la
02:30protection des populations.
02:31Bien sûr.
02:32La souveraineté, finalement, c'est la capacité d'un peuple à décider de son destin.
02:36La transition énergétique, c'est simplement la conséquence d'un changement de paradigme qui est celui de l'accès à
02:41l'énergie
02:41avec des enjeux comme le dérèglement climatique, les limites planétaires, l'accès aux ressources et puis aussi des enjeux géopolitiques.
02:48D'accord.
02:48Dans cette transition, on en a aussi besoin collectivement pour faire face à ce changement.
02:53Ce n'est pas la cause, c'est la réponse.
02:54Ça veut dire que, en fait, quand on parle de souveraineté, notamment en matière d'investissement,
02:58c'est vrai qu'on parle souvent d'infrastructures, de défense, éventuellement de construction européenne.
03:04Ce n'est pas que ça, les enjeux de souveraineté, c'est aussi les enjeux énergétiques ou d'énergie renouvelable,
03:09également.
03:10C'est notamment les enjeux énergétiques, mais même plus globalement, on peut aussi considérer que la mise en place de
03:16normes environnementales,
03:17nos normes, les normes européennes, c'est-à-dire qu'elles soient environnementales ou sociales, ça fait aussi partie de
03:22notre souveraineté.
03:22La souveraineté, on peut aussi l'avoir de manière plus large.
03:25Par exemple, l'information, la qualité de l'information, c'est un enjeu de souveraineté.
03:28Donc, il faut aussi pouvoir travailler sur cet enjeu.
03:32La transition écologique, on peut avoir parfois l'impression qu'elle se fait en défaveur de l'industrie française, pour
03:41le coup,
03:42ou en défaveur d'un certain nombre de citoyens.
03:45Est-ce que là aussi, c'est une fausse manière de voir les choses, Jean-Baptiste ?
03:50Alors, là, pour le coup, ce n'est pas une fausse manière. Je pense que c'est un vrai problème.
03:53D'accord.
03:53C'est-à-dire que la transition, elle a des conséquences, et notamment des conséquences sociales.
03:56Lorsqu'on est gérant d'actifs, il est important de regarder les impacts sociaux de la transition sur l'ensemble
04:02de la chaîne de valeur.
04:02C'est-à-dire pour nos clients d'abord, pour les clients des entreprises qu'on va pouvoir financer,
04:07pour les salariés de ces entreprises, mais aussi pour leurs fournisseurs.
04:10D'accord.
04:10Et on rentre, donc, à travers ce qu'on appelle la notion de transition juste, finalement,
04:14sur l'intégration de ces enjeux sociaux sur l'ensemble de la chaîne de valeur.
04:17Intégrer l'impact social de la transition énergétique.
04:19Tout à fait.
04:20D'accord.
04:20Il faut pouvoir impacter ça.
04:21Alors, pour les entreprises françaises, par exemple, ça entraîne des modifications,
04:25et donc des changements de business model.
04:26On a vu, par exemple, dans le secteur de l'automobile, des entreprises qui sont véritablement transformées,
04:31et des usines qui fabriquaient des entreprises, qui maintenant travaillent plus sur du recyclage.
04:35On voit, par exemple, dans le nord de la France, qu'il y a des véritables transformations,
04:38et maintenant des productions de batteries qui sont faites directement en France.
04:42Donc, il faut pouvoir accompagner cette transformation d'un point de vue social.
04:46Ça veut dire faire de la vraie GPEC, de la gestion prévisionnelle des emplois et des carrières.
04:50D'accord.
04:50Former les salariés.
04:52Et ça vaut aussi, d'ailleurs, quand on finance, par exemple, de l'infrastructure,
04:56regarder les conditions sociales sur l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement.
05:00Et justement, en tant qu'investisseur, quand on veut, effectivement, investir dans cette transition énergétique,
05:07transition écologique, comment est-ce qu'on prend en compte cet impact social ?
05:10Alors, on le prend en compte, si on prend, par exemple, le cas du financement des infrastructures,
05:15on va regarder les conditions sociales.
05:17C'est-à-dire que dans les due diligence qu'on va faire dans la gestion de nos fonds,
05:19on va prendre en compte ces enjeux sociaux.
05:21D'accord.
05:21On va le prendre en compte dans les notations qu'on va pouvoir faire des entreprises,
05:25dans les décisions d'investissement.
05:26Et puis, l'autre point, c'est qu'on va pouvoir aussi faire de l'engagement,
05:30seul ou avec d'autres investisseurs, pour essayer de solliciter et s'assurer
05:35que les entreprises, elles sont matures sur ce sujet.
05:37Sur ce point-là, on peut d'ailleurs citer une initiative du CIR,
05:40le Forum pour l'investissement responsable, autour de la transition juste.
05:43D'accord.
05:44Donc, on a la chance de participer au sein du CIR avec d'autres investisseurs,
05:47à de l'engagement autour de certains secteurs qui ont vraiment des enjeux,
05:51qui ont vraiment des forts enjeux sur cette question de la transition juste.
05:55Je pense aux transports, à la construction par exemple.
05:57Et on va travailler ensemble pour solliciter les entreprises sur leurs pratiques
06:00et la manière dont elles vont intégrer ces enjeux sociaux dans leur transition.
06:04Je reviens sur ce que je disais tout à l'heure,
06:06sur ce qui nous vient à l'esprit quand on parle de souveraineté énergie, bien sûr,
06:10mais pas que énergie renouvelable.
06:12Notamment, l'actualité est beaucoup driveée aujourd'hui par le pétrole.
06:16On parle de défense, on parle d'armement parfois.
06:20Quand on parle de souveraineté aujourd'hui,
06:21on a l'impression que ça relègue un peu au second plan les questions d'ESG.
06:25Est-ce que l'ESG est démodé en 2026, Jean-Baptiste Morel ?
06:30Ou à la lumière de ce que vous nous dites,
06:31il faut simplement continuer à le voir d'une façon un petit peu différente,
06:34le replacer dans le contexte actuel ?
06:36Alors d'une part, il faut le replacer dans le contexte actuel, bien évidemment,
06:38et puis il faut aussi se sortir de cette idée de mode.
06:41Il n'y a pas une mode de l'ESG,
06:43c'est-à-dire que finalement,
06:44prendre en compte les enjeux environnementaux, sociaux, de gouvernance,
06:47c'est quand on analyse des entreprises,
06:50prendre en compte leurs risques, leurs opportunités, leurs externalités,
06:53et ça, quel que soit le contexte.
06:55Donc ce qu'il faut et ce qui est important pour les sociétés de gestion comme nous,
06:59c'est vraiment démontrer auprès de nos clients
07:02que cette prise en compte, elle a du sens.
07:04Et ça veut dire remettre du sens dans nos produits.
07:06Je vais vous prendre deux exemples.
07:08On a eu la chance de lancer récemment un fonds avec le CDP,
07:11qui est une ONG, sur le risque en eau.
07:13C'est-à-dire un fonds de gestion action,
07:14et simplement l'idée, c'est de regarder comment les entreprises,
07:16demain, aujourd'hui et demain,
07:18elles gèrent le risque d'approvisionnement en eau.
07:20Et je ne parle pas que des entreprises utilities,
07:21c'est vraiment pour fabriquer votre smartphone,
07:24vous avez besoin d'eau.
07:25Donc les entreprises, elles vont avoir un enjeu.
07:26Là, c'est vraiment réintégrer cet enjeu de risque et d'opportunité
07:30dans les processus d'investissement.
07:31Et ça, ça fait du sens.
07:33Et c'est la même chose lorsqu'on va faire, par exemple,
07:35de la dette infrastructure,
07:35on a des produits qui ont des très belles performances.
07:38Pourquoi ? Parce que ce sont des activités qui sont rentables,
07:41dont on a besoin,
07:41et donc on remet du sens dans la gestion de nos produits.
07:44Est-ce qu'il y a un sujet d'attractivité de la finance durable, aujourd'hui ?
07:47Il y a un sujet d'attractivité,
07:49parce qu'il y a cette question de mode, d'une part.
07:51D'accord.
07:52Et donc, il faut démontrer que ce n'est pas une mode,
07:54mais que c'est vraiment quelque chose qui va rester.
07:56Parce qu'on en a parlé beaucoup il y a quelques années.
07:57Exactement.
07:57Là, maintenant, on a un autre sujet sur le devant de la scène,
07:59et on a l'impression qu'on en parle moins,
08:03mais ça reste finalement quand même une lame de fond, si je comprends bien.
08:06Pour moi, ça reste une lame de fond,
08:07et il faut évidemment continuer à travailler ces enjeux ESG
08:11dans la gestion de nos produits.
08:13Après, le second sujet que l'on a,
08:15et on en a déjà parlé à nombreuses surprises,
08:17c'est une réglementation.
08:18Et en fait, les enjeux ESG,
08:19parce qu'on avait peur du greenwashing,
08:21parce que c'était à la mode,
08:22finalement, on a eu une réglementation
08:24qui a fait qu'on a l'impression
08:26que l'ESG, c'est qu'un problème de classification,
08:29de mettre des choses dans des cases,
08:31alors qu'en fait, c'est vraiment plus un sujet structurel
08:34de décision d'investissement et de gestion,
08:36et de proposition de produits,
08:37et de proposition de valeur ajoutée dans nos produits.
08:39Et quand on voit les questionnements autour de CSRD et SFDR,
08:41alors on ne va pas ouvrir le sujet ici,
08:42parce qu'on n'a plus le temps,
08:43mais est-ce que là, on est dans le domaine de l'ajustement,
08:47ou du retour en arrière,
08:49de détricoter,
08:49ce qui avait été abouti il y a quelques années ?
08:52Alors, CSRD, effectivement,
08:54on détricote en partie,
08:55on simplifie aussi,
08:56il ne faut pas l'oublier,
08:56donc ça, c'est plutôt une bonne chose.
08:58Sur SFDR, on va avoir une nouvelle version de SFDR
09:00qui va simplifier de la même manière
09:03la réglementation.
09:04Et d'une certaine manière,
09:05on va remettre aussi un petit peu de sens
09:07avec les dénominations des produits objectifs,
09:10mais aussi des produits de transition.
09:11D'accord.
09:11Et cette notion de transition,
09:12on l'avait un petit peu oubliée dans SFDR.
09:14Donc, on peut espérer,
09:15c'est qu'on retrouve un petit peu de sens
09:17dans nos produits via la réglementation,
09:18et puis que le régulateur,
09:19l'AMF en l'occurrence,
09:21nous aide aussi à avoir une vision
09:22parfois un peu plus pragmatique
09:24que juste rentrer dans certaines cases.
09:25Merci beaucoup, Jean-Baptiste Morel,
09:27de nous avoir accompagné
09:27dans la première partie de Smart Patrimoine.
09:29Vous êtes responsable de recherche ESG
09:30chez Arkea Asset Management.
09:31Merci beaucoup.
09:32Merci Nicolas.
09:33Et quant à nous,
09:33on se retrouve tout de suite
09:34dans Enjeu Patrimoine.
09:39Qu'est-ce que le crédit hypothécaire
09:40et comment l'utiliser ?
09:42Voilà le sujet qui va nous animer à présent
09:43dans l'œil de l'expert.
09:44Pour en parler,
09:45nous avons le plaisir d'accueillir
09:46Véronique Bougardier.
09:47Bonjour Véronique Bougardier.
09:48Bonjour.
09:48Merci d'être avec nous.
09:49Vous êtes dirigeante du cabinet Bougardier.
09:51Alors expliquez-nous,
09:52vous êtes spécialisée en crédit hypothécaire.
09:54Qu'est-ce que c'est que le crédit hypothécaire ?
09:56Alors le crédit hypothécaire,
09:57c'est un financement tout à fait classique
10:00pour des objets qui peuvent être
10:04soit pour acheter un bien immobilier,
10:06mais c'est surtout pour des personnes
10:08qui sont déjà propriétaires.
10:10Ça s'adresse à des propriétaires
10:11qui ont besoin de liquidités
10:13et qui vont apporter en garantie
10:15leur patrimoine immobilier
10:17pour garantir donc un financement.
10:19Mais en général,
10:20le financement hypothécaire,
10:21il est surtout pour des objets
10:23autres que les choses classiques
10:25comme l'achat d'un bien immobilier
10:27en prime ou excédent,
10:28puisqu'on doit être déjà propriétaire.
10:30Bien sûr.
10:30Mais pour payer des...
10:31Alors des...
10:33Pour avoir des financements,
10:35pour par exemple aider ses enfants,
10:36pour avoir de la trésorerie
10:37d'un certain montant
10:38qui va permettre de faire soit
10:39des apports en compte courant
10:40dans une société,
10:41des remboursements de compte courant.
10:42Donc tout ce que les objets de prêts
10:44ne sont pas tellement financés
10:46par les banques de réseaux classiques
10:47sur des prêts classiques.
10:49Ça veut dire qu'on est propriétaire
10:50d'un premier bien immobilier.
10:52On a besoin de trésorerie
10:53donc pour apporter à une entreprise
10:55pour peut-être acheter
10:56un deuxième bien immobilier.
10:57Ça peut se faire aussi.
10:58C'est pas la majorité des cas.
10:59C'est pas la majorité des cas,
11:00mais ça peut être dans certains cas
11:01tout à fait,
11:01parce qu'on a quand même
11:02des capacités,
11:04des solutions
11:04qui sont un petit peu hors normes
11:05et sur mesure toujours.
11:07Donc dans certains cas
11:08où personne ne peut pas acheter
11:11avoir un financement
11:12pour son prêt immobilier classique
11:14parce qu'il a un problème
11:15mais il ne peut pas se faire rassurer
11:16parce qu'il veut un prêt très court.
11:18Pour des tas de raisons,
11:19on peut intervenir.
11:20Et là, donc, ensuite,
11:21on va avoir une banque
11:24et on va souscrire
11:25un prêt hypothécaire, c'est ça ?
11:27Et donc comment ça fonctionne ?
11:27On importe en fait,
11:28on garantit hypothécaire
11:29le bien immobilier.
11:30Voilà, à partir d'un certain montant,
11:32les banques demandent une garantie.
11:34Bien sûr.
11:34Pour tous les financements,
11:35au-delà de 100 000 euros,
11:37vous allez avoir besoin,
11:38si vous voulez un prêt personnel
11:40pour donner de l'argent
11:41à vos enfants, par exemple,
11:42parce qu'il va acheter
11:43un bien immobilier
11:44et qu'il lui faut un apport
11:46parce qu'aujourd'hui,
11:48comme les taux ont augmenté,
11:49etc.,
11:50il faut lui donner
11:50un petit coup de main
11:51soit pour s'installer,
11:52soit pour acheter
11:52un bien immobilier,
11:53les parents,
11:54la plupart du temps,
11:55ils n'ont pas toujours
11:56le cash disponible.
11:58Ils ne vont pas vendre
11:59la résidence familiale.
12:00Ils ne vont pas vendre
12:00une maison non plus.
12:01Ils préfèrent garder
12:02parce que, justement,
12:02le prêt hypothécaire
12:03évite de vendre
12:04un bien immobilier,
12:05donc permet d'avoir
12:06des liquidités sans vente.
12:08Donc, les parents
12:08vont venir solliciter
12:10un prêt hypothécaire,
12:11c'est-à-dire qu'ils vont
12:12apporter un bien en garantie
12:14pour obtenir une trésorerie
12:16en face
12:16et l'objet du prêt
12:17sera faire une donation
12:19à leurs enfants.
12:19Ça se fait beaucoup,
12:20ça, aujourd'hui,
12:21le prêt hypothécaire ?
12:22Oui, ça se pratique beaucoup.
12:25Donc, c'est vrai
12:25que c'est resté quand même
12:26une niche
12:27parce que les banques
12:27de réseaux classiques
12:28ne vont pas
12:29ne le mettent pas
12:30en catalogue.
12:31D'accord.
12:32C'est peu connu
12:34parce que ce n'est pas
12:34distribué par les banques
12:36de réseaux classiques.
12:37Très, très peu.
12:37Donc, c'est plutôt que vous
12:38qui arrivez en disant
12:39je souhaite
12:40ce qu'il y a un prêt hypothécaire.
12:41Alors, ce qui peut être paradoxal,
12:42c'est que souvent,
12:43les banques de réseaux
12:44sont nos principaux
12:45prescripteurs.
12:46D'accord.
12:46Ce sont les banques privées,
12:47les banques de réseaux,
12:48les avocats fiscalistes,
12:49les notaires
12:50qui sont nos prescripteurs,
12:52même des CGP
12:53qui vont avoir
12:54un client qui est très
12:56très fortuné,
12:57qui a beaucoup
12:57d'immobilier
12:58mais qui est pauvre en cash.
12:59La plupart,
13:00beaucoup de Français
13:00ont des très beaux
13:02patrimoines immobiliers
13:03mais souvent
13:04n'ont pas de disponibilité,
13:06de liquidité
13:07pour parer
13:10aux imprévus.
13:11Et on a aujourd'hui
13:12un prêt
13:12qui est vraiment
13:13qu'on appelle,
13:14qui vient de sortir,
13:15qui est un produit
13:16un peu exclusif
13:17qui est le prêt
13:18libre patrimoine
13:19qui est une trésorerie
13:20non affectée
13:21à partir de 100 000 euros
13:23jusqu'à 500 000
13:24pour les personnes
13:25qui sont propriétaires
13:26et qui ont besoin
13:27de liquidité
13:28qu'ils n'avaient pas prévues.
13:29On a un produit
13:30assez souple pour ça.
13:31Un mot rapide
13:32des risques,
13:32le risque c'est
13:33si on ne rembourse pas
13:34le bien est récupéré.
13:36Alors théoriquement,
13:37la banque a une garantie
13:39à une inscription hypothécaire
13:40mais il faut vraiment
13:41mettre de la bonne volonté
13:42pour arriver
13:44à ce cas de figure
13:45où les banques
13:46vont être obligées
13:47de faire vendre le bien.
13:49Il y a des clients
13:49qui vont peut-être
13:50être un petit peu
13:50joué la paix.
13:51Il faut vraiment
13:51jouer l'autruche
13:52parce qu'il y a quand même
13:53le temps
13:54et il y a des solutions
13:57pour...
13:57C'est un crédit
13:59comme un autre.
14:00Donc en général
14:01quand on souscrit
14:03un prêt
14:03et on a regardé
14:05tous les tenants
14:06et les aboutissants
14:07pour que tout se passe bien
14:08quel que soit le prêt.
14:10Le prêt,
14:10il est fait en...
14:11La banque,
14:11elle est là pour analyser
14:12justement pour éviter
14:13qu'on arrive
14:15à une solution finale
14:16qui soit quand même
14:17un peu
14:17la vente du bien,
14:19la vente forcée du bien.
14:20Ce n'est pas le but du tout.
14:21Merci beaucoup
14:22Véronique Bougardier.
14:23Je rappelle que vous êtes
14:24dirigeante du cabinet Bougardier.
14:25Merci beaucoup
14:25et quant à nous,
14:26on se retrouve très vite
14:26sur Bismarck for Change.
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